Olympos
Ilium
chantait les exploits de la guerre de Troie, surveillée par le scholiaste
Thomas Hockenberry pour le compte des posthumains divinisés qui habitent sur
Mars le mont Olympos. Depuis, les choses se sont corsées. Echappant au scénario
d'Homère, Grecs et Troyens, Achille et Hector, se sont alliés pour vaincre les
dieux et assiéger leur forteresse martienne. Ils profitent de la porte ouverte
dans l'espace par les Moravecs, qui leur apportent un sérieux appui. Mais la
porte commence à se refermer Sur Terre, les Voynix, qui ont longtemps été les
serviteurs des Derniers Hommes, ont soudain entrepris de les massacrer. Les
Derniers Hommes, élevés dans la soie, vont devoir apprendre à se battre. Ophu
d'Io et Mahmut sont envoyés sur Terre pour prévenir un cataclysme qui menace la
planète depuis des millénaires, sous la forme d'un sous-marin doté de missiles
à trous noirs. Harman retrouvera-t-il Ada après un périple qui lui fera
traverser la moitié de la Terre sous la conduite d'un Prospero qui n'est
peut-être que le fantôme d'une Intelligence Artificielle ?
Olympos
Auteur
: Dan Simmons
Type
d'ouvrage : Science-Fiction
Première
Parution : 28 juin 2005
Edition
Poche : 11 septembre 2008
Titre
en vo : Olympos
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : anglais
Traduction : Guy
Abadia
Editeur : Folio
SF
Nombre
de pages : 1024
Mon
avis : La problématique principale qui se
posait, pour moi, avec Olympos, c’est que, avant même que je
n’attaque ses premières pages, j’en avais entendu dire tellement de mal (et pas
qu’un peu, quand on lit des termes comme « merde », je pense
que cela pose une œuvre) que ce fut avec une grande appréhension que je m’étais
lancé dans sa lecture. Appréhension pour le moins logique en raison du fait que
toutes les critiques allaient dans le même sens, appréhension renforcée par la
connaissance avant coup d’un détail scénaristique d’Olympos pour le
moins nauséabond – mais je reviendrais dessus en temps utile. Et cette
appréhension, non seulement, ne disparue jamais, mais finit, assez rapidement,
par me convaincre du bien-fondé de tout ce que j’avais pu entendre au sujet de
ce roman, ce qui fait que, par la force des choses, ce n’est pas encore
aujourd’hui qu’une critique positive sera écrite au sujet d’Olympos.
Suis-je trop dur envers cette œuvre ? En toute sincérité, et malgré tout
ce que vous lirez par la suite, pas le moins du monde. D’ailleurs, inutile de
tourner autour du pot, tout ce qui suit ne sera qu’une décente en règle d’un
roman qui ne mérite pas grand-chose. Cependant, avant de rentrer dans le vif du
sujet et de tailler Olympos en règle, commençons par le seul
point positif de la chose, je veux, bien entendu parler de Dan Simmons qui,
s’il n’était plus que l’ombre de lui-même en comparaison de ce qu’il avait put
nous offrir jadis n’en restait pas moins comme étant un compteur plus que
correct et suffisamment doué pour, au moins, captiver un minimum l’intérêt du
lecteur afin que celui-ci aille au bout du roman. Un exemple tout bête ?
Malgré le je m’en foutisme total dans lequel m’avait plongé l’avancée de
l’intrigue d’Olympos, je m’étais décidé à le finir plutôt rapidement
quand on y pense ; ainsi, pour ce qui est de sa conclusion, deux cent
pages furent avalées d’une traite, et même si c’était du grand n’importe quoi,
même si ce final (sur un ensemble de mille pages, sans compter Ilium, on
peut considérer ces deux cent pages comme un final) était médiocre au possible
et vint enfoncer davantage tout le mal de ce que je pensais de ce roman, le
style d’écriture, la façon que possédait Simmons de raconter une histoire
faisait que, bon gré mal gré, cela se lisait plutôt convenablement – tout autre
auteur, avec un scénario a la Olympos, je l’aurais abandonner
depuis belle lurette, mais là, non ; pourtant, mon dieu que c’était
nul ! Et puis, que c’était long, énormément long, indiciblement long,
horriblement long, à n’en plus finir ! Le comble étant qu’en fait, il ne
se passait pas grand-chose d’intéressant au fil de ces mille pages. Mais cela
se prolongeait, Simmons, plutôt que d’aller droit au but, multipliait les
situations, les descriptions inutiles, les pensées de ses nombreux
protagonistes, les dialogues creux et les pleurnicheries (celles d’Harman étant
le summum de la niaiserie) pendant des pages et des pages, tandis que l’action,
elle, semblait ne jamais avancer. Mais au fait, j’y pense, quelle action ?
Certes, il y avait bien quelques événements notables comme une courte
description de la guerre des grecs et des troyens contre les dieux au début, le
duel entre Achille et les Amazones, la petite visite dans le Tartare, le combat
final contre Zeus ainsi que quelques autres, mais tout cela était tellement
noyer dans une masse chiante au possible, de néant scénaristique et comme en
plus, ces fameux « événements intéressants », quand ils
avaient lieu, étaient terriblement courts comparé au reste – pour rappel, mille
pages – qu’au final, le lecteur ne pouvait qu’avoir l’impression qu’il ne s’était
pas passer grand-chose, ce qui n’était pas faux, mais qu’en plus, il en ressortait
avec un sacré mal de crane ! Ajoutons à cela un récit qui ne cessait de se
contredire tout au long du roman (Nestor meurt puis il est dit qu’il est vivant
à la fin), des événements tout bonnement injustifiables d’un point de vue
narratif (Prospero et compagnie au sujet d’Harman), des comportements
incompréhensibles (grecs et troyens sont alliés, puis, en cinq minutes, ils ne
le sont plus et à la fin, ils rigolent ensemble comme si de rien n’était), des
personnages comme Odysseus (ou Ulysse 31) sortis d’on ne sait où dont on ne
sait pas le fin mot de l’histoire, des explications qu’on attendait tout au
long des milles pages… et toujours, une fois celui achever, et une fin
tellement… hum, comment dire… conne… où tout le monde il est beau, tout le
monde il est gentil – grecs, troyens, humains à l’ancienne, juifs, Prospero,
Ariel voir presque Caliban – et vous comprendrez qu’en aucun cas, mais alors,
vraiment aucun, Olympos ne peut être considérer comme étant un
bon roman. Mais j’ai laissé le meilleur – ou le pire – pour la fin :
dans Les Cantos d’Hypérion, Simmons nous
avait déjà proposé sa vision du mythe du juif errant, au demeurant, assez
réussie, et, dans celle-ci, juifs et palestiniens étaient traiter sur un pied
d’égalité ; enfin, disons qu’on sortait du manichéisme gentil contre
méchant, ce, que cela soit dans un sens comme dans l’autre. Or, dans le cas
présent, l’on sent que le sieur Simmons était tombé dans le militantisme
sioniste de bas étage : écrit sous la présidence Bush Junior, le
palestinien, et, en règle générale, le musulman, dans Olympos,
était considéré comme étant rien que moins qu’un vulgaire dégénéré de
terroriste prêt à faire disparaitre toute vie sur terre afin de tuer les
gentils juifs – et pourtant, c’est un amoureux d’Israël qui vous dit cela. Mais
comme – a en croire Simmons – l’arabe n’est pas suffisamment intelligent pour y
parvenir seul, il lui fallait l’aide d’un indécrottable antisémite de base,
ennemi de la paix dans le monde et grand ami des terroristes, je veux, bien
évidement, parler du… sonnez les trompettes : le français ! Fourbe
parmi les fourbes selon Simmons, celui-ci donna donc la technologie nécessaire
aux arabes pour créer, non seulement, l’une des fins du monde les plus
ridicules qu’il m’ai été donné de voir dans une œuvre de fiction, mais aussi,
l’une des plus détestable par ce que celle-ci laisse sous-entendre. Un peu plus
haut, je vous disais que dans une critique d’Olympos, quelqu’un parlait
de « merde » à son sujet… franchement, c’est aussi
mon avis, et, sincèrement, quand je pense qu’Ilium, sans être génial,
laissait tout de même entrevoir quelques bonnes idées, et surtout, quand je
repense a Hypérion, il m’est fort difficile d’admettre que Dan
Simmons se soit autant fourvoyer dans une telle bouse !
Points
Positifs :
-
Le talent, indéniable, de conteur de Dan Simmons qui, malgré tout, est
suffisamment malin et doué pour nous donner envie de lire la suite, même quand
celle-ci ne le mérite nullement.
-
La curiosité pour ceux qui ont apprécié Ilium de connaitre le
fin mot de l’histoire.
-
Un ouvrage qui ne choquera nullement les extrémistes les plus extrêmes.
Points
Négatifs :
-
L’un des plus mauvais romans qu’il m’a été donné de lire au cours de ma vie,
rien que ça ! Et je pense qu’en affirmant une telle chose, tout est
dit !
-
Plus de 1000 pages de néant, de grand n’importe quoi, d’incohérences en tout
genre et où Simmons passe son temps à se contredire.
-
La sous-lecture pour le moins nauséabonde de l’auteur vis-à-vis des
palestiniens – et des arabes en général – et de leurs indécrottables alliés
antisémites, les français : sincèrement, avec Olympos, Dan
Simmons est tombé dans le sionisme de bas-étage, tel un vulgaire militant de la
droite Israélienne la plus dure. Mais comment cet auteur qui, en son temps, a
sut nous pondre un personnage palestinien aussi charismatique que Fedmahn
Kassad a-t-il put tomber aussi bas !?
-
Aucun, mais vraiment aucun protagoniste ne possède une once d’intérêt. Et comme
en plus, ils sont utilisés de manière incohérente et ridicule, je vous laisse
imaginer ce que l’on peut ressentir envers eux…
-
Un final d’une connerie indicible ; mais bon, vu tout ce que l’on s’était
coltiner jusque là, qui peut encore s’en étonner ?
-
La certitude absolue d’avoir lue une merde, tout simplement !
Ma
note : 1/10
L’Attaque
des Titans – Tome 5
Il
y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a
été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans.
Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés
par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers
rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein
de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se
pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où
surgit un Titan Colossal… L’intervention du Bataillon d’exploration a permis
d’arracher Eren des griffes de Reiner et Bertolt, mais Ymir, elle, a décidé de
changer de camp. Le tribut humain est extrêmement lourd à payer pour cette
mission de sauvetage... Pour éviter de tels massacres à l’avenir, Hansi force
Eren à s’entraîner à se transformer en Titan afin de mieux maîtriser son
pouvoir et être plus réactif et efficace lors des combats.
L’Attaque des Titans – Tome 5
Scénariste
: Hajime
Isayama
Dessinateur : Hajime
Isayama
Genre : Shōnen
Type
d'ouvrage : Fantastique, Action
Titre
en vo : Shingeki no Kyojin vol.5
Parution
en vo : 09 avril 2014
Parution
en vf : 12 avril 2017
Langue
d'origine : Japonais
Éditeur : Pika
Édition
Nombre
de pages : 576
Mon
avis : Le précédant
volume de cet excellent manga qu’est L’Attaque
des Titans, œuvre du sieur Hajime Isayama, avait
été riche en émotions avec ses morts, ses mutilations et ses trahisons pour le
moins inattendues et, par la force des choses, nous avait laissé pantois après
moult révélations en tout genre, principalement en raison de la découverte de
l’identité réelle de certains des Titans parmi les plus emblématiques du lot.
Et donc, comme s’il fallait souffler un peu après tant de violence, nous avons
droit, dans cette cinquième intégrale, à une intrigue bien plus calme où les
dialogues remplacent l’action pure et dure – même si celle-ci n’est jamais tout
a fait absente, rassurez vous. Virage a 180°, donc, ce qui pourra en perturber
plus d’un, surtout que l’auteur, dans ce volume, entraine sa saga dans une
toute autre direction. En effet, si les Titans restent la grande menace pour
l’humanité, celle-ci passe franchement au second plan et une autre menace, dont
nous n’avions que quelques échos jusque là, se précise : celle des
autorités royales, des forces spéciales et du Culte du Mur qui semblent non
seulement en savoir énormément sur les origines des Titans mais qui, par-dessus
le marché, sont prêt a tout pour maintenir a la fois leur pouvoir et leurs
sombres secrets. Par la force des choses, nos héros doivent s’adapter, jouer
serrer, et, toujours sous la houlette du Major Erwin, diminué physiquement mais
qui n’a rien perdu de sa vivacité d’esprit, tenter le tout pour le tout face
aux autorités. Livaï, enfin présent et de quelle manière, refonde son escadron
autour de Eren et une certaine Historia prend une place de plus en plus
importante dans l’intrigue : fille d’un noble, jeunesse malheureuse et qui
cache bien des zones d’ombres, celle-ci risque de prendre une place primordiale
pour la suite. Mais ce n’est pas tout puisque entre certains de nos héros qui
sont prêt à tout afin de parvenir à leur fin – sur ce point, la séance de
torture où officient Livaï et Hansi en est l’exemple le plus parfait –
l’affrontement qui met face à face Livaï, encore lui, face à son ancien mentor,
le procès du Major Erwin et le coup d’état qui conclut cet album, il est
difficile pour le lecteur de ne pas être stupéfait par la tournure prise par
les événements. Un simple Shōnen L’Attaque des Titans ? Oui,
on aurait put le penser lors des débuts de ce manga mais Hajime Isayama
nous prouve de fort belle manière, ici, que les choses sont un poil plus
compliquées que cela. D’ailleurs, ce n’est qu’un début, mais bon, il sera
toujours temps d’en parler lorsque le moment sera venu…
Points
Positifs :
- Même
si le scénario en surprendra plus d’un et part vers une tournure pour le moins
inattendu, ce nouveau volet de L’Attaque des Titans confirme
tout le bien que l’on pensait de ce manga. Certes, tout n’est pas parfait mais,
scénaristiquement parlant, Hajime Isayama possède un don certain pour nous
proposer une intrigue captivante et bourrée de retournements de situations qui
font que l’on accroche rapidement à l’histoire…
-
L’intrigue devient nettement plus politique et si l’action reste présente, cette
fois ci, elle met aux prises différentes factions humaines entre elles.
-
Livaï et Hansi qui se mettent à la torture, le Major Erwin qui a droit à un
procès, nos héros qui sont devenus des parias et tout cela finit par un coup
d’état ! Bref, on va de surprises en surprises dans ce tome !
-
Même si, dans les grandes lignes, les Titans brillent par leur quasi-absence
dans cette cinquième intégrale, ce n’est nullement un problème, loin de là. Une
marque indéniable du talent du mangaka qui nous prouve, ici, qu’il est capable
de se renouveler et de nous surprendre de fort belle manière.
-
Un Livaï au top de sa forme et toujours aussi charismatique, ce qui ravira ses
très nombreux fans !
-
Une édition intégrale de fort belle qualité qui rend justice au manga et qui,
ma foi, est tout simplement indispensable pour les fans de celui-ci.
Points
Négatifs :
-
Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes, le gros point
faible de L’Attaque des Titans, c’est sa partie graphique qui est, incontestablement,
problématique. Certes, Hajime Isayama s’est amélioré depuis les débuts du
manga, mais bon, ce n’est pas encore exceptionnel, loin de là…
-
C’est peut-être à partir de ce tome que certains fans de la première heure ont
commencé à emmètre quelques réserves à l’encontre du manga. Cela est dut à un
scénario qui devient plus sombre, plus complexe et qui met un peu au second
plan les Titans pour nous entrainer dans des magouilles politiciennes et des
conflits entre humains.
-
L’importance donné à Historia alors qu’elle semble un peu tomber de nulle part.
Ma
note : 8/10
Défis
Sanglants sur l'Océan
Située
à l'extrême nord de la Mer Intérieure, la cité de Tak, repaire de
coupe-jarrets, de forbans, de flibustiers de la pire espèce, jouit d'une
effroyable réputation. Parmi tous les pirates qui hantent ce port, vous êtes
reconnu comme le plus redoutable. Mais vous partagez avec Abdul le Sanguinaire
ce sombre honneur. Un partage qui n'est pas fait pour vous plaire, à l'un comme
à l'autre. Aussi avez-vous décidé d'un pari : le premier de vous deux qui
ralliera l'île de Nippur, dans la Mer du Sud, en ayant amassé le trésor le plus
considérable, sera sacré Roi des Pirates. Pillages, abordages, brigandages... tout
est permis ! Hissez sans tarder les voiles de la Terrifiante, et
bon vent ! Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont
vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à
suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
Défis Sanglants sur l'Océan
Série
: Défis
Fantastiques n°16
Auteur : Andrew Chapman
Illustration
de la couverture : Rodney Matthews
Illustrations
intérieures : Bob Harvey
Titre original : Seas of Blood
Traduction : Jean
Walters
Année
de l’édition Anglaise : 1985
Sortie
de l'édition Française : août 1986
Edition
Française : Editions
Gallimard (Folio Junior)
Nombre
de paragraphes : 400
Mon
avis : Si avec Le
Mercenaire de l’Espace et Les
Trafiquants de Kelter, le sieur Andrew Chapman n’avait pas laissé un
grand souvenir, et ce, malgré l’originalité certaine de ses deux titres puisque,
pour rappel, celles-ci se déroulaient dans un univers de Science-Fiction plutôt
que dans celui traditionnel des Défis Fantastiques, c’est-à-dire,
la Fantasy, il en est tout autrement avec sa dernière contribution a la série
puisque, avec Défis Sanglants sur l’Océan, l’auteur réussit enfin
son coup, un très jolie coup d’ailleurs ! Il faut dire que le fait de
pouvoir passer enfin du coté obscur et de jouer un salaud est fort appréciable.
En effet, ici, point d’aventurier au grand cœur qui s’en va affronter un cruel
sorcier afin de sauver le monde et place a un pirate, pas n’importe lequel
d’ailleurs puisque, dans ce livre-jeu, on interprète un capitaine sans foi ni
loi qui s’est lancer dans un pari qui déterminera qui de lui (nous) ou de son
rival, sera considérer comme le Roi des pirates. Bref, d’entrée de jeu,
l’originalité est de mise avec le fait de pouvoir passer du coté des méchants
et une mission a mille lieux de celles que les Défis Fantastiques nous
avaient habitué jusque là. Rien que pour cela, Défis Sanglants sur
l’Océan mérite le détour, mais ce n’est pas tout car qui dit pirates
dit forcément navires et dans ce livre-jeu, nous avons droit a un système de
combat de groupe, petit plus non négligeable qui change un peu la donne. Par la
force des choses, avec toutes ces bonnes idées, nous n’avons plus qu’à nous
lancer dans l’aventure et, plus précisément, dans le rançonnage de navires
marchants, l’attaque de villages de pécheurs, l’exploration de temples
abandonnés et le trafic d’esclaves. Bref, il y a de quoi faire surtout que les
chemins afin d’amasser de l’argent sont variés et nombreux. Ajoutons a cela les
illustrations de Bob Harvey qui avait déjà enchanté nos yeux dans Le
Talisman de la Mort et que l’on retrouvera dans la cultissime
série qu’est La Voie du Tigre, et l’on était en droit de se dire
que, décidément, ce Défis Sanglants sur l’Océan n’était pas
loin d’être un chef d’œuvre ou, du moins, un excellent LDVELH. Or,
alors que toutes les étoiles semblaient aligner pour que l’on ait affaire a un
incontournable du genre, on s’aperçoit, malheureusement, lors de la conclusion,
qu’en fait, malgré la multitude de chemins qui nous sont proposés, si l’on veut
amasser suffisamment d’or afin de battre notre rival, un seul d’entre eux est
possible, et donc, par la force des choses, il est difficile de ne pas
ressentir une pointe de déception devant cette fausse liberté et ce choix,
plutôt idiot, de nous imposer, une fois de plus, un seul chemin pour que l’on
parvienne a notre but. Dommage tout de même de passer à coté d’une pure réussite
en raison de ce fichu défaut un peu trop récurant à mon gout…
Points
Positifs :
- Le
plaisir de passer du coté obscur de la force et de pouvoir interprété un
méchant puisqu’ici, nous jouons le rôle d’un pirate sanguinaire sans foi ni
loi ! C’est tellement rare dans les LDVELH qu’il faut le
souligner !
-
Même l’aventure est originale puisque, après tout, il faut voler, tuer,
capturer des innocents afin d’amasser le butin le plus important impossible,
cela, juste pour une histoire de pari. Bref, aucune morale et chapeau bas à
Andrew Chapman pour ce pari osé et réussi !
-
L’ambiance mélange habilement l’univers de la piraterie, les contes des Milles
et unes Nuits, L’Odyssée et la Mésopotamie – pour les noms
des villes. Bref, un melting-pot plutôt étonnant mais terriblement efficace… et
dépaysant.
-
Les illustrations de Bob Harvey, bien entendu, artiste talentueux et original.
-
Le combat face au Cyclope qui préfigure ce que sera ceux dans La Voie
du Tigre.
Points
Négatifs :
- Certes,
les chemins pour parvenir a la cité de Nippur sont nombreux, hélas, on
s’aperçoit que pour parvenir à remporter notre pari, il faut avoir amassé
tellement d’argent qu’en fait, il n’existe qu’un seul et unique chemin pour y
arriver. Du coup, une frustration importante devant ce qui est bel et bien un…
one-true-path !
-
La gestion du temps aurait put être une bonne idée si elle n’apportait pas plus
d’inconvénients qu’autre chose.
Ma
note : 7,5/10
Peaky
Blinders – Saison 5
Le
krach boursier de 1929 entraîne une grave perte financière pour Tommy Shelby :
Michael, envoyé aux États-Unis, n'a pas revendu à temps les actions du clan. La
famille, éparpillée aux quatre coins de la planète, se réunit pour faire le
point sur la situation. Tommy compte malgré tout sur la débâcle générale pour
en tirer de nouveaux profits. Plus isolé que jamais, malgré sa position
influente et son siège au Parlement, il doit répondre aux questions
particulièrement gênantes d'un journaliste du London Times. Une
mission lancée contre la mafia chinoise laisse présager un redoutable retour de
flamme...
Peaky Blinders – Saison 5
Réalisation
: Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave
Production : BBC
Genre : Drame
historique
Titre
en vo : Peaky Blinders – Season 5
Pays
d’origine : Royaume-Uni
Chaîne
d’origine : BBC Two, Netflix
Diffusion
d’origine : 15 novembre 2017 – 20 décembre
2017
Langue
d'origine : anglais
Nombre
d’épisodes : 6 x 55 minutes
Casting :
Cillian
Murphy : Thomas Shelby
Helen
McCrory : Polly Gray, née Shelby
Paul
Anderson : Arthur Shelby Junior
Sophie
Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Finn
Cole : Michael Gray, le fils de Polly
Natasha
O'Keeffe : Lizzie Shelby, née Starke
Kate
Phillips : Linda Shelby, la femme d'Arthur Shelby
Harry
Kirton : Finn Shelby, plus jeune frère Shelby
Annabelle
Wallis : Grace Burgess
Sam
Claflin : Oswald Mosley
Brian
Gleeson : Jimmy McCavern
Aidan
Gillen : Aberama Gold
Charlie
Murphy : Jessie Eden
Jack
Rowan : Bonnie Gold
Kingsley
Ben-Adir : Colonel Ben Younger
Tom
Hardy : Alfie Solomons
Ned
Dennehy : Charlie Strong
Packy
Lee : Johnny Dogs
Ian
Peck : Curly
Benjamin
Zephaniah : Jeremiah Jesus
Daryl
McCormack : Isaiah Jesus
Anya
Taylor-Joy : Gina Gray
Elliot
Cowan : Michael Levitt
Kate
Dickie : Mère supérieur
Andrew
Koji : Brilliant Chang
Neil
Maskell : Winston Churchill
Emmett
J. Scanlan : Billy Grade
Cosmo
Jarvis : Barney
Mon
avis : Depuis ses débuts, il est pour le moins évident que Peaky
Blinders aura flirté, allègrement, avec la perfection. Il faut
dire que suivre les péripéties de ce gang de gangsters charismatiques de
Birmingham, a l’allure aussi cool et sous une bande originale complètement
anachronique, mais oh combien jouissive pour les amateurs de rock, est un pur
régal. Bien entendu, au fil des saisons, il y eut quelques très légères baisses
de régime et si, dans l’ensemble, la série aura maintenu un certain degré de
qualité, il serait difficile de ne pas nier que la saison précédente, la
quatrième, était apparue comme étant un poil en-dessous. Alors, quid donc
de cette cinquième saison ? Y allait-il avoir un sursaut qualitatif ou
bien, comme beaucoup d’autres séries, Peaky Blinders allait-il
continuer, petit à petit, à s’enfoncer jusqu’à ce que l’on arrive à ce que
l’on appelle la saison de trop ? Bon, je vous rassure tout de suite, il n’en est rien ! Pourtant, je dois reconnaitre que j’ai longtemps hésité avant de pouvoir
affirmer cela. Ainsi, après les premières minutes du premier épisode de cette
cinquième saison qui, esthétiquement, sont tout simplement grandioses, et, un
synopsis ma foi, intéressant puisqu’abordant la Crise de 1929, j’ai eu un peu
de mal avec ce qui a suivit : de bonnes idées, cela est pour le moins indéniable,
comme l’utilisation du sieur Oswald Mosley, fondateur du parti fasciste
britannique et une des figures majeures de l’extrême droite européenne du
vingtième siècle. De même, voir un Tommy Shelby politicien a un petit coté
jouissif quand on repense aux débuts du personnage. Hélas, la suite, un peu
confuse par moments, partait dans tous les sens, multipliant les
sous-intrigues, l’apparition de moult nouveaux protagonistes et d’enjeux dont
on a un peu de mal a comprendre le lien entre eux, voir même leur utilité. Fort
heureusement, dans la seconde partie de saison, alors que l’on approche de la
conclusion, que tombent petit a petit les explications, que les liens se font
et se défont et que de nouvelles scènes marquantes viennent émerveiller nos
yeux, il est clair que notre opinion change, que l’on se dit que, décidément,
les maitres d’œuvres de la série en avaient encore sous la dent et que, non,
indéniablement non, ce n’est pas encore pour cette fois que l’on sera déçu par
une saison de Peaky Blinders, bien au contraire. Alors, si vous
êtes fans des gangsters les plus cools du petit écran, n’hésitez pas une
seconde, vous allez encore passer un très bon moment !
Points
Positifs :
-
Le plaisir de retrouver une série qui, au bout de cinq saisons, n’a rien perdu
de ses nombreuses qualités – esthétique irréprochable, bande-originale très
rock et protagonistes tellement classe – et qui nous entraine une fois de
plus, pour notre plus grand plaisir, dans une nouvelle virée en compagnie des
gangsters les plus cools du petit écran.
-
Une évolution des protagonistes plutôt logique et qui permet a l’intrigue de se
renouveler de fort belle manière – et puis, Thomas Shelby en politicien, cela
en jette !
-
Historiquement, la série met en avant la montée en puissance d’un certain
Oswald Mosley, figure plutôt méconnue de nos jours mais qui, en son temps, fut
le créateur du parti fasciste britannique et l’une des plus grandes figures de
l’extrême droite européenne du siècle dernier.
-
Pour ce qui est des acteurs, comme je le dis depuis le début de la série, il
n’y a rien à redire tant ceux-ci sont tout simplement parfaits. Bien évidement,
Cillian Murphy est toujours aussi impérial !
-
Pour ce qui est de l’esthétique, comme je le disais précédemment, c’est tout
simplement une pure merveille et si, désormais, nous y sommes habitués, comment
ne pas reconnaitre que certaines scènes sont tout simplement à couper le
souffle – revoyez donc le début du premier épisode, un pur instant de
grâce !
-
Une bande originale toujours aussi rock et, bien entendu, toujours aussi
parfaite.
Points
Négatifs :
-
Même si le plaisir est toujours au rendez vous, il faut reconnaitre que,
qualitativement parlant, le garde une préférence pour les premières saisons –
après, c’est peut-être la force de l’habitude…
-
Une saison un peu trop centrée sur Thomas Shelby. Certes, c’est le personnage
principal, mais bon, du coup, vu qu’il est quasiment omniprésent de bout en
bout, cela se fait un peu au détriment des autres protagonistes comme Poly par
exemple qui, quelque part, joue un peu les utilités au cours de cette saison.
Ma
note : 8/10
Demon's
Souls
Se
déroulant dans un univers médiéval sombre, le jeu prend place dans le royaume
fictif de Bolétaria, qui a été englouti par un brouillard épais et envahi par
des démons en raison de la soif de puissance du monarque, le roi Allant XII. Le
joueur prend le contrôle d'un héros chargé de terrasser les démons et ramener
la paix à Bolétaria. Ce héros peut être personnalisé et peut évoluer au fil du
jeu. Mais l'aventure ne sera pas de tout repos, la mort étant très présente
dans Demon's Souls. En effet, le titre est souvent considéré comme
un des jeux les plus difficiles et exigeants de ces dernières années.
Demon's Souls
Éditeur
: Sony
Interactive Entertainment
Développeur
: Bluepoint
Games
Concepteur
: Teruyuki
Toriyama
Musique
: Shunsuke
Kida
Date
de sortie : 12 novembre 2020
Pays
d’origine : Japon
Genre
: Action-RPG
Mode
de jeu : Solo, Multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme
: PS5
Mon
avis : Je ne vais pas revenir sur
l’énorme problématique qui, comme chacun sait, toucha la PS5 pendant
presque deux années, après sa sortie fin 2020, mais aussi, sa concurrente
directe, la X-Box Série X ainsi que les cartes graphiques voir
même les téléphones, c’est-à-dire, une grosse pénurie de composants liée à la
crise du Covid-19, ce qui fit que, pendant trop longtemps, se procurer la
dernière née de chez Sony relevait pour le moins de la gageure. Fort
heureusement, au bout de quelques mois, après avoir réussi a posséder le Graal que représentait la
fameuse PS5, il était alors plutôt logique que mon tout premier
soft de celle-ci soit le fameux remake de Demon's Souls, l’un
des rares jeux à être sortit au même moment que la console et l’un des seuls, pour la petite histoire et encore aujourd’hui, à être une véritable exclusivité de cette dernière, ce qui
est tout de même problématique, il faut le reconnaitre. Normal pour quelle
raison ? Eh bien, pour deux choses. Déjà, il suffit de relire mes
anciennes critiques de Dark
Souls, Dark
Souls 2, Dark Souls
3, Bloodborne et Sekiro
– Shadows Die Twice pour se souvenir que je suis un fan
inconditionnel des jeux de FromSoftware. Deuxièmement, pour la
simple et bonne raison que n’ayant découvert ces derniers que sur le tard,
j’étais passé complètement passé à coté des premiers volets parus sur la PS3 et,
donc, de ce fameux Demon's Souls, paru en 2009 et qui fut le soft
qui aura bouleversé le monde vidéoludique, changeant les habitudes des joueurs
avec cette fameuse exigence qui en aura rendu fou plus d’un. Demon's
Souls étant malheureusement presque introuvable a un prix récent
depuis longtemps, vous pouvez imaginez ma joie lorsque, en plein confinement du
printemps 2020, j’appris qu’un remake allais sortir au même moment que la PS5.
L’attente fut alors longue, bien plus longue que prévue mais enfin, fin 2021,
j’avais put me procurer, à la fois, la console et ce Demon's Souls que
j’attendais comme le Graal depuis très, trop longtemps… Mais alors, celui-ci
aura-t-il été à la hauteur de mes espérances ? Chacun sait, en effet, que
lorsque l’on attend trop quelque chose, quelle qu’elle soit celle-ci, la
déception est parfois au rendez vous, cependant, dans le cas présent, ce n’est nullement
le cas, loin de là ! Il faut dire que les petits gars de chez Bluepoint
Games nous ont pondu un remake excellent et, si je ne peux bien
évidement pas faire de comparaisons avec le soft original, disons que,
visuellement parlant, Demon's Souls est magnifique et que l’on
sent, avec ce dernier, que l’on est passé sur une console nouvelle génération.
Après, pour ce qui est du jeu en lui-même, de ses mécaniques, de son coté
élitiste, de son ambiance sombre et mystérieuse et de ses combats de boss
inoubliables, disons que, dans le cas présent, tout dépendra si vous êtes un
amateur des jeux de FromSoftware ou pas : ainsi, les
seconds risquent de connaitre bien des déboires et certains, comme à chaque fois,
abandonneront en cours de route, quant aux premiers… et bien, là, il y a un
autre problème, un peu plus inattendu… En effet, celles et ceux qui sont des
habitués du genre, qui connaissent la trilogie Dark Souls sur
le bout des doigts, qui auront tâté du Bloodborne et qui
auront apprécié cette formidable évolution que fut Sekiro risquent
de trouver Demon's Souls un peu trop… comment dire…
simple ! Certes, le challenge est toujours présent, certes, certains
passages risquent de vous faire suer comme certains niveaux, mais bon, rien
d’insurmontable pour les habitués de Dark Souls, loin de là !
Mais bon, rien de bien grave car le plaisir fut tout de même au rendez vous et
que, rien que pour le bonheur immense d’avoir enfin joué à ce légendaire Demon's
Souls, le jeu en valait largement la chandelle…
Points
Positifs :
- Un
remake tout simplement excellent de ce qui fut l’un des jeux vidéo les plus
importants de l’Histoire récente du genre, un soft qui, en son temps, aura
bouleversé la communauté vidéoludique de par son gameplay exigeant et qui, au
demeurant, aura lancé de multiples suites, toutes plus somptueuses les unes que
les autres. Bref, cela faisait longtemps que Demon's Souls méritait
un remake et celui-ci est conforme à nos attentes !
-
Si vous êtes un familier de la saga des Souls et des jeux de chez FromSoftware,
vous trouverez, probablement, que ce soft est un peu plus facile que ses
illustres successeurs, cependant, cela ne gâchera nullement le plaisir vu
que Demon's Souls n’est pas un jeu simple et que le challenge
est tout de même au rendez vous !
-
Si vous êtes un néophyte, il faut un certain temps pour se faire au style de
jeu, aux commandes et a cette manière de jouer qui est aux antipodes de toute
la production actuelle, et, je ne vous le cache pas, les premiers pas seront
extrêmement difficiles. Cependant, une fois tout cela maitrisé, le plaisir est
bel et bien au rendez vous et vous passerez un très grand moment devant
ce Demon's Souls.
-
Visuellement, nous sommes sur PS5 et cela se sent grandement
tant Demon's Souls est superbe. Bref, jamais – ou presque –
l’univers du grand Hidetaka Miyazaki n’aura été aussi beau !
-
Le plaisir, pour celles et ceux qui n’avaient jamais eu l’occasion de jouer
à Demon's Souls, de pouvoir enfin découvrir le soft par qui tout
est arrivé !
-
Une bande originale de qualité qui vous plonge à merveille dans l’ambiance
particulière de ce soft.
Points
Négatifs :
- Il
faut adhérer au concept de la saga et il est clair que ce genre de softs n’est
décidément pas fait pour tout le monde. Certes, il n’est pas impossible a
finir, mais bon, mourir a répétition face au moindre adversaire, devoir se
retaper, encore et encore, la moitié d’un niveau avant de se faire massacrer en
deux secondes par un boss, cela peut très rapidement lasser beaucoup de monde.
-
Les habitués de FromSoftware qui découvrent Demon's
Souls par le biais de ce remake risquent de trouver celui-ci un peu
trop facile en comparaison de softs aussi durs que Dark Souls 3 ou Sekiro,
pour ne citer que deux exemples flagrants et qui proposaient un challenge
autrement plus complexe.
-
On sent que les petits gars de chez FromSoftware tâtonnent
encore ici et que leur concept sera nettement plus aboutit par la suite.
-
Des boss moins spectaculaires que ceux que l’on connaitra dans les jeux
suivants. Finalement, la principale difficulté vient du fait qu’il n’y ait
quasiment aucun feu et que chaque route jusqu’au moindre boss est longue,
complexe et souvent mortelle !
Ma
note : 8/10
Empire
Charles
Nodier est envoyé spécialement par le général Savary pour récupérer Saint-Elme,
un capitaine de l'armée napoléonienne en lutte avec les afghans. Le trajet vers
Bombay, quartier général de l'armée de l'Empire, se fera à bord d'un puissant
bateau à aubes, piloté par le capitaine Surcouf. Depuis la fabuleuse campagne
de Napoléon vers l'Empire turc, puis l'Inde en 1809, l'Empire français est plus
vaste encore que ne le fut l'Empire romain. Mais en juin 1815, aux frontières
du Bengale encore tenu par les anglais, les troupes françaises ont été victimes
de la formidable stratégie mise au point par l'adversaire aidé de mercenaires
Gurkhas. Un contournement incroyablement osé, qui aura fait subir à l'empereur
sa première défaite militaire depuis vingt ans. Le général anglais qui dirigeait
la résistance n'est jamais apparu en plein jour. Seules quelques images d'un
mystérieux chariot couvert de bâches ont permis d'échafauder la théorie d'un
militaire aux origines étranges, que Nodier et Saint-Elme sont chargés
d'identifier. L'hypothèse d'une créature qui ne se montre jamais, et qui serait
l'œuvre d'un docteur Suisse dénommé Frankenstein, est la favorite de Nodier.
Mais avant cela, il va falloir comprendre comment des espions à la solde des
anglais ont éventuellement réussi à connaître les plans de l'armée française,
pourtant savamment codés par la machine Enigma. Les origines indiennes de
Saint-Elme et ses relations dans les bas fonds de Bombay vont être un précieux
point de départ.
Empire
Scénario
: Jean-Pierre Pécau
Dessins
: Igor
Kordey
Couleurs : Chris
Chuckry
Couverture : Manchu,
Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Fantastique,
Uchronie
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution : 01
juin 2016
Nombre
de pages : 160
Mon
avis : Deux décennies après sa sortie, ce
fut avec un plaisir certain que je me suis replongé dans cette mini-série
réalisée par les auteurs de cette interminable saga qu'est L’Histoire
Secrète, je veux, bien entendu, parler de Jean Pierre Pécau pour ce qui
est du scénario ainsi que, pour ce qui est de la partie graphique, celui qui ne
laisse personne indifférent, le fameux croate, Igor Kordey. En 2006, donc,
lorsque je découvris cet album, j’étais tombé, toutes proportions gardées, bien
entendu, sous son charme, ce, tant du point de vue de l’intrigue que des
dessins. Il faut dire que, contrairement à la série phare de nos deux
compères, Empire, plus centré sur une seule période, avec peu de
personnages et une histoire solide, s’avère être une saga bien plus accrocheuse
et captivante pour le lecteur qui, de plus, ne pourra éviter le parallèle avec
une autre série des éditions Delcourt, Hauteville
House – saga dont il faudra bien que je vous parle à l’occasion. En
effet, comme celle-ci, Empire est une Uchronie mêlant bon
nombre d’éléments Steampunk et où apparaissent, comme protagonistes, à la fois
des personnages réels de notre histoire mais également des figures des romans
de l’époque. Bref, tous les éléments pour que l’on ait une sympathique BD
étaient réunis, et, ma fois, force est de constater que, si l’on n’attend ni
monts ni merveilles de cette saga, alors, on ne sera nullement déçu, bien au
contraire. Pour ce qui est du contexte, nous sommes donc en 1815 et Napoléon
règne sur l’Europe mais également sur les Indes. Déjà, le postulat de base est
intéressant à plus d’un titre car, qui sait ce qu’il serait advenu si
l’Empereur s’était tourner vers les Indes ? Mais plus qu’une simple Uchronie,
assez rapidement, on s’aperçoit que les auteurs ont mêler de nombreux éléments
disparates faisant de leur œuvre un habile mélange où l’on retrouve bon nombre
d’éléments Steampunk, mais également, par le biais des dires de Charles Nodier,
l’un des deux personnages principaux de l’intrigue, des éléments surnaturels
comme les lutins, les vampires ou les djinns, sans oublier quelques noms connus
comme Dracula ou le docteur Frankenstein. Bref, un heureux melting-pot qui
fonctionne assez bien grâce à une histoire prenante, mais aussi, par le
charisme indéniable des deux protagonistes principaux, Nodier, déjà citer, dans
le rôle de l’aventurier touche à tout, à la fois scientifique, spécialiste de
l’occulte et tacticien de génie, et le ténébreux et charismatique capitaine
Saint-Elme, à la fois sombre, inquiétant, redoutable au combat et possédant la
beauté et le magnétisme qui sied au genre. Ce duo improbable n’est pas une
invention des auteurs, quelque part les points communs avec ceux des Mystères
de l’Ouest sont évidents, cependant, comme leurs glorieux aînés, il
est évidant qu’il fonctionne à merveille. Et donc, après une rapide mise en
place de l’univers et des différents enjeux, le lecteur est rapidement happer
par une intrigue sans le moindre temps morts, et après les présentations
d’usages, les premières surprises au fil des pages – tient, il y aura du
Steampunk ! Comment, des fées, ah bon ? L’anglais qui veut faire le tour du
monde en 80 jours !? – l’on suit les pérégrinations de Saint-Elme et Nodier
dans les rues de Bombay, aux prises avec les adorateurs de Kali et enquêtant
sur le mystérieux Général Fantôme, le premier à avoir fait perdre une bataille
à Napoléon… Bref, dans l’ensemble, nous avons droit a une saga plutôt plaisante
et dont le seul défaut, finalement, aura été le fait que le sieur Pécau, comme
a son habitude, s’est un peu trop dispersé, multipliant quelques sous intrigues
et en oubliant quelques unes au passage – et cela, en trois volumes si l’on
suit l’ordre de parution original. Quand à Kordey, reconnaissons que c’est
celui de 2006 et pas encore celui, nettement plus précis, de ces dernières
années, mais bon, quoi qu’il en soit et malgré ses défauts, Empire n’en reste pas moins comme étant
une agréable mini-série qui ravira, sans nul doute, les fans de Steampunk, ceux
de Jean-Pierre Pécau, ceux d’Igor Kordey et, dans un sens plus large, celles et
ceux qui souhaitent découvrir une saga sans prise de tête qui leur fera voir du
pays, ce qui est déjà pas mal !
Points
Positifs :
-
Une uchronie fort plaisante avec un coté Steampunk assumé, un duo de protagonistes
principaux réussi, un univers qui l’est tout autant et une intrigue
suffisamment captivante pour les amateurs d’aventure pure et dure !
- Un
postulat de départ plutôt intéressant puisque cette uchronie par du
principe : que se serait-il passé si Napoléon aurait tourné son regard
vers l’est et aurai été jusqu’à conquérir l’Inde ?
-
Les amateurs de Jean-Pierre Pécau apprécieront, bien entendu, ses multiples
références historiques ou littéraires.
-
Bien évidement, le duo Saint-Elme et Nodier renvoi a celui des Mystères
de l’Ouest.
-
Les amateurs de Jean-Pierre Pécau sont en terrain familiers et retrouveront
avec plaisir toutes ses références historiques, ce mélange entre protagonistes
réels et imaginaires, ses nombreuses références, etc.
-
Si vous êtes fans d’Igor Kordey, il est clair que celui-ci livre quelques
planches plutôt réussies même s’il faut reconnaitre que le croate fera bien
mieux par la suite…
-
Une couverture plutôt réussie.
Points
Négatifs :
- A
force de multiplier les sous-intrigues et les protagonistes, Jean-Pierre Pécau
loupe un peu le coche et cela ressent grandement à la lecture de cette saga qui
est un peu mal structurée. Qui plus est, l’auteur oublie certains personnages
comme l’Oupire, nous pond des rebondissements inutiles et bâcle,
malheureusement, sa conclusion.
- Malheureusement,
même les fans les plus complaisants d’Igor Kordey reconnaitront que celui-ci a
fait bien mieux par la suite pour ce qui est de la précision de son style.
Après tout, Empire accuse presque vingt ans d’âge…
-
Dans un sens plus large, ceux qui ne supportent pas le style de Kordey
trouveront tout cela beaucoup trop brouillon pour accrocher totalement.
-
Les détracteurs de Pécau pointeront du doigt certaines mimiques de l’auteur,
comme cette multitude de références, parfois obscures, qui ne tombent pas
toujours juste.
Ma
note : 7/10