Ragged Glory
Ragged
Glory
Neil
Young
1
- Country Home (Neil Young) 7:05
2
- White Line (Neil Young) 2:57
3
- F*!#in' Up (Neil Young) 5:54
4
- Over and Over (Neil Young) 8:28
5
- Love to Burn (Neil Young) 10:00
6
- Farmer John (Don Harris/Dewey Terry) 4:14
7
- Mansion on the Hill (Neil Young) 4:48
8
- Days That Used to Be (Neil Young) 3:42
9
- Love and Only Love (Neil Young) 10:18
10
- Mother Earth (Natural Anthem) (Neil Young) 5:11
Ragged Glory
Musicien
: Neil
Young
Parution
: 11 octobre 1990
Enregistré : Septembre
1990
Durée : 62:43
Genre
: Rock,
Hard Rock
Producteur : Neil
Young, David Briggs
Label
: Reprise
Records
Musiciens :
Neil
Young : guitares et chant
Frank
Sampedro : guitares et chœurs
Billy
Talbot : basse et chœurs
Ralph
Molina : batterie et chœurs
Mon
avis : On ne va pas se mentir, les années
80 furent pour le moins compliquées pour le sieur Neil Young. Complètement
hors-coup, musicalement parlant, ayant pondu des albums que l’on peut
qualifier, au mieux, de parfaitement dispensables, au pire, de pathétiques, le
Loner, comme tant d’autres de sa génération, semblait avoir rendu les armes et
n’apparaissait plus, aux yeux du public, que comme un vieil has-been incapable de retrouver la gloire d’antan. Là aussi, on ne va pas se
mentir, pour ce qui est de la gloire de jadis, il n’est pas faux de vous dire
que le sieur Young ne retrouverait plus l’inspiration des débuts, cependant,
cela ne signifiait aucunement qu’il ne nous pondrait plus de bons, que dis-je,
de très bons albums et, justement, alors que les années 90 débutaient tout
juste et que plus personne n’attendait plus grand-chose de lui, notre bon vieux Loner,
après une première résurrection pour le moins inattendu et assez encourageante,
je veux, bien entendu, vous parler d’un certain Freedom,
allait nous sortir un opus que l’on peut qualifier sans peine de majeur et qui,
encore aujourd’hui, plus de trois décennies plus tard, peut-être considérer
comme étant un de ses derniers grands albums ! D’une violence rare, Ragged
Glory débarqua donc dans les bacs en octobre 1990 et, immédiatement,
il secoua les vieux fans de Neil Young : il faut dire que jamais, oh grand
jamais, le canadien n’était apparu aussi énervé et même si, de par le passé, il
avait déjà flirté allègrement avec l’électricité, ce ne fut jamais avec une
telle intensité. D’ailleurs, que l’on ne s’y trompe pas, Neil Young, toujours
accompagné de son fidèle Crazy Horse, nous pond, tout bonnement, un opus qui va
plaire à des petits gars qui vont, très rapidement, devenir célèbres. De qui
est-ce que je parle ? Nirvana, Sonic Youth, Pearl Jam et quelques autres,
cela vous dit quelque chose ? Oui, le Loner avait ressuscité et était
qualifié, d’entrée de jeu et a raison, comme étant le parrain du Grunge, ce
nouveau sous-genre du rock qui allait connaitre un succès important au début des
années 90. Et tandis que ces nouveaux groupes allaient conquérir le monde, Neil
Young, dans son coin, tranquille et appréciant tout cela, allait, naturellement
car il est ainsi, prendre tout le monde de court et revenir a des choses plus
calmes, avant de, un peu plus tard, revenir en force en compagnie de Pearl Jam
– cela devait se faire avec Nirvana mais par la force des choses… Mais bon,
ceci est, bien entendu, une autre histoire dont je vous parlerai en temps et en
heure…
Points
Positifs :
- Probablement
un des albums si ce n’est l’album le plus violent de Neil Young, du moins, à
l’époque puisque le live, Weld, sortit quelques temps après,
poussait le bouchon encore plus loin ! Quoi qu’il en soit, Ragged
Glory est un superbe opus qui ravira les fans du canadien et qui
prouvait, surtout, que celui-ci, après un passage à vide, était loin d’être mort !
-
Pas de titres vraiment incontournables, certes, cependant, l’ensemble est bon
voir très bon et c’est un pur plaisir que de voir un Young survolté et qui
maltraite comme jamais sa guitare.
-
Le fidèle Crazy Horse est au rendez vous et, ma foi, si tout ce petit monde
n’est plus très jeune, force est de constater que nos compères cognent plus que
les jeunots de l’époque !
Points
Négatifs :
- Les
vieux fans de Harvest ont
faillit faire une crise cardiaque devant ce déluge de feu qui dure prêt d’une
heure !
-
Bien entendu, il faut apprécier le genre ou être fan de grunge pour être
réceptif a un album comme Ragged Glory…
Ma
note : 8/10
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