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jeudi 18 juin 2026

Le Comte de Monte-Cristo


Le Comte de Monte-Cristo
 
Edmond Dantès, jeune marin de 22 ans et qui vient tout juste d’être promus capitaine suite a un acte héroïque débarque à Marseille afin de s’y fiancer avec la belle catalane Mercédès Herrera. Alors que le bonheur lui ouvrait les bras, le jeune homme est trahi par des amis jaloux en étant dénoncé comme conspirateur bonapartiste puis enfermé au Château d'If, une citadelle qui fait office de prison et qui se trouve en pleine mer. Après 14 très longues années de détention dans une geôle sordide, il réussit à s’évader et à prendre possession d’un trésor caché sur l’île de Montecristo. Possédant désormais une richesse incommensurable, Edmond Dantès va désormais se venger de ceux qui l’ont accusé à tort.
 

Le Comte de Monte-Cristo
Réalisation : Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte
Scénario : Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte, d'après le roman d'Alexandre Dumas
Musique : Jérôme Rebotier
Production : Chapter 2, Pathé Films
Genre : Aventure, Cape et d'Épée
Titre en vo : Le Comte de Monte-Cristo
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, italien, grec
Date de sortie : 28 juin 2024
Durée : 178 mn
 
Casting :
Pierre Niney : Edmond Dantès / le Comte de Monte-Cristo
Bastien Bouillon : Fernand de Morcerf
Anaïs Demoustier : Mercédès de Morcerf
Anamaria Vartolomei : Haydée
Laurent Lafitte : Gérard de Villefort, le procureur
Pierfrancesco Favino : l'abbé Faria
Patrick Mille : le baron Danglars
Vassili Schneider : Albert de Morcerf
Julien de Saint Jean : Andréa Cavalcanti
Julie de Bona : Victoria Danglars
Adèle Simphal : Angèle
Stéphane Varupenne : Caderousse
Oscar Lesage : Maximilien Morrel
Marie Narbonne : Eugénie Danglars
Bruno Raffaelli : l'armateur Morrel, père de Maximilien
Abdé Maziane : Jacopo
Françoise Gazio : Yvonne
Axel Baille : le serviteur du baron Danglars
Lily Dupont : Suzanne
 
Mon avis :
 Comme les amateurs du Septième Art le savent bien, il y a trois ans, en 2023, donc, le petit monde du cinéma français fut marqué par la sortie de deux films que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, de pour le moins hors-norme, ce, si l’on se fit a ce que le cinéma hexagonal a tendance à nous proposer depuis bien longtemps, c’est-à-dire, des œuvres qui ont tendance à plus nous montrer le train-train quotidien de tout à chacun plutôt que de nous faire rêver – n’y voyez pas là une quelconque critique vis-à-vis du cinéma français puisque, dans ce genre précis, il est plutôt bon, disons que c’est surtout un constat. Mais, pour en revenir à nos moutons, ces deux films furent Les Trois Mousquetaires – D'Artagnan et sa suite, Milady, deux longs métrages qui flirtaient allègrement avec un genre qui avait connu son heure de gloire dans les années 60, je veux, bien entendu, parler du Cape et d’Épée et dont les plus beaux représentants furent Le Bossu et Le Capitaine Fracasse et où, pour rappel, brillait un certain Jean Marais. Bref, un genre associé à un temps lointain et qui fut remis de fort belle manière au gout du jour par deux hommes, Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte qui réussirent leur pari, ce qui, malgré les critiques de l’intelligentsia parisienne et du petit monde un peu trop sclérosé du cinéma français, n’était pas gagné d’avance. Cependant, si les deux premiers volets des Trois Mousquetaires avaient marqué le public – en attendant la sortie d’un éventuel troisième film – les deux compères n’en n’avaient pas tout à fait finit avec le cinéma de Cape et d’Épée puisque, après s’être attaquer au chef d’œuvre d’Alexandre Dumas, un autre monument de la littérature française fut annoncé, un certain Le Comte de Monte-Cristo qui nous préoccupe aujourd’hui. Bon, une fois de plus, on était en droit de se dire que des adaptations cinématographiques de cet autre roman du sieur Dumas, il y en a eu des tas depuis que le cinéma existe et que, là aussi, on pouvait se demander ce qu’une énième adaptation pouvait apporter de plus ? Cependant, après les deux premiers volets des Trois Mousquetaires, on pouvait également se dire que le jeu pouvait en valoir la chandelle et que ce film, s’il était dans la même lignée, c’est-à-dire, en dépoussiérant une histoire connue de tous et en lui donnant un petit coté moderne, avait de quoi ravir les amateurs du genre. Qui plus est, qui allait donc interpréter le fameux Edmond Dantès ? L’omniprésent et toujours excellent Pierre Niney, peut-être un des acteurs français parmi les plus talentueux de sa génération. Bref, j’avais grande hâte de découvrir si ce fameux Comte de Monte-Cristo serait un bon film, s’il serait du même niveau que Les Trois Mousquetaires et si, lui aussi, me ferait passer un très bon moment de cinéma ?! Alors, quel fut le résultat ? Inutile de vous laisser languir plus longtemps, il faut bon, très bon même et je peux affirmer, sans la moindre exagération, que Le Comte de Monte-Cristo est un excellent film d’aventure qui vous réconciliera, allègrement, avec un genre que l’on pensait désuet et qui nous a prouver, avec la sortie de ces trois longs métrages en une année, qu’il en a encore sous le coude ! Ainsi, si vous avez apprécié les deux premiers volets des Trois Mousquetaires, vous allez tout bonnement adorer Le Comte de Monte-Cristo et je pèse mes mots ! Excellent, captivant de bout en bout, nous entrainant dans une aventure pourtant connue mais toujours aussi passionnante, cette énième adaptation du chef d’œuvre d’Alexandre Dumas nous prouve que l’on peut toujours faire du neuf avec du vieux et, accessoirement, de fort belle manière ! Mieux maitrisé que Les Trois Mousquetaires, ce film flirte, selon moi, avec la perfection, du moins, pour ce qui est du cinéma d’aventure, celui qui nous fait rêver, qui, pendant trois heures, nous tient en haleine de la première à la dernière minute et qui sait nous faire oublier tous les soucis du quotidien et, en toute sincérité, ce n’est pas donné à tout le monde quand on pense à la concurrence, y compris américaine… Ajoutons à cela, car il ne faut pas l’oublier, un Pierre Niney franchement excellent, parfait en Edmond Dantès et qui nous prouve, définitivement, qu’il est capable de tout jouer, y compris les rôles les plus étonnants et l’on obtient, au final, ce qui est, sans aucune discussion possible, un des grands films de l’année 2024, en tous cas, à mon avis, un de ceux qui m’aura le plus emballé et, ma foi, c’est une très bonne chose à mes yeux !
 

Points Positifs
 :
- Une excellente adaptation du roman culte d’Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, et qui, au demeurant, sort nettement du lot, qualitativement parlant. A la fois fidèle et moderne, celle-ci renoue fort bien avec les vieilles heures de gloire des films de cape et d’épée qui ont marqué l’histoire du cinéma français, dans les années 60.
- Si le duo composé d’Alexandre de La Patellière et de Matthieu Delaporte avait déjà fait fort, l’année passée, avec les deux premiers volets des Trois Mousquetaires, force est de constater qu’avec Le Comte de Monte-Cristo les deux hommes font encore mieux et nous ont pondus, sans aucun doute, un des grands films de l’année 2024 !
- Un Pierre Niney que l’on peut qualifier, sans la moindre exagération, d’excellent ! Bien entendu, ce n’est plus vraiment une surprise et ce n’est pas la première fois que celui-ci nous démontre l’ensemble de son talent, cependant, force est de constater que le sieur Niney est parfait en Edmond Dantès et que ce n’était pas gagné d’avance !
- Même si l’intrigue est archi-connue, même si tout le monde, ou presque, connait par cœur les protagonistes et le déroulement de l’histoire, malgré quelques différences, bien entendu, on se prend très rapidement au jeu et on est tout bonnement captiver par une intrigue haute en couleur qui nous tiendra en haleine tout au long de trois heures de pure bonheur.
- Un casting de qualité qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Les vieux de la vieille qui auront été bercés avec les films de Jean Marais renoueront un peu avec leurs anciens amours de jeunesse.
- Une reconstitution historique de qualité et qui nous plonge dans l’ambiance.
- Photographie, décors, costumes, ma foi, c’est du tout bon !
 
Points Négatifs :
- Naturellement, on ne va pas se mentir, Le Comte de Monte-Cristo, avec tant d’adaptations sur grand écran depuis une centaine d’années, ce n’est pas le truc le plus original qui soit.
- Sans grande surprise, Le Comte de Monte-Cristo n’aura pas vraiment plu à une intelligentsia parisienne toujours aussi imbue d’elle-même et qui dédaignera totalement un film trop américain à leurs yeux…
- Les habituels détracteurs des films français qui ne jurent que les productions américaines passeront tranquillement leur chemin, estimant que celui-ci est trop français à leurs yeux…
 
Ma note : 8/10

lundi 1 juin 2026

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire


OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
 
En janvier 1981, Hubert Bonisseur de La Bath est retenu prisonnier en Afghanistan. Ses ravisseurs exigent de la France des armes en échange de leur célèbre espion. Il parvient finalement à s'échapper. De retour à Paris, il rencontre Serge, alias OSS 1001, un tout jeune agent bien différent de lui. Alors que Serge est envoyé en mission en Afrique de l'Ouest pour aider le dirigeant Koudjo Sangawe Bamba à mater des rebelles, Hubert Bonisseur de La Bath est assigné au traitement informatique des dossiers de l'agence. Mais lorsqu'OSS 1001 disparait, on envoie OSS 117 poursuivre la mission. Son nom de couverture sera Émile Cousin, un homme d'affaires. À son arrivée, il est accueilli comme un chef d'état....
 

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Jean-François Halin, d'après l’œuvre de Jean Bruce
Musique : Anne-Sophie Versnaeyen, Nicolas Bedos
Production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie, Espionnage
Titre en vo : OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Pays d’origine : France
Parution : 04 août 2021
Langue d'origine : français, allemand, russe, dialectes africains
Durée : 116 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117
Pierre Niney : Serge / OSS 1001
Fatou N'Diaye : Zéphyrine Bamba
Natacha Lindinger : Micheline Pierson
Wladimir Yordanoff : Armand Lesignac
Gilles Cohen : Roland Lépervier
Habib Dembélé : Koudjo Sangawe Bamba / les 3 sosies
Ivan Franek : Kazimir
Emil Abossolo-Mbo : Pamplemousse
Ibrahim Koma : Promedi
Brice Fournier : le broussard
Christelle Cornil : Josie Ledentu
Karim Barras : Jacky Jacquard
Bruno Paviot : Roger Moulinier
Jean-Édouard Bodziak : Jean-René Calot
Martial Courcier : Jean-Loup l'informaticien
Anne-Charlotte Pontabry : Annie
Marie-Philomène Nga : la femme de Léon
Ricky Tribord : le serveur de l'hôtel
Luc Antoni : Roussel
Nicolas Bedos : l'homme au bar avec Micheline
 
Mon avis :
 C’était un des gros événements de l’été 2021, du moins, pour ce qui est des sorties cinéma dans les salles obscures en France, ce, surtout pour ce qui était de ce retour au cinéma après la longue fermeture de ces derniers pendant de longs mois en raison de la tristement célèbre épidémie de Covid-19, je veux, bien entendu, parler de la sortie du troisième volet des aventures de l’inénarrable et inimitable Hubert Bonisseur de La Bath, plus connu du grand public par son matricule, OSS 117. Et oui, après Le Caire, Nid d’Espions, en 2006, puis Rio ne répond plus en 2009, il aura donc fallut patienter douze longues années pour retrouver le meilleur agent secret français dans de nouvelles aventures. Une attente trop longue, aux yeux des fans, au point même qu’on pouvait même se dire que celle-ci ne verrait jamais le jour. Et puis, après tout, était-elle vraiment nécessaire vu que celle-ci, fatalement, serait moins réussie que les deux premiers volets qui, eux, avaient fait la légende de la franchise !? De plus, il y avait de quoi être pour le moins dubitatif vu que le maitre d’œuvre des deux premiers films, Michel Hazanavicius, n’était plus aux commandes et que son successeur, Nicolas Bedos, n’était pas vraiment connu pour avoir le même talent pour ce qui était de la mise en scène. Mais bon, rien que pour le plaisir de retrouver Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, rien que pour le bonheur de le voir s’empêtrer, une nouvelle fois, dans une aventure loufoque où on allait bien rigoler, pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Mais alors, pour un résultat acceptable ou pas ? Bon, je passerais rapidement sur la pseudo polémique absurde qui colle si bien à l’air du temps : non, OSS 117 n’est pas un film raciste, ce, malgré les hurlements ridicules des indigénistes et de l’extrême gauche qui, une fois de plus, se sont fourvoyer totalement. Non, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire est, avant toute chose, comme ses prédécesseurs, un film comique, une parodie de ces vieux films d’espionnage à succès et qui, forcément, à pour héros un individu plus bête que raciste, un homme de son temps, avec ses idées reçues et ses certitudes qui, certes, ne sont pas politiquement correctes, mais qui font, finalement, tout le sel du personnage. Car ce qui compte, avant toute chose, ici, c’est de savoir si ce troisième volet de OSS 117 est une réussite et, ma foi, dans l’ensemble, c’est le cas même si, bien entendu, nous avons là le film le moins bon de la saga : comme je l’avais dit, Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius, il n’a pas sa culture cinématographique, sa vision et cela ce sent. Cependant, c’est tout de même un pur plaisir que de retrouver notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, désormais vieillissant et un peu mis sous la touche, dans une nouvelle aventure qui l’envoie dans ce que l’on appelait alors la Françafrique – les plus âgés savent de quoi je parle, comme le dictateur local qui est, bien entendu, une copie conforme de Bokassa – et qui se voit affublé d’un comparse, Pierre Niney, plus jeune, plus arrogant, plus en forme, et qui pourrait bien le remplacer. Du coup, sans être aussi bon que ses prédécesseurs, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire s’avère être, néanmoins, une sympathique comédie, plutôt drôle et qui réussi son but premier : faire revenir à l’écran notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, ce, pour notre plus grand plaisir. Alors, mission réussie ? Ma foi, dans les grandes lignes, oui et, quelque part, c’est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, bien évidement et alors que l’on y croyait plus, de retrouver Hubert Bonisseur de La Bath, alias, l’agent OSS 117, alias, l’agent secret le plus incompétent des services secrets français, ce, dans une nouvelle mission qui le voit plonger au tout début des années 80, juste avant l’élection de François Mitterrand. Le voilà désormais vieillissant, un peu mis sur la touche et ringard aux yeux des plus jeunes, mais bon, notre agent si spécial n’a pas dit son dernier mot, pour notre plus grand plaisir !
- Une suite, si longtemps après, avec un autre réalisateur que Michel Hazanavicius, le pari était plutôt casse gueule. Eh bien, disons que si je ne suis pas le plus grand fan de Nicolas Bedos, bien au contraire, je reconnais que celui-ci s’en sort plutôt bien dans l’ensemble et nous livre ici une sympathique comédie et, surtout, une suite plus qu’acceptable.
- Pour ce qui est du casting, on retrouve avec plaisir Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, quand à Pierre Niney, en jeune rookie, disons qu’il est plutôt bon et que si le procédé est connu depuis longtemps, il n’en reste pas moins efficace.
- Même si on rigole peut-être moins dans ce troisième volet, il reste suffisamment bourré de scènes coquasses pour nous faire passer un bon moment.
- Un générique d’anthologie qui parodie à merveille les vieux James Bond !
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius et que, qualitativement parlant, cela se ressent. Moins fin, plus provocateur, ce troisième volet de OSS 117 est un film sympathique, plaisant, mais pas aussi bon que ses devanciers.
- Un film plus long que ses prédécesseurs mais, curieusement, moins drôle. Certes, les occasions de rigoler sont encore nombreuses mais nettement moins qu’auparavant, ce qui est dommage.
- Comme je l’ai dit dans mes critiques précédentes, si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – et, surtout, à notre époque, si vous faites partit d’un mouvement indigéniste, alors, vous allez détester cet Alerte Rouge en Afrique Noire et vous allez le hurler sur les toits !
 
Ma note : 7,5/10