The
Crown – Saison 1
Sortie
blessée mais victorieuse de la Seconde Guerre Mondiale, l’Angleterre fête le
mariage d’Elisabeth avec Philip Mountbatten. Alors que le roi George VII montre
des signes de faiblesse, et que Winston Churchill, l’un des héros de la guerre
contre le nazisme, est réélu au poste de Premier Ministre, la jeune femme
profite d’une insouciance qui sera de courte durée. Tôt où tard, celle qui
figure à la première place dans l’ordre de succession, devra assumer les
responsabilités inhérentes à son rang…
The Crown – Saison 1
Réalisation
: Benjamin Caron, Stephen Daldry, Philip Martin,
Julian Jarrold, Philippa Lowthorpe
Scénario
: Peter Morgan
Musique : Rupert
Gregson-Williams
Production : Left
Bank Pictures, Sony Pictures Television
Genre : Historique,
Biopic
Titre
en vo : The Crown – Season 1
Pays
d’origine : Royaume-Uni, Etats-Unis
Chaîne
d’origine : Netflix
Diffusion
d’origine : 4 novembre 2016
Langue
d'origine : anglais
Nombre
d’épisodes : 10 x 60 minutes
Casting :
Claire
Foy : Élisabeth II
Matt
Smith : Philip Mountbatten
Vanessa
Kirby : Margaret du Royaume-Uni
Victoria
Hamilton : Elizabeth Bowes-Lyon
John
Lithgow : Winston Churchill
Greg
Wise : Louis Mountbatten
Jeremy
Northam : Anthony Eden
Eileen
Atkins : Mary de Teck
Alex
Jennings : Édouard VIII
Lia
Willams : Wallis Simpson
Ben
Miles : Peter Townsend
Jared
Harris : George VI
Stephen
Dillane : Graham Sutherland
Pip
Torrens : Tommy Lascelles
Andy
Sanderson : Henry de Gloucester
Michael
Culkin : Rab Butler
Nicholas
Rowe : Jock Colville
Rita
McDonald Damper : Marina de Grèce
Amir
Boutrous : Gamal Abdel Nasser
Harriet
Walter : Clementine Churchill
Rosalind
Knight : Alice de Battenberg
Mon
avis : Je ne vais pas m’en cacher, la
toute première fois que j’avais entendu parler qu’une série consacrée a la vie
de la reine Elisabeth II allait voir le jour, j’étais pour le moins dubitatif
quand a l’intérêt de la chose. Peut-être, tout simplement, pour la simple et bonne raison que cette
figure historique du vingtième siècle qui, pour rappel, nous a quitter le 8
septembre 2022 et qui aura régnée plus de soixante-dix ans, ce qui est, ma foi,
pour le moins notable, traversant ainsi les décennies, peut-être que je me
disais qu’il n’y avait pas forcément de quoi en faire une série, estimant qu’il
n’y aurait peut-être pas matière à cela. Pourtant, à ma grande surprise,
j’avais tort et pas qu’un peu ! Car bon, comment dire, avec du recul, la
reine Elisabeth, seconde du nom, aura connu, au fil des décennies, bien des
événements historiques, et donc, de la Seconde Guerre Mondiale a nos jours, je
pense que même ceux qui ne sont pas de grands amateurs d’Histoire conviendront
qu’il s’en est passé des événements et que, forcément, celle-ci les aura tous
connus tout en étant parti prenante pas moments. Et donc, par la force des
choses, il y avait de quoi faire et en regardant cette première saison de The
Crown, une saison consacrée aux toutes premières années de son règne, il
apparait clairement que le pari fut amplement réussi et que, si vous êtes un
amateur d’œuvres historiques, alors, tout cela risque fort de vous passionner.
Car bon, force est de constater que malgré mes interrogations des débuts, assez
rapidement, j’ai été captiver par cette jeune femme qui, du jour au lendemain,
doit prendre la couronne, apprendre a régner sur un empire en déclin, ce,
malgré la victoire toute récente sur l’Allemagne Nazi, ce, tout en subissant les
états d’âmes, parfois justifiés, de ses proches, tout en ayant, comme Premier
Ministre, une légende vivante (avec les défauts et les qualités qui vont avec),
je veux, bien évidement, parler de Winston Churchill. Ainsi, d’épisodes en
épisodes, le spectateur est, très rapidement, happé par les événements, par la
manière dont la jeune femme apprend son rôle de reine et, pour peu que vous
connaissiez un tant soi peu l’histoire de la famille britannique actuelle,
comprendre pourquoi, par la suite, Elisabeth II aura réagi de tel manière
vis-à-vis de ses proches. Là où The Crown est plutôt bien
fait, c’est qu’on est loin de tomber dans un manichéisme simpliste et que, vers
la fin, il apparait qu’Elisabeth, maitrisant de mieux en mieux son rôle,
n’hésite pas a prendre des décisions terribles a l’encontre des siens – ce qui
fait que des personnages comme Margareth apparaissent bien plus sympathiques.
Ajoutons a cela une reconstitution tout bonnement parfaite, une flopée
d’acteurs franchement excellents et une photographie de premier ordre et vous
comprendrez, sans nul doute, que cette première saison de The Crown ne
pouvait que me plaire…
Points
Positifs :
-
Une reconstitution historique tout bonnement excellente et qui nous plonge, de
fort belle manière, dans les premières années du règne de la reine Elisabeth
II.
-
Si vous êtes un fan des reconstitutions historiques ou des œuvres en costumes,
ou bien, si vous êtes un féru d’Histoire ou un connaisseur de la famille royale
britannique, alors, The Crown est une série parfaite pour
vous !
-
Claire Foy est bien évidement parfaite dans son rôle et je dirais la même chose
pour ce qui est des acteurs qui interprètent Margareth et Philip, cependant,
celui qui m’aura le plus épater, c’est John Lithgow tout bonnement magistral en
Winston Churchill.
-
Incontestablement l’œuvre la plus réussie, jusqu’à ce jour, consacrée a la
famille royale britannique.
-
Décors, costumes, photographie, mise en scène : les britanniques sont
vraiment les meilleurs sur ce genre d’œuvres !
Points
Négatifs :
-
Dommage que la série n’ai pas débutée en abordant les quelques années qui
précédèrent le règne d’Elisabeth. En effet, il aurait été intéressant de nous
montrer la jeunesse de celle-ci, pendant la Seconde Guerre Mondiale, sa
rencontre avec Philip, etc.
Ma
note : 8,5/10
The
New Frontier
Durant
les années 1950, les États-Unis d’Amérique, qui se trouvent alors en pleine
Guerre Froide face à l’URSS, plongent en pleine paranoïa et le gouvernement
décide de mettre au ban de la société les premiers super-héros des années quarante.
Cependant, des cendres de cette époque révolue vont éclore de nouveaux
justiciers parmi lesquels J'onn J'onzz, Barry Allen ou encore Hal Jordan. Et
cette génération de héros issue de la course à l'espace va devoir enquêter sur
un mystère des plus anciens menaçant de conquérir la Terre.
The New Frontier
Scénario : Darwyn Cooke
Dessins
: Darwyn Cooke
Encrage : Darwyn Cooke
Couleurs : Dave Stewart
Couverture : Darwyn Cooke
Genre : Super-Héros
Editeur
: DC
Titre en vo
: The New Frontier
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 28
juin 2016
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 06 décembre 2019
Nombre
de pages : 544
Liste
des épisodes
The New Frontier
1-6
Mon
avis : Voilà une œuvre que, en toute sincérité, l’on peut qualifier, ce sans la moindre exagération, de monumentale, et je pèse mes mots en disant
cela. Il faut dire que cela faisait bien des années que j’entendais le plus
grand bien de cette relecture du passé de l’univers DC par le sieur Darwyn Cooke et que, fin 2019, lorsque j’eu enfin
l’opportunité de me plonger dans celle-ci, force est de constater que je ne
l’ai nullement regretter, bien au contraire. En effet, comment ne pas
reconnaitre que The New Frontier est
ce que l’on appelle bel et bien un incontournable, un truc pour le moins peu commun, quelque chose d’énorme et que l'on peut qualifier sans peine d’indispensable, ce, pour tout bon fan de DC qui se
respecte, voir même, de tout fan de comics dans le sens le plus large possible.
Pourtant, a priori, on pourrait trouver que le procédé n’est pas le plus
original qui soit. En effet, depuis longtemps, tant du coté de DC que
chez Marvel, les relectures du passé, pour ne pas dire les
réécritures de celui-ci, des deux grosses maisons d’éditions sont monnaie
courante, parfois avec succès, parfois non. Cependant, dans le cas présent,
nous n’avons pas affaire a une quelconque réécriture destiné a faire coller les
protagonistes a un passé plus récent – toujours le problème de temporalité
propre au médium – bien au contraire : Darwyn Cooke, en fan appliqué et
connaisseur de l’univers DC, décide plutôt de revenir sur ce fameux
passé, décidant de lier toutes les séries de la maison d’édition en allant,
grosso modo, de la Seconde Guerre Mondiale au tout début des années 60 – la
nouvelle frontière dont est tiré le titre étant, bien entendu, en référence a
un célèbre discours de JFK. Ainsi, avec un style artistique qui nous rappelle
celui de l’époque et qui, ma foi, est superbe sans tomber dans la caricature,
l’auteur nous offre un formidable voyage dans le temps, faisant évoluer son
intrigue ou, plus précisément, ses multiples sous-intrigues qui, bien entendu,
finiront par se rejoindre au bout, sensiblement, d’un quart de siècle, ce, pour
un final tout bonnement majestueux. Majestueux, le mot est dit, mais il est
valable pour l’intégralité de cette œuvre qui est parfaite de bout en bout et
qui, en liant des événements et des protagonistes historiques a nos super-héros
mais aussi a d’anciennes gloires de chez DC complètement
tombées, depuis longtemps, dans l’oubli – les Loosers, la première mouture de
la Suicide Squad, entre autres – nous entraine dans une folle histoire,
captivante, souvent étonnante et maitrisée d’une main de maitre ! Bien
évidement, les parfaits connaisseurs de l’univers DC seront
davantage à l’aise devant The New Frontier, c’est un fait,
cependant, contrairement à d’autres œuvres du même genre, ici, nul besoin
d’être un spécialiste pour apprécier totalement les tenants et les
aboutissements de l’intrigue, loin de là. Bref, un incontournable comme on
aimerait en voir plus souvent et qui, j’en suis persuader, sera un jalon sur
lequel bien des publications futures devront se mesurer…
Points
Positifs :
-
Une des œuvres les plus magistrales qu’il m’a été donné de lire chez DC,
et ce, depuis bien longtemps. Il faut dire que Darwyn Cooke nous offre une relecture
du passé tout simplement fascinante et intelligente à la foi, ce qui est rare
dans ce type de comics, et que sa volonté de faire le lien entre tous les héros
de la maison d’édition, des équipes de soldats de la Seconde Guerre Mondiale a
l’explosion superhéroique des années 60, est tout bonnement géniale !
-
Le style artistique que nous propose Darwyn Cooke, la mise en page des
planches, nous fait faire un véritable voyage dans le temps qui nous permet,
presque, de nous faire croire que l’on à affaire à un comics de l’époque.
Chapeau bas à l’artiste pour ce pari oh combien risquer et franchement
réussi !
-
Captivant de bout en bout, et il y a, grosso modo, plus de 500 pages dans cet
album ! Il faut dire que l’intrigue nous fait découvrir tout un tas de
protagonistes qui s’avèrent tous, du plus obscur au plus connu, terriblement
charismatiques, même les plus inattendus. Du coup, on se passionne pour le sort
de figures majeures comme J'onn J'onzz et Hal Jordan mais aussi du moindre
personnage comme les Loosers du début et tout un tas d’autres que j’ai
découvert ici.
-
Les grands moments de l’histoire sont, bien évidement, au rendez vous :
Seconde Guerre Mondiale, Guerre de Corée, Maccartisme, course à l’espace, etc.
-
Darwyn Cooke nous explique pourquoi les premiers super-héros ont disparus,
pourquoi, pendant les années 50, les héros n’avaient pas de pouvoirs,
qu’avaient fait Superman, Wonder Woman et Batman a cette époque, mais aussi,
pour quelle raison les super-héros sont revenus au premier plan au début des
années 60.
Points
Négatifs :
-
Une bonne connaissance de l’univers DC, sans être indispensable, me
semble tout de même nécessaire pour apprécier au mieux une œuvre aussi
monumentale que The New Frontier.
-
A moins d’être totalement allergique à DC, a ce genre d’histoires
où il y a une foule de protagonistes méconnus ou au style de dessin, je ne vois
pas trop ce que l’on peut reprocher à l’œuvre de Darwyn Cooke. Après, les gouts
et les couleurs…
Ma
note : 9/10
All-Star
Superman
Le
docteur Leo Quintum et son équipe sont en train d'explorer la surface du
soleil. Tout se passe pour le mieux, jusqu'à ce que l'un de ses assistants se
révèle être un sbire de Lex Luthor et pire encore : une bombe humaine. Venant
de la Terre à grande vitesse, Superman sauve l'équipage de justesse, mais il ne
sort pas indemne de ce contact rapproché avec le soleil. D'après les recherches
postérieures au sauvetage de Quintum, le super héros est en passe d'acquérir de
nouvelles capacités. Mais cela a un coût. En effet, on annonce à Superman que
sa mort est proche. De retour sur Terre, Clark ne peut décemment continuer de
cacher la vérité sur son identité secrète à Loïs et il lui avoue tout. La
journaliste du Daily Planet a du mal à se faire à cette idée... mais devant les
démonstrations du kryptonien, le doute n'est plus permis. Il emmène ensuite
Loïs dans sa forteresse secrète et lui montre divers objets. Superman conserve
même une surprise à la jeune femme : une tenue de super héroïne. Pour son
anniversaire, Clark a créé un sérum capable d'octroyer à Loïs les mêmes
pouvoirs que les siens, durant une journée entière.
All-Star
Superman
Scénario : Grant Morrison
Dessins
: Frank Quitely
Encrage : Jamie
Grant
Couleurs : Jamie
Grant
Couverture : Frank
Quitely
Genre : Super-héros
Editeur : DC
Titre en vo
: All-Star
Superman
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: novembre
2005 – octobre 2008
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 07 juin 2013
Nombre
de pages : 320
Liste des
épisodes
All-Star
Superman 1-12
Mon
avis : Je pense ne pas me tromper en
affirmant que le meilleur comics de Superman du quart de siècle écoulé fut,
sans aucune discussion possible, ce All-Star Superman, œuvre du duo
composé de Grant Morrison et de Frank Quitely, un duo qui œuvra il y a de cela une
vingtaine d’années sur un certain New
X-Men, une saga qui fut, probablement, le chant du cygne de la
franchise mutante tant la suite fut décevante pour ne pas dire pathétique. Une
œuvre a part, donc, qui n’avait pas a se soucier des limites habituelles de la
sacrosainte continuité, ce qui donna libre court a Morrison de pouvoir nous
proposer sa propre vision du personnage, de sa mythologie, ce, tout en partant
d’un postulat de départ qui aurait été impossible dans la série régulière,
c’est-à-dire, le fait que Superman, condamner a mort, allait bel et bien
mourir, et que, cette fois ci, rien ne pourra empêcher cela ! Du coup,
comme cette mini-série n’avait pas la moindre incidence sur la continuité, les
auteurs s’en donnèrent à cœur joie et disposèrent d’une liberté absolue sur
l’intrigue, ce qui, accessoirement, amènera celle-ci vers des sommets narratifs
qui en étonneront plus d’un, même si, il faut le reconnaitre, si vous êtes
familier du travail de Morrison, vous serez en terrain familier. Ainsi, comme à
son habitude, l’écossais nous offrit un scénario oh combien complexe, original
et respectueux de la mythologie de son héros du moment : le fan de
Superman y retrouvera protagonistes, lieux et événements qui ont jalonné la
très longue carrière de ce dernier, et, ma foi, une fois de plus, bien malin
sera celui qui découvrira toutes les références – oh combien légions – qui
parsèment ces pages. Car oui, et même si ont peut lire ce All-Star
Superman tout en étant un néophyte, cette mini-série prend toute sa
saveur si l’on connait un tant soit peu le héros et son univers, franchement
sublimés tout au long de ces douze épisodes. De plus, en décidant de faire
l’impensable, c’est-à-dire, de condamner a mort Superman, Morrison frappa fort
et juste, ce qui nous donna un récit pour le moins touchant par moments. Comme,
en plus, les dessins sont l’œuvre d’un autre écossais, le sieur Frank Quitely
et que ce dernier était plus en forme que jamais, le résultat final de ce All-Star
Superman s’avéra être à la hauteur de nos espérances, même si, il faut
le reconnaitre, par moments, tout cela était un peu compliquer a suivre – souci
qui reviens régulièrement avec Morrison d’ailleurs. Mais bon, au final, All-Star
Superman fut une excellente mini-série, a la fois respectueuse de la
mythologie Superman mais qui réinventa également celle-ci, une belle réussite
comme on aimerait en voir plus souvent et qui, accessoirement, nous prouvait
que libérés du carcan de la continuité, certains auteurs étaient capables de se
sublimés et de nous pondre de purs chef d’œuvres avec des personnages dont,
sincèrement, on n’attendait plus grand-chose tellement on croyait tout
connaitre a leurs sujets !
Points
Positifs :
- Sans
nul doute le scénario de Grant Morrison qui revisite totalement la mythologie
de Superman tout en partant du postulat de départ que ce dernier est condamné a
mort et, surtout, que cette fois ci, il ne s’en sortira pas ! C’est osé
mais oh combien efficace !
-
Comme a chaque fois avec Morrison, son synopsis est bourré d’une multitude de
références qui raviront les fans et les spécialistes des comics. D’ailleurs,
bien malin qui les retrouvera toutes tellement elles sont nombreuses.
-
Une mini-série à lire et, surtout, a relire car c’est justement là que l’on
saisit le mieux toute la complexité du scénario.
-
Avec Frank Quitely aux dessins, Morrison retrouve son dessinateur fétiche et le
résultat est tout bonnement somptueux, l’écossais livrant une prestation à la
hauteur de son talent.
-
Sur ce point, le traitement fait entre les différences entre Superman et Clark
Kent est tout bonnement excellent, tout partant tout simplement d’une question
de posture.
-
On retrouve bien entendu une foule de personnages familiers comme Lois Lane,
Lex Luthor, Jimmy Olsen, etc. Mais les quelques petits nouveaux comme le
docteur Leo Quintum, principalement, marquent les esprits.
-
Malgré le coté dramatique de la chose – après tout, Superman va mourir –
Morrison réussit la gageure de nous pondre certains passages franchement
drôles ; d’ailleurs, l’équivalent de la Justice League sur la Planète
Bizarro est un pur régal !
Points
Négatifs :
-
Certes, le néophyte peut se lancer dans la lecture de ce All-Star
Superman, cependant, il passera a coté d’énormément de choses s’il n’est
pas un familier du super-héros portant fièrement son slip par-dessus son
pantalon.
-
Comme souvent avec Morrison, pour ne pas dire à chaque fois, le scénario peut
s’avérer d’une complexité peu commune. Il faut dire que l’auteur n’a jamais été
du genre à faire simple alors qu’il peut faire compliquer…
Ma
note : 9/10
Crisis
on Infinite Earths
Sur
Terre-3, le Syndicat du Crime aussi bien qu'Alexander Luthor doivent faire face
à une menace sans précédent : un mur blanc d'antimatière s'approche à grande
vitesse de leur monde et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Tous sont
impuissants, y compris un homme étrange qui semble être apparu peu avant
l'arrivée de la vague et qui disparaît juste avant la destruction de cette
Terre. Il y a bien un survivant : Alex Luthor, le fils d'Alexander, propulsé
par-delà la vague d'antimatière grâce au génie de son père. Pendant ce temps,
dans un étrange vaisseau spatial, un être apparemment surpuissant et déterminé
à sauver le multivers charge une jeune femme se nommant Harbinger de partir à
la recherche de héros forts afin de les réunir et de combattre la menace venue
d'un autre monde. Les héros réunis, l'être se dévoile : il s'agit du Monitor,
un être venu de la nuit des temps. Il prévient les héros de la destruction
prochaine de notre monde par une vague d'antimatière générée par sa Némésis,
l'Anti-Monitor. Hélas, il est peut-être déjà trop tard car Paria, l'homme qui
était apparu sur Terre-3, arrive sur Terre-1 et pour son plus grand désespoir,
il sait que son apparition sonne le glas pour notre monde.
Crisis on
Infinite Earths
Scénario : Marv Wolfman
Dessins
: George Perez, Paul Ryan
Encrage : Bob
Macleod, Tom Mccraw
Couleurs : Carl
Gafford, Karl Kesel, Anthony Tollin, Tom Ziuko, Jerry Ordway
Couverture : Alex
Ross
Genre : Super-Héros
Editeur : DC
Titre en vo
: Crisis on
Infinite Earths
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: avril
1985 – mars 1986
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 08 juillet 2016
Nombre
de pages : 544
Liste des
épisodes
Crisis on
Infinite Earths 1-12
Crisis on
Infinite Earths – The Untold Story
Mon
avis : Quatre décennies après sa sortie, comment
ne pas reconnaitre, encore aujourd’hui, que Crisis on Infinite Earths
est un véritable monument du genre considéré par beaucoup comme étant le plus
grand event de tous les temps, rien que ça ! Il faut dire que le projet en
lui-même, au départ, était on ne peut plus ambitieux puisque les pontes
de DC, vers le milieu des années 80, soucieux de rendre cohérant
leur univers où, pour rappel, existaient moult versions de certains
personnages, tout un tas de Terre parallèles et autres joyeusetés qui ne
faisaient que compliquer grandement les choses, décidèrent de, sous le couvert d’un énorme
event cataclysmique, remettre tout a plat pour que l’on arrive a la fin a une
seule Terre, un seul Univers, un seul Superman, etc. La tache fut alors confiée
au duo composé de Marv Wolfman et de George Perez, le premier, scénariste de
talent qui rêvait depuis des lustres d’inventer une histoire où tous les
personnages de l’univers DC apparaitraient, le second,
excellent dessinateur au style précis et reconnaissable entre mille et qui fut,
pour beaucoup, pour la réussite du projet. Car, bien entendu, le résultat, lui,
est connu de tous et oui, en son temps, Crisis on Infinite Earths fut
bel et bien le raz de marée attendu, et ce, sans discussions possible – il
suffit de le comparer au très médiocre Secret Wars de Marvel paru
sensiblement a la même époque et dont le scénario tenait sur un timbre poste
pour s’en rendre compte ! Après, bien entendu, il faut tout de même
reconnaitre que tout cela est bigrement compliquer a suivre et que oui, a moins
d’être un expert absolu de l’univers DC, il vous sera impossible de
reconnaitre tous les protagonistes qui apparaissent au fil des pages – et ils
sont nombreux vu que Marv Wolfman tenait absolument a ce que soit le cas – de
plus, une fois passer, sensiblement, la moitié de l’event et les deux premiers
affrontements contre l’Anti-Monitor, il y a comme un certain essoufflement et
l’on ne peut s’empêcher de se dire que, quelque part, Crisis aurait
peut-être gagner a être un poil plus court – que de temps perdu avec la révolte
des vilains de DC… Mais bon, en dehors de cela, comment ne pas
reconnaitre le coté grandiloquent de la chose, comment ne pas louer la
cohérence scénaristique de l’ensemble ? Des héros meurent, des mondes
disparaissent, il y a tout un tas de scènes cultes et un méchant, enfin, a la
hauteur et qui représente une menace mortelle – ce qui, mine de rien, n’est pas
toujours le cas – et ce, avant qu’a la fin, il n’y ait plus de Multivers et
que, en quelque sorte, DC puisse repartir de bonnes bases bien
plus saines et, surtout, moins complexes pour le néophyte. Alors certes, il
faut lire ce Crisis on Infinite Earths en le remettant dans
son contexte et se souvenir que cet event est paru en 1985, que les comics de
l’époque étaient fort éloignés de ce qu’ils sont devenus, que oui, il y a
énormément de dialogues, de bulles de pensées et que oui, mille fois oui, tout
ce petit monde use et abuse d’un langage soutenu qui fera sourire les plus
jeunes d’entre nous – et je ne parle pas de certains héros et vilains aux noms
ou aux looks complètement ringards de nos jours, surtout que DC a
toujours eu le don de nous en pondre des tas ! Tout cela fera que nombreux
seront ceux qui n’accrocheront pas a Crisis on Infinite Earths,
mais bon, je pense que chaque œuvre appartient a son époque et il ne faut pas
oublier que ce qui nous parait excellent et moderne de nos jours apparaitra
comme complètement dépassé et ringard dans dix ou vingt ans. D’un autre coté,
si je dois être tout à fait franc, pour une œuvre datant de 1985, je trouve
que Crisis n’a pas si mal vieillit que cela, mais bon, ce
n’est que mon avis. Quoi qu’il en soit, ne serait-ce que pour son importance
dans l’univers de DC et des comics en général mais aussi par
le simple fait que oui, incontestablement, il s’agit bel et bien du plus grand
event de tous les temps, si vous êtes un amoureux de bande dessinée
nord-américaine, alors, vous ne pouvez pas passer a coté de Crisis on
Infinite Earths : il se peut que vous ne l’appréciez pas pour tout un
tas de raisons, mais bon, certaines œuvres se doivent d’être lues, le reste, ce
n’est qu’une affaire de gouts personnels…
Points
Positifs :
- Grandiloquent,
audacieux, terriblement inventif, spectaculaire, bourré de bonnes idées, de
divers retournements de situations et de tout un tas de scènes cultes, Crisis
on Infinite Earths, même s’il n’est pas parfait, est l’exemple même de ce
que devrait être un event : un véritable événement qui fera parler de lui
des décennies plus tard et pas les pétards mouillés que l’on se coltine depuis
trop longtemps a mon gout…
-
Scénaristiquement, Marv Wolfman nous livre quelque chose d’énorme où tout, ou
presque, est savamment bien pensé et mis en scène.
-
Les dessins de George Perez, bien sur. Je ne suis pourtant pas son plus grand
fan, mais là, sincèrement, chapeau bas a ce dernier qui dessine l’intégralité
des douze épisodes (dont certains sont doubles) avec un souci du détail que
l’on ne peut qu’admirer.
-
Tous les personnages de l’univers DC sont au rendez
vous : certes, souvent, c’est un peu fouillis et la plupart seront de
parfaits inconnus a vos yeux – a moins d’être un grand spécialiste de DC –
mais bon, ce coté grandiloquent et exagéré n’est pas désagréable, bien au
contraire.
-
Jamais les héros de DC n’auront eu à faire a une telle menace
et oui, l’Anti-Monitor est probablement l’un des vilains les plus puissants
qu’il m’a été donné de découvrir dans un comics.
-
Supergirl qui meurt en combattant l’Anti-Monitor, Flash qui passe l’arme à
gauche lui aussi, pour ne citer que les deux victimes les plus importantes, car
ce ne sont pas les seuls… Oui, il y a de la casse dans cet event, et ce, a une
époque où les héros ne ressuscitaient pas tout les quatre matins.
-
Monitor, Paria, Harbinger, Alex Luthor : ces nouveaux personnages jouent
un rôle majeur dans l’intrigue et marquent plutôt les esprits.
-
Le premier Superman bien sur, Kal-L : un des protagonistes majeurs de la
saga et qui possède une classe incroyable ; accessoirement, il connait une
belle fin…
-
Accessoirement, le pari de DC de rendre cohérant son univers
fut réussi.
Points
Négatifs :
-
Malheureusement, a moins d’être un expert absolu de l’univers DC,
vous passerez a coté de tout un tas de références et la plupart des personnages
seront pour vous (comme pour moi) de parfaits inconnus. Le prix a payer pour
que tout le monde ait droit a son petit quart d’heure de gloire, certes, mais
bon, du coup, ce n’est pas toujours facile a suivre… même si loue la volonté de
Marv Wolfman d’avoir fait ce choix.
-
Un certain essoufflement scénaristique une fois passé la moitié de
l’event : il faut dire que l’on se serait bien passer de la trahison des
vilains qui essaient de prendre le contrôle des planètes restantes alors que la
menace de la fin du monde est toujours présente… Heureusement que la fin
remonte le niveau.
-
Il faut reconnaitre que malgré toutes ses qualités, Crisis on Infinite
Earths accuse tout de même son age et que oui, bien des lecteurs
modernes auront bien du mal avec cet event d’une autre époque : narration
omniprésente, gentils très gentils et méchants très méchants, bulles de
pensées, dialogues souvent soutenus… oui, une toute autre époque…
Ma
note : 9/10
Kingdom
Come
Les
super héros ont, durant de nombreuses années, protégé le monde. Le temps
passant, certains justiciers choisirent de laisser la jeune garde prendre le
relais. Superman est un de ceux qui a souhaité retourner à une vie paisible,
celle d'agriculteur. Cependant, les nouveaux super héros ne se comportent plus
de la même façon. Ils ont la main lourde et n'hésitent pas à recourir à la
violence. Diana, l'ancienne Wonder Woman, rend visite à Clark Kent, Superman,
et lui évoque cette nouvelle situation. Pour elle, la justice disparaît sous la
violence. L'ancien protecteur de Metropolis sort alors de sa retraite et
demande à ses anciens partenaires, membres de la Ligue de Justice de le
rejoindre. Flash, Hawkman et Green Lantern sont les premiers à répondre
favorablement. Superman se heurte au refus de Batman, qui dirige à présent
Gotham. Qui plus est, Lex Luthor œuvre en sous main pour s'entourer de
puissants partenaires...
Kingdom Come
Scénario : Mark Waid
Dessins
: Alex Ross
Encrage : Alex Ross
Couleurs : Alex Ross
Couverture : Alex Ross
Genre : Super-Héros
Editeur
: DC
Titre en vo
: Kingdom Come
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: Mai
1996 – Août 1996
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 08 juin 2012
Nombre
de pages : 330
Liste
des épisodes
Kingdom Come 1-4
Mon
avis : Si, bien entendu, des personnages
aussi iconiques que Superman, Batman ou Wonder Woman m’étaient connu depuis mon
plus jeune âge, ma toute première entrée en matière avec l’univers DC se
fit, il y a bien longtemps, avec la parution, en France, de Kingdom
Come. Il faut remonter, il me semble car je peux me tromper, à 1997,
j’étais alors bien plus jeune, plus mince et j’avais alors nettement plus de
cheveux, et, pour ce qui est des comics, j’étais alors, depuis les années 80 en
gros, un grand fan de Marvel et, plus particulièrement,
des X-Men. Bien entendu, le peu de matériel DC produit
dans nos vertes contrées n’avait pas aidé ceux de ma génération pour pouvoir,
véritablement, connaitre et apprécier cet univers, cependant, si la plupart
d’entre nous se sont bien rattrapés par la suite, tandis que Marvel tombait
petit a petit dans une décrépitude oh combien navrante, je faisais donc mes
premiers pas avec DC par le biais de ce somptueux, et je pèse
mes mots, Kingdom Come. Il faut dire que, ici, nous avons affaire a
ce que l’on peut qualifier sans problème de chef d’œuvre : voilà donc un
futur plus ou moins proche de l’univers DC tel qu’on le
connait – même si je ne le connaissait pas alors – avec ces protagonistes
familiers mais vieillis et tout un tas de nouvelles têtes, leurs progéniture
qui, en toute franchise, ont littéralement pervertit le symbole même de
l’héroïsme, leur seul but, finalement, étant de lutter sans fin contre leurs
pairs, histoire de passer le temps. Leurs glorieux ainés ? Pour la
plupart, ils sont au placard, a la retraite et les quelques rares qui mettent
encore la main à la pate, comme Batman, sont plus cyniques que jamais. Et donc,
dans ce monde sans espoir qui souffre de ces individus possédant des
superpouvoirs qui se prennent pour des dieux, un jour, il y a le combat de
trop, le drame de trop et une catastrophe monumentale ravage une partie des
Etats-Unis. Voilà donc le postulat de départ de Kingdom Come et,
ma foi, si celui-ci vous a attiré, dites vous que le reste, scénarisé par un
Mark Waid plus inspiré que jamais et servi par les peintures d’un Alex Ross qui
livra ici son premier chef d’œuvre artistique, est encore meilleur et vous
entrainera dans un récit plein de bruit et de fureur, apocalyptique, rempli de
trahisons, d’alliances improbables, de hauts faits d’armes et qui, entre
plusieurs citations de La Bible, nous rappellera, a nous lecteurs
de comics, ce qu’est, véritablement, l’héroïsme ! Bien entendu, il faut se
replonger dans le contexte de l’époque pour mieux saisir l’importance de
ce Kingdom Come : dans les années 90, les héros étaient
devenus plus violents, plus cyniques que jamais et le public semblait ne plus
vouloir que des antihéros qui n’hésitaient plus à tuer leurs adversaires.
Ainsi, des personnages comme Superman ne pouvaient apparaitre que comme étant
de vieux ringards d’un autre temps tandis que, chez Marvel, un
bourrin comme Cable – du coté des séries mutantes qui tenaient alors la cote
des ventes – était alors au summum de son succès – justement, ici, Cable a
droit a un véritable sosie, ce qui n’est pas anodin, loin de là. C’est ainsi
que Mark Waid et Alex Ross nous proposèrent Kingdom Come et
qu’ils nous prouvèrent, de la plus belle des manières, que la violence seule ne
peut pas être l’unique solution et que l’héroïsme, le vrai, avec ses valeurs
soit disant désuètes, est nécessaire. Je ne vous en dis pas plus afin de ne pas
dévoiler des pans de l’intrigue mais une chose est sure, si vous n’avez jamais
lu Kingdom Come, n’hésitez pas une seule seconde, cette mini-série
est, indéniablement, un des meilleurs comics des années 90, quand aux autres,
qui la connaissent déjà et se sont fait leur opinion depuis longtemps, ils la
relisent de temps en temps, le plaisir étant toujours au rendez vous…
Points
Positifs :
-
Un des plus grands comics DC de l’histoire de la firme, tout
simplement, et, indéniablement, une des meilleures mini-séries des années 90.
Il faut dire que Kingdom Come est non seulement une œuvre qui
aura marqué bien des esprits en son temps, mais qui reste intemporelle et qui
est quasiment parfaite de bout en bout. Un pur chef d’œuvre !
-
Le travail artistique d’Alex Ross est, tout simplement, somptueux et est une
véritable révolution. Il faut dire que son style, proche de la peinture, est
magnifique et que l’artiste semble être né pour mettre en valeur les héros
iconiques de chez DC.
-
Une thématique qui pourrait paraitre simple mais qui n’en reste pas moins
excellente : dans un futur proche, alors que les descendants des
super-héros ne sont plus qu’une bande de petits cons prétentieux qui passent
leur temps à se battre entre eux sans se soucier des civils, que reste-t-il de
l’héroïsme à proprement parler, les vieux héros seront-ils capables de sortir
de leur retraite afin de sauver les meubles ?
- Kingdom
Come est une œuvre à remettre dans le contexte de son époque,
c’est-à-dire, les années 90, ultraviolentes, bourré d’antihéros qui
n’hésitaient plus a tuer et qui tiraient dans tous les sens sans se poser de
questions, ringardisant littéralement les vieilles gloires de DC.
Or, la grande force de cette mini-série, justement, c’est de prouver que
l’héroïsme soit disant vieillot a du bon…
-
Le relooking des super-héros est franchement réussi quand aux petits nouveaux,
fort nombreux d’ailleurs, ils marquent les esprits. Petite mention à Magog qui
est, tout naturellement, le sosie de Cable de chez Marvel, ce
dernier étant le symbole du héros des années 90.
-
Un des meilleurs Superman qu’il m’a été donné de lire dans un comics.
-
Les éditions Urban nous livrent, ici, l’édition ultime
de Kingdom Come avec tout un tas de croquis, d’interviews, fort
intéressants…
Points
Négatifs :
-
Je regrette un peu que certains personnages majeurs de chez DC n’apparaissent
pas ou très peu, mais bon, c’est histoire de pinailler un peu, bien entendu.
-
Les fans absolus d’ultraviolence et d’antihéros bourrés d’épaulettes et de
flingues plus grand qu’eux passeront leur chemin…
Ma
note : 9,5/10