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mercredi 29 juillet 2026

Peaky Blinders – L'Immortel


Peaky Blinders – L'Immortel
 
En plein Blitz, en novembre 1940, l'Allemagne Nazie met en œuvre un complot visant à asservir économiquement le Royaume-Uni. Celui-ci prévoit l'injection massive de fausse monnaie britannique, fabriquée par les détenus des camps de concentration, dans l'économie britannique avec l'aide d'agents pronazis, ce, dans le but de provoquer une hyperinflation. Au même moment, un raid nocturne de la Luftwaffe sur Birmingham décime une usine de munitions BSA, tuant toutes les ouvrières. Ailleurs, Tommy Shelby vit reclus, retiré de la vie publique depuis la mort de son frère aîné Arthur, qui se serait suicidé en décembre 1938. Sa seule compagnie est son fidèle assistant Johnny Dogs. Tommy travaille à son autobiographie, mais est hanté par les visions de sa fille défunte, Ruby. Ada Shelby, qui lui a succédé comme députée de Birmingham Sud, lui rend visite pour l'informer des méfaits des Peaky Blinders, désormais dirigés par son fils, Duke Shelby. Parallèlement, le gang pille l'usine détruite et s'empare des munitions. En secret, Duke s'est allié à l'agent Nazi John Beckett, qui compte faire distribuer 350 millions de livres sterling de fausse monnaie en Grande-Bretagne par les Peaky Blinders, via leurs réseaux.
 

Peaky Blinders – L'Immortel
Réalisation : Tom Harper
Scénario : Steven Knight
Musique : Antony Genn, Martin Slattery, Nick Cave
Production : BBC Film, Banijay, Tiger Aspect Productions
Genre : Drame, Historique, Gangsters
Titre en vo : Peaky Blinders – The Immortal Man
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni, France
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 mars 2026
Durée : 112 mn

Casting :
Cillian Murphy : Thomas « Tommy » Shelby
Rebecca Ferguson : Kaulo et Zelda Chiriklo
Barry Keoghan : Erasmus « Duke » Shelby
Tim Roth : John Beckett
Stephen Graham : Hayden Stagg
Sophie Rundle : Ada Thorne (née Shelby)
Ned Dennehy : Charlie Strong
Packy Lee : Johnny Dogs
Ian Peck : Curly
Jay Lycurgo : Elijah
 
Mon avis :
 Il est difficile de ne pas reconnaitre que, entre 2013 et 2022, Peaky Blinders fut une des séries les plus importantes du petit écran et que celle-ci, en partant d’un postulat de départ pour le moins loin d’être d’une franche originalité puisque, pour rappel, ce dernier ne nous présentait, a priori, que les méfaits d’une petite bande de malfrats gitans de Birmingham pendant l’entre deux-guerres, aura sut, pour de multiples raisons, non seulement se démarquer de la concurrence mais, surtout, nous proposer une œuvre majeure qui auras a la fois conquis le public mais aussi les critiques. Ainsi, entre le coté cool parfaitement assumé de ces fameux voyous, une bande originale très rock qui, malgré tout, collait si bien à l’ambiance, une photographie et une mise en scène proche de la perfection et un casting que l’on pouvait qualifié, sans exagération aucune, de cinq étoiles, avec, au fil des saisons, les apparitions de quelques grands noms du grand écran, Peaky Blinders aura sut briller de mille feux et s’imposer comme étant une grande série. Et puis, il y avait aussi le cas Cillian Murphy. Bon acteur auparavant, star incontestable depuis, comment ne pas reconnaitre que, tout au long des six saisons qu’aura duré cette série, ce dernier aura porté, quasiment a lui seul, tout l’intérêt de Peaky Blinders, ce, de par son charisme fou, sa présence à l’écran, sans oublier, bien entendu, par le coté torturé de son personnage, ce fameux Tommy Shelby que nous ne sommes pas prêts d’oublier de si tôt. D’ailleurs, lorsque, il y a de cela quatre ans, en 2022 donc, fut diffusé l’ultime saison de Peaky Blinders, nous avions appris que celle-ci ne serait que la conclusion de la série et que, tôt ou tard, un film viendrait définitivement achever l’intrigue ou, plus précisément, le cas Thomas Shelby. Car oui, on se doutait bien que, pour achever comme il se fallait une telle œuvre, il fallait statuer sur le sort de son protagoniste principal, ce qui fut donc fait avec ce long métrage, Peaky Blinders – L'Immortel, paru cette année sur Netflix et qui conclut donc, d’une manière plutôt convenable a défaut d’être inoubliable, une série décidément pas comme les autres. Convenable car oui, incontestablement, ce film est plutôt bon dans l’ensemble et que, entre le plaisir de retrouver les quelques rares protagonistes encore en vie de la série et, surtout, notre bon vieux Thomas Shelby, mais aussi, le fait que ce dernier ait enfin droit a la paix, c’est-à-dire, a ce qu’il recherche depuis les débuts de la série, c’est-à-dire, la mort, je pense ne pas me tromper en affirmant que, sur ce point, Peaky Blinders – L'Immortel a vu juste. Loin d’être inoubliable car, d’un autre coté, comment ne pas reconnaitre que, au petit jeu des comparaisons, ce film est loin d’être aussi bon que la série. Bien entendu, un tel constat ne pouvait qu’être logique, ce, tout simplement par le fait qu’un scénario est naturellement davantage développé dans une série que dans un film, fatalement plus court. Mais ce n’est pas tout puisque pour ce qui est du scénario lui-même, il est tout de même dommage que l’on n’ai pas échappé au traditionnel passage de relais pour le moins problématique entre deux générations, celle du fils, nettement plus violente, étant en révolte contre l’ancienne, intrigue qui, il faut le reconnaitre, sent le déjà-vu à plein nez. Forcément, de par ce choix plutôt simpliste, Peaky Blinders – L'Immortel rate, de mon point de vu, le coche, cependant, malgré ses défauts et ses faiblesses, ce film possède tout de même suffisamment de qualités qui ont de quoi ravir la plupart des fans de l’œuvre originale qui, à défaut de retrouver le souffle épique de la série, sauront se satisfaire de ces adieux attendus au charismatique Thomas Shelby, un personnage qui, fatalement, va bien nous manquer mais qui devait bien disparaitre, tôt ou tard…
 

Points Positifs
 :
- Une conclusion acceptable, sous format de film, a ce qui fut une des meilleures séries de la décennie écoulée et même si tout n’est pas parfait, force est de constater que ce Peaky Blinders – L'Immortel possède suffisamment de qualités pour satisfaire suffisamment les fans de l’œuvre originale qui retrouveront, une ultime fois, ce bon vieux Thomas Shelby, toujours aussi charismatique que jamais.
- Cillian Murphy, bien entendu, toujours aussi génial dans son rôle de Thomas Shelby et qui revient, une toute dernière fois et pour notre plus grand plaisir, interprété ce gangsters hors-norme et terriblement charismatique.
- La première partie où Thomas Shelby, plus fantomatique que jamais, vi totalement en reclus, est, de mon point de vu, la plus réussie du film.
- Une belle mort pour notre gangster préféré, même si, il faut le reconnaitre, cette dernière était naturellement prévisible.
- Pour ce qui est de l’esthétique générale, comme c’était le cas dans la série, il n’y a pas grand-chose à dire si ce n’est du bon.
- Une bande originale toujours aussi excellente avec, au passage, une réinterprétation du fameux Red Right Hand de Nick Cave and the Bad Seeds.

Points Négatifs :
- Malheureusement, on n’échappe pas aux défauts du genre, c’est-à-dire, le fait que nous avons droit a un conflit intergénérationnel entre le père et le fils, ce dernier vivant dans l’ombre du premier et brillant par son ressentit, sa colère et son extrême violence. Thématiques maintes fois abordées dans moult œuvres du genre.
- Sans grande surprise, nous avons droit à un scénario nettement moins développé que dans ceux des différentes saisons de la série, mais bon, cela est normal étant donné qu’un film est naturellement plus court.
- Je n’ai pas été totalement convaincu par l’absence d’Arthur Shelby, bien au contraire.

Ma note : 7,5/10

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