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jeudi 9 juillet 2026

La Bataille de Gaulle


La Bataille de Gaulle
 
Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n'a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l'Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.
 

La Bataille de Gaulle
Réalisation : Antonin Baudry
Scénario : Antonin Baudry et Bérénice Vila, d'après l’ouvrage de Julian T. Jackson
Musique : Volker Bertelmann, Théo Cascio
Production : Pathé Films
Genre : Historique, Guerre
Titre en vo : La Bataille de Gaulle
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, anglais, allemand
Date de sortie : 03 juin 2026
Durée : 316 mn

Casting :
Simon Abkarian : Charles de Gaulle
Niels Schneider : le général Leclerc
Thierry Lhermitte : Henri Giraud
Karim Leklou : Blazej
Florian Lesieur : Fernand Bonnier de La Chapelle
Simon Russell Beale : Winston Churchill
Dan Kadosh : Gustavo Camerini
Benoît Magimel : Pierre Kœnig
Kacey Mottet-Klein : Geoffroy de Courcel
Félix Kysyl : Jean Moulin
François Göske : Klaus Barbie
Anamaria Vartolomei : Livia
Adèle Jayle : Yvonne de Gaulle
Loïc Corbery : René Pleven
Mathieu Kassovitz : François Darlan
Tom Mison : Anthony Eden
Campbell Scott : Franklin Delano Roosevelt
Grégoire Colin : Georges Thierry d'Argenlieu
Pablo Cobo : Colonel Passy
Anthony Calf : Edward Spears
Pip Torrens : le général Montgomery
Maxime Bailleul : Muselier
Daniel Betts : Eisenhower
Chaïm Feroleto : Pierre, le frère de Livia
Stephen Campbell Moore : Macmillan
Noémie Schmidt : Susan Travers
Gabriel De La Fuente : Hustache
Alice de Lencquesaing : Suzanne Torrès
Pierre Aussedat : Georges Catroux
Janis Ahern : Florence Conrad
Joseph Fourez : Claude Hettier de Boislambert
Noam Morgensztern : Monnet
Alain Libolt : Maréchal Pétain
Éric Verdin : l'oncle de Fernand
Aude Ruyter : la tante de Fernand
Karen Westwood : Clementine Churchill
Paul Bandey : ministre Sinclair
Elsa Saillard Etcheverry : Anne de Gaulle
 
Mon avis :
 Depuis quelques années, le cinéma français ose faire ce qu’il ne nous proposait plus depuis bien des décennies, c’est-à-dire, des films a grand spectacle qui, de par leur conception et leur souffle épique, n’ont pas grand-chose à envier au cinéma hollywoodien. Ainsi, après les deux volets des Trois Mousquetaires, D’Artagnan et Milady, parus, à quelques mois d’écart, en 2023, puis l’excellent Le Comte de Monte-Cristo un an plus tard, en 2024 donc, en ce mois de juin 2026, un autre long métrage faisait parler de lui, un certain La Bataille de Gaulle. Bon, ici, il faut reconnaitre que nous abordons un cas un peu différent des œuvres précitées puisque si ces dernières mettaient en scène des chefs d’œuvres de la littérature française, pour ne pas dire mondiale, dans le cas présent, c’est une figure historique qui est mise à l’honneur, le célèbre Général de Gaulle, l’homme qui, a lui seul, ou presque, représenta la résistance française face a l’Allemagne, l’homme de l’Appel du 18 Juin, celui qui ne se coucha jamais et qui, portant en lui une certaine idée de la France, refusa de voir celle-ci se coucher face à l’ennemi, n’en déplaise, il faut le reconnaitre, à ses propres alliés. Bref, vous l’avez compris, c’est à l’un des plus grands noms de l’histoire de France que le réalisateur, Antonin Baudry, s’attaqua et je pense ne pas me tromper en affirmant que le pari était pour le moins risqué surtout que celui-ci, jusqu’au boutiste, osa nous proposer non pas un mais deux films, parus a quelques semaines d’intervalles, L'Âge de Fer et J'écris ton Nom, deux films qui, bien entendu, n’en sont qu’un et qui, en prêt de six heures, nous entrainent dans ce qui est une expérience cinématographique pour le moins stupéfiante, et je pèse grandement mes mots en disant cela. Il faut dire que malgré un démarrage pour le moins poussif du premier volet, il y a de cela quelques semaines, dut, principalement, a un paysage médiatique bien trop a gauche pour supporter l’idée que l’on glorifie une figure comme Charles de Gaulle mais aussi a des propos pour le moins stupides de la part de Simon Abkarian, alors que certains fourbissaient déjà leurs armes en jouissant de ce qui aurait put être un cuisant échec, le bouche à oreille, comme souvent, fonctionna a plein nez et le public, lui, ne s’y trompa pas, finissant par faire un triomphe au premier volet et accueillant, comme il se doit, le second comme la suite et la conclusion parfaite de ce qui était, sans aucune discussion possible, peut-être pas un chef d’œuvre absolu mais, en tous cas, un grand, que dis-je, un très grand film – oui, je ne peux pas m’empêcher de voir La Bataille de Gaulle comme étant un seul et unique film. La raison à cela ? En fait, elles sont multiples, tout simplement. Ainsi, prenons donc le casting, tout simplement somptueux et dans lequel on retrouve de grands noms du septième art hexagonal comme Niels Schneider, Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz ou Thierry Lhermitte, ce, pour ne citer que les plus connus. Mais si ces derniers, comme le reste du casting, s’avèrent être proches de la perfection et campent leurs personnages de fort belle manière, comment ne pas reconnaitre que le sieur Simon Abkarian nous livre une interprétation du Général de Gaulle haute en couleur pour ne pas dire parfaite. En toute sincérité, je ne connaissais pas cet acteur mais je ne peux que m’incliner devant la prestation de ce dernier, surtout que, comme chacun sait, c’était un rôle loin d’être évident, bien au contraire. Mais si le casting est bon pour ne pas dire excellent, que dire du reste et, tout d’abord, de cette mise en scène qui frôle allègrement, tout au long de six heures, avec la perfection et qui nous tient tout bonnement en haleine de la première à la dernière minute ? Ainsi, La Bataille de Gaulle s’appuie sur une mise en scène d’une grande précision, où chaque séquence semble pensée pour servir le récit avant le spectaculaire. Les dialogues portent le poids des décisions, les silences traduisent les doutes, et la tension naît autant des choix politiques que des événements qui les entourent. Cette maîtrise permet au film de conserver un rythme soutenu sans sacrifier la profondeur de ses personnages. La photographie, elle, accompagne cette ambition avec élégance. Les jeux de lumière, les décors et le travail sur les couleurs renforcent l’atmosphère du film sans jamais détourner l’attention de l’essentiel. La musique, discrète mais efficace, souligne les moments clés avec retenue, laissant souvent les images parler d’elles-mêmes. Au demeurant, l’une des qualités les plus marquantes du film réside dans sa capacité à rendre accessibles des événements historiques sans les simplifier. Il ne cherche pas à fabriquer des héros parfaits, mais à montrer des femmes et des hommes confrontés à des décisions dont les conséquences dépassent leur propre destin. Porteur d’un souffle épique, alternant les scènes d’action et celles plus intimistes, nous montrant que les actes de tout à chacun, du plus anodin au plus spectaculaire, peuvent compter si on les prend dans leurs globalités, ce film, véritable ode a l’amour de la France et au sacrifice de soi, est un véritable ovni cinématographique qui se donne le luxe, ironie suprême, d’être un succès en cette bien triste époque où une certaine idéologie nauséabonde règne en maitre et où aimer son pays, sa patrie, et l’histoire de celui-ci, apparaitrait comme étant pour le moins suspect aux yeux de la bien pensance médiatique. Bref, sans jamais céder à la démonstration, La Bataille de Gaulle rappelle que le cinéma historique peut être à la fois exigeant, captivant et profondément humain. Une œuvre ambitieuse qui fait confiance à l’intelligence de son public et qui mérite d’être découverte autant pour sa qualité de mise en scène que pour la richesse de son regard sur l’Histoire, une œuvre quasiment parfaite, au succès pour le moins mérité et qui, même si, par la force des choses et de l’intelligentsia parisienne, n’aura guère de récompenses, mérite amplement d’être le film de cette année 2026…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands films français qu’il m’ait été donné de voir depuis, oh, une éternité ou presque, ce, même si le cinéma hexagonal a sut, au fil des années, nous proposer bon nombre de belles réussites. Il faut dire que La Bataille de Gaulle, diptyque audacieux du sieur Antonin Baudry, s’avère être une réussite incontestable et qui frôle tout simplement la perfection, ce, en mettant en lumière un des plus grands noms de l’histoire de France, le Général de Gaulle.
- Deux films de trois heures environ chacun, six heures en tout et, aussi incroyable que cela puisse paraitre, on ne s’ennui pas une seule seconde lors du visionnage. Il faut dire que La Bataille de Gaulle, de par son rythme, sa mise en scène et les très nombreux événements qui y sont relatés, est une œuvre terriblement captivante qui tient le spectateur en haleine de la première à la dernière minute.
- Un casting cinq étoiles où l’on retrouve des grands noms comme Niels Schneider, Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz et Thierry Lhermitte, pour ne citer que les plus connus. Mention spéciale, naturellement, à Simon Abkarian qui interprète un Général de Gaulle haut en couleur, livrant une prestation pour le moins remarquable.
- Même si, naturellement, il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce que l’on voit à l’écran et qu’il y a certaines libertés prises avec la réalité historique, dans l’ensemble, La Bataille de Gaulle est plutôt crédible et c’est fou le nombre de choses que l’on apprend en regardant ce film.
- L’extraordinaire Général Leclerc, le moins connu mais presque aussi important Pierre Kœnig, les batailles remportées par les troupes de ces derniers, la création de la Résistance Française, celle de l’armée de la France Libre, les luttes politiques pour faire accepter celle-ci parmi les alliés, le coté messianique de De Gaulle, les joutes verbales entre celui-ci et Churchill, le jeu obscur des américains. Amateurs d’Histoire, vous allez être servis !
- Une reconstitution historique de qualité et qui nous plonge dans la Seconde Guerre Mondiale, quand a la photographique, il n’y a rien à redire, celle-ci est parfaite. Petite mention aux scènes de guerre, tout simplement exceptionnelles.
- Un film qui ravira, sans aucune contestation possible, les férus d’Histoire, bien entendu et, plus particulièrement, celles et ceux qui ne jurent que par la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi, les amoureux de la France, les patriotes, dans le sens le plus noble du terme !
 
Points Négatifs :
- C’est tellement bon que c’est peut-être un peu trop court ! Oui, j’ose affirmer cela car je trouve la conclusion un peu trop frustrante. Ainsi, n’y avait-il pas des choses à raconter après la libération de Paris, acte majeur s’il en est, j’en conviens ?
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un inconditionnel de Mélenchon, un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’HumanitéLe MondeLibération ou Les Inrockuptibles, alors, vous n’allez guère apprécier ce film qui glorifie a la fois le Général de Gaulle mais aussi et, surtout, la grandeur de la France.

Ma note : 8,5/10

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