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vendredi 28 août 2026

Live Rust


Live Rust
 
Neil Young
 
1 - Sugar Mountain (Neil Young) 4:53
2 - I am a Child (Neil Young) 2:53
3 - Comes a Time (Neil Young) 3:05
4 - After the Goldrush (Neil Young) 3:38
5 - Hey Hey, My My (Out of the Blue) (Neil Young/ Jeff Blackburn) 3:49
6 - When You Dance I Can Really Love (Neil Young) 3:39
7 - The Loner (Neil Young) 4:51
8 - The Needle and the Damage Done (Neil Young) 2:12
9 - Lotta Love (Neil Young) 2:51
10 - Sedan Delivery (Neil Young) 4:46
11 - Powderfinger (Neil Young) 5:29
12 - Cortez the Killer (Neil Young) 7:25
13 - Cinnamon Girl (Neil Young) 3:08
14 - Like a Hurricane (Neil Young) 7:10
15 - Hey Hey, My My (Into the Black) (Neil Young/ Jeff Blackburn) 4:58
16 - Tonight's the Night (Neil Young) 6:59
 

Live Rust
Musicien : Neil Young
Parution : 19 novembre 1979
Enregistré : 22 octobre 1978
Durée : 73:47
Genre : Country, Rock
Producteur : David Briggs, Tim Mulligan et Bernard Shakey
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : chant, guitares, harmonica, piano
Frank Sampedro : guitares, claviers, chœurs
Billy Talbot : basse, chœurs
Ralph Molina : batterie, chœurs
 
Mon avis :
 Après une très légère baisse de régime, dans la seconde moitié des années 70, qui avait vu le sieur Neil Young alterner entre le correct et le passable, abandonnant, au passage, quelques opus qui ne verraient le jour que plusieurs décennies plus tard, en 1979, alors que le mouvement punk venait d’exploser en Angleterre, apportant une touche de nouveauté au sein de la musique rock tout en reléguant les vieilles gloires d’autrefois aux maisons de retraite, notre Loner préféré avait sut rebondir de la meilleure des manières avec un opus, Rust Never Sleeps, qui, en toute franchise, remettait non seulement celui-ci sur le devant de la scène mais aussi, et surtout, qui nous rappelait que Neil Young n’était pas encore finit, bien au contraire. Retrouvant donc la forme, probablement galvanisé par le punk et tous ces nouveaux groupes qui apportaient une touche de fraicheur non négligeable, le Loner embarqua son fidèle Crazy Horse et se lança dans une tournée haute en couleur qui est donc à l’origine de ce fameux Live Rust, un album live qui, ma foi, mérité amplement le détour. En effet, si, au cours de sa très longue pour ne pas dire interminable carrière, débutée dans les années 60 et qui n’est toujours pas achevée actuellement, le sieur Neil Young aura été capable du meilleur, souvent, mais aussi du pire, hélas, il apparait, sans aucune contestation possible, que ce Live Rust, fait partie de la première catégorie. Paru dans les bacs quelques mois après le somptueux Rust Never Sleeps qui, pour rappel, était présenté comme étant un album studio mais qui, en fait, était déjà un opus enregistré en public, Live Rust, naturellement, est très semblable à son prédécesseur. En effet, le Loner, en pleine forme et intenable tout au long des concerts, nous propose, dans cet opus, la même structure que celle de Rust Never Sleeps, c’est-à-dire que la première partie est plus calme, acoustique et fait la part belle aux ballades tandis que la seconde, elle, est nettement plus rock et que le canadien, guitare électrique a la main livre ici une performance live que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, de tout simplement excellente. Bien évidement, de par bon nombre de ses chansons mais aussi de par sa conception, Live Rust tient énormément de Rust Never Sleeps de qui il est le prolongement naturel. Mais bon, ne faites pas comme moi qui ait découvert cet album sur le tard, ne remettez pas au lendemain l’écoute de cet opus sous prétexte qu’il n’est qu’un Rust Never Sleeps en concert, cela serait commettre une grossière erreur…
 

Points Positifs
 :
- Peut-être un des meilleurs si ce n’est le meilleur album live de la longue carrière du Loner. Il faut dire que cet opus est tout simplement sans le moindre point faible, que le choix des titres est plutôt bon, que Neil Young tient une forme olympique et, accessoirement, que la durée n’est pas excessive. Bref, pourquoi bouder son plaisir !?
- Bien évidement, Live Rust est le prolongement en live de Rust Never Sleeps (quoi que celui-ci le fût déjà en partie) mais si quelques titres de ce dernier sont naturellement présents, Neil Young nous offre tout un tas de chansons des plus anciennes aux plus récentes, ce qui ravira les fans.
- Une partie acoustique parfaite mais le meilleur est à venir car une fois que Neil Young se saisit de sa guitare électrique, l’album prend une toute autre dimension !
- Un Crazy Horse au sommet de sa forme.
 
Points Négatifs :
- Il est évidant que Live Rust ressemble bigrement a Rust Never Sleeps qui était déjà a moitié live, y compris dans sa conception.
- Un grand bof pour la pochette… curieusement, celle de Rust Never Sleeps n’était pas terrible non plus…
 
Ma note : 8/10

vendredi 21 août 2026

Rust Never Sleeps


Rust Never Sleeps
 
Neil Young
 
1 - Hey Hey, My My (Out of the Blue) (Neil Young/ Jeff Blackburn) 4:39
2 - Thrasher (Neil Young) 4:56
3 - Ride My Llama (Neil Young) 2:27
4 - Pocahontas (Neil Young) 3:36
5 – Sail Away (Neil Young) 3:35
6 - Powderfinger (Neil Young) 3:07
7 - Welfare Mothers (Neil Young) 3:02
8 – Sedan Delivery (Neil Young) 4:02
9 - Hey Hey, My My (Into the Black) (Neil Young/ Jeff Blackburn) 2:11
 

Rust Never Sleeps
Musicien : Neil Young
Parution : 22 juin 1979
Enregistré : Août 1976 – 1978
Durée : 38:16
Genre : Country, Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs et Tim Mulligan
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : Guitare, harmonica, chant
Billy Talbot : Basse, chœurs
Ralph Molina : Batterie, chœurs
Frank « Poncho » Sampedro : Guitare
Joe Osborne : Basse sur Sail Away
Nicolette Larson : Chant sur Sail Away
Karl T. Himmel : Batterie sur Sail Away
 
Mon avis :
 Il est difficile de ne pas reconnaitre que, dans la seconde moitié des années 70, le sieur Neil Young avait connu une légère baisse de régime. Ainsi, après la fameuse Ditch Trilogy qui avait certes divisé les fans de la première heure mais qui avait vu le Loner, brisé par la mort de ses proches, nous offrir trois opus majeurs qui flirtaient avec la perfection, je veux, bien entendu, parler des célèbres Time Fades AwayOn the Beach et Tonight's the Night, la suite, elle, s’était avérée être bien moins enthousiasmante, ce, même si Zuma tenait encore la route. Fort heureusement, en 1979, allait paraitre ce qui est, sans aucune contestation possible, un des meilleurs albums de Neil Young, un certain Rust Never Sleeps. Bon, il faut dire qu’en dehors de ses qualités intrinsèques, cet album, s’il a depuis sa sortie marqué les esprits de part ses deux faces complètement différentes (oui, c’était l’époque des vinyles et des disques que l’on devait donc retourner sur son tourne disque pour écouter la suite), en plus d’être bon, que dis-je, très bon, est parfaitement représentatif, en quelques sortes, de ce que fut (et est encore) la carrière de Neil Young, individu capable de changer de genres d’un disque à l’autre avant de revenir au précédant, et ce, parfois au point même de déstabiliser ses fans. Oh, certes, dans l’ensemble, on connait parfaitement le son Neil Young, ou plutôt, ses sons, c’est-à-dire, soit du rock bien dur et survolté, soit des ballades acoustiques, et justement, ça tombe bien puisqu’avec Rust Never Sleeps, nous avons les deux faces du sieur Young avec, pour commencer, la face A donc, composée de gentilles et superbes ballades country, puis, dans la face B, avec des chansons bien plus rocks et qui lorgnent allègrement vers le punk voir le hard par moment. Deux faces, deux Neil Young et donc, un excellent disque dont les deux titres les plus marquants sont bien entendu Hey Hey, My My dont la version acoustique ouvre le bal tandis que l’électrique, elle, le conclu de fort belle manière. Et donc, entre ces deux titres, nous débutons par un Young campagnard et tranquille qui nous pond de magnifiques ballades comme Pocahontas ou Sail Away avant de littéralement disjoncter avec son Crazy Horse et de partir en croisade, guitare électrique en bandoulière, ce, avec des titres aussi rageurs que Powderfinger ou Welfare MothersRust Never Sleeps, c’est donc quasiment deux albums en un, deux facettes d’un Neil Young inspiré, qui ravira les fans du Loner, et même les autres, ces fameux punks alors naissant et qui se moquaient des anciens croulants, Young affirmant le plus sérieusement du monde que malgré la mort d’Elvis, le rock, lui, continuait, bel hommage, accessoirement, a une nouvelle génération de musiciens. Et justement, pour ce qui est des liens entre Neil Young et les plus jeunes, cet album sera rattraper, quelques années plus tard, dans la lettre d’adieu d’un certain Kurt Cobain avec la fameuse phrase « It's better to burn out than fade away »… Young, qui devait alors travailler avec Nirvana, se tournera alors, par la force des choses, du coté de Pearl Jam ce qui donnera Mirror Ball, mais ceci est une histoire pour une prochaine fois…
 

Points Positifs
 :
Rust Never Sleeps marque bien entendu les esprits pour ces deux faces complètement différentes, une calme et acoustique, l’autre survoltée et électrique. Le procédé pourrait être casse-gueule mais le pire, c’est que ça marche, et pas qu’un peu !
- Démarrer paisiblement pour finir avec des titres rentre dedans, le tout coulant le plus naturellement du monde. Bref, deux Neil Young en un seul album.
-  Les deux versions de Hey Hey, My My sont bien entendu les titres les plus marquants de cet album, de par leurs différences et leurs points communs.
Pocahontas et le fort beau Sail Away (avec Nicolette Larson au chant) pour la partie acoustique, Powderfinger et Welfare Mothers pour la partie électrique sont, selon moi, les moments forts de cet album.
- Le fait que cet album ait été enregistré en live apporte un plus indéniable aux chansons.
- Un bel hommage de Neil Young, accessoirement, a la jeune génération d’alors, les punks.
 
Points Négatifs :
- Sincèrement, je n’ai jamais été fan de cette pochette ; alors certes, on me dira que ça ne compte pas mais en fait, si quand même !
- Tout est une question de gouts bien sur et ceux qui préfèrent le Young survolté du Crazy Horse risquent de bailler avec la face A tandis que d’autres qui ne jurent que par Harvest risquent d’être dubitatifs par moments avec la face B.
 
Ma note : 9/10

lundi 17 août 2026

Comes a Time


Comes a Time
 
Neil Young
 
1 - Goin Back (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 4:43
2 - Comes a Time (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 3:05
3 - Look Out for My Love (Neil Young, David Briggs, Tim Mulligan) 4:06
4 - Lotta Love (Neil Young, David Briggs, Tim Mulligan) 2:40
5 - Peace of Mind (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 4:06
6 - Human Highway (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 3:09
7 - Already One (Neil Young, Ben Keith) 4:53
8 - Field of Opportunity (Neil Young, Tim Mulligan) 3:08
9 - Motorcycle Mama (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 3:08
10 - Four Strong Winds (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 4:07
 

Comes a Time
Musicien : Neil Young
Parution : 02 octobre 1978
Enregistré : 28 novembre 1975 – 21 novembre 1977
Durée : 35:39
Genre : Country Rock
Producteur : Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan et David Briggs
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : Guitare, harmonica, chant
J.J. Cale : Guitare électrique
Frank Sampedro : Guitare, piano, chœurs (3, 4)
Billy Talbot : Basse, chœurs (3, 4)
Ralph Molina : Batterie, chœurs (3, 4)
Tim Mulligan : Saxophone
Nicolette Larson : Chœurs, harmonie
Ben Keith : Pedal steel guitar
Tim Drummond : Basse
Spooner Oldham : Piano
Rufus Thibodeaux : Fiddle
Farrel Morris : Percussions
Rita Fey : Autoharpe
Joe Osborn : Basse
Karl Himmel : Batterie
Larrie Londin : Batterie
Grant Boatwright : Guitare acoustique
John Christopher : Guitare acoustique
Jerry Shook : Guitare acoustique
Vic Jordan : Guitare acoustique
Steve Gibson : Guitare acoustique
Dale Sellers : Guitare acoustique
Ray Edenton : Guitare acoustique
 
Mon avis :
 Nous sommes fin 1977, American Stars & Bars, un opus qui n’avait pas vraiment marquer les esprits, bien au contraire, était paru quelques mois auparavant, début juin pour être plus précis, quand à Decade, première compilation du Loner, celle-ci venait tout juste de sortir, en octobre donc. Pendant ce laps de temps de cinq mois, le sieur Neil Young le passera à traîner du côté de Santa Cruz, écumant les bars et les petits clubs en compagnie d'une bande de copains, The Ducks, ce, en faisant la part belle à leurs compositions, n'abordant que très rarement son propre répertoire. Passé cet intermède, le Canadien rentre dans son ranch avec l'intention de revenir à ses premières amours, c’est-à-dire, le folk champêtre mâtiné de country, ce qui aurait put, a  priori, ravir les fans des débuts du Loner qui espéraient encore avoir droit a une suite au fameux Harvest. Les dernières sessions au studio prirent fin en novembre 1977, pourtant l'album ne fut commercialisé qu'un an après. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce retard, les plus évoquées étant l'ordre incorrect des chansons et la préparation de la gigantesque tournée qui donna lieu a un certain Rust Never Sleeps, autrement plus intéressant et dont je vous parlerais bientôt. Après cette présentation du pourquoi et du comment, je propose qu'on en vienne au contenu. Comme je le disais précédemment, Neil Young exploite le filon country-folk qu'il n'avait fait qu'exhumer lors d'efforts précédents. Les arrangements typiquement country sont donc de mise et Nicolette Larson donne de sa voix suave sur la plupart des morceaux. Le propos se veut donc plus lisse, plus concerné par l'aspect mélodique, plus immédiat. La production est léchée, les compositions plutôt efficaces. Un aspect gentillet, donc, qui ravira très certainement les fans de Harvest mais qui je l'avoue me fait regretter les errements des années sombres, qui, pour rappel, avaient accouchées de trois chef d’œuvres, Time Fades Away, On the Beach et Tonight's the Night. Alors bien entendu, les mélodies enjouées de Goin' Back et de Comes A Time apportent une certaine fraicheur qui n’est pas désagréable, quand a la mélancolie romantique de Piece Of Mind ou de Already One, force est de constater que celle-ci ne laisse pas indifférent. Cependant, à aucun moment on n'y trouve ce côté poussiéreux qui caractérisait le folk du Loner, même dans ses moments les plus sereins. On se tournera donc, à la rigueur, vers des titres comme Look Out For My Love ou Motorcycle Mama, ce qui, il faut en convenir, est peu, très peu quand on pense a ce que Neil Young nous avait proposé auparavant. Je ne pourrais blâmer personne de succomber aux charmes de cet album qui, il faut bien le reconnaître, est très bon dans son genre, et qui, au demeurant, marque le retour d'un Neil Young apaisé et qui renoue avec son public. Cependant, tout cela sonne décidément trop propre, trop lisse, ce à quoi je ne pourrai jamais vraiment m'habituer. Affaire de goûts plus qu'autre chose.
 

Points Positifs
 :
- Les fans absolus de la version apaisée de Neil Young ne peuvent, naturellement, qu’apprécier cet album qui, sans atteindre, bien tendu, l’excellence du fameux Harvest, n’en renoue pas moins avec un genre que le Loner avait presque abandonné depuis lors.
- Sans que cet opus possède de véritables incontournables, force est de constater que des titres comme Piece Of Mind, Already One, Look Out For My Love ou Motorcycle Mama sont plutôt plaisants et se laissent écouter…
- Notre Loner préféré est tout de même plutôt bien entouré dans cet opus puisque, outre l’inimitable Crazy Horse sur deux titres, il y a également un certain J.J. Cale qu’il est, il me semble, inutile de présenter, ainsi que Nicolette Larson aux chœurs.
 
Points Négatifs :
- Certes, Comes a Time est un album plutôt sympathique et assez réussit dans son genre, cependant, nous sommes tout de même à mille lieux de ce que Neil Young nous avait proposé auparavant voir même, ce qu’il fera par la suite en certaines occasions.
- Un opus beaucoup trop propre selon moi et auquel il manque, incontestablement, des titres vraiment majeurs qui marquent les esprits.
- Il est difficile de ne pas se dire que, à l’époque, Neil Young avait peut-être connu un léger petit passage à vide ? D’ailleurs, entre des opus qui ne sont sortis que plusieurs décennies plus tard, d’autres composés de titres s’étalant sur plusieurs années, force est de constater que le milieu des années 70 furent complexes pour le Loner…
- Même si j’ai une préférence pour la version sauvage et sale du sieur Young, j’adore tout de même un opus comme Harvest, or, dans le cas de ce Comes a Time, cela ne fonctionne pas. Peut-être, avant toute chose, une affaire de gouts ?           
 
Ma note : 6/10

jeudi 13 août 2026

American Stars 'n Bars


American Stars 'n Bars
 
Neil Young
 
1 - The Old Country Waltz (Neil Young) 2:58
2 - Saddle Up the Palomino (Neil Young, Tim Drummond, Bobby Charles) 3:00
3 - Hey Babe (Neil Young) 3:35
4 - Hold Back the Tears (Neil Young) 4:18
5 - Bite the Bullet (Neil Young) 3:30
6 - Star of Bethlehem (Neil Young) 2:42
7 - Will to Love (Neil Young) 7:11
8 - Like a Hurricane (Neil Young) 8:20
9 - Homegrown (Neil Young) 2:20
 

American Stars 'n Bars
Musicien : Neil Young
Parution : 01 juin 1977
Enregistré : Novembre 1974 – Avril 1977
Durée : 37:54
Genre : Country Rock, Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs, Tim Mulligan, Elliot Mazer
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : guitare, chant, harmonica
Linda Ronstadt : chant
Nicolette Larson : chant
Carole Mayedo : violon
Ben Keith : guitare, dobro, chant
Frank Sampedro : guitare
Billy Talbot : guitare basse
Ralph Molina : batterie
Emmylou Harris : chant
Tim Drummond : guitare basse
Karl Himmel : batterie
 
Mon avis :
 Je dois reconnaitre que même si je n’avais quasiment lu que de mauvaises critiques a l’égard de ce American Stars 'n Bars de Neil Young, album pour le moins mythique aux yeux de ma génération puisque, pendant bien des années, il n’existait point sur le support CD, force est de constater que je ne m’attendais pas à être tellement déçu lors de son écoute. Pourtant, je ne peux pas nier que je n’étais pas prévenu, et, sur ce point, pas qu’un peu, mais bon, exciter que j’étais par un inédit du sieur Neil Young, c’est-à-dire, celui qui restera a jamais comme étant un de mes musiciens préférés, ce, tous genres et toutes époques confondues, je dois reconnaitre que même si je n’attendais ni monts ni merveilles de cet opus, ma déception fut pour le moins importante. Après, au vu du contenu, cela est plutôt logique, car bon, comment dire, lorsqu’un album est enregistré sur diverses années, au cours de quelques cessions destinées a des opus jamais parus ou alors, plusieurs décennies plus tard, lorsque certains titres furent presque enregistrés d’une traite, lorsque la cohérence musicale n’est pas au rendez vous – comment pouvait-elle l’être – il est on ne peut plus normal que cet American Stars 'n Bars soit le premier gros plantage de la carrière du canadien. Dommage pour lui, dommage pour ses fans et si, tout au long de sa carrière, d’autres albums – pas la majorité heureusement – décevront également, il est évidant qu’un opus raté sortit a une période faste, musicalement parlant, pour Neil Young, cela a bien évidement une toute autre portée qu’un quelconque album paru dans les années 2000. Il restera, car il y a un mais, bien entendu, Like a Hurricane, sommet incontestable de l’album, titre archi-connu du Loner mais qui, forcément, a lui tout seul, ou presque, ne peut sauver les meubles, surtout quand on a eu l’occasion d’en écouter la version live dans d’autres opus. Bref, depuis les débuts de mon histoire d’amour avec le Loner, en cette désormais fort lointaine année 1995, ce, avec le mythique Mirror BallAmerican Stars 'n Bars est, tout simplement, l’une de mes plus grosses déceptions de Neil Young, mais bon, quelque part, ce n’était pas une surprise et ce n’était pas comme si je n’avais pas été prévenu…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, bien entendu, de découvrir la version studio de Like a Hurricane, chanson phare de la carrière de Neil Young et que je ne connaissais, jusqu’à alors, qu’en concert.
- Pendant de très longues années, American Stars 'n Bars n’existait pas en format CD, fatalement, pour les fans qui ne le connaissaient pas, l’attente avait été fort longue et il y eut, tout de même, un certain plaisir pour la découverte de cet album.
- Tout n’est pas à jeter dans cet opus non plus, ainsi, des titres comme Saddle Up the PalominoStar of BethlehemWill to Love ou Homegrown, sans être exceptionnels, s’écoutent plus ou moins et raviront les fans du Loner…
 
Points Négatifs :
- Pas vraiment de quoi sauteur au plafond et il est évidant que Like a Hurricane, a lui tout seul, ne peut pas sauver cet album, surtout que les fans du Loner connaissent ses multiples versions lives, parues dans d’autres opus.
- Un manque de cohérence évidant ce qui est normal étant donné que cet opus a été enregistré sur plusieurs années et est donc composé de diverses chutes de cessions qui n’avaient jamais été utilisées.
- Un hit, quelques chansons moyennes et d’autres franchement bof pour ne pas dire pire, Neil Young donnant l’impression de racler les fonds de tiroir…
- Même un titre comme Will to Love, assez sympathique, finit par ne pas fonctionner tellement on s’ennuie au bout d’un moment – c’est moi où on entend une buche bruler dans un feu de cheminée ?!
- Une pochette que l’on peut qualifier sans peine de tout bonnement hideuse !             
 
Ma note : 5/10

mercredi 5 août 2026

Zuma


Zuma
 
Neil Young
 
1 - Don't Cry No Tears (Neil Young) 2:34
2 - Danger Bird (Neil Young) 6:54
3 - Pardon My Heart (Neil Young) 3:49
4 - Lookin' For a Love (Neil Young) 3:17
5 - Barstool Blues (Danny Whitten/Neil Young) 3:02
6 - Stupid Girl (Neil Young) 3:13
7 - Drive Back (Neil Young) 3:32
8 - Cortez the Killer (Neil Young) 7:29
9 - Through My Sails (Neil Young) 2:41
 

Zuma
Musicien : Neil Young
Parution : 10 novembre 1975
Enregistré : 16 juin 1974 – 29 août 1975
Durée : 36:34
Genre : Rock, Blues Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs et Tim Mulligan
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : guitares, chant
Billy Talbot : guitare basse, chœurs, chant
Ralph Molina : batterie, chœurs, chant
Frank Sampedro : guitare rythmique
Tim Drummond : basse
David Crosby : chant
Stephen Stills : basse, chant
Graham Nash : chant
Russ Kunkel : congas
 
Mon avis :
 Suite de la discographie pour le moins pléthorique du sieur Neil Young avec ce huitième album, Zuma, paru en 1975, ce, après une période assez sombre dans la vie du Loner et qui avait vu ce dernier nous pondre trois opus qui s'étaient avérés être pour le moins déstabilisants pour les fans de la première heure, Time Fades Away, On the Beach et Tonight's the Night, une série d’albums qui, plus tard, sera surnommé la Ditch Trilogy. Assez curieusement, depuis trois décennies que je connais cet opus, Zuma m’a toujours laissé une impression plutôt mitigée, comme si je n’arrivais pas, même au bout de tant d’écoutes, a me faire une opinion bien précise au sujet de cet album. D’un coté, je reconnais que celui-ci est assez bon, comportant des titres assez réussis, dont certains inoubliables, comme, par exemple, Drive Back ou surtout Cortez the Killer, cependant, d’un point de vu personnel, je ne suis jamais très motivé a l’écouter, hésitant toujours fort longuement à mettre le CD dans le lecteur, comme si celui-ci allait me mordre. Ou, plus sérieusement, comme si ce disque était trop moyen pour mériter une écoute attentive. Alors que, en toute franchise, il n’en est rien. En effet, Zuma, même si ce n’est pas un album extraordinaire, il faut bien le reconnaître, vaut largement le détour puisque celui-ci est composé de bons titres, assez rocks, au son assez brut, assez différent de ses prédécesseurs mais qui, malgré mes éternels doutes, s’écoute assez bien. Curieusement, je ressens les mêmes choses pour la chanson phare de l’album, je veux, bien entendu, parler du fabuleux Cortez the Killer. A chaque fois, pendant des mois, je vais me dire que finalement, ce titre n’est pas si génial que ça et puis, finalement, lorsque je l’écoute, et que la longue intro débute et se prolonge langoureusement, je change instantanément d’avis et je ne peux que me dire que celle-ci est une putain de bonne chanson ! Au final, je sais pertinemment que Zuma ne sera jamais mon disque préféré, mais, néanmoins, il recèle bon nombre de titres de qualités et son écoute se révèle assez agréable. Neil Young, moins dépressif que sur ses opus précédents  apparaît toujours aussi en forme, ce, pour notre plus grand plaisir, et puis, il y a ce Cortez the Killer, et rien que pour ce titre, le disque vaut le déplacement. Par contre, il est difficile de ne pas reconnaitre que Zuma possède un immense défaut, un défaut qui est peut-être à l’origine de mes sentiments pour le moins ambivalents vis-à-vis de cet album, je veux, bien entendu, parler de sa pochette ; mais qu’est-ce qui a pris a Neil Young de nous avoir pondu un truc aussi moche !?
 

Points Positifs
 :
- Après une période très sombre dans la vie et la discographie de Neil Young, Zuma apparait comme étant un opus nettement plus enjoué et accessible. Il faut dire que, s’il n’est pas parfait et marque moins les esprits que ses prédécesseurs, l’album n’en reste pas moins de très bon niveau et possède suffisamment de bonnes chansons pour satisfaire les fans du Loner.
Cortez the Killer, sans nul doute une des toutes meilleures chansons de la carrière de Neil Young, bien entendu, véritable réquisitoire a l’encontre de ce triste sire de conquistador espagnol.
- Des titres comme Drive Back, Danger Bird ou Don't Cry No Tears sont de très bonnes chainons. Quand au reste de l’album, il n’est pas dénué d’intérêt.
- Le plaisir pour les vieux fans de Crosby, Stills, Nash & Young de retrouver les quatre hommes sur un titre, Through My Sails.
 
Points Négatifs :
- Si Zuma est un bon disque, indéniablement, il est évidant qu’il marque nettement moins les esprits que ses prédécesseurs immédiats, plus sombres, ou que ce que fera Neil Young par la suite.
- Sans aucun doute une des pochettes les plus moches de toute la discographie du Loner ! Mais qu’est-ce que c’est que cette daube !?
 
Ma note : 7,5/10