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jeudi 20 août 2026

Promethea – Tome 1


Promethea – Tome 1
 
Sophie Bangs est une étudiante New-Yorkaise studieuse. Pour la rédaction d'un devoir, elle a choisi de s'intéresser à la figure mythique et emblématique de Promethea. Cette héroïne mythologique a été, à de maintes reprises, réutilisée et transformée, adaptée par différents auteurs qui se sont appropriés cette femme en la modelant par rapport à leurs fantasmes et à leur vision de la femme contemporaine. Elle apparaîtra pour la première fois dans les textes de Charlton Sennet qui la décrira comme une fée magnifique, avec qui il aura une idylle. En remontant ce lien, bien différent, entre les auteurs et la figure de Promethea, le chemin de Sophie s'est arrêté sur l'écrivain le plus récent qui l'aborde dans ses écrits. Cet homme, décédé quelques années auparavant, se nommait Shelley. Pour creuser son sujet autour de Promethea, Sophie va rencontrer Barbara, la veuve de Shelley, à qui elle veut poser quelques questions, mais qui ne va pas vraiment apprécier cette brève entrevue... En rentrant chez elle sans la moindre information, Sophie est attaquée par un sombre démon. Ne pouvant rien faire pour se défendre, elle va finalement voir apparaître Barbara qui a pris les traits de Promethea ! Sophie n'en croit pas ses yeux... Comment cela est-il possible ? Alors Barbara lui explique alors que la fiction peut devenir réalité, si elle y croit suffisamment, et qu'elle raconte la légende de cette figure mythique. Sophie va alors écrire un poème... et se transformer elle-aussi en cette fameuse Promethea… En devenant la nouvelle incarnation de cette déesse, elle a maintenant en elle un grand pouvoir qu'elle doit apprendre à maîtriser et à affiner.
 

Promethea – Tome 1
Scénario : Alan Moore
Dessins : J.H. Williams III, Charles Vess, José Villarrubia
Encrage : Mick Gray
Couleurs : Jeremy Cox, Nick Bell, Alex Sinclair, Wildstorm Fx, Digital Chameleon
Couverture : J.H. Williams III
Genre : Fantasy, Contes de Fées, Mythologie
Editeur : DC Comics
Titre en vo : Promethea – vol 1
Pays d’origine : Grande-Bretagne, Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Parution : 12 mars 2019
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 27 novembre 2020
Nombre de pages : 384
 
Liste des épisodes
Promethea 1-12
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que le britannique Alan Moore est le plus grand nom de l’industrie des comics. Complètement génial, doté d’une culture peu commune, osant aller là où la quasi-totalité de ses pairs n’ose même pas franchir le pas de la porte, le magicien, comme certains l’ont surnommé, est non seulement un véritable ovni parmi les scénaristes de bandes dessinées mais aussi et, surtout, un auteur qui, au fil des décennies, nous aura offert moult chef d’œuvres incontournables. Bien évidement, ses créations, originales et complexes, bourrées de références a l’univers des comics et, dans un sens plus large, à la culture populaire, principalement du vingtième siècle mais sans oublier de grands auteurs du passé ainsi que des contes et des légendes du monde entier, n’ont jamais été destinées au grand public, ce dernier lui préférant, la simplicité d’un Stan Lee et la bêtise traditionnelle des super-slips. Cependant, une frange du public, moins nombreuse, bien entendu, s’en moquent bien et se délectent depuis longtemps d’œuvres aussi magistrales que WatchmenLa Ligue des Gentlemen ExtraordinairesV for VendettaFrom Hell ou Filles Perdues. Mais si, ici, je vous ai parler de quelque unes de ses créations les plus connues, Alan Moore, auteur pour le moins prolifique, aura été un touche à tout de génie et, au tournant du siècle, le britannique aura pondu pour Wildstorm trois œuvres qui auront, elles aussi, marquées les esprits, ce, même si elles sont toutes assez différentes dans leurs conceptions : Tom StrongTop Ten et, bien entendu, ce fameux Promethea dont je vais vous parler aujourd’hui. Bon, je ne vais pas vous mentir, des trois, Promethea était, sans aucun doute, celui que j’attendais le plus et vous pouvez imaginez ma joie lorsque les éditions Urban Comics nous l’ont proposé en trois intégrales. Un bien bel objet, par ailleurs, avec cette couverture blanche, sobre et fort agréable au touché et dont le contenu, ma foi, est une véritable merveille. Car bon, comment dire, ici, nous embarquons dans un voyage mythologique, mystique, magique, fantaisiste, aux origines de Promethea, une demi-déesse dont on fait la connaissance dans ce premier volume et qui est, probablement, une des créations les plus folles d’Alan Moore. Ce titre, mine de rien, a tout de même un quart de siècle et conserve pourtant une fraîcheur et une actualité parfois déconcertantes et, dans celui-ci, Alan Moore expérimente, ce, dans tous les sens du terme : tant dans son scénario, très dense, souvent alambiqué et pourtant fascinant, que dans le choix de son illustrateur, le génial J.H. Williams III, qui prend de nombreuses libertés avec la construction de ses pages, ce qui se ressent au cours de la lecture. Celle-ci sera parfois verticale, parfois horizontale, et nous sommes même amenés à tourner l'ouvrage pour lire certains chapitres ! Ces auteurs prennent des risques, ne se formalisent pas des codes traditionnels des comics, et abordent une pluralité de sujets et de thématiques, en laissant une place prépondérante aux femmes, aux héroïnes, mais aussi à l'imagination qui aura un rôle central dans le récit. Il sera également appréciable de noter un grand nombre de références graphiques et scénaristiques à l'Histoire et aux mondes de la littérature – comme l'indique, par exemple, le nom de cette Shelley – des comics, des mythes, des contes de fées, de la magie et de l'art en général. Un ouvrage riche et complexe, qui débute avec une trame somme toute assez classique avant de partir dans des réflexions presque philosophiques qui peuvent parfois nous perdre, ce qui est aussi, parfois, la signature de Moore. Bref, vous l’avez compris, Promethea est une véritable merveille qui frôle avec la perfection, qui fourmille d’idées stupéfiantes quasiment à chaque page et qui démontre, une fois de plus, qu’Alan Moore est un véritable génie. Bien évidement, ce comics ravira les fans du britannique et découragera les novices et le grand public en général, mais bon, si vous faites partie de la première catégorie, le bonheur sera au rendez vous et, ma foi, c’est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Probablement une des œuvres les plus singulières du grand et génial Alan Moore – une de plus me direz vous ! Il faut dire que Promethea est un comics qui nous entraine dans une intrigue complètement folle où se mêlent contes de fées, légendes, littérature, poèmes, magie et même, sous forme de clin d’œil, les super-slips. Cela débute pourtant d’une manière plutôt classique et, assez rapidement, les épisodes s’enchainent, tous plus différents et fous les uns que les autres. Bref, un pur chef d’œuvre !
- C’est complexe, bourré de références à l’histoire de la culture populaire et des mythes et légendes dans le sens le plus large du terme, cependant, si vous possédez quelques bonnes connaissances et que vous êtes fan du genre, alors, la lecture de ce premier volet de Promethea sera un pur régal pour vous.
- Il y a tout de même quelques épisodes complètement fous comme, par exemple, celui où Promethea fait l’amour avec un vieux sorcier pour le moins dégoutant ainsi que celui où l’histoire du monde, de l’évolution humaine et de la magie nous est racontée par le biais de cartes de Tarot. Mais où est-ce qu’Alan Moore va chercher tout cela !?
- Pour ce qui est des dessins, J.H. Williams III réalise une prestation pour le moins stupéfiante ! Pourtant, au début, on se dit que l’on a affaire a un artiste de comics plutôt typé années 90 et, assez rapidement, on se rend compte que celui-ci bouscule complètement les codes du genre et que chaque planche, chaque case, presque, est d’une inventivité folle qui est presque du jamais vu dans le genre. Bref, une des grandes forces de ce comics, indéniablement…
- Les éditions Urban Comics nous livrent ici une intégrale de fort belle qualité avec cette couverture en cuir blanc.
 
Points Négatifs :
- Comme souvent chez Moore, posséder de bonnes connaissances en histoire de la culture populaire s’avère nécessaire pour mieux saisir toutes les subtilités de ce Promethea, sans parler, bien entendu, des nombreuses références qui parsèment les presque 400 pages de cet album.
- Le grand public, adepte de super-slips, fuira comme la peste ce Promethea qui est d’une complexité peu commune en comparaison de ce qu’ils sont l’habitude de lire…
 
Ma note : 9/10

Nous, les Morts – Le Céleste Empire


Nous, les Morts – Le Céleste Empire
 
La troupe a rencontré le pape Clément, lui aussi zombifié, mais qui a réussi à dépasser le stade des pulsions carnivores. Ce dernier n'a pas pu donner d'indication à Manco sur le lieu où trouver la source de jouvence. Le départ d'Avignon s'organise alors pour atteindre l'empire Han, la traversée du continent vers l'est peut commencer. La troupe progresse depuis de longs mois lorsqu'elle se fait piéger par des morts cachés sous la neige. C'est l'intervention d'un groupe d'hommes armés de massues et prodigieusement efficaces au combat qui va les sauver. La soirée s'organise alors autour du père Iguman Alexeï et ses hommes, dans leur monastère. Alors qu'ils assistent à l'étrange coutume qui veut qu'un jeune moine blessé passe deux jours de félicité dans une pièce peuplée de femmes avant d'être décapité, Manco se questionne sur son propre passé. L'extermination du peuple Lakota, son manque d'affection envers la belle Occlo qui a pourtant porté le seul enfant de la troupe... Il faudra encore de nombreuses rencontres et l'approche du territoire des Han, pour que le prince guerrier comprenne un des enjeux de son voyage. Et découvre une à une la puissance des autres empires de par le monde...
 

Nous, les Morts – Le Céleste Empire
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Yana, Nikola Vitkovic
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 30 septembre 2015
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Plutôt emballer par les deux premiers volumes de Nous, les Morts, uchronie des sieurs Darko Macan et d’Igor Kordey qui, pour rappel, nous entrainaient dans un monde où la population européenne, dévastée par la peste noire, s’était transformée en zombie, ce fut avec un certain entrain que je me suis lancé dans la lecture de ce troisième tome de la saga, un album qui, au demeurant, confirme dans l’ensemble tout le bien que l’on pouvait penser a son sujet, ce, même si tout n’est pas parfait. En effet, il est inutile de perdre du temps et autant parler des choses qui fâchent tout de suite, scénaristiquement, il se passe beaucoup trop de choses dans ce troisième volet, ce qui fait que, au final, on se retrouve avec trop gros nombre d’événements majeurs traités un peu trop rapidement, principalement vers la fin. Cela est plutôt dommage car pour le reste, c’est toujours aussi bon. Ainsi, on prend toujours autant de plaisir à suivre les pérégrinations de notre petite troupe de héros surtout que, dans cet album, ils voient du pays, allant des forêts russes jusqu’en Chine et rencontrant, au passage, tout un tas de peuples divers qui n’ont pas été touchés par la malédiction européenne – du moins, pour le moment. Coté dessins, c’est du Igor Kordey, ce qui signifie que si vous êtes fans du style pour le moins particulier du croate, c’est un pur régal même si, ici ou là, il retombe un peu dans ses travers des débuts avec quelques cases un peu réalisées a la va-vite, ce qui est dommage. Bref, au final, Le Céleste Empire, troisième tome de Nous, les Morts apparait comme étant un poil en-dessous de ses prédécesseurs mais davantage en raison de petites faiblesses narratives qu’autre chose, en tous cas, pas au point que l’on puisse crier a la déception, bien au contraire ! L’aventure continue et j’ai vraiment hâte de découvrir comment celle-ci s’achèvera !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, une fois de plus, de retrouver des protagonistes que l’on connait désormais fort bien et un univers plutôt original et toujours aussi attractif, surtout que, pour les premiers, les relations entre les personnages évoluent de manière assez intelligente et comme en plus on voit du pays, il y a de quoi ne pas s’ennuyer une seconde !
- Des plaines russes a l’Empire Chinois en passant par la Mongolie avec, en aparté, un petit tour du coté de l’Empire Ottoman et de l’Amérique Centrale, nos héros et le lecteur ont de quoi faire.
- Un Igor Kordey égal a lui-même dans l’ensemble, ce qui ravira ses fans.
 
Points Négatifs :
- Trop d’événements tuent les événements, ainsi, dans ce troisième tome, je trouve qu’il y en un peu trop et que ces derniers ne sont pas vraiment développés comme ils le devraient, ce, par manque de place.
- Comme je l’ai précisé lors des critiques des volumes précédents, Nous, les Morts est une BD au concept tellement spécial qu’il faut vraiment accrocher a celui-ci ; si ce n’est pas le cas, alors vous passerez votre chemin…
- Chacun sait qu’Igor Kordey est un artiste très clivant, du genre, soit on adore, soit on déteste, et comme en plus, il a tendance, dans ce tome, a retomber par moments dans ses travers des débuts…
 
Ma note : 7/10

mercredi 19 août 2026

Le Cycle de Fondation – Seconde Fondation


Le Cycle de Fondation – Seconde Fondation
 
Conçue par le psychohistorien Hari Seldon pour restreindre l'ère de chaos résultant de la décadence de l'Empire galactique, la Fondation est désormais aux mains du Mulet, un mutant imprévisible capable de manipuler les esprits et d'imposer sa volonté à quiconque. Avec ses pouvoirs et les immenses ressources que lui procure la Fondation, il s'est donné pour objectif d'étendre sa domination aux ultimes vestiges de l'Empire défunt. Mais déjà une nouvelle légende prend forme : il existerait une seconde Fondation, consacrée aux sciences mentales, œuvrant de façon occulte pour garantir l'accomplissement des desseins du légendaire Hari Seldon...
 

Le Cycle de Fondation – Seconde Fondation
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 10 juin 1953
Edition Française : 26 mars 2009
Titre en vo : Second Foundation
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jean Rosenthal
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 432
 
Mon avis : 
Avant toute chose, il faut savoir que Seconde Fondation marque un coup d’arrêt dans la saga puisque, en effet, a l’issu de ce troisième volume, Isaac Asimov, lassé, mis celle-ci de coté afin de s’atteler a d’autres récits et ne revint, quasiment contraint et forcé que trois décennies plus tard, avec les deux derniers tomes du cycle qui ne virent le jour que dans les années 80, mais aussi avec deux préquelles, datant de la même époque. Ainsi, pendant longtemps, Le Cycle de Fondation ne fut composé que de ces trois premiers tomes originaux, eux-mêmes composés de nouvelles plus ou moins longues, tandis que la suite, elle, s’avéra être tout a fait différente. En effet, le temps ayant fait son œuvre, le style de l’auteur évolua et les derniers tomes sont en fait de véritables romans, quand a l’aspect narratif et descriptif, il est bien plus imposant. Mais ceci est une autre histoire et intéressons nous donc maintenant au troisième tome de Fondation. Ainsi, à l’issu de Fondation et Empire, le lecteur avait laissé le Mulet échoué dans sa quête de la mystérieuse seconde Fondation, cependant, si un coup d’arrêt fut porter a sa conquête, il n’en restait pas moins maitre d’une bonne partie de la Galaxie. Cinq années se sont écoulées et celui-ci qui n’a pas perdu l’espoir de découvrir ou se cache cette fameuse seconde Fondation annoncée par Seldon, se décide a envoyer deux hommes en mission a sa recherche, Han Pritchett, son général en chef et ancien adversaire converti et Bail Channis, un jeune membre de sa cour, arrogant et insouciant mais qui, selon le Mulet, pourrait être la clef de la découverte de la Fondation par le simple fait que, n’ayant pas été converti, il aurait conservé toute l’astuce nécessaire pour une telle quête. Cette première nouvelle, dans un tome qui en comporte deux, pas très longue, n’en reste pas moins indispensable pour l’intrigue générale de la saga. En effet, celle-ci va voir s’affronter d’un coté le Mulet et ses hommes, et de l’autre, la seconde Fondation qui fait là sa grande entrée de manière officielle dans l’histoire. Et je ne pense pas faire de grandes révélations en vous disant que la quête sera couronnée de succès, quoi que, sans dire ni comment, ni ce qui arrivera ensuite. Et le récit, plutôt court au vu des standards actuels, n’en reste pas moins un classique du genre avec tout ce qui a fait la qualité de la saga : rebondissements, révélations et autres coups de théâtres en pagaille auquel le lecteur ne s’attendait guère. Personnellement, j’ai bien aimé cette Quête du Mulet, en particulier le duel à trois qui m’aura marqué de part son intensité. La Quête de la Fondation, deuxième nouvelle de l’œuvre et gros morceau de celui-ci, est tout aussi bonne  et, cette fois ci, l’opposition met aux prises les deux Fondations, la première, tout juste remise de sa chute face au Mulet, connaît désormais l’existence de la seconde et se retrouve partagé entre deux opinions bien distinctes : tout d’abord, la grande majorité de la population ne voient en celle-ci qu’une espèce de Deus-ex-machina qui leur sauvera la mise devant toutes les difficultés, tandis qu’une petite minorité craint pour sa survie et sa liberté face a des hommes capables, comme le Mulet, de contrôler les esprits. Pour ce qui est de la seconde, devant le danger que fut pour le plan Seldon l’apparition imprévue du Mulet, elle essaye de tout faire pour le remettre sur les bons rails, et pour cela, il faut que la première Fondation oublie leur existence, sinon, leur stagnation continuera et cela en sera finie du plan Seldon. Ainsi, tout l’intérêt de l’histoire repose sur cet affrontement et c’est par le biais d’un petit groupe de comploteurs de Terminus et d’une adolescente, en fuite dans la galaxie, que l’on suivra celui-ci. Si Asimov nous avait habitué jusque là a nous passionner avec ses récits diablement efficaces remplis de rebondissements, cette fois ci, tout cela est poussé a son paroxysme, dans une nouvelle parfois proche du polar et dont le final, avec ces multiples explications qui s’enchainent et se contredisent en permanence, restera comme l’un des grands moments de tout le cycle, incontestablement. Bref, Seconde Fondation est tout bonnement dans la lignée de ces deux prédécesseurs et il n’y a tout simplement rien à jeter ni à redire. Une fois de plus, Asimov a sut nous entrainer dans un récit captivant et démontrer qu’il fut l’un des plus grands écrivains du genre du vingtième siècle. Le final nous laissait présager que des centaines d’années plus tard, le plan Seldon allait finalement aboutir au second Empire Galactique, mais souvenons nous qu’à la base, la série aurait dut en rester là… Or, il y a encore deux tomes et tout pourrait se compliquer…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de découvrir la suite de ce qui est, incontestablement, un des plus grands cycles de Science-Fiction de tous les temps. Il faut dire que, avec Fondation, Isaac Asimov nous livre sans nul doute son chef d’œuvre absolu, le maitre étalon de toute sa production qu’il a nombreuse et de qualité.
- Deux nouvelles composent ce troisième volet de la saga : La Quête du Mulet et La Quête de la Fondation. Indéniablement, nous avons ici deux récits hauts en couleurs, captivants et dans la lignée de leurs prédécesseurs.
- La conclusion de La Quête de la Fondation, avec ses multiples rebondissements, est un véritable classique du genre.
- Le duel final – à trois – qui conclut La Quête du Mulet est un pur régal !
- Tout le mystère qui entoure cette fameuse Seconde Fondation et qui nous tient en haleine tout au long des deux récits…
 
Points Négatifs :
- Même si le Mulet est encore présent dans la première nouvelle de ce troisième volet du Cycle de Fondation, il manque peut-être des protagonistes charismatiques comme cela avait été le cas dans les deux premiers tomes de la saga.
- Certains tiqueront peut-être devant les pouvoirs des membres de cette fameuse Seconde Fondation qui tombent franchement dans la parapsychologie pure et dure. Mais bon, cela reste une affaire de gouts personnels.
- Les lecteurs modernes, peu habitués cette SF d’un autre âge, risquent de tiquer devant ces deux récits qui leur apparaitront probablement trop court. Après, une fois de plus, cela reste une affaire de gouts…
 
Ma note : 8,5/10

Rendez-vous avec la M.O.R.T.


Rendez-vous avec la M.O.R.T.
 
Une redoutable et mystérieuse organisation, la M.O.R.T., multiplie crimes et exactions en tous genres dans la ville de Titan. Pire encore, vous venez d'être informé que son chef, le cruel Titanic Cyborg, a dressé un plan pour devenir le maître de la Terre. Une réunion à laquelle participeront tous les agents de la M.O.R.T. doit mettre au point les derniers détails de cette monstrueuse entreprise. VOUS êtes le Justicier, un habitant de Titan à l'apparence banale dans la vie quotidienne, mais un héros doué de Superpouvoirs lorsque le devoir vous appelle. Vous seul pouvez connaître la date, l'heure et le lieu de cette lugubre réunion. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
 

Rendez-vous avec la M.O.R.T.
Série : Défis Fantastiques n°17
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : Brian Bolland
Illustrations intérieures : Declan Considine
Titre original : Appointment with F.E.A.R.
Traduction : Arnaud Dupin de Beyssat
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : mai 1986
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 440
 
Mon avis :
Cofondateur de la fameuse saga des Défis Fantastiques avec le sieur Ian Livingstone, Steve Jackson s’était très rapidement démarqué de son compère par son anticonformisme vis-à-vis de la thématique habituelle des Livres dont vous êtes le Héros, ainsi, entre une quadrilogie somptueuse que fut Sorcellerie !, mais aussi, des titres comme La Galaxie Tragique qui lorgnait du coté de Star Trek et pour le cultissime Manoir de l’Enfer, l’auteur ne se limita jamais a la simple Heroic Fantasy, bien au contraire. Et, justement, l’un de ses meilleurs exemples, en tous cas, peut-être le plus osé fut ce Rendez-vous avec la M.O.R.T., livre jeu fortement inspiré des comics books de super-héros ! Eh oui, ici, nous n’interprétons pas un traditionnel aventurier armé d’une épée qui s’en va occire un méchant sorcier mais un super-héros, un vrai de vrai, avec son costume et sa cape. Un sacré changement, donc, plutôt original et bienvenu surtout que, histoire d’en rajouter une couche, si les illustrations de Declan Considine se sont pas éblouissantes, elles collent assez bien a l’ambiance des comics – d’ailleurs, la plupart du temps, elles sont présentées comme des cases, ce qui renforce le sentiment de se trouver dans un comics. L’idée de Steve Jackson, bien entendu, est certes audacieuse mais assez réussie, surtout que l’on a droit a toute la panoplie du genre avec, bien entendu, le costume, l’identité secrète a préservée, les pouvoirs a choisir, des adversaires tous plus ridicules les uns que les autres et, petite cerise sur le gâteau, un patron irascible qui nous renvoi a celui de Peter Parker dans Spider-Man. Hélas, toutes les meilleures idées au monde ne suffisent pas et même si par le choix du pouvoir de départ, on dispose en fait de quatre aventures en une, assez différentes d’ailleurs, ce livre jeu pèche énormément de par son extrême difficulté, car oui, vous l’avez compris, c’est un one-true-path, ou plutôt, quatre one-true-path, qui plus est, assez court dans l’ensemble puisque, malgré les 440 paragraphes, il y a quatre aventures a caser. Mais bon, même s’il est loin d’être parfait, Rendez-vous avec la M.O.R.T. mérite le détour, ne serais-ce que pour son originalité, et si en plus vous êtes amateurs de comics et d’énigmes, alors, nul doute que vous passerez un fort bon moment !
 

Points Positifs
:
- Sans nul doute l’un des Défis Fantastiques les plus originaux de la série ! Il faut dire qu’interpréter un super-héros dans un LDVELH, c’est une chose peu commune.
- Steve Jackson ne fait pas les choses à moitié et nous abreuve avec tous les poncifs du genre : costumes, capes, identité secrète, superpouvoirs, méchants a priori ridicules mais qui ne dénotent pas avec ceux des comics (surtout ceux de l’époque), difficultés a gérée la vie quotidienne pour notre héros, etc.
- Si les illustrations ne sont pas extraordinaires en soit, force est de constater que la manière dont elles sont présentées, c'est à dire, comme des planches de BD, renforce l’impression que l’on lit un véritable comic book !
- On a le choix entre quatre superpouvoirs, ce qui donne, au final, quatre aventures différentes.
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, Rendez-vous avec la M.O.R.T. est un one-true-path a l’extrême difficulté, ou plutôt, quatre one-true-path puisqu’il y a en fait quatre histoires. Pour la petite histoire, je n’ai jamais arrivé à en venir à bout…
- Quatre histoires pour 440 paragraphes, vous l’avez compris, les différentes aventures sont en fait assez courtes.
- Le découpage des illustrations en forme de planches de comics est sympa mais Declan Considine n’est pas un dessinateur extraordinaire.
- Si vous êtes allergiques aux super-héros, passez votre chemin sans vous attardez, ce livre jeu n’est pas fait pour vous.
- Les noms, ce n’est pas du tout ça mine de rien : entre le Justicier et Titanic Cyborg, tout cela ne vole pas bien haut…
 
Ma note : 7/10

mardi 18 août 2026

Squid Game – Saison 2


Squid Game – Saison 2
 
Seong Gi-hun quitte l'aéroport, déterminé à affronter l'Organisateur derrière le Jeu. Réalisant qu'il est surveillé, il retire un dispositif de traçage implanté derrière son oreille. Hwang Jun-ho survit à sa chute de la falaise. Deux ans plus tard, Gi-hun travaille avec Kim, son ancien prêteur sur gages, et ses sbires pour retrouver le recruteur des jeux à Séoul. Kim et son associé, Choi Woo-seok, finissent par localiser le recruteur et l'observent proposer à des sans-abris du pain ou un jeu à gratter ; la plupart choisissent le jeu, et le recruteur détruit le pain rejeté devant eux. Le recruteur enlève Kim et Woo-seok et les force à jouer à un jeu mortel de pierre-feuille-ciseaux combiné avec une roulette russe, entraînant la mort de Kim. Jun-ho enquête sur Gi-hun et localise sa base opérationnelle. Le recruteur confronte Gi-hun sur place, révélant qu'il était autrefois un soldat du Jeu qui a tué son propre père, un joueur, et justifie la cruauté des jeux en diabolisant les participants comme étant des rebuts. Il défie Gi-hun dans une manche de roulette russe, conduisant à sa propre mort.
 

Squid Game – Saison 2
Réalisation : Hwang Dong-hyeok
Scénario : Hwang Dong-hyeok
Musique : Jung Jae-il
Production : Siren Pictures Inc
Genre : Thriller, Action, Drame
Titre en vo : Ojing-eo Geim
Pays d’origine : Corée du Sud
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 26 décembre 2024
Langue d'origine : coréen, anglais
Nombre d’épisodes : 7 x 55 minutes
 
Casting :
Lee Jung-jae : Seong Gi-hun (no 456)
Wi Ha-joon : Hwang Jun-ho, le policier
Lee Byung-hun : Hwang In-ho, l'organisateur / (no 001)
Lee Seo-hwan : Park Jung-Bae (no 390)
Yim Si-wan : Lee Myung-gi (no 333)
Kang Ha-neul : Kang Dae-ho (no 388)
Park Sung-hoon : Cho Hyun-ju (no 120)
Choi Seung-hyun : Thanos (no 230)
Kang Ae-shim : Jang Geum-ja (no 149)
Yang Dong-geun : Park Yong-sik (no 007)
Jo Yu-ri : Kim Jun-hee (no 222)
Park Gyu-young : Kang No-eul
Chae Kook-hee : Seon-nyeo (no 044)
Song Ji-woo : Kang Mi-na (no 196)
Jeon Seok-ho : Choi Woo-seok
Lee Jin-wook : Geong-seok (no 246)
Roh Jae-won : Nam-gyu (no 124)
Lee David : Park Min-su (no 125)
Won Ji-an : Se-mi (no 380)
 
Mon avis :
 Ici, les choses étaient courues d’avance, ou presque et, pour expliquer cela, il faut remonter quelques années en arrière, fin 2021, pour être plus précis. C’était il n’y a pas si longtemps, c’est un fait, même si, depuis, avec tous les événements, souvent dramatiques, qui eurent lieu dans le monde, on pourrait croire que c’était il y a des lustres, nous étions alors en pleine période Covid, du moins, nous allions bientôt en finir avec cette pandémie oh combien marquante qui décima des millions de personnes dans le monde et fit apparaitre, bien entendu, tout un tas d’autoproclamés spécialistes en maladies infectieuse, la Russie n’avait pas encore attaquer l’Ukraine même si elle se préparait déjà, quand au Hamas, disons que le 7 Octobre était encore bien loin. Bref, nous étions fin 2021 quand, venu de Corée, une série pour le moins singulière connut un succès monstrueux, je veux, bien entendu, parler de Squid Game. Surfant allègrement sur le genre Battle Royale, alors a la mode chez les plus jeunes, cette série, sans prétention, a priori, connu un tel succès planétaire que certains, un peu trop hâtivement, selon moi, y perdirent la raison au point même de considérer celle-ci comme étant la série de l’année, ce qu’elle ne fut pas, voir, la folie aidant, une des plus grandes séries de l’histoire du genre. Bien entendu, Squid Game était, je ne le nie pas, une bonne série, ce qui, de mon point de vu, était déjà pas mal. Un chef d’œuvre ? Un incontournable ? Non, définitivement, non ! Restait, selon moi, un agréable divertissement qui aurait dut en rester là, ce qui, par ailleurs, était prévu a la base. Mais bon, vous savez comment va le monde. Face a ce succès colossal et les promesses futures d’entrées d’argent, Netflix mis un coup de pression au maitre d’œuvre de la chose, le sieur Hwang Dong-hyeok, afin que celui-ci ne tue pas la poule aux œufs d’or. Charge à lui d’écrire et de réaliser une suite et, comme chacun sait, comme il faut bien vivre, on avait compris que Squid Game connaitrait une nouvelle saison. Le problème qui, de mon point de vu, est de taille, est que lorsqu’une œuvre est crée avec un début et une fin et que celle-ci se suffit à elle-même, donner une suite a cette dernière est, pour le moins, complexe pour ne pas dire casse gueule. Fatalement, on se doutait bien que cette seconde saison serait inférieure a se devancière et sans surprises, fin 2024, lorsque paru sur les écrans la suite de Squid Game, quel fut le résultat ? Je vous le donne dans le mille : une déception, a tous les niveaux ! Concept repris sans vergogne et sans la moindre surprise qui, du coup, apparait comme étant de plus en plus bancal, protagonistes stéréotypés au possible et moins marquants que ceux de la première saison, scénario pour le moins faiblard bourré d’illogismes et pour le moins convenu, jeux qui sont soit une simple reprise comme celui du Un, deux, trois, Soleil – c’est bon, on a compris le concept – ou qui s’avèrent être moins spectaculaires que ceux de la première saison, a quoi il faut ajouter d’interminables scènes de dialogues qui tournent en rond sans oublier les bien trop longues séances de vote qui auraient put être une bonne idée mais qui ne le sont pas. Histoire d’enfoncer le clou : le flic qui cherche l’ile où se déroulent les jeux mortels pendant deux ans et qui, visiblement, doit avoir de sérieux problèmes d’orientation ainsi que la révolte finale qui tombe dans le grand n’importe quoi. Des bonnes choses, tout de même, dans cette seconde saison ? Disons, le Maitre du Jeu qui reste un protagoniste intéressant et dont l’opposition avec le héros est l’une des rares choses positives qui ressort de cette saison, sans oublier, bien entendu, les massacres, toujours aussi jouissifs, pendant les épreuves, mais bon, c’est peu, très peu même. Bref, vous l’avez compris, cette seconde saison de Squid Game est terriblement décevante et, naturellement, inférieure à tous les niveaux a sa devancière, mais bon, finalement, ce n’est même pas une surprise vu que l’on s’y attendait. Mais bon, Netflix est satisfait, les entrées d’argent ont eu lieu et, histoire de rentabiliser à fond la franchise et se remplir le portefeuille, cette saison aura été divisée en deux parties avec une soit disant troisième saison qui, ne soyons pas dupes, n’est que la suite directe de cette seconde saison, oh combien décevante…
 

Points Positifs
 :
- Les fans absolus de Squid Game seront naturellement ravis de retrouver leur série préférée et pourront se plaisir avec délice dans le visionnage de cette nouvelle saison qui va leur promettre de nouvelles épreuves et quelques sympathiques petits massacres en règles de pauvres hères en quête d’argent.
- Le Maitre du Jeu est un personnage plutôt intéressant, c’est un fait, quand a son opposition avec le héros, disons que le coté ami et ennemi fonctionne à merveille, même si, reconnaissons le, il faut savoir relativiser les choses.
- Si vous n’êtes pas très regardant sur la profondeur du scénario et sur les nombreux défauts qui parsèment cette suite, alors, vous apprécierez peut-être cette seconde saison de Squid Game ?
- Sans être exceptionnel, il ne faut pas exagérer, le casting fait plutôt bien le job, c’est déjà ça.
 
Points Négatifs :
- Sans aucune surprise et comme on pouvait s’y attendre, cette seconde saison de Squid Game est à des années lumières, qualitativement parlant, de sa devancière. Bien entendu, lorsqu’une série est faite, à la base, avec un début et une fin, bref, qu’elle se suffit à elle-même en état, nous pondre une suite non prévue au départ, cela ne peut accoucher que d’un résultat bancal.
- L’originalité de la première saison est perdue en cour de route et on retrouve un concept qui apparait de plus en plus comme bancal et qui sent la réédite a plein nez.
- Les défauts sont pour le moins nombreux dans cette seconde saison : manque d’originalité, protagonistes stéréotypés, jeux moins spectaculaires, illogisme de nombreuses situations, dialogues interminables et souvent peu intéressants, systèmes de votation qui apparait comme étant une fausse bonne idée, événements ridicules ou prévisibles.
- Les deux premiers épisodes sont terriblement longs, pour ne pas dire chiants, ensuite, une fois les épreuves débutées, cela s’anime un peu, mais bon, la fin, avec cette révolte débile, vient tout gâcher, définitivement…
- Un final qui n’en n’est pas un et qui n’est qu’un prétexte pour nous amener a voir la troisième saison – qui est, en fait, la seconde partie de la deuxième.
 
Ma note : 4/10

lundi 17 août 2026

Tom Strong – Tome 2


Tom Strong – Tome 2
 
En 1899, un petit esquif navigue sur les Indes Occidentales. La mer est extrêmement agitée et le capitaine a beaucoup de mal à maintenir le cap. Loin de se calmer, la tempête devient de plus en plus violente et la frégate se rapproche dangereusement des rochers. Le navire finit par sombrer et le capitaine meurt. Le couple Susan et Sinclair sont encore en vie et échouent sur une terre abandonnée : Attabar Terru, l'île gardée par les arcs-en-ciel. Sinclair ne perd pas de temps et confectionne un étonnant robot qui obéit aux moindres de ses ordres et qui est doué de paroles. Le robot Pneuman s'affaire pour construire un abri. En trois mois, il créé un véritable petit village au creux d'un volcan éteint. Le couple est heureux, vivant reclus du monde et pouvant consommer leur amour sans modération. Susan finit par tomber enceinte, mais l'accouchement est compliqué. Sinclair n'est pas médecin et elle peine à l'aider. C'est alors qu'une tribu d'indiens, cachés jusque là, rentre dans la cabane et aide Susan à accoucher correctement. C'est un garçon qui portera le nom de Tomas Strong, dit Tom Strong ! Quelques années plus tard, bien loin de son île natale, où ses parents s'adonnaient à toute sorte d'expérience scientifique, Tom Strong est maintenant devenu un homme, ou plutôt un surhomme ! Bravant tous les dangers au service de la justice, il défend le peuple au péril de sa vie, nous assurant rebondissements et aventures en tout genre !
 

Tom Strong – Tome 2
Scénario : Alan Moore, Peter Hogan, Geoff Johns, Mark Schultz, Steve Aylett, Brian K. Vaughan, Ed Brubaker, Michael Moorcock, Joe Casey, Steve Moore
Dessins : Chris Sprouse, Jerry Ordway, John Paul Leon, Pascal Ferry, Shawn McManus, Peter Snejbjerg, Duncan Fegredo, Ben Oliver, Paul Gulacy
Encrage : Karl Story, Trevor Scott, Richard Friend, Jerry Ordway, Hope & Friend, John Dell, John Paul Leon, Pascal Ferry, Shawn McManus, Peter Snejbjerg, Duncan Fegredo, Ben Oliver, Jimmy Palmiotti
Couleurs : Dave Stewart, Wildstorm FX, Michelle Madsen, JD Mettler, Jose Villarrubia
Couverture : Chris Sprouse
Genre : Super-Héros
Editeur : DC Comics
Titre en vo : Tom Strong – vol 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Parution : 20 avril 2010
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 07 juin 2019
Nombre de pages : 488
 
Liste des épisodes
Tom Strong 20-36
 
Mon avis :
 Comme je l’avais souligné dans la critique du premier volet de Tom Strong, cette œuvre du sieur Alan Moore est, en apparence, pour le moins pittoresque, ainsi, à mille lieux d’un certain Watchmen qui, en son temps, aura révolutionné le genre superhéroique et aura inspiré bien d’autres auteurs qui, par la suite, auront créer des histoires plus sombres et plus violentes, notre sympathique Tom Strong, héros positif s’il en est, avec son coté un peu naïf et son manichéisme assumé en aura dérouté plus d’un. Pourtant, comme c’est souvent le cas chez Alan Moore, les choses sont à la fois plus simples et plus compliquées qu’il n’y parait – oui, les deux à la fois. Formidable hommage à l'âge d’or des comics où les choses étaient bien plus simples et où il n’y avait guère besoin de se prendre la tête, Tom Strong fut, en quelque sorte, la réponse de Moore a une décennie, les années 90, où l’extrême violence avait prit le pas sur tout le reste et où la frontière entre héros et vilains était pour le moins mince. Le lecteur lambda, bien entendu, en aura été perturbé devant le coté gnangnan – apparent de la chose – l’amateur de comics éclairé, lui, y aura vu un sympathique retour aux sources, Tom Strong étant une belle déclaration d’amour a une époque littéralement révolue. Forcément, je ne pouvais pas faire l’impasse sur la suite et la fin des aventures de la famille Strong et, ma foi, après avoir apprécié le premier volume, j’ai été plutôt emballé par ce second volet. Bien entendu, tout ce que j’ai put dire de bien au sujet de cette œuvre est valable ici, du coup, je ne vais pas me répéter inutilement, me contentant de souligner la principale différence, notable au demeurant, c’est-à-dire, qu’Alan Moore n’officie que partiellement au scénario – dans le premier arc, le meilleur, et la fin. Ainsi, dans ce second volet de Tom Strong, nous avons tout un tas de grands noms des comics – Brian K. Vaughan, Ed Brubaker, par exemple – et même un certain Michael Moorcock – qui entraine notre héros dans une aventure qui est un beau pastiche de son cycle du Champion Eternel – qui, chacun, donnent leur vision du personnage. Certes, l’ensemble alterne entre le très bon et le tout juste sympathique, mais bon, au final, l’absence de Moore ne se fait guère sentir et cette suite de Tom Strong apparait comme étant une belle réussite. Bref, si vous avec apprécier le premier volume, si vous êtes fans d’Alan Moore et si vous avez une passion pour les pulps et l'âge d’or des comics, ne passez pas votre chemin, cela serait faire l’impasse sur une œuvre qui n’est peut-être pas un chef d’œuvre mais qui vous fera passer, à coup sur, un très bon moment !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de se plonger dans la suite et la conclusion de l’une des œuvres les plus atypiques d’Alan Moore puisque, ici, nous avons affaire a un formidable hommage aux comics de l’âge d’or, avec leurs héros positifs, leur manichéisme, leur amour et leur foi en la science… du moins, en apparence puisque la pate Moore est bel et bien présente.
- Hommage à l’âge d’or des comics, aux pulps, aux films de SF des années 50, aux nanards érotiques avec des femmes nazis, a la JLA et, dans un sens plus large – comme à chaque fois chez Moore – à la culture populaire dans son sens le plus large. Bref, un comics qui ravira les amateurs éclairés.
- Le premier arc narratif, celui d’une Terre parallèle avec un Tom Strong noir, est une pure réussite. Le meilleur moment de cet album, indéniablement !
- Alan Moore n’officie pas sur l’intégralité des épisodes et il y a bon nombre de scénaristes – y compris Michael Moorcock, ce qui ravira les fans de ce dernier – et, dans l’ensemble, ceux-ci nous livrent de très bons épisodes, s’appropriant chacun, de belle manière, l’univers de Tom Strong.
- Pour ce qui est des dessins, il y a moult dessinateurs et s’il y aurait certaines choses au sujet de certains, dans l’ensemble, c’est du très bon !
 
Points Négatifs :
- Comme souvent chez Moore, posséder de bonnes bases en histoire des comics et, dans un sens plus large, en culture populaire, s’avère nécessaire pour mieux saisir toutes les subtilités de ce Tom Strong, sans parler, bien entendu, des nombreuses références qui parsèment les 500 pages de cet album.
- Pour ce qui est des dessins, il y a moult dessinateurs et si la plupart sont très bons, ce n’est pas le cas de tout le monde !
- Quelques épisodes un poil plus moyens que les autres et une conclusion plutôt singulière.
- Ce héros très propre sur lui, ces histoires en apparence simples, ce manichéisme assez présent risque de rebuter bon nombre de lecteurs qui prendront tout cela au premier degré.
 
Ma note : 8/10