Novembre
En
janvier 2015, Abdelhamid Abaaoud parvient à échapper à une opération de police
internationale à Athènes où est présent Fred, commissaire de la sous-direction
anti-terroriste française. Dix mois plus tard, le 13 novembre 2015, des
attentats frappent Paris et Saint-Denis, faisant 130 morts. Dès lors,
l'anti-terrorisme va mener l'enquête pour retrouver les terroristes en fuite.
Grâce à des écoutes, des filatures et des témoins, ils vont enquêter sans
relâche pendant cinq jours, entre Paris et sa banlieue, Bruxelles et le Maroc,
jusqu'à l'opération policière du 18 novembre 2015 à Saint-Denis.
Novembre
Réalisation
: Cédric Jimenez
Scénario
: Olivier Demangel et Cédric Jimenez
Musique : Guillaume
Roussel
Production : Chi-Fou-Mi
Productions, France 2 Cinéma, StudioCanal
Genre : Policier,
Drame, Historique
Titre
en vo : Novembre
Pays
d’origine : France
Parution
: 05
octobre 2022
Langue
d'origine : français
Durée
: 100
min
Casting :
Jean
Dujardin : Fred
Anaïs
Demoustier : Inès
Sandrine
Kiberlain : Héloïse
Jérémie
Renier : Marco
Lyna
Khoudri : Samia
Sami
Outalbali : Kader
Stéphane
Bak : Djibril
Cédric
Kahn : Martin
Sofian
Khammes : Fouad
Raphaël
Quenar : Rudy
Jérémy
Lopez : Vincent
Victoire
Du Bois : Julia
Sophie
Cattani : Sarah
Sarah
Afchain : Hasna
Lyes
Kaouah : Khalid Ben Hamet
Hugo
Dillon : Jackie Delattre
Darren
Muselet : Attou
Quentin
Faure : Benoît
Laurent
Maurel : un policier de la Préfecture
Bernard
Gabay : un membre du conseil de sécurité de Paris
Luc-Antoine
Diquéro : un capitaine de gendarmerie
Jean-Michel
Fête : le représentant PP
François
Hollande : François Hollande
Mon
avis : Pas plus tard qu’hier, j’ai eu le
plaisir de vous parler d’un certain BAC Nord,
long métrage du sieur Cédric Jimenez qui avait, lors de sa sortie en aout 2021,
connu un immense succès de la part du public qui avait loué l’excellence de ce
film que l’on peut qualifier de coup de poing mais qui, également, avait vu toute
la gauche bien pensante lui tomber dessus, à bras raccourcis et comme un seul
homme – déconstruit, bien entendu – ce, en raison du fait que les idolâtres de
la secte de Mélenchon et les habituels bobos du camp du bien prétendaient que
ce film faisait l’apologie de la police, BAC Nord étant donc
considéré comme étant un long métrage facho. Et donc, une année plus tard, en
2022 donc, l’indécrottable Cédric Jimenez revint sur les écrans avec un autre
long métrage, Novembre, qui, pour la petite histoire, mettait en
scène les forces de l’ordre – ce qui ne l’aidera pas à faire ami-ami avec la
gauche bien pensante – le sujet étant, ici, bien plus marquant pour le grand
public puisqu’il traitait des attentats du 13 Novembre 2015 et, plus
particulièrement, de la rapide enquête qui débuta dès le début de ceux-ci et
qui s’acheva, cinq jours plus tard, par l’assaut, à Saint-Denis, sur les
derniers terroristes islamistes encore en vie. Une thématique à priori casse
gueule mais assez proche, finalement, de celle d’un autre long métrage,
américain celui-là, Zero Dark Thirty qui lui, traitait, une
poignée d’années plus tard, de la traque qui aboutie à la mort de ce sombre
individu que fut Oussama ben Laden, et, comme ce fut le cas avec ce film, le
résultat apparait, au final, assez bon pour ne pas dire très bon ! Certes,
au petit jeu des comparaisons, Zero Dark Thirty, plus complet, plus
aboutit, apparait comme étant supérieur à Novembre, cependant,
malgré ce constat évident, le nouveau long métrage de Cédric Jimenez, même s’il
est légèrement moins réussi que BAC Nord qui, lui, formidable
film coup de poing, était une indéniable réussite, n’en reste pas moins une
œuvre qui mérite le détour. Ainsi, pour le traitement des événements, tout
d’abord, qui retranscrit à merveille la terrible course contre la montre qui
débuta alors même que les attentats étaient encore en court : on est
rapidement plongés dans cette enquête hors-norme et même si les événements sont
bien connus – depuis 2015, le spectateur a eu l’occasion de voir moult
reportages sur le sujet – Novembre se regarde comme un
excellent thriller, captivant au possible. De plus, la véracité des événements
tels qu’ils sont décrits est un plus indéniable pour ce film qui nous montre,
naturellement, les services de police et de contre-espionnage sur le qui vive,
traitant la moindre piste plus ou moins plausible mais qui finiront par faire
mouche par le biais d’un témoignage tombé du ciel et qui valut, par la suite,
bien des déboires à la personne concernée – nous ne sommes pas aux Etats-Unis
et le service de protection des témoins, en France, est d’un autre temps.
Ajoutons à cela un casting impeccable et un rythme qui vous tiendra en haleine
de la première à la dernière minute et l’on obtiendra, au final, un long
métrage qui mérite, largement, le détour, confirmant au passage,
définitivement, que Cédric Jimenez est un excellent réalisateur mais aussi, que
certains films français n’ont nullement à rougir de la comparaison avec leurs
homologues d’outre-Atlantique voir d’outre-Manche. Naturellement, la presse de
gauche, fidèle à son habitude, n’aura guère été complaisante à l’égard de ce
film, mais bon, ce parti-pris, franchement stupide, est peu important :
après tout, en dehors d’un certain public parisien appartenant au camp du bien,
qui se soucie encore de leur avis ?
Points
Positifs :
-
Une indéniable réussite que ce Novembre qui revient, avec
justesse, sur les événements des attentats du 13 Novembre 2015 et, plus
précisément, sur la rapide enquête qui suivit ceux-ci et qui aboutit, cinq
jours plus tard, sur l’assaut lancé, à Saint-Denis, contre la planque de ce
triste sir que fut Abdelhamid Abaaoud.
-
Si BAC Nord avait déjà marqué les esprits de par son
excellence, Novembre confirme définitivement tout le bien et
le talent du sieur Cédric Jimenez, un réalisateur qui sort nettement de la
norme hexagonale et qui possède suffisamment de savoir faire pour nous offrir
des œuvres qui n’ont nullement à rougir de la concurrence étrangère.
-
Captivant de bout en bout, possédant un rythme élevé, Novembre se
regarde comme un excellent thriller même si l’on sait, parfaitement, que
celui-ci aborde des événements réels.
-
Un très bon casting – avec Jean Dujardin en tête d’affiche – qui est pour
beaucoup pour la réussite de ce film.
-
Il est rare qu’un film français soit aussi bon – oui, je sais, je ne vais pas
me faire que des amis en affirmant cela – mais force est de constater que, ici,
tant l’ambiance que le rythme, la mise en scène, la bande originale ou
l’intrigue oh combien captivante sont à mille lieux des productions
hexagonales.
Points
Négatifs :
-
Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux
violences policières, si vous êtes un membre de la France Insoumise, des Ecolos
ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de
ces fameuses associations racisées et si vous êtes un des derniers lecteurs
de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les
Inrockuptibles, alors, vous allez détester Novembre et,
naturellement, son réalisateur, Cédric Jimenez qui, visiblement, après BAC
Nord, nous pond encore une ode à la police…
-
Un film, dans son traitement, plus américain que français, ce qui, la aussi,
posera problème à une certaine intelligentsia parisienne.
Ma
note : 7,5/10
BAC
Nord
En
2012, Grégory, Yassine et Antoine, sont des agents de la BAC Nord de Marseille,
et officient dans les quartiers nord, une des régions aux plus hauts taux de
criminalité de France. À la suite d’une intervention musclée pour saisir un
charbonneur, ils ont un accident sur le trajet, ce qui leur est reproché par
leur officier, Jérôme, qui ne veut pas que leurs opérations soient trop
coûteuses : pour la préfecture de police, un contrôle ou une interpellation a
la même valeur. Malgré les soucis, Greg, Antoine et Yass continuent leur vie
normalement. Ce dernier s'apprête d'ailleurs à devenir père. Au cours d'une
intervention, le trio se retrouve à pourchasser un véhicule, qui se réfugie
dans le quartier des Aigues douces. L'entrée est gardée par des caïds, faisant
la loi dans la cité. Malgré les provocations, Greg, Antoine et Yass sont forcés
de reculer et d'obéir à leur hiérarchie, qui leur impose de ne pas entrer dans
la cité, pour ne pas créer d'incident. Se sentant humilié, Greg fait remonter
son ressentiment à son officier, qui va par la suite lui proposer de réaliser
un démantèlement d'un immense réseau de trafic de drogue dans ce même quartier,
afin de satisfaire le préfet.
BAC Nord
Réalisation
: Cédric Jimenez
Scénario
: Cédric Jimenez et Audrey Diwan
Musique : Guillaume
Roussel
Production : Chi-Fou-Mi
Productions, France 2 Cinéma, StudioCanal
Genre : Policier,
Drame
Titre
en vo : BAC Nord
Pays
d’origine : France
Parution
: 18
août 2021
Langue
d'origine : français
Durée
: 104
min
Casting :
Gilles
Lellouche : Grégory Cerva
Karim
Leklou : Yassine
François
Civil : Antoine
Adèle
Exarchopoulos : Nora
Kenza
Fortas : Amel
Cyril
Lecomte : Jérôme
Michaël
Abiteboul : Jacques
Idir
Azougli : Kévin
Jean-Yves
Berteloot : Yvon
Kofs
: homme du TMAX à Castellane
Mon
avis : Ce fut, sans aucune discussion
possible, un des films les plus marquants de l'année 2021, du moins, pour ce
qui concerne la France, bien entendu. Il faut dire que la sortie de BAC
Nord aura été un sacré beau succès pour ce qui est des entrées du
public mais aussi des critiques, celles-ci, dans l’ensemble, ayant été plus
qu’élogieuses, cependant, à coté de cela, le long métrage du sieur Cédric
Jimenez (qui revient sur l’affaire de la BAC Nord de Marseille qui fit un sacré
scandale en 2012) aura connu une belle petite polémique des familles comme
seul, hélas, notre bien triste époque sait en pondre quotidiennement. Ainsi,
aux yeux d’une extrême gauche toujours aussi détestable et prompt à
l’indignation, BAC Nord aura été vouée aux gémonies,
considérée par celle-ci comme étant un film oh combien caricatural sur la
banlieue, un film pro-flic et, bien évidement, un film raciste – ah bah
oui ! Du coté de l’autre spectre politique – car il ne faut pas les
oublier – BAC Nord aura été portée au pinacle, Marine Le Pen
louant celui-ci – ce qui, par la force des choses, n’aura pas aidé ce dernier,
ses détracteurs y voyant là la confirmation de leurs dires. Bien entendu, les
choses, sont à la fois plus compliquées et plus simples que toutes ces
polémiques stériles et le seul tord de BAC Nord, finalement, aura
été de nous présenter une certaine réalité que certains ne souhaitent pas voir,
en prenant, certes, finalement, le coté de la police – mais bon, si certains
préfèrent prendre le coté des trafiquants de drogue, ma foi, je les laisse dans
leurs délires – cette fameuse police responsable, aux yeux d’un Jean-Luc
Mélenchon de plus en plus halluciné et dangereux, de toute la violence de la
société française actuelle – ben voyons ! BAC Nord,
finalement, aura connu les mêmes soucis que La Journée de la Jupe en
son temps, c’est-à-dire, un démontage en règle de la part de journaux
comme L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les
Inrockuptibles qui préfèrent, bien évidement, des films où la banlieue
est présentée de manière positive, où tout va pour le mieux dans le meilleur
des mondes et où la police est forcément méchante, violente et raciste. Or, le
public, lui, ne s’y est pas tromper – d’un autre coté, vu les trois ou quatre
lecteurs qui lisent encore des journaux, qui s’intéressent encore à l’avis de
ces derniers – et se sera ruer sur ce film coup de poing, ce film terrible qui
nous montre sans fard ce qu’est la réalité marseillaise – mais cela est valable
en d’autres points de France – et qui est, surtout, un sacré bon film, que
dis-je, un excellent film ! Oui, BAC Nord est un superbe
film, tout bonnement parfait de bout en bout et qui fut, sans aucune
contestation possible, un des meilleurs de l’année 2021. Mise en scène,
acteurs, rythme, ambiance a coupé le couteau, on frôle la perfection tout au
long des presque deux heures que dure le film et on en ressort estomaqué par la
qualité générale de ce dernier, bien entendu, mais en se disant que,
décidément, les choses vont vraiment très mal dans notre société actuelle où,
finalement, les pires crapules et les voyous sont mieux vus, mieux protégés,
mieux considérés que ceux qui sont censés nous protéger, je veux, bien entendu,
parler de la police…
Points
Positifs :
-
Un des meilleurs films de l’année 2021, tout simplement ! Il faut dire
que BAC Nord est une réussite indéniable qui frôle avec la
perfection de bout en bout. Film coup de poing et sans aucune concession sur la
réalité des banlieues – ici Marseillaise mais cela est valable un peu partout –
celui-ci, en revenant sur une affaire célèbre qui défraya la chronique en 2012,
est davantage qu’un simple film policier, c’est davantage un film sociétal bien
sombre sur l’état de notre société actuelle…
-
Un excellent casting qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film :
Gilles Lellouche, Karim Leklou et François Civil, bien entendu, sont
brillantissimes et crèvent l’écran, surtout le premier qui fut, à mes yeux, une
belle surprise – il faut dire que j’avais l’habitude de le voir dans des rôles
nettement plus légers.
-
Il est rare qu’un film français soit aussi bon – oui, je sais, je ne vais pas
me faire que des amis en affirmant cela – mais force est de constater que, ici,
tant l’ambiance que le rythme, la mise en scène, la bande originale ou
l’intrigue oh combien captivante sont à mille lieux des productions
hexagonales.
-
Il faut voir BAC Nord puis s’intéresser un petit peu à ce qui
est sortit de la fameuse affaire de la BAC Nord de Marseille, c’est-à-dire,
finalement, pas grand-chose. Mais bon, cela, certains médias qui préféreront
toujours les voyous aux policiers ne vous le diront pas…
-
Quand je vois Bac Nord, je ne vois pas un film raciste mais
davantage un film sur l’impuissance actuelle de la police.
Points
Négatifs :
-
Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux
violences policières, si vous êtes un membre de la France Insoumise, des Ecolos
ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de
ces fameuses associations racisées et si vous êtes un des derniers lecteurs
de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les
Inrockuptibles, alors, vous allez détester BAC Nord et
vous traiterez ce film de raciste et celles et ceux qui l’apprécient de fachos
qui votent pour Le Pen et qui vouent un culte à Zemmour…
Ma
note : 8/10
Harvest
Moon
Neil
Young
1
- Unknown Legend (Neil Young) 4:32
2
- From Hank to Hendrix (Neil Young) 5:12
3
- You and Me (Neil Young) 3:45
4
- Harvest Moon (Neil Young) 5:03
5
- War of Man (Neil Young) 5:41
6
- One of These Days (Neil Young) 4:55
7
- Such a Woman (Neil Young) 4:36
8
- Old King (Neil Young) 2:57
9
- Dreamin' Man (Neil Young) 4:36
10
- Natural Beauty (Neil Young) 10:22
Harvest Moon
Musicien
: Neil
Young
Parution
: 27 octobre 1992
Enregistré : septembre
1991 – février 1992
Durée : 51:00
Genre
: Country
Rock
Producteur : Neil
Young, Ben Keith
Label
: Reprise
Records
Musiciens :
Neil
Young : guitare, banjo, piano, harmonium,
vibraphone, chant
Kenny
Buttrey : batterie (1, 2, 3, 4, 10)
Tim
Drummond : basse, marimba, broom (1, 2, 3, 4)
Ben
Keith : pedal steel guitare, dobro, basse
marimba, chant (1, 2, 3, 4)
Spooner
Oldham : piano, harmonium, claviers (2, 3, 4, 10)
Linda
Ronstadt : chœurs (1, 2, 3, 4, 5)
James
Taylor : chœurs (2, 4, 5)
Nicolette
Larson : chœurs (3, 4, 7, 8, 9, 10)
Astrid
Young : chœurs (4, 7, 9)
Larry
Cragg : chœurs (4)
Mon
avis : Je ne vais pas vous mentir, la
toute première fois que j’ai écouté Harvest Moon, je n’ai pas
vraiment été emballé par cet opus du grand et inimitable Neil Young. La
raison à ce ressentit ? En fait, elles sont multiples. Tout d’abord, il y
a le fait, assumé, que cet album renvoi, bien évidement, au cultissime Harvest,
paru en 1971 et qui fut le seul et unique succès véritable du canadien, un opus
magnifique, au demeurant. Bien entendu, on sentait, derrière ce Harvest
Moon, une certaine pression de la part de la maison de disques qui, enfin,
tenait sa suite à Harvest. Ensuite, il y a le fait que, après une
certaine renaissance artistique a la fin des années 80, on s’était habitué à un
Neil Young nerveux, terriblement rageur et dont le style annonçait fort bien le
grunge naissant. Par la force des choses, un album comme ce Harvest Moon, rempli de mélancolie, calme, country, détonnât à l’époque de sa
sortie et de nombreux fans dans mon genre l’écoutèrent une ou deux fois avant
de passer à autre chose et de l’oublier. Et puis, le temps étant passé, j’ai
souhaité redonner une chance à cet opus, principalement par curiosité après
avoir vu que les critiques à son égard étaient pour le moins élogieuses et, ma
foi, comment dire, je dois reconnaitre que ce fut une révélation. Bon, avant
d’aller plus loin, reconnaissons l’évidence, c’est-à-dire, que Harvest
Moon est, naturellement, inférieur à Harvest, mais ce constat
n’est pas une grande surprise, la chose étant même, après tout, normale
puisque, au petit jeu des comparaisons, comment pouvoir rivaliser avec ce qui
fut un pur chef d’œuvre ? Ceci étant dit, il faut tout de même admettre
que Harvest Moon n’en reste pas moins comme étant un bon, que
dis-je, un très bon album de Neil Young et, au demeurant, un digne successeur
de son illustre ainé. Cela, tout simplement, en raison de son ambiance générale
que l’on comprend peut-être mieux une fois que l’on a pris de l’âge et de la
bouteille, que l’on à découvre ce qu’est la tristesse du temps qui passe, que
la souffrance est notre plus proche compagne, que le meilleur, de toutes
façons, est derrière nous mais que, malgré tout, on n’en fait nullement tout un
plat. Après tout, c’est la vie et que pourrait-on dire à nos amis, nos amours,
nos animaux perdus ? Pas grand-chose si ce n’est que nous pouvons
continuer à rêver en attendant un futur qui ne sera pas aussi grandiose mais
que l’on attend sereinement. Harvest Moon, c’est un peu tout cela,
la jeunesse est passée, l’âge mur est arrivé et on ne peut pas y faire
grand-chose si ce n’est l’accepter, alors, une fois que cela est fait, on peut
apprécier cet album, reconnaitre sa force, sa grandeur et admettre, une bonne
fois pour toutes, son importance dans la discographie du Loner, notre vieux
compagnon de route…
Points
Positifs :
- Alors
que l’on pouvait être fort méfiant à l’encontre de cet album, force est de
constater que Harvest Moon est une fort belle réussite et,
selon moi, un des meilleurs opus de Neil Young des années 90. Emprunt d’une
mélancolie tranquille, il nous montre un musicien apaisé et enfin en paix avec
lui-même, qui nous livre, au passage, de fort belles chansons.
-
Que de titres magnifique dans cet album : Unknown Legend, From
Hank to Hendrix, You and Me, War of Man, One
of These Days et, bien entendu, le superbe et romantique Harvest
Moon…
-
Musicalement, notre Loner préféré est en forme et, en plus, il est fort bien
entouré. Petite mention à la présence des belles Linda Ronstadt et Nicolette
Larson, vieilles campagnes de routes et qui sont magnifiques aux chœurs.
-
Un album que l’on apprécie davantage, je pense, lorsque l’on a un certain âge
et que l’on a compris le sens de la vie.
-
Une pochette plutôt simple dans sa conception mais qui n’en reste pas moins
efficace.
Points
Négatifs :
- Bien
évidement, si vous préférez le Neil Young électrique et virevoltant, vous
risquerez de ne pas apprécier Harvest Moon, album trop calme, trop
country dans sa conception.
-
Au petit jeu des comparaisons, Harvest l’emporte haut la main,
mais bon, c’est on ne peut plus normal…
Ma
note : 8,5/10
Akira
– Tome 1
En
2019, trente-huit ans après la Troisième Guerre mondiale, Néo-Tokyo se
reconstruit et se prépare à accueillir les Jeux Olympiques l’année prochaine.
Kaneda et sa bande sont des jeunes de 15 ans un peu paumés qui aiment faire des
virées nocturnes en moto, se droguer et se battre contre les gangs de motards
rivaux. Cette nuit n’échappe pas à la règle et le groupe s’élance à vive allure
dans les rues. Soudain, en plein milieu d’une route désaffectée, un des
garçons, Tetsuo, aperçoit la silhouette d’un enfant. Il tente de l’éviter et sa
moto explose avant même de percuter l’enfant. Les autres jeunes hommes
s’arrêtent et Kaneda assiste à un spectacle étrange : l’enfant, intact, a
l’apparence d’un vieillard et un numéro 26 tatoué dans la paume de sa main.
Soudain, ce dernier se met à devenir transparent jusqu’à disparaître. C’est
alors que l’armée, qui semble à la poursuite du gamin, débarque à son tour et
embarque Tetsuo, gravement blessé. Le lendemain matin, Kaneda et les autres
membres du gang ont le droit à un sermon musclé par le directeur de leur centre
d’apprentissage professionnel en mécanique et au prof de sport qui leur assène
quelques coups de poing pour leur apprendre la discipline. Ils n’ont pas de
nouvelles de Tetsuo mais l’enfant au corps de vieil homme va refaire surface.
Quant à Tetsuo, il se réveille dans un hôpital de l’armée avec des pouvoirs
étonnants après qu’on l’a opéré pour lui trafiquer le cerveau. Loin de se
soumettre comme les autres cobayes, le jeune homme décide de s’évader de
manière sanglante, et va utiliser ses nouveaux dons pour se faire respecter,
n’hésitant pas pour cela à tuer tous ceux qu’il croise...
Akira – Tome 1
Scénariste
: Katsuhiro
Otomo
Dessinateur : Katsuhiro
Otomo
Genre : Seinen
Type
d'ouvrage : Fantastique, Anticipation
Titre
en vo : Akira – vol 1
Parution
en vo : 14 septembre 1984
Parution
en vf : 01 juin 2016
Langue
d'origine : Japon
Editeur : Glénat
Nombre
de pages : 362
Mon
avis : Si cela fait un peu plus de trois
décennies que je connais Akira, le manga culte du grand Katsuhiro
Otomo, et si je qualifie celui-ci depuis longtemps, donc, de pur chef d’œuvre –
ce qu’il est, la chose est claire – jusqu’à aujourd’hui, je ne le connaissais
que par sa version colorisée, celle faite par les américains et qui fut
publiée en France au tout début des années 90. Bien évidement, cette version de
Akira, en elle-même, était déjà
extraordinaire et, quelque part, me suffit pendant fort longtemps, or, a un
moment donné, il aurait été dommage de passer a coté de la version originale,
bref, du manga d’Otomo en noir et blanc, tel qu’il fut publié au début des
années 80, et s’il m’a fallut bien du temps pour franchir le pas, force est de
constater qu’après la lecture de ce premier tome de Akira, il
apparait grandement que non seulement le plaisir est toujours au rendez vous
mais que, en plus, avec cette version en noir et blanc, j’en suis presque a
redécouvrir une œuvre que je croyais connaitre sur le bout des doigts. Car oui,
cette énième version de Akira, dirigée par le sieur Otomo en
personne depuis le Japon, totalement identique au manga original, est un must
absolu que tout fan se doit de posséder absolument. Bien évidement, rejeter la
version couleur, celle qui nous aura fait découvrir Akira du
temps de notre jeunesse est peut-être excessif, mais bon, a bien y réfléchir,
comment ne pas reconnaitre que le noir et blanc magnifie superbement une œuvre
qui flirtait déjà allègrement avec la perfection. Ainsi, sans rentrer dans les
détails d’un scénario grandiose, que tout fan connait – on y suit des jeunes
paumés de 15 ans qui parcourent la ville à moto la nuit pour affronter des
gangs rivaux, et qui vont se retrouver dans des affaires qui les dépassent avec
des expérimentations de l’armée sur des enfants porteurs de pouvoirs aussi
puissants que dangereux, des révolutionnaires qui en savent beaucoup sur ces
derniers et un nom, celui d’Akira, qui revient sans cesse et qui semble lié a
la guerre mondiale qui eut lieue quelques décennies auparavant – et qui ira en
s’améliorant au fil des volumes, il y également les dessins de Katsuhiro Otomo,
d’un dynamisme et d’une précision redoutable et qui restent, encore
aujourd’hui, comme étant le point d’orgue de sa carrière. Bref, un premier tome
génial, tout simplement, et qui, d’emblée, pose les jalons d’une œuvre
grandiose et culte qui est classée, depuis longtemps, au firmament des plus
grandes bandes dessinées de l’histoire, rien que ça ! Alors, que vous
soyez un vieux fan ou un parfait néophyte, n’hésitez pas une seconde et lancez
vous dans cette intégrale, Akira faisant partit de ces œuvres
qu’il faut avoir lut avant de mourir, et je n’exagère pas en disant cela…
Points
Positifs :
-
Encore une énième version du manga culte de Katsuhiro Otomo diront
certains ?! Certes, mais jamais le lecteur n’a eu droit a une version
respectant aussi bien le matériel original – nouvelle traduction, onomatopées
sous-titrées (au lieu de retouchées comme dans certaines versions), sens de
lecture japonais, et jaquette originale. Du coup, c’est presque une
redécouverte de l’œuvre, même pour les vieux de la vieille.
-
Le scénario, bien entendu, tout bonnement génial et qui ira en s’améliorant, au
passage, au fil des tomes. A la base, les choses semblent simples avec ces
jeunes motards qui sont mêlés aux manipulations génétiques de l’armée et a des
révolutionnaires mais les choses se compliquent très rapidement lorsque l’un
des adolescents, Tetsuo, se voit affublé de pouvoirs qui le dépassent et qui
finiront par… mais je n’en dit pas plus pour l’instant…
-
Les dessins de Katsuhiro Otomo, tout simplement somptueux ! D’une
précision incroyable, détaillés au possible, ces derniers nous montrent bien
qu’il y aussi de très grands artistes au Japon, contrairement a ce que certains
pensent. Et puis, comment ne pas mettre en avant ce cadrage dynamique, ce coté
cinématographique ? Bref, un pur régal !
-
Kaneda, Kei, Tetsuo, le Colonel, Ryu, le Clown, Yamagata… des protagonistes
cultes et certains ne sont pas encore apparus.
-
Même si les plus vieux ont été élevés a la version colorisée, force est de
constater que la version originale en noir et blanc a de la gueule !
-
Quelques scènes cultes, déjà, dans ce premier tome : ainsi, la mort du
pauvre Yamagata marque durablement les esprits…
Points
Négatifs :
-
Sur les premières pages, les dessins de Katsuhiro Otomo, en étant bons,
manquent encore un peu de précision mais cela s’améliore très rapidement au fil
de l’album.
-
Les inconditionnels de la version colorisée risquent de pinailler, mais bon,
c’est plus une version de gouts qu’autre chose…
Ma
note : 9/10
Saga
– Tome 1
Dans
l'arrière-salle d'une carrosserie, Alana, une jeune femme portant des ailes
dans le dos et ancienne soldate et Marko, un lunien orné de cornes de bouc et
ayant des dons pour la magie, vivent des instants merveilleux avec la naissance
d'Hazel, leur petite fille. Cet enfant n'aurait pourtant jamais du naître.
Alana et Marko viennent tous deux de planètes différentes et d'espèces en
guerre depuis longtemps. Considérés comme des parias, ils sont recherchés de
toutes parts. Un baron robot et des soldats de la coalition les ont retrouvés
et les tiennent en joue. Trois luniens font aussi irruption. Par miracle, le
couple et leur bébé parviennent à s'échapper et à mettre la main sur une carte.
Sur celle-ci figure un lieu synonyme d'espoir : la forêt de la fusée. Là-bas,
ils pourront quitter Clivage et se rendre sur une autre planète. Mais leur
fuite ne se fera pas sans danger, car les différents camps ont engagé des
mercenaires indépendants, réputés pour leur méthode expéditive et leurs résultats...
Saga – Tome 1
Scénario
: Brian K. Vaughan
Dessins
: Fiona Staples
Encrage : Fiona
Staples
Couleurs : Fiona
Staples
Couverture : Fiona
Staples
Genre : Science-Fiction,
Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre
en vo : Saga – Vol 1
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 23
octobre 2012
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 15 mars 2013
Nombre
de pages : 167
Liste
des épisodes
Saga
1-6
Mon
avis : Le hasard faisant souvent fort
bien les choses, ce fut donc, il y a de cela une bonne dizaine d’années, alors
que je me contentais de lire, sur les sites spécialisés, quelques critiques sur
diverses œuvres, tous genres confondus, que j’étais tombé sur cette singulière
œuvre du nom de Saga. Une couverture pour le moins curieuse, avec
une femme fée tenant dans ses bras un bébé accompagnée d’un homme arborant des
cornes de bouc, un synopsis pour le moins accrocheur avec une histoire, que
l’on pourrait, a priori, trouver banale (bah oui, Saga, c’est
surtout un Roméo & Juliette dans un univers de Space Opéra)
mais qui avait de quoi attirer l’attention du simple quidam, des dessins plutôt
plaisants, malgré leurs simplicités apparents (excellente Fiona Staples que je
ne connaissais pas du tout mais qui possédait un petit quelque chose qui a fait
que j’avais accrocher tout de suite a son style), sans oublier, bien entendu,
des personnages fort charismatiques, et ce, malgré leur étrangeté.
Curieusement, et sans que je ne me lance plus avant dans la lecture des
critiques de cette œuvre, je me disais que je tenais quelque chose de plutôt intriguant
qui avait de quoi sortir franchement de la norme, cependant, ce que je ne m’attendais
pas, c’était que ce Saga allait
vraiment marquer les esprits des amateurs de comics et apparaitre comme étant,
tout simplement, comme étant l’une des meilleures créations de la décennie
écoulée. Et donc, après avoir lu et relu moult critiques pour le moins
élogieuses sur cette œuvre, après m’être procurer le premier volume de celle-ci
et, donc, après avoir enfin trouvé le temps de la lire, confirmation fut faite
que oui, Saga était plus qu’une bonne BD, c’était peut-être un
chef d’œuvre, et je pèse mes mots en disant cela. Ainsi, que ce soit en
raison de son scénario, tout bonnement excellent et où l’auteur, Brian K.
Vaughan, qui avait un peu délaissé les comics ces dernières années avant de
revenir avec ce Saga, nous offrait, comme je l’ai déjà dit,
un Roméo & Juliette à la sauce Star
Wars, ses protagonistes, hauts et couleurs et charismatiques au possible,
que ce soient les parents de Hazel, bien entendu, le fantôme, Isabel, l’étrange
homme a tête de poste de télévision, le Prince Robot IV, mais aussi, les
chasseurs de prime, la Traque, mi-femme mi-araignée et son ex-amant, le
taciturne Le Testament, toujours accompagné de son énigmatique Chat Mensonge,
force est de constater que nous avons le droit à une galerie de fortes têtes
que l’on était pas prêt d’oublier de si tôt. Un scénario excellent et qui tenait
la route, des protagonistes fort bien réussis, une toile de fond intéressante,
un univers, ma foi, accrocheur, et, malgré une certaine violence, une certaine
dose d’humour savamment dosée et l’on se retrouvait, au final, avec une œuvre qui
apparaissait comme étant tout bonnement excellente même si, selon moi, celle-ci
n’était peut-être pas à mettre entre les toutes mains : de par sa
violence, bien évidemment, mais aussi pour ses scènes de sexe pour le moins
crues (mais qui, contrairement à bien d’autres œuvres, ne tournent pas au
vulgaire et semblent plutôt logique dans le déroulement de l’intrigue ; bref,
pas de voyeurisme ici) et un langage qui l’est tout autant, quoi que, nous
sommes en 2026 et probablement que de nos jours, tout cela ne choquera plus
grand monde ?! Bref, le premier tome de Saga, composé des six
premiers volumes de la série, apparait comme étant une réussite indéniable,
quand a mon ressentit, il ne pouvait être que bon puisque, après tout, lorsque
j’avais découvert cet album, je ne peux pas dire que je l’ai lu, disons que je
l’ai dévoré, ce qui, bien entendu, n’est pas la même chose et veut tout dire.
Pour conclure, il est difficile de ne pas reconnaitre que, avec Saga, le sieur Brian K. Vaughan nous
démontrait toute l’étendue de son talent et cette œuvre apparaissait,
immédiatement, comme étant fort prometteuse, ce qui, au demeurant, ne fut
nullement démentie au court de la décennie suivante, ce, en faisant énormément
parler d’elle – certaines scènes y étant, bien entendu, pour quelque chose,
mais je reviendrais dessus ultérieurement. Oui, car bien évidement, après une
telle claque – comment appeler mon ressenti autrement – comment ne pas avoir
envie d’une seule et unique chose, découvrir la suite des péripéties de Alana,
Marko, leur petite fille et tous les autres bien sûr !?
Points
Positifs :
-
Le premier volume de ce qui est, sans aucune discussion possible, un des comics
les plus audacieux, novateurs et enthousiasmant de la décennie écoulée. Il faut
dire qu’avec Saga, Brian K. Vaughan, tout en relançant le genre
Space Opéra, nous livre une œuvre d’une maturité rare mais qui n’en reste pas
moins accessible et originale. Bref, un incontournable absolu !
-
Une flopée de protagonistes hauts en couleurs, charismatiques et d’une
originalité à toute épreuve. Il faut dire qu’entre Alana et Marko, mais aussi
le Prince Robot IV, le Testament, le Chat Mensonge, la Traque et les autres, il
y a de quoi faire !
-
Pour ce qui est des dessins, si le style de Fiona Staples peut paraitre naïf de
prime abord, assez rapidement, on s’y fait et celui-ci apparait comme étant
fort réussi et, ma foi, parfaitement en adéquation avec l’univers de la série.
Chapeau bas à l’artiste : sans elle, Saga ne serait pas
tout à fait Saga…
-
La preuve évidente que l’on peut encore être original dans le petit monde des
comics, ce qui est loin d’être évident.
-
La sexualité n’est pas occultée dans cette série, cependant, jamais l’on ne
tombe dans le voyeurisme de bas-étage, au contraire, disons que celle-ci occupe
parfaitement sa place dans l’intrigue.
-
Une couverture plutôt simple, certes, mais qui n’en reste pas moins comme étant
efficace et plutôt plaisante dans son genre.
Points
Négatifs :
- Il
se peut que le style pour le moins simpliste de Fiona Staples ne plaise pas à
tout le monde, c’est un fait. Après, cela reste une affaire de gouts.
-
Space Opéra complètement déjanté, personnages singuliers, sexualité non
dissimulée, tout cela, bien entendu, pourra déplaire à une frange du public.
Après, les gouts et les couleurs…
Ma
note : 9/10
Marshal
Bass – Black & White
1875,
Etat d’Arizona. Un gang d’esclaves affranchis, sous les ordres d’un mystérieux
Milord, sème la terreur dans tout l’Etat. Avec son équipe de Marshals, le
colonel Terrence B. Helena mène l’enquête et traque sans grande réussite le
petit groupe de hors la loi. River Bass, un fermier afro américain, va être
recruté comme Marshal adjoint pour infiltrer le gang. Tiraillé entre les doutes
de sa femme, son intime conviction pour la justice et le manque de
reconnaissance de la profession pour un esclave affranchi, Bass va accepter le
job. Le fraichement nommé Marshal adjoint se présente devant Milord en tant que
Bill Derby, un dangereux hors la loi que le colonel avait refroidi en toute
discrétion. Le chef de gang doute des propos de Bass et décide de le ligoter
jusqu’à vérification de son identité. Au même moment, une partie de la bande de
fugitifs s’attaque à la banque de la petite ville d’Olive Grove, mais ils sont
attendus de pied ferme par les habitants qui défendent bec et ongle leurs
économies. Seul Pork et Beef, deux membres du gang et ex compagnon de route de
Bill Derby, s’échappent du traquenard sans le sou. Les deux acolytes se
présentent, à leur tour, devant Milord, après leur échec et identifient, pour
des raisons qui leurs sont propres, River Bass comme étant Bill Derby. Sous
couverture, le Marshal va s’intégrer au groupe et poursuivre son chemin avec le
gang. Peu avant l’attaque de la prochaine ville, Milord découvre que Bass est
un Marshal adjoint et ce dernier va devoir lutter non plus pour la justice,
mais pour sauver sa propre vie…
Marshal Bass – Black & White
Scénario
: Darko Macan
Dessins
: Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture
: Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Western
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution
: 07
juin 2017
Nombre
de pages : 56
Mon
avis : Après Nous,
les Morts, uchronie pour le moins sympathique qui
nous entrainait sur les traces d’Aztèques qui exploraient le continent européen
peuplé de zombies, le singulier Colt
& Pepper qui, lui, nous faisait découvrir
un univers de fantasy dans un Nouveau Monde pour le moins étonnant puis, enfin, un certain Frankenwood
qui nous faisait suivre la trace de figures majeures de l’âge d’or
hollywoodien qui ne cessaient de mourir et de revenir à la vie, nous retrouvons le duo
composé de Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable Igor
Kordey pour ce qui est des dessins dans une nouvelle saga qui est peut-être le
point d’orgue de leur collaboration, je veux, bien entendu, parler de Marshall
Bass. Bon, ici, nulle trace de Fantasy au programme puisque, dans cette BD,
nous nageons en plein western, de plus, le héros, River Bass, est inspiré d’une
figure historique réelle, un certain Bass Reeves qui, pour la petite histoire,
fut le premier shérif adjoint noir à l'ouest du Mississippi et qui fut crédité,
au long de sa longue carrière, de plus de 3000 arrestations, ce qui, ma foi,
est plutôt notable. Bref, un postulat de départ pour le moins original qui nous
permet non seulement de faire la connaissance avec un personnage pittoresque de
l’Histoire américaine mais aussi, et surtout, de nous replonger dans la
violence de l’époque mais également, de retrouver le fort talentueux – et fort
décrié – Igor Kordey. Car bon, on ne va pas se mentir, si vous êtes fan du
style oh combien particulier du dessinateur croate, si vous ne jurez que par
celui-ci qui s’inspire, bien évidement, du grand et regretté Richard Corben,
alors, Marshall Bass est fait pour vous : Kordey est non
seulement égal à lui-même et nous livre une prestation de fort bonne qualité
mais, en plus, le voir se plonger dans une ambiance western est fort
appréciable, surtout que l’artiste excelle visiblement dans celle-ci. A cela,
il faut ajouter le scénario du sieur Macan qui, sans être d’une franche
originalité, n’en reste pas moins suffisamment réussi et prenant pour faire
passer au lecteur un bon moment de lecture et faire de ce premier volet
de Marshall Bass une bonne petite réussite qui, ma foi, m’aura
donné envie de découvrir la suite et qui, au demeurant, aura confirmer tout le
bien que je pense d’Igor Kordey, mais bon, cela, ce n’est pas une nouveauté à
mes yeux…
Points
Positifs :
-
Un premier volet de fort bonne qualité qui nous entraine sur les traces d’un
shérif adjoint noir inspiré d’une figure historique réelle. Intrigue simple
mais néanmoins suffisamment prenante pour nous tenir en haleine tout au long de
ce premier album, protagonistes intéressants, dessins de qualité, bref, que
demander de plus ?
-
Igor Kordey reste égal à lui-même et si vous êtes fans du dessinateur, alors,
vous serez totalement conquis par sa prestation dans cet album. Qui plus est,
le voir officier dans une ambiance western est plutôt une bonne chose et
l’artiste s’en sort à merveille.
-
Les amateurs d’Histoire et, plus précisément, de l’Ouest sauvage, découvriront
par le biais de cette BD une véritable figure historique, ce fameux Marshall
noir du nom de Bass Reeves – River Bass ici.
-
Toute la violence de l’époque mais aussi son racisme est plutôt bien
retranscrit dans cette BD.
-
Une couverture simple mais qui n’en reste pas moins réussie.
Points
Négatifs :
-
Reconnaissons que, malgré ses qualités, ce premier volet de Marshall
Bass n’est pas, non plus, le truc de l’année : sympathique,
plaisant mais sans plus.
-
Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style
particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas
ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
Ma
note : 7,5/10