Promethea
– Tome 1
Sophie
Bangs est une étudiante New-Yorkaise studieuse. Pour la rédaction d'un devoir,
elle a choisi de s'intéresser à la figure mythique et emblématique de
Promethea. Cette héroïne mythologique a été, à de maintes reprises, réutilisée
et transformée, adaptée par différents auteurs qui se sont appropriés cette
femme en la modelant par rapport à leurs fantasmes et à leur vision de la femme
contemporaine. Elle apparaîtra pour la première fois dans les textes de
Charlton Sennet qui la décrira comme une fée magnifique, avec qui il aura une
idylle. En remontant ce lien, bien différent, entre les auteurs et la figure de
Promethea, le chemin de Sophie s'est arrêté sur l'écrivain le plus récent qui
l'aborde dans ses écrits. Cet homme, décédé quelques années auparavant, se
nommait Shelley. Pour creuser son sujet autour de Promethea, Sophie va
rencontrer Barbara, la veuve de Shelley, à qui elle veut poser quelques
questions, mais qui ne va pas vraiment apprécier cette brève entrevue... En
rentrant chez elle sans la moindre information, Sophie est attaquée par un
sombre démon. Ne pouvant rien faire pour se défendre, elle va finalement voir
apparaître Barbara qui a pris les traits de Promethea ! Sophie n'en croit pas
ses yeux... Comment cela est-il possible ? Alors Barbara lui explique alors que
la fiction peut devenir réalité, si elle y croit suffisamment, et qu'elle
raconte la légende de cette figure mythique. Sophie va alors écrire un poème...
et se transformer elle-aussi en cette fameuse Promethea… En devenant la
nouvelle incarnation de cette déesse, elle a maintenant en elle un grand
pouvoir qu'elle doit apprendre à maîtriser et à affiner.
Promethea – Tome
1
Scénario
: Alan Moore
Dessins
: J.H. Williams III, Charles Vess, José Villarrubia
Encrage : Mick
Gray
Couleurs : Jeremy
Cox, Nick Bell, Alex Sinclair, Wildstorm Fx, Digital Chameleon
Couverture : J.H.
Williams III
Genre : Fantasy,
Contes de Fées, Mythologie
Editeur : DC Comics
Titre
en vo : Promethea – vol 1
Pays
d’origine : Grande-Bretagne, Etats-Unis
Langue
d’origine : anglais
Parution
: 12
mars 2019
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 27 novembre 2020
Nombre
de pages : 384
Liste
des épisodes
Promethea
1-12
Mon
avis : Je pense ne pas me tromper en
affirmant que le britannique Alan Moore est le plus grand nom de l’industrie
des comics. Complètement génial, doté d’une culture peu commune, osant aller là
où la quasi-totalité de ses pairs n’ose même pas franchir le pas de la porte,
le magicien, comme certains l’ont surnommé, est non seulement un véritable ovni
parmi les scénaristes de bandes dessinées mais aussi et, surtout, un auteur
qui, au fil des décennies, nous aura offert moult chef d’œuvres
incontournables. Bien évidement, ses créations, originales et complexes,
bourrées de références a l’univers des comics et, dans un sens plus large, à la
culture populaire, principalement du vingtième siècle mais sans oublier de
grands auteurs du passé ainsi que des contes et des légendes du monde entier, n’ont jamais été destinées au grand public, ce dernier lui préférant, la
simplicité d’un Stan Lee et la bêtise traditionnelle des super-slips.
Cependant, une frange du public, moins nombreuse, bien entendu, s’en moquent
bien et se délectent depuis longtemps d’œuvres aussi magistrales que Watchmen, La
Ligue des Gentlemen Extraordinaires, V for
Vendetta, From Hell ou Filles
Perdues. Mais si, ici, je vous ai parler de quelque unes de ses
créations les plus connues, Alan Moore, auteur pour le moins prolifique, aura
été un touche à tout de génie et, au tournant du siècle, le britannique aura
pondu pour Wildstorm trois œuvres qui auront, elles aussi,
marquées les esprits, ce, même si elles sont toutes assez différentes dans
leurs conceptions : Tom
Strong, Top Ten
et, bien entendu, ce fameux Promethea dont je vais vous parler
aujourd’hui. Bon, je ne vais pas vous mentir, des trois, Promethea était,
sans aucun doute, celui que j’attendais le plus et vous pouvez imaginez ma joie
lorsque les éditions Urban Comics nous l’ont proposé en trois
intégrales. Un bien bel objet, par ailleurs, avec cette couverture blanche,
sobre et fort agréable au touché et dont le contenu, ma foi, est une véritable
merveille. Car bon, comment dire, ici, nous embarquons dans un voyage
mythologique, mystique, magique, fantaisiste, aux origines de Promethea, une
demi-déesse dont on fait la connaissance dans ce premier volume et qui est,
probablement, une des créations les plus folles d’Alan Moore. Ce titre, mine de
rien, a tout de même un quart de siècle et conserve pourtant une fraîcheur et
une actualité parfois déconcertantes et, dans celui-ci, Alan Moore expérimente,
ce, dans tous les sens du terme : tant dans son scénario, très dense, souvent
alambiqué et pourtant fascinant, que dans le choix de son illustrateur, le
génial J.H. Williams III, qui prend de nombreuses libertés avec la construction
de ses pages, ce qui se ressent au cours de la lecture. Celle-ci sera parfois
verticale, parfois horizontale, et nous sommes même amenés à tourner l'ouvrage
pour lire certains chapitres ! Ces auteurs prennent des risques, ne se
formalisent pas des codes traditionnels des comics, et abordent une pluralité
de sujets et de thématiques, en laissant une place prépondérante aux femmes,
aux héroïnes, mais aussi à l'imagination qui aura un rôle central dans le
récit. Il sera également appréciable de noter un grand nombre de références
graphiques et scénaristiques à l'Histoire et aux mondes de la littérature –
comme l'indique, par exemple, le nom de cette Shelley – des comics, des mythes,
des contes de fées, de la magie et de l'art en général. Un ouvrage riche et
complexe, qui débute avec une trame somme toute assez classique avant de partir
dans des réflexions presque philosophiques qui peuvent parfois nous perdre, ce
qui est aussi, parfois, la signature de Moore. Bref, vous l’avez compris, Promethea est
une véritable merveille qui frôle avec la perfection, qui fourmille d’idées
stupéfiantes quasiment à chaque page et qui démontre, une fois de plus, qu’Alan
Moore est un véritable génie. Bien évidement, ce comics ravira les fans du
britannique et découragera les novices et le grand public en général, mais bon,
si vous faites partie de la première catégorie, le bonheur sera au rendez vous
et, ma foi, c’est le principal !
Points
Positifs :
- Probablement
une des œuvres les plus singulières du grand et génial Alan Moore – une de plus
me direz vous ! Il faut dire que Promethea est un comics
qui nous entraine dans une intrigue complètement folle où se mêlent contes de
fées, légendes, littérature, poèmes, magie et même, sous forme de clin d’œil,
les super-slips. Cela débute pourtant d’une manière plutôt classique et, assez
rapidement, les épisodes s’enchainent, tous plus différents et fous les uns que
les autres. Bref, un pur chef d’œuvre !
-
C’est complexe, bourré de références à l’histoire de la culture populaire et
des mythes et légendes dans le sens le plus large du terme, cependant, si vous
possédez quelques bonnes connaissances et que vous êtes fan du genre, alors, la
lecture de ce premier volet de Promethea sera un pur régal
pour vous.
-
Il y a tout de même quelques épisodes complètement fous comme, par exemple,
celui où Promethea fait l’amour avec un vieux sorcier pour le moins dégoutant
ainsi que celui où l’histoire du monde, de l’évolution humaine et de la magie
nous est racontée par le biais de cartes de Tarot. Mais où est-ce qu’Alan Moore
va chercher tout cela !?
-
Pour ce qui est des dessins, J.H. Williams III réalise une prestation pour le
moins stupéfiante ! Pourtant, au début, on se dit que l’on a affaire a un
artiste de comics plutôt typé années 90 et, assez rapidement, on se rend compte
que celui-ci bouscule complètement les codes du genre et que chaque planche,
chaque case, presque, est d’une inventivité folle qui est presque du jamais vu
dans le genre. Bref, une des grandes forces de ce comics, indéniablement…
-
Les éditions Urban Comics nous livrent ici une intégrale de
fort belle qualité avec cette couverture en cuir blanc.
Points
Négatifs :
-
Comme souvent chez Moore, posséder de bonnes connaissances en histoire de la
culture populaire s’avère nécessaire pour mieux saisir toutes les subtilités de
ce Promethea, sans parler, bien entendu, des nombreuses références
qui parsèment les presque 400 pages de cet album.
-
Le grand public, adepte de super-slips, fuira comme la peste ce Promethea qui
est d’une complexité peu commune en comparaison de ce qu’ils sont l’habitude de
lire…
Ma
note : 9/10
Nous,
les Morts – Le Céleste Empire
La
troupe a rencontré le pape Clément, lui aussi zombifié, mais qui a réussi à
dépasser le stade des pulsions carnivores. Ce dernier n'a pas pu donner
d'indication à Manco sur le lieu où trouver la source de jouvence. Le départ
d'Avignon s'organise alors pour atteindre l'empire Han, la traversée du
continent vers l'est peut commencer. La troupe progresse depuis de longs mois
lorsqu'elle se fait piéger par des morts cachés sous la neige. C'est
l'intervention d'un groupe d'hommes armés de massues et prodigieusement
efficaces au combat qui va les sauver. La soirée s'organise alors autour du
père Iguman Alexeï et ses hommes, dans leur monastère. Alors qu'ils assistent à
l'étrange coutume qui veut qu'un jeune moine blessé passe deux jours de
félicité dans une pièce peuplée de femmes avant d'être décapité, Manco se
questionne sur son propre passé. L'extermination du peuple Lakota, son manque
d'affection envers la belle Occlo qui a pourtant porté le seul enfant de la
troupe... Il faudra encore de nombreuses rencontres et l'approche du territoire
des Han, pour que le prince guerrier comprenne un des enjeux de son voyage. Et
découvre une à une la puissance des autres empires de par le monde...
Nous, les Morts – Le Céleste Empire
Scénario
: Darko Macan
Dessins
: Igor Kordey
Couleurs : Yana,
Nikola Vitkovic
Couverture
: Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution
: 30
septembre 2015
Nombre
de pages : 56
Mon
avis : Plutôt emballer par les deux
premiers volumes de Nous,
les Morts, uchronie des sieurs Darko Macan et d’Igor Kordey qui, pour
rappel, nous entrainaient dans un monde où la population européenne, dévastée
par la peste noire, s’était transformée en zombie, ce fut avec un certain
entrain que je me suis lancé dans la lecture de ce troisième tome de la saga,
un album qui, au demeurant, confirme dans l’ensemble tout le bien que l’on
pouvait penser a son sujet, ce, même si tout n’est pas parfait. En effet, il est inutile de perdre du temps et
autant parler des choses qui fâchent tout de suite, scénaristiquement, il se
passe beaucoup trop de choses dans ce troisième volet, ce qui fait que, au
final, on se retrouve avec trop gros nombre d’événements majeurs traités un peu trop
rapidement, principalement vers la fin. Cela est plutôt dommage car pour le reste,
c’est toujours aussi bon. Ainsi, on prend toujours autant de plaisir à suivre
les pérégrinations de notre petite troupe de héros surtout que, dans cet album,
ils voient du pays, allant des forêts russes jusqu’en Chine et rencontrant, au
passage, tout un tas de peuples divers qui n’ont pas été touchés par la
malédiction européenne – du moins, pour le moment. Coté dessins, c’est du Igor
Kordey, ce qui signifie que si vous êtes fans du style pour le moins
particulier du croate, c’est un pur régal même si, ici ou là, il retombe un peu
dans ses travers des débuts avec quelques cases un peu réalisées a la va-vite,
ce qui est dommage. Bref, au final, Le Céleste Empire, troisième
tome de Nous, les Morts apparait comme étant un poil
en-dessous de ses prédécesseurs mais davantage en raison de petites faiblesses
narratives qu’autre chose, en tous cas, pas au point que l’on puisse crier a la
déception, bien au contraire ! L’aventure continue et j’ai vraiment hâte de
découvrir comment celle-ci s’achèvera !
Points
Positifs :
-
Le plaisir, une fois de plus, de retrouver des protagonistes que l’on connait
désormais fort bien et un univers plutôt original et toujours aussi attractif,
surtout que, pour les premiers, les relations entre les personnages évoluent de
manière assez intelligente et comme en plus on voit du pays, il y a de quoi ne
pas s’ennuyer une seconde !
-
Des plaines russes a l’Empire Chinois en passant par la Mongolie avec, en
aparté, un petit tour du coté de l’Empire Ottoman et de l’Amérique Centrale,
nos héros et le lecteur ont de quoi faire.
-
Un Igor Kordey égal a lui-même dans l’ensemble, ce qui ravira ses fans.
Points
Négatifs :
-
Trop d’événements tuent les événements, ainsi, dans ce troisième tome, je
trouve qu’il y en un peu trop et que ces derniers ne sont pas vraiment
développés comme ils le devraient, ce, par manque de place.
-
Comme je l’ai précisé lors des critiques des volumes précédents, Nous,
les Morts est une BD au concept tellement spécial qu’il faut vraiment
accrocher a celui-ci ; si ce n’est pas le cas, alors vous passerez votre
chemin…
-
Chacun sait qu’Igor Kordey est un artiste très clivant, du genre, soit on
adore, soit on déteste, et comme en plus, il a tendance, dans ce tome, a
retomber par moments dans ses travers des débuts…
Ma
note : 7/10
Le
Cycle de Fondation – Seconde Fondation
Conçue
par le psychohistorien Hari Seldon pour restreindre l'ère de chaos résultant de
la décadence de l'Empire galactique, la Fondation est désormais aux mains du
Mulet, un mutant imprévisible capable de manipuler les esprits et d'imposer sa
volonté à quiconque. Avec ses pouvoirs et les immenses ressources que lui
procure la Fondation, il s'est donné pour objectif d'étendre sa domination aux
ultimes vestiges de l'Empire défunt. Mais déjà une nouvelle légende prend forme
: il existerait une seconde Fondation, consacrée aux sciences mentales, œuvrant
de façon occulte pour garantir l'accomplissement des desseins du légendaire Hari
Seldon...
Le Cycle de Fondation – Seconde Fondation
Auteur
: Isaac
Asimov
Type
d'ouvrage : Science-Fiction
Première
Parution : 10 juin 1953
Edition
Française : 26 mars 2009
Titre en
vo : Second
Foundation
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : Jean
Rosenthal
Editeur : Folio
SF
Nombre
de pages : 432
Mon
avis : Avant toute chose, il faut savoir
que Seconde Fondation marque un coup d’arrêt dans la saga
puisque, en effet, a l’issu de ce troisième volume, Isaac Asimov, lassé, mis
celle-ci de coté afin de s’atteler a d’autres récits et ne revint, quasiment
contraint et forcé que trois décennies plus tard, avec les deux derniers tomes
du cycle qui ne virent le jour que dans les années 80, mais aussi avec deux
préquelles, datant de la même époque. Ainsi, pendant longtemps, Le
Cycle de Fondation ne fut composé que de ces trois premiers tomes
originaux, eux-mêmes composés de nouvelles plus ou moins longues, tandis que la
suite, elle, s’avéra être tout a fait différente. En effet, le temps ayant fait
son œuvre, le style de l’auteur évolua et les derniers tomes sont en fait de
véritables romans, quand a l’aspect narratif et descriptif, il est bien plus
imposant. Mais ceci est une autre histoire et intéressons nous donc maintenant
au troisième tome de Fondation. Ainsi, à l’issu de Fondation
et Empire, le lecteur avait laissé le Mulet échoué dans sa quête de la
mystérieuse seconde Fondation, cependant, si un coup d’arrêt fut porter a sa
conquête, il n’en restait pas moins maitre d’une bonne partie de la Galaxie.
Cinq années se sont écoulées et celui-ci qui n’a pas perdu l’espoir de
découvrir ou se cache cette fameuse seconde Fondation annoncée par Seldon, se décide
a envoyer deux hommes en mission a sa recherche, Han Pritchett, son général en
chef et ancien adversaire converti et Bail Channis, un jeune membre de sa cour,
arrogant et insouciant mais qui, selon le Mulet, pourrait être la clef de la
découverte de la Fondation par le simple fait que, n’ayant pas été converti, il
aurait conservé toute l’astuce nécessaire pour une telle quête. Cette première
nouvelle, dans un tome qui en comporte deux, pas très longue, n’en reste pas
moins indispensable pour l’intrigue générale de la saga. En effet, celle-ci va
voir s’affronter d’un coté le Mulet et ses hommes, et de l’autre, la seconde
Fondation qui fait là sa grande entrée de manière officielle dans l’histoire.
Et je ne pense pas faire de grandes révélations en vous disant que la quête
sera couronnée de succès, quoi que, sans dire ni comment, ni ce qui arrivera
ensuite. Et le récit, plutôt court au vu des standards actuels, n’en reste pas
moins un classique du genre avec tout ce qui a fait la qualité de la saga : rebondissements,
révélations et autres coups de théâtres en pagaille auquel le lecteur ne
s’attendait guère. Personnellement, j’ai bien aimé cette Quête du Mulet,
en particulier le duel à trois qui m’aura marqué de part son intensité. La
Quête de la Fondation, deuxième nouvelle de l’œuvre et gros morceau de
celui-ci, est tout aussi bonne et, cette fois ci, l’opposition met aux
prises les deux Fondations, la première, tout juste remise de sa chute face au
Mulet, connaît désormais l’existence de la seconde et se retrouve partagé entre
deux opinions bien distinctes : tout d’abord, la grande majorité de la
population ne voient en celle-ci qu’une espèce de Deus-ex-machina qui leur
sauvera la mise devant toutes les difficultés, tandis qu’une petite minorité
craint pour sa survie et sa liberté face a des hommes capables, comme le Mulet,
de contrôler les esprits. Pour ce qui est de la seconde, devant le danger que
fut pour le plan Seldon l’apparition imprévue du Mulet, elle essaye de tout
faire pour le remettre sur les bons rails, et pour cela, il faut que la
première Fondation oublie leur existence, sinon, leur stagnation continuera et
cela en sera finie du plan Seldon. Ainsi, tout l’intérêt de l’histoire repose
sur cet affrontement et c’est par le biais d’un petit groupe de comploteurs de
Terminus et d’une adolescente, en fuite dans la galaxie, que l’on suivra
celui-ci. Si Asimov nous avait habitué jusque là a nous passionner avec ses
récits diablement efficaces remplis de rebondissements, cette fois ci, tout
cela est poussé a son paroxysme, dans une nouvelle parfois proche du polar et
dont le final, avec ces multiples explications qui s’enchainent et se
contredisent en permanence, restera comme l’un des grands moments de tout le
cycle, incontestablement. Bref, Seconde Fondation est tout
bonnement dans la lignée de ces deux prédécesseurs et il n’y a tout simplement
rien à jeter ni à redire. Une fois de plus, Asimov a sut nous entrainer dans un
récit captivant et démontrer qu’il fut l’un des plus grands écrivains du genre
du vingtième siècle. Le final nous laissait présager que des centaines d’années
plus tard, le plan Seldon allait finalement aboutir au second Empire
Galactique, mais souvenons nous qu’à la base, la série aurait dut en rester là…
Or, il y a encore deux tomes et tout pourrait se compliquer…
Points
Positifs :
- Le
plaisir de découvrir la suite de ce qui est, incontestablement, un des plus
grands cycles de Science-Fiction de tous les temps. Il faut dire que, avec Fondation,
Isaac Asimov nous livre sans nul doute son chef d’œuvre absolu, le maitre
étalon de toute sa production qu’il a nombreuse et de qualité.
-
Deux nouvelles composent ce troisième volet de la saga : La Quête
du Mulet et La Quête de la Fondation. Indéniablement, nous
avons ici deux récits hauts en couleurs, captivants et dans la lignée de leurs
prédécesseurs.
-
La conclusion de La Quête de la Fondation, avec ses multiples
rebondissements, est un véritable classique du genre.
-
Le duel final – à trois – qui conclut La Quête du Mulet est un
pur régal !
-
Tout le mystère qui entoure cette fameuse Seconde Fondation et qui nous tient
en haleine tout au long des deux récits…
Points
Négatifs :
- Même
si le Mulet est encore présent dans la première nouvelle de ce troisième volet
du Cycle de Fondation, il manque peut-être des protagonistes
charismatiques comme cela avait été le cas dans les deux premiers tomes de la
saga.
-
Certains tiqueront peut-être devant les pouvoirs des membres de cette fameuse
Seconde Fondation qui tombent franchement dans la parapsychologie pure et dure.
Mais bon, cela reste une affaire de gouts personnels.
- Les
lecteurs modernes, peu habitués cette SF d’un autre âge, risquent de tiquer
devant ces deux récits qui leur apparaitront probablement trop court. Après,
une fois de plus, cela reste une affaire de gouts…
Ma
note : 8,5/10
Rendez-vous
avec la M.O.R.T.
Une
redoutable et mystérieuse organisation, la M.O.R.T., multiplie crimes et
exactions en tous genres dans la ville de Titan. Pire encore, vous venez d'être
informé que son chef, le cruel Titanic Cyborg, a dressé un plan pour devenir le
maître de la Terre. Une réunion à laquelle participeront tous les agents de la
M.O.R.T. doit mettre au point les derniers détails de cette monstrueuse
entreprise. VOUS êtes le Justicier, un habitant de Titan à l'apparence banale
dans la vie quotidienne, mais un héros doué de Superpouvoirs lorsque le devoir
vous appelle. Vous seul pouvez connaître la date, l'heure et le lieu de cette
lugubre réunion. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires
dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la
route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne
chance…
Rendez-vous avec la M.O.R.T.
Série
: Défis
Fantastiques n°17
Auteur : Steve Jackson
Illustration
de la couverture : Brian Bolland
Illustrations
intérieures : Declan Considine
Titre original : Appointment with F.E.A.R.
Traduction : Arnaud
Dupin de Beyssat
Année
de l’édition Anglaise : 1985
Sortie
de l'édition Française : mai 1986
Edition
Française : Editions
Gallimard (Folio Junior)
Nombre
de paragraphes : 440
Mon
avis : Cofondateur de la fameuse saga des Défis
Fantastiques avec le sieur Ian Livingstone, Steve Jackson s’était très
rapidement démarqué de son compère par son anticonformisme vis-à-vis de la
thématique habituelle des Livres dont vous êtes le Héros, ainsi, entre une
quadrilogie somptueuse que fut Sorcellerie !,
mais aussi, des titres comme La
Galaxie Tragique qui lorgnait du coté de Star
Trek et pour le cultissime Manoir
de l’Enfer, l’auteur ne se limita jamais a la simple
Heroic Fantasy, bien au contraire. Et, justement, l’un de ses meilleurs
exemples, en tous cas, peut-être le plus osé fut ce Rendez-vous avec la
M.O.R.T., livre jeu fortement inspiré des comics books de
super-héros ! Eh oui, ici, nous n’interprétons pas un traditionnel
aventurier armé d’une épée qui s’en va occire un méchant sorcier mais un
super-héros, un vrai de vrai, avec son costume et sa cape. Un sacré changement,
donc, plutôt original et bienvenu surtout que, histoire d’en rajouter une
couche, si les illustrations de Declan Considine se sont pas éblouissantes,
elles collent assez bien a l’ambiance des comics – d’ailleurs, la plupart du
temps, elles sont présentées comme des cases, ce qui renforce le sentiment de
se trouver dans un comics. L’idée de Steve Jackson, bien entendu, est certes
audacieuse mais assez réussie, surtout que l’on a droit a toute la panoplie du
genre avec, bien entendu, le costume, l’identité secrète a préservée, les
pouvoirs a choisir, des adversaires tous plus ridicules les uns que les autres
et, petite cerise sur le gâteau, un patron irascible qui nous renvoi a celui de
Peter Parker dans Spider-Man. Hélas, toutes les meilleures idées au
monde ne suffisent pas et même si par le choix du pouvoir de départ, on dispose
en fait de quatre aventures en une, assez différentes d’ailleurs, ce livre jeu
pèche énormément de par son extrême difficulté, car oui, vous l’avez compris,
c’est un one-true-path, ou plutôt, quatre one-true-path, qui plus est, assez
court dans l’ensemble puisque, malgré les 440 paragraphes, il y a quatre
aventures a caser. Mais bon, même s’il est loin d’être parfait, Rendez-vous
avec la M.O.R.T. mérite le détour, ne serais-ce que pour son
originalité, et si en plus vous êtes amateurs de comics et d’énigmes, alors, nul
doute que vous passerez un fort bon moment !
Points
Positifs :
- Sans
nul doute l’un des Défis Fantastiques les plus originaux de la
série ! Il faut dire qu’interpréter un super-héros dans un LDVELH,
c’est une chose peu commune.
-
Steve Jackson ne fait pas les choses à moitié et nous abreuve avec tous les
poncifs du genre : costumes, capes, identité secrète, superpouvoirs,
méchants a priori ridicules mais qui ne dénotent pas avec ceux des comics
(surtout ceux de l’époque), difficultés a gérée la vie quotidienne pour notre
héros, etc.
-
Si les illustrations ne sont pas extraordinaires en soit, force est de
constater que la manière dont elles sont présentées, c'est à dire, comme des planches de BD,
renforce l’impression que l’on lit un véritable comic book !
-
On a le choix entre quatre superpouvoirs, ce qui donne, au final, quatre
aventures différentes.
Points
Négatifs :
- Malheureusement, Rendez-vous
avec la M.O.R.T. est un one-true-path a l’extrême difficulté, ou
plutôt, quatre one-true-path puisqu’il y a en fait quatre histoires. Pour la
petite histoire, je n’ai jamais arrivé à en venir à bout…
-
Quatre histoires pour 440 paragraphes, vous l’avez compris, les différentes
aventures sont en fait assez courtes.
-
Le découpage des illustrations en forme de planches de comics est sympa mais
Declan Considine n’est pas un dessinateur extraordinaire.
-
Si vous êtes allergiques aux super-héros, passez votre chemin sans vous
attardez, ce livre jeu n’est pas fait pour vous.
-
Les noms, ce n’est pas du tout ça mine de rien : entre le Justicier
et Titanic Cyborg, tout cela ne vole pas bien haut…
Ma note : 7/10
Squid
Game – Saison 2
Seong
Gi-hun quitte l'aéroport, déterminé à affronter l'Organisateur derrière le Jeu.
Réalisant qu'il est surveillé, il retire un dispositif de traçage implanté
derrière son oreille. Hwang Jun-ho survit à sa chute de la falaise. Deux ans
plus tard, Gi-hun travaille avec Kim, son ancien prêteur sur gages, et ses
sbires pour retrouver le recruteur des jeux à Séoul. Kim et son associé, Choi
Woo-seok, finissent par localiser le recruteur et l'observent proposer à des
sans-abris du pain ou un jeu à gratter ; la plupart choisissent le jeu, et le
recruteur détruit le pain rejeté devant eux. Le recruteur enlève Kim et
Woo-seok et les force à jouer à un jeu mortel de pierre-feuille-ciseaux combiné
avec une roulette russe, entraînant la mort de Kim. Jun-ho enquête sur Gi-hun
et localise sa base opérationnelle. Le recruteur confronte Gi-hun sur place,
révélant qu'il était autrefois un soldat du Jeu qui a tué son propre père, un
joueur, et justifie la cruauté des jeux en diabolisant les participants comme
étant des rebuts. Il défie Gi-hun dans une manche de roulette russe, conduisant
à sa propre mort.
Squid Game – Saison 2
Réalisation
: Hwang Dong-hyeok
Scénario
: Hwang Dong-hyeok
Musique : Jung
Jae-il
Production : Siren
Pictures Inc
Genre : Thriller,
Action, Drame
Titre
en vo : Ojing-eo Geim
Pays
d’origine : Corée du Sud
Chaîne
d’origine : Netflix
Diffusion
d’origine : 26 décembre 2024
Langue
d'origine : coréen, anglais
Nombre
d’épisodes : 7 x 55 minutes
Casting :
Lee
Jung-jae : Seong Gi-hun
(no 456)
Wi
Ha-joon : Hwang Jun-ho, le policier
Lee
Byung-hun : Hwang In-ho,
l'organisateur / (no 001)
Lee
Seo-hwan : Park Jung-Bae
(no 390)
Yim
Si-wan : Lee Myung-gi (no 333)
Kang
Ha-neul : Kang Dae-ho (no 388)
Park
Sung-hoon : Cho Hyun-ju
(no 120)
Choi
Seung-hyun : Thanos (no
230)
Kang
Ae-shim : Jang Geum-ja (no 149)
Yang
Dong-geun : Park Yong-sik
(no 007)
Jo
Yu-ri : Kim Jun-hee (no 222)
Park
Gyu-young : Kang No-eul
Chae
Kook-hee : Seon-nyeo (no
044)
Song
Ji-woo : Kang Mi-na (no 196)
Jeon
Seok-ho : Choi Woo-seok
Lee
Jin-wook : Geong-seok (no
246)
Roh
Jae-won : Nam-gyu (no 124)
Lee
David : Park Min-su (no 125)
Won
Ji-an : Se-mi (no 380)
Mon
avis : Ici, les choses étaient courues
d’avance, ou presque et, pour expliquer cela, il faut remonter quelques années
en arrière, fin 2021, pour être plus précis. C’était il n’y a pas si longtemps,
c’est un fait, même si, depuis, avec tous les événements, souvent dramatiques,
qui eurent lieu dans le monde, on pourrait croire que c’était il y a des
lustres, nous étions alors en pleine période Covid, du moins, nous allions
bientôt en finir avec cette pandémie oh combien marquante qui décima des
millions de personnes dans le monde et fit apparaitre, bien entendu, tout un tas
d’autoproclamés spécialistes en maladies infectieuse, la Russie n’avait pas
encore attaquer l’Ukraine même si elle se préparait déjà, quand au Hamas,
disons que le 7 Octobre était encore bien loin. Bref, nous étions fin 2021
quand, venu de Corée, une série pour le moins singulière connut un succès
monstrueux, je veux, bien entendu, parler de Squid
Game. Surfant allègrement sur le genre Battle Royale, alors a la mode
chez les plus jeunes, cette série, sans prétention, a priori, connu un tel
succès planétaire que certains, un peu trop hâtivement, selon moi, y perdirent
la raison au point même de considérer celle-ci comme étant la série de l’année,
ce qu’elle ne fut pas, voir, la folie aidant, une des plus grandes séries de
l’histoire du genre. Bien entendu, Squid
Game était, je ne le nie pas, une bonne série, ce qui, de mon point de vu,
était déjà pas mal. Un chef d’œuvre ? Un incontournable ? Non,
définitivement, non ! Restait, selon moi, un agréable divertissement qui
aurait dut en rester là, ce qui, par ailleurs, était prévu a la base. Mais bon,
vous savez comment va le monde. Face a ce succès colossal et les promesses
futures d’entrées d’argent, Netflix
mis un coup de pression au maitre d’œuvre de la chose, le sieur Hwang
Dong-hyeok, afin que celui-ci ne tue pas la poule aux œufs d’or. Charge à lui
d’écrire et de réaliser une suite et, comme chacun sait, comme il faut bien
vivre, on avait compris que Squid Game
connaitrait une nouvelle saison. Le problème qui, de mon point de vu, est de
taille, est que lorsqu’une œuvre est crée avec un début et une fin et que
celle-ci se suffit à elle-même, donner une suite a cette dernière est, pour le
moins, complexe pour ne pas dire casse gueule. Fatalement, on se doutait bien
que cette seconde saison serait inférieure a se devancière et sans surprises,
fin 2024, lorsque paru sur les écrans la suite de Squid Game, quel fut le résultat ? Je vous le donne dans le
mille : une déception, a tous les niveaux ! Concept repris sans
vergogne et sans la moindre surprise qui, du coup, apparait comme étant de plus
en plus bancal, protagonistes stéréotypés au possible et moins marquants que
ceux de la première saison, scénario pour le moins faiblard bourré d’illogismes
et pour le moins convenu, jeux qui sont soit une simple reprise comme celui du
Un, deux, trois, Soleil – c’est bon, on a compris le concept – ou qui s’avèrent
être moins spectaculaires que ceux de la première saison, a quoi il faut
ajouter d’interminables scènes de dialogues qui tournent en rond sans oublier
les bien trop longues séances de vote qui auraient put être une bonne idée mais
qui ne le sont pas. Histoire d’enfoncer le clou : le flic qui cherche
l’ile où se déroulent les jeux mortels pendant deux ans et qui, visiblement,
doit avoir de sérieux problèmes d’orientation ainsi que la révolte finale qui
tombe dans le grand n’importe quoi. Des bonnes choses, tout de même, dans cette
seconde saison ? Disons, le Maitre du Jeu qui reste un protagoniste
intéressant et dont l’opposition avec le héros est l’une des rares choses
positives qui ressort de cette saison, sans oublier, bien entendu, les
massacres, toujours aussi jouissifs, pendant les épreuves, mais bon, c’est peu,
très peu même. Bref, vous l’avez compris, cette seconde saison de Squid Game est terriblement décevante
et, naturellement, inférieure à tous les niveaux a sa devancière, mais bon,
finalement, ce n’est même pas une surprise vu que l’on s’y attendait. Mais bon,
Netflix est satisfait, les entrées
d’argent ont eu lieu et, histoire de rentabiliser à fond la franchise et se
remplir le portefeuille, cette saison aura été divisée en deux parties avec une
soit disant troisième saison qui, ne soyons pas dupes, n’est que la suite
directe de cette seconde saison, oh combien décevante…
Points
Positifs :
-
Les fans absolus de Squid Game seront naturellement ravis de
retrouver leur série préférée et pourront se plaisir avec délice dans le
visionnage de cette nouvelle saison qui va leur promettre de nouvelles épreuves
et quelques sympathiques petits massacres en règles de pauvres hères en quête
d’argent.
-
Le Maitre du Jeu est un personnage plutôt intéressant, c’est un fait, quand a
son opposition avec le héros, disons que le coté ami et ennemi fonctionne à
merveille, même si, reconnaissons le, il faut savoir relativiser les choses.
-
Si vous n’êtes pas très regardant sur la profondeur du scénario et sur les
nombreux défauts qui parsèment cette suite, alors, vous apprécierez peut-être
cette seconde saison de Squid Game ?
-
Sans être exceptionnel, il ne faut pas exagérer, le casting fait plutôt bien le
job, c’est déjà ça.
Points
Négatifs :
-
Sans aucune surprise et comme on pouvait s’y attendre, cette seconde saison de Squid Game est à des années lumières,
qualitativement parlant, de sa devancière. Bien entendu, lorsqu’une série est
faite, à la base, avec un début et une fin, bref, qu’elle se suffit à elle-même
en état, nous pondre une suite non prévue au départ, cela ne peut accoucher que
d’un résultat bancal.
-
L’originalité de la première saison est perdue en cour de route et on retrouve
un concept qui apparait de plus en plus comme bancal et qui sent la réédite a
plein nez.
-
Les défauts sont pour le moins nombreux dans cette seconde saison : manque
d’originalité, protagonistes stéréotypés, jeux moins spectaculaires, illogisme
de nombreuses situations, dialogues interminables et souvent peu intéressants,
systèmes de votation qui apparait comme étant une fausse bonne idée, événements
ridicules ou prévisibles.
-
Les deux premiers épisodes sont terriblement longs, pour ne pas dire chiants,
ensuite, une fois les épreuves débutées, cela s’anime un peu, mais bon, la fin,
avec cette révolte débile, vient tout gâcher, définitivement…
-
Un final qui n’en n’est pas un et qui n’est qu’un prétexte pour nous amener a
voir la troisième saison – qui est, en fait, la seconde partie de la deuxième.
Ma
note : 4/10
Tom
Strong – Tome 2
En
1899, un petit esquif navigue sur les Indes Occidentales. La mer est
extrêmement agitée et le capitaine a beaucoup de mal à maintenir le cap. Loin
de se calmer, la tempête devient de plus en plus violente et la frégate se
rapproche dangereusement des rochers. Le navire finit par sombrer et le
capitaine meurt. Le couple Susan et Sinclair sont encore en vie et échouent sur
une terre abandonnée : Attabar Terru, l'île gardée par les arcs-en-ciel.
Sinclair ne perd pas de temps et confectionne un étonnant robot qui obéit aux
moindres de ses ordres et qui est doué de paroles. Le robot Pneuman s'affaire
pour construire un abri. En trois mois, il créé un véritable petit village au
creux d'un volcan éteint. Le couple est heureux, vivant reclus du monde et
pouvant consommer leur amour sans modération. Susan finit par tomber enceinte,
mais l'accouchement est compliqué. Sinclair n'est pas médecin et elle peine à
l'aider. C'est alors qu'une tribu d'indiens, cachés jusque là, rentre dans la
cabane et aide Susan à accoucher correctement. C'est un garçon qui portera le
nom de Tomas Strong, dit Tom Strong ! Quelques années plus tard, bien loin de
son île natale, où ses parents s'adonnaient à toute sorte d'expérience
scientifique, Tom Strong est maintenant devenu un homme, ou plutôt un surhomme
! Bravant tous les dangers au service de la justice, il défend le peuple au
péril de sa vie, nous assurant rebondissements et aventures en tout genre !
Tom Strong –
Tome 2
Scénario
: Alan Moore, Peter Hogan, Geoff Johns, Mark Schultz,
Steve Aylett, Brian K. Vaughan, Ed Brubaker, Michael Moorcock, Joe Casey, Steve
Moore
Dessins
: Chris Sprouse, Jerry Ordway, John Paul Leon, Pascal
Ferry, Shawn McManus, Peter Snejbjerg, Duncan Fegredo, Ben Oliver, Paul Gulacy
Encrage : Karl
Story, Trevor Scott, Richard Friend, Jerry Ordway, Hope & Friend, John
Dell, John Paul Leon, Pascal Ferry, Shawn McManus, Peter Snejbjerg, Duncan
Fegredo, Ben Oliver, Jimmy Palmiotti
Couleurs : Dave
Stewart, Wildstorm FX, Michelle Madsen, JD Mettler, Jose Villarrubia
Couverture : Chris
Sprouse
Genre : Super-Héros
Editeur : DC Comics
Titre
en vo : Tom Strong – vol 2
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : anglais
Parution
: 20
avril 2010
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 07 juin 2019
Nombre
de pages : 488
Liste
des épisodes
Tom
Strong 20-36
Mon
avis : Comme je l’avais souligné dans la
critique du premier volet de Tom
Strong, cette œuvre du sieur Alan Moore est, en apparence, pour le
moins pittoresque, ainsi, à mille lieux d’un certain Watchmen qui,
en son temps, aura révolutionné le genre superhéroique et aura inspiré bien
d’autres auteurs qui, par la suite, auront créer des histoires plus sombres et
plus violentes, notre sympathique Tom Strong, héros positif s’il en
est, avec son coté un peu naïf et son manichéisme assumé en aura dérouté plus
d’un. Pourtant, comme c’est souvent le cas chez Alan Moore, les choses sont à
la fois plus simples et plus compliquées qu’il n’y parait – oui, les deux à la
fois. Formidable hommage à l'âge d’or des comics où les choses étaient bien
plus simples et où il n’y avait guère besoin de se prendre la tête, Tom
Strong fut, en quelque sorte, la réponse de Moore a une décennie, les
années 90, où l’extrême violence avait prit le pas sur tout le reste et où la
frontière entre héros et vilains était pour le moins mince. Le lecteur lambda,
bien entendu, en aura été perturbé devant le coté gnangnan – apparent de la
chose – l’amateur de comics éclairé, lui, y aura vu un sympathique retour aux
sources, Tom Strong étant une belle déclaration d’amour a une
époque littéralement révolue. Forcément, je ne pouvais pas faire l’impasse sur
la suite et la fin des aventures de la famille Strong et, ma foi, après avoir
apprécié le premier volume, j’ai été plutôt emballé par ce second volet. Bien
entendu, tout ce que j’ai put dire de bien au sujet de cette œuvre est valable
ici, du coup, je ne vais pas me répéter inutilement, me contentant de souligner
la principale différence, notable au demeurant, c’est-à-dire, qu’Alan Moore
n’officie que partiellement au scénario – dans le premier arc, le meilleur, et
la fin. Ainsi, dans ce second volet de Tom Strong, nous avons tout
un tas de grands noms des comics – Brian K. Vaughan, Ed Brubaker, par exemple –
et même un certain Michael Moorcock – qui entraine notre héros dans une
aventure qui est un beau pastiche de son cycle du Champion Eternel –
qui, chacun, donnent leur vision du personnage. Certes, l’ensemble alterne
entre le très bon et le tout juste sympathique, mais bon, au final, l’absence
de Moore ne se fait guère sentir et cette suite de Tom Strong apparait
comme étant une belle réussite. Bref, si vous avec apprécier le premier volume,
si vous êtes fans d’Alan Moore et si vous avez une passion pour les pulps et
l'âge d’or des comics, ne passez pas votre chemin, cela serait faire l’impasse
sur une œuvre qui n’est peut-être pas un chef d’œuvre mais qui vous fera
passer, à coup sur, un très bon moment !
Points
Positifs :
- Le
plaisir de se plonger dans la suite et la conclusion de l’une des œuvres les
plus atypiques d’Alan Moore puisque, ici, nous avons affaire a un formidable
hommage aux comics de l’âge d’or, avec leurs héros positifs, leur manichéisme,
leur amour et leur foi en la science… du moins, en apparence puisque la pate
Moore est bel et bien présente.
-
Hommage à l’âge d’or des comics, aux pulps, aux films de SF des années 50, aux
nanards érotiques avec des femmes nazis, a la JLA et, dans un sens plus large –
comme à chaque fois chez Moore – à la culture populaire dans son sens le plus
large. Bref, un comics qui ravira les amateurs éclairés.
-
Le premier arc narratif, celui d’une Terre parallèle avec un Tom Strong noir,
est une pure réussite. Le meilleur moment de cet album, indéniablement !
-
Alan Moore n’officie pas sur l’intégralité des épisodes et il y a bon nombre de
scénaristes – y compris Michael Moorcock, ce qui ravira les fans de ce dernier
– et, dans l’ensemble, ceux-ci nous livrent de très bons épisodes,
s’appropriant chacun, de belle manière, l’univers de Tom Strong.
-
Pour ce qui est des dessins, il y a moult dessinateurs et s’il y aurait
certaines choses au sujet de certains, dans l’ensemble, c’est du très
bon !
Points
Négatifs :
-
Comme souvent chez Moore, posséder de bonnes bases en histoire des comics et,
dans un sens plus large, en culture populaire, s’avère nécessaire pour mieux
saisir toutes les subtilités de ce Tom Strong, sans parler, bien
entendu, des nombreuses références qui parsèment les 500 pages de cet album.
-
Pour ce qui est des dessins, il y a moult dessinateurs et si la plupart sont
très bons, ce n’est pas le cas de tout le monde !
-
Quelques épisodes un poil plus moyens que les autres et une conclusion plutôt
singulière.
-
Ce héros très propre sur lui, ces histoires en apparence simples, ce
manichéisme assez présent risque de rebuter bon nombre de lecteurs qui
prendront tout cela au premier degré.
Ma
note : 8/10