Pages

mercredi 30 septembre 2026

Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil


Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil
 
Elijah Baley, enquêteur terrien est chargé d'une enquête difficile. Il est envoyé sur Solaria pour élucider un assassinat. Or, sur cette planète, les contacts entre habitants sont quasiment impossibles et un robot semble impliqué, chose surprenante puisque les trois Lois de la Robotique interdisent aux robots de faire du mal aux êtres humains. Aidé de son partenaire robot humanoïde, R. Daneel Olivaw, il devra résoudre ce mystère mais également lutter contre sa phobie des grands espaces, lui qui est trop habitué à l'atmosphère souterraine des Cavernes d'acier.
 

Le Cycle des Robots – Face aux Feux du Soleil
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 12 janvier 1957
Edition Française : 24 septembre 2012
Titre en vo : The Naked Sun
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : André-Yves Richard
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 320
 
Mon avis : 
Il aura donc fallut attendre le quatrième volet du Cycle des Robots pour que, finalement, nous ayons droit a un volume qui tienne allègrement la comparaison avec les meilleurs volets de l’autre cycle majeur du sieur Asimov, je veux bien évidement parler de Fondation. Il faut dire que les deux premiers tomes du Cycle des Robots, aussi intéressants étaient-ils, n’étaient que des assemblages de nouvelles et manquaient, malgré quelques belles réussites, de cohérence, ensuite, le troisième volet, Les Cavernes d’Acier, véritable roman, lui, était apparu comme étant plus aboutit mais il manquait un petit quelque chose pour en faire un incontournable absolu et cela était probablement dut au fait que le coté thriller n’était pas aussi maitrisé qu’on aurait espéré. Cependant, ici, avec ce Face aux Feux du Soleil, force est de constater que, pour ce qui est de la qualité, cet ouvrage est nettement supérieur a ses prédécesseurs et qu’Asimov nous propose, enfin, un grand roman ! Il faut dire que cette nouvelle enquête du duo composé d’Elijah Baley et  de son comparse robotique Daneel Olivaw est passionnante au possible et flirte allègrement avec les meilleurs thrillers du genre. D’ailleurs, il faut noter ce fait et reconnaitre que si nous nageons toujours en pleine science-fiction, ce qui marque le plus les esprits, c’est l’enquête en elle-même, nettement plus mise en avant – et captivante – que dans Les Cavernes d’Acier. Ainsi, sur la planète Solaria, un homme est assassiné et il n’y a que deux suspects : un robot, ce qui est impossible en raison des Trois Lois de la Robotique, et la propre épouse du mort. Bien entendu, tout les regards se portent sur celle-ci, ce qui serait trop simple, et cela, Elijah Baley n’est pas dupe : non, le coupable est quelqu’un d’autre, quitte a ce que cela soit un… robot ! Vous l’avez compris, tout l’intérêt de ce roman se porte sur une enquête qui va rapidement s’avérer être captivante et qui prend une saveur particulière de par la civilisation de la planète Solaria, elle-même très particulière puisque, dans une planète plus grande que la Terre et où ne vivent que quelques dizaines de milliers de personnes, chaque individu ne rencontre quasiment jamais personne au cours de sa vie – et même la relation entre époux est fort problématique. Bref, vous l’avez compris, en raison de cette civilisation oh combien particulière – et qui sera encore poussée par la suite comme on l’avait vu dans Terre et Fondation – l’enquête que devront résoudre nos deux inspecteurs s’avérera complexe, ce, pour notre plus grand plaisir, et nous tiendra en haleine jusqu’à la fin. Une belle réussite, donc, de la part d’Asimov qui, ici, renoue donc allègrement avec ses meilleurs ouvrages ; en espérant, à présent, que la suite soit du même acabit…
 

Points Positifs
 :
- Le premier incontournable absolu du Cycle des Robots. Il faut dire que, ici, Isaac Asimov nous propose une enquête diabolique au possible et qui nous tient en haleine de la première à la dernière page. Un superbe thriller, indéniablement !
- Le plaisir de retrouver Elijah Baley et Daneel Olivaw, nos deux enquêteurs de génie. Le premier, particulièrement, est tout bonnement excellent dans cet ouvrage et c’est un véritable plaisir que de suivre son enquête, pas à pas, tout au long de l’intrigue.
- La découverte de la civilisation Solarienne est une des grandes réussites de ce Face aux Feux du Soleil : ici, l’humanité, contrôlant et maitrisant les naissances, a perdu tout instinct grégaire et chacun ne peut que vivre seul, absolument seul, ne supportant pas le contact avec un autre être humain.
- Justement, Elijah Baley, terrien, aura bien du mal à se faire au mode de vie des Solariens – et vice-versa – et cette opposition entre deux modes de vie antagonistes est un pur régal.
- Un casting assez conséquent et réussi parmi les divers Solariens que rencontre Baley au court de son enquête.
 
Points Négatifs :
- Dommage que Daneel Olivaw joue presque les utilités dans cet ouvrage.
- Un final peut-être un peu trop rapidement expédié ? Je n’aurai pas été contre quelques pages supplémentaires…
 
Ma note : 8,5/10

mardi 29 septembre 2026

De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat


De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat
 
C’est une affaire qui a bouleversé la France. En 2003, la mort de l’actrice Marie Trintignant sous les coups de son compagnon Bertrand Cantat, icône charismatique du rock français et leader du groupe Noir Désir, marque durablement la société française. 20 ans plus tard, ce documentaire en 3 épisodes de 40 minutes revient sur cette affaire et les questions qu’elle soulève encore aujourd’hui : violences faites aux femmes, omerta et traitement médiatique. Avec des témoignages inédits, 60 sources d’archives et une enquête approfondie, cette série propose une rétrospective sans concession sur une affaire qui a secoué l’opinion publique.
 

De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat
Réalisation : Zoé de Bussierre, Karine Dusfour, Anne-Sophie Jahn
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 27 mars 2025
Langue d'origine : Français
Durée : 3 x 42 mn
 
Mon avis :
 Dans la lignée des documentaires proposés par Netflix au cours de ces dernières années et dont l’un des plus beaux fleurons, pour rappel, fut celui consacré à la tristement affaire Grégory, l’année dernière, fin mars 2025, pour être plus précis, paru donc sur le petit écran un autre documentaire qui, sans grande surprise, fit énormément parler de lui puisque ce dernier revenait sur une autre affaire judiciaire qui avait fait parler d’elle en son temps, l’affaire Bertrand Cantat. Bon, ici, deux cas de figures se posent et donc, soit vous êtes trop jeunes pour avoir vraiment entendu parler de cette sombre histoire de meurtre, soit, comme c’est mon cas, vous vous souvenez parfaitement de ce mois de juillet 2003 qui, sans exagération aucune, aura marqué les mémoires. Il faut dire, bien entendu, que les protagonistes de cette affaire n’étaient pas n’importe qui puisque, a ma gauche, donc, nous avions Bertrand Cantat, leader incontesté de Noir Désir qui, pour rappel, fut le plus grand groupe de rock français, figure charismatique et grand donneur de leçons devant l’éternel tandis que, à ma droite, Marie Trintignant, actrice de premier plan qui n’était peut-être pas une star absolue mais qui n’était pas non plus n’importe qui, bien au contraire. Les faits ? Ils sont assez simples et, pour rappel, alors que Marie Trintignant tournait un téléfilm à Vilnius, en Lituanie et que son compagnon d’alors, Bertrand Cantat, se trouvait sur place, survint une dispute nocturne qui laissa sur le carreau et dans le coma l’actrice, le chanteur de Noir Désir l’ayant tout bonnement passé à tabac et laissé pour morte pendant plusieurs heures, sans appeler les secours. Les conséquences ? Là aussi, elles sont d’une simplicité terrible puisque Marie Trintignant ne sortit jamais du coma et finit par décéder, quelques jours plus tard. La suite des faits ? Bon, disons que c’est là que cela devient intéressant, ce que ce documentaire nous rappelle de fort belle manière. Emballement médiatique peu commun, ce qui se conçoit parfaitement et, dès le départ, apparition de deux camps : la famille et les proches de Marie Trintignant d’un coté, naturellement, tandis que, de l’autre, Bertrand Cantat, son ex-femme, Krisztina Rády, Noir Désir, leurs proches, la maison de disques, Universal, mais aussi, la quasi-totalité du monde médiatique et de l’intelligentsia parisienne qui, dès le début de l’affaire, tenta, par tous les moyens, de sauver le soldat Cantat en minimisant l’affaire et, au passage, en salissant la mémoire de la victime. Et donc, vous l’avez compris, c’est là que ce documentaire prend tout son intérêt car si, naturellement, celui-ci se contente de rappeler des faits plutôt bien connus, force est de constater que, avec vingt ans de recul, il est fascinant de voir comment, parce que Bertrand Cantat était un des plus grands symboles du camp du bien, ce qui ne s’appelait pas encore un féminicide fut totalement minimiser, la faute étant presque porter sur les frêles épaules d’une Marie Trintignant présentée alors comme étant une alcoolique hystérique qui avait eu quatre enfants de quatre pères différents tandis que Cantat, pauvre garçon, souffrait de la perte de son grand amour, dévasté qu’il était. Cela peut, naturellement, paraitre incroyable et pourtant, ce n’était il n’y a pas si longtemps et quand on connait la suite, c’est-à-dire, que la famille Trintignant fut presque raillée pendant bien trop longtemps, que quasiment personne ne se leva pour défendre la mémoire de la jeune femme – au passage, un grand bravo à Lio pour son courage – et que, après avoir mentit pour sauver la peau de son ex-mari, Krisztina Rády, finit par se suicider après avoir vécu l’enfer a ses cotés, force est de constater qu’il y a de quoi se poser bien des questions sur cette affaire. Quand à Bertrand Cantat, que devient-il ? Oh, mais il a repris sa vie, tranquillement, depuis longtemps, continuant à pousser la chansonnette et a s’accoquiner avec d’autres grands donneurs de leçons comme Shaka Ponk, pour ne citer que l’exemple le plus flagrant. Certes, depuis Me Too, les choses ne sont plus aussi simples, mais bon, il est en vie, lui et il est clair que l’on a déjà connu des individus qui ont eu davantage de déboires sans avoir tué, eux…Bref, vous l’avez compris, De Rockstar à Tueur – Le Cas Cantat est, sans aucune discussion possible, un excellent documentaire qui remet sur le devant de la scène une affaire qui apparait, avec du recul, oh combien nauséabonde de part son traitement médiatique et de par la manière dont le sieur Cantat aura été protéger pendant bien des années. Naturellement, il ne faut pas s’attendre a de grandes révélations ici puisque seuls les faits, déjà connus, sont rappelés, mais bon, de temps en temps, je pense ne pas me tromper en affirmant qu’une petite piqure de rappel ne fait pas de mal, bien au contraire…
 

Points Positifs
 :
- Un documentaire pour le moins pertinent qui remet sur le devant de la scène une sombre affaire de féminicide qui ne fut décidément pas traiter comme les autres et cela n’eut rien a voir avec le fait que les deux protagonistes étaient des personnalités publiques, disons plutôt que, en tant que figure de proue du camp du bien, il fallait tout faire pour sauver le soldat Cantat !
- Pas de grandes révélations, certes, mais un simple rappel des faits, ce qui se justifie, au demeurant, tant ces derniers sont terribles à la fois pour Bertrand Cantat mais aussi, pour tous ceux qui l’ont protégé pour ne pas dire couverts pendant bien des années.
- Bertrand Cantat, grand pervers narcissique devant l’éternel, apparait finalement comme étant un sale type qui savait pleurer sur commande et dont un des passes temps était de cogner ses compagnes…
- Impossible de ne pas saluer Lio qui fut, pendant, longtemps, quasiment la seule à se rendre sur les plateaux télés afin de défendre Marie Trintignant, envers et contre tous. Sincèrement, chapeau bas !
- La Fontaine disait « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » mais ici, on pourrait légèrement modifier cette citation en « Selon que vous soyez de gauche ou de droite, vous n’aurez pas le même traitement ». A mettre, naturellement, en parallèle, avec la complaisance envers un meurtrier et la manière dont les mêmes donneurs de leçons vont hurler au loup pour une main aux fesses – et que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, bien entendu…
 
Points Négatifs :
- Dommage que le documentaire ne revienne pas davantage sur tous ceux qui auront tendus la main à Bertrand Cantat au cours des deux dernières décennies car il y a du beau monde…
- Naturellement, ce documentaire touchera davantage celles et ceux qui sont suffisamment agés pour avoir connu les faits, il y a vingt ans. De même, comment un jeune public peu saisir ce que pouvait représenter un groupe comme Noir Désir qui, en toute sincérité, fut exceptionnel !?
 
Ma note : 8/10

L’Attaque des Titans – Tome 12


L’Attaque des Titans – Tome 12
 
Il y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans. Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où surgit un Titan Colossal… N’épargnant que l’île du Paradis, le Grand Terrassement poursuit son avancée, écrasant impitoyablement toute vie sur son passage, mais Armin, Mikasa et leurs compagnons savent quelle est la cible d’Eren. Ils le rattrapent enfin, et ne reculeront devant aucun sacrifice pour l’arrêter... Retrouvez des bonus exclusifs dans cet ultime tome : les storyboards des deux chapitres pilotes, le guide Characters, le comics du crossover Attack on Avengers en couleurs, une galerie d’illustrations incluant des hommages de grands artistes et des dessins inédits de Hajime Isayama !
 

L’Attaque des Titans – Tome 12
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Fantastique, Action
Titre en vo : Shingeki no Kyojin vol.12
Parution en vo : 09 juin 2021
Parution en vf : 09 mars 2022
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Pika Édition
Nombre de pages : 576
 
Mon avis :
 C’était, bien entendu, l’un des événements majeurs de l’année 2021, du moins, si l’on s’en tient à l’univers de la bande dessinée et, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, celui des mangas – car bon, je pense ne pas me tromper en affirmant que cette année 2021 aura connue quelques événements nettement plus importants, ne serais-ce que, par exemple, la suite sans fin de la pandémie de Covid-19 mais ceci est une autre histoire. De quoi est-ce que je parle ? Mais de la fin de ce qui restera, sans aucun doute possible, comme étant le manga le plus important de la décennie écoulée, je veux, bien entendu, parler de L’Attaque des Titans ! Ainsi, après une dizaine d’années, une trentaine de tomes, une série animée, le sieur Hajime Isayama nous avait, enfin, proposer, il y a cinq ans, la conclusion tant attendue de son manga à succès, un final qui en aura perturber plus d’un, qui n’aura pas mis tous les fans d’accords et qui fut sujet à moult critiques, mais bon, comme chacun sait, depuis la huitième saison d’un certain Game of Thrones, on commence à avoir l’habitude de retrouver les traditionnels râleurs. Alors, l’événement fut-il, à mes yeux, à la hauteur de mes attentes ? Eh bien, disons que, dans l’ensemble, oui, même si, effectivement, tout n’est pas parfait. Bon, tout d’abord, je passerais rapidement sur cette version intégrale dont je vous propose les critiques depuis quelques mois et qui, ici, ne comporte qu’un seul véritable tome, le dernier : certains pourront estimer qu’il y a tromperie sur la marchandise et ajouteront, à raison, que l’épisode spécial avec les Avengers est une daube sans nom et que les storyboards et le guide ne servent qu’a faire un peu de remplissage, histoire de justifier un album aussi massif que ses prédécesseurs. Ceci étant dit, intéressons nous donc à cette fameuse conclusion, ces tous derniers épisodes qui nous sont proposer ici et qui, pour la petite histoire, sont un poil plus longs qu’en temps normal, histoire d’achever la saga en beauté. Bon, si je dois être tout à fait franc, dans ce final apocalyptique de L’Attaque des Titans, le sieur Hajime Isayama nous offre un affrontement dantesque où nos héros, désormais tous unis – Livaï, Mikasa, Armin, Reiner, Jean et compagnie – font tout afin d’arrêter leur ancien ami, Eren, qui, pour rappel, a provoquer le Grand Terrassement et a décider de massacrer l’humanité. Bien évidement, le jusqu’au boutisme d’Eren, devenu un sacré salopard, en aura choqué plus d’un mais, arrivé à ce point du manga, ce n’est plus une surprise pour les lecteurs qui ont encaissé le choc depuis quelques temps. Non, la seule certitude qui leur reste, c’est qu’Eren, après avoir commis un génocide qui ferait passer Hitler, Staline et Mao pour des enfants de chœurs ne peut pas survivre à tout cela et, je pense que ce n’est pas un énorme spoiler que de vous dire, ici, que notre ancien héros, autrefois insupportable, aujourd’hui détestable, va y passer ! Non, la mort d’Eren apparait comme étant naturelle et, finalement, ce qui compte le plus dans ce dernier album de la saga, c’est de savoir comment nos héros vont parvenir à l’arrêter car, naturellement, ils vont y arriver, qui sera celui ou celle qui le fera passer de vie à trépas – est-ce là aussi un gros spoiler que de souligner qu’il ne pouvait s’agir que de Mikasa – mais aussi, pourquoi Eren aura-t-il agit de la sorte, car oui, il y a une explication à ses agissements. Bien évidement, de nombreux lecteurs n’auront pas supporté le comportement génocidaire d’Eren et, de même, auront encore moins compris que le mangaka ait essayé de justifier la chose : pour ma part, je l’ai accepté et, vu ce qu’était le personnage depuis le début, cela ne me semble pas tout à fait illogique. Plus contestable, selon moi, sera le fait que dans cette bataille finale où nos héros affrontent des centaines de Titans, aucun d’entre eux n’y perde la vie, comme si Hajime Isayama, après des débuts où il n’hésitait pas à trucider bon nombre de ses protagonistes, ait eu le plus grand mal à le faire vers la fin. Ce choix aura satisfait les fans de pas mal de personnages majeurs mais, selon moi, il aurait été préférable que certains d’entre eux perdent la vie dans cet ultime affrontement, ne serais-ce que pour rendre celui-ci nettement plus crédible. Et donc, après un ultime épisode destiné aux fans et un poil larmoyant, L’Attaque des Titans prend donc fin : Eren est mort, le Grand Terrassement fut arrêté, tout nos héros sont en vie et passent même pour des héros aux yeux du monde entier, Mikasa, elle, est inconsolable et l’avenir, lui, annonce cependant des conflits à venir, la vengeance n’étant jamais bien loin, ce qui, ma foi, peut se comprendre au vu des événements dramatiques survenus. Bref, une bonne fin à mes yeux et même si elle n’est pas parfaite, même si, jusqu’au bout, Hajime Isayama aura fait preuve de maladresse avec ses dessins et même si, par moments, on n’aura pas tout compris, il apparait grandement que ce final aura été à la hauteur de ce que L’Attaque des Titans nous aura proposé tout au long de la décennie écoulée, c’est-à-dire, un manga qui n’est certes pas un chef d’œuvre absolu mais qui, de par son scénario de folie, ses protagonistes charismatiques et ses affrontements dantesques aura sut tenir en haleine bien des lecteurs qui ne sont pas prêt de l’oublier de si tôt ! Et, ma foi, c’est déjà pas mal !
 

Points Positifs
 :
- Un excellent final qui conclut en beauté ce qui restera comme étant un des mangas si ce n’est le manga le plus important de la décennie écoulée. Certes, tout n’est pas parfait, cependant, malgré ses défauts, cet ultime volet de L’Attaque des Titans est à la hauteur de ce que l’on était en droit d’attendre et confirme, une dernière fois, tout le bien que l’on pouvait penser de l’œuvre du sieur Hajime Isayama.
- Un affrontement dantesque qui conclut en beauté le manga et où l’on retrouve l’intégralité du casting encore en vie qui doit faire face à Eren et une horde de Titans. Bref, les amateurs d’actions seront aux anges !
- Naturellement, Eren devait mourir et, bien entendu, cela devait arriver par le biais de Mikasa, ce qui nous offre une belle scène, plutôt touchante.
- Un ultime épisode où le mangaka explique les motivations d’Eren, revient sur le sort des protagonistes et nous dévoile un avenir qui, ma foi, est loin d’être rose…
- Une édition intégrale de fort belle qualité qui rend justice au manga et qui, ma foi, est tout simplement indispensable pour les fans de celui-ci.
 
Points Négatifs :
- Comme je l’ai déjà souligner dans l’ensemble de mes critiques précédentes, le gros point faible de L’Attaque des Titans, c’est sa partie graphique qui est, incontestablement, problématique. Certes, Hajime Isayama se sera amélioré depuis les débuts du manga, mais bon, jusqu’à cette conclusion, comment ne pas reconnaitre que le mangaka n’est pas un grand dessinateur !?
- Quel dommage qu’il n’y ait pas eu de morts du coté des héros dans cet ultime affrontement : en toute franchise, vu l’opposition proposée, cela aurait été normal que certains y passent. A croire que le mangaka n’ait pas osé tuer ses personnages préférés alors qu’il le faisait sans états d’âmes au début du manga.
- Une ultime intégrale qui fait office de bouche trou avec un épisode spécial avec les Avengers complètement bidon, des storyboards et un guide qui ne servent pas à grand-chose…
 
Ma note : 7,5/10

lundi 28 septembre 2026

L’Amie Prodigieuse – Saison 4


L’Amie Prodigieuse – Saison 4
 
Fin des années 1970. Quelques mois se sont écoulés depuis qu'Elena a quitté son mari Pietro pour poursuivre sa relation avec Nino. Ils sont ensemble depuis longtemps, mais son comportement est ambigu : lors d'un voyage à Paris pour la présentation de son livre, Elena l'entend au téléphone avec sa femme Eleonora, mais Nino nie tout en bloc, et celle-ci, aveuglée par la passion, le croit. Elena ressent un profond désir pour ses filles Dede et Elsa : de retour à Florence pour Noël, elle découvre qu'elles sont à Turin chez leurs grands-parents paternels. Furieuse, Elena confronte Pietro une énième fois et se dispute violemment avec sa mère, Immacolata, avec qui elle en vient aux mains. À Milan, elle assiste à une autre présentation de livre, où elle retrouve sa belle-sœur Maria Rosa et son vieil ami et ex-petit ami de l'université de Pise, Franco, ainsi que Silvia et son fils Mirko, qu'elle a eu avec Nino. Après un autre week-end passionné à Naples, Elena se rend à l'hôpital de Florence pour rendre visite à Pietro, agressé par des militants fascistes. Elle y retrouve enfin ses filles, qui la traitent avec froideur, surtout Dede, et réalise à quel point elles obéissent aveuglément à leur grand-mère paternelle.
 

L’Amie Prodigieuse – Saison 4
Réalisation : Saverio Costanzo
Scénario : Saverio Costanzo d’après le roman d'Elena Ferrante
Musique : Max Richter
Production : Rai Fiction, HBO
Genre : Drame
Titre en vo : L'Amica Geniale – Stagione 4
Pays d’origine : Italie, Etats-Unis
Chaîne d’origine : Rai 1, HBO
Diffusion d’origine : 09 septembre 2024 – 11 novembre 2024
Langue d'origine : napolitain, italien
Nombre d’épisodes : 10 x 58 minutes
 
Casting :
Alba Rohrwacher : Elena « Lenù » Greco
Irene Maiorino : Raffaella « Lila » Cerullo
Anna Rita Vitolo : Immacolata Greco, mère d'Elena
Luca Gallone : Vittorio Greco, père d'Elena
Antonio Milo : Silvio Solara
Edoardo Pesce : Michele Solara, le fils de Silvio et Manuela
Valentina Acca : Nunzia Cerullo, la mère de Lila
Antonio Buonanno : Fernando Cerullo, le père de Lila
Nunzia Schiano : Nella Incardo
Giorgio Pinto : Stefano Carracci
Salvatore Striano : Rino Cerullo
Fabrizio Gifuni : Nino Sarratore
Giovanna Cappuccio : Pinuccia Carracci
Ulrike Migliaresi : Ada Cappuccio
Massimiliano Rossi : Antonio Cappuccio
Eduardo Scarpetta : Pasquale Peluso
Pio Stellaccio : Enzo Scanno
Stefano Dionisi : Franco Mari
Daria Deflorian : Adele Airota
Pier Giorgio Bellocchio : Pietro Airota
Vittoria Cozza : Adele Dede Airota enfant
Ludovica Rita Di Meglio : Adele Dede Airota
Fatima Credendino : Elsa Airota enfant
Adriana Trotta : Elsa Airota
Gaia Cuomo : Imma Sarratore
Alba Rohrwacher : la narratrice
 
Mon avis :
 Prétendre que L’Amie Prodigieuse est une série qui m’aura grandement marqué est tout sauf une exagération. En effet, comme je l’avais déjà souligné dans mes critiques des saisons précédentes de l’adaptation de l’œuvre de la mystérieuse Elena Ferrante, jusqu’à présent, celle-ci avait flirté avec la perfection, tout simplement. La chose étant, bien entendu, suffisamment rare, je ne pouvais que le souligner et, fatalement, vous vous doutez bien que j’avais grand hâte de découvrir le fin mot de l’histoire et donc, cette  fameuse quatrième saison qui allait conclure définitivement les aventures romanesques de ce duo d’amies décidément pas comme les autres, Elena et Lila. Alors, bien évidement, il fallait se préparer a un sacré changement avec cette nouvelle saison de L’Amie Prodigieuse puisque une bonne partie du casting allait être renouveler pour cause de vieillissement des protagonistes et, fatalement, ce changement risquait de faire grincer quelques dents. Alors, quid du résultat ? Bon, disons que si certains sont pour le moins réussis comme c’est le cas de Lila, force est de constater que c’est un peu moins flagrant pour Elena, non pas que Alba Rohrwacher ne soit pas crédible dans le rôle mais surtout qu’il y a peut de ressemblances entre cette dernière et sa devancière, Margherita Mazzucco. Mais le casting, c’est une chose, importante, certes, mais ce n’est pas tout puisque ce qui compte, c’est de découvrir la suite de l’intrigue en elle-même, une suite qui, pour ma part, était peu engageante puisque, pour rappel, Elena avait quitté son mari pour ce bon a rien de joli cœur de Nino. Bon, là, c’est un autre problème. Nino, depuis le début de la série, je le déteste, c’est ainsi. Fatalement, la relation entre les deux, cela ne pouvait guère m’emballer, cependant, là où cela devient intéressant, c’est que l’on découvre une Elena totalement sous emprise et qui ne veut pas voir ce qu’est, que dis-je, ce qu’a toujours été Nino, c’est-à-dire, un sacré coureur de jupons qui couche avec tout le monde, terriblement jaloux des autres et qui n’aime qu’une seule personne, lui-même ! La chose peut paraitre agaçante puisqu’il faudra attendre bien des épisodes et une scène pour le moins stupéfiante pour que, finalement, Elena se débarrasse de ce bon à rien, mais dire que cette dernière aura perdue en crédibilité est, finalement, tout sauf une exagération. De plus, jusqu’ici, la série fonctionnait surtout de par la dynamique entre Elena et Lila, or, a mon grand regret, cette dernière apparait véritablement que tardivement dans cette quatrième saison. Par contre, une fois que la ténébreuse Lila est de retour, qualitativement, le niveau remonte en flèche, ce qui démontre, mais fallait-il en douter, que sans la volcanique brune, tout cela aurait été bien fade. Et avec le retour de Lila, nous avons droit a quelques unes des scènes les plus marquantes de cette quatrième saison, des scènes et des événements dramatiques qui vont se succéder jusqu’à un final naturellement attendu, puisque la série démarrait ainsi, et qui conclura en beauté une série qui, en toute franchise, m’aura captiver de bout en bout et qui, de par ses thématiques, sa réalisation, son casting et son scénario, sera apparu comme étant une des meilleures qu’il m’ai été donné de voir ses dernières années. Bref, même si j’ai trouvé cette quatrième et ultime saison de L’Amie Prodigieuse comme étant un poil inférieure a ses devancières, qualitativement parlant, celle-ci n’en fut pas moins suffisamment réussie pour satisfaire les fans de cette série italienne décidément hors-norme, une série dont j’aurais le plus grand mal a quitter l’univers et les personnages, certes, mais bon, comme chacun sait, toutes les bonnes choses ont une fin…
 

Points Positifs
 :
- Cette quatrième saison est peut-être la moins aboutie de la saga, cependant, dans l’ensemble, celle-ci n’en reste pas moins excellente et confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on peut penser de L’Amie Prodigieuse, une série tout simplement excellente et qui aura flirté, tout au long, avec la perfection.
- Comme cela avait déjà été le cas dans la troisième saison, on suit davantage Elena que Lila, ce qu’on peut regretter, certes, cependant, le sort de la première n’est pas inintéressant et si l’on peut pester fortement vis-à-vis de l’emprise amoureuse qu’elle subit de Nino, force est de constater que cela se regarde avec un certain plaisir, surtout que ce dernier, toujours aussi détestable et manipulateur, est un véritable salaud que l’on aime détester.
- Un changement de casting important pour cette dernière saison et si tout n’est pas parfait, il faut le reconnaitre, dans l’ensemble, celui-ci est plutôt réussit. Sur ce point, Lila et Nino sont parfaits !
- La scène où Nino couche avec la domestique est un grand moment de cette quatrième saison !
- Le coté historique est toujours présent et on a droit, à nouveau, aux tristement célèbres Années de Plomb qui auront ravagés la péninsule italienne au cours des années 70.
- Une reconstitution de l’Italie des années 70 et 80 que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, de parfaite.
 
Points Négatifs :
- Le fait que Lila apparaisse nettement moins à l’écran se fait cruellement sentir puisque, dès son retour et sa montée en puissance, qualitativement, c’est beaucoup mieux.
- Je n’ai rien contre Alba Rohrwacher, mais bon, je la trouve moins crédible dans le rôle d’Elena que sa devancière – qui, finalement, était peut-être un peu trop jeune pour le rôle ?
- Naturellement, il faut aimer ce genre de série dramatique pour apprécier, comme il se doit, une série comme L’Amie Prodigieuse.
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 27 septembre 2026

La Vie Secrète des Arbres


La Vie Secrète des Arbres
 
Dans ce livre plein de grâce, acclamé dans le monde entier, le forestier Peter Wohlleben nous apprend comment s'organise la société des arbres. Les forêts ressemblent à des communautés humaines. Les arbres communiquent entre eux, répondent avec ingéniosité aux dangers, prennent soin des malades grâce à leur système radiculaire. Les parents vivent avec leurs enfants, et les aident à grandir. Après avoir découvert les secrets de ces géants terrestres, par bien des côtés plus résistants et plus inventifs que les humains, votre promenade dans les bois ne sera plus jamais la même.
 

La Vie Secrète des Arbres
Auteur : Peter Wohlleben
Type d'ouvrage : Science
Edition originale : 25 mai 2015
Edition française : 02 mars 2023
Titre en vo : Das Geheime Leben der Bäume
Pays d’origine : Allemagne
Langue d’origine : allemand
Traduction : Corinne Tresca
Editeur : Collection Proche
Nombre de pages : 297
 
Mon avis :
 Force est de constater que La Vie Secrète des Arbres est l’un des ouvrages les plus étonnants de la décennie écoulée, un de ceux qui fit le plus parler de lui, en bien mais aussi en mal, et, sans aucune discussion possible, une œuvre qui aura modifier notre vision à l’égard de ces fameux géants des bois, ces fameux arbres que l’on ne voit plus tout à fait de la même manière. Pour la petite histoire, il me fallut quelques années pour que, enfin, je me décide enfin à me plonger dans la lecture de cet essai du sieur Peter Wohlleben, forestier allemand de son état, ce, alors que cet ouvrage avait attiré mon attention depuis sa parution. La raison à cela ? L’attente d’une parution en livre de poche, bien trop longue à mon gout, qui se fit attendre. Quoi qu’il en soit, si cette attente fut bel et bien trop longue, il est clair que le jeu en valut la chandelle puisque, après lecture de cet ouvrage, je dois reconnaitre que, moi aussi, je ne vois plus tout à fait les arbres de la même manière. Ainsi, sans tomber dans les habituelles et stériles querelles de clochés entre les scientifiques, certains louant la vision naturaliste pour ne pas dire merveilleuse de Peter Wohlleben, d’autres vouant celle-ci aux gémonies, je dois reconnaitre que la teneur en elle-même de ce qui nous est présenté par le forestier germanique est plutôt alléchante. Ainsi, cette communication entre les arbres, les liens entre individus de la même espèce, la relation entre adultes et jeunes, celle avec les champignons et autres espèces diverses, voir même, de manière plus osée, des hypothèses comme le fait que ces géants des bois disposeraient de ce que l’on peut bel et bien appeler une mémoire, a de quoi en surprendre plus d’un. Cependant, aussi stupéfiantes puissent paraitre les hypothèses du sieur Peter Wohlleben, comment ne pas reconnaitre, d’un autre coté, que celles-ci sont, peut-être, loin d’être aussi extravagantes qu’on pourrait le penser de prime abord ? Après tout, que connaissons nous vraiment du monde végétal qui, faut-il le rappeler, est si éloignée du notre ? Bref, sans prendre pour acquis le contenu de cet ouvrage, je pense ne pas me tromper en affirmant que La Vie Secrète des Arbres mérite le détour et que, même si certaines idées proposées ici finiront par s’avérer fausses par la suite, rien ne dit que notre forestier, comme certains scientifiques, n’aient vu juste sur d’autres. Et puis, lire cet ouvrage, c’est aussi en sortir avec une vision pour le moins différente des arbres, au point même que le moindre de ces derniers ne vous apparaisse plus de la même manière, et cela, force est de constater que ce n’est pas tous les jours que cela arrive…
 

Points Positifs
 :
- Un ouvrage pour le moins étonnant pour ne pas dire stupéfiant par moments et qui nous présente les géants du monde végétal sous un nouveau jour, ce, en proposant moult hypothèses pour le moins audacieuses et qui ne vous feront plus regarder les arbres de la même manière.
- Même si une partie des hypothèses présentées par Peter Wohlleben s’avéreront, un jour ou l’autre, fausses, rien ne dit que certaines ne soient pas justes. Et puis, ne serais-ce que pour la vision nouvelle que l’on se fait des arbres et, dans un sens plus large, des forêts, je pense ne pas me tromper en affirmant que la lecture de cet ouvrage mérite le détour.
- Nous sommes loin de la simple vulgarisation scientifique, c’est un fait, cependant, la lecture, a priori simpliste, de cet ouvrage, n’est pas un défaut en tant que tel et attirera, sans contexte, un public plus large qui se passionnera pour ces merveilles du monde végétal.
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, il ne faut pas prendre pour argent comptant toutes les hypothèses du sieur Peter Wohlleben et même si certaines d’entre elles finiront par s’avérer juste, à l’avenir, nous sommes encore loin de pouvoir affirmer totalement qu’une forêt peut être comparée a un réseau internet.
- Un ouvrage pour le moins clivant, surtout au niveau des scientifiques, avec ses habituelles guerres entre les pours et les contres.
- On aurait peut-être apprécié le fait que l’auteur donne plus de références à ces propos. Certes, on serait davantage tombé dans une lecture un poil plus sérieuse mais cela aurait donné un plus indéniable à ses propos et ses diverses idées.
 
Ma note : 7,5/10

samedi 26 septembre 2026

Juste une Illusion


Juste une Illusion
 
1985. Le jeune Vincent Dayan vit en Île-de-France. Dans cette famille de la classe moyenne, installée dans un ensemble d'immeubles de la banlieue ouest de Paris il est coincé entre des parents toujours en conflit et un grand frère provocateur. Ses parents, juifs d’Afrique du Nord marqués par leur histoire, essaient non sans mal de s’adapter à la crise économique. De plus, le gardien de leur immeuble, M. Berger, se rapproche de la mère de famille, Sandrine. Vincent, qui va bientôt avoir 13 ans et se prépare pour sa bar-mitsvah, n’est plus petit mais pas encore grand. Il se pose des questions, auxquelles le rabbin essaie de répondre, sur son identité, sur l'amitié, la famille et la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
 

Juste une Illusion
Réalisation : Olivier Nakache, Éric Toledano
Scénario : Olivier Nakache, Éric Toledano
Musique : GoGo Penguin
Production : Quad Productions, Ten Cinéma
Genre : Drame, Comédie
Titre en vo : Juste une Illusion
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 15 avril 2026
Durée : 119 mn

Casting :
Camille Cottin : Sandrine Dayan, la mère
Louis Garrel : Yves Dayan, le père
Simon Boublil : Vincent Dayan
Alexis Rosenstiehl : Arnaud Dayan, le grand frère
Pierre Lottin : M. Berger, le gardien
Jeanne Lamartine : Anne-Karine
Rony Kramer : M. Abourmad, le rabbin
Giorgia Sinicorni : Madame Bernini / Laure
Augusto Fornari : Monsieur Bernini
Adèle Jayle : Madame Duchesnais, la mère d’Anne-Karine
David Ayala : Le vendeur du magasin de vêtements
Agnès Boury : La vendeuse du vidéoclub
Éric Toledano : Acteur dans La ruée vers Laure
Olivier Nakache : Acteur dans La ruée vers Laure
 
Mon avis :
Vous avez sans nul doute remarqué que, ces dernières semaines, j’ai mis à l’honneur, sur ce blog, quelque uns des longs métrages des sieurs Olivier Nakache et Éric Toledano, sans nul doute le duo de réalisateurs français le plus connu des deux décénnies écoulées. Et donc, après ces belles réussites que furent Nos Jours Heureux, Tellement Proches, Intouchables et Le Sens de la Fête, nous abordons, aujourd’hui, leur dernier film en date, je veux, bien entendu, parler de Juste une Illusion, paru, pour la petite histoire, il y a tout juste quelques mois. Bon, je ne vais pas vous le cacher, si les deux compères sont plutôt doués et nous ont pondus, au fil des années, quelques belles petites comédies qui auront marquées les esprits, il faut tout de même reconnaitre que les deux hommes sont un peu trop inconsistants ce qui fait que tous leurs longs métrages ne se valent pas, loin de là. Et donc, à coté des films cités précédemment, il est difficile de ne pas admettre que des Samba, Hors Normes ou Une Année Difficile sont des œuvres bien moins abouties. Mais alors, dans quelle catégorie peut-on classer leur dernière production en date ? Je vous rassure tout de suite, Juste une Illusion est tout de même supérieur a ces trois films, c’est un fait, cependant, nous sommes tout de même loin, très loin même, de leurs meilleures réussites, Le Sens de la Fête étant, selon moi, leur coup de maitre. Et donc, quels sont les qualités et les défauts de ce Juste une Illusion ? En fait, dans le cas présent, les choses sont plutôt simples selon moi puisque, suivant votre age, suivant votre génération, vous n’aurez pas le même regard vis-à-vis de ce long métrage. Ainsi, si vous avez, sensiblement, une bonne quarantaine d’années voir, mieux, dans la cinquantaine, bref, c’est-à-dire, si vous avez connu ces fameuses années 80, alors, Juste une Illusion va plutôt bien fonctionner, ce, naturellement, par le biais d’une certaine nostalgie qui, avec tout un tas de madeleines de Proust, vous replongeront a de multiples reprises dans votre enfance. D’ailleurs, sur ce point, ce film est terriblement efficace, c’est un fait et entre les décors, les vêtements, la musique et les divers objets du quotidien, on se croirait vraiment revenu quelques décénnies en arrière en une époque nettement plus simple et plaisante. Le problème, fatalement, c’est que si vous êtes plus jeune, si vous êtes nés après ces fameuses années 80, bref, si vous ne faites pas partie du public ciblé par ce film, que reste-t-il de ce dernier ? Une histoire plus ou moins plaisante où l’on suit les péripéties d’une famille juive d’une banlieue méconnaissable désormais ? Une histoire où l’on se coltinera les états d’âmes d’un gamin amouraché d’une jeune fille dont le père, visiblement, est raciste ? Et toutes les références aux années 80 ? Pour la plupart, vous ne les verrez même pas, c’est un fait. Bref, vous l’avez compris, en s’inspirant probablement de leur propre enfance, Olivier Nakache et Éric Toledano nous ont pondu un film qui est plutôt sympathique, je le reconnais, assez amusant et qui, fatalement, m’aura touché particulièrement par le biais d’une nostalgie parfaitement assumé. Les autres, eux, plus jeunes, d’une autre génération, seront probablement dubitatifs devant ce long métrage qui les laissera froid et passeront a autre chose, ce, en attendant que les deux compères retrouvent l’inspiration qui était la leur a leurs débuts, mais bon, ceci est, naturellement, une autre histoire…
 

Points Positifs
:
- Un film plutôt sympathique et dont la grande force, bien entendu, est l’effet nostalgie qui tourne à plein régime pour celles et ceux de ma génération, c’est-à-dire, pour les quinquagénaires qui ont connu ces fameuses années 80…
- Une intrigue assez simple et qui, bien entendu, sent le déjà-vu mais qui n’en reste pas moins plaisante et agréable a suivre.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a pas grand-chose à redire si ce n’est que celui-ci est plutôt efficace.
- Décors, costumes, objets du quotidien, musique : nous avons droit a beau saut dans le temps et on se croirait presque dans ces années 80 désormais si lointaines.

Points Négatifs :
- En toute sincérité, si vous n’avez pas connu les années 80, bref, si vous êtes trop jeunes pour cela et que vous ne faite pas partie du public ciblé par ce film, alors, vous serez probablement dubitatif devant ce Juste une Illusion qui ne vous touchera guère.
- D’ailleurs, en toute objectivité, enlevez tous ces éléments nostalgiques et il reste quoi a ce film ? Force est de constater que vous ne le verrez pas de la même manière…
- Une intrigue assez simpliste et qui ne brille nullement par son originalité, bien au contraire.
- Olivier Nakache et Éric Toledano auront toujours brillés par leur inconstance, ce, tout au long de leur carrière. Certes, Juste une Illusion n’est pas un mauvais film, c’est un fait, mais bon, leur dernier incontournable, Le Sens de la Fête, date tout de même déjà de 2017…

Ma note : 7/10