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mardi 6 octobre 2026

Novembre


Novembre
 
En janvier 2015, Abdelhamid Abaaoud parvient à échapper à une opération de police internationale à Athènes où est présent Fred, commissaire de la sous-direction anti-terroriste française. Dix mois plus tard, le 13 novembre 2015, des attentats frappent Paris et Saint-Denis, faisant 130 morts. Dès lors, l'anti-terrorisme va mener l'enquête pour retrouver les terroristes en fuite. Grâce à des écoutes, des filatures et des témoins, ils vont enquêter sans relâche pendant cinq jours, entre Paris et sa banlieue, Bruxelles et le Maroc, jusqu'à l'opération policière du 18 novembre 2015 à Saint-Denis.
 

Novembre
Réalisation : Cédric Jimenez
Scénario : Olivier Demangel et Cédric Jimenez
Musique : Guillaume Roussel
Production : Chi-Fou-Mi Productions, France 2 Cinéma, StudioCanal
Genre : Policier, Drame, Historique
Titre en vo : Novembre
Pays d’origine : France
Parution : 05 octobre 2022
Langue d'origine : français
Durée : 100 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Fred
Anaïs Demoustier : Inès
Sandrine Kiberlain : Héloïse
Jérémie Renier : Marco
Lyna Khoudri : Samia
Sami Outalbali : Kader
Stéphane Bak : Djibril
Cédric Kahn : Martin
Sofian Khammes : Fouad
Raphaël Quenar : Rudy
Jérémy Lopez : Vincent
Victoire Du Bois : Julia
Sophie Cattani : Sarah
Sarah Afchain : Hasna
Lyes Kaouah : Khalid Ben Hamet
Hugo Dillon : Jackie Delattre
Darren Muselet : Attou
Quentin Faure : Benoît
Laurent Maurel : un policier de la Préfecture
Bernard Gabay : un membre du conseil de sécurité de Paris
Luc-Antoine Diquéro : un capitaine de gendarmerie
Jean-Michel Fête : le représentant PP
François Hollande : François Hollande
 
Mon avis :
 Pas plus tard qu’hier, j’ai eu le plaisir de vous parler d’un certain BAC Nord, long métrage du sieur Cédric Jimenez qui avait, lors de sa sortie en aout 2021, connu un immense succès de la part du public qui avait loué l’excellence de ce film que l’on peut qualifier de coup de poing mais qui, également, avait vu toute la gauche bien pensante lui tomber dessus, à bras raccourcis et comme un seul homme – déconstruit, bien entendu – ce, en raison du fait que les idolâtres de la secte de Mélenchon et les habituels bobos du camp du bien prétendaient que ce film faisait l’apologie de la police, BAC Nord étant donc considéré comme étant un long métrage facho. Et donc, une année plus tard, en 2022 donc, l’indécrottable Cédric Jimenez revint sur les écrans avec un autre long métrage, Novembre, qui, pour la petite histoire, mettait en scène les forces de l’ordre – ce qui ne l’aidera pas à faire ami-ami avec la gauche bien pensante – le sujet étant, ici, bien plus marquant pour le grand public puisqu’il traitait des attentats du 13 Novembre 2015 et, plus particulièrement, de la rapide enquête qui débuta dès le début de ceux-ci et qui s’acheva, cinq jours plus tard, par l’assaut, à Saint-Denis, sur les derniers terroristes islamistes encore en vie. Une thématique à priori casse gueule mais assez proche, finalement, de celle d’un autre long métrage, américain celui-là, Zero Dark Thirty qui lui, traitait, une poignée d’années plus tard, de la traque qui aboutie à la mort de ce sombre individu que fut Oussama ben Laden, et, comme ce fut le cas avec ce film, le résultat apparait, au final, assez bon pour ne pas dire très bon ! Certes, au petit jeu des comparaisons, Zero Dark Thirty, plus complet, plus aboutit, apparait comme étant supérieur à Novembre, cependant, malgré ce constat évident, le nouveau long métrage de Cédric Jimenez, même s’il est légèrement moins réussi que BAC Nord qui, lui, formidable film coup de poing, était une indéniable réussite, n’en reste pas moins une œuvre qui mérite le détour. Ainsi, pour le traitement des événements, tout d’abord, qui retranscrit à merveille la terrible course contre la montre qui débuta alors même que les attentats étaient encore en court : on est rapidement plongés dans cette enquête hors-norme et même si les événements sont bien connus – depuis 2015, le spectateur a eu l’occasion de voir moult reportages sur le sujet – Novembre se regarde comme un excellent thriller, captivant au possible. De plus, la véracité des événements tels qu’ils sont décrits est un plus indéniable pour ce film qui nous montre, naturellement, les services de police et de contre-espionnage sur le qui vive, traitant la moindre piste plus ou moins plausible mais qui finiront par faire mouche par le biais d’un témoignage tombé du ciel et qui valut, par la suite, bien des déboires à la personne concernée – nous ne sommes pas aux Etats-Unis et le service de protection des témoins, en France, est d’un autre temps. Ajoutons à cela un casting impeccable et un rythme qui vous tiendra en haleine de la première à la dernière minute et l’on obtiendra, au final, un long métrage qui mérite, largement, le détour, confirmant au passage, définitivement, que Cédric Jimenez est un excellent réalisateur mais aussi, que certains films français n’ont nullement à rougir de la comparaison avec leurs homologues d’outre-Atlantique voir d’outre-Manche. Naturellement, la presse de gauche, fidèle à son habitude, n’aura guère été complaisante à l’égard de ce film, mais bon, ce parti-pris, franchement stupide, est peu important : après tout, en dehors d’un certain public parisien appartenant au camp du bien, qui se soucie encore de leur avis ?
 

Points Positifs
 :
- Une indéniable réussite que ce Novembre qui revient, avec justesse, sur les événements des attentats du 13 Novembre 2015 et, plus précisément, sur la rapide enquête qui suivit ceux-ci et qui aboutit, cinq jours plus tard, sur l’assaut lancé, à Saint-Denis, contre la planque de ce triste sir que fut Abdelhamid Abaaoud.
- Si BAC Nord avait déjà marqué les esprits de par son excellence, Novembre confirme définitivement tout le bien et le talent du sieur Cédric Jimenez, un réalisateur qui sort nettement de la norme hexagonale et qui possède suffisamment de savoir faire pour nous offrir des œuvres qui n’ont nullement à rougir de la concurrence étrangère.
- Captivant de bout en bout, possédant un rythme élevé, Novembre se regarde comme un excellent thriller même si l’on sait, parfaitement, que celui-ci aborde des événements réels.
- Un très bon casting – avec Jean Dujardin en tête d’affiche – qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Il est rare qu’un film français soit aussi bon – oui, je sais, je ne vais pas me faire que des amis en affirmant cela – mais force est de constater que, ici, tant l’ambiance que le rythme, la mise en scène, la bande originale ou l’intrigue oh combien captivante sont à mille lieux des productions hexagonales.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racisées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles, alors, vous allez détester Novembre et, naturellement, son réalisateur, Cédric Jimenez qui, visiblement, après BAC Nord, nous pond encore une ode à la police…
- Un film, dans son traitement, plus américain que français, ce qui, la aussi, posera problème à une certaine intelligentsia parisienne.
 
Ma note : 7,5/10

lundi 5 octobre 2026

BAC Nord


BAC Nord
 
En 2012, Grégory, Yassine et Antoine, sont des agents de la BAC Nord de Marseille, et officient dans les quartiers nord, une des régions aux plus hauts taux de criminalité de France. À la suite d’une intervention musclée pour saisir un charbonneur, ils ont un accident sur le trajet, ce qui leur est reproché par leur officier, Jérôme, qui ne veut pas que leurs opérations soient trop coûteuses : pour la préfecture de police, un contrôle ou une interpellation a la même valeur. Malgré les soucis, Greg, Antoine et Yass continuent leur vie normalement. Ce dernier s'apprête d'ailleurs à devenir père. Au cours d'une intervention, le trio se retrouve à pourchasser un véhicule, qui se réfugie dans le quartier des Aigues douces. L'entrée est gardée par des caïds, faisant la loi dans la cité. Malgré les provocations, Greg, Antoine et Yass sont forcés de reculer et d'obéir à leur hiérarchie, qui leur impose de ne pas entrer dans la cité, pour ne pas créer d'incident. Se sentant humilié, Greg fait remonter son ressentiment à son officier, qui va par la suite lui proposer de réaliser un démantèlement d'un immense réseau de trafic de drogue dans ce même quartier, afin de satisfaire le préfet.
 

BAC Nord
Réalisation : Cédric Jimenez
Scénario : Cédric Jimenez et Audrey Diwan
Musique : Guillaume Roussel
Production : Chi-Fou-Mi Productions, France 2 Cinéma, StudioCanal
Genre : Policier, Drame
Titre en vo : BAC Nord
Pays d’origine : France
Parution : 18 août 2021
Langue d'origine : français
Durée : 104 min
 
Casting :
Gilles Lellouche : Grégory Cerva
Karim Leklou : Yassine
François Civil : Antoine
Adèle Exarchopoulos : Nora
Kenza Fortas : Amel
Cyril Lecomte : Jérôme
Michaël Abiteboul : Jacques
Idir Azougli : Kévin
Jean-Yves Berteloot : Yvon
Kofs : homme du TMAX à Castellane
 
Mon avis :
 Ce fut, sans aucune discussion possible, un des films les plus marquants de l'année 2021, du moins, pour ce qui concerne la France, bien entendu. Il faut dire que la sortie de BAC Nord aura été un sacré beau succès pour ce qui est des entrées du public mais aussi des critiques, celles-ci, dans l’ensemble, ayant été plus qu’élogieuses, cependant, à coté de cela, le long métrage du sieur Cédric Jimenez (qui revient sur l’affaire de la BAC Nord de Marseille qui fit un sacré scandale en 2012) aura connu une belle petite polémique des familles comme seul, hélas, notre bien triste époque sait en pondre quotidiennement. Ainsi, aux yeux d’une extrême gauche toujours aussi détestable et prompt à l’indignation, BAC Nord aura été vouée aux gémonies, considérée par celle-ci comme étant un film oh combien caricatural sur la banlieue, un film pro-flic et, bien évidement, un film raciste – ah bah oui ! Du coté de l’autre spectre politique – car il ne faut pas les oublier – BAC Nord aura été portée au pinacle, Marine Le Pen louant celui-ci – ce qui, par la force des choses, n’aura pas aidé ce dernier, ses détracteurs y voyant là la confirmation de leurs dires. Bien entendu, les choses, sont à la fois plus compliquées et plus simples que toutes ces polémiques stériles et le seul tord de BAC Nord, finalement, aura été de nous présenter une certaine réalité que certains ne souhaitent pas voir, en prenant, certes, finalement, le coté de la police – mais bon, si certains préfèrent prendre le coté des trafiquants de drogue, ma foi, je les laisse dans leurs délires – cette fameuse police responsable, aux yeux d’un Jean-Luc Mélenchon de plus en plus halluciné et dangereux, de toute la violence de la société française actuelle – ben voyons ! BAC Nord, finalement, aura connu les mêmes soucis que La Journée de la Jupe en son temps, c’est-à-dire, un démontage en règle de la part de journaux comme L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles qui préfèrent, bien évidement, des films où la banlieue est présentée de manière positive, où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et où la police est forcément méchante, violente et raciste. Or, le public, lui, ne s’y est pas tromper – d’un autre coté, vu les trois ou quatre lecteurs qui lisent encore des journaux, qui s’intéressent encore à l’avis de ces derniers – et se sera ruer sur ce film coup de poing, ce film terrible qui nous montre sans fard ce qu’est la réalité marseillaise – mais cela est valable en d’autres points de France – et qui est, surtout, un sacré bon film, que dis-je, un excellent film ! Oui, BAC Nord est un superbe film, tout bonnement parfait de bout en bout et qui fut, sans aucune contestation possible, un des meilleurs de l’année 2021. Mise en scène, acteurs, rythme, ambiance a coupé le couteau, on frôle la perfection tout au long des presque deux heures que dure le film et on en ressort estomaqué par la qualité générale de ce dernier, bien entendu, mais en se disant que, décidément, les choses vont vraiment très mal dans notre société actuelle où, finalement, les pires crapules et les voyous sont mieux vus, mieux protégés, mieux considérés que ceux qui sont censés nous protéger, je veux, bien entendu, parler de la police…
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs films de l’année 2021, tout simplement ! Il faut dire que BAC Nord est une réussite indéniable qui frôle avec la perfection de bout en bout. Film coup de poing et sans aucune concession sur la réalité des banlieues – ici Marseillaise mais cela est valable un peu partout – celui-ci, en revenant sur une affaire célèbre qui défraya la chronique en 2012, est davantage qu’un simple film policier, c’est davantage un film sociétal bien sombre sur l’état de notre société actuelle…
- Un excellent casting qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film : Gilles Lellouche, Karim Leklou et François Civil, bien entendu, sont brillantissimes et crèvent l’écran, surtout le premier qui fut, à mes yeux, une belle surprise – il faut dire que j’avais l’habitude de le voir dans des rôles nettement plus légers.
- Il est rare qu’un film français soit aussi bon – oui, je sais, je ne vais pas me faire que des amis en affirmant cela – mais force est de constater que, ici, tant l’ambiance que le rythme, la mise en scène, la bande originale ou l’intrigue oh combien captivante sont à mille lieux des productions hexagonales.
- Il faut voir BAC Nord puis s’intéresser un petit peu à ce qui est sortit de la fameuse affaire de la BAC Nord de Marseille, c’est-à-dire, finalement, pas grand-chose. Mais bon, cela, certains médias qui préféreront toujours les voyous aux policiers ne vous le diront pas…
- Quand je vois Bac Nord, je ne vois pas un film raciste mais davantage un film sur l’impuissance actuelle de la police.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racisées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles, alors, vous allez détester BAC Nord et vous traiterez ce film de raciste et celles et ceux qui l’apprécient de fachos qui votent pour Le Pen et qui vouent un culte à Zemmour…
 
Ma note : 8/10

dimanche 4 octobre 2026

Harvest Moon


Harvest Moon
 
Neil Young
 
1 - Unknown Legend (Neil Young) 4:32
2 - From Hank to Hendrix (Neil Young) 5:12
3 - You and Me (Neil Young) 3:45
4 - Harvest Moon (Neil Young) 5:03
5 - War of Man (Neil Young) 5:41
6 - One of These Days (Neil Young) 4:55
7 - Such a Woman (Neil Young) 4:36
8 - Old King (Neil Young) 2:57
9 - Dreamin' Man (Neil Young) 4:36
10 - Natural Beauty (Neil Young) 10:22
 

Harvest Moon
Musicien : Neil Young
Parution : 27 octobre 1992
Enregistré : septembre 1991 – février 1992
Durée : 51:00
Genre : Country Rock
Producteur : Neil Young, Ben Keith
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : guitare, banjo, piano, harmonium, vibraphone, chant
Kenny Buttrey : batterie (1, 2, 3, 4, 10) 
Tim Drummond : basse, marimba, broom (1, 2, 3, 4) 
Ben Keith : pedal steel guitare, dobro, basse marimba, chant (1, 2, 3, 4) 
Spooner Oldham : piano, harmonium, claviers (2, 3, 4, 10) 
Linda Ronstadt : chœurs (1, 2, 3, 4, 5)
James Taylor : chœurs (2, 4, 5)
Nicolette Larson : chœurs (3, 4, 7, 8, 9, 10)
Astrid Young : chœurs (4, 7, 9)
Larry Cragg : chœurs (4)
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, la toute première fois que j’ai écouté Harvest Moon, je n’ai pas vraiment été emballé par cet opus du grand et inimitable Neil Young. La raison à ce ressentit ? En fait, elles sont multiples. Tout d’abord, il y a le fait, assumé, que cet album renvoi, bien évidement, au cultissime Harvest, paru en 1971 et qui fut le seul et unique succès véritable du canadien, un opus magnifique, au demeurant. Bien entendu, on sentait, derrière ce Harvest Moon, une certaine pression de la part de la maison de disques qui, enfin, tenait sa suite à Harvest. Ensuite, il y a le fait que, après une certaine renaissance artistique a la fin des années 80, on s’était habitué à un Neil Young nerveux, terriblement rageur et dont le style annonçait fort bien le grunge naissant. Par la force des choses, un album comme ce Harvest Moon, rempli de mélancolie, calme, country, détonnât à l’époque de sa sortie et de nombreux fans dans mon genre l’écoutèrent une ou deux fois avant de passer à autre chose et de l’oublier. Et puis, le temps étant passé, j’ai souhaité redonner une chance à cet opus, principalement par curiosité après avoir vu que les critiques à son égard étaient pour le moins élogieuses et, ma foi, comment dire, je dois reconnaitre que ce fut une révélation. Bon, avant d’aller plus loin, reconnaissons l’évidence, c’est-à-dire, que Harvest Moon est, naturellement, inférieur à Harvest, mais ce constat n’est pas une grande surprise, la chose étant même, après tout, normale puisque, au petit jeu des comparaisons, comment pouvoir rivaliser avec ce qui fut un pur chef d’œuvre ? Ceci étant dit, il faut tout de même admettre que Harvest Moon n’en reste pas moins comme étant un bon, que dis-je, un très bon album de Neil Young et, au demeurant, un digne successeur de son illustre ainé. Cela, tout simplement, en raison de son ambiance générale que l’on comprend peut-être mieux une fois que l’on a pris de l’âge et de la bouteille, que l’on à découvre ce qu’est la tristesse du temps qui passe, que la souffrance est notre plus proche compagne, que le meilleur, de toutes façons, est derrière nous mais que, malgré tout, on n’en fait nullement tout un plat. Après tout, c’est la vie et que pourrait-on dire à nos amis, nos amours, nos animaux perdus ? Pas grand-chose si ce n’est que nous pouvons continuer à rêver en attendant un futur qui ne sera pas aussi grandiose mais que l’on attend sereinement. Harvest Moon, c’est un peu tout cela, la jeunesse est passée, l’âge mur est arrivé et on ne peut pas y faire grand-chose si ce n’est l’accepter, alors, une fois que cela est fait, on peut apprécier cet album, reconnaitre sa force, sa grandeur et admettre, une bonne fois pour toutes, son importance dans la discographie du Loner, notre vieux compagnon de route…
 

Points Positifs
 :
- Alors que l’on pouvait être fort méfiant à l’encontre de cet album, force est de constater que Harvest Moon est une fort belle réussite et, selon moi, un des meilleurs opus de Neil Young des années 90. Emprunt d’une mélancolie tranquille, il nous montre un musicien apaisé et enfin en paix avec lui-même, qui nous livre, au passage, de fort belles chansons.
- Que de titres magnifique dans cet album : Unknown Legend, From Hank to Hendrix, You and Me, War of Man, One of These Days et, bien entendu, le superbe et romantique Harvest Moon…
- Musicalement, notre Loner préféré est en forme et, en plus, il est fort bien entouré. Petite mention à la présence des belles Linda Ronstadt et Nicolette Larson, vieilles campagnes de routes et qui sont magnifiques aux chœurs.
- Un album que l’on apprécie davantage, je pense, lorsque l’on a un certain âge et que l’on a compris le sens de la vie.
- Une pochette plutôt simple dans sa conception mais qui n’en reste pas moins efficace.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous préférez le Neil Young électrique et virevoltant, vous risquerez de ne pas apprécier Harvest Moon, album trop calme, trop country dans sa conception.
- Au petit jeu des comparaisons, Harvest l’emporte haut la main, mais bon, c’est on ne peut plus normal…
 
Ma note : 8,5/10

samedi 3 octobre 2026

Akira – Tome 1


Akira – Tome 1
 
En 2019, trente-huit ans après la Troisième Guerre mondiale, Néo-Tokyo se reconstruit et se prépare à accueillir les Jeux Olympiques l’année prochaine. Kaneda et sa bande sont des jeunes de 15 ans un peu paumés qui aiment faire des virées nocturnes en moto, se droguer et se battre contre les gangs de motards rivaux. Cette nuit n’échappe pas à la règle et le groupe s’élance à vive allure dans les rues. Soudain, en plein milieu d’une route désaffectée, un des garçons, Tetsuo, aperçoit la silhouette d’un enfant. Il tente de l’éviter et sa moto explose avant même de percuter l’enfant. Les autres jeunes hommes s’arrêtent et Kaneda assiste à un spectacle étrange : l’enfant, intact, a l’apparence d’un vieillard et un numéro 26 tatoué dans la paume de sa main. Soudain, ce dernier se met à devenir transparent jusqu’à disparaître. C’est alors que l’armée, qui semble à la poursuite du gamin, débarque à son tour et embarque Tetsuo, gravement blessé. Le lendemain matin, Kaneda et les autres membres du gang ont le droit à un sermon musclé par le directeur de leur centre d’apprentissage professionnel en mécanique et au prof de sport qui leur assène quelques coups de poing pour leur apprendre la discipline. Ils n’ont pas de nouvelles de Tetsuo mais l’enfant au corps de vieil homme va refaire surface. Quant à Tetsuo, il se réveille dans un hôpital de l’armée avec des pouvoirs étonnants après qu’on l’a opéré pour lui trafiquer le cerveau. Loin de se soumettre comme les autres cobayes, le jeune homme décide de s’évader de manière sanglante, et va utiliser ses nouveaux dons pour se faire respecter, n’hésitant pas pour cela à tuer tous ceux qu’il croise...
 

Akira – Tome 1
Scénariste : Katsuhiro Otomo
Dessinateur : Katsuhiro Otomo
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Fantastique, Anticipation
Titre en vo : Akira – vol 1
Parution en vo : 14 septembre 1984
Parution en vf : 01 juin 2016
Langue d'origine : Japon
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 362
 
Mon avis :
 Si cela fait un peu plus de trois décennies que je connais Akira, le manga culte du grand Katsuhiro Otomo, et si je qualifie celui-ci depuis longtemps, donc, de pur chef d’œuvre – ce qu’il est, la chose est claire – jusqu’à aujourd’hui, je ne le connaissais que par sa version colorisée, celle faite par les américains et qui fut publiée en France au tout début des années 90. Bien évidement, cette version de Akira, en elle-même, était déjà extraordinaire et, quelque part, me suffit pendant fort longtemps, or, a un moment donné, il aurait été dommage de passer a coté de la version originale, bref, du manga d’Otomo en noir et blanc, tel qu’il fut publié au début des années 80, et s’il m’a fallut bien du temps pour franchir le pas, force est de constater qu’après la lecture de ce premier tome de Akira, il apparait grandement que non seulement le plaisir est toujours au rendez vous mais que, en plus, avec cette version en noir et blanc, j’en suis presque a redécouvrir une œuvre que je croyais connaitre sur le bout des doigts. Car oui, cette énième version de Akira, dirigée par le sieur Otomo en personne depuis le Japon, totalement identique au manga original, est un must absolu que tout fan se doit de posséder absolument. Bien évidement, rejeter la version couleur, celle qui nous aura fait découvrir Akira du temps de notre jeunesse est peut-être excessif, mais bon, a bien y réfléchir, comment ne pas reconnaitre que le noir et blanc magnifie superbement une œuvre qui flirtait déjà allègrement avec la perfection. Ainsi, sans rentrer dans les détails d’un scénario grandiose, que tout fan connait – on y suit des jeunes paumés de 15 ans qui parcourent la ville à moto la nuit pour affronter des gangs rivaux, et qui vont se retrouver dans des affaires qui les dépassent avec des expérimentations de l’armée sur des enfants porteurs de pouvoirs aussi puissants que dangereux, des révolutionnaires qui en savent beaucoup sur ces derniers et un nom, celui d’Akira, qui revient sans cesse et qui semble lié a la guerre mondiale qui eut lieue quelques décennies auparavant – et qui ira en s’améliorant au fil des volumes, il y également les dessins de Katsuhiro Otomo, d’un dynamisme et d’une précision redoutable et qui restent, encore aujourd’hui, comme étant le point d’orgue de sa carrière. Bref, un premier tome génial, tout simplement, et qui, d’emblée, pose les jalons d’une œuvre grandiose et culte qui est classée, depuis longtemps, au firmament des plus grandes bandes dessinées de l’histoire, rien que ça ! Alors, que vous soyez un vieux fan ou un parfait néophyte, n’hésitez pas une seconde et lancez vous dans cette intégrale, Akira faisant partit de ces œuvres qu’il faut avoir lut avant de mourir, et je n’exagère pas en disant cela…
 

Points Positifs
 :
- Encore une énième version du manga culte de Katsuhiro Otomo diront certains ?! Certes, mais jamais le lecteur n’a eu droit a une version respectant aussi bien le matériel original – nouvelle traduction, onomatopées sous-titrées (au lieu de retouchées comme dans certaines versions), sens de lecture japonais, et jaquette originale. Du coup, c’est presque une redécouverte de l’œuvre, même pour les vieux de la vieille.
- Le scénario, bien entendu, tout bonnement génial et qui ira en s’améliorant, au passage, au fil des tomes. A la base, les choses semblent simples avec ces jeunes motards qui sont mêlés aux manipulations génétiques de l’armée et a des révolutionnaires mais les choses se compliquent très rapidement lorsque l’un des adolescents, Tetsuo, se voit affublé de pouvoirs qui le dépassent et qui finiront par… mais je n’en dit pas plus pour l’instant…
- Les dessins de Katsuhiro Otomo, tout simplement somptueux ! D’une précision incroyable, détaillés au possible, ces derniers nous montrent bien qu’il y aussi de très grands artistes au Japon, contrairement a ce que certains pensent. Et puis, comment ne pas mettre en avant ce cadrage dynamique, ce coté cinématographique ? Bref, un pur régal !
- Kaneda, Kei, Tetsuo, le Colonel, Ryu, le Clown, Yamagata… des protagonistes cultes et certains ne sont pas encore apparus.
- Même si les plus vieux ont été élevés a la version colorisée, force est de constater que la version originale en noir et blanc a de la gueule !
- Quelques scènes cultes, déjà, dans ce premier tome : ainsi, la mort du pauvre Yamagata marque durablement les esprits…
 
Points Négatifs :
- Sur les premières pages, les dessins de Katsuhiro Otomo, en étant bons, manquent encore un peu de précision mais cela s’améliore très rapidement au fil de l’album.
- Les inconditionnels de la version colorisée risquent de pinailler, mais bon, c’est plus une version de gouts qu’autre chose…
 
Ma note : 9/10

vendredi 2 octobre 2026

Saga – Tome 1


Saga – Tome 1
 
Dans l'arrière-salle d'une carrosserie, Alana, une jeune femme portant des ailes dans le dos et ancienne soldate et Marko, un lunien orné de cornes de bouc et ayant des dons pour la magie, vivent des instants merveilleux avec la naissance d'Hazel, leur petite fille. Cet enfant n'aurait pourtant jamais du naître. Alana et Marko viennent tous deux de planètes différentes et d'espèces en guerre depuis longtemps. Considérés comme des parias, ils sont recherchés de toutes parts. Un baron robot et des soldats de la coalition les ont retrouvés et les tiennent en joue. Trois luniens font aussi irruption. Par miracle, le couple et leur bébé parviennent à s'échapper et à mettre la main sur une carte. Sur celle-ci figure un lieu synonyme d'espoir : la forêt de la fusée. Là-bas, ils pourront quitter Clivage et se rendre sur une autre planète. Mais leur fuite ne se fera pas sans danger, car les différents camps ont engagé des mercenaires indépendants, réputés pour leur méthode expéditive et leurs résultats... 
 

Saga – Tome 1
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Couleurs : Fiona Staples
Couverture : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga – Vol 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 23 octobre 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 15 mars 2013
Nombre de pages : 167
 
Liste des épisodes
Saga 1-6
 
Mon avis :
 Le hasard faisant souvent fort bien les choses, ce fut donc, il y a de cela une bonne dizaine d’années, alors que je me contentais de lire, sur les sites spécialisés, quelques critiques sur diverses œuvres, tous genres confondus, que j’étais tombé sur cette singulière œuvre du nom de Saga. Une couverture pour le moins curieuse, avec une femme fée tenant dans ses bras un bébé accompagnée d’un homme arborant des cornes de bouc, un synopsis pour le moins accrocheur avec une histoire, que l’on pourrait, a priori, trouver banale (bah oui, Saga, c’est surtout un Roméo & Juliette dans un univers de Space Opéra) mais qui avait de quoi attirer l’attention du simple quidam, des dessins plutôt plaisants, malgré leurs simplicités apparents (excellente Fiona Staples que je ne connaissais pas du tout mais qui possédait un petit quelque chose qui a fait que j’avais accrocher tout de suite a son style), sans oublier, bien entendu, des personnages fort charismatiques, et ce, malgré leur étrangeté. Curieusement, et sans que je ne me lance plus avant dans la lecture des critiques de cette œuvre, je me disais que je tenais quelque chose de plutôt intriguant qui avait de quoi sortir franchement de la norme, cependant, ce que je ne m’attendais pas, c’était que ce Saga allait vraiment marquer les esprits des amateurs de comics et apparaitre comme étant, tout simplement, comme étant l’une des meilleures créations de la décennie écoulée. Et donc, après avoir lu et relu moult critiques pour le moins élogieuses sur cette œuvre, après m’être procurer le premier volume de celle-ci et, donc, après avoir enfin trouvé le temps de la lire, confirmation fut faite que oui, Saga était plus qu’une bonne BD, c’était peut-être un chef d’œuvre, et je pèse mes mots en disant cela. Ainsi, que ce soit en raison de son scénario, tout bonnement excellent et où l’auteur, Brian K. Vaughan, qui avait un peu délaissé les comics ces dernières années avant de revenir avec ce Saga, nous offrait, comme je l’ai déjà dit, un Roméo & Juliette à la sauce Star Wars, ses protagonistes, hauts et couleurs et charismatiques au possible, que ce soient les parents de Hazel, bien entendu, le fantôme, Isabel, l’étrange homme a tête de poste de télévision, le Prince Robot IV, mais aussi, les chasseurs de prime, la Traque, mi-femme mi-araignée et son ex-amant, le taciturne Le Testament, toujours accompagné de son énigmatique Chat Mensonge, force est de constater que nous avons le droit à une galerie de fortes têtes que l’on était pas prêt d’oublier de si tôt. Un scénario excellent et qui tenait la route, des protagonistes fort bien réussis, une toile de fond intéressante, un univers, ma foi, accrocheur, et, malgré une certaine violence, une certaine dose d’humour savamment dosée et l’on se retrouvait, au final, avec une œuvre qui apparaissait comme étant tout bonnement excellente même si, selon moi, celle-ci n’était peut-être pas à mettre entre les toutes mains : de par sa violence, bien évidemment, mais aussi pour ses scènes de sexe pour le moins crues (mais qui, contrairement à bien d’autres œuvres, ne tournent pas au vulgaire et semblent plutôt logique dans le déroulement de l’intrigue ; bref, pas de voyeurisme ici) et un langage qui l’est tout autant, quoi que, nous sommes en 2026 et probablement que de nos jours, tout cela ne choquera plus grand monde ?! Bref, le premier tome de Saga, composé des six premiers volumes de la série, apparait comme étant une réussite indéniable, quand a mon ressentit, il ne pouvait être que bon puisque, après tout, lorsque j’avais découvert cet album, je ne peux pas dire que je l’ai lu, disons que je l’ai dévoré, ce qui, bien entendu, n’est pas la même chose et veut tout dire. Pour conclure, il est difficile de ne pas reconnaitre que, avec Saga, le sieur Brian K. Vaughan nous démontrait toute l’étendue de son talent et cette œuvre apparaissait, immédiatement, comme étant fort prometteuse, ce qui, au demeurant, ne fut nullement démentie au court de la décennie suivante, ce, en faisant énormément parler d’elle – certaines scènes y étant, bien entendu, pour quelque chose, mais je reviendrais dessus ultérieurement. Oui, car bien évidement, après une telle claque – comment appeler mon ressenti autrement – comment ne pas avoir envie d’une seule et unique chose, découvrir la suite des péripéties de Alana, Marko, leur petite fille et tous les autres bien sûr !?
 

Points Positifs
 :
- Le premier volume de ce qui est, sans aucune discussion possible, un des comics les plus audacieux, novateurs et enthousiasmant de la décennie écoulée. Il faut dire qu’avec Saga, Brian K. Vaughan, tout en relançant le genre Space Opéra, nous livre une œuvre d’une maturité rare mais qui n’en reste pas moins accessible et originale. Bref, un incontournable absolu !
- Une flopée de protagonistes hauts en couleurs, charismatiques et d’une originalité à toute épreuve. Il faut dire qu’entre Alana et Marko, mais aussi le Prince Robot IV, le Testament, le Chat Mensonge, la Traque et les autres, il y a de quoi faire !
- Pour ce qui est des dessins, si le style de Fiona Staples peut paraitre naïf de prime abord, assez rapidement, on s’y fait et celui-ci apparait comme étant fort réussi et, ma foi, parfaitement en adéquation avec l’univers de la série. Chapeau bas à l’artiste : sans elle, Saga ne serait pas tout à fait Saga…
- La preuve évidente que l’on peut encore être original dans le petit monde des comics, ce qui est loin d’être évident.
- La sexualité n’est pas occultée dans cette série, cependant, jamais l’on ne tombe dans le voyeurisme de bas-étage, au contraire, disons que celle-ci occupe parfaitement sa place dans l’intrigue.
- Une couverture plutôt simple, certes, mais qui n’en reste pas moins comme étant efficace et plutôt plaisante dans son genre.
 
Points Négatifs :
- Il se peut que le style pour le moins simpliste de Fiona Staples ne plaise pas à tout le monde, c’est un fait. Après, cela reste une affaire de gouts.
- Space Opéra complètement déjanté, personnages singuliers, sexualité non dissimulée, tout cela, bien entendu, pourra déplaire à une frange du public. Après, les gouts et les couleurs…
 
Ma note : 9/10

jeudi 1 octobre 2026

Marshal Bass – Black & White


Marshal Bass – Black & White
 
1875, Etat d’Arizona. Un gang d’esclaves affranchis, sous les ordres d’un mystérieux Milord, sème la terreur dans tout l’Etat. Avec son équipe de Marshals, le colonel Terrence B. Helena mène l’enquête et traque sans grande réussite le petit groupe de hors la loi. River Bass, un fermier afro américain, va être recruté comme Marshal adjoint pour infiltrer le gang. Tiraillé entre les doutes de sa femme, son intime conviction pour la justice et le manque de reconnaissance de la profession pour un esclave affranchi, Bass va accepter le job. Le fraichement nommé Marshal adjoint se présente devant Milord en tant que Bill Derby, un dangereux hors la loi que le colonel avait refroidi en toute discrétion. Le chef de gang doute des propos de Bass et décide de le ligoter jusqu’à vérification de son identité. Au même moment, une partie de la bande de fugitifs s’attaque à la banque de la petite ville d’Olive Grove, mais ils sont attendus de pied ferme par les habitants qui défendent bec et ongle leurs économies. Seul Pork et Beef, deux membres du gang et ex compagnon de route de Bill Derby, s’échappent du traquenard sans le sou. Les deux acolytes se présentent, à leur tour, devant Milord, après leur échec et identifient, pour des raisons qui leurs sont propres, River Bass comme étant Bill Derby. Sous couverture, le Marshal va s’intégrer au groupe et poursuivre son chemin avec le gang. Peu avant l’attaque de la prochaine ville, Milord découvre que Bass est un Marshal adjoint et ce dernier va devoir lutter non plus pour la justice, mais pour sauver sa propre vie…
 

Marshal Bass – Black & White
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 07 juin 2017
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Après Nous, les Morts, uchronie pour le moins sympathique qui nous entrainait sur les traces d’Aztèques qui exploraient le continent européen peuplé de zombies, le singulier Colt & Pepper qui, lui, nous faisait découvrir un univers de fantasy dans un Nouveau Monde pour le moins étonnant puis, enfin, un certain Frankenwood qui nous faisait suivre la trace de figures majeures de l’âge d’or hollywoodien qui ne cessaient de mourir et de revenir à la vie,  nous retrouvons le duo composé de Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor Kordey pour ce qui est des dessins dans une nouvelle saga qui est peut-être le point d’orgue de leur collaboration, je veux, bien entendu, parler de Marshall Bass. Bon, ici, nulle trace de Fantasy au programme puisque, dans cette BD, nous nageons en plein western, de plus, le héros, River Bass, est inspiré d’une figure historique réelle, un certain Bass Reeves qui, pour la petite histoire, fut le premier shérif adjoint noir à l'ouest du Mississippi et qui fut crédité, au long de sa longue carrière, de plus de 3000 arrestations, ce qui, ma foi, est plutôt notable. Bref, un postulat de départ pour le moins original qui nous permet non seulement de faire la connaissance avec un personnage pittoresque de l’Histoire américaine mais aussi, et surtout, de nous replonger dans la violence de l’époque mais également, de retrouver le fort talentueux – et fort décrié – Igor Kordey. Car bon, on ne va pas se mentir, si vous êtes fan du style oh combien particulier du dessinateur croate, si vous ne jurez que par celui-ci qui s’inspire, bien évidement, du grand et regretté Richard Corben, alors, Marshall Bass est fait pour vous : Kordey est non seulement égal à lui-même et nous livre une prestation de fort bonne qualité mais, en plus, le voir se plonger dans une ambiance western est fort appréciable, surtout que l’artiste excelle visiblement dans celle-ci. A cela, il faut ajouter le scénario du sieur Macan qui, sans être d’une franche originalité, n’en reste pas moins suffisamment réussi et prenant pour faire passer au lecteur un bon moment de lecture et faire de ce premier volet de Marshall Bass une bonne petite réussite qui, ma foi, m’aura donné envie de découvrir la suite et qui, au demeurant, aura confirmer tout le bien que je pense d’Igor Kordey, mais bon, cela, ce n’est pas une nouveauté à mes yeux…
 

Points Positifs
 :
- Un premier volet de fort bonne qualité qui nous entraine sur les traces d’un shérif adjoint noir inspiré d’une figure historique réelle. Intrigue simple mais néanmoins suffisamment prenante pour nous tenir en haleine tout au long de ce premier album, protagonistes intéressants, dessins de qualité, bref, que demander de plus ?
- Igor Kordey reste égal à lui-même et si vous êtes fans du dessinateur, alors, vous serez totalement conquis par sa prestation dans cet album. Qui plus est, le voir officier dans une ambiance western est plutôt une bonne chose et l’artiste s’en sort à merveille.
- Les amateurs d’Histoire et, plus précisément, de l’Ouest sauvage, découvriront par le biais de cette BD une véritable figure historique, ce fameux Marshall noir du nom de Bass Reeves – River Bass ici.
- Toute la violence de l’époque mais aussi son racisme est plutôt bien retranscrit dans cette BD.
- Une couverture simple mais qui n’en reste pas moins réussie.
 
Points Négatifs :
- Reconnaissons que, malgré ses qualités, ce premier volet de Marshall Bass n’est pas, non plus, le truc de l’année : sympathique, plaisant mais sans plus.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 7,5/10