Juste
une Illusion
1985.
Le jeune Vincent Dayan vit en Île-de-France. Dans cette famille de la classe
moyenne, installée dans un ensemble d'immeubles de la banlieue ouest de Paris
il est coincé entre des parents toujours en conflit et un grand frère provocateur.
Ses parents, juifs d’Afrique du Nord marqués par leur histoire, essaient non
sans mal de s’adapter à la crise économique. De plus, le gardien de leur
immeuble, M. Berger, se rapproche de la mère de famille, Sandrine. Vincent, qui
va bientôt avoir 13 ans et se prépare pour sa bar-mitsvah, n’est plus petit
mais pas encore grand. Il se pose des questions, auxquelles le rabbin essaie de
répondre, sur son identité, sur l'amitié, la famille et la religion, le désir
et les premiers élans amoureux.
Juste une Illusion
Réalisation : Olivier
Nakache, Éric Toledano
Scénario : Olivier
Nakache, Éric Toledano
Musique : GoGo
Penguin
Production : Quad
Productions, Ten Cinéma
Genre : Drame,
Comédie
Titre
en vo : Juste une Illusion
Pays
d'origine : France
Langue
d'origine : français
Date
de sortie : 15 avril 2026
Durée : 119
mn
Casting :
Camille
Cottin : Sandrine Dayan, la mère
Louis
Garrel : Yves Dayan, le père
Simon
Boublil : Vincent Dayan
Alexis
Rosenstiehl : Arnaud Dayan,
le grand frère
Pierre
Lottin : M. Berger, le gardien
Jeanne
Lamartine : Anne-Karine
Rony
Kramer : M. Abourmad, le rabbin
Giorgia
Sinicorni : Madame Bernini
/ Laure
Augusto
Fornari : Monsieur Bernini
Adèle
Jayle : Madame Duchesnais, la mère
d’Anne-Karine
David
Ayala : Le vendeur du magasin de
vêtements
Agnès
Boury : La vendeuse du vidéoclub
Éric
Toledano : Acteur dans La ruée vers Laure
Olivier
Nakache : Acteur dans La ruée vers Laure
Mon
avis : Vous avez sans nul doute remarqué
que, ces dernières semaines, j’ai mis à l’honneur, sur ce blog, quelque uns des
longs métrages des sieurs Olivier Nakache et Éric Toledano, sans nul doute le
duo de réalisateurs français le plus connu des deux décénnies écoulées. Et
donc, après ces belles réussites que furent Nos Jours Heureux,
Tellement Proches,
Intouchables
et Le Sens de la Fête,
nous abordons, aujourd’hui, leur dernier film en date, je veux, bien entendu,
parler de Juste une Illusion, paru,
pour la petite histoire, il y a tout juste quelques mois. Bon, je ne vais pas
vous le cacher, si les deux compères sont plutôt doués et nous ont pondus, au
fil des années, quelques belles petites comédies qui auront marquées les esprits, il faut tout de même
reconnaitre que les deux hommes sont un peu trop inconsistants ce qui fait que
tous leurs longs métrages ne se valent pas, loin de là. Et donc, à coté des
films cités précédemment, il est difficile de ne pas admettre que des Samba, Hors Normes ou Une Année
Difficile sont des œuvres bien moins abouties. Mais alors, dans quelle
catégorie peut-on classer leur dernière production en date ? Je vous
rassure tout de suite, Juste une Illusion
est tout de même supérieur a ces trois films, c’est un fait, cependant, nous
sommes tout de même loin, très loin même, de leurs meilleures réussites, Le Sens de la Fête étant, selon moi,
leur coup de maitre. Et donc, quels sont les qualités et les défauts de ce Juste une Illusion ? En fait, dans
le cas présent, les choses sont plutôt simples selon moi puisque, suivant votre
age, suivant votre génération, vous n’aurez pas le même regard vis-à-vis de ce
long métrage. Ainsi, si vous avez, sensiblement, une bonne quarantaine d’années
voir, mieux, dans la cinquantaine, bref, c’est-à-dire, si vous avez connu ces
fameuses années 80, alors, Juste une
Illusion va plutôt bien fonctionner, ce, naturellement, par le biais d’une
certaine nostalgie qui, avec tout un tas de madeleines de Proust, vous
replongeront a de multiples reprises dans votre enfance. D’ailleurs, sur ce
point, ce film est terriblement efficace, c’est un fait et entre les décors,
les vêtements, la musique et les divers objets du quotidien, on se croirait
vraiment revenu quelques décénnies en arrière en une époque nettement plus simple
et plaisante. Le problème, fatalement, c’est que si vous êtes plus jeune, si
vous êtes nés après ces fameuses années 80, bref, si vous ne faites pas partie
du public ciblé par ce film, que reste-t-il de ce dernier ? Une histoire
plus ou moins plaisante où l’on suit les péripéties d’une famille juive d’une
banlieue méconnaissable désormais ? Une histoire où l’on se coltinera les
états d’âmes d’un gamin amouraché d’une jeune fille dont le père, visiblement,
est raciste ? Et toutes les références aux années 80 ? Pour la
plupart, vous ne les verrez même pas, c’est un fait. Bref, vous l’avez compris,
en s’inspirant probablement de leur propre enfance, Olivier Nakache et Éric
Toledano nous ont pondu un film qui est plutôt sympathique, je le reconnais,
assez amusant et qui, fatalement, m’aura touché particulièrement par le biais
d’une nostalgie parfaitement assumé. Les autres, eux, plus jeunes, d’une autre
génération, seront probablement dubitatifs devant ce long métrage qui les
laissera froid et passeront a autre chose, ce, en attendant que les deux
compères retrouvent l’inspiration qui était la leur a leurs débuts, mais bon,
ceci est, naturellement, une autre histoire…
Points
Positifs :
-
Un film plutôt sympathique et dont la grande force, bien entendu, est l’effet
nostalgie qui tourne à plein régime pour celles et ceux de ma génération,
c’est-à-dire, pour les quinquagénaires qui ont connu ces fameuses années 80…
-
Une intrigue assez simple et qui, bien entendu, sent le déjà-vu mais qui n’en
reste pas moins plaisante et agréable a suivre.
-
Pour ce qui est du casting, il n’y a pas grand-chose à redire si ce n’est que
celui-ci est plutôt efficace.
-
Décors, costumes, objets du quotidien, musique : nous avons droit a beau
saut dans le temps et on se croirait presque dans ces années 80 désormais si
lointaines.
Points Négatifs :
-
En toute sincérité, si vous n’avez pas connu les années 80, bref, si vous êtes
trop jeunes pour cela et que vous ne faite pas partie du public ciblé par ce
film, alors, vous serez probablement dubitatif devant ce Juste une Illusion qui ne vous touchera guère.
-
D’ailleurs, en toute objectivité, enlevez tous ces éléments nostalgiques et il
reste quoi a ce film ? Force est de constater que vous ne le verrez pas de
la même manière…
-
Une intrigue assez simpliste et qui ne brille nullement par son originalité,
bien au contraire.
-
Olivier Nakache et Éric Toledano auront toujours brillés par leur inconstance,
ce, tout au long de leur carrière. Certes, Juste
une Illusion n’est pas un mauvais film, c’est un fait, mais bon, leur
dernier incontournable, Le Sens de la
Fête, date tout de même déjà de 2017…
Ma note : 7/10