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samedi 1 août 2026

Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste


Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste
 
Une épidémie de peste ravage l'Europe et atteint son paroxysme en 1348. Les hommes et les femmes périssent tous, sans exception, semble-t-il. Mais le père Swift se réveille sur son lit, le visage gris aux couleurs de la mort. Et il réalise que la vie a, de toute évidence, repris son cours. Le village est désormais peuplé de zombies, qui semblent constituer une nouvelle déclinaison de l'espèce humaine décimée. De l'autre côté de l'océan, les Inkas ont réussi à installer leur domination sur les Lakutas et les Aztèques, et assumer leur influence, aux côtés d’une dynastie Han d'origine chinoise. Les peuples sont appelés à se réunir à la demande du Sapa Inka, pour que leurs chefs prennent connaissance d'une information capitale. A bord de leurs bateaux dirigeables, les dignitaires se rejoignent pour voir de leurs yeux la réalité de la rumeur qui courait. Des hommes qui ont traversé l'océan près de cinq cents ans plus tôt sont toujours là, prisonniers dans leurs cages, hirsutes, dégénérés mais vivants. Au delà de la mer, à l'Est des terres habitées, doit exister une fontaine de jouvence. Nous sommes sur le continent américain au cœur du XIXème siècle, et le plus haut dignitaire Inka veut en savoir davantage...
 

Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Yana
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 08 avril 2015
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, ce fut avec un certain plaisir que j’ai retrouvé le dessinateur croate, Igor Kordey qui est un habitué de ce blog comme on a put le voir avec  L’Histoire SecrèteEmpireLes 30 DeniersLa Saga de Vam et Jour J – 11 Septembre, cette fois-ci, sans son compère Jean-Pierre Pécau, dans une quadrilogie pour le moins singulière, Nous, les Morts. Accompagné du scénariste, croate lui aussi, Darko Macan, le sieur Kordey, toujours égal a lui-même aux crayons nous entraine cette fois ci dans une uchronie pour le moins improbable et qui possède un synopsis de départ tellement, euh, comment dire, délirant que l’on ne pouvait qu’attendre tout et n’importe quoi au sujet de cette bande dessinée. Imaginez la population européenne totalement dévastée par la Peste Noire mais qui se transforme en zombie tandis que, dans le reste du monde, les empires des peuplades amérindiennes et asiatiques ont poursuivi tranquillement leur évolution. La rencontre risque de faire des étincelles ? Vous vous doutez bien que oui même si, dans ce premier tome de Nous, les Morts, l’intrigue met surtout en avant cet Empire Inca qui aura fait table rase de la concurrence – Aztèques, Mayas et compagnie. Bien évidement, dit de la sorte, le lecteur, méfiant, aurait de fortes raisons de fuir cette BD et, ma foi, on pourrait le comprendre, pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, le duo Macan et Kordey réussi à nous pondre un premier tome qui, malgré son coté grand guignolesque, fonctionne plutôt bien. Les personnages sont stéréotypés, il y a du sang, du nu, du sexe, des trahisons et le lecteur, interloqué, suit tout cela, captiver et stupéfait a la fois, tout en se demandant comment l’alchimie a put prendre aussi bien alors que c’était bien mal engagé. Bref, une curiosité improbable mais qui fonctionne suffisamment pour m’avoir donné envie de découvrir la suite, ce qui, ma foi, est toujours un bon signe !
 

Points Positifs
 :
- La stupéfaction de constater que malgré un postulat de départ pour le moins casse gueule – dans les grandes lignes, on va avoir droit a des incas contre des zombies – l’histoire, si on accroche, tient parfaitement la route et que dans le genre série Z, Nous, les Morts remplie parfaitement son rôle !
- Une uchronie étonnante mais qui fonctionne : la population européenne, totalement anéantie par la Peste Noire, est revenue à la vie sous forme de zombie, mais des zombies intelligents. Les siècles défilent et, outre-Atlantique, l’Empire Inca qui a annexé tous ses rivaux, se tourne vers le vieux continent… idiot ? Non, génial !
- Un Igor Kordey au sommet de sa forme et qui livre une prestation qui ravira ses fans.
- Des protagonistes franchement stéréotypés mais qui ne dénotent guère dans cette BD aussi délirante.
- Une couverture plutôt réussie dans son genre.
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même accrocher au concept qui est, au mieux, exagéré au possible, au pire, totalement saugrenu pour ne pas dire débile aux yeux de certains.
- Igor Kordey : si vous êtes fans, ce n’est pas un problème, par contre, si ce n’est pas le cas, ce n’est pas Nous, les Morts qui vous fera changer d’avis…
 
Ma note : 7,5/10

Les Grandes Erreurs de la Seconde Guerre Mondiale


Les Grandes Erreurs de la Seconde Guerre Mondiale
 
La Seconde Guerre mondiale a duré près de six années, aussi longues que terribles. Cette durée s'explique, bien entendu, par les formidables moyens que les belligérants déployèrent sur terre, sur mer et dans les cieux : il était vain d'espérer abattre l'ennemi par une campagne unique ou une bataille décisive. Mais les erreurs commises expliquent aussi que ce conflit se soit éternisé. Si Hitler ne s'était pas obstiné à gagner la bataille d'Angleterre ou à prendre Stalingrad, si la France, en mai 1940, n'avait pas imprudemment lancé ses forces en Belgique et en Hollande, si les Anglo-Américains n'avaient pas débarqué en Afrique du Nord..., la face de la guerre en eût été changée et sa durée vraisemblablement raccourcie. En traquant les erreurs commises par les deux camps, ce livre vise à explorer la rationalité des acteurs. Car les décisions prises par les dirigeants politiques ou les chefs militaires reposaient sur un ensemble de paramètres qu'il importe de décrire, afin de comprendre pourquoi ils menèrent à l'échec. Les stratégies se fondaient sur des informations parfois imparfaites, sur des moyens souvent limités, sur des hypothèses par moment fallacieuses. Autant de facteurs qui conduisirent, plus d'une fois, au désastre, comme aussi l'orgueil, l'obstination, le carriérisme et l'opportunisme menant à la prise de (mauvaises) décisions. Autant de cas de figures qu'illustreront, de Stalingrad à Market Garden, de la stratégie navale des Japonais à l'insurrection de Varsovie, vingt contributions proposées par les meilleurs spécialistes de la Seconde Guerre Mondiale.
 

Les Grandes Erreurs de la Seconde Guerre Mondiale
Auteur : Jean Lopez, Olivier Wieviorka
Type d'ouvrage : Histoire
Edition originale : 01 octobre 2020
Edition française : 11 mai 2023
Titre en vo : Les Grandes Erreurs de la Seconde Guerre Mondiale
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Tempus Perrin
Nombre de pages : 336
 
Mon avis :
 Un ouvrage fort intéressant dont je vais vous entretenir à présent puisque, il faut le reconnaitre, s’il y a bien une période historique fort prisée du grand public et qui a toujours le don de captiver l’intérêt de celui-ci, c’est bel et bien la Seconde Guerre Mondiale. Qui plus est, malgré les soixante-dix ans écoulés depuis la fin du second conflit mondial, malgré tout ce qui a été dit et écrit au sujet de celui-ci, de ses batailles les plus emblématiques, de ses grands noms et de ses conséquences, force est de constater que si un énième ouvrage sur le sujet est, bien entendu, loin d’être original, on peut toujours espérer en tirer quelque chose. Et donc, vous l’avez compris, c’est le cas avec Les Grandes Erreurs de la Seconde Guerre Mondiale, essai supervisé par les sieurs Jean Lopez et Olivier Wieviorka et qui, en toute franchise, possède suffisamment d’atouts pour satisfaire les amateurs du second conflit mondial. Bon, tout d’abord, comme il faut savoir rendre à César ce qui lui appartient, cet ouvrage est, en fait, une compilation d’articles parus dans la revue Guerre & Histoire. Certains, bien entendu, pourront trouver le procéder simpliste, pourtant, au vu du contenu de cet essai, force est de constater qu’il n’y a nullement tromperie sur la marchandise et que oui, incontestablement, ce dernier mérite le détour. Il faut dire que, en abordant toutes ces fameuses erreurs, telles qu’elles nous sont présentées, les auteurs nous présentent non seulement des décisions qui se sont avéré êtres, bien entendu, mauvaises, ce, en expliquant pourquoi ces dernières ont été prises, mais aussi, en nous expliquant comment le conflit aurait put prendre une autre tournure s’il en avait été, à chaque fois, différemment. Bref, nous ne sommes pas très loin, a de multiples reprises, de l’uchronie, mais ces fameuses histoires parallèles ne tombent jamais dans la fiction, disons juste que les auteurs nous présentent ce qui aurait put être, si tel dirigeant, tel décision, telle idéologie, aurait été autre. Tout cela est donc, naturellement, captivant au possible et je pense ne pas me tromper en affirmant que si vous êtes un passionné de la Seconde Guerre Mondiale, vous ne pouvez décidément pas passer a coté de cet ouvrage qui sort un peu des sentiers battus et qui ne vous décevra nullement.
 

Points Positifs
 :
- Un excellent ouvrage qui nous narre une bonne vingtaine d’erreurs majeures qui ont émaillé la Seconde Guerre Mondiale, ce, en expliquant comment ces dernières ont eut lieu mais aussi, naturellement, en nous montrant ce qui aurait put se dérouler si les événements auraient été autre.
- Si les erreurs sont, bien entendu, au cœur de la thématique de cet essai, les divers auteurs prennent le temps d’expliquer pourquoi toutes ces décisions funestes ont été prises, que cela soit en raison d’une quelconque idéologie ou, tout simplement, par méconnaissance, par exemple, des forces en présence ou de la volonté de résistance de l’ennemi. Du coup, nous avons affaire a un ouvrage plutôt intelligent dans sa conception et terriblement instructif.
- Même si cela ressemble par moments à de l’uchronie, genre oh combien habituel avec cette période historique, force est de constater qu’il n’en n’est rien et que, a aucun moment, on ne tombe dans la fiction, bien au contraire.
 
Points Négatifs :
- Peut-être que l’on peut regretter que les auteurs n’aillent pas plus loin, par moments, dans ce qu’aurait put être cette fameuse histoire parallèle du conflit, car bon, je pense ne pas me tromper en affirmant que pas mal de choses auraient put être différentes si certains choix avaient été autres. Or, la plupart du temps, il faut reconnaitre que le coté uchronique est un peu sous exploité.
- La Seconde Guerre Mondiale fut un conflit si marquant que je pense ne pas me tromper en affirmant que cet ouvrage, finalement, apparait comme étant un peu court. Après tout, il y aurait peut-être pas mal d’autres erreurs à pointer du doigt dans celui-ci ?
 
Ma note : 7,5/10