La
Ligue des Gentlemen Extraordinaires – La Tempête
Après
les divers évènements qui ont marqué la League, Mina Murray, Orlando et Emma
Night fuient en passant par la fontaine de jouvence de la cité perdue de Kor.
Leur objectif est de rejoindre l'île de Lincoln ou s'est réfugié Jack, le
dernier Nemo. En parallèle, Bond qui dirige dorénavant le MI5, est toujours à
la recherche d'Emma, il apprend l'existence de Kor ou il se rend afin de
redevenir lui aussi jeune et immortel, puis il détruit la fontaine ! Dans le
Dossier Noir, il découvre le Blazing World ou se sont progressivement réfugiés
toutes les créatures fantastiques, au fil des siècles ! Encore une fois, il
prend la décision de détruire l'île. Pendant ce temps Satin, qui vient du futur
avec comme objectif d'empêcher une catastrophe sur Terre qui aura des
répercutions jusqu’à Mars, retrouve son ancien camarade des Seven Stars,
Marsman, pour tenter d'empêcher le pire… Ils entreprennent de retrouver leur
ami Vull…
La Ligue des Gentlemen Extraordinaires – La Tempête
Scénario : Alan Moore
Dessins
: Kevin O'Neill
Encrage : Kevin
O'Neill
Couleurs : Ben
Dimagmaliw
Couverture : Kevin
O'Neill
Genre : Super-héros,
Fantastique, Etrange
Editeur
: DC Comics
Titre en vo
: The League of
Extraordinary Gentlemen – The Tempest
Pays
d’origine : Grande-Bretagne
Parution
: 07
janvier 2020
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Panini Comics
Date
de parution : 04 mars 2020
Nombre
de pages : 224
Liste
des épisodes
The League of
Extraordinary Gentlemen – The Tempest 1-6
Mon
avis : Oui, j’ose, j’affirme, je le crie sur
tous les toits, La Tempête, dernier volet de La
Ligue des Gentlemen Extraordinaires, est, sans aucune discussion
possible, un pur chef d’œuvre, quelque chose d’énorme, de parfait de bout en
bout et qui, plus de deux décennies après les débuts d’une saga décidément pas
comme les autres, aura confirmer, de fort belle manière, non seulement pourquoi
celle-ci fut l’une des plus importantes de ces vingt dernières années, mais aussi,
a quel point le sieur Alan Moore, toujours accompagner d’une main de maitre, aux
dessins, par un Kevin O’Neill en état de grâce, est un génie, indéniablement,
le plus grand auteur de comics qu’il m’a été donné de connaitre, et ce, de
loin, de très loin ! Bien entendu, nombreux seront celles et ceux qui
seront en total désaccord avec moi, qui affirmeront, selon eux, que Moore
n’aura jamais été aussi prétentieux, aussi illisible et que La Tempête n’aura
été que la confirmation que cet ancien génie n’est plus que l’ombre de
lui-même, ne cessant de s’autoparodier, encore et encore, son style, ses
œuvres, ne plaisant plus qu’a un public tout aussi prétentieux. Cet avis est le
leur et comme tous les gouts sont dans la nature, j’en prends acte, cependant,
je ne peux être d’accord et je persiste et signe : oui, mille fois
oui, La Tempête est une œuvre exceptionnelle et oui, elle
conclut à merveille une saga qui, depuis ses débuts, aura sut choisir son
public, c’est-à-dire, un lectorat que l’on peut qualifier de plus connaisseur
que la moyenne, qui sait que les comics ne sont qu’un genre parmi tant
d’autres, que ceux-ci ont une histoire, bien plus longue qu’on pourrait
l’imaginer et que, surtout, celle-ci, encore de nos jours, s’inscrit au sein
d’une pop culture bien plus vaste qui, dans les grandes lignes, va de la
musique au cinéma en passant par la littérature, le sport, le théâtre, les
séries, etc. Ainsi, depuis ses débuts, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est
un formidable mélange des genres où Moore fait cohabiter tout un tas de
protagonistes issus de divers médias de la culture mondiale et où, par la force
des choses, les références se multiplient à l’infini, l’auteur nous en
distillant tellement que, en toute franchise, rares sont ceux qui sont capables
de toutes les notées – plusieurs lectures étant nécessaires, et encore. Ainsi,
dans La Tempête, nous avons droit à tellement de références
culturelles, tellement d’hommages, que certains crieront au génie, d’autres
prendront leurs jambes à leur coup. Bref, une œuvre à ne pas mettre entre
toutes les mains, qui n’est absolument pas grand public mais qui n’en reste pas
moins un incontournable, surtout pour celles et ceux qui apprécient les comics d’Alan
Moore et qui, ma foi, osons le dire, ne se satisfassent pas uniquement des
productions bêtasses de chez Marvel. Un chef d’œuvre, donc, en
guise de conclusion pour une saga quasiment parfaite de bout en bout et qui, ma
foi, me manquera, mais bon, quelque part, mieux vaut finir en beauté que de
tomber dans la médiocrité, lot commun de tellement de séries…
Points
Positifs :
- La
conclusion parfaite d’une œuvre qui, depuis ses débuts, il y a une vingtaine
d’années, nous aura prouver que l’on peut encore être original dans l’univers
des comics mais aussi, que l’on peut nous proposer un formidable mélange des
genres, de tous les genres de la pop culture, ce, avec talent. Bref, si vous
êtes fans de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires depuis ses
débuts, La Tempête sera la conclusion que vous attendiez,
c’est-à-dire, à la hauteur de vos espérances !
-
Les références, bien sur, très nombreuses, plus nombreuses encore que
d’habitude et qui jalonnent toutes les pages de cet album. Bien évidement, bien
malin celui qui les découvrira toutes et il faudra moult relectures et
bien des connaissances pour espérer y parvenir…
-
Malgré toutes ces références et le coté élitiste de la chose, Alan Moore reste
un auteur accessible dans son propos, finalement, bien davantage qu’un Grant
Morrison que j’apprécie pourtant beaucoup.
-
Un des plus beaux hommages qu’il m’a été donné de lire a l’univers des comics
mais aussi, a ses hommes et ses femmes de l’ombre qui ont fait de lui ce qu’il
est devenu.
-
Le style de Kevin O’Neill est particulier, mais quant on y est habitué, force
est de constater que celui-ci est plutôt plaisant, de plus, dans cet album,
l’artiste alterne lui aussi les genres et il faut reconnaitre qu’il s’en sort
fort bien et que c’est un pur régal que de passer a des planches
conventionnelles a d’autres qui flirtent bon les pulps d’autrefois, les comics
d’horreur, les passages en 3D, etc.
-
Une couverture dans la lignée des précédentes de la saga mais qui n’en reste
pas moins parfaite dans son style inimitable.
Points
Négatifs :
-
J’adore les œuvres bourrées de références mais le problème avec Moore, c’est
qu’avec lui, à moins d’être britannique et, accessoirement, d’une intelligence
et d’une culture supérieure, il est impossible de toutes les comprendre. Bref,
vous l’avez compris, La Tempête est, comme le reste de la
série, une œuvre élitiste qui fera fuir la plupart des lecteurs…
Ma
note : 9/10
Les
Voyages d’Endymion – L’Éveil d’Endymion
Enée
a seize ans. Elle vient de passer quatre ans sur la Terre, kidnappée. Des
années consacrées à l'étude avant de rebondir. Ses adversaires sont neutralisés
pour le moment : le père de Soya exerce son ministère sur le monde désertique
de Madre de Dios ; Némès, la chose vivante, est restée fondue sur une roche du
Bosquet de Dieu. Mais la Pax lance une nouvelle croisade : la solution finale
au problème des Extros ? Et tous reprennent du service pour leurs causes
respectives. Mais leurs fins gardent une bonne partie de leur mystère : Enée
est-elle vraiment un virus nanotech envoyé pour contaminer l'humanité ? Et le
Gritche, qui le manipule ? Quant à Endymion, il part pour un long voyage
cryogénique au terme duquel il trouvera Enée adulte. Alors sonnera pour lui
l'heure de l'éveil.
Les Voyages d’Endymion – L’Éveil d’Endymion
Auteur
: Dan Simmons
Type
d'ouvrage : Science-Fiction
Première
Parution : 10 mars 1997
Edition
Poche : 01 novembre 2016
Titre
en vo : The Hyperion Cantos – The Rise Of
Endymion
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : anglais
Traduction : Guy
Abadia
Editeur : Folio
SF
Nombre
de pages : 960
Mon
avis : Nul doute que, comme je l’avais
signaler lors de ma critique de Endymion,
les fans de la première heure, ceux qui ont découvert les Cantos lors
de leurs parutions, il y a de cela trois décennies, auront été troublés par,
non seulement, la volonté de Dan Simmons d’écrire une suite à une saga que
beaucoup considéraient comme étant un chef d’œuvre, mais aussi, et surtout, par
la remise en cause, à la fois narrative que scénaristique, qu’apporta ces
fameux Voyages d’Endymion. En effet, ce qui ressort avant toute
chose de ces deux romans est la volonté affichée de l’auteur de remettre en
cause nos certitudes, de bousculer nos croyances sur les dires des Cantos,
mais aussi, de donner un formidable coup de pied dans la fourmilière en niant,
quelque part, certains des acquis de ceux-ci. Par la force des choses, le
lecteur, encore émerveiller par le final grandiose de La
Chute d’Hypérion aura forcément été troublé par ce qu’il découvre
par la suite, c’est-à-dire, non pas le fait que l’Eglise, devenue toute
puissante, domine l’ancien Retz et que leurs dirigeants soient loin d’être des
saints, mais davantage par le fait que l’on s’aperçoive que certaines
révélations des Cantos soient annoncés comme mensongères, que des
protagonistes refassent leur apparition comme si de rien n’était (euh, il était
pas censé être mort lui ?) et même que, en une ou deux occasions, Dan
Simmons, pourtant vigilant, ne se soit un peu embrouiller les pinceaux –
exemple tout bête avec les dauphins d’Aliance Mui, présentés comme disparus et
qui, dans Endymion, sont encore bien en vie !? Du coup, le
trouble des lecteurs – et je m’inscris dedans – aura été compréhensible, comme
le fait que, pour certains, le sentiment qui prédomine avant toute chose aura
été, la déception. Pourtant, malgré cela, Dan Simmons savait parfaitement ce
qu’il faisait en replongeant dans l’univers des Cantos et ses
modifications, ses choix, aussi déroutant puissent-ils paraitre de prime abord,
finissent par être justifiés et compréhensibles lorsque l’on regarde l’œuvre
dans son intégralité. En effet, si dans Endymion l’auteur, en nous
présentant de nouveaux protagonistes dans cet univers post-Retz, nous avait
enchantés de la plus belle des manières avec cette fameuse fuite en radeau
d’Enée et compagnie à travers les anciens mondes de l’Hégémonie, L’Éveil
d’Endymion apporte une ultime conclusion que l’on peut qualifier de
bonne. Dans un style, encore une fois différent (chapeau franchement, quatre
tomes pour ce cycle, quatre genres narratifs), Dan Simmons va encore plus loin,
poussant ses idées a un point presque inimaginable, parfois osé mais qui, aussi
surprenant que cela puisse paraitre, fonctionne parfaitement. Ainsi, dans cet
ultime volume de la saga, probablement le plus difficile d’accès pour le simple
quidam, les grandes questions métaphysiques sont à l’honneur, avec, d’un côté,
Enée, présentée comme étant le Messie tant attendue et dont le parallèle avec
le Christ est plus qu’évidant – ne serais ce que par la fameuse communion
partagée, le sang etc. – opposée à une Eglise chrétienne complètement
corrompue, à la fois par son alliance avec le Centre, mais aussi par la soif de
puissance de ses membres. Mais si le coté christique d’Enée ne peut être nié,
ce qui ressort le plus, ce sont les éléments philosophiques et religieux de
l’extrême orient, cette pensée bouddhique et zen qui se conçoit parfaitement
quand on connait un tant soit peu la génération de Simmons et ses propres gouts
personnels. Et a cette Église chrétienne définitivement corrompue – mais pour
ce qui est de ses dirigeants, pas forcément de ses membres – par une
quasi-immortalité offerte par le cruciforme et qui ne vie que dans le statu
quo, Simmons nous propose, par le biais de l’enseignement d’Enée, une autre
façon à la fois de vivre et d’accepter la mort : le crédo principal de
tout cela étant qu’une vie courte mais vécue est préférable à l’immortalité
parasitaire du cruciforme. Immobilisme d’un côté avec refus d’évolution,
changement de l’autre avec choix personnel du libre arbitre – le fameux
discours d’Enée : « refaites votre choix », y
compris, garder le cruciforme – cet Éveil d’Endymion conclut
la saga d’une façon certes étonnantes mais tout bonnement magistrale. Et si
certains auront pu tiquer vis-à-vis d’une certaine exagération narrative –
après tout, nous avons là des humains qui peuvent se déplacer d’un point à
l’autre de l’univers par leur seule volonté – ou sur le côté décidément peu
héroïque d’un Raul Endymion – vaincu par un simple calcul rénal – je ne peux
m’empêcher de me dire que, au sujet de ce dernier, justement, ce qui fait toute
la force du personnage, c’est justement sa grande faiblesse : non,
Endymion n’est pas un héros au sens propre du terme, c’est juste un homme comme
vous et moi, avec ses forces et ses faiblesses, ses craintes, ses espoirs et
ses défauts, et c’est cela qui le rend tellement attachant à mes yeux,
tellement humain. Humains, de par leurs grandeur d’âme – comme le Père
Capitaine De Soya – ou leurs mesquineries – Lourdusamy –, les protagonistes de
cet Éveil d’Endymion le sont tous, et même un personnage comme
Enée, malgré sa force de volonté devant son destin connu à l’avance et ses
pouvoirs n’apparait pas comme une espèce de surhomme – les seuls qui l’étant
vraiment étant les aberrations crées par le Centre comme Rhadamanthe Némès. Au
final, L’Éveil d’Endymion, formidable message d’espoir pour
l’humanité et magnifique histoire d’amour entre Raul et Enée, entre passages
philosophiques parfois un peu ardus d’accès – pour ne pas dire chiants – et
moments plus intimes, entre joies et tristesses, ses personnages hauts en
couleurs, son ode à la vie, au changement, au libre arbitre et son coté
écologique parfaitement assumé est une conclusion tout bonnement parfaite de ce
qui est l’un des plus grands cycles de science-fiction de l’histoire du genre,
une œuvre un peu oubliée de nos jours, pas forcément simple d’accès, mais qui
s’inscrit au panthéon des chefs d’œuvre du genre, je veux bien évidement parler
des Cantos d’Hypérion.
Points
Positifs :
-
Une conclusion à la hauteur de ce que Dan Simmons avait réalisé jusque là.
Certes, au petit jeu des comparaisons, Les Cantos d’Hypérion sont
supérieurs aux Voyages d’Endymion, cependant, cette suite, dans son
ensemble, reste de très bonne qualité et ne dénote nullement dans l’ensemble de
l’œuvre.
-
Le plaisir de découvrir le sort de protagonistes hauts en couleurs comme Raul
Endymion, Énée ou le Père Capitaine De Soya, mais aussi, de retrouver tout un
tas de protagonistes, y compris certains du premier cycle.
-
Si le coté métaphysique du discours d’Énée est parfois pesant, force est de
constater que ce dernier n’en reste pas moins fort intéressant avec son coté
antireligieux, son ode de vie au changement, aux choix personnels, a
l’écologie, a la propagation de la vie sous toutes ses formes, etc.
-
Certains passages de ce roman sont franchement bons, surtout pour ce qui est du
sort d’Énée qui sait depuis toujours quel sera son destin mais qui n’en
poursuit pas moins son but, jouissant au mieux de sa vie.
-
Les grandes faiblesses de Raul Endymion font décidément de lui un héros fort
attachant.
Points
Négatifs :
-
Tout le coté métaphysique d’Énée est certes intéressant mais beaucoup trop
pesant par moments ; il faut dire que Simmons semble avoir de fortes
attaches pour les philosophies extrêmes orientales et ne s’en cache pas… le
problème, c’est que tout cela finit par saouler le lecteur au bout d’un moment.
-
Pas mal d’incohérences vis-à-vis des Cantos : certaines sont
souhaitées par l’auteur, certes, d’autres apparaissent comme de véritables
coquilles franchement discutables : les dauphins d’Aliance Mui n’en sont
qu’un exemple parmi tant d’autres.
-
D’indéniables longueurs nuisent au plaisir de la lecture.
-
Il faut tout de même accrocher à cette idée d’humains voyageant, comme si de
rien n’était, d’un bout à l’autre de la Galaxie.
Ma
note : 7,5/10
L’Histoire
HS 110 – Le Maroc
Janvier/Mars
2026
Au
sommaire :
- Édito :
Le pays qui résiste
-
La fusion des Berbères et des Arabes
-
Cahiers, cartes
-
Lexique et chronologie
- Jusqu’au XIXème
siècle, la construction d’une identité
-
La Maurétanie des rois et des Romains
-
Volubilis, à la limite de l’Empire
-
Almoravides et Almohades. Le temps des empires Berbères
-
Comment l’Afrique du Nord est passé à l’Islam
-
Les Mérinides ou la naissance du Maroc
-
Sept trésors des marocains
-
XVIème – XVIIIème siècle, résister aux Ottomans
-
Au cœur du jeu Européen
-
Le Sultan qui voulait libérer les esclaves
-
Makhzen, le pouvoir du Sultan
- 1880 – 1956, une
colonisation douce ?
-
Lyautey, colonisateur exemplaire ?
-
Protectorat, mode d’emploi
-
Harem pour touristes français
-
Comment la France s’est imposée
-
Les Espagnols aussi
-
Portfolio : quatre villes capitales
-
Les Juifs. De l’enracinement à l’exil
-
Guerre du Rif. La résistance héroïque
-
Chars et artillerie. Un conflit total
- Depuis 1956,
naissance d’une puissance régionale
-
Mohammed V, père de l’indépendance
-
Le rêve du grand Maroc
-
Les deux visages d’Hassan II
-
La marche vers le Sahara espagnol
-
Ben Barka. L’affaire résolue
-
Entretien avec Tahar Ben Jelloun
-
Le roi avec 37 millions de marocains
-
A lire, voir et écouter
- L’Histoire – Les
Grandes Figures
-
Mitterrand, le Président de l’alternance
Mon
avis : Après avoir achevé l’année 2025
avec un numéro que l’on peut qualifier, dans l’ensemble, de plutôt bon,
celui-ci, pour rappel, étant consacré à la longue et méconnue histoire
des Balkans, force est de constater que le premier numéro de L’Histoire de cette année 2026 ne m’aura
pas autant enthousiasmé, bien au contraire. Il faut dire que le Maroc, en toute
sincérité, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, ce, même si cette boisson est
plutôt appréciée du coté de ce royaume. Mais bon, que voulez vous, tout à
chacun a ses propres gouts personnels et si certains peuvent avoir un certain
intérêt pour les pays du Maghreb, ce n’est pas vraiment mon cas, surtout que,
selon moi, il existe tant de pays, tant de civilisations, qui ne sont jamais
abordés au sein de la presse spécialisé que je pense que l’on n’avait pas
vraiment besoin d’un numéro consacré au Maroc. Enfin, la revue était tout de
même achetée et je misais, un peu malgré moi, tout sur la qualité habituelle de
celle-ci puisque, pour rappel, depuis que, il y a quelques années, je me suis
lancé dans la lecture de L’Histoire,
rares, très rares auront été les occasions de me plaindre, bien au contraire.
Alors, quid, donc, de ce numéro consacré au Maroc ? Et bien, disons que,
justement, c’est là où l’on voit que si une revue est bonne, très bonne même,
il apparait que les sujets les moins intéressants, a première vue, peuvent
toujours mériter le détour. Ainsi, par la force des choses, je dois reconnaitre
que la lecture de ce numéro ne m’aura pas déplu, loin de là. A cela, bien
entendu, il faut reconnaitre que, n’étant absolument pas intéresser par le
Maroc, finalement, je connaissais mal ce pays et, fatalement, son histoire et
que, par le biais de la lecture de ce long dossier, je peux affirmer, sans
peine, que, désormais, j’en connais un peu plus et que, ma foi, sans être
époustoufler par celle-ci, force est de constater que cette dernière n’aura pas
été inintéressante. Bref, une fois de plus, la qualité intrinsèque de L’Histoire aura fonctionné à plein
régime et même si je n’ai absolument pas changé d’avis pour ce qui est de mon
intérêt vis-à-vis du Maroc, au moins, je pourrais affirmer, désormais, que je
ne suis pas un néophyte complet quand a son histoire. Bon, c’est déjà cela mais
espérons tout de même que le prochain numéro soit un poil plus intéressant à
mes yeux…
Points
Positifs :
- N’étant
pas un grand amoureux du Maroc et, dans un sens plus large, du Maghreb,
j’apparaissais, avant la lecture du dossier de ce numéro, comme étant un
parfait néophyte de l’histoire du royaume. Par la force des choses, la lecture
de cette revue se sera avérée être plutôt intéressante pour ne pas dire
instructive.
-
De l’Empire Romain a notre époque actuelle en passant par la conquête arabe,
les liens avec l’Espagne et le Portugal sans oublier la période du Protectorat,
force est de constater qu’il y a de quoi faire.
-
Le second dossier, consacré à François Mitterrand, s’est avéré être plutôt
intéressant dans l’ensemble, ce, même s’il est plutôt court.
-
Bien entendu, les amateurs de cette revue seront en terrain familier et
retrouveront avec plaisir des textes clairs et instructifs, de nombreuses
illustrations et pas mal de cartes plutôt intéressantes. Bref, qualitativement
parlant, L’Histoire est toujours une excellente revue !
Points
Négatifs :
-
Intéressant, je ne le nie pas, instructif, c’est un fait, mais bon, ce n’est
toujours pas ma tasse de thé même si j’ai parfaitement conscience que tout cela
est davantage une affaire de gouts personnels qu’autre chose…
-
On peut tout de même regretter que cela soit toujours les mêmes pays,
civilisations ou figures historiques qui sont abordées dans la presse
spécialisé et cela dénote tout de même un certain manque d’originalité.
Ma
note : 7,5/10
Sekiro
– La Seconde Vie des Souls
Peu
de séries de jeux vidéo peuvent se targuer d’avoir autant marqué les années
2010 que celle des Souls. Ce succès épatant et inattendu, le
studio FromSoftware le doit principalement au talent du
désormais célèbre Hidetaka Miyazaki, dont la vision radicale du jeu vidéo a su
rapidement charmer et convaincre. En mai 2014, le réalisateur a été promu
président de FromSoftware. Alors qu’il aurait pu continuer à
concevoir des Souls ad vitam æternam, il a préféré favoriser
le développement de nouvelles franchises. Le premier véritable représentant de
cette nouvelle ère est Sekiro – Shadows Die Twice, un jeu d’une
richesse inouïe à la cohérence thématique irréprochable. Cet ouvrage revient
dans un premier temps sur les coulisses du développement et s’efforce, par le
biais d’une comparaison systématique avec la série des Souls,
d’examiner l’évolution de la philosophie ludique de FromSoftware.
S’ensuivent une analyse détaillée de l’univers, du scénario et des personnages
ainsi qu’une étude des influences artistiques, culturelles et historiques des
créateurs. La dernière partie décrypte l’œuvre sous l’angle de sujets
transversaux, de ses thématiques à sa bande-son, en passant par la gestion et
l’intérêt de la difficulté dans le jeu vidéo.
Sekiro – La Seconde Vie des Souls
Auteur
: Ludovic
Castro
Type
d'ouvrage : Essai, Jeux Vidéos
Edition
originale : 05 mars 2020
Edition
française : 05 mars 2020
Titre
en vo : Sekiro – La Seconde Vie des
Souls
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Traduction : néant
Editeur : Third
Éditions
Nombre
de pages : 272
Mon
avis : Si j’avais débuté ce blog quelques
années auparavant, je pense ne pas me tromper en affirmant que ce véritable
petit bijou qu'est Sekiro
– Shadows Die Twice aurait été, à mes yeux, le jeu de l’année
2021, mais bon, comme ce ne fut pas le cas, je me contenterais juste de chanter
les louanges, une fois de plus et après la critique à proprement parlée de
celui-ci, d’un soft que je peux qualifier, sans la moindre exagération, d’excellent. Il faut dire que Sekiro aura été, à mes yeux, un des meilleurs
jeux de ces dernières années et, sans aucune discussion possible, un soft qui
m’aura marquer durablement début 2021, ce, en raison de son coté jusqu’au
boutiste propre à la maison d’éditions, son univers, ses protagonistes et le
fait, bien entendu, que Sekiro représente une évolution a la
fois logique et originale de la sublime saga des Dark
Souls. Bref, vous l’avez compris, il y a de cela cinq ans, Sekiro –
Shadows Die Twice aura occuper une grande partie de mon temps libre
et, baignant pendant des semaines dans cet univers enchanteur de l’œuvre du
sieur Hidetaka Miyazaki, j’avais souhaiter prolonger l’expérience en me
procurant cet ouvrage, Sekiro – La Seconde Vie des Souls, ce, afin
d’en connaitre davantage sur la création de ce magnifique jeu qui en aura fait
rager plus d’un – moi y compris en moult occasions – mais aussi, sur son
univers à proprement parler, ses inspirations, etc. Bon, je ne vous le cache
pas, lorsqu’on en vient à acheter ce genre de bouquins, c’est que l’on est un
amoureux fou du jeu original et, dans mon cas, vous l’avez compris, ce fut le
cas. Bien entendu, a contrario, si vous ne connaissez pas ce soft ou si ce
dernier ne vous aura pas convaincu – ce qui fut le cas pour bien des joueurs –
cet ouvrage n’est pas fait pour vous. Cela est on ne peut plus logique après
tout. Cependant, ici, ce qui compte, ce n’est pas d’enfoncer des portes
ouvertes en affirmant que cet essai est avant tout destiné aux fans mais,
plutôt, de dire si oui ou non, celui-ci satisfera ces derniers. Et, ma foi,
disons que c’est le cas et ce, de fort belle manière ! Complet,
franchement instructif, Sekiro – La Seconde Vie des Souls vous
permettra de tout savoir, ou presque, sur un des derniers jeux en date de
Hidetaka Miyazaki : univers, protagonistes, ennemis diverses, bestiaire, décors,
explications sur la partie historique de l’intrigue, sur la religion,
explications sur des parties du scénario un poil obscurs, sans oublier, bien
entendu, le lien entre Sekiro et son grand frère, Dark
Souls, il est évidant, à la lecture de cet essai, que les fans qui auront
adorer batailler pendant des heures pour venir a bout de ce soft y trouveront
leur compte. Alors certes, il n’y a pas d’illustrations mais ce n’est pas
vraiment important au vu de la richesse du contenu qui justifie à elle seule
l’achat de cet ouvrage écrit d’une main de maitre par un passionné – cela se
sent – et qui rappellera aux fans a quel point Sekiro est,
décidément, un pur chef d’œuvre. Mais bon, cela, les fans en sont persuadés
depuis longtemps…
Points
Positifs :
-
Un excellent ouvrage qui ravira celles et ceux qui ont adoré ce soft magnifique
qu’est Sekiro – Shadows Die Twice, incontestablement, un des
meilleurs jeux de ces dernières années et le descendant logique de la superbe
saga qu’est Dark Souls. Bref, si vous êtes fan de cette merveille
du sieur Hidetaka Miyazaki, l’achat de ce livre est indispensable !
-
Un ouvrage d’une richesse peu commune et qui revient sur l’univers, les
protagonistes, les ennemis diverses, le bestiaire, les décors, les explications
sur la partie historique de l’intrigue, sur la religion, celles sur des parties
du scénario un poil obscures, sans oublier, bien entendu, le lien entre Sekiro et
son grand frère, Dark Souls. Bref, un essai fort instructif.
-
On sent que l’auteur, Ludovic Castro, est un passionné et c’est une très bonne
chose.
-
Une fort belle illustration de couverture.
Points
Négatifs :
-
Bien entendu, Sekiro – La Seconde Vie des Souls est un ouvrage
uniquement destiné aux fans du jeu original et n’intéressera absolument pas ceux
qui ne connaissent pas ce soft où qui, après moult morts, en ont été dégoutés à
tout jamais…
-
Pas la moindre illustration. Ce n’est pas très grave, bien entendu, mais bon,
il faut le souligner.
Ma
note : 8/10
L’Attaque
des Titans – Tome 3
Il
y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a
été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans.
Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés
par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers
rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein
de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se
pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où
surgit un Titan Colossal… Après avoir réussi à refouler l’invasion du district
de Trost grâce à la transformation d’Eren, le major Erwin Smith arrive à
convaincre sa hiérarchie d’aller explorer la maison des Jäger à Shiganshina,
afin d’élucider le mystère des Titans. Mais, lors de la première incursion à
l’extérieur du Mur, les troupes du Bataillon d’exploration se font surprendre
par un Titan de type féminin, particulièrement dangereux… Au prix de lourds
sacrifices, les hommes d’Erwin parviennent tout de même à neutraliser le
spécimen. Qui vont-ils extraire de la nuque du Titan ?
L’Attaque des Titans – Tome 3
Scénariste
: Hajime
Isayama
Dessinateur : Hajime
Isayama
Genre : Shōnen
Type
d'ouvrage : Fantastique, Action
Titre
en vo : Shingeki no Kyojin vol.3
Parution
en vo : 09 avril 2012
Parution
en vf : 13 avril 2016
Langue
d'origine : Japonais
Éditeur : Pika
Édition
Nombre
de pages : 576
Mon
avis : Je poursuis tranquillement la
relecture de L’Attaque
des Titans, œuvre du sieur Hajime Isayama, et qui est, sans aucun doute
possible, un des mangas si ce n’est le manga le plus apprécié de ces dix
dernières années, ce, comme vous l’avez probablement remarqué, par le biais
d’une édition intégrale de fort bonne qualité et si, ma foi, comme je l’ai déjà
souligné auparavant, mon enthousiasme d’il y a quelques années n’est plus le
même, ce qui est normal, cela ne change guère l’avis que je me fais de ce
manga, c’est-à-dire, que ce dernier, sans être non plus un véritable chef
d’œuvre comme l’on un peu trop hâtivement prétendu certains, n’en est pas moins
une indéniable réussite. Alors, bien entendu, il reste la problématique de la
partie graphique qui est loin d’être folichonne et même si Hajime Isayama à
évoluer, petit à petit, dans le bon sens, nous sommes encore très loin d’avoir
à faire a des dessins de qualité, d'ailleurs, ce serait plutôt le contraire. Cependant, L’Attaque des
Titans, ce n’est pas uniquement des dessins pour le
moins discutables et, justement, ce troisième volume confirme, une fois de
plus, tout le bien que l’on peut penser de ce manga et de son scénario qui est
toujours aussi captivant. Ainsi, nous avons droit, ici, à la longue conclusion
de l’affrontement qui oppose le Bataillon d’Exploration au charismatique Titan
Féminin et, ma foi, si dans le volume
précédent, cette dernière avait déjà tué bon nombre d’humains, dans ce
troisième tome, c’est un véritable massacre qu’elle commet, au point même que
les compagnons les plus proches de Livaï y passent tous. Des décès nombreux,
qui marquent les esprits et qui nous rappellent que, dans L’Attaque des
Titans, la mort plane toujours autour des nombreux protagonistes et qu’il
vaut mieux, par moments, ne pas trop s’attacher à ces derniers. Quoi qu’il en
soit, après deux affrontements entre Eren et ses compagnons et le Titan
Féminin, le temps des révélations est venu : l’identité de cette dernière
– il s’agit d’Annie – en surprendra probablement plus d’un tandis que de
nouveaux flashbacks viennent approfondir ce personnage charismatique que l’on connaissait,
jusque là, fort mal. Dans le dernier tiers de ce troisième volume, le Bataillon
d’Exploration part pour une nouvelle mission et un nouveau Titan fait son
apparition : un certain Titan Singe. De quoi nous promettre de nouveaux affrontements
titanesques ? Sans aucun doute possible mais ceci, bien entendu, arrivera
en temps et en heure, c’est-à-dire, dans le prochain volet qui s’annonce
explosif !
Points
Positifs :
- Une
fois de plus, ce nouveau volet de L’Attaque des Titans confirme
tout le bien que l’on pensait de ce manga. Certes, tout n’est pas parfait mais,
scénaristiquement parlant, Hajime Isayama possède un don certain pour nous
proposer une intrigue captivante et bourrée de retournements de situations qui
font que l’on accroche rapidement à l’histoire…
-
Bien entendu, c’est l’affrontement dantesque face au Titan Féminin qui occupe
la majeure partie de cette troisième intégrale et, indéniablement, nous avons
droit aux combats les plus marquants depuis les débuts de ce manga.
-
Le massacre en règle des équipiers de Livaï par le Titan Féminin est un des
grands moments de cet album et ne laissera pas les lecteurs indifférents.
-
Pas mal de révélations dans ce troisième volet comme l’identité du Titan
Féminin – Annie – et la découverte que le Mur est composé de Titans
gigantesques.
-
Un nouveau Titan surpuissant et charismatique fait son apparition : le
Titan Singe !
-
Une édition intégrale de fort belle qualité qui rend justice au manga et qui,
ma foi, est tout simplement indispensable pour les fans de celui-ci.
Points
Négatifs :
-
Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes, le gros point
faible de L’Attaque des Titans, c’est sa partie graphique qui est,
incontestablement, problématique. Certes, Hajime Isayama s’est amélioré depuis
les débuts du manga, mais bon, ce n’est pas encore exceptionnel, loin de là…
-
Rien à redire sur cette édition intégrale mais, du coup, le face à face entre
nos héros et le Titan Féminin débute dans le volet précédent et s’achève ici,
ce qui est dommage.
-
On retrouve, naturellement, les défauts habituels du genre Shōnen, mais bon,
ici, cela dépendra fortement de votre passion pour la chose ou pas.
Ma
note : 8/10
L'Histoire
Secrète – Atlantide
Nous
sommes en 1950. Après plusieurs siècles de quête, Reka parvient enfin à
localiser les ruines de l'Atlantide, le dernier sanctuaire qui s'opposa, il y a
des milliers d’années, à la vindicte des Brillants, et à mettre la main sur les
étranges Crânes de Cristal. Au même moment, à l’autre bout du monde, dans un
petit musée de Stalingrad, en URSS, un artefact étrange, longtemps convoité par
les Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale, reprend vie. Il apparait que la
guerre avec les Brillants prend un nouveau tournant et que les Archontes
semblent disposer désormais d'armes qui pourraient détruire ces derniers. Et
lorsque Thot se réveille de son sommeil et rejoint les Archontes, il apparait
que, les forces se mettant doucement en place, l’ultime affrontement contre les
Brillants va bientôt avoir lieu…
L'Histoire Secrète – Atlantide
Scénario
: Jean-Pierre Pécau
Dessins
: Igor
Kordey
Couleurs : Anubis
Couverture : Manchu,
Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Fantastique,
Etrange, Historique
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution : 22
mai 2024
Nombre
de pages : 56
Mon
avis : Ce fut, sans aucune discussion possible,
une des plus grosses surprises du début de l’année 2024 et, en toute sincérité,
je pèse mes mots. Bien entendu, je me doutais bien que, quelque part, nous n’en
n’avions pas encore tout à fait finit avec L’Histoire
Secrète, cette si longue pour ne pas dire interminable saga du duo composé de Jean-Pierre Pécau
pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des
dessins, une saga dont le premier volet, pour rappel, est paru en cette
désormais lointaine année 2005 et que je suis avec une certaine assiduité
depuis lors. Cependant, comme le dernier volet, Les
Sept Tours du Diable, était paru en 2021, je dois reconnaitre que
j’avais presque oublié qu’une suite était possible, surtout que, cette fois-ci,
il n’y avait pas d’épidémie de Covid-19 pour retarder une quelconque parution.
Mais bon, il était dit que les sieurs Pécau et Kordey n’en n’avaient pas tout à
fait finit avec leur saga et donc, en mai 2024, paru ce trente-huitième volet
de L’Histoire Secrète, une saga qui traverse les décennies et dont
on se demande si, un jour, on en verra le bout ! Mais alors, après tant
d’années et une quantité pour le moins conséquente d’albums, qu’apporte donc
cet Atlantide de plus a la saga ? Eh bien, déjà, le titre
est pour le moins prometteur même si on n’est pas vraiment loin de la tromperie
sur la marchandise, les ruines atlantes n’apparaissant que sur une petite
flopée de pages et n’occupant pas une place digne de ce nom. Cependant, malgré
ce constat que l’on peut qualifier de dommageable, force est de constater que
ce trente-huitième volet de la saga est plutôt bon et que, si vous avez
apprécié les derniers albums en date de L’Histoire Secrète, alors,
celui-ci va amplement vous satisfaire. Ainsi, une fois de plus, on retrouve nos
Archontes qui, sous la menace des fameux Brillants – pour rappel, ce sont des
aliens arrivés sur Terre il y a des milliers d’années et qui, par création
génétique, ont créé la race humaine – découvrent ou redécouvrent d’anciens
artefacts censés les aidés dans leurs luttes contre ces derniers. Ajoutons à
cela les mystérieux Enfants de Cain, une race humaine a la longévité
exceptionnelle, des loges secrètes et même une ou deux figures connue comme
Ernest Hemingway sans oublier, naturellement, les dessins toujours aussi
maitrisés de l’inimitable Igor Kordey et l’on obtient un album parfaitement
dans la lignée de ses prédécesseurs qui, certes, n’apportera pas grand-chose de
nouveau a la saga mais qui possède néanmoins suffisamment d’éléments qui
satisferont les quelques rares illuminés dont je fais parti et qui, au bout de
deux décennies, poursuivent encore et toujours l’aventure. En attendant un
nouvel album dans les années à venir ? Allons donc, au vu de la conclusion
de ce trente-huitième volet de L’Histoire Secrète, il est évidant
que nous n’en n’avons pas encore finit avec cette saga…
Points
Positifs :
- Même
si ce énième volume de L’Histoire Secrète n’apporte pas
grand-chose de vraiment indispensable a cette interminable saga, force est de
constater que cet album possède suffisamment d’éléments pour satisfaire les
derniers fous qui ne peuvent pas s’empêcher de poursuivre l’expérience, ce,
malgré les années qui défilent.
-
Atlantide, ésotérisme, paléocontact, sociétés secrètes : le sieur Pécau
maitrise à merveille ses traditionnels thèmes de prédilections.
-
Igor Kordey nous livre, une fois de plus, une prestation de bonne qualité qui,
dans l’ensemble, ravira les amateurs de son style oh combien singulier. Certes,
il y a quelques planches un peu en-deçà mais certaines, magnifiques, viennent
rehausser l’ensemble du travail du croate.
-
Pour ce qui est de la couverture, il n’y a rien à redire, celle-ci, conforme à
ce que nous propose la saga depuis des années, est plutôt bonne.
Points
Négatifs :
- Ne
nous leurrons pas, cette énième suite a L’Histoire Secrète est
uniquement destinée aux fans les plus hardcore de la saga et les autres,
autrement plus nombreux, passeront leur chemin.
-
J’adore Igor Kordey et son style si particulier, mais il est clair que celui-ci
peut en troubler plus d’un. Après, cela reste une affaire de gouts personnels.
-
Dommage que l’Atlantide n’apparaisse pas davantage.
- L’Histoire
Secrète prendra-t-elle vraiment fin un jour ? Oui, sans nul doute,
mais bon, dans combien de temps ?
Ma
note : 7,5/10