La Bataille de Gaulle
La Bataille de Gaulle
Juin
1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme
refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres
pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans
espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n'a pas déposé
les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de
France n'est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort.
Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique
des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur
foi, leur audace, leur rage de liberté défient l'Histoire qui semblait pourtant
écrite d’avance.
La Bataille de Gaulle
Réalisation : Antonin
Baudry
Scénario : Antonin
Baudry et Bérénice Vila, d'après l’ouvrage de Julian T. Jackson
Musique : Volker
Bertelmann, Théo Cascio
Production : Pathé
Films
Genre : Historique,
Guerre
Titre
en vo : La Bataille de Gaulle
Pays
d'origine : France
Langue
d'origine : français, anglais, allemand
Date
de sortie : 03 juin 2026
Durée : 316
mn
Casting :
Simon
Abkarian : Charles de
Gaulle
Niels
Schneider : le général
Leclerc
Thierry
Lhermitte : Henri Giraud
Karim
Leklou : Blazej
Florian
Lesieur : Fernand Bonnier de La
Chapelle
Simon
Russell Beale : Winston
Churchill
Dan
Kadosh : Gustavo Camerini
Benoît
Magimel : Pierre Kœnig
Kacey
Mottet-Klein : Geoffroy de
Courcel
Félix
Kysyl : Jean Moulin
François
Göske : Klaus Barbie
Anamaria
Vartolomei : Livia
Adèle
Jayle : Yvonne de Gaulle
Loïc
Corbery : René Pleven
Mathieu
Kassovitz : François
Darlan
Tom
Mison : Anthony Eden
Campbell
Scott : Franklin Delano Roosevelt
Grégoire
Colin : Georges Thierry
d'Argenlieu
Pablo
Cobo : Colonel Passy
Anthony
Calf : Edward Spears
Pip
Torrens : le général Montgomery
Maxime
Bailleul : Muselier
Daniel
Betts : Eisenhower
Chaïm
Feroleto : Pierre, le
frère de Livia
Stephen
Campbell Moore : Macmillan
Noémie
Schmidt : Susan Travers
Gabriel
De La Fuente : Hustache
Alice
de Lencquesaing : Suzanne Torrès
Pierre
Aussedat : Georges
Catroux
Janis
Ahern : Florence Conrad
Joseph
Fourez : Claude Hettier de
Boislambert
Noam
Morgensztern : Monnet
Alain
Libolt : Maréchal Pétain
Éric
Verdin : l'oncle de Fernand
Aude
Ruyter : la tante de Fernand
Karen
Westwood : Clementine
Churchill
Paul
Bandey : ministre Sinclair
Elsa
Saillard Etcheverry : Anne de
Gaulle
Mon
avis : Depuis quelques années, le cinéma
français ose faire ce qu’il ne nous proposait plus depuis bien des décennies,
c’est-à-dire, des films a grand spectacle qui, de par leur conception et leur
souffle épique, n’ont pas grand-chose à envier au cinéma hollywoodien. Ainsi,
après les deux volets des Trois
Mousquetaires, D’Artagnan
et Milady,
parus, à quelques mois d’écart, en 2023, puis l’excellent Le Comte de Monte-Cristo
un an plus tard, en 2024 donc, en ce mois de juin 2026, un autre long métrage
faisait parler de lui, un certain La
Bataille de Gaulle. Bon, ici, il faut reconnaitre que nous abordons un cas
un peu différent des œuvres précitées puisque si ces dernières mettaient en
scène des chefs d’œuvres de la littérature française, pour ne pas dire
mondiale, dans le cas présent, c’est une figure historique qui est mise à
l’honneur, le célèbre Général de Gaulle, l’homme qui, a lui seul, ou presque,
représenta la résistance française face a l’Allemagne, l’homme de l’Appel du 18
Juin, celui qui ne se coucha jamais et qui, portant en lui une certaine idée de
la France, refusa de voir celle-ci se coucher face à l’ennemi, n’en déplaise,
il faut le reconnaitre, à ses propres alliés. Bref, vous l’avez compris, c’est
à l’un des plus grands noms de l’histoire de France que le réalisateur, Antonin
Baudry, s’attaqua et je pense ne pas me tromper en affirmant que le pari était
pour le moins risqué surtout que celui-ci, jusqu’au boutiste, osa nous proposer
non pas un mais deux films, parus a quelques semaines d’intervalles, L'Âge de Fer et J'écris ton Nom, deux films qui, bien entendu, n’en sont qu’un et
qui, en prêt de six heures, nous entrainent dans ce qui est une expérience
cinématographique pour le moins stupéfiante, et je pèse grandement mes mots en
disant cela. Il faut dire que malgré un démarrage pour le moins poussif du premier
volet, il y a de cela quelques semaines, dut, principalement, a un paysage
médiatique bien trop a gauche pour supporter l’idée que l’on glorifie une
figure comme Charles de Gaulle mais aussi a des propos pour le moins stupides
de la part de Simon Abkarian, alors que certains fourbissaient déjà leurs armes
en jouissant de ce qui aurait put être un cuisant échec, le bouche à oreille,
comme souvent, fonctionna a plein nez et le public, lui, ne s’y trompa pas,
finissant par faire un triomphe au premier volet et accueillant, comme il se
doit, le second comme la suite et la conclusion parfaite de ce qui était, sans
aucune discussion possible, peut-être pas un chef d’œuvre absolu mais, en tous
cas, un grand, que dis-je, un très grand film – oui, je ne peux pas m’empêcher
de voir La Bataille de Gaulle comme
étant un seul et unique film. La raison à cela ? En fait, elles sont
multiples, tout simplement. Ainsi, prenons donc le casting, tout simplement
somptueux et dans lequel on retrouve de grands noms du septième art hexagonal
comme Niels Schneider, Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz ou Thierry Lhermitte,
ce, pour ne citer que les plus connus. Mais si ces derniers, comme le reste du
casting, s’avèrent être proches de la perfection et campent leurs personnages
de fort belle manière, comment ne pas reconnaitre que le sieur Simon Abkarian
nous livre une interprétation du Général de Gaulle haute en couleur pour ne pas
dire parfaite. En toute sincérité, je ne connaissais pas cet acteur mais je ne
peux que m’incliner devant la prestation de ce dernier, surtout que, comme
chacun sait, c’était un rôle loin d’être évident, bien au contraire. Mais si le
casting est bon pour ne pas dire excellent, que dire du reste et, tout d’abord,
de cette mise en scène qui frôle allègrement, tout au long de six heures, avec
la perfection et qui nous tient tout bonnement en haleine de la première à la
dernière minute ? Ainsi, La Bataille
de Gaulle s’appuie sur une mise en scène d’une grande précision, où chaque
séquence semble pensée pour servir le récit avant le spectaculaire. Les
dialogues portent le poids des décisions, les silences traduisent les doutes,
et la tension naît autant des choix politiques que des événements qui les
entourent. Cette maîtrise permet au film de conserver un rythme soutenu sans
sacrifier la profondeur de ses personnages. La photographie, elle, accompagne
cette ambition avec élégance. Les jeux de lumière, les décors et le travail sur
les couleurs renforcent l’atmosphère du film sans jamais détourner l’attention
de l’essentiel. La musique, discrète mais efficace, souligne les moments clés
avec retenue, laissant souvent les images parler d’elles-mêmes. Au demeurant, l’une
des qualités les plus marquantes du film réside dans sa capacité à rendre
accessibles des événements historiques sans les simplifier. Il ne cherche pas à
fabriquer des héros parfaits, mais à montrer des femmes et des hommes
confrontés à des décisions dont les conséquences dépassent leur propre destin.
Porteur d’un souffle épique, alternant les scènes d’action et celles plus
intimistes, nous montrant que les actes de tout à chacun, du plus anodin au
plus spectaculaire, peuvent compter si on les prend dans leurs globalités, ce
film, véritable ode a l’amour de la France et au sacrifice de soi, est un
véritable ovni cinématographique qui se donne le luxe, ironie suprême, d’être
un succès en cette bien triste époque où une certaine idéologie nauséabonde
règne en maitre et où aimer son pays, sa patrie, et l’histoire de celui-ci,
apparaitrait comme étant pour le moins suspect aux yeux de la bien pensance
médiatique. Bref, sans jamais céder à la démonstration, La Bataille de Gaulle rappelle que le cinéma historique peut être à
la fois exigeant, captivant et profondément humain. Une œuvre ambitieuse qui
fait confiance à l’intelligence de son public et qui mérite d’être découverte
autant pour sa qualité de mise en scène que pour la richesse de son regard sur
l’Histoire, une œuvre quasiment parfaite, au succès pour le moins mérité et
qui, même si, par la force des choses et de l’intelligentsia parisienne, n’aura
guère de récompenses, mérite amplement d’être le film de cette année 2026…
Points
Positifs :
-
Un des plus grands films français qu’il m’ait été donné de voir depuis, oh, une
éternité ou presque, ce, même si le cinéma hexagonal a sut, au fil des années,
nous proposer bon nombre de belles réussites. Il faut dire que La Bataille de Gaulle, diptyque
audacieux du sieur Antonin Baudry, s’avère être une réussite incontestable et
qui frôle tout simplement la perfection, ce, en mettant en lumière un des plus
grands noms de l’histoire de France, le Général de Gaulle.
-
Deux films de trois heures environ chacun, six heures en tout et, aussi
incroyable que cela puisse paraitre, on ne s’ennui pas une seule seconde lors
du visionnage. Il faut dire que La
Bataille de Gaulle, de par son rythme, sa mise en scène et les très
nombreux événements qui y sont relatés, est une œuvre terriblement captivante
qui tient le spectateur en haleine de la première à la dernière minute.
-
Un casting cinq étoiles où l’on retrouve des grands noms comme Niels Schneider,
Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz et Thierry Lhermitte, pour ne citer que les
plus connus. Mention spéciale, naturellement, à Simon Abkarian qui interprète
un Général de Gaulle haut en couleur, livrant une prestation pour le moins
remarquable.
-
Même si, naturellement, il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce que
l’on voit à l’écran et qu’il y a certaines libertés prises avec la réalité
historique, dans l’ensemble, La Bataille de Gaulle est plutôt crédible et c’est
fou le nombre de choses que l’on apprend en regardant ce film.
-
L’extraordinaire Général Leclerc, le
moins connu mais presque aussi important Pierre Kœnig, les batailles remportées
par les troupes de ces derniers, la création de la Résistance Française, celle
de l’armée de la France Libre, les luttes politiques pour faire accepter
celle-ci parmi les alliés, le coté messianique de De Gaulle, les joutes
verbales entre celui-ci et Churchill, le jeu obscur des américains. Amateurs
d’Histoire, vous allez être servis !
- Une reconstitution historique de qualité et qui
nous plonge dans la Seconde Guerre Mondiale, quand a la photographique, il n’y
a rien à redire, celle-ci est parfaite. Petite mention aux scènes de guerre,
tout simplement exceptionnelles.
- Un film qui ravira, sans aucune contestation
possible, les férus d’Histoire, bien entendu et, plus particulièrement, celles
et ceux qui ne jurent que par la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi, les
amoureux de la France, les patriotes, dans le sens le plus noble du
terme !
Points Négatifs :
-
C’est tellement bon que c’est peut-être un peu trop court ! Oui, j’ose
affirmer cela car je trouve la conclusion un peu trop frustrante. Ainsi, n’y
avait-il pas des choses à raconter après la libération de Paris, acte majeur
s’il en est, j’en conviens ?
-
Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux
violences policières, si vous êtes un inconditionnel de Mélenchon, un membre de
la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche,
si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous
êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les
Inrockuptibles, alors, vous n’allez guère apprécier ce film qui glorifie a
la fois le Général de Gaulle mais aussi et, surtout, la grandeur de la France.
Ma note : 8,5/10
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