The
Whale
Charlie,
un professeur d'anglais à l'université, donne un cours en ligne à ses
étudiants, mais cache son apparence en prétendant que sa webcam ne fonctionne
pas. Charlie souffre d'obésité morbide, pesant environ 270 kg, après avoir
traversé un drame personnel. Un jour, en proie à des douleurs thoraciques
intenses, il commence à lire un essai sur Moby Dick avant
qu'un missionnaire, Thomas, n'arrive pour lui parler de religion. Charlie
demande à Thomas de lui lire l'essai, qu'il souhaite entendre avant de mourir.
Liz, l'infirmière et seule amie de Charlie, arrive et chasse Thomas, méprisant
son église. Liz supplie Charlie d'aller à l'hôpital en raison de son risque
élevé d'insuffisance cardiaque, mais il refuse car il n'a pas d'assurance
maladie. Charlie commande régulièrement des pizzas à Gambino's,
interagissant à peine avec le livreur, Dan. Un jour, Charlie reçoit la visite
de sa fille, Ellie, avec qui il est en froid depuis qu'il a quitté sa mère Mary
alors qu'elle avait huit ans pour vivre une relation avec un étudiant, Alan.
Ellie est amère, mais Charlie lui propose de lui donner tout son argent s'ils
passent du temps ensemble. Il l'aide également avec ses devoirs, bien qu'elle
soit une élève difficile. Liz désapprouve la présence d'Ellie et s'inquiète
pour Charlie.
The Whale
Réalisation : Darren
Aronofsky
Scénario : Samuel
D. Hunter
Musique : Rob
Simonsen
Production : Protozoa
Pictures et A24
Genre : Drame
Titre
en vo : The Whale
Pays
d'origine : Etats-Unis
Langue
d'origine : anglais
Date
de sortie : 09 décembre 2022
Durée : 117
mn
Casting
:
Brendan
Fraser : Charlie
Sadie
Sink : Ellie
Hong
Chau : Liz
Samantha
Morton : Mary
Ty
Simpkins : Thomas
Jacey
Sink : Ellie jeune
Sathya
Sridharan : Dan, l'homme à la pizza
Mon
avis : Je pense ne pas exagérer en
affirmant que The Whale, long métrage du sieur Darren Aronofsky,
fait partit de ce genre de films qui marquent durablement les esprits et qui ne
peuvent pas laisser les spectateurs indifférents, que cela soit dans le bon
comme dans le mauvais sens. Bien entendu, après moult récompenses, dont l’Oscar
du Meilleur Acteur 2023 pour son acteur principal, Brendan Fraser, et tout un
tas de critiques pour le moins élogieuses, j’étais plutôt curieux de découvrir
par moi-même si The Whale allait me marquer comme cela avait
été le cas pour bon nombre de personnes dont, au premier lieu, mon épouse qui
m’en m’avait dit le plus grand bien. Alors, le résultat fut-il à la hauteur de
toutes les louanges que j’avais entendues au sujet de ce film ? Eh bien,
disons que je serais tenté de vous dire oui. Bien évidement, avant toute chose,
il faut reconnaitre que The Whale n’est pas un film destiné au
grand public ou, du moins, qui plaira à tout le monde : très dur dans son
propos, sans le moindre fard, voilà une œuvre qui risque d’en bouleverser plus
d’un. Naturellement, en nous proposant, en tant que protagoniste principal, un
prof souffrant d’obésité morbide qui ne cesse de dévorer tout ce qui bouge afin
de palier l’immense souffrance causé par le décès de son ancien compagnon, on
avait compris que ce film n’allait pas nous faire rire, bien au contraire. De
plus, comme je l’ai souligné, The Whale ne cache rien, mais
quand je dis rien, c’est vraiment rien et certaines scènes sont d’une dureté
que l’on peut qualifier d’indicible, surtout lorsque notre pauvre Brendan
Fraser – qui livre ici une prestation pour le moins stupéfiante – s’empiffre de
mal bouffe dans des excès de boulimie incontrôlable… Mais ce n’est pas tout car
a ce lent suicide du protagoniste principal, au grand désespoir de la seule
amie qui lui reste, il y a aussi l’espoir de celui-ci de renouer, avant de
mourir, avec la fille, désormais adolescente, qu’il a abandonné lorsque
celle-ci était enfant. Sans grande surprise, le lien entre le père et la fille
est pour le moins complexe pour ne pas dire conflictuel – ce qui peut se
comprendre aisément – mais le pire n’est même pas là : en effet, la gamine
s’avère être mauvaise au possible et le plus triste, finalement, est de voir
que la seule personne aveugle a ce qu’est vraiment cette dernière, soit ce père
mourant, éternel optimiste qui, jusqu’au bout, refusera de voir la vérité… Par
ce résumé, vous avez compris de quoi il en retourne dans The Whale et,
fatalement, vous saisirez toute la noirceur de ce long métrage qui tient
davantage du cinéma d’auteur que du simple divertissement calibré pour le grand
public. Marquant, touchant, sans complaisance, le film de Darren Aronofsky
mérite, selon moi, toutes les critiques élogieuses écrites à son sujet depuis
sa sortie, fin 2022, quand à moi, que dire ? Que c’est un bon film ?
Incontestablement, je ne pourrais le nier. Que j’ai été touché par
celui-ci ? Ma foi, oui, cependant, probablement moins que mon épouse par
exemple mais je pense que, avec ce genre de films, son propre ressentit
personnel et son passé sont pour beaucoup pour notre jugement final…
Points
Positifs :
-
Un long métrage superbe qui, malgré sa noirceur, ou plutôt, grâce à celle-ci,
marque durablement les esprits des spectateurs qui seront probablement touché
par cette histoire dramatique qui est maitrisée d’une main de maitre !
-
Bien entendu, The Whale n’est pas destiné au grand public et
certains n’accrocheront pas à toute la noirceur qui se dégage de cette œuvre,
cependant, si vous apprécier ce film, alors, vous risquer de passer un superbe
moment de cinéma.
-
Chapeau bas à Brendan Fraser qui livre ici une prestation que l’on peut
qualifier sans peine de stupéfiante : non seulement celui-ci a pris du
poids pour ce rôle, mais la manière dont il interprète ce prof à la dérive est
pour le moins excellente et l’on peut dire que l’acteur nous a pondu ce qui est
sans nul doute son plus beau rôle de sa carrière.
-
Un film qui traite de la boulimie, de l’obésité morbide et du suicide par la
bouffe, ma foi, cela ne doit pas courir les rues et rien que pour cela, le jeu
en vaut la chandelle !
-
Le lien entre le père et la fille et, histoire d’enfoncer le clou dans toute
cette noirceur ambiante, le fait que celui-ci soit le seul protagoniste à ne
pas vouloir voir que cette dernière est mauvaise au possible…
-
Certaines scènes sont très dures, cependant, elles sont, selon moi,
indispensables.
Points
Négatifs :
-
Un film qui ne plaira pas à tout le monde, c’est une évidence ! Bien
entendu, le grand public pourra passer son chemin, quand aux autres, là aussi,
ce n’est pas aussi simple puisque tout le monde n’accrochera pas à toute la
noirceur qui se dégage de ce long métrage.
-
Attention aux plus sensibles d’entre vous qui risquent de tiquer devant
certaines scènes…
Ma note : 8,5/10
Rust
Never Sleeps
Neil
Young
1
- Hey Hey, My My (Out of the Blue) (Neil
Young/ Jeff Blackburn) 4:39
2
- Thrasher (Neil Young) 4:56
3
- Ride My Llama (Neil Young) 2:27
4
- Pocahontas (Neil Young) 3:36
5
– Sail Away (Neil Young) 3:35
6
- Powderfinger (Neil Young) 3:07
7
- Welfare Mothers (Neil Young) 3:02
8
– Sedan Delivery (Neil Young) 4:02
9
- Hey Hey, My My (Into the Black) (Neil
Young/ Jeff Blackburn) 2:11
Rust Never Sleeps
Musicien
: Neil
Young
Parution
: 22 juin 1979
Enregistré : Août
1976 – 1978
Durée : 38:16
Genre
: Country,
Rock
Producteur : Neil
Young, David Briggs et Tim Mulligan
Label
: Reprise
Records
Musiciens :
Neil
Young : Guitare, harmonica, chant
Billy
Talbot : Basse, chœurs
Ralph
Molina : Batterie, chœurs
Frank « Poncho » Sampedro
: Guitare
Joe
Osborne : Basse sur Sail Away
Nicolette
Larson : Chant sur Sail Away
Karl
T. Himmel : Batterie sur Sail Away
Mon
avis : Il est difficile de ne pas
reconnaitre que, dans la seconde moitié des années 70, le sieur Neil Young
avait connu une légère baisse de régime. Ainsi, après la fameuse Ditch Trilogy
qui avait certes divisé les fans de la première heure mais qui avait vu le
Loner, brisé par la mort de ses proches, nous offrir trois opus majeurs qui
flirtaient avec la perfection, je veux, bien entendu, parler des célèbres Time
Fades Away, On the Beach et Tonight's
the Night, la suite, elle, s’était avérée être bien moins enthousiasmante,
ce, même si Zuma
tenait encore la route. Fort heureusement, en 1979, allait paraitre ce qui est,
sans aucune contestation possible, un des meilleurs albums de Neil Young, un
certain Rust Never Sleeps. Bon, il faut dire qu’en dehors de ses
qualités intrinsèques, cet album, s’il a depuis sa sortie marqué les esprits de
part ses deux faces complètement différentes (oui, c’était l’époque des vinyles
et des disques que l’on devait donc retourner sur son tourne disque pour
écouter la suite), en plus d’être bon, que dis-je, très bon, est parfaitement
représentatif, en quelques sortes, de ce que fut (et est encore) la carrière de
Neil Young, individu capable de changer de genres d’un disque à l’autre avant
de revenir au précédant, et ce, parfois au point même de déstabiliser ses fans.
Oh, certes, dans l’ensemble, on connait parfaitement le son Neil Young, ou
plutôt, ses sons, c’est-à-dire, soit du rock bien dur et survolté, soit des
ballades acoustiques, et justement, ça tombe bien puisqu’avec Rust
Never Sleeps, nous avons les deux faces du sieur Young avec, pour
commencer, la face A donc, composée de gentilles et superbes ballades country,
puis, dans la face B, avec des chansons bien plus rocks et qui lorgnent
allègrement vers le punk voir le hard par moment. Deux faces, deux Neil Young
et donc, un excellent disque dont les deux titres les plus marquants sont bien
entendu Hey Hey, My My dont la version acoustique ouvre le bal
tandis que l’électrique, elle, le conclu de fort belle manière. Et donc, entre
ces deux titres, nous débutons par un Young campagnard et tranquille qui nous
pond de magnifiques ballades comme Pocahontas ou Sail
Away avant de littéralement disjoncter avec son Crazy Horse et de partir en
croisade, guitare électrique en bandoulière, ce, avec des titres aussi rageurs
que Powderfinger ou Welfare Mothers. Rust
Never Sleeps, c’est donc quasiment deux albums en un, deux facettes d’un
Neil Young inspiré, qui ravira les fans du Loner, et même les autres, ces
fameux punks alors naissant et qui se moquaient des anciens croulants, Young
affirmant le plus sérieusement du monde que malgré la mort d’Elvis, le rock,
lui, continuait, bel hommage, accessoirement, a une nouvelle génération de
musiciens. Et justement, pour ce qui est des liens entre Neil Young et les plus
jeunes, cet album sera rattraper, quelques années plus tard, dans la lettre
d’adieu d’un certain Kurt Cobain avec la fameuse phrase « It's
better to burn out than fade away »… Young, qui devait alors
travailler avec Nirvana, se tournera alors, par la force des choses, du coté de
Pearl Jam ce qui donnera Mirror Ball, mais ceci est une histoire
pour une prochaine fois…
Points
Positifs :
- Rust
Never Sleeps marque bien entendu les esprits pour ces deux faces
complètement différentes, une calme et acoustique, l’autre survoltée et
électrique. Le procédé pourrait être casse-gueule mais le pire, c’est que ça
marche, et pas qu’un peu !
-
Démarrer paisiblement pour finir avec des titres rentre dedans, le tout coulant
le plus naturellement du monde. Bref, deux Neil Young en un seul album.
-
Les deux versions de Hey Hey, My My sont bien entendu les
titres les plus marquants de cet album, de par leurs différences et leurs
points communs.
- Pocahontas et
le fort beau Sail Away (avec Nicolette Larson au chant) pour
la partie acoustique, Powderfinger et Welfare Mothers pour
la partie électrique sont, selon moi, les moments forts de cet album.
-
Le fait que cet album ait été enregistré en live apporte un plus indéniable aux
chansons.
-
Un bel hommage de Neil Young, accessoirement, a la jeune génération d’alors,
les punks.
Points
Négatifs :
- Sincèrement,
je n’ai jamais été fan de cette pochette ; alors certes, on me dira que ça
ne compte pas mais en fait, si quand même !
-
Tout est une question de gouts bien sur et ceux qui préfèrent le Young survolté
du Crazy Horse risquent de bailler avec la face A tandis que d’autres qui ne
jurent que par Harvest risquent
d’être dubitatifs par moments avec la face B.
Ma
note : 9/10
Promethea
– Tome 1
Sophie
Bangs est une étudiante New-Yorkaise studieuse. Pour la rédaction d'un devoir,
elle a choisi de s'intéresser à la figure mythique et emblématique de
Promethea. Cette héroïne mythologique a été, à de maintes reprises, réutilisée
et transformée, adaptée par différents auteurs qui se sont appropriés cette
femme en la modelant par rapport à leurs fantasmes et à leur vision de la femme
contemporaine. Elle apparaîtra pour la première fois dans les textes de
Charlton Sennet qui la décrira comme une fée magnifique, avec qui il aura une
idylle. En remontant ce lien, bien différent, entre les auteurs et la figure de
Promethea, le chemin de Sophie s'est arrêté sur l'écrivain le plus récent qui
l'aborde dans ses écrits. Cet homme, décédé quelques années auparavant, se
nommait Shelley. Pour creuser son sujet autour de Promethea, Sophie va
rencontrer Barbara, la veuve de Shelley, à qui elle veut poser quelques
questions, mais qui ne va pas vraiment apprécier cette brève entrevue... En
rentrant chez elle sans la moindre information, Sophie est attaquée par un
sombre démon. Ne pouvant rien faire pour se défendre, elle va finalement voir
apparaître Barbara qui a pris les traits de Promethea ! Sophie n'en croit pas
ses yeux... Comment cela est-il possible ? Alors Barbara lui explique alors que
la fiction peut devenir réalité, si elle y croit suffisamment, et qu'elle
raconte la légende de cette figure mythique. Sophie va alors écrire un poème...
et se transformer elle-aussi en cette fameuse Promethea… En devenant la
nouvelle incarnation de cette déesse, elle a maintenant en elle un grand
pouvoir qu'elle doit apprendre à maîtriser et à affiner.
Promethea – Tome
1
Scénario
: Alan Moore
Dessins
: J.H. Williams III, Charles Vess, José Villarrubia
Encrage : Mick
Gray
Couleurs : Jeremy
Cox, Nick Bell, Alex Sinclair, Wildstorm Fx, Digital Chameleon
Couverture : J.H.
Williams III
Genre : Fantasy,
Contes de Fées, Mythologie
Editeur : DC Comics
Titre
en vo : Promethea – vol 1
Pays
d’origine : Grande-Bretagne, Etats-Unis
Langue
d’origine : anglais
Parution
: 12
mars 2019
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 27 novembre 2020
Nombre
de pages : 384
Liste
des épisodes
Promethea
1-12
Mon
avis : Je pense ne pas me tromper en
affirmant que le britannique Alan Moore est le plus grand nom de l’industrie
des comics. Complètement génial, doté d’une culture peu commune, osant aller là
où la quasi-totalité de ses pairs n’ose même pas franchir le pas de la porte,
le magicien, comme certains l’ont surnommé, est non seulement un véritable ovni
parmi les scénaristes de bandes dessinées mais aussi et, surtout, un auteur
qui, au fil des décennies, nous aura offert moult chef d’œuvres
incontournables. Bien évidement, ses créations, originales et complexes,
bourrées de références a l’univers des comics et, dans un sens plus large, à la
culture populaire, principalement du vingtième siècle mais sans oublier de
grands auteurs du passé ainsi que des contes et des légendes du monde entier, n’ont jamais été destinées au grand public, ce dernier lui préférant, la
simplicité d’un Stan Lee et la bêtise traditionnelle des super-slips.
Cependant, une frange du public, moins nombreuse, bien entendu, s’en moquent
bien et se délectent depuis longtemps d’œuvres aussi magistrales que Watchmen, La
Ligue des Gentlemen Extraordinaires, V for
Vendetta, From Hell ou Filles
Perdues. Mais si, ici, je vous ai parler de quelque unes de ses
créations les plus connues, Alan Moore, auteur pour le moins prolifique, aura
été un touche à tout de génie et, au tournant du siècle, le britannique aura
pondu pour Wildstorm trois œuvres qui auront, elles aussi,
marquées les esprits, ce, même si elles sont toutes assez différentes dans
leurs conceptions : Tom
Strong, Top Ten
et, bien entendu, ce fameux Promethea dont je vais vous parler
aujourd’hui. Bon, je ne vais pas vous mentir, des trois, Promethea était,
sans aucun doute, celui que j’attendais le plus et vous pouvez imaginez ma joie
lorsque les éditions Urban Comics nous l’ont proposé en trois
intégrales. Un bien bel objet, par ailleurs, avec cette couverture blanche,
sobre et fort agréable au touché et dont le contenu, ma foi, est une véritable
merveille. Car bon, comment dire, ici, nous embarquons dans un voyage
mythologique, mystique, magique, fantaisiste, aux origines de Promethea, une
demi-déesse dont on fait la connaissance dans ce premier volume et qui est,
probablement, une des créations les plus folles d’Alan Moore. Ce titre, mine de
rien, a tout de même un quart de siècle et conserve pourtant une fraîcheur et
une actualité parfois déconcertantes et, dans celui-ci, Alan Moore expérimente,
ce, dans tous les sens du terme : tant dans son scénario, très dense, souvent
alambiqué et pourtant fascinant, que dans le choix de son illustrateur, le
génial J.H. Williams III, qui prend de nombreuses libertés avec la construction
de ses pages, ce qui se ressent au cours de la lecture. Celle-ci sera parfois
verticale, parfois horizontale, et nous sommes même amenés à tourner l'ouvrage
pour lire certains chapitres ! Ces auteurs prennent des risques, ne se
formalisent pas des codes traditionnels des comics, et abordent une pluralité
de sujets et de thématiques, en laissant une place prépondérante aux femmes,
aux héroïnes, mais aussi à l'imagination qui aura un rôle central dans le
récit. Il sera également appréciable de noter un grand nombre de références
graphiques et scénaristiques à l'Histoire et aux mondes de la littérature –
comme l'indique, par exemple, le nom de cette Shelley – des comics, des mythes,
des contes de fées, de la magie et de l'art en général. Un ouvrage riche et
complexe, qui débute avec une trame somme toute assez classique avant de partir
dans des réflexions presque philosophiques qui peuvent parfois nous perdre, ce
qui est aussi, parfois, la signature de Moore. Bref, vous l’avez compris, Promethea est
une véritable merveille qui frôle avec la perfection, qui fourmille d’idées
stupéfiantes quasiment à chaque page et qui démontre, une fois de plus, qu’Alan
Moore est un véritable génie. Bien évidement, ce comics ravira les fans du
britannique et découragera les novices et le grand public en général, mais bon,
si vous faites partie de la première catégorie, le bonheur sera au rendez vous
et, ma foi, c’est le principal !
Points
Positifs :
- Probablement
une des œuvres les plus singulières du grand et génial Alan Moore – une de plus
me direz vous ! Il faut dire que Promethea est un comics
qui nous entraine dans une intrigue complètement folle où se mêlent contes de
fées, légendes, littérature, poèmes, magie et même, sous forme de clin d’œil,
les super-slips. Cela débute pourtant d’une manière plutôt classique et, assez
rapidement, les épisodes s’enchainent, tous plus différents et fous les uns que
les autres. Bref, un pur chef d’œuvre !
-
C’est complexe, bourré de références à l’histoire de la culture populaire et
des mythes et légendes dans le sens le plus large du terme, cependant, si vous
possédez quelques bonnes connaissances et que vous êtes fan du genre, alors, la
lecture de ce premier volet de Promethea sera un pur régal
pour vous.
-
Il y a tout de même quelques épisodes complètement fous comme, par exemple,
celui où Promethea fait l’amour avec un vieux sorcier pour le moins dégoutant
ainsi que celui où l’histoire du monde, de l’évolution humaine et de la magie
nous est racontée par le biais de cartes de Tarot. Mais où est-ce qu’Alan Moore
va chercher tout cela !?
-
Pour ce qui est des dessins, J.H. Williams III réalise une prestation pour le
moins stupéfiante ! Pourtant, au début, on se dit que l’on a affaire a un
artiste de comics plutôt typé années 90 et, assez rapidement, on se rend compte
que celui-ci bouscule complètement les codes du genre et que chaque planche,
chaque case, presque, est d’une inventivité folle qui est presque du jamais vu
dans le genre. Bref, une des grandes forces de ce comics, indéniablement…
-
Les éditions Urban Comics nous livrent ici une intégrale de
fort belle qualité avec cette couverture en cuir blanc.
Points
Négatifs :
-
Comme souvent chez Moore, posséder de bonnes connaissances en histoire de la
culture populaire s’avère nécessaire pour mieux saisir toutes les subtilités de
ce Promethea, sans parler, bien entendu, des nombreuses références
qui parsèment les presque 400 pages de cet album.
-
Le grand public, adepte de super-slips, fuira comme la peste ce Promethea qui
est d’une complexité peu commune en comparaison de ce qu’ils sont l’habitude de
lire…
Ma
note : 9/10
Nous,
les Morts – Le Céleste Empire
La
troupe a rencontré le pape Clément, lui aussi zombifié, mais qui a réussi à
dépasser le stade des pulsions carnivores. Ce dernier n'a pas pu donner
d'indication à Manco sur le lieu où trouver la source de jouvence. Le départ
d'Avignon s'organise alors pour atteindre l'empire Han, la traversée du
continent vers l'est peut commencer. La troupe progresse depuis de longs mois
lorsqu'elle se fait piéger par des morts cachés sous la neige. C'est
l'intervention d'un groupe d'hommes armés de massues et prodigieusement
efficaces au combat qui va les sauver. La soirée s'organise alors autour du
père Iguman Alexeï et ses hommes, dans leur monastère. Alors qu'ils assistent à
l'étrange coutume qui veut qu'un jeune moine blessé passe deux jours de
félicité dans une pièce peuplée de femmes avant d'être décapité, Manco se
questionne sur son propre passé. L'extermination du peuple Lakota, son manque
d'affection envers la belle Occlo qui a pourtant porté le seul enfant de la
troupe... Il faudra encore de nombreuses rencontres et l'approche du territoire
des Han, pour que le prince guerrier comprenne un des enjeux de son voyage. Et
découvre une à une la puissance des autres empires de par le monde...
Nous, les Morts – Le Céleste Empire
Scénario
: Darko Macan
Dessins
: Igor Kordey
Couleurs : Yana,
Nikola Vitkovic
Couverture
: Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution
: 30
septembre 2015
Nombre
de pages : 56
Mon
avis : Plutôt emballer par les deux
premiers volumes de Nous,
les Morts, uchronie des sieurs Darko Macan et d’Igor Kordey qui, pour
rappel, nous entrainaient dans un monde où la population européenne, dévastée
par la peste noire, s’était transformée en zombie, ce fut avec un certain
entrain que je me suis lancé dans la lecture de ce troisième tome de la saga,
un album qui, au demeurant, confirme dans l’ensemble tout le bien que l’on
pouvait penser a son sujet, ce, même si tout n’est pas parfait. En effet, il est inutile de perdre du temps et
autant parler des choses qui fâchent tout de suite, scénaristiquement, il se
passe beaucoup trop de choses dans ce troisième volet, ce qui fait que, au
final, on se retrouve avec trop gros nombre d’événements majeurs traités un peu trop
rapidement, principalement vers la fin. Cela est plutôt dommage car pour le reste,
c’est toujours aussi bon. Ainsi, on prend toujours autant de plaisir à suivre
les pérégrinations de notre petite troupe de héros surtout que, dans cet album,
ils voient du pays, allant des forêts russes jusqu’en Chine et rencontrant, au
passage, tout un tas de peuples divers qui n’ont pas été touchés par la
malédiction européenne – du moins, pour le moment. Coté dessins, c’est du Igor
Kordey, ce qui signifie que si vous êtes fans du style pour le moins
particulier du croate, c’est un pur régal même si, ici ou là, il retombe un peu
dans ses travers des débuts avec quelques cases un peu réalisées a la va-vite,
ce qui est dommage. Bref, au final, Le Céleste Empire, troisième
tome de Nous, les Morts apparait comme étant un poil
en-dessous de ses prédécesseurs mais davantage en raison de petites faiblesses
narratives qu’autre chose, en tous cas, pas au point que l’on puisse crier a la
déception, bien au contraire ! L’aventure continue et j’ai vraiment hâte de
découvrir comment celle-ci s’achèvera !
Points
Positifs :
-
Le plaisir, une fois de plus, de retrouver des protagonistes que l’on connait
désormais fort bien et un univers plutôt original et toujours aussi attractif,
surtout que, pour les premiers, les relations entre les personnages évoluent de
manière assez intelligente et comme en plus on voit du pays, il y a de quoi ne
pas s’ennuyer une seconde !
-
Des plaines russes a l’Empire Chinois en passant par la Mongolie avec, en
aparté, un petit tour du coté de l’Empire Ottoman et de l’Amérique Centrale,
nos héros et le lecteur ont de quoi faire.
-
Un Igor Kordey égal a lui-même dans l’ensemble, ce qui ravira ses fans.
Points
Négatifs :
-
Trop d’événements tuent les événements, ainsi, dans ce troisième tome, je
trouve qu’il y en un peu trop et que ces derniers ne sont pas vraiment
développés comme ils le devraient, ce, par manque de place.
-
Comme je l’ai précisé lors des critiques des volumes précédents, Nous,
les Morts est une BD au concept tellement spécial qu’il faut vraiment
accrocher a celui-ci ; si ce n’est pas le cas, alors vous passerez votre
chemin…
-
Chacun sait qu’Igor Kordey est un artiste très clivant, du genre, soit on
adore, soit on déteste, et comme en plus, il a tendance, dans ce tome, a
retomber par moments dans ses travers des débuts…
Ma
note : 7/10
Le
Cycle de Fondation – Seconde Fondation
Conçue
par le psychohistorien Hari Seldon pour restreindre l'ère de chaos résultant de
la décadence de l'Empire galactique, la Fondation est désormais aux mains du
Mulet, un mutant imprévisible capable de manipuler les esprits et d'imposer sa
volonté à quiconque. Avec ses pouvoirs et les immenses ressources que lui
procure la Fondation, il s'est donné pour objectif d'étendre sa domination aux
ultimes vestiges de l'Empire défunt. Mais déjà une nouvelle légende prend forme
: il existerait une seconde Fondation, consacrée aux sciences mentales, œuvrant
de façon occulte pour garantir l'accomplissement des desseins du légendaire Hari
Seldon...
Le Cycle de Fondation – Seconde Fondation
Auteur
: Isaac
Asimov
Type
d'ouvrage : Science-Fiction
Première
Parution : 10 juin 1953
Edition
Française : 26 mars 2009
Titre en
vo : Second
Foundation
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : Jean
Rosenthal
Editeur : Folio
SF
Nombre
de pages : 432
Mon
avis : Avant toute chose, il faut savoir
que Seconde Fondation marque un coup d’arrêt dans la saga
puisque, en effet, a l’issu de ce troisième volume, Isaac Asimov, lassé, mis
celle-ci de coté afin de s’atteler a d’autres récits et ne revint, quasiment
contraint et forcé que trois décennies plus tard, avec les deux derniers tomes
du cycle qui ne virent le jour que dans les années 80, mais aussi avec deux
préquelles, datant de la même époque. Ainsi, pendant longtemps, Le
Cycle de Fondation ne fut composé que de ces trois premiers tomes
originaux, eux-mêmes composés de nouvelles plus ou moins longues, tandis que la
suite, elle, s’avéra être tout a fait différente. En effet, le temps ayant fait
son œuvre, le style de l’auteur évolua et les derniers tomes sont en fait de
véritables romans, quand a l’aspect narratif et descriptif, il est bien plus
imposant. Mais ceci est une autre histoire et intéressons nous donc maintenant
au troisième tome de Fondation. Ainsi, à l’issu de Fondation
et Empire, le lecteur avait laissé le Mulet échoué dans sa quête de la
mystérieuse seconde Fondation, cependant, si un coup d’arrêt fut porter a sa
conquête, il n’en restait pas moins maitre d’une bonne partie de la Galaxie.
Cinq années se sont écoulées et celui-ci qui n’a pas perdu l’espoir de
découvrir ou se cache cette fameuse seconde Fondation annoncée par Seldon, se décide
a envoyer deux hommes en mission a sa recherche, Han Pritchett, son général en
chef et ancien adversaire converti et Bail Channis, un jeune membre de sa cour,
arrogant et insouciant mais qui, selon le Mulet, pourrait être la clef de la
découverte de la Fondation par le simple fait que, n’ayant pas été converti, il
aurait conservé toute l’astuce nécessaire pour une telle quête. Cette première
nouvelle, dans un tome qui en comporte deux, pas très longue, n’en reste pas
moins indispensable pour l’intrigue générale de la saga. En effet, celle-ci va
voir s’affronter d’un coté le Mulet et ses hommes, et de l’autre, la seconde
Fondation qui fait là sa grande entrée de manière officielle dans l’histoire.
Et je ne pense pas faire de grandes révélations en vous disant que la quête
sera couronnée de succès, quoi que, sans dire ni comment, ni ce qui arrivera
ensuite. Et le récit, plutôt court au vu des standards actuels, n’en reste pas
moins un classique du genre avec tout ce qui a fait la qualité de la saga : rebondissements,
révélations et autres coups de théâtres en pagaille auquel le lecteur ne
s’attendait guère. Personnellement, j’ai bien aimé cette Quête du Mulet,
en particulier le duel à trois qui m’aura marqué de part son intensité. La
Quête de la Fondation, deuxième nouvelle de l’œuvre et gros morceau de
celui-ci, est tout aussi bonne et, cette fois ci, l’opposition met aux
prises les deux Fondations, la première, tout juste remise de sa chute face au
Mulet, connaît désormais l’existence de la seconde et se retrouve partagé entre
deux opinions bien distinctes : tout d’abord, la grande majorité de la
population ne voient en celle-ci qu’une espèce de Deus-ex-machina qui leur
sauvera la mise devant toutes les difficultés, tandis qu’une petite minorité
craint pour sa survie et sa liberté face a des hommes capables, comme le Mulet,
de contrôler les esprits. Pour ce qui est de la seconde, devant le danger que
fut pour le plan Seldon l’apparition imprévue du Mulet, elle essaye de tout
faire pour le remettre sur les bons rails, et pour cela, il faut que la
première Fondation oublie leur existence, sinon, leur stagnation continuera et
cela en sera finie du plan Seldon. Ainsi, tout l’intérêt de l’histoire repose
sur cet affrontement et c’est par le biais d’un petit groupe de comploteurs de
Terminus et d’une adolescente, en fuite dans la galaxie, que l’on suivra
celui-ci. Si Asimov nous avait habitué jusque là a nous passionner avec ses
récits diablement efficaces remplis de rebondissements, cette fois ci, tout
cela est poussé a son paroxysme, dans une nouvelle parfois proche du polar et
dont le final, avec ces multiples explications qui s’enchainent et se
contredisent en permanence, restera comme l’un des grands moments de tout le
cycle, incontestablement. Bref, Seconde Fondation est tout
bonnement dans la lignée de ces deux prédécesseurs et il n’y a tout simplement
rien à jeter ni à redire. Une fois de plus, Asimov a sut nous entrainer dans un
récit captivant et démontrer qu’il fut l’un des plus grands écrivains du genre
du vingtième siècle. Le final nous laissait présager que des centaines d’années
plus tard, le plan Seldon allait finalement aboutir au second Empire
Galactique, mais souvenons nous qu’à la base, la série aurait dut en rester là…
Or, il y a encore deux tomes et tout pourrait se compliquer…
Points
Positifs :
- Le
plaisir de découvrir la suite de ce qui est, incontestablement, un des plus
grands cycles de Science-Fiction de tous les temps. Il faut dire que, avec Fondation,
Isaac Asimov nous livre sans nul doute son chef d’œuvre absolu, le maitre
étalon de toute sa production qu’il a nombreuse et de qualité.
-
Deux nouvelles composent ce troisième volet de la saga : La Quête
du Mulet et La Quête de la Fondation. Indéniablement, nous
avons ici deux récits hauts en couleurs, captivants et dans la lignée de leurs
prédécesseurs.
-
La conclusion de La Quête de la Fondation, avec ses multiples
rebondissements, est un véritable classique du genre.
-
Le duel final – à trois – qui conclut La Quête du Mulet est un
pur régal !
-
Tout le mystère qui entoure cette fameuse Seconde Fondation et qui nous tient
en haleine tout au long des deux récits…
Points
Négatifs :
- Même
si le Mulet est encore présent dans la première nouvelle de ce troisième volet
du Cycle de Fondation, il manque peut-être des protagonistes
charismatiques comme cela avait été le cas dans les deux premiers tomes de la
saga.
-
Certains tiqueront peut-être devant les pouvoirs des membres de cette fameuse
Seconde Fondation qui tombent franchement dans la parapsychologie pure et dure.
Mais bon, cela reste une affaire de gouts personnels.
- Les
lecteurs modernes, peu habitués cette SF d’un autre âge, risquent de tiquer
devant ces deux récits qui leur apparaitront probablement trop court. Après,
une fois de plus, cela reste une affaire de gouts…
Ma
note : 8,5/10
Rendez-vous
avec la M.O.R.T.
Une
redoutable et mystérieuse organisation, la M.O.R.T., multiplie crimes et
exactions en tous genres dans la ville de Titan. Pire encore, vous venez d'être
informé que son chef, le cruel Titanic Cyborg, a dressé un plan pour devenir le
maître de la Terre. Une réunion à laquelle participeront tous les agents de la
M.O.R.T. doit mettre au point les derniers détails de cette monstrueuse
entreprise. VOUS êtes le Justicier, un habitant de Titan à l'apparence banale
dans la vie quotidienne, mais un héros doué de Superpouvoirs lorsque le devoir
vous appelle. Vous seul pouvez connaître la date, l'heure et le lieu de cette
lugubre réunion. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires
dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la
route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne
chance…
Rendez-vous avec la M.O.R.T.
Série
: Défis
Fantastiques n°17
Auteur : Steve Jackson
Illustration
de la couverture : Brian Bolland
Illustrations
intérieures : Declan Considine
Titre original : Appointment with F.E.A.R.
Traduction : Arnaud
Dupin de Beyssat
Année
de l’édition Anglaise : 1985
Sortie
de l'édition Française : mai 1986
Edition
Française : Editions
Gallimard (Folio Junior)
Nombre
de paragraphes : 440
Mon
avis : Cofondateur de la fameuse saga des Défis
Fantastiques avec le sieur Ian Livingstone, Steve Jackson s’était très
rapidement démarqué de son compère par son anticonformisme vis-à-vis de la
thématique habituelle des Livres dont vous êtes le Héros, ainsi, entre une
quadrilogie somptueuse que fut Sorcellerie !,
mais aussi, des titres comme La
Galaxie Tragique qui lorgnait du coté de Star
Trek et pour le cultissime Manoir
de l’Enfer, l’auteur ne se limita jamais a la simple
Heroic Fantasy, bien au contraire. Et, justement, l’un de ses meilleurs
exemples, en tous cas, peut-être le plus osé fut ce Rendez-vous avec la
M.O.R.T., livre jeu fortement inspiré des comics books de
super-héros ! Eh oui, ici, nous n’interprétons pas un traditionnel
aventurier armé d’une épée qui s’en va occire un méchant sorcier mais un
super-héros, un vrai de vrai, avec son costume et sa cape. Un sacré changement,
donc, plutôt original et bienvenu surtout que, histoire d’en rajouter une
couche, si les illustrations de Declan Considine se sont pas éblouissantes,
elles collent assez bien a l’ambiance des comics – d’ailleurs, la plupart du
temps, elles sont présentées comme des cases, ce qui renforce le sentiment de
se trouver dans un comics. L’idée de Steve Jackson, bien entendu, est certes
audacieuse mais assez réussie, surtout que l’on a droit a toute la panoplie du
genre avec, bien entendu, le costume, l’identité secrète a préservée, les
pouvoirs a choisir, des adversaires tous plus ridicules les uns que les autres
et, petite cerise sur le gâteau, un patron irascible qui nous renvoi a celui de
Peter Parker dans Spider-Man. Hélas, toutes les meilleures idées au
monde ne suffisent pas et même si par le choix du pouvoir de départ, on dispose
en fait de quatre aventures en une, assez différentes d’ailleurs, ce livre jeu
pèche énormément de par son extrême difficulté, car oui, vous l’avez compris,
c’est un one-true-path, ou plutôt, quatre one-true-path, qui plus est, assez
court dans l’ensemble puisque, malgré les 440 paragraphes, il y a quatre
aventures a caser. Mais bon, même s’il est loin d’être parfait, Rendez-vous
avec la M.O.R.T. mérite le détour, ne serais-ce que pour son
originalité, et si en plus vous êtes amateurs de comics et d’énigmes, alors, nul
doute que vous passerez un fort bon moment !
Points
Positifs :
- Sans
nul doute l’un des Défis Fantastiques les plus originaux de la
série ! Il faut dire qu’interpréter un super-héros dans un LDVELH,
c’est une chose peu commune.
-
Steve Jackson ne fait pas les choses à moitié et nous abreuve avec tous les
poncifs du genre : costumes, capes, identité secrète, superpouvoirs,
méchants a priori ridicules mais qui ne dénotent pas avec ceux des comics
(surtout ceux de l’époque), difficultés a gérée la vie quotidienne pour notre
héros, etc.
-
Si les illustrations ne sont pas extraordinaires en soit, force est de
constater que la manière dont elles sont présentées, c'est à dire, comme des planches de BD,
renforce l’impression que l’on lit un véritable comic book !
-
On a le choix entre quatre superpouvoirs, ce qui donne, au final, quatre
aventures différentes.
Points
Négatifs :
- Malheureusement, Rendez-vous
avec la M.O.R.T. est un one-true-path a l’extrême difficulté, ou
plutôt, quatre one-true-path puisqu’il y a en fait quatre histoires. Pour la
petite histoire, je n’ai jamais arrivé à en venir à bout…
-
Quatre histoires pour 440 paragraphes, vous l’avez compris, les différentes
aventures sont en fait assez courtes.
-
Le découpage des illustrations en forme de planches de comics est sympa mais
Declan Considine n’est pas un dessinateur extraordinaire.
-
Si vous êtes allergiques aux super-héros, passez votre chemin sans vous
attardez, ce livre jeu n’est pas fait pour vous.
-
Les noms, ce n’est pas du tout ça mine de rien : entre le Justicier
et Titanic Cyborg, tout cela ne vole pas bien haut…
Ma note : 7/10