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samedi 22 août 2026

The Whale


The Whale
 
Charlie, un professeur d'anglais à l'université, donne un cours en ligne à ses étudiants, mais cache son apparence en prétendant que sa webcam ne fonctionne pas. Charlie souffre d'obésité morbide, pesant environ 270 kg, après avoir traversé un drame personnel. Un jour, en proie à des douleurs thoraciques intenses, il commence à lire un essai sur Moby Dick avant qu'un missionnaire, Thomas, n'arrive pour lui parler de religion. Charlie demande à Thomas de lui lire l'essai, qu'il souhaite entendre avant de mourir. Liz, l'infirmière et seule amie de Charlie, arrive et chasse Thomas, méprisant son église. Liz supplie Charlie d'aller à l'hôpital en raison de son risque élevé d'insuffisance cardiaque, mais il refuse car il n'a pas d'assurance maladie. Charlie commande régulièrement des pizzas à Gambino's, interagissant à peine avec le livreur, Dan. Un jour, Charlie reçoit la visite de sa fille, Ellie, avec qui il est en froid depuis qu'il a quitté sa mère Mary alors qu'elle avait huit ans pour vivre une relation avec un étudiant, Alan. Ellie est amère, mais Charlie lui propose de lui donner tout son argent s'ils passent du temps ensemble. Il l'aide également avec ses devoirs, bien qu'elle soit une élève difficile. Liz désapprouve la présence d'Ellie et s'inquiète pour Charlie.
 

The Whale
Réalisation : Darren Aronofsky
Scénario : Samuel D. Hunter
Musique : Rob Simonsen
Production : Protozoa Pictures et A24
Genre : Drame
Titre en vo : The Whale
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 09 décembre 2022
Durée : 117 mn
 
Casting :
Brendan Fraser : Charlie
Sadie Sink : Ellie
Hong Chau : Liz
Samantha Morton : Mary
Ty Simpkins : Thomas
Jacey Sink : Ellie jeune
Sathya Sridharan : Dan, l'homme à la pizza
 
Mon avis :
Je pense ne pas exagérer en affirmant que The Whale, long métrage du sieur Darren Aronofsky, fait partit de ce genre de films qui marquent durablement les esprits et qui ne peuvent pas laisser les spectateurs indifférents, que cela soit dans le bon comme dans le mauvais sens. Bien entendu, après moult récompenses, dont l’Oscar du Meilleur Acteur 2023 pour son acteur principal, Brendan Fraser, et tout un tas de critiques pour le moins élogieuses, j’étais plutôt curieux de découvrir par moi-même si The Whale allait me marquer comme cela avait été le cas pour bon nombre de personnes dont, au premier lieu, mon épouse qui m’en m’avait dit le plus grand bien. Alors, le résultat fut-il à la hauteur de toutes les louanges que j’avais entendues au sujet de ce film ? Eh bien, disons que je serais tenté de vous dire oui. Bien évidement, avant toute chose, il faut reconnaitre que The Whale n’est pas un film destiné au grand public ou, du moins, qui plaira à tout le monde : très dur dans son propos, sans le moindre fard, voilà une œuvre qui risque d’en bouleverser plus d’un. Naturellement, en nous proposant, en tant que protagoniste principal, un prof souffrant d’obésité morbide qui ne cesse de dévorer tout ce qui bouge afin de palier l’immense souffrance causé par le décès de son ancien compagnon, on avait compris que ce film n’allait pas nous faire rire, bien au contraire. De plus, comme je l’ai souligné, The Whale ne cache rien, mais quand je dis rien, c’est vraiment rien et certaines scènes sont d’une dureté que l’on peut qualifier d’indicible, surtout lorsque notre pauvre Brendan Fraser – qui livre ici une prestation pour le moins stupéfiante – s’empiffre de mal bouffe dans des excès de boulimie incontrôlable… Mais ce n’est pas tout car a ce lent suicide du protagoniste principal, au grand désespoir de la seule amie qui lui reste, il y a aussi l’espoir de celui-ci de renouer, avant de mourir, avec la fille, désormais adolescente, qu’il a abandonné lorsque celle-ci était enfant. Sans grande surprise, le lien entre le père et la fille est pour le moins complexe pour ne pas dire conflictuel – ce qui peut se comprendre aisément – mais le pire n’est même pas là : en effet, la gamine s’avère être mauvaise au possible et le plus triste, finalement, est de voir que la seule personne aveugle a ce qu’est vraiment cette dernière, soit ce père mourant, éternel optimiste qui, jusqu’au bout, refusera de voir la vérité… Par ce résumé, vous avez compris de quoi il en retourne dans The Whale et, fatalement, vous saisirez toute la noirceur de ce long métrage qui tient davantage du cinéma d’auteur que du simple divertissement calibré pour le grand public. Marquant, touchant, sans complaisance, le film de Darren Aronofsky mérite, selon moi, toutes les critiques élogieuses écrites à son sujet depuis sa sortie, fin 2022, quand à moi, que dire ? Que c’est un bon film ? Incontestablement, je ne pourrais le nier. Que j’ai été touché par celui-ci ? Ma foi, oui, cependant, probablement moins que mon épouse par exemple mais je pense que, avec ce genre de films, son propre ressentit personnel et son passé sont pour beaucoup pour notre jugement final…
 

Points Positifs
:
- Un long métrage superbe qui, malgré sa noirceur, ou plutôt, grâce à celle-ci, marque durablement les esprits des spectateurs qui seront probablement touché par cette histoire dramatique qui est maitrisée d’une main de maitre !
- Bien entendu, The Whale n’est pas destiné au grand public et certains n’accrocheront pas à toute la noirceur qui se dégage de cette œuvre, cependant, si vous apprécier ce film, alors, vous risquer de passer un superbe moment de cinéma.
- Chapeau bas à Brendan Fraser qui livre ici une prestation que l’on peut qualifier sans peine de stupéfiante : non seulement celui-ci a pris du poids pour ce rôle, mais la manière dont il interprète ce prof à la dérive est pour le moins excellente et l’on peut dire que l’acteur nous a pondu ce qui est sans nul doute son plus beau rôle de sa carrière.
- Un film qui traite de la boulimie, de l’obésité morbide et du suicide par la bouffe, ma foi, cela ne doit pas courir les rues et rien que pour cela, le jeu en vaut la chandelle !
- Le lien entre le père et la fille et, histoire d’enfoncer le clou dans toute cette noirceur ambiante, le fait que celui-ci soit le seul protagoniste à ne pas vouloir voir que cette dernière est mauvaise au possible…
- Certaines scènes sont très dures, cependant, elles sont, selon moi, indispensables.
 
Points Négatifs :
- Un film qui ne plaira pas à tout le monde, c’est une évidence ! Bien entendu, le grand public pourra passer son chemin, quand aux autres, là aussi, ce n’est pas aussi simple puisque tout le monde n’accrochera pas à toute la noirceur qui se dégage de ce long métrage.
- Attention aux plus sensibles d’entre vous qui risquent de tiquer devant certaines scènes…
 
Ma note : 8,5/10

vendredi 21 août 2026

Rust Never Sleeps


Rust Never Sleeps
 
Neil Young
 
1 - Hey Hey, My My (Out of the Blue) (Neil Young/ Jeff Blackburn) 4:39
2 - Thrasher (Neil Young) 4:56
3 - Ride My Llama (Neil Young) 2:27
4 - Pocahontas (Neil Young) 3:36
5 – Sail Away (Neil Young) 3:35
6 - Powderfinger (Neil Young) 3:07
7 - Welfare Mothers (Neil Young) 3:02
8 – Sedan Delivery (Neil Young) 4:02
9 - Hey Hey, My My (Into the Black) (Neil Young/ Jeff Blackburn) 2:11
 

Rust Never Sleeps
Musicien : Neil Young
Parution : 22 juin 1979
Enregistré : Août 1976 – 1978
Durée : 38:16
Genre : Country, Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs et Tim Mulligan
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : Guitare, harmonica, chant
Billy Talbot : Basse, chœurs
Ralph Molina : Batterie, chœurs
Frank « Poncho » Sampedro : Guitare
Joe Osborne : Basse sur Sail Away
Nicolette Larson : Chant sur Sail Away
Karl T. Himmel : Batterie sur Sail Away
 
Mon avis :
 Il est difficile de ne pas reconnaitre que, dans la seconde moitié des années 70, le sieur Neil Young avait connu une légère baisse de régime. Ainsi, après la fameuse Ditch Trilogy qui avait certes divisé les fans de la première heure mais qui avait vu le Loner, brisé par la mort de ses proches, nous offrir trois opus majeurs qui flirtaient avec la perfection, je veux, bien entendu, parler des célèbres Time Fades AwayOn the Beach et Tonight's the Night, la suite, elle, s’était avérée être bien moins enthousiasmante, ce, même si Zuma tenait encore la route. Fort heureusement, en 1979, allait paraitre ce qui est, sans aucune contestation possible, un des meilleurs albums de Neil Young, un certain Rust Never Sleeps. Bon, il faut dire qu’en dehors de ses qualités intrinsèques, cet album, s’il a depuis sa sortie marqué les esprits de part ses deux faces complètement différentes (oui, c’était l’époque des vinyles et des disques que l’on devait donc retourner sur son tourne disque pour écouter la suite), en plus d’être bon, que dis-je, très bon, est parfaitement représentatif, en quelques sortes, de ce que fut (et est encore) la carrière de Neil Young, individu capable de changer de genres d’un disque à l’autre avant de revenir au précédant, et ce, parfois au point même de déstabiliser ses fans. Oh, certes, dans l’ensemble, on connait parfaitement le son Neil Young, ou plutôt, ses sons, c’est-à-dire, soit du rock bien dur et survolté, soit des ballades acoustiques, et justement, ça tombe bien puisqu’avec Rust Never Sleeps, nous avons les deux faces du sieur Young avec, pour commencer, la face A donc, composée de gentilles et superbes ballades country, puis, dans la face B, avec des chansons bien plus rocks et qui lorgnent allègrement vers le punk voir le hard par moment. Deux faces, deux Neil Young et donc, un excellent disque dont les deux titres les plus marquants sont bien entendu Hey Hey, My My dont la version acoustique ouvre le bal tandis que l’électrique, elle, le conclu de fort belle manière. Et donc, entre ces deux titres, nous débutons par un Young campagnard et tranquille qui nous pond de magnifiques ballades comme Pocahontas ou Sail Away avant de littéralement disjoncter avec son Crazy Horse et de partir en croisade, guitare électrique en bandoulière, ce, avec des titres aussi rageurs que Powderfinger ou Welfare MothersRust Never Sleeps, c’est donc quasiment deux albums en un, deux facettes d’un Neil Young inspiré, qui ravira les fans du Loner, et même les autres, ces fameux punks alors naissant et qui se moquaient des anciens croulants, Young affirmant le plus sérieusement du monde que malgré la mort d’Elvis, le rock, lui, continuait, bel hommage, accessoirement, a une nouvelle génération de musiciens. Et justement, pour ce qui est des liens entre Neil Young et les plus jeunes, cet album sera rattraper, quelques années plus tard, dans la lettre d’adieu d’un certain Kurt Cobain avec la fameuse phrase « It's better to burn out than fade away »… Young, qui devait alors travailler avec Nirvana, se tournera alors, par la force des choses, du coté de Pearl Jam ce qui donnera Mirror Ball, mais ceci est une histoire pour une prochaine fois…
 

Points Positifs
 :
Rust Never Sleeps marque bien entendu les esprits pour ces deux faces complètement différentes, une calme et acoustique, l’autre survoltée et électrique. Le procédé pourrait être casse-gueule mais le pire, c’est que ça marche, et pas qu’un peu !
- Démarrer paisiblement pour finir avec des titres rentre dedans, le tout coulant le plus naturellement du monde. Bref, deux Neil Young en un seul album.
-  Les deux versions de Hey Hey, My My sont bien entendu les titres les plus marquants de cet album, de par leurs différences et leurs points communs.
Pocahontas et le fort beau Sail Away (avec Nicolette Larson au chant) pour la partie acoustique, Powderfinger et Welfare Mothers pour la partie électrique sont, selon moi, les moments forts de cet album.
- Le fait que cet album ait été enregistré en live apporte un plus indéniable aux chansons.
- Un bel hommage de Neil Young, accessoirement, a la jeune génération d’alors, les punks.
 
Points Négatifs :
- Sincèrement, je n’ai jamais été fan de cette pochette ; alors certes, on me dira que ça ne compte pas mais en fait, si quand même !
- Tout est une question de gouts bien sur et ceux qui préfèrent le Young survolté du Crazy Horse risquent de bailler avec la face A tandis que d’autres qui ne jurent que par Harvest risquent d’être dubitatifs par moments avec la face B.
 
Ma note : 9/10

jeudi 20 août 2026

Promethea – Tome 1


Promethea – Tome 1
 
Sophie Bangs est une étudiante New-Yorkaise studieuse. Pour la rédaction d'un devoir, elle a choisi de s'intéresser à la figure mythique et emblématique de Promethea. Cette héroïne mythologique a été, à de maintes reprises, réutilisée et transformée, adaptée par différents auteurs qui se sont appropriés cette femme en la modelant par rapport à leurs fantasmes et à leur vision de la femme contemporaine. Elle apparaîtra pour la première fois dans les textes de Charlton Sennet qui la décrira comme une fée magnifique, avec qui il aura une idylle. En remontant ce lien, bien différent, entre les auteurs et la figure de Promethea, le chemin de Sophie s'est arrêté sur l'écrivain le plus récent qui l'aborde dans ses écrits. Cet homme, décédé quelques années auparavant, se nommait Shelley. Pour creuser son sujet autour de Promethea, Sophie va rencontrer Barbara, la veuve de Shelley, à qui elle veut poser quelques questions, mais qui ne va pas vraiment apprécier cette brève entrevue... En rentrant chez elle sans la moindre information, Sophie est attaquée par un sombre démon. Ne pouvant rien faire pour se défendre, elle va finalement voir apparaître Barbara qui a pris les traits de Promethea ! Sophie n'en croit pas ses yeux... Comment cela est-il possible ? Alors Barbara lui explique alors que la fiction peut devenir réalité, si elle y croit suffisamment, et qu'elle raconte la légende de cette figure mythique. Sophie va alors écrire un poème... et se transformer elle-aussi en cette fameuse Promethea… En devenant la nouvelle incarnation de cette déesse, elle a maintenant en elle un grand pouvoir qu'elle doit apprendre à maîtriser et à affiner.
 

Promethea – Tome 1
Scénario : Alan Moore
Dessins : J.H. Williams III, Charles Vess, José Villarrubia
Encrage : Mick Gray
Couleurs : Jeremy Cox, Nick Bell, Alex Sinclair, Wildstorm Fx, Digital Chameleon
Couverture : J.H. Williams III
Genre : Fantasy, Contes de Fées, Mythologie
Editeur : DC Comics
Titre en vo : Promethea – vol 1
Pays d’origine : Grande-Bretagne, Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Parution : 12 mars 2019
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 27 novembre 2020
Nombre de pages : 384
 
Liste des épisodes
Promethea 1-12
 
Mon avis :
 Je pense ne pas me tromper en affirmant que le britannique Alan Moore est le plus grand nom de l’industrie des comics. Complètement génial, doté d’une culture peu commune, osant aller là où la quasi-totalité de ses pairs n’ose même pas franchir le pas de la porte, le magicien, comme certains l’ont surnommé, est non seulement un véritable ovni parmi les scénaristes de bandes dessinées mais aussi et, surtout, un auteur qui, au fil des décennies, nous aura offert moult chef d’œuvres incontournables. Bien évidement, ses créations, originales et complexes, bourrées de références a l’univers des comics et, dans un sens plus large, à la culture populaire, principalement du vingtième siècle mais sans oublier de grands auteurs du passé ainsi que des contes et des légendes du monde entier, n’ont jamais été destinées au grand public, ce dernier lui préférant, la simplicité d’un Stan Lee et la bêtise traditionnelle des super-slips. Cependant, une frange du public, moins nombreuse, bien entendu, s’en moquent bien et se délectent depuis longtemps d’œuvres aussi magistrales que WatchmenLa Ligue des Gentlemen ExtraordinairesV for VendettaFrom Hell ou Filles Perdues. Mais si, ici, je vous ai parler de quelque unes de ses créations les plus connues, Alan Moore, auteur pour le moins prolifique, aura été un touche à tout de génie et, au tournant du siècle, le britannique aura pondu pour Wildstorm trois œuvres qui auront, elles aussi, marquées les esprits, ce, même si elles sont toutes assez différentes dans leurs conceptions : Tom StrongTop Ten et, bien entendu, ce fameux Promethea dont je vais vous parler aujourd’hui. Bon, je ne vais pas vous mentir, des trois, Promethea était, sans aucun doute, celui que j’attendais le plus et vous pouvez imaginez ma joie lorsque les éditions Urban Comics nous l’ont proposé en trois intégrales. Un bien bel objet, par ailleurs, avec cette couverture blanche, sobre et fort agréable au touché et dont le contenu, ma foi, est une véritable merveille. Car bon, comment dire, ici, nous embarquons dans un voyage mythologique, mystique, magique, fantaisiste, aux origines de Promethea, une demi-déesse dont on fait la connaissance dans ce premier volume et qui est, probablement, une des créations les plus folles d’Alan Moore. Ce titre, mine de rien, a tout de même un quart de siècle et conserve pourtant une fraîcheur et une actualité parfois déconcertantes et, dans celui-ci, Alan Moore expérimente, ce, dans tous les sens du terme : tant dans son scénario, très dense, souvent alambiqué et pourtant fascinant, que dans le choix de son illustrateur, le génial J.H. Williams III, qui prend de nombreuses libertés avec la construction de ses pages, ce qui se ressent au cours de la lecture. Celle-ci sera parfois verticale, parfois horizontale, et nous sommes même amenés à tourner l'ouvrage pour lire certains chapitres ! Ces auteurs prennent des risques, ne se formalisent pas des codes traditionnels des comics, et abordent une pluralité de sujets et de thématiques, en laissant une place prépondérante aux femmes, aux héroïnes, mais aussi à l'imagination qui aura un rôle central dans le récit. Il sera également appréciable de noter un grand nombre de références graphiques et scénaristiques à l'Histoire et aux mondes de la littérature – comme l'indique, par exemple, le nom de cette Shelley – des comics, des mythes, des contes de fées, de la magie et de l'art en général. Un ouvrage riche et complexe, qui débute avec une trame somme toute assez classique avant de partir dans des réflexions presque philosophiques qui peuvent parfois nous perdre, ce qui est aussi, parfois, la signature de Moore. Bref, vous l’avez compris, Promethea est une véritable merveille qui frôle avec la perfection, qui fourmille d’idées stupéfiantes quasiment à chaque page et qui démontre, une fois de plus, qu’Alan Moore est un véritable génie. Bien évidement, ce comics ravira les fans du britannique et découragera les novices et le grand public en général, mais bon, si vous faites partie de la première catégorie, le bonheur sera au rendez vous et, ma foi, c’est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Probablement une des œuvres les plus singulières du grand et génial Alan Moore – une de plus me direz vous ! Il faut dire que Promethea est un comics qui nous entraine dans une intrigue complètement folle où se mêlent contes de fées, légendes, littérature, poèmes, magie et même, sous forme de clin d’œil, les super-slips. Cela débute pourtant d’une manière plutôt classique et, assez rapidement, les épisodes s’enchainent, tous plus différents et fous les uns que les autres. Bref, un pur chef d’œuvre !
- C’est complexe, bourré de références à l’histoire de la culture populaire et des mythes et légendes dans le sens le plus large du terme, cependant, si vous possédez quelques bonnes connaissances et que vous êtes fan du genre, alors, la lecture de ce premier volet de Promethea sera un pur régal pour vous.
- Il y a tout de même quelques épisodes complètement fous comme, par exemple, celui où Promethea fait l’amour avec un vieux sorcier pour le moins dégoutant ainsi que celui où l’histoire du monde, de l’évolution humaine et de la magie nous est racontée par le biais de cartes de Tarot. Mais où est-ce qu’Alan Moore va chercher tout cela !?
- Pour ce qui est des dessins, J.H. Williams III réalise une prestation pour le moins stupéfiante ! Pourtant, au début, on se dit que l’on a affaire a un artiste de comics plutôt typé années 90 et, assez rapidement, on se rend compte que celui-ci bouscule complètement les codes du genre et que chaque planche, chaque case, presque, est d’une inventivité folle qui est presque du jamais vu dans le genre. Bref, une des grandes forces de ce comics, indéniablement…
- Les éditions Urban Comics nous livrent ici une intégrale de fort belle qualité avec cette couverture en cuir blanc.
 
Points Négatifs :
- Comme souvent chez Moore, posséder de bonnes connaissances en histoire de la culture populaire s’avère nécessaire pour mieux saisir toutes les subtilités de ce Promethea, sans parler, bien entendu, des nombreuses références qui parsèment les presque 400 pages de cet album.
- Le grand public, adepte de super-slips, fuira comme la peste ce Promethea qui est d’une complexité peu commune en comparaison de ce qu’ils sont l’habitude de lire…
 
Ma note : 9/10

Nous, les Morts – Le Céleste Empire


Nous, les Morts – Le Céleste Empire
 
La troupe a rencontré le pape Clément, lui aussi zombifié, mais qui a réussi à dépasser le stade des pulsions carnivores. Ce dernier n'a pas pu donner d'indication à Manco sur le lieu où trouver la source de jouvence. Le départ d'Avignon s'organise alors pour atteindre l'empire Han, la traversée du continent vers l'est peut commencer. La troupe progresse depuis de longs mois lorsqu'elle se fait piéger par des morts cachés sous la neige. C'est l'intervention d'un groupe d'hommes armés de massues et prodigieusement efficaces au combat qui va les sauver. La soirée s'organise alors autour du père Iguman Alexeï et ses hommes, dans leur monastère. Alors qu'ils assistent à l'étrange coutume qui veut qu'un jeune moine blessé passe deux jours de félicité dans une pièce peuplée de femmes avant d'être décapité, Manco se questionne sur son propre passé. L'extermination du peuple Lakota, son manque d'affection envers la belle Occlo qui a pourtant porté le seul enfant de la troupe... Il faudra encore de nombreuses rencontres et l'approche du territoire des Han, pour que le prince guerrier comprenne un des enjeux de son voyage. Et découvre une à une la puissance des autres empires de par le monde...
 

Nous, les Morts – Le Céleste Empire
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Yana, Nikola Vitkovic
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 30 septembre 2015
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Plutôt emballer par les deux premiers volumes de Nous, les Morts, uchronie des sieurs Darko Macan et d’Igor Kordey qui, pour rappel, nous entrainaient dans un monde où la population européenne, dévastée par la peste noire, s’était transformée en zombie, ce fut avec un certain entrain que je me suis lancé dans la lecture de ce troisième tome de la saga, un album qui, au demeurant, confirme dans l’ensemble tout le bien que l’on pouvait penser a son sujet, ce, même si tout n’est pas parfait. En effet, il est inutile de perdre du temps et autant parler des choses qui fâchent tout de suite, scénaristiquement, il se passe beaucoup trop de choses dans ce troisième volet, ce qui fait que, au final, on se retrouve avec trop gros nombre d’événements majeurs traités un peu trop rapidement, principalement vers la fin. Cela est plutôt dommage car pour le reste, c’est toujours aussi bon. Ainsi, on prend toujours autant de plaisir à suivre les pérégrinations de notre petite troupe de héros surtout que, dans cet album, ils voient du pays, allant des forêts russes jusqu’en Chine et rencontrant, au passage, tout un tas de peuples divers qui n’ont pas été touchés par la malédiction européenne – du moins, pour le moment. Coté dessins, c’est du Igor Kordey, ce qui signifie que si vous êtes fans du style pour le moins particulier du croate, c’est un pur régal même si, ici ou là, il retombe un peu dans ses travers des débuts avec quelques cases un peu réalisées a la va-vite, ce qui est dommage. Bref, au final, Le Céleste Empire, troisième tome de Nous, les Morts apparait comme étant un poil en-dessous de ses prédécesseurs mais davantage en raison de petites faiblesses narratives qu’autre chose, en tous cas, pas au point que l’on puisse crier a la déception, bien au contraire ! L’aventure continue et j’ai vraiment hâte de découvrir comment celle-ci s’achèvera !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, une fois de plus, de retrouver des protagonistes que l’on connait désormais fort bien et un univers plutôt original et toujours aussi attractif, surtout que, pour les premiers, les relations entre les personnages évoluent de manière assez intelligente et comme en plus on voit du pays, il y a de quoi ne pas s’ennuyer une seconde !
- Des plaines russes a l’Empire Chinois en passant par la Mongolie avec, en aparté, un petit tour du coté de l’Empire Ottoman et de l’Amérique Centrale, nos héros et le lecteur ont de quoi faire.
- Un Igor Kordey égal a lui-même dans l’ensemble, ce qui ravira ses fans.
 
Points Négatifs :
- Trop d’événements tuent les événements, ainsi, dans ce troisième tome, je trouve qu’il y en un peu trop et que ces derniers ne sont pas vraiment développés comme ils le devraient, ce, par manque de place.
- Comme je l’ai précisé lors des critiques des volumes précédents, Nous, les Morts est une BD au concept tellement spécial qu’il faut vraiment accrocher a celui-ci ; si ce n’est pas le cas, alors vous passerez votre chemin…
- Chacun sait qu’Igor Kordey est un artiste très clivant, du genre, soit on adore, soit on déteste, et comme en plus, il a tendance, dans ce tome, a retomber par moments dans ses travers des débuts…
 
Ma note : 7/10

mercredi 19 août 2026

Le Cycle de Fondation – Seconde Fondation


Le Cycle de Fondation – Seconde Fondation
 
Conçue par le psychohistorien Hari Seldon pour restreindre l'ère de chaos résultant de la décadence de l'Empire galactique, la Fondation est désormais aux mains du Mulet, un mutant imprévisible capable de manipuler les esprits et d'imposer sa volonté à quiconque. Avec ses pouvoirs et les immenses ressources que lui procure la Fondation, il s'est donné pour objectif d'étendre sa domination aux ultimes vestiges de l'Empire défunt. Mais déjà une nouvelle légende prend forme : il existerait une seconde Fondation, consacrée aux sciences mentales, œuvrant de façon occulte pour garantir l'accomplissement des desseins du légendaire Hari Seldon...
 

Le Cycle de Fondation – Seconde Fondation
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 10 juin 1953
Edition Française : 26 mars 2009
Titre en vo : Second Foundation
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jean Rosenthal
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 432
 
Mon avis : 
Avant toute chose, il faut savoir que Seconde Fondation marque un coup d’arrêt dans la saga puisque, en effet, a l’issu de ce troisième volume, Isaac Asimov, lassé, mis celle-ci de coté afin de s’atteler a d’autres récits et ne revint, quasiment contraint et forcé que trois décennies plus tard, avec les deux derniers tomes du cycle qui ne virent le jour que dans les années 80, mais aussi avec deux préquelles, datant de la même époque. Ainsi, pendant longtemps, Le Cycle de Fondation ne fut composé que de ces trois premiers tomes originaux, eux-mêmes composés de nouvelles plus ou moins longues, tandis que la suite, elle, s’avéra être tout a fait différente. En effet, le temps ayant fait son œuvre, le style de l’auteur évolua et les derniers tomes sont en fait de véritables romans, quand a l’aspect narratif et descriptif, il est bien plus imposant. Mais ceci est une autre histoire et intéressons nous donc maintenant au troisième tome de Fondation. Ainsi, à l’issu de Fondation et Empire, le lecteur avait laissé le Mulet échoué dans sa quête de la mystérieuse seconde Fondation, cependant, si un coup d’arrêt fut porter a sa conquête, il n’en restait pas moins maitre d’une bonne partie de la Galaxie. Cinq années se sont écoulées et celui-ci qui n’a pas perdu l’espoir de découvrir ou se cache cette fameuse seconde Fondation annoncée par Seldon, se décide a envoyer deux hommes en mission a sa recherche, Han Pritchett, son général en chef et ancien adversaire converti et Bail Channis, un jeune membre de sa cour, arrogant et insouciant mais qui, selon le Mulet, pourrait être la clef de la découverte de la Fondation par le simple fait que, n’ayant pas été converti, il aurait conservé toute l’astuce nécessaire pour une telle quête. Cette première nouvelle, dans un tome qui en comporte deux, pas très longue, n’en reste pas moins indispensable pour l’intrigue générale de la saga. En effet, celle-ci va voir s’affronter d’un coté le Mulet et ses hommes, et de l’autre, la seconde Fondation qui fait là sa grande entrée de manière officielle dans l’histoire. Et je ne pense pas faire de grandes révélations en vous disant que la quête sera couronnée de succès, quoi que, sans dire ni comment, ni ce qui arrivera ensuite. Et le récit, plutôt court au vu des standards actuels, n’en reste pas moins un classique du genre avec tout ce qui a fait la qualité de la saga : rebondissements, révélations et autres coups de théâtres en pagaille auquel le lecteur ne s’attendait guère. Personnellement, j’ai bien aimé cette Quête du Mulet, en particulier le duel à trois qui m’aura marqué de part son intensité. La Quête de la Fondation, deuxième nouvelle de l’œuvre et gros morceau de celui-ci, est tout aussi bonne  et, cette fois ci, l’opposition met aux prises les deux Fondations, la première, tout juste remise de sa chute face au Mulet, connaît désormais l’existence de la seconde et se retrouve partagé entre deux opinions bien distinctes : tout d’abord, la grande majorité de la population ne voient en celle-ci qu’une espèce de Deus-ex-machina qui leur sauvera la mise devant toutes les difficultés, tandis qu’une petite minorité craint pour sa survie et sa liberté face a des hommes capables, comme le Mulet, de contrôler les esprits. Pour ce qui est de la seconde, devant le danger que fut pour le plan Seldon l’apparition imprévue du Mulet, elle essaye de tout faire pour le remettre sur les bons rails, et pour cela, il faut que la première Fondation oublie leur existence, sinon, leur stagnation continuera et cela en sera finie du plan Seldon. Ainsi, tout l’intérêt de l’histoire repose sur cet affrontement et c’est par le biais d’un petit groupe de comploteurs de Terminus et d’une adolescente, en fuite dans la galaxie, que l’on suivra celui-ci. Si Asimov nous avait habitué jusque là a nous passionner avec ses récits diablement efficaces remplis de rebondissements, cette fois ci, tout cela est poussé a son paroxysme, dans une nouvelle parfois proche du polar et dont le final, avec ces multiples explications qui s’enchainent et se contredisent en permanence, restera comme l’un des grands moments de tout le cycle, incontestablement. Bref, Seconde Fondation est tout bonnement dans la lignée de ces deux prédécesseurs et il n’y a tout simplement rien à jeter ni à redire. Une fois de plus, Asimov a sut nous entrainer dans un récit captivant et démontrer qu’il fut l’un des plus grands écrivains du genre du vingtième siècle. Le final nous laissait présager que des centaines d’années plus tard, le plan Seldon allait finalement aboutir au second Empire Galactique, mais souvenons nous qu’à la base, la série aurait dut en rester là… Or, il y a encore deux tomes et tout pourrait se compliquer…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de découvrir la suite de ce qui est, incontestablement, un des plus grands cycles de Science-Fiction de tous les temps. Il faut dire que, avec Fondation, Isaac Asimov nous livre sans nul doute son chef d’œuvre absolu, le maitre étalon de toute sa production qu’il a nombreuse et de qualité.
- Deux nouvelles composent ce troisième volet de la saga : La Quête du Mulet et La Quête de la Fondation. Indéniablement, nous avons ici deux récits hauts en couleurs, captivants et dans la lignée de leurs prédécesseurs.
- La conclusion de La Quête de la Fondation, avec ses multiples rebondissements, est un véritable classique du genre.
- Le duel final – à trois – qui conclut La Quête du Mulet est un pur régal !
- Tout le mystère qui entoure cette fameuse Seconde Fondation et qui nous tient en haleine tout au long des deux récits…
 
Points Négatifs :
- Même si le Mulet est encore présent dans la première nouvelle de ce troisième volet du Cycle de Fondation, il manque peut-être des protagonistes charismatiques comme cela avait été le cas dans les deux premiers tomes de la saga.
- Certains tiqueront peut-être devant les pouvoirs des membres de cette fameuse Seconde Fondation qui tombent franchement dans la parapsychologie pure et dure. Mais bon, cela reste une affaire de gouts personnels.
- Les lecteurs modernes, peu habitués cette SF d’un autre âge, risquent de tiquer devant ces deux récits qui leur apparaitront probablement trop court. Après, une fois de plus, cela reste une affaire de gouts…
 
Ma note : 8,5/10

Rendez-vous avec la M.O.R.T.


Rendez-vous avec la M.O.R.T.
 
Une redoutable et mystérieuse organisation, la M.O.R.T., multiplie crimes et exactions en tous genres dans la ville de Titan. Pire encore, vous venez d'être informé que son chef, le cruel Titanic Cyborg, a dressé un plan pour devenir le maître de la Terre. Une réunion à laquelle participeront tous les agents de la M.O.R.T. doit mettre au point les derniers détails de cette monstrueuse entreprise. VOUS êtes le Justicier, un habitant de Titan à l'apparence banale dans la vie quotidienne, mais un héros doué de Superpouvoirs lorsque le devoir vous appelle. Vous seul pouvez connaître la date, l'heure et le lieu de cette lugubre réunion. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
 

Rendez-vous avec la M.O.R.T.
Série : Défis Fantastiques n°17
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : Brian Bolland
Illustrations intérieures : Declan Considine
Titre original : Appointment with F.E.A.R.
Traduction : Arnaud Dupin de Beyssat
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : mai 1986
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 440
 
Mon avis :
Cofondateur de la fameuse saga des Défis Fantastiques avec le sieur Ian Livingstone, Steve Jackson s’était très rapidement démarqué de son compère par son anticonformisme vis-à-vis de la thématique habituelle des Livres dont vous êtes le Héros, ainsi, entre une quadrilogie somptueuse que fut Sorcellerie !, mais aussi, des titres comme La Galaxie Tragique qui lorgnait du coté de Star Trek et pour le cultissime Manoir de l’Enfer, l’auteur ne se limita jamais a la simple Heroic Fantasy, bien au contraire. Et, justement, l’un de ses meilleurs exemples, en tous cas, peut-être le plus osé fut ce Rendez-vous avec la M.O.R.T., livre jeu fortement inspiré des comics books de super-héros ! Eh oui, ici, nous n’interprétons pas un traditionnel aventurier armé d’une épée qui s’en va occire un méchant sorcier mais un super-héros, un vrai de vrai, avec son costume et sa cape. Un sacré changement, donc, plutôt original et bienvenu surtout que, histoire d’en rajouter une couche, si les illustrations de Declan Considine se sont pas éblouissantes, elles collent assez bien a l’ambiance des comics – d’ailleurs, la plupart du temps, elles sont présentées comme des cases, ce qui renforce le sentiment de se trouver dans un comics. L’idée de Steve Jackson, bien entendu, est certes audacieuse mais assez réussie, surtout que l’on a droit a toute la panoplie du genre avec, bien entendu, le costume, l’identité secrète a préservée, les pouvoirs a choisir, des adversaires tous plus ridicules les uns que les autres et, petite cerise sur le gâteau, un patron irascible qui nous renvoi a celui de Peter Parker dans Spider-Man. Hélas, toutes les meilleures idées au monde ne suffisent pas et même si par le choix du pouvoir de départ, on dispose en fait de quatre aventures en une, assez différentes d’ailleurs, ce livre jeu pèche énormément de par son extrême difficulté, car oui, vous l’avez compris, c’est un one-true-path, ou plutôt, quatre one-true-path, qui plus est, assez court dans l’ensemble puisque, malgré les 440 paragraphes, il y a quatre aventures a caser. Mais bon, même s’il est loin d’être parfait, Rendez-vous avec la M.O.R.T. mérite le détour, ne serais-ce que pour son originalité, et si en plus vous êtes amateurs de comics et d’énigmes, alors, nul doute que vous passerez un fort bon moment !
 

Points Positifs
:
- Sans nul doute l’un des Défis Fantastiques les plus originaux de la série ! Il faut dire qu’interpréter un super-héros dans un LDVELH, c’est une chose peu commune.
- Steve Jackson ne fait pas les choses à moitié et nous abreuve avec tous les poncifs du genre : costumes, capes, identité secrète, superpouvoirs, méchants a priori ridicules mais qui ne dénotent pas avec ceux des comics (surtout ceux de l’époque), difficultés a gérée la vie quotidienne pour notre héros, etc.
- Si les illustrations ne sont pas extraordinaires en soit, force est de constater que la manière dont elles sont présentées, c'est à dire, comme des planches de BD, renforce l’impression que l’on lit un véritable comic book !
- On a le choix entre quatre superpouvoirs, ce qui donne, au final, quatre aventures différentes.
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, Rendez-vous avec la M.O.R.T. est un one-true-path a l’extrême difficulté, ou plutôt, quatre one-true-path puisqu’il y a en fait quatre histoires. Pour la petite histoire, je n’ai jamais arrivé à en venir à bout…
- Quatre histoires pour 440 paragraphes, vous l’avez compris, les différentes aventures sont en fait assez courtes.
- Le découpage des illustrations en forme de planches de comics est sympa mais Declan Considine n’est pas un dessinateur extraordinaire.
- Si vous êtes allergiques aux super-héros, passez votre chemin sans vous attardez, ce livre jeu n’est pas fait pour vous.
- Les noms, ce n’est pas du tout ça mine de rien : entre le Justicier et Titanic Cyborg, tout cela ne vole pas bien haut…
 
Ma note : 7/10