Pages

dimanche 4 octobre 2026

Harvest Moon


Harvest Moon
 
Neil Young
 
1 - Unknown Legend (Neil Young) 4:32
2 - From Hank to Hendrix (Neil Young) 5:12
3 - You and Me (Neil Young) 3:45
4 - Harvest Moon (Neil Young) 5:03
5 - War of Man (Neil Young) 5:41
6 - One of These Days (Neil Young) 4:55
7 - Such a Woman (Neil Young) 4:36
8 - Old King (Neil Young) 2:57
9 - Dreamin' Man (Neil Young) 4:36
10 - Natural Beauty (Neil Young) 10:22
 

Harvest Moon
Musicien : Neil Young
Parution : 27 octobre 1992
Enregistré : septembre 1991 – février 1992
Durée : 51:00
Genre : Country Rock
Producteur : Neil Young, Ben Keith
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : guitare, banjo, piano, harmonium, vibraphone, chant
Kenny Buttrey : batterie (1, 2, 3, 4, 10) 
Tim Drummond : basse, marimba, broom (1, 2, 3, 4) 
Ben Keith : pedal steel guitare, dobro, basse marimba, chant (1, 2, 3, 4) 
Spooner Oldham : piano, harmonium, claviers (2, 3, 4, 10) 
Linda Ronstadt : chœurs (1, 2, 3, 4, 5)
James Taylor : chœurs (2, 4, 5)
Nicolette Larson : chœurs (3, 4, 7, 8, 9, 10)
Astrid Young : chœurs (4, 7, 9)
Larry Cragg : chœurs (4)
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, la toute première fois que j’ai écouté Harvest Moon, je n’ai pas vraiment été emballé par cet opus du grand et inimitable Neil Young. La raison à ce ressentit ? En fait, elles sont multiples. Tout d’abord, il y a le fait, assumé, que cet album renvoi, bien évidement, au cultissime Harvest, paru en 1971 et qui fut le seul et unique succès véritable du canadien, un opus magnifique, au demeurant. Bien entendu, on sentait, derrière ce Harvest Moon, une certaine pression de la part de la maison de disques qui, enfin, tenait sa suite à Harvest. Ensuite, il y a le fait que, après une certaine renaissance artistique a la fin des années 80, on s’était habitué à un Neil Young nerveux, terriblement rageur et dont le style annonçait fort bien le grunge naissant. Par la force des choses, un album comme ce Harvest Moon, rempli de mélancolie, calme, country, détonnât à l’époque de sa sortie et de nombreux fans dans mon genre l’écoutèrent une ou deux fois avant de passer à autre chose et de l’oublier. Et puis, le temps étant passé, j’ai souhaité redonner une chance à cet opus, principalement par curiosité après avoir vu que les critiques à son égard étaient pour le moins élogieuses et, ma foi, comment dire, je dois reconnaitre que ce fut une révélation. Bon, avant d’aller plus loin, reconnaissons l’évidence, c’est-à-dire, que Harvest Moon est, naturellement, inférieur à Harvest, mais ce constat n’est pas une grande surprise, la chose étant même, après tout, normale puisque, au petit jeu des comparaisons, comment pouvoir rivaliser avec ce qui fut un pur chef d’œuvre ? Ceci étant dit, il faut tout de même admettre que Harvest Moon n’en reste pas moins comme étant un bon, que dis-je, un très bon album de Neil Young et, au demeurant, un digne successeur de son illustre ainé. Cela, tout simplement, en raison de son ambiance générale que l’on comprend peut-être mieux une fois que l’on a pris de l’âge et de la bouteille, que l’on à découvre ce qu’est la tristesse du temps qui passe, que la souffrance est notre plus proche compagne, que le meilleur, de toutes façons, est derrière nous mais que, malgré tout, on n’en fait nullement tout un plat. Après tout, c’est la vie et que pourrait-on dire à nos amis, nos amours, nos animaux perdus ? Pas grand-chose si ce n’est que nous pouvons continuer à rêver en attendant un futur qui ne sera pas aussi grandiose mais que l’on attend sereinement. Harvest Moon, c’est un peu tout cela, la jeunesse est passée, l’âge mur est arrivé et on ne peut pas y faire grand-chose si ce n’est l’accepter, alors, une fois que cela est fait, on peut apprécier cet album, reconnaitre sa force, sa grandeur et admettre, une bonne fois pour toutes, son importance dans la discographie du Loner, notre vieux compagnon de route…
 

Points Positifs
 :
- Alors que l’on pouvait être fort méfiant à l’encontre de cet album, force est de constater que Harvest Moon est une fort belle réussite et, selon moi, un des meilleurs opus de Neil Young des années 90. Emprunt d’une mélancolie tranquille, il nous montre un musicien apaisé et enfin en paix avec lui-même, qui nous livre, au passage, de fort belles chansons.
- Que de titres magnifique dans cet album : Unknown Legend, From Hank to Hendrix, You and Me, War of Man, One of These Days et, bien entendu, le superbe et romantique Harvest Moon…
- Musicalement, notre Loner préféré est en forme et, en plus, il est fort bien entouré. Petite mention à la présence des belles Linda Ronstadt et Nicolette Larson, vieilles campagnes de routes et qui sont magnifiques aux chœurs.
- Un album que l’on apprécie davantage, je pense, lorsque l’on a un certain âge et que l’on a compris le sens de la vie.
- Une pochette plutôt simple dans sa conception mais qui n’en reste pas moins efficace.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous préférez le Neil Young électrique et virevoltant, vous risquerez de ne pas apprécier Harvest Moon, album trop calme, trop country dans sa conception.
- Au petit jeu des comparaisons, Harvest l’emporte haut la main, mais bon, c’est on ne peut plus normal…
 
Ma note : 8,5/10

samedi 3 octobre 2026

Akira – Tome 1


Akira – Tome 1
 
En 2019, trente-huit ans après la Troisième Guerre mondiale, Néo-Tokyo se reconstruit et se prépare à accueillir les Jeux Olympiques l’année prochaine. Kaneda et sa bande sont des jeunes de 15 ans un peu paumés qui aiment faire des virées nocturnes en moto, se droguer et se battre contre les gangs de motards rivaux. Cette nuit n’échappe pas à la règle et le groupe s’élance à vive allure dans les rues. Soudain, en plein milieu d’une route désaffectée, un des garçons, Tetsuo, aperçoit la silhouette d’un enfant. Il tente de l’éviter et sa moto explose avant même de percuter l’enfant. Les autres jeunes hommes s’arrêtent et Kaneda assiste à un spectacle étrange : l’enfant, intact, a l’apparence d’un vieillard et un numéro 26 tatoué dans la paume de sa main. Soudain, ce dernier se met à devenir transparent jusqu’à disparaître. C’est alors que l’armée, qui semble à la poursuite du gamin, débarque à son tour et embarque Tetsuo, gravement blessé. Le lendemain matin, Kaneda et les autres membres du gang ont le droit à un sermon musclé par le directeur de leur centre d’apprentissage professionnel en mécanique et au prof de sport qui leur assène quelques coups de poing pour leur apprendre la discipline. Ils n’ont pas de nouvelles de Tetsuo mais l’enfant au corps de vieil homme va refaire surface. Quant à Tetsuo, il se réveille dans un hôpital de l’armée avec des pouvoirs étonnants après qu’on l’a opéré pour lui trafiquer le cerveau. Loin de se soumettre comme les autres cobayes, le jeune homme décide de s’évader de manière sanglante, et va utiliser ses nouveaux dons pour se faire respecter, n’hésitant pas pour cela à tuer tous ceux qu’il croise...
 

Akira – Tome 1
Scénariste : Katsuhiro Otomo
Dessinateur : Katsuhiro Otomo
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Fantastique, Anticipation
Titre en vo : Akira – vol 1
Parution en vo : 14 septembre 1984
Parution en vf : 01 juin 2016
Langue d'origine : Japon
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 362
 
Mon avis :
 Si cela fait un peu plus de trois décennies que je connais Akira, le manga culte du grand Katsuhiro Otomo, et si je qualifie celui-ci depuis longtemps, donc, de pur chef d’œuvre – ce qu’il est, la chose est claire – jusqu’à aujourd’hui, je ne le connaissais que par sa version colorisée, celle faite par les américains et qui fut publiée en France au tout début des années 90. Bien évidement, cette version de Akira, en elle-même, était déjà extraordinaire et, quelque part, me suffit pendant fort longtemps, or, a un moment donné, il aurait été dommage de passer a coté de la version originale, bref, du manga d’Otomo en noir et blanc, tel qu’il fut publié au début des années 80, et s’il m’a fallut bien du temps pour franchir le pas, force est de constater qu’après la lecture de ce premier tome de Akira, il apparait grandement que non seulement le plaisir est toujours au rendez vous mais que, en plus, avec cette version en noir et blanc, j’en suis presque a redécouvrir une œuvre que je croyais connaitre sur le bout des doigts. Car oui, cette énième version de Akira, dirigée par le sieur Otomo en personne depuis le Japon, totalement identique au manga original, est un must absolu que tout fan se doit de posséder absolument. Bien évidement, rejeter la version couleur, celle qui nous aura fait découvrir Akira du temps de notre jeunesse est peut-être excessif, mais bon, a bien y réfléchir, comment ne pas reconnaitre que le noir et blanc magnifie superbement une œuvre qui flirtait déjà allègrement avec la perfection. Ainsi, sans rentrer dans les détails d’un scénario grandiose, que tout fan connait – on y suit des jeunes paumés de 15 ans qui parcourent la ville à moto la nuit pour affronter des gangs rivaux, et qui vont se retrouver dans des affaires qui les dépassent avec des expérimentations de l’armée sur des enfants porteurs de pouvoirs aussi puissants que dangereux, des révolutionnaires qui en savent beaucoup sur ces derniers et un nom, celui d’Akira, qui revient sans cesse et qui semble lié a la guerre mondiale qui eut lieue quelques décennies auparavant – et qui ira en s’améliorant au fil des volumes, il y également les dessins de Katsuhiro Otomo, d’un dynamisme et d’une précision redoutable et qui restent, encore aujourd’hui, comme étant le point d’orgue de sa carrière. Bref, un premier tome génial, tout simplement, et qui, d’emblée, pose les jalons d’une œuvre grandiose et culte qui est classée, depuis longtemps, au firmament des plus grandes bandes dessinées de l’histoire, rien que ça ! Alors, que vous soyez un vieux fan ou un parfait néophyte, n’hésitez pas une seconde et lancez vous dans cette intégrale, Akira faisant partit de ces œuvres qu’il faut avoir lut avant de mourir, et je n’exagère pas en disant cela…
 

Points Positifs
 :
- Encore une énième version du manga culte de Katsuhiro Otomo diront certains ?! Certes, mais jamais le lecteur n’a eu droit a une version respectant aussi bien le matériel original – nouvelle traduction, onomatopées sous-titrées (au lieu de retouchées comme dans certaines versions), sens de lecture japonais, et jaquette originale. Du coup, c’est presque une redécouverte de l’œuvre, même pour les vieux de la vieille.
- Le scénario, bien entendu, tout bonnement génial et qui ira en s’améliorant, au passage, au fil des tomes. A la base, les choses semblent simples avec ces jeunes motards qui sont mêlés aux manipulations génétiques de l’armée et a des révolutionnaires mais les choses se compliquent très rapidement lorsque l’un des adolescents, Tetsuo, se voit affublé de pouvoirs qui le dépassent et qui finiront par… mais je n’en dit pas plus pour l’instant…
- Les dessins de Katsuhiro Otomo, tout simplement somptueux ! D’une précision incroyable, détaillés au possible, ces derniers nous montrent bien qu’il y aussi de très grands artistes au Japon, contrairement a ce que certains pensent. Et puis, comment ne pas mettre en avant ce cadrage dynamique, ce coté cinématographique ? Bref, un pur régal !
- Kaneda, Kei, Tetsuo, le Colonel, Ryu, le Clown, Yamagata… des protagonistes cultes et certains ne sont pas encore apparus.
- Même si les plus vieux ont été élevés a la version colorisée, force est de constater que la version originale en noir et blanc a de la gueule !
- Quelques scènes cultes, déjà, dans ce premier tome : ainsi, la mort du pauvre Yamagata marque durablement les esprits…
 
Points Négatifs :
- Sur les premières pages, les dessins de Katsuhiro Otomo, en étant bons, manquent encore un peu de précision mais cela s’améliore très rapidement au fil de l’album.
- Les inconditionnels de la version colorisée risquent de pinailler, mais bon, c’est plus une version de gouts qu’autre chose…
 
Ma note : 9/10

vendredi 2 octobre 2026

Saga – Tome 1


Saga – Tome 1
 
Dans l'arrière-salle d'une carrosserie, Alana, une jeune femme portant des ailes dans le dos et ancienne soldate et Marko, un lunien orné de cornes de bouc et ayant des dons pour la magie, vivent des instants merveilleux avec la naissance d'Hazel, leur petite fille. Cet enfant n'aurait pourtant jamais du naître. Alana et Marko viennent tous deux de planètes différentes et d'espèces en guerre depuis longtemps. Considérés comme des parias, ils sont recherchés de toutes parts. Un baron robot et des soldats de la coalition les ont retrouvés et les tiennent en joue. Trois luniens font aussi irruption. Par miracle, le couple et leur bébé parviennent à s'échapper et à mettre la main sur une carte. Sur celle-ci figure un lieu synonyme d'espoir : la forêt de la fusée. Là-bas, ils pourront quitter Clivage et se rendre sur une autre planète. Mais leur fuite ne se fera pas sans danger, car les différents camps ont engagé des mercenaires indépendants, réputés pour leur méthode expéditive et leurs résultats... 
 

Saga – Tome 1
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Couleurs : Fiona Staples
Couverture : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga – Vol 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 23 octobre 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 15 mars 2013
Nombre de pages : 167
 
Liste des épisodes
Saga 1-6
 
Mon avis :
 Le hasard faisant souvent fort bien les choses, ce fut donc, il y a de cela une bonne dizaine d’années, alors que je me contentais de lire, sur les sites spécialisés, quelques critiques sur diverses œuvres, tous genres confondus, que j’étais tombé sur cette singulière œuvre du nom de Saga. Une couverture pour le moins curieuse, avec une femme fée tenant dans ses bras un bébé accompagnée d’un homme arborant des cornes de bouc, un synopsis pour le moins accrocheur avec une histoire, que l’on pourrait, a priori, trouver banale (bah oui, Saga, c’est surtout un Roméo & Juliette dans un univers de Space Opéra) mais qui avait de quoi attirer l’attention du simple quidam, des dessins plutôt plaisants, malgré leurs simplicités apparents (excellente Fiona Staples que je ne connaissais pas du tout mais qui possédait un petit quelque chose qui a fait que j’avais accrocher tout de suite a son style), sans oublier, bien entendu, des personnages fort charismatiques, et ce, malgré leur étrangeté. Curieusement, et sans que je ne me lance plus avant dans la lecture des critiques de cette œuvre, je me disais que je tenais quelque chose de plutôt intriguant qui avait de quoi sortir franchement de la norme, cependant, ce que je ne m’attendais pas, c’était que ce Saga allait vraiment marquer les esprits des amateurs de comics et apparaitre comme étant, tout simplement, comme étant l’une des meilleures créations de la décennie écoulée. Et donc, après avoir lu et relu moult critiques pour le moins élogieuses sur cette œuvre, après m’être procurer le premier volume de celle-ci et, donc, après avoir enfin trouvé le temps de la lire, confirmation fut faite que oui, Saga était plus qu’une bonne BD, c’était peut-être un chef d’œuvre, et je pèse mes mots en disant cela. Ainsi, que ce soit en raison de son scénario, tout bonnement excellent et où l’auteur, Brian K. Vaughan, qui avait un peu délaissé les comics ces dernières années avant de revenir avec ce Saga, nous offrait, comme je l’ai déjà dit, un Roméo & Juliette à la sauce Star Wars, ses protagonistes, hauts et couleurs et charismatiques au possible, que ce soient les parents de Hazel, bien entendu, le fantôme, Isabel, l’étrange homme a tête de poste de télévision, le Prince Robot IV, mais aussi, les chasseurs de prime, la Traque, mi-femme mi-araignée et son ex-amant, le taciturne Le Testament, toujours accompagné de son énigmatique Chat Mensonge, force est de constater que nous avons le droit à une galerie de fortes têtes que l’on était pas prêt d’oublier de si tôt. Un scénario excellent et qui tenait la route, des protagonistes fort bien réussis, une toile de fond intéressante, un univers, ma foi, accrocheur, et, malgré une certaine violence, une certaine dose d’humour savamment dosée et l’on se retrouvait, au final, avec une œuvre qui apparaissait comme étant tout bonnement excellente même si, selon moi, celle-ci n’était peut-être pas à mettre entre les toutes mains : de par sa violence, bien évidemment, mais aussi pour ses scènes de sexe pour le moins crues (mais qui, contrairement à bien d’autres œuvres, ne tournent pas au vulgaire et semblent plutôt logique dans le déroulement de l’intrigue ; bref, pas de voyeurisme ici) et un langage qui l’est tout autant, quoi que, nous sommes en 2026 et probablement que de nos jours, tout cela ne choquera plus grand monde ?! Bref, le premier tome de Saga, composé des six premiers volumes de la série, apparait comme étant une réussite indéniable, quand a mon ressentit, il ne pouvait être que bon puisque, après tout, lorsque j’avais découvert cet album, je ne peux pas dire que je l’ai lu, disons que je l’ai dévoré, ce qui, bien entendu, n’est pas la même chose et veut tout dire. Pour conclure, il est difficile de ne pas reconnaitre que, avec Saga, le sieur Brian K. Vaughan nous démontrait toute l’étendue de son talent et cette œuvre apparaissait, immédiatement, comme étant fort prometteuse, ce qui, au demeurant, ne fut nullement démentie au court de la décennie suivante, ce, en faisant énormément parler d’elle – certaines scènes y étant, bien entendu, pour quelque chose, mais je reviendrais dessus ultérieurement. Oui, car bien évidement, après une telle claque – comment appeler mon ressenti autrement – comment ne pas avoir envie d’une seule et unique chose, découvrir la suite des péripéties de Alana, Marko, leur petite fille et tous les autres bien sûr !?
 

Points Positifs
 :
- Le premier volume de ce qui est, sans aucune discussion possible, un des comics les plus audacieux, novateurs et enthousiasmant de la décennie écoulée. Il faut dire qu’avec Saga, Brian K. Vaughan, tout en relançant le genre Space Opéra, nous livre une œuvre d’une maturité rare mais qui n’en reste pas moins accessible et originale. Bref, un incontournable absolu !
- Une flopée de protagonistes hauts en couleurs, charismatiques et d’une originalité à toute épreuve. Il faut dire qu’entre Alana et Marko, mais aussi le Prince Robot IV, le Testament, le Chat Mensonge, la Traque et les autres, il y a de quoi faire !
- Pour ce qui est des dessins, si le style de Fiona Staples peut paraitre naïf de prime abord, assez rapidement, on s’y fait et celui-ci apparait comme étant fort réussi et, ma foi, parfaitement en adéquation avec l’univers de la série. Chapeau bas à l’artiste : sans elle, Saga ne serait pas tout à fait Saga…
- La preuve évidente que l’on peut encore être original dans le petit monde des comics, ce qui est loin d’être évident.
- La sexualité n’est pas occultée dans cette série, cependant, jamais l’on ne tombe dans le voyeurisme de bas-étage, au contraire, disons que celle-ci occupe parfaitement sa place dans l’intrigue.
- Une couverture plutôt simple, certes, mais qui n’en reste pas moins comme étant efficace et plutôt plaisante dans son genre.
 
Points Négatifs :
- Il se peut que le style pour le moins simpliste de Fiona Staples ne plaise pas à tout le monde, c’est un fait. Après, cela reste une affaire de gouts.
- Space Opéra complètement déjanté, personnages singuliers, sexualité non dissimulée, tout cela, bien entendu, pourra déplaire à une frange du public. Après, les gouts et les couleurs…
 
Ma note : 9/10

jeudi 1 octobre 2026

Marshal Bass – Black & White


Marshal Bass – Black & White
 
1875, Etat d’Arizona. Un gang d’esclaves affranchis, sous les ordres d’un mystérieux Milord, sème la terreur dans tout l’Etat. Avec son équipe de Marshals, le colonel Terrence B. Helena mène l’enquête et traque sans grande réussite le petit groupe de hors la loi. River Bass, un fermier afro américain, va être recruté comme Marshal adjoint pour infiltrer le gang. Tiraillé entre les doutes de sa femme, son intime conviction pour la justice et le manque de reconnaissance de la profession pour un esclave affranchi, Bass va accepter le job. Le fraichement nommé Marshal adjoint se présente devant Milord en tant que Bill Derby, un dangereux hors la loi que le colonel avait refroidi en toute discrétion. Le chef de gang doute des propos de Bass et décide de le ligoter jusqu’à vérification de son identité. Au même moment, une partie de la bande de fugitifs s’attaque à la banque de la petite ville d’Olive Grove, mais ils sont attendus de pied ferme par les habitants qui défendent bec et ongle leurs économies. Seul Pork et Beef, deux membres du gang et ex compagnon de route de Bill Derby, s’échappent du traquenard sans le sou. Les deux acolytes se présentent, à leur tour, devant Milord, après leur échec et identifient, pour des raisons qui leurs sont propres, River Bass comme étant Bill Derby. Sous couverture, le Marshal va s’intégrer au groupe et poursuivre son chemin avec le gang. Peu avant l’attaque de la prochaine ville, Milord découvre que Bass est un Marshal adjoint et ce dernier va devoir lutter non plus pour la justice, mais pour sauver sa propre vie…
 

Marshal Bass – Black & White
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 07 juin 2017
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Après Nous, les Morts, uchronie pour le moins sympathique qui nous entrainait sur les traces d’Aztèques qui exploraient le continent européen peuplé de zombies, le singulier Colt & Pepper qui, lui, nous faisait découvrir un univers de fantasy dans un Nouveau Monde pour le moins étonnant puis, enfin, un certain Frankenwood qui nous faisait suivre la trace de figures majeures de l’âge d’or hollywoodien qui ne cessaient de mourir et de revenir à la vie,  nous retrouvons le duo composé de Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins dans une nouvelle saga qui est peut-être le point d’orgue de leur collaboration, je veux, bien entendu, parler de Marshall Bass. Bon, ici, nulle trace de Fantasy au programme puisque, dans cette BD, nous nageons en plein western, de plus, le héros, River Bass, est inspiré d’une figure historique réelle, un certain Bass Reeves qui, pour la petite histoire, fut le premier shérif adjoint noir à l'ouest du Mississippi et qui fut crédité, au long de sa longue carrière, de plus de 3000 arrestations, ce qui, ma foi, est plutôt notable. Bref, un postulat de départ pour le moins original qui nous permet non seulement de faire la connaissance avec un personnage pittoresque de l’Histoire américaine mais aussi, et surtout, de nous replonger dans la violence de l’époque mais également, de retrouver le fort talentueux – et fort décrié – Igor Kordey. Car bon, on ne va pas se mentir, si vous êtes fan du style oh combien particulier du dessinateur croate, si vous ne jurez que par celui-ci qui s’inspire, bien évidement, du grand et regretté Richard Corben, alors, Marshall Bass est fait pour vous : Kordey est non seulement égal à lui-même et nous livre une prestation de fort bonne qualité mais, en plus, le voir se plonger dans une ambiance western est fort appréciable, surtout que l’artiste excelle visiblement dans celle-ci. A cela, il faut ajouter le scénario du sieur Macan qui, sans être d’une franche originalité, n’en reste pas moins suffisamment réussi et prenant pour faire passer au lecteur un bon moment de lecture et faire de ce premier volet de Marshall Bass une bonne petite réussite qui, ma foi, m’aura donné envie de découvrir la suite et qui, au demeurant, aura confirmer tout le bien que je pense d’Igor Kordey, mais bon, cela, ce n’est pas une nouveauté à mes yeux…
 

Points Positifs
 :
- Un premier volet de fort bonne qualité qui nous entraine sur les traces d’un shérif adjoint noir inspiré d’une figure historique réelle. Intrigue simple mais néanmoins suffisamment prenante pour nous tenir en haleine tout au long de ce premier album, protagonistes intéressants, dessins de qualité, bref, que demander de plus ?
- Igor Kordey reste égal à lui-même et si vous êtes fans du dessinateur, alors, vous serez totalement conquis par sa prestation dans cet album. Qui plus est, le voir officier dans une ambiance western est plutôt une bonne chose et l’artiste s’en sort à merveille.
- Les amateurs d’Histoire et, plus précisément, de l’Ouest sauvage, découvriront par le biais de cette BD une véritable figure historique, ce fameux Marshall noir du nom de Bass Reeves – River Bass ici.
- Toute la violence de l’époque mais aussi son racisme est plutôt bien retranscrit dans cette BD.
- Une couverture simple mais qui n’en reste pas moins réussie.
 
Points Négatifs :
- Reconnaissons que, malgré ses qualités, ce premier volet de Marshall Bass n’est pas, non plus, le truc de l’année : sympathique, plaisant mais sans plus.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 30 septembre 2026

Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil


Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil
 
Elijah Baley, enquêteur terrien est chargé d'une enquête difficile. Il est envoyé sur Solaria pour élucider un assassinat. Or, sur cette planète, les contacts entre habitants sont quasiment impossibles et un robot semble impliqué, chose surprenante puisque les trois Lois de la Robotique interdisent aux robots de faire du mal aux êtres humains. Aidé de son partenaire robot humanoïde, R. Daneel Olivaw, il devra résoudre ce mystère mais également lutter contre sa phobie des grands espaces, lui qui est trop habitué à l'atmosphère souterraine des Cavernes d'acier.
 

Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 12 janvier 1957
Edition Française : 24 septembre 2012
Titre en vo : The Naked Sun
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : André-Yves Richard
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 320
 
Mon avis : 
Il aura donc fallut attendre le quatrième volet du Cycle des Robots pour que, finalement, nous ayons droit a un volume qui tienne allègrement la comparaison avec les meilleurs volets de l’autre cycle majeur du sieur Asimov, je veux bien évidement parler de Fondation. Il faut dire que les deux premiers tomes du Cycle des Robots, aussi intéressants étaient-ils, n’étaient que des assemblages de nouvelles et manquaient, malgré quelques belles réussites, de cohérence, ensuite, le troisième volet, Les Cavernes d’Acier, véritable roman, lui, était apparu comme étant plus aboutit mais il manquait un petit quelque chose pour en faire un incontournable absolu et cela était probablement dut au fait que le coté thriller n’était pas aussi maitrisé qu’on aurait espéré. Cependant, ici, avec ce Face aux Feux du Soleil, force est de constater que, pour ce qui est de la qualité, cet ouvrage est nettement supérieur a ses prédécesseurs et qu’Asimov nous propose, enfin, un grand roman ! Il faut dire que cette nouvelle enquête du duo composé d’Elijah Baley et  de son comparse robotique Daneel Olivaw est passionnante au possible et flirte allègrement avec les meilleurs thrillers du genre. D’ailleurs, il faut noter ce fait et reconnaitre que si nous nageons toujours en pleine science-fiction, ce qui marque le plus les esprits, c’est l’enquête en elle-même, nettement plus mise en avant – et captivante – que dans Les Cavernes d’Acier. Ainsi, sur la planète Solaria, un homme est assassiné et il n’y a que deux suspects : un robot, ce qui est impossible en raison des Trois Lois de la Robotique, et la propre épouse du mort. Bien entendu, tout les regards se portent sur celle-ci, ce qui serait trop simple, et cela, Elijah Baley n’est pas dupe : non, le coupable est quelqu’un d’autre, quitte a ce que cela soit un… robot ! Vous l’avez compris, tout l’intérêt de ce roman se porte sur une enquête qui va rapidement s’avérer être captivante et qui prend une saveur particulière de par la civilisation de la planète Solaria, elle-même très particulière puisque, dans une planète plus grande que la Terre et où ne vivent que quelques dizaines de milliers de personnes, chaque individu ne rencontre quasiment jamais personne au cours de sa vie – et même la relation entre époux est fort problématique. Bref, vous l’avez compris, en raison de cette civilisation oh combien particulière – et qui sera encore poussée par la suite comme on l’avait vu dans Terre et Fondation – l’enquête que devront résoudre nos deux inspecteurs s’avérera complexe, ce, pour notre plus grand plaisir, et nous tiendra en haleine jusqu’à la fin. Une belle réussite, donc, de la part d’Asimov qui, ici, renoue donc allègrement avec ses meilleurs ouvrages ; en espérant, à présent, que la suite soit du même acabit…
 

Points Positifs
 :
- Le premier incontournable absolu du Cycle des Robots. Il faut dire que, ici, Isaac Asimov nous propose une enquête diabolique au possible et qui nous tient en haleine de la première à la dernière page. Un superbe thriller, indéniablement !
- Le plaisir de retrouver Elijah Baley et Daneel Olivaw, nos deux enquêteurs de génie. Le premier, particulièrement, est tout bonnement excellent dans cet ouvrage et c’est un véritable plaisir que de suivre son enquête, pas à pas, tout au long de l’intrigue.
- La découverte de la civilisation Solarienne est une des grandes réussites de ce Face aux Feux du Soleil : ici, l’humanité, contrôlant et maitrisant les naissances, a perdu tout instinct grégaire et chacun ne peut que vivre seul, absolument seul, ne supportant pas le contact avec un autre être humain.
- Justement, Elijah Baley, terrien, aura bien du mal à se faire au mode de vie des Solariens – et vice-versa – et cette opposition entre deux modes de vie antagonistes est un pur régal.
- Un casting assez conséquent et réussi parmi les divers Solariens que rencontre Baley au court de son enquête.
 
Points Négatifs :
- Dommage que Daneel Olivaw joue presque les utilités dans cet ouvrage.
- Un final peut-être un peu trop rapidement expédié ? Je n’aurai pas été contre quelques pages supplémentaires…
 
Ma note : 8,5/10

mardi 29 septembre 2026

De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat


De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat
 
C’est une affaire qui a bouleversé la France. En 2003, la mort de l’actrice Marie Trintignant sous les coups de son compagnon Bertrand Cantat, icône charismatique du rock français et leader du groupe Noir Désir, marque durablement la société française. 20 ans plus tard, ce documentaire en 3 épisodes de 40 minutes revient sur cette affaire et les questions qu’elle soulève encore aujourd’hui : violences faites aux femmes, omerta et traitement médiatique. Avec des témoignages inédits, 60 sources d’archives et une enquête approfondie, cette série propose une rétrospective sans concession sur une affaire qui a secoué l’opinion publique.
 

De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat
Réalisation : Zoé de Bussierre, Karine Dusfour, Anne-Sophie Jahn
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 27 mars 2025
Langue d'origine : Français
Durée : 3 x 42 mn
 
Mon avis :
 Dans la lignée des documentaires proposés par Netflix au cours de ces dernières années et dont l’un des plus beaux fleurons, pour rappel, fut celui consacré à la tristement affaire Grégory, l’année dernière, fin mars 2025, pour être plus précis, paru donc sur le petit écran un autre documentaire qui, sans grande surprise, fit énormément parler de lui puisque ce dernier revenait sur une autre affaire judiciaire qui avait fait parler d’elle en son temps, l’affaire Bertrand Cantat. Bon, ici, deux cas de figures se posent et donc, soit vous êtes trop jeunes pour avoir vraiment entendu parler de cette sombre histoire de meurtre, soit, comme c’est mon cas, vous vous souvenez parfaitement de ce mois de juillet 2003 qui, sans exagération aucune, aura marqué les mémoires. Il faut dire, bien entendu, que les protagonistes de cette affaire n’étaient pas n’importe qui puisque, a ma gauche, donc, nous avions Bertrand Cantat, leader incontesté de Noir Désir qui, pour rappel, fut le plus grand groupe de rock français, figure charismatique et grand donneur de leçons devant l’éternel tandis que, à ma droite, Marie Trintignant, actrice de premier plan qui n’était peut-être pas une star absolue mais qui n’était pas non plus n’importe qui, bien au contraire. Les faits ? Ils sont assez simples et, pour rappel, alors que Marie Trintignant tournait un téléfilm à Vilnius, en Lituanie et que son compagnon d’alors, Bertrand Cantat, se trouvait sur place, survint une dispute nocturne qui laissa sur le carreau et dans le coma l’actrice, le chanteur de Noir Désir l’ayant tout bonnement passé à tabac et laissé pour morte pendant plusieurs heures, sans appeler les secours. Les conséquences ? Là aussi, elles sont d’une simplicité terrible puisque Marie Trintignant ne sortit jamais du coma et finit par décéder, quelques jours plus tard. La suite des faits ? Bon, disons que c’est là que cela devient intéressant, ce que ce documentaire nous rappelle de fort belle manière. Emballement médiatique peu commun, ce qui se conçoit parfaitement et, dès le départ, apparition de deux camps : la famille et les proches de Marie Trintignant d’un coté, naturellement, tandis que, de l’autre, Bertrand Cantat, son ex-femme, Krisztina Rády, Noir Désir, leurs proches, la maison de disques, Universal, mais aussi, la quasi-totalité du monde médiatique et de l’intelligentsia parisienne qui, dès le début de l’affaire, tenta, par tous les moyens, de sauver le soldat Cantat en minimisant l’affaire et, au passage, en salissant la mémoire de la victime. Et donc, vous l’avez compris, c’est là que ce documentaire prend tout son intérêt car si, naturellement, celui-ci se contente de rappeler des faits plutôt bien connus, force est de constater que, avec vingt ans de recul, il est fascinant de voir comment, parce que Bertrand Cantat était un des plus grands symboles du camp du bien, ce qui ne s’appelait pas encore un féminicide fut totalement minimiser, la faute étant presque porter sur les frêles épaules d’une Marie Trintignant présentée alors comme étant une alcoolique hystérique qui avait eu quatre enfants de quatre pères différents tandis que Cantat, pauvre garçon, souffrait de la perte de son grand amour, dévasté qu’il était. Cela peut, naturellement, paraitre incroyable et pourtant, ce n’était il n’y a pas si longtemps et quand on connait la suite, c’est-à-dire, que la famille Trintignant fut presque raillée pendant bien trop longtemps, que quasiment personne ne se leva pour défendre la mémoire de la jeune femme – au passage, un grand bravo à Lio pour son courage – et que, après avoir mentit pour sauver la peau de son ex-mari, Krisztina Rády, finit par se suicider après avoir vécu l’enfer a ses cotés, force est de constater qu’il y a de quoi se poser bien des questions sur cette affaire. Quand à Bertrand Cantat, que devient-il ? Oh, mais il a repris sa vie, tranquillement, depuis longtemps, continuant à pousser la chansonnette et a s’accoquiner avec d’autres grands donneurs de leçons comme Shaka Ponk, pour ne citer que l’exemple le plus flagrant. Certes, depuis Me Too, les choses ne sont plus aussi simples, mais bon, il est en vie, lui et il est clair que l’on a déjà connu des individus qui ont eu davantage de déboires sans avoir tué, eux…Bref, vous l’avez compris, De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat est, sans aucune discussion possible, un excellent documentaire qui remet sur le devant de la scène une affaire qui apparait, avec du recul, oh combien nauséabonde de part son traitement médiatique et de par la manière dont le sieur Cantat aura été protéger pendant bien des années. Naturellement, il ne faut pas s’attendre a de grandes révélations ici puisque seuls les faits, déjà connus, sont rappelés, mais bon, de temps en temps, je pense ne pas me tromper en affirmant qu’une petite piqure de rappel ne fait pas de mal, bien au contraire…
 

Points Positifs
 :
- Un documentaire pour le moins pertinent qui remet sur le devant de la scène une sombre affaire de féminicide qui ne fut décidément pas traiter comme les autres et cela n’eut rien a voir avec le fait que les deux protagonistes étaient des personnalités publiques, disons plutôt que, en tant que figure de proue du camp du bien, il fallait tout faire pour sauver le soldat Cantat !
- Pas de grandes révélations, certes, mais un simple rappel des faits, ce qui se justifie, au demeurant, tant ces derniers sont terribles à la fois pour Bertrand Cantat mais aussi, pour tous ceux qui l’ont protégé pour ne pas dire couverts pendant bien des années.
- Bertrand Cantat, grand pervers narcissique devant l’éternel, apparait finalement comme étant un sale type qui savait pleurer sur commande et dont un des passes temps était de cogner ses compagnes…
- Impossible de ne pas saluer Lio qui fut, pendant, longtemps, quasiment la seule à se rendre sur les plateaux télés afin de défendre Marie Trintignant, envers et contre tous. Sincèrement, chapeau bas !
- La Fontaine disait « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » mais ici, on pourrait légèrement modifier cette citation en « Selon que vous soyez de gauche ou de droite, vous n’aurez pas le même traitement ». A mettre, naturellement, en parallèle, avec la complaisance envers un meurtrier et la manière dont les mêmes donneurs de leçons vont hurler au loup pour une main aux fesses – et que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, bien entendu…
 
Points Négatifs :
- Dommage que le documentaire ne revienne pas davantage sur tous ceux qui auront tendus la main à Bertrand Cantat au cours des deux dernières décennies car il y a du beau monde…
- Naturellement, ce documentaire touchera davantage celles et ceux qui sont suffisamment agés pour avoir connu les faits, il y a vingt ans. De même, comment un jeune public peu saisir ce que pouvait représenter un groupe comme Noir Désir qui, en toute sincérité, fut exceptionnel !?
 
Ma note : 8/10