Harvest
Moon
Neil
Young
1
- Unknown Legend (Neil Young) 4:32
2
- From Hank to Hendrix (Neil Young) 5:12
3
- You and Me (Neil Young) 3:45
4
- Harvest Moon (Neil Young) 5:03
5
- War of Man (Neil Young) 5:41
6
- One of These Days (Neil Young) 4:55
7
- Such a Woman (Neil Young) 4:36
8
- Old King (Neil Young) 2:57
9
- Dreamin' Man (Neil Young) 4:36
10
- Natural Beauty (Neil Young) 10:22
Harvest Moon
Musicien
: Neil
Young
Parution
: 27 octobre 1992
Enregistré : septembre
1991 – février 1992
Durée : 51:00
Genre
: Country
Rock
Producteur : Neil
Young, Ben Keith
Label
: Reprise
Records
Musiciens :
Neil
Young : guitare, banjo, piano, harmonium,
vibraphone, chant
Kenny
Buttrey : batterie (1, 2, 3, 4, 10)
Tim
Drummond : basse, marimba, broom (1, 2, 3, 4)
Ben
Keith : pedal steel guitare, dobro, basse
marimba, chant (1, 2, 3, 4)
Spooner
Oldham : piano, harmonium, claviers (2, 3, 4, 10)
Linda
Ronstadt : chœurs (1, 2, 3, 4, 5)
James
Taylor : chœurs (2, 4, 5)
Nicolette
Larson : chœurs (3, 4, 7, 8, 9, 10)
Astrid
Young : chœurs (4, 7, 9)
Larry
Cragg : chœurs (4)
Mon
avis : Je ne vais pas vous mentir, la
toute première fois que j’ai écouté Harvest Moon, je n’ai pas
vraiment été emballé par cet opus du grand et inimitable Neil Young. La
raison à ce ressentit ? En fait, elles sont multiples. Tout d’abord, il y
a le fait, assumé, que cet album renvoi, bien évidement, au cultissime Harvest,
paru en 1971 et qui fut le seul et unique succès véritable du canadien, un opus
magnifique, au demeurant. Bien entendu, on sentait, derrière ce Harvest
Moon, une certaine pression de la part de la maison de disques qui, enfin,
tenait sa suite à Harvest. Ensuite, il y a le fait que, après une
certaine renaissance artistique a la fin des années 80, on s’était habitué à un
Neil Young nerveux, terriblement rageur et dont le style annonçait fort bien le
grunge naissant. Par la force des choses, un album comme ce Harvest Moon, rempli de mélancolie, calme, country, détonnât à l’époque de sa
sortie et de nombreux fans dans mon genre l’écoutèrent une ou deux fois avant
de passer à autre chose et de l’oublier. Et puis, le temps étant passé, j’ai
souhaité redonner une chance à cet opus, principalement par curiosité après
avoir vu que les critiques à son égard étaient pour le moins élogieuses et, ma
foi, comment dire, je dois reconnaitre que ce fut une révélation. Bon, avant
d’aller plus loin, reconnaissons l’évidence, c’est-à-dire, que Harvest
Moon est, naturellement, inférieur à Harvest, mais ce constat
n’est pas une grande surprise, la chose étant même, après tout, normale
puisque, au petit jeu des comparaisons, comment pouvoir rivaliser avec ce qui
fut un pur chef d’œuvre ? Ceci étant dit, il faut tout de même admettre
que Harvest Moon n’en reste pas moins comme étant un bon, que
dis-je, un très bon album de Neil Young et, au demeurant, un digne successeur
de son illustre ainé. Cela, tout simplement, en raison de son ambiance générale
que l’on comprend peut-être mieux une fois que l’on a pris de l’âge et de la
bouteille, que l’on à découvre ce qu’est la tristesse du temps qui passe, que
la souffrance est notre plus proche compagne, que le meilleur, de toutes
façons, est derrière nous mais que, malgré tout, on n’en fait nullement tout un
plat. Après tout, c’est la vie et que pourrait-on dire à nos amis, nos amours,
nos animaux perdus ? Pas grand-chose si ce n’est que nous pouvons
continuer à rêver en attendant un futur qui ne sera pas aussi grandiose mais
que l’on attend sereinement. Harvest Moon, c’est un peu tout cela,
la jeunesse est passée, l’âge mur est arrivé et on ne peut pas y faire
grand-chose si ce n’est l’accepter, alors, une fois que cela est fait, on peut
apprécier cet album, reconnaitre sa force, sa grandeur et admettre, une bonne
fois pour toutes, son importance dans la discographie du Loner, notre vieux
compagnon de route…
Points
Positifs :
- Alors
que l’on pouvait être fort méfiant à l’encontre de cet album, force est de
constater que Harvest Moon est une fort belle réussite et,
selon moi, un des meilleurs opus de Neil Young des années 90. Emprunt d’une
mélancolie tranquille, il nous montre un musicien apaisé et enfin en paix avec
lui-même, qui nous livre, au passage, de fort belles chansons.
-
Que de titres magnifique dans cet album : Unknown Legend, From
Hank to Hendrix, You and Me, War of Man, One
of These Days et, bien entendu, le superbe et romantique Harvest
Moon…
-
Musicalement, notre Loner préféré est en forme et, en plus, il est fort bien
entouré. Petite mention à la présence des belles Linda Ronstadt et Nicolette
Larson, vieilles campagnes de routes et qui sont magnifiques aux chœurs.
-
Un album que l’on apprécie davantage, je pense, lorsque l’on a un certain âge
et que l’on a compris le sens de la vie.
-
Une pochette plutôt simple dans sa conception mais qui n’en reste pas moins
efficace.
Points
Négatifs :
- Bien
évidement, si vous préférez le Neil Young électrique et virevoltant, vous
risquerez de ne pas apprécier Harvest Moon, album trop calme, trop
country dans sa conception.
-
Au petit jeu des comparaisons, Harvest l’emporte haut la main,
mais bon, c’est on ne peut plus normal…
Ma
note : 8,5/10
Akira
– Tome 1
En
2019, trente-huit ans après la Troisième Guerre mondiale, Néo-Tokyo se
reconstruit et se prépare à accueillir les Jeux Olympiques l’année prochaine.
Kaneda et sa bande sont des jeunes de 15 ans un peu paumés qui aiment faire des
virées nocturnes en moto, se droguer et se battre contre les gangs de motards
rivaux. Cette nuit n’échappe pas à la règle et le groupe s’élance à vive allure
dans les rues. Soudain, en plein milieu d’une route désaffectée, un des
garçons, Tetsuo, aperçoit la silhouette d’un enfant. Il tente de l’éviter et sa
moto explose avant même de percuter l’enfant. Les autres jeunes hommes
s’arrêtent et Kaneda assiste à un spectacle étrange : l’enfant, intact, a
l’apparence d’un vieillard et un numéro 26 tatoué dans la paume de sa main.
Soudain, ce dernier se met à devenir transparent jusqu’à disparaître. C’est
alors que l’armée, qui semble à la poursuite du gamin, débarque à son tour et
embarque Tetsuo, gravement blessé. Le lendemain matin, Kaneda et les autres
membres du gang ont le droit à un sermon musclé par le directeur de leur centre
d’apprentissage professionnel en mécanique et au prof de sport qui leur assène
quelques coups de poing pour leur apprendre la discipline. Ils n’ont pas de
nouvelles de Tetsuo mais l’enfant au corps de vieil homme va refaire surface.
Quant à Tetsuo, il se réveille dans un hôpital de l’armée avec des pouvoirs
étonnants après qu’on l’a opéré pour lui trafiquer le cerveau. Loin de se
soumettre comme les autres cobayes, le jeune homme décide de s’évader de
manière sanglante, et va utiliser ses nouveaux dons pour se faire respecter,
n’hésitant pas pour cela à tuer tous ceux qu’il croise...
Akira – Tome 1
Scénariste
: Katsuhiro
Otomo
Dessinateur : Katsuhiro
Otomo
Genre : Seinen
Type
d'ouvrage : Fantastique, Anticipation
Titre
en vo : Akira – vol 1
Parution
en vo : 14 septembre 1984
Parution
en vf : 01 juin 2016
Langue
d'origine : Japon
Editeur : Glénat
Nombre
de pages : 362
Mon
avis : Si cela fait un peu plus de trois
décennies que je connais Akira, le manga culte du grand Katsuhiro
Otomo, et si je qualifie celui-ci depuis longtemps, donc, de pur chef d’œuvre –
ce qu’il est, la chose est claire – jusqu’à aujourd’hui, je ne le connaissais
que par sa version colorisée, celle faite par les américains et qui fut
publiée en France au tout début des années 90. Bien évidement, cette version de
Akira, en elle-même, était déjà
extraordinaire et, quelque part, me suffit pendant fort longtemps, or, a un
moment donné, il aurait été dommage de passer a coté de la version originale,
bref, du manga d’Otomo en noir et blanc, tel qu’il fut publié au début des
années 80, et s’il m’a fallut bien du temps pour franchir le pas, force est de
constater qu’après la lecture de ce premier tome de Akira, il
apparait grandement que non seulement le plaisir est toujours au rendez vous
mais que, en plus, avec cette version en noir et blanc, j’en suis presque a
redécouvrir une œuvre que je croyais connaitre sur le bout des doigts. Car oui,
cette énième version de Akira, dirigée par le sieur Otomo en
personne depuis le Japon, totalement identique au manga original, est un must
absolu que tout fan se doit de posséder absolument. Bien évidement, rejeter la
version couleur, celle qui nous aura fait découvrir Akira du
temps de notre jeunesse est peut-être excessif, mais bon, a bien y réfléchir,
comment ne pas reconnaitre que le noir et blanc magnifie superbement une œuvre
qui flirtait déjà allègrement avec la perfection. Ainsi, sans rentrer dans les
détails d’un scénario grandiose, que tout fan connait – on y suit des jeunes
paumés de 15 ans qui parcourent la ville à moto la nuit pour affronter des
gangs rivaux, et qui vont se retrouver dans des affaires qui les dépassent avec
des expérimentations de l’armée sur des enfants porteurs de pouvoirs aussi
puissants que dangereux, des révolutionnaires qui en savent beaucoup sur ces
derniers et un nom, celui d’Akira, qui revient sans cesse et qui semble lié a
la guerre mondiale qui eut lieue quelques décennies auparavant – et qui ira en
s’améliorant au fil des volumes, il y également les dessins de Katsuhiro Otomo,
d’un dynamisme et d’une précision redoutable et qui restent, encore
aujourd’hui, comme étant le point d’orgue de sa carrière. Bref, un premier tome
génial, tout simplement, et qui, d’emblée, pose les jalons d’une œuvre
grandiose et culte qui est classée, depuis longtemps, au firmament des plus
grandes bandes dessinées de l’histoire, rien que ça ! Alors, que vous
soyez un vieux fan ou un parfait néophyte, n’hésitez pas une seconde et lancez
vous dans cette intégrale, Akira faisant partit de ces œuvres
qu’il faut avoir lut avant de mourir, et je n’exagère pas en disant cela…
Points
Positifs :
-
Encore une énième version du manga culte de Katsuhiro Otomo diront
certains ?! Certes, mais jamais le lecteur n’a eu droit a une version
respectant aussi bien le matériel original – nouvelle traduction, onomatopées
sous-titrées (au lieu de retouchées comme dans certaines versions), sens de
lecture japonais, et jaquette originale. Du coup, c’est presque une
redécouverte de l’œuvre, même pour les vieux de la vieille.
-
Le scénario, bien entendu, tout bonnement génial et qui ira en s’améliorant, au
passage, au fil des tomes. A la base, les choses semblent simples avec ces
jeunes motards qui sont mêlés aux manipulations génétiques de l’armée et a des
révolutionnaires mais les choses se compliquent très rapidement lorsque l’un
des adolescents, Tetsuo, se voit affublé de pouvoirs qui le dépassent et qui
finiront par… mais je n’en dit pas plus pour l’instant…
-
Les dessins de Katsuhiro Otomo, tout simplement somptueux ! D’une
précision incroyable, détaillés au possible, ces derniers nous montrent bien
qu’il y aussi de très grands artistes au Japon, contrairement a ce que certains
pensent. Et puis, comment ne pas mettre en avant ce cadrage dynamique, ce coté
cinématographique ? Bref, un pur régal !
-
Kaneda, Kei, Tetsuo, le Colonel, Ryu, le Clown, Yamagata… des protagonistes
cultes et certains ne sont pas encore apparus.
-
Même si les plus vieux ont été élevés a la version colorisée, force est de
constater que la version originale en noir et blanc a de la gueule !
-
Quelques scènes cultes, déjà, dans ce premier tome : ainsi, la mort du
pauvre Yamagata marque durablement les esprits…
Points
Négatifs :
-
Sur les premières pages, les dessins de Katsuhiro Otomo, en étant bons,
manquent encore un peu de précision mais cela s’améliore très rapidement au fil
de l’album.
-
Les inconditionnels de la version colorisée risquent de pinailler, mais bon,
c’est plus une version de gouts qu’autre chose…
Ma
note : 9/10
Saga
– Tome 1
Dans
l'arrière-salle d'une carrosserie, Alana, une jeune femme portant des ailes
dans le dos et ancienne soldate et Marko, un lunien orné de cornes de bouc et
ayant des dons pour la magie, vivent des instants merveilleux avec la naissance
d'Hazel, leur petite fille. Cet enfant n'aurait pourtant jamais du naître.
Alana et Marko viennent tous deux de planètes différentes et d'espèces en
guerre depuis longtemps. Considérés comme des parias, ils sont recherchés de
toutes parts. Un baron robot et des soldats de la coalition les ont retrouvés
et les tiennent en joue. Trois luniens font aussi irruption. Par miracle, le
couple et leur bébé parviennent à s'échapper et à mettre la main sur une carte.
Sur celle-ci figure un lieu synonyme d'espoir : la forêt de la fusée. Là-bas,
ils pourront quitter Clivage et se rendre sur une autre planète. Mais leur
fuite ne se fera pas sans danger, car les différents camps ont engagé des
mercenaires indépendants, réputés pour leur méthode expéditive et leurs résultats...
Saga – Tome 1
Scénario
: Brian K. Vaughan
Dessins
: Fiona Staples
Encrage : Fiona
Staples
Couleurs : Fiona
Staples
Couverture : Fiona
Staples
Genre : Science-Fiction,
Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre
en vo : Saga – Vol 1
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 23
octobre 2012
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 15 mars 2013
Nombre
de pages : 167
Liste
des épisodes
Saga
1-6
Mon
avis : Le hasard faisant souvent fort
bien les choses, ce fut donc, il y a de cela une bonne dizaine d’années, alors
que je me contentais de lire, sur les sites spécialisés, quelques critiques sur
diverses œuvres, tous genres confondus, que j’étais tombé sur cette singulière
œuvre du nom de Saga. Une couverture pour le moins curieuse, avec
une femme fée tenant dans ses bras un bébé accompagnée d’un homme arborant des
cornes de bouc, un synopsis pour le moins accrocheur avec une histoire, que
l’on pourrait, a priori, trouver banale (bah oui, Saga, c’est
surtout un Roméo & Juliette dans un univers de Space Opéra)
mais qui avait de quoi attirer l’attention du simple quidam, des dessins plutôt
plaisants, malgré leurs simplicités apparents (excellente Fiona Staples que je
ne connaissais pas du tout mais qui possédait un petit quelque chose qui a fait
que j’avais accrocher tout de suite a son style), sans oublier, bien entendu,
des personnages fort charismatiques, et ce, malgré leur étrangeté.
Curieusement, et sans que je ne me lance plus avant dans la lecture des
critiques de cette œuvre, je me disais que je tenais quelque chose de plutôt intriguant
qui avait de quoi sortir franchement de la norme, cependant, ce que je ne m’attendais
pas, c’était que ce Saga allait
vraiment marquer les esprits des amateurs de comics et apparaitre comme étant,
tout simplement, comme étant l’une des meilleures créations de la décennie
écoulée. Et donc, après avoir lu et relu moult critiques pour le moins
élogieuses sur cette œuvre, après m’être procurer le premier volume de celle-ci
et, donc, après avoir enfin trouvé le temps de la lire, confirmation fut faite
que oui, Saga était plus qu’une bonne BD, c’était peut-être un
chef d’œuvre, et je pèse mes mots en disant cela. Ainsi, que ce soit en
raison de son scénario, tout bonnement excellent et où l’auteur, Brian K.
Vaughan, qui avait un peu délaissé les comics ces dernières années avant de
revenir avec ce Saga, nous offrait, comme je l’ai déjà dit,
un Roméo & Juliette à la sauce Star
Wars, ses protagonistes, hauts et couleurs et charismatiques au possible,
que ce soient les parents de Hazel, bien entendu, le fantôme, Isabel, l’étrange
homme a tête de poste de télévision, le Prince Robot IV, mais aussi, les
chasseurs de prime, la Traque, mi-femme mi-araignée et son ex-amant, le
taciturne Le Testament, toujours accompagné de son énigmatique Chat Mensonge,
force est de constater que nous avons le droit à une galerie de fortes têtes
que l’on était pas prêt d’oublier de si tôt. Un scénario excellent et qui tenait
la route, des protagonistes fort bien réussis, une toile de fond intéressante,
un univers, ma foi, accrocheur, et, malgré une certaine violence, une certaine
dose d’humour savamment dosée et l’on se retrouvait, au final, avec une œuvre qui
apparaissait comme étant tout bonnement excellente même si, selon moi, celle-ci
n’était peut-être pas à mettre entre les toutes mains : de par sa
violence, bien évidemment, mais aussi pour ses scènes de sexe pour le moins
crues (mais qui, contrairement à bien d’autres œuvres, ne tournent pas au
vulgaire et semblent plutôt logique dans le déroulement de l’intrigue ; bref,
pas de voyeurisme ici) et un langage qui l’est tout autant, quoi que, nous
sommes en 2026 et probablement que de nos jours, tout cela ne choquera plus
grand monde ?! Bref, le premier tome de Saga, composé des six
premiers volumes de la série, apparait comme étant une réussite indéniable,
quand a mon ressentit, il ne pouvait être que bon puisque, après tout, lorsque
j’avais découvert cet album, je ne peux pas dire que je l’ai lu, disons que je
l’ai dévoré, ce qui, bien entendu, n’est pas la même chose et veut tout dire.
Pour conclure, il est difficile de ne pas reconnaitre que, avec Saga, le sieur Brian K. Vaughan nous
démontrait toute l’étendue de son talent et cette œuvre apparaissait,
immédiatement, comme étant fort prometteuse, ce qui, au demeurant, ne fut
nullement démentie au court de la décennie suivante, ce, en faisant énormément
parler d’elle – certaines scènes y étant, bien entendu, pour quelque chose,
mais je reviendrais dessus ultérieurement. Oui, car bien évidement, après une
telle claque – comment appeler mon ressenti autrement – comment ne pas avoir
envie d’une seule et unique chose, découvrir la suite des péripéties de Alana,
Marko, leur petite fille et tous les autres bien sûr !?
Points
Positifs :
-
Le premier volume de ce qui est, sans aucune discussion possible, un des comics
les plus audacieux, novateurs et enthousiasmant de la décennie écoulée. Il faut
dire qu’avec Saga, Brian K. Vaughan, tout en relançant le genre
Space Opéra, nous livre une œuvre d’une maturité rare mais qui n’en reste pas
moins accessible et originale. Bref, un incontournable absolu !
-
Une flopée de protagonistes hauts en couleurs, charismatiques et d’une
originalité à toute épreuve. Il faut dire qu’entre Alana et Marko, mais aussi
le Prince Robot IV, le Testament, le Chat Mensonge, la Traque et les autres, il
y a de quoi faire !
-
Pour ce qui est des dessins, si le style de Fiona Staples peut paraitre naïf de
prime abord, assez rapidement, on s’y fait et celui-ci apparait comme étant
fort réussi et, ma foi, parfaitement en adéquation avec l’univers de la série.
Chapeau bas à l’artiste : sans elle, Saga ne serait pas
tout à fait Saga…
-
La preuve évidente que l’on peut encore être original dans le petit monde des
comics, ce qui est loin d’être évident.
-
La sexualité n’est pas occultée dans cette série, cependant, jamais l’on ne
tombe dans le voyeurisme de bas-étage, au contraire, disons que celle-ci occupe
parfaitement sa place dans l’intrigue.
-
Une couverture plutôt simple, certes, mais qui n’en reste pas moins comme étant
efficace et plutôt plaisante dans son genre.
Points
Négatifs :
- Il
se peut que le style pour le moins simpliste de Fiona Staples ne plaise pas à
tout le monde, c’est un fait. Après, cela reste une affaire de gouts.
-
Space Opéra complètement déjanté, personnages singuliers, sexualité non
dissimulée, tout cela, bien entendu, pourra déplaire à une frange du public.
Après, les gouts et les couleurs…
Ma
note : 9/10
Marshal
Bass – Black & White
1875,
Etat d’Arizona. Un gang d’esclaves affranchis, sous les ordres d’un mystérieux
Milord, sème la terreur dans tout l’Etat. Avec son équipe de Marshals, le
colonel Terrence B. Helena mène l’enquête et traque sans grande réussite le
petit groupe de hors la loi. River Bass, un fermier afro américain, va être
recruté comme Marshal adjoint pour infiltrer le gang. Tiraillé entre les doutes
de sa femme, son intime conviction pour la justice et le manque de
reconnaissance de la profession pour un esclave affranchi, Bass va accepter le
job. Le fraichement nommé Marshal adjoint se présente devant Milord en tant que
Bill Derby, un dangereux hors la loi que le colonel avait refroidi en toute
discrétion. Le chef de gang doute des propos de Bass et décide de le ligoter
jusqu’à vérification de son identité. Au même moment, une partie de la bande de
fugitifs s’attaque à la banque de la petite ville d’Olive Grove, mais ils sont
attendus de pied ferme par les habitants qui défendent bec et ongle leurs
économies. Seul Pork et Beef, deux membres du gang et ex compagnon de route de
Bill Derby, s’échappent du traquenard sans le sou. Les deux acolytes se
présentent, à leur tour, devant Milord, après leur échec et identifient, pour
des raisons qui leurs sont propres, River Bass comme étant Bill Derby. Sous
couverture, le Marshal va s’intégrer au groupe et poursuivre son chemin avec le
gang. Peu avant l’attaque de la prochaine ville, Milord découvre que Bass est
un Marshal adjoint et ce dernier va devoir lutter non plus pour la justice,
mais pour sauver sa propre vie…
Marshal Bass – Black & White
Scénario
: Darko Macan
Dessins
: Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture
: Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Western
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution
: 07
juin 2017
Nombre
de pages : 56
Mon
avis : Après Nous,
les Morts, uchronie pour le moins sympathique qui
nous entrainait sur les traces d’Aztèques qui exploraient le continent européen
peuplé de zombies, le singulier Colt
& Pepper qui, lui, nous faisait découvrir
un univers de fantasy dans un Nouveau Monde pour le moins étonnant puis, enfin, un certain Frankenwood
qui nous faisait suivre la trace de figures majeures de l’âge d’or
hollywoodien qui ne cessaient de mourir et de revenir à la vie, nous retrouvons le duo
composé de Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor
Kordey pour ce qui est des dessins dans une nouvelle saga qui est peut-être le
point d’orgue de leur collaboration, je veux, bien entendu, parler de Marshall
Bass. Bon, ici, nulle trace de Fantasy au programme puisque, dans cette BD,
nous nageons en plein western, de plus, le héros, River Bass, est inspiré d’une
figure historique réelle, un certain Bass Reeves qui, pour la petite histoire,
fut le premier shérif adjoint noir à l'ouest du Mississippi et qui fut crédité,
au long de sa longue carrière, de plus de 3000 arrestations, ce qui, ma foi,
est plutôt notable. Bref, un postulat de départ pour le moins original qui nous
permet non seulement de faire la connaissance avec un personnage pittoresque de
l’Histoire américaine mais aussi, et surtout, de nous replonger dans la
violence de l’époque mais également, de retrouver le fort talentueux – et fort
décrié – Igor Kordey. Car bon, on ne va pas se mentir, si vous êtes fan du
style oh combien particulier du dessinateur croate, si vous ne jurez que par
celui-ci qui s’inspire, bien évidement, du grand et regretté Richard Corben,
alors, Marshall Bass est fait pour vous : Kordey est non
seulement égal à lui-même et nous livre une prestation de fort bonne qualité
mais, en plus, le voir se plonger dans une ambiance western est fort
appréciable, surtout que l’artiste excelle visiblement dans celle-ci. A cela,
il faut ajouter le scénario du sieur Macan qui, sans être d’une franche
originalité, n’en reste pas moins suffisamment réussi et prenant pour faire
passer au lecteur un bon moment de lecture et faire de ce premier volet
de Marshall Bass une bonne petite réussite qui, ma foi, m’aura
donné envie de découvrir la suite et qui, au demeurant, aura confirmer tout le
bien que je pense d’Igor Kordey, mais bon, cela, ce n’est pas une nouveauté à
mes yeux…
Points
Positifs :
-
Un premier volet de fort bonne qualité qui nous entraine sur les traces d’un
shérif adjoint noir inspiré d’une figure historique réelle. Intrigue simple
mais néanmoins suffisamment prenante pour nous tenir en haleine tout au long de
ce premier album, protagonistes intéressants, dessins de qualité, bref, que
demander de plus ?
-
Igor Kordey reste égal à lui-même et si vous êtes fans du dessinateur, alors,
vous serez totalement conquis par sa prestation dans cet album. Qui plus est,
le voir officier dans une ambiance western est plutôt une bonne chose et
l’artiste s’en sort à merveille.
-
Les amateurs d’Histoire et, plus précisément, de l’Ouest sauvage, découvriront
par le biais de cette BD une véritable figure historique, ce fameux Marshall
noir du nom de Bass Reeves – River Bass ici.
-
Toute la violence de l’époque mais aussi son racisme est plutôt bien
retranscrit dans cette BD.
-
Une couverture simple mais qui n’en reste pas moins réussie.
Points
Négatifs :
-
Reconnaissons que, malgré ses qualités, ce premier volet de Marshall
Bass n’est pas, non plus, le truc de l’année : sympathique,
plaisant mais sans plus.
-
Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style
particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas
ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
Ma
note : 7,5/10
Le
Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil
Elijah
Baley, enquêteur terrien est chargé d'une enquête difficile. Il est envoyé sur
Solaria pour élucider un assassinat. Or, sur cette planète, les contacts entre
habitants sont quasiment impossibles et un robot semble impliqué, chose
surprenante puisque les trois Lois de la Robotique interdisent aux robots de
faire du mal aux êtres humains. Aidé de son partenaire robot humanoïde, R.
Daneel Olivaw, il devra résoudre ce mystère mais également lutter contre sa
phobie des grands espaces, lui qui est trop habitué à l'atmosphère souterraine
des Cavernes d'acier.
Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil
Auteur
: Isaac
Asimov
Type
d'ouvrage : Science-Fiction
Première
Parution : 12 janvier 1957
Edition
Française : 24 septembre 2012
Titre en
vo : The
Naked Sun
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : André-Yves
Richard
Editeur : Folio
SF
Nombre
de pages : 320
Mon
avis : Il aura donc fallut attendre le quatrième
volet du Cycle
des Robots pour que, finalement, nous ayons droit a un volume qui
tienne allègrement la comparaison avec les meilleurs volets de l’autre cycle
majeur du sieur Asimov, je veux bien évidement parler de Fondation.
Il faut dire que les deux premiers tomes du Cycle des Robots, aussi
intéressants étaient-ils, n’étaient que des assemblages de nouvelles et
manquaient, malgré quelques belles réussites, de cohérence, ensuite, le troisième volet, Les
Cavernes d’Acier, véritable roman, lui, était apparu comme étant plus
aboutit mais il manquait un petit quelque chose pour en faire un incontournable
absolu et cela était probablement dut au fait que le coté thriller n’était pas aussi maitrisé
qu’on aurait espéré. Cependant, ici, avec ce Face aux Feux du Soleil,
force est de constater que, pour ce qui est de la qualité, cet ouvrage est nettement
supérieur a ses prédécesseurs et qu’Asimov nous propose, enfin, un grand
roman ! Il faut dire que cette nouvelle enquête du duo composé d’Elijah
Baley et de son comparse robotique Daneel Olivaw est passionnante au
possible et flirte allègrement avec les meilleurs thrillers du genre.
D’ailleurs, il faut noter ce fait et reconnaitre que si nous nageons toujours
en pleine science-fiction, ce qui marque le plus les esprits, c’est l’enquête
en elle-même, nettement plus mise en avant – et captivante – que dans Les
Cavernes d’Acier. Ainsi, sur la planète Solaria, un homme est assassiné et
il n’y a que deux suspects : un robot, ce qui est impossible en raison des
Trois Lois de la Robotique, et la propre épouse du mort. Bien entendu, tout les
regards se portent sur celle-ci, ce qui serait trop simple, et cela, Elijah
Baley n’est pas dupe : non, le coupable est quelqu’un d’autre, quitte a ce
que cela soit un… robot ! Vous l’avez compris, tout l’intérêt de ce roman
se porte sur une enquête qui va rapidement s’avérer être captivante et qui
prend une saveur particulière de par la civilisation de la planète Solaria,
elle-même très particulière puisque, dans une planète plus grande que la Terre
et où ne vivent que quelques dizaines de milliers de personnes, chaque individu
ne rencontre quasiment jamais personne au cours de sa vie – et même la relation
entre époux est fort problématique. Bref, vous l’avez compris, en raison de
cette civilisation oh combien particulière – et qui sera encore poussée par la
suite comme on l’avait vu dans Terre
et Fondation – l’enquête que devront résoudre nos deux inspecteurs
s’avérera complexe, ce, pour notre plus grand plaisir, et nous tiendra en
haleine jusqu’à la fin. Une belle réussite, donc, de la part d’Asimov qui, ici,
renoue donc allègrement avec ses meilleurs ouvrages ; en espérant, à
présent, que la suite soit du même acabit…
Points
Positifs :
- Le
premier incontournable absolu du Cycle des Robots. Il faut dire
que, ici, Isaac Asimov nous propose une enquête diabolique au possible et qui
nous tient en haleine de la première à la dernière page. Un superbe thriller,
indéniablement !
-
Le plaisir de retrouver Elijah Baley et Daneel Olivaw, nos deux enquêteurs de
génie. Le premier, particulièrement, est tout bonnement excellent dans cet
ouvrage et c’est un véritable plaisir que de suivre son enquête, pas à pas,
tout au long de l’intrigue.
-
La découverte de la civilisation Solarienne est une des grandes réussites de
ce Face aux Feux du Soleil : ici, l’humanité, contrôlant et
maitrisant les naissances, a perdu tout instinct grégaire et chacun ne peut que
vivre seul, absolument seul, ne supportant pas le contact avec un autre être
humain.
-
Justement, Elijah Baley, terrien, aura bien du mal à se faire au mode de vie
des Solariens – et vice-versa – et cette opposition entre deux modes de vie
antagonistes est un pur régal.
-
Un casting assez conséquent et réussi parmi les divers Solariens que rencontre
Baley au court de son enquête.
Points
Négatifs :
-
Dommage que Daneel Olivaw joue presque les utilités dans cet ouvrage.
-
Un final peut-être un peu trop rapidement expédié ? Je n’aurai pas été
contre quelques pages supplémentaires…
Ma
note : 8,5/10
De
Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat
C’est
une affaire qui a bouleversé la France. En 2003, la mort de l’actrice Marie
Trintignant sous les coups de son compagnon Bertrand Cantat, icône
charismatique du rock français et leader du groupe Noir Désir, marque
durablement la société française. 20 ans plus tard, ce documentaire en 3
épisodes de 40 minutes revient sur cette affaire et les questions qu’elle
soulève encore aujourd’hui : violences faites aux femmes, omerta et traitement
médiatique. Avec des témoignages inédits, 60 sources d’archives et une enquête
approfondie, cette série propose une rétrospective sans concession sur une
affaire qui a secoué l’opinion publique.
De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat
Réalisation
: Zoé de Bussierre, Karine Dusfour, Anne-Sophie Jahn
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre
en vo : De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat
Pays
d’origine : France
Chaîne
d’origine : Netflix
Diffusion
d’origine : 27 mars 2025
Langue
d'origine : Français
Durée
: 3
x 42 mn
Mon
avis : Dans la lignée des documentaires
proposés par Netflix au cours de ces
dernières années et dont l’un des plus beaux fleurons, pour rappel, fut celui
consacré à la tristement affaire Grégory, l’année dernière, fin mars 2025, pour
être plus précis, paru donc sur le petit écran un autre documentaire qui, sans
grande surprise, fit énormément parler de lui puisque ce dernier revenait sur
une autre affaire judiciaire qui avait fait parler d’elle en son temps,
l’affaire Bertrand Cantat. Bon, ici, deux cas de figures se posent et donc,
soit vous êtes trop jeunes pour avoir vraiment entendu parler de cette sombre
histoire de meurtre, soit, comme c’est mon cas, vous vous souvenez parfaitement de
ce mois de juillet 2003 qui, sans exagération aucune, aura marqué les mémoires.
Il faut dire, bien entendu, que les protagonistes de cette affaire n’étaient pas
n’importe qui puisque, a ma gauche, donc, nous avions Bertrand Cantat, leader
incontesté de Noir Désir qui, pour rappel, fut le plus grand groupe de rock
français, figure charismatique et grand donneur de leçons devant l’éternel
tandis que, à ma droite, Marie Trintignant, actrice de premier plan qui n’était
peut-être pas une star absolue mais qui n’était pas non plus n’importe qui,
bien au contraire. Les faits ? Ils sont assez simples et, pour rappel,
alors que Marie Trintignant tournait un téléfilm à Vilnius, en Lituanie et que
son compagnon d’alors, Bertrand Cantat, se trouvait sur place, survint une
dispute nocturne qui laissa sur le carreau et dans le coma l’actrice, le
chanteur de Noir Désir l’ayant tout bonnement passé à tabac et laissé pour
morte pendant plusieurs heures, sans appeler les secours. Les
conséquences ? Là aussi, elles sont d’une simplicité terrible puisque
Marie Trintignant ne sortit jamais du coma et finit par décéder, quelques jours
plus tard. La suite des faits ? Bon, disons que c’est là que cela devient
intéressant, ce que ce documentaire nous rappelle de fort belle manière.
Emballement médiatique peu commun, ce qui se conçoit parfaitement et, dès le
départ, apparition de deux camps : la famille et les proches de Marie
Trintignant d’un coté, naturellement, tandis que, de l’autre, Bertrand Cantat,
son ex-femme, Krisztina Rády, Noir Désir, leurs proches, la maison de disques, Universal, mais aussi, la quasi-totalité
du monde médiatique et de l’intelligentsia parisienne qui, dès le début de
l’affaire, tenta, par tous les moyens, de sauver le soldat Cantat en minimisant
l’affaire et, au passage, en salissant la mémoire de la victime. Et donc, vous
l’avez compris, c’est là que ce documentaire prend tout son intérêt car si,
naturellement, celui-ci se contente de rappeler des faits plutôt bien connus,
force est de constater que, avec vingt ans de recul, il est fascinant de voir
comment, parce que Bertrand Cantat était un des plus grands symboles du camp du
bien, ce qui ne s’appelait pas encore un féminicide fut totalement minimiser,
la faute étant presque porter sur les frêles épaules d’une Marie Trintignant
présentée alors comme étant une alcoolique hystérique qui avait eu quatre
enfants de quatre pères différents tandis que Cantat, pauvre garçon, souffrait
de la perte de son grand amour, dévasté qu’il était. Cela peut, naturellement,
paraitre incroyable et pourtant, ce n’était il n’y a pas si longtemps et quand
on connait la suite, c’est-à-dire, que la famille Trintignant fut presque
raillée pendant bien trop longtemps, que quasiment personne ne se leva pour
défendre la mémoire de la jeune femme – au passage, un grand bravo à Lio pour
son courage – et que, après avoir mentit pour sauver la peau de son ex-mari, Krisztina
Rády, finit par se suicider après avoir vécu l’enfer a ses cotés, force est de
constater qu’il y a de quoi se poser bien des questions sur cette affaire.
Quand à Bertrand Cantat, que devient-il ? Oh, mais il a repris sa vie,
tranquillement, depuis longtemps, continuant à pousser la chansonnette et a
s’accoquiner avec d’autres grands donneurs de leçons comme Shaka Ponk, pour ne
citer que l’exemple le plus flagrant. Certes, depuis Me Too, les choses ne sont
plus aussi simples, mais bon, il est en vie, lui et il est clair que l’on a
déjà connu des individus qui ont eu davantage de déboires sans avoir tué,
eux…Bref, vous l’avez compris, De
Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat est, sans aucune discussion possible, un
excellent documentaire qui remet sur le devant de la scène une affaire qui
apparait, avec du recul, oh combien nauséabonde de part son traitement
médiatique et de par la manière dont le sieur Cantat aura été protéger pendant
bien des années. Naturellement, il ne faut pas s’attendre a de grandes révélations
ici puisque seuls les faits, déjà connus, sont rappelés, mais bon, de temps en
temps, je pense ne pas me tromper en affirmant qu’une petite piqure de rappel
ne fait pas de mal, bien au contraire…
Points
Positifs :
-
Un documentaire pour le moins pertinent qui remet sur le devant de la scène une
sombre affaire de féminicide qui ne fut décidément pas traiter comme les autres
et cela n’eut rien a voir avec le fait que les deux protagonistes étaient des
personnalités publiques, disons plutôt que, en tant que figure de proue du camp
du bien, il fallait tout faire pour sauver le soldat Cantat !
-
Pas de grandes révélations, certes, mais un simple rappel des faits, ce qui se
justifie, au demeurant, tant ces derniers sont terribles à la fois pour
Bertrand Cantat mais aussi, pour tous ceux qui l’ont protégé pour ne pas dire
couverts pendant bien des années.
-
Bertrand Cantat, grand pervers narcissique devant l’éternel, apparait
finalement comme étant un sale type qui savait pleurer sur commande et dont un
des passes temps était de cogner ses compagnes…
-
Impossible de ne pas saluer Lio qui fut, pendant, longtemps, quasiment la seule
à se rendre sur les plateaux télés afin de défendre Marie Trintignant, envers
et contre tous. Sincèrement, chapeau bas !
-
La Fontaine disait « Selon que vous
serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou
noir » mais ici, on pourrait légèrement modifier cette citation en « Selon que vous soyez de gauche ou de
droite, vous n’aurez pas le même traitement ». A mettre,
naturellement, en parallèle, avec la complaisance envers un meurtrier et la
manière dont les mêmes donneurs de leçons vont hurler au loup pour une main aux
fesses – et que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, bien entendu…
Points
Négatifs :
-
Dommage que le documentaire ne revienne pas davantage sur tous ceux qui auront
tendus la main à Bertrand Cantat au cours des deux dernières décennies car il y
a du beau monde…
-
Naturellement, ce documentaire touchera davantage celles et ceux qui sont
suffisamment agés pour avoir connu les faits, il y a vingt ans. De même,
comment un jeune public peu saisir ce que pouvait représenter un groupe comme
Noir Désir qui, en toute sincérité, fut exceptionnel !?
Ma
note : 8/10