Peaky
Blinders – L'Immortel
En
plein Blitz, en novembre 1940, l'Allemagne Nazie met en œuvre un complot visant
à asservir économiquement le Royaume-Uni. Celui-ci prévoit l'injection massive
de fausse monnaie britannique, fabriquée par les détenus des camps de
concentration, dans l'économie britannique avec l'aide d'agents pronazis, ce, dans
le but de provoquer une hyperinflation. Au même moment, un raid nocturne de la
Luftwaffe sur Birmingham décime une usine de munitions BSA, tuant toutes les
ouvrières. Ailleurs, Tommy Shelby vit reclus, retiré de la vie publique depuis
la mort de son frère aîné Arthur, qui se serait suicidé en décembre 1938. Sa
seule compagnie est son fidèle assistant Johnny Dogs. Tommy travaille à son
autobiographie, mais est hanté par les visions de sa fille défunte, Ruby. Ada
Shelby, qui lui a succédé comme députée de Birmingham Sud, lui rend visite pour
l'informer des méfaits des Peaky Blinders, désormais dirigés par son fils, Duke
Shelby. Parallèlement, le gang pille l'usine détruite et s'empare des
munitions. En secret, Duke s'est allié à l'agent Nazi John Beckett, qui compte
faire distribuer 350 millions de livres sterling de fausse monnaie en
Grande-Bretagne par les Peaky Blinders, via leurs réseaux.
Peaky Blinders – L'Immortel
Réalisation : Tom
Harper
Scénario : Steven
Knight
Musique : Antony
Genn, Martin Slattery, Nick Cave
Production : BBC
Film, Banijay, Tiger Aspect Productions
Genre : Drame,
Historique, Gangsters
Titre
en vo : Peaky Blinders – The Immortal
Man
Pays
d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni, France
Langue
d'origine : anglais
Date
de sortie : 20 mars 2026
Durée : 112
mn
Casting :
Cillian
Murphy : Thomas « Tommy » Shelby
Rebecca
Ferguson : Kaulo et Zelda
Chiriklo
Barry
Keoghan : Erasmus « Duke » Shelby
Tim
Roth : John Beckett
Stephen
Graham : Hayden Stagg
Sophie
Rundle : Ada Thorne (née Shelby)
Ned
Dennehy : Charlie Strong
Packy
Lee : Johnny Dogs
Ian
Peck : Curly
Jay
Lycurgo : Elijah
Mon
avis : Il est difficile de ne pas
reconnaitre que, entre 2013 et 2022, Peaky
Blinders fut une des séries les plus importantes du petit écran et que
celle-ci, en partant d’un postulat de départ pour le moins loin d’être d’une
franche originalité puisque, pour rappel, ce dernier ne nous présentait, a
priori, que les méfaits d’une petite bande de malfrats gitans de Birmingham
pendant l’entre deux-guerres, aura sut, pour de multiples raisons, non
seulement se démarquer de la concurrence mais, surtout, nous proposer une œuvre
majeure qui auras a la fois conquis le public mais aussi les critiques. Ainsi,
entre le coté cool parfaitement assumé de ces fameux voyous, une bande
originale très rock qui, malgré tout, collait si bien à l’ambiance, une
photographie et une mise en scène proche de la perfection et un casting que
l’on pouvait qualifié, sans exagération aucune, de cinq étoiles, avec, au fil
des saisons, les apparitions de quelques grands noms du grand écran, Peaky Blinders aura sut briller de mille
feux et s’imposer comme étant une grande série. Et puis, il y avait aussi le
cas Cillian Murphy. Bon acteur auparavant, star incontestable depuis, comment
ne pas reconnaitre que, tout au long des six saisons qu’aura duré cette série,
ce dernier aura porté, quasiment a lui seul, tout l’intérêt de Peaky Blinders, ce, de par son charisme
fou, sa présence à l’écran, sans oublier, bien entendu, par le coté torturé de
son personnage, ce fameux Tommy Shelby que nous ne sommes pas prêts d’oublier
de si tôt. D’ailleurs, lorsque, il y a de cela quatre ans, en 2022 donc, fut
diffusé l’ultime
saison de Peaky Blinders, nous
avions appris que celle-ci ne serait que la conclusion de la série et que, tôt
ou tard, un film viendrait définitivement achever l’intrigue ou, plus
précisément, le cas Thomas Shelby. Car oui, on se doutait bien que, pour
achever comme il se fallait une telle œuvre, il fallait statuer sur le sort de
son protagoniste principal, ce qui fut donc fait avec ce long métrage, Peaky Blinders – L'Immortel, paru cette
année sur Netflix et qui conclut
donc, d’une manière plutôt convenable a défaut d’être inoubliable, une série
décidément pas comme les autres. Convenable car oui, incontestablement, ce film
est plutôt bon dans l’ensemble et que, entre le plaisir de retrouver les
quelques rares protagonistes encore en vie de la série et, surtout, notre bon
vieux Thomas Shelby, mais aussi, le fait que ce dernier ait enfin droit a la
paix, c’est-à-dire, a ce qu’il recherche depuis les débuts de la série,
c’est-à-dire, la mort, je pense ne pas me tromper en affirmant que, sur ce
point, Peaky Blinders – L'Immortel a
vu juste. Loin d’être inoubliable car, d’un autre coté, comment ne pas
reconnaitre que, au petit jeu des comparaisons, ce film est loin d’être aussi
bon que la série. Bien entendu, un tel constat ne pouvait qu’être logique, ce,
tout simplement par le fait qu’un scénario est naturellement davantage
développé dans une série que dans un film, fatalement plus court. Mais ce n’est
pas tout puisque pour ce qui est du scénario lui-même, il est tout de même
dommage que l’on n’ai pas échappé au traditionnel passage de relais pour le
moins problématique entre deux générations, celle du fils, nettement plus
violente, étant en révolte contre l’ancienne, intrigue qui, il faut le
reconnaitre, sent le déjà-vu à plein nez. Forcément, de par ce choix plutôt
simpliste, Peaky Blinders – L'Immortel
rate, de mon point de vu, le coche, cependant, malgré ses défauts et ses
faiblesses, ce film possède tout de même suffisamment de qualités qui ont de
quoi ravir la plupart des fans de l’œuvre originale qui, à défaut de retrouver
le souffle épique de la série, sauront se satisfaire de ces adieux attendus au
charismatique Thomas Shelby, un personnage qui, fatalement, va bien nous
manquer mais qui devait bien disparaitre, tôt ou tard…
Points
Positifs :
-
Une conclusion acceptable, sous format de film, a ce qui fut une des meilleures
séries de la décennie écoulée et même si tout n’est pas parfait, force est de
constater que ce Peaky Blinders –
L'Immortel possède suffisamment de qualités pour satisfaire suffisamment
les fans de l’œuvre originale qui retrouveront, une ultime fois, ce bon vieux Thomas
Shelby, toujours aussi charismatique que jamais.
-
Cillian Murphy, bien entendu, toujours aussi génial dans son rôle de Thomas
Shelby et qui revient, une toute dernière fois et pour notre plus grand
plaisir, interprété ce gangsters hors-norme et terriblement charismatique.
-
La première partie où Thomas Shelby, plus fantomatique que jamais, vi
totalement en reclus, est, de mon point de vu, la plus réussie du film.
-
Une belle mort pour notre gangster préféré, même si, il faut le reconnaitre,
cette dernière était naturellement prévisible.
-
Pour ce qui est de l’esthétique générale, comme c’était le cas dans la série,
il n’y a pas grand-chose à dire si ce n’est du bon.
-
Une bande originale toujours aussi excellente avec, au passage, une
réinterprétation du fameux Red Right Hand
de Nick Cave and the Bad Seeds.
Points Négatifs :
-
Malheureusement, on n’échappe pas aux défauts du genre, c’est-à-dire, le fait
que nous avons droit a un conflit intergénérationnel entre le père et le fils,
ce dernier vivant dans l’ombre du premier et brillant par son ressentit, sa
colère et son extrême violence. Thématiques maintes fois abordées dans moult
œuvres du genre.
-
Sans grande surprise, nous avons droit à un scénario nettement moins développé
que dans ceux des différentes saisons de la série, mais bon, cela est normal
étant donné qu’un film est naturellement plus court.
-
Je n’ai pas été totalement convaincu par l’absence d’Arthur Shelby, bien au
contraire.
Ma note : 7,5/10
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