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vendredi 7 août 2026

Elden Ring – Shadow of the Erdtree


Elden Ring – Shadow of the Erdtree
 
Nous sommes dans le royaume de l'Entre-Terre, quelque temps après la destruction du Cercle d’Elden et la dispersion de ses fragments, les runes majeures. Autrefois honoré par la présence du Cercle et de l'Arbre-Monde, le royaume est maintenant gouverné par les descendants demi-dieux de la reine Marika l'Éternelle, chacun possédant un éclat du Cercle d'Elden qui les corrompt et les empoisonne par leur pouvoir. Quelque part dans l’Entre-Terre, un Sans-éclat, un exilé qui a perdu la grâce du Cercle, rappelé après l'Éclatement, doit traverser le royaume afin de trouver toutes les runes majeures, restaurer le Cercle d’Elden et devenir le Seigneur d'Elden. Mais l’Entre-Terre n’est pas le seul lieu où devra se rendre le Sans-éclat. Le Royaume des Ombres. Un lieu occulté par l'Arbre-Monde. Celui où la déesse Marika se manifesta pour la première fois. Une contrée dévastée lors d'une bataille oubliée. Incendiée par la flamme de Messmer. Telle fut la terre d'exil de Miquella. Après avoir abandonné sa chair, sa force et sa lignée. Tout ce qui en lui miroitait d'or. Désormais, Miquella attend. Le retour du Seigneur qui lui fut promis.
 

Elden Ring – Shadow of the Erdtree
Éditeur : FromSoftware, Bandai Namco Entertainment
Développeur : FromSoftware
Concepteur : Hidetaka Miyazaki
Scénariste : Hidetaka Miyazaki, George R. R. Martin
Musique : Yuka Kitamura, Shoi Miyazawa, Yoshimi Kudo, Tai Tomisawa, Tsukasa Saito
Date de sortie : 20 juin 2024
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS5
 
Mon avis :
 Ce fut, sans aucune contestation possible, l’événement vidéoludique de l’année 2024, le jeu le plus attendu, le plus débattu par la critique et les joueurs, ce, avant même sa parution, celui qui s’annonçait comme étant épique alors que, pourtant, ce n’était que ce que l’on appelle un simple DLC. Cependant, dans le petit monde des jeux vidéos, comme les amateurs le savent bien, il y a DLC et DLC, c’est-à-dire que, dans le premier cas qui représente, grosso modo, la majeure partie du genre, le DLC n’est qu’un moyen d’allonger la durée de vie d’un soft en proposant une courte aventure qui, la plupart du temps, n’apportera pas grand-chose de vraiment indispensable si ce n’est rien au jeu original. Fort heureusement, dans le second cas, il existe tout de même un autre genre de DLC, c’est-à-dire, un contenu traditionnel qui, lui, apporte vraiment un plus notable au soft original et qui, par sa durée de vie, le travail effectué dessus et ses qualités, tient bel et bien la comparaison avec bon nombre de jeux voir dépasse ces derniers. Bien entendu, dans le cas qui nous préoccupe à présent, lorsque le soft original est un certain Elden Ring qui fut, tout simplement, le jeu de l’année 2022 et, sans aucune contestation possible, une des plus belles réussites vidéoludiques de la décennie, il était certain que le DLC a venir, tant attendu – deux très longues années – ne pouvait être que grandiose, surtout que, comme les fans le savent bien, FromSoftware a toujours eu un certain talent pour nous proposer des DLC de grande qualité. Ainsi, lorsqu’en juin 2024, Elden Ring – Shadow of the Erdtree fut enfin disponible, ce, après une si longue attente, ce fut un sacré événement dans le petit monde des jeux vidéo, surtout que, comme les spécialistes le savent bien, pour la petite histoire, Elden Ring fut la création qui connu le plus grand succès parmi toutes celles que nous avait proposé FromSoftware depuis une bonne quinzaine d’années. Bref, comme vous l’avez compris, cette fois-ci, il y avait nettement plus de monde qui attendait ce DLC qu’en temps normal. Mais alors, quid, donc, du résultat final de ce Elden Ring – Shadow of the Erdtree ? Celui-ci fut-il à la hauteur de nos espérances, fut-il un DLC digne du soft original et qui aura justifié cette longue attente ? Eh bien, comment dire, dans les grandes lignes, c’est un grand oui, même si, en toute franchise, il y aurait deux ou trois choses à redire a son sujet. Tout d’abord, je dois reconnaitre que le tout début du DLC ne laisse pas les joueurs indifférent et que le plaisir est le sentiment qui prédomine au cours des premières minutes et puis, sincèrement, replonger dans l’univers de Elden Ring, qu’est-ce que cela fait plaisir ! Ensuite, il y a les environnements, toujours aussi grandioses et magnifiques, cette sensation de petitesse que l’on éprouve en arrivant dans le Royaume des Ombres, territoire que l’on découvre et que l’on va parcourir en long, en large et en travers tout au long de cette nouvelle incursion dans l’univers de Elden Ring. Et puis, tout à coup, le retour à la réalité ou, plutôt, un rappel a l’ordre qui nous renvoi davantage aux précédentes créations de FromSoftware qu’a Elden Ring lui-même, je veux, bien évidement, parler de la difficulté qui a été, ici, rehaussé de plusieurs niveaux, au point même d’en déstabiliser plus d’un ! Ainsi, que vous soyez sur votre première partie ou en New Game + 6 ou 7, ce sera le même problème puisque les ennemis basiques ou les boss sont nettement plus dangereux que dans le soft original et peuvent vous massacrer en un ou deux coups, Lame Imitatrice ou pas. Fatalement, par la force des choses, on redevient alors plus prudent et on se réadapte à une difficulté que l’on n’avait pas forcément connue dans Elden Ring surtout que, ici, histoire de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, les niveaux ne servent plus à rien, ou presque, non, dans ce DLC, si vous voulez vous en sortir, il va falloir trouver des objets spéciaux qui augmenteront votre puissance d’attaque, votre défense et celle de vos Cendres. Un concept étonnant, j’en conviens mais qui fonctionne plutôt bien une fois que, petit à petit, effectivement, on devient de plus en plus puissant – et, au passage, celui-ci nous pousse a l’exploration, ce qui est une bonne chose. Et donc, après quelques mésaventures et l’acceptation que, avec ce DLC, les choses ne seront pas aussi simples qu’on pourrait le penser de prime abord, l’aventure commence vraiment et là, sincèrement, c’est du bon, du tout bon, que dis-je, de l’excellence et oui, mille fois oui, FromSoftware ne s’est nullement moquer de nous et nous a bel et bien pondu un DLC a la hauteur de nos espérances les plus folles qui va nous tenir en haleine pendant des dizaines et des dizaines d’heures. Alors, tout est parfait dans Elden Ring – Shadow of the Erdtree ? Eh bien, en fait, non car, malheureusement, il subsiste quelques défauts regrettables comme certaines zones bien trop vides pour être honnêtes, une certaine pauvreté dans la diversité des ennemis, le fait que boucliers et armures soient encore une fois sous exploités, sans oublier, bien entendu, le plus gros défaut de ce DLC, je veux, bien évidement, parler du combat face au boss final, gros point noir de ce soft ! Déjà, on peut regretter que celui-ci soit présent dans le soft original, mais bon, passons, le problème est autre. En effet, se coltiner un adversaire surpuissant qui va vous en faire baver encore et encore comme le Roi sans Nom dans Dark Souls 3, Isshin Ashina dans Sekiro – Shadows Die Twice ou Malenia dans Elden Ring, pour ne citer que quelques exemples, c’est une chose, mais au moins, avec ces derniers, même s’il vous fallait des dizaines et des dizaines d’essais pour en venir a bout, la sensation que le succès était possible était présent, or, ici, ce n’est absolument pas le cas et a part se faire massacrer en quelques secondes alors que je possède un personnage surpuissant – un niveau qui dépasse allègrement 300, quasiment toutes les esquilles trouvées – il est clair qu’a aucun moment je n’ai eu l’impression que je pouvais remporter cet affrontement, que dis-je, que je pouvais même arriver a la moitié de ce combat… Frustrant ? Oui, terriblement et là, je ne peux que constater que les petits gars de chez FromSoftware ont exagérer en nous opposant a un véritable monstre quasiment invincible. Cela est dommage car pour le reste, Elden Ring – Shadow of the Erdtree est une véritable réussite, mais bon, a un moment donné, même en appréciant le chalenge, même en appréciant d’avoir a combattre des boss charismatiques qui vont me donner du fil à retordre, je ne suis pas maso et me faire massacrer en boucle en quelques secondes, définitivement, ce n’est pas mon délire…
 

Points Positifs
 :
- Un DLC à la hauteur de nos espérances et de nos rêves les plus fous et qui se pose en digne successeur du sublime Elden Ring. Quasiment parfait de bout en bout en dehors de quelques points dommageables, voilà un DLC qui confirme tout le bien que l’on pensait du soft original et qui reprend a merveille tout ce que l’on trouvait de sublime dans celui-ci et, naturellement, dans les autres productions de chez FromSoftware au fil des ans…
- Une fois de plus, la liberté totale est au rendez vous et, selon votre manière de jouer, vous pouvez vous dépêcher de suivre le scénario principal ou bien, alors, explorer, encore et encore, allez de découverte en découverte tout en fouillant la carte dans ses moindres recoins…
- Une durée de vie plus que conséquente pour ce qui reste, rappelons le, un simple DLC, surtout si vous aimez l’exploration et si vous souhaitez découvrir tous les secrets du Royaume des Ombres.
- Quelques boss marquent les esprits comme le Lion Dansant de la Bête Divine, Rellana, Chevaleresse des Lunes Jumelles, Le Commandant Gaius, Midra Seigneur de la Flamme Exaltée et, bien entendu, Messmer l’Empaleur !
- Un nouveau système de montée en puissance qui fait fit des niveaux et qui remet tout le monde sur le même pied d’égalité. Au demeurant, celui-ci est plutôt bien trouvé.
- Le retour a une certaine difficulté qui, finalement, n’était pas trop présente dans Elden Ring et même si cela peut déstabiliser au début, c’est plutôt une bonne chose.
- Une claque visuelle comme on en voit trop rarement : le Royaume des Ombres est vaste et ses différentes régions fourmillent d’endroits tous plus magnifiques les uns que les autres.
- Comme dans tous les softs de chez FromSoftware, nous avons droit à une bande originale de qualité.
 
Points Négatifs :
- Le boss de fin qui est tout bonnement une aberration de puissance qui vous frustrera plus qu’autre chose. Il faut dire que si l’on conçoit aisément qu’un boss de fin soit puissant et difficile a vaincre, se faire massacrer en quelques secondes a chaque fois alors que l’on possède un personnage lui aussi surpuissant et ce, sans que l’on ai l’impression que remporter ce fichu combat soit possible, cela a de quoi en dégouter plus d’un. Le gros point noir de ce DLC, incontestablement !
- Il faut adhérer au concept de la saga et il est clair que ce genre de softs n’est décidément pas fait pour tout le monde surtout que, avec ce DLC, la difficulté, finalement peu présente dans Elden Ring, est de retour et pas qu’un peu : de quoi vous faire baver et dégouter plus d’un joueur récent qui n’avait pas compris ce qu’était vraiment un jeu FromSoftware
- Les différentes zones sont magnifiques, grandioses, etc. Mais, malheureusement, la plupart sont vides, très vides même par moments, ce qui est dommage.
- Un certain manque de variété des ennemis déjà présent dans le soft original mais qui est encore plus important ici.
- Des PNJ moins charismatiques que dans les autres softs de chez FromSoftware.
 
Ma note : 8,5/10

Elden Ring


Elden Ring
 
Elden Ring se déroule dans le royaume de l'Entre-Terre, quelque temps après la destruction du Cercle d’Elden et la dispersion de ses fragments, les runes majeures. Autrefois honoré par la présence du Cercle et de l'Arbre-Monde, le royaume est maintenant gouverné par les descendants demi-dieux de la reine Marika l'Éternelle, chacun possédant un éclat du Cercle d'Elden qui les corrompt et les empoisonne par leur pouvoir. Le joueur incarne un Sans-éclat, un exilé de l'Entre-terre qui a perdu la grâce du Cercle, rappelé après l'Éclatement, qui doit traverser le royaume pour trouver toutes les runes majeures, restaurer le Cercle d’Elden et devenir le Seigneur d'Elden.
 

Elden Ring
Éditeur : FromSoftware, Bandai Namco Entertainment
Développeur : FromSoftware
Concepteur : Hidetaka Miyazaki
Scénariste : Hidetaka Miyazaki, George R. R. Martin
Musique : Yuka Kitamura, Shoi Miyazawa, Yoshimi Kudo, Tai Tomisawa, Tsukasa Saito
Date de sortie : 25 février 2022
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS5
 
Mon avis :
 C’était, bien entendu, le jeu le plus attendu de l'année 2022, celui qui, depuis son annonce lors de l’E3 2019, avait du faire patienter les nombreux fans du sieur Hidetaka Miyazaki, le célèbre créateur génial de la série des Souls chez FromSoftware, probablement ce qui est une des sagas vidéoludiques parmi les plus importantes de la décennie écoulée ou, du moins, celle qui apporta le plus de changement dans le petit monde des jeux vidéos, l’exigence étant revenue, par le biais des différents softs du sieur Miyazaki, au cœur du gameplay, ce, en une époque où la plupart des joueurs aiment la facilité. Bien évidement, la date du 25 février de l'année 2022 fut marquée d’une pierre blanche et si la sortie d’Elden Ring s’annonçait d’avance comme étant un succès, personne n’aurait imaginé que ce dernier serait aussi grandiose. Il faut dire que, pour la toute première fois, FromSoftware allait toucher un public bien plus large qu’en temps normal, ainsi, en plus des nombreux familiers des Souls, de nouveaux joueurs tentèrent l’expérience. Certains, sans grande surprise, connurent un sacré choc, il faut le reconnaitre puisque, après tout, on ne se lance pas dans ce genre de softs sans en subir les conséquences, cependant, pour d’autres, assez nombreux eu demeurant, ce fut une belle, que dis-je, une très belle découverte. Naturellement, les choses étaient peut-être un poil plus facile qu’auparavant avec Elden Ring. En effet, dans cette ultime mouture de la saga des Souls, le joueur pouvait être aidé en de multiples occasions, y compris face aux boss, par des esprits qui pouvaient devenir, rapidement, suffisamment puissants pour faire la différence. De plus, le fait que nous ayons affaire à un monde ouvert changeait nettement la donne : un passage est trop difficile, un boss vous massacre en boucle ? Peut importe ! Faites donc demi-tour, continuez l’exploration, faites vous la main sur des adversaires plus abordables, gagnez en niveaux et en puissance et revenez foutre une belle pâtée à ces boss arrogants qui vous narguaient auparavant ! Un changement assez notable à double tranchant : le grand public y trouvera le moyen de s’accrocher et de continuer, voir de finir, le jeu, les habitués, eux, n’y verront que facilité et il faut reconnaitre que si l’on explore l'Entre-Terre en long et en large, assez rapidement, on peut devenir trop puissant face aux boss qui, dans les autres softs de chez FromSoftware, je veux, bien entendu, parler des fameux Dark SoulsDark Souls 2Dark Souls 3BloodborneSekiro – Shadows Die Twice et Demon's Souls, représentaient, eux, un véritable chalenge. Mais bon, en dehors de ce qui peut apparaitre pour certains comme étant un défaut, comment ne pas reconnaitre que Elden Ring n’en reste pas moins comme étant le chef d’œuvre annoncé ?! Visuellement, il est sublime et les diverses régions que vous traverserez sont toutes plus magnifiques les unes que les autres. Ensuite, il y a le coté grandiose qui émane de ce soft et vous en aurez, pour peu que, comme moi, vous appréciez vous balader à droite et a gauche, pour des centaines d’heures. Le bestiaire, lui, reprend pour une bonne partie des figures connues de la trilogie Dark Souls avec quelques petites nouveautés mais ce n’est pas vraiment un problème. Quand aux boss, ils se divisent en deux catégories : les sous boss qui sont intéressants mais qui deviennent un peu redondants au bout d’un moment et les véritables boss, bien plus rares et qui, eux, sont réussis – d’ailleurs, certains adversaires comme Radahn le Fléau des Astres ou la redoutable Malenia, l’épée de Miquella, n’ont rien à envier aux boss les plus charismatiques des softs précédents. Bref, vous l’avez compris, Elden Ring est un soft grandiose qui, tout en apparaissant comme étant l’aboutissement de tout ce que les petits gars de chez FromSoftware avaient fait jusqu’à présent, réussit à se sublimer pour vous offrir une expérience peu commune qui marquera les esprits. Certes, cela reste un jeu qui, malgré tout, n’est pas destiné à tout le monde mais peu importe : si vous aimez le genre ou si vous faites parti des petits nouveaux qui ont découvert les Souls-Like par le biais de ce soft, Elden Ring ne pouvait qu’être considérer, à vos yeux, que comme étant le jeu de l'année 2022 et l'un des tous meilleurs de la décennie. D’ailleurs, après l’avoir achevé, je n’ai pas put le mettre de coté et me suis lancé dans un New Game +, chose que je fais jamais, ce qui, ma foi, veut dire beaucoup de choses…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands soft de la décennie écoulée, tout simplement ! Bien évidement, Elden Ring est, avant toute chose, l’aboutissement logique de tout ce que FromSoftware avait fait jusqu’à présent, cependant, ici, tout est sublimé de par le coté grandiloquent de l'Entre-Terre, un monde ouvert vaste, aux régions variées et sublimes, visuellement parlant. Bref, une claque comme on en reçoit trop rarement !
- Si les habitués des Souls-Like trouveront rapidement leurs marques, Elden Ring est fait de telle manière que même les néophytes ont leur chance – en tous cas, bien plus qu’auparavant. Ainsi, entre la structure même du jeu qui nous pousse à l’exploration et, par la force des choses, à la montée de niveaux, et, bien entendu, les esprits qui viennent à notre aide lors de certains passages difficiles et face aux boss, jamais un Soul-Like n’aura été aussi abordable.
- Certes, les boss, très nombreux, sont peut-être moins marquants que ceux des jeux précédents du sieur Hidetaka Miyazaki, cependant, quelques uns sont tout simplement excellents et des figures comme Radahn le Fléau des Astres ou Malenia, l’épée de Miquella, font parti des meilleurs boss de chez FromSoftware.
- La liberté totale est au rendez vous et, selon votre manière de jouer, vous pouvez vous dépêcher de suivre le scénario principal ou bien, alors, explorer, encore et encore, allez de découverte en découverte tout en fouillant la carte dans ses moindres recoins…
- Une aventure dantesque qui vous tiendra en haleine pendant des centaines heures – et, une fois que vous l’aurez achevée, vous n’aurez envie que d’une seule chose, y replonger, encore et encore !
- Une claque visuelle comme on en voit trop rarement : l'Entre-Terre est vaste et ses différentes régions fourmillent d’endroits tous plus magnifiques les uns que les autres.
- Des PNJ nombreux et charismatiques avec, en tête de liste, la Sorcière Ranni, bien entendu.
- Comme dans tous les softs de chez FromSoftware, nous avons droit à une bande originale de qualité.
- Un soft qui, en aussi peu de temps, nous sort une légende comme Let Me Solo Her est décidément incroyable !
 
Points Négatifs :
- Il faut adhérer au concept de la saga et il est clair que ce genre de softs n’est décidément pas fait pour tout le monde. Certes, Elden Ring est plus accessible que ses prédécesseurs, cependant, cela reste un Souls-Like et certains gamers ne sont décidément pas fait pour le genre…
- Les habitués de FromSoftware risquent de trouver Elden Ring un peu trop facile en comparaison de softs aussi durs que Dark Souls 3 ou Sekiro, pour ne citer que deux exemples flagrants et qui proposaient un challenge autrement plus complexe.
- Une certaine redondance avec quelques sous-boss qui sont usés sous diverses formes a plusieurs reprises. Il en va de même avec les petits donjons qui ont tendance, eux aussi, à se ressembler un peu trop.
- La reprise, a l’animation prêt, de certains ennemis déjà aperçus dans Dark Souls 3 et Bloodborne.
 
Ma note : 9,5/10

dimanche 5 juillet 2026

Demon's Souls


Demon's Souls
 
Se déroulant dans un univers médiéval sombre, le jeu prend place dans le royaume fictif de Bolétaria, qui a été englouti par un brouillard épais et envahi par des démons en raison de la soif de puissance du monarque, le roi Allant XII. Le joueur prend le contrôle d'un héros chargé de terrasser les démons et ramener la paix à Bolétaria. Ce héros peut être personnalisé et peut évoluer au fil du jeu. Mais l'aventure ne sera pas de tout repos, la mort étant très présente dans Demon's Souls. En effet, le titre est souvent considéré comme un des jeux les plus difficiles et exigeants de ces dernières années.
 

Demon's Souls
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Bluepoint Games
Concepteur : Teruyuki Toriyama
Musique : Shunsuke Kida
Date de sortie : 12 novembre 2020
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Solo, Multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS5
 
Mon avis :
 Je ne vais pas revenir sur l’énorme problématique qui, comme chacun sait, toucha la PS5 pendant presque deux années, après sa sortie fin 2020, mais aussi, sa concurrente directe, la X-Box Série X ainsi que les cartes graphiques voir même les téléphones, c’est-à-dire, une grosse pénurie de composants liée à la crise du Covid-19, ce qui fit que, pendant trop longtemps, se procurer la dernière née de chez Sony relevait pour le moins de la gageure. Fort heureusement, au bout de quelques mois, après avoir réussi a posséder le Graal que représentait la fameuse PS5, il était alors plutôt logique que mon tout premier soft de celle-ci soit le fameux remake de Demon's Souls, l’un des rares jeux à être sortit au même moment que la console et l’un des seuls, pour la petite histoire et encore aujourd’hui, à être une véritable exclusivité de cette dernière, ce qui est tout de même problématique, il faut le reconnaitre. Normal pour quelle raison ? Eh bien, pour deux choses. Déjà, il suffit de relire mes anciennes critiques de Dark SoulsDark Souls 2Dark Souls 3Bloodborne et Sekiro – Shadows Die Twice pour se souvenir que je suis un fan inconditionnel des jeux de FromSoftware. Deuxièmement, pour la simple et bonne raison que n’ayant découvert ces derniers que sur le tard, j’étais passé complètement passé à coté des premiers volets parus sur la PS3 et, donc, de ce fameux Demon's Souls, paru en 2009 et qui fut le soft qui aura bouleversé le monde vidéoludique, changeant les habitudes des joueurs avec cette fameuse exigence qui en aura rendu fou plus d’un. Demon's Souls étant malheureusement presque introuvable a un prix récent depuis longtemps, vous pouvez imaginez ma joie lorsque, en plein confinement du printemps 2020, j’appris qu’un remake allais sortir au même moment que la PS5. L’attente fut alors longue, bien plus longue que prévue mais enfin, fin 2021, j’avais put me procurer, à la fois, la console et ce Demon's Souls que j’attendais comme le Graal depuis très, trop longtemps… Mais alors, celui-ci aura-t-il été à la hauteur de mes espérances ? Chacun sait, en effet, que lorsque l’on attend trop quelque chose, quelle qu’elle soit celle-ci, la déception est parfois au rendez vous, cependant, dans le cas présent, ce n’est nullement le cas, loin de là ! Il faut dire que les petits gars de chez Bluepoint Games nous ont pondu un remake excellent et, si je ne peux bien évidement pas faire de comparaisons avec le soft original, disons que, visuellement parlant, Demon's Souls est magnifique et que l’on sent, avec ce dernier, que l’on est passé sur une console nouvelle génération. Après, pour ce qui est du jeu en lui-même, de ses mécaniques, de son coté élitiste, de son ambiance sombre et mystérieuse et de ses combats de boss inoubliables, disons que, dans le cas présent, tout dépendra si vous êtes un amateur des jeux de FromSoftware ou pas : ainsi, les seconds risquent de connaitre bien des déboires et certains, comme à chaque fois, abandonneront en cours de route, quant aux premiers… et bien, là, il y a un autre problème, un peu plus inattendu… En effet, celles et ceux qui sont des habitués du genre, qui connaissent la trilogie Dark Souls sur le bout des doigts, qui auront tâté du Bloodborne et qui auront apprécié cette formidable évolution que fut Sekiro risquent de trouver Demon's Souls un peu trop… comment dire… simple ! Certes, le challenge est toujours présent, certes, certains passages risquent de vous faire suer comme certains niveaux, mais bon, rien d’insurmontable pour les habitués de Dark Souls, loin de là ! Mais bon, rien de bien grave car le plaisir fut tout de même au rendez vous et que, rien que pour le bonheur immense d’avoir enfin joué à ce légendaire Demon's Souls, le jeu en valait largement la chandelle…
 

Points Positifs
 :
- Un remake tout simplement excellent de ce qui fut l’un des jeux vidéo les plus importants de l’Histoire récente du genre, un soft qui, en son temps, aura bouleversé la communauté vidéoludique de par son gameplay exigeant et qui, au demeurant, aura lancé de multiples suites, toutes plus somptueuses les unes que les autres. Bref, cela faisait longtemps que Demon's Souls méritait un remake et celui-ci est conforme à nos attentes !
- Si vous êtes un familier de la saga des Souls et des jeux de chez FromSoftware, vous trouverez, probablement, que ce soft est un peu plus facile que ses illustres successeurs, cependant, cela ne gâchera nullement le plaisir vu que Demon's Souls n’est pas un jeu simple et que le challenge est tout de même au rendez vous !
- Si vous êtes un néophyte, il faut un certain temps pour se faire au style de jeu, aux commandes et a cette manière de jouer qui est aux antipodes de toute la production actuelle, et, je ne vous le cache pas, les premiers pas seront extrêmement difficiles. Cependant, une fois tout cela maitrisé, le plaisir est bel et bien au rendez vous et vous passerez un très grand moment devant ce Demon's Souls.
- Visuellement, nous sommes sur PS5 et cela se sent grandement tant Demon's Souls est superbe. Bref, jamais – ou presque – l’univers du grand Hidetaka Miyazaki n’aura été aussi beau !
- Le plaisir, pour celles et ceux qui n’avaient jamais eu l’occasion de jouer à Demon's Souls, de pouvoir enfin découvrir le soft par qui tout est arrivé !
- Une bande originale de qualité qui vous plonge à merveille dans l’ambiance particulière de ce soft.
 
Points Négatifs :
- Il faut adhérer au concept de la saga et il est clair que ce genre de softs n’est décidément pas fait pour tout le monde. Certes, il n’est pas impossible a finir, mais bon, mourir a répétition face au moindre adversaire, devoir se retaper, encore et encore, la moitié d’un niveau avant de se faire massacrer en deux secondes par un boss, cela peut très rapidement lasser beaucoup de monde.
- Les habitués de FromSoftware qui découvrent Demon's Souls par le biais de ce remake risquent de trouver celui-ci un peu trop facile en comparaison de softs aussi durs que Dark Souls 3 ou Sekiro, pour ne citer que deux exemples flagrants et qui proposaient un challenge autrement plus complexe.
- On sent que les petits gars de chez FromSoftware tâtonnent encore ici et que leur concept sera nettement plus aboutit par la suite.
- Des boss moins spectaculaires que ceux que l’on connaitra dans les jeux suivants. Finalement, la principale difficulté vient du fait qu’il n’y ait quasiment aucun feu et que chaque route jusqu’au moindre boss est longue, complexe et souvent mortelle !
 
Ma note : 8/10

jeudi 25 juin 2026

Nioh 2


Nioh 2
 
Japon. L’an 1555. Ère Sengoku. Un étrange message est déposé à votre fenêtre. Après quelques coups de lame par-ci par-là, vous découvrez son auteur : l’excentrique Tokichiro. Ce dernier cherche un homme de main robuste afin de lui prêter main forte. Il sait en effet que les puissantes Pierres d’Esprit, ou Amrita, se vendent particulièrement bien en temps de guerre. Sauf que pour faire son commerce, il faut faire de la route et braver bien des dangers. Vous voilà donc embarqué par votre ami au cœur de conflits armés où se dispute la possession de terres et des fameuses pierres.
 

Nioh 2
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Team Ninja
Concepteur : Yosuke Hayashi
Musique : Akihiro Manabe, Yugo Kanno
Date de sortie : 13 mars 2020
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur, multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Dans ma critique précédente, j’avais eu l’occasion et, je ne le cache pas, le plaisir de vous parler d’un certain Nioh. Œuvre de la Team Ninja, ce soft se déroulant dans le Japon médiéval était ce que l’on appelle un Souls Like, c’est-à-dire, un jeu que l’on peut qualifier de fortement inspiré, dans sa conception et sa jouabilité, par la célèbre trilogie de chez From Software, je veux, bien entendu, parler de Dark Souls. Sans grande surprise, la copie ne vaut jamais l’original et, a ce petit jeu des Souls Like et des multiples éditeurs qui, depuis quelques années, surfent sur la vague a succès de ces softs a la jouabilité exigeante du sieur Hidetaka Miyazaki, force est de constater qu’il y a tout de même eu quelques belles réussites. Justement, Nioh, premier du nom, était un bon Souls Like et, par la force des choses, un bon jeu qui, malgré le fait qu’il s’inspirait grandement de ses illustres prédécesseurs, possédait tout de même suffisamment de qualités pour ravir les amateurs du genre. Et donc, quelques années plus tard, les petits gars de chez Team Ninja se disant qu’ils tenaient un filon intéressant ont donné une suite, ce fameux Nioh 2 qui nous préoccupe à présent. Alors, ce second volet mérite t-il le détour ? Ma foi, dans les grandes lignes, oui, même si j’ai quelques réserves à son sujet. Bon, disons le tout de suite, si vous avez apprécié Nioh, force est de constater qu’il serait dommage de passer à coté de Nioh 2, c’est un fait. Bien entendu, il ne faut pas s’attendre à de grands bouleversements, bien au contraire, ce qui fait que, dès les premières minutes, vous retrouverez l’ensemble des éléments qui avaient fonctionner dans le premier volet, c’est-à-dire, cet univers nippon plutôt attirant, ces créatures issues du folklore local et qui, dans l’ensemble, sont plutôt réussies, des graphismes de qualité, sans oublier, naturellement, ce coté Souls Like parfaitement assumé qui a de quoi attirer les nombreux fans des softs retors de chez From Software. Le problème car, vous l’avez compris, il y en a un, c’est que, si l’on retrouve les qualités du premier volet de Nioh, les défauts de celui-ci sont une fois de plus au rendez vous et là, comment dire, c’est nettement plus problématique. Ainsi, une fois de plus, il ne faut pas s’attendre a un scénario folichon, bien au contraire, de même, pourquoi n’avoir pas lié les différents niveaux entre eux, comme dans tout bon vieux Dark Soul qui se respecte ? Pour finir, je pense que les gars de chez la Team Ninja ont poussé le bouchon un peu trop loin pour ce qui est de la difficulté qui devient, par moments, presque ridicule : en effet, dans les softs de chez From Software, plus que la difficulté d’un combat face a un boss, c’est l’exigence qui est au cœur de celui-ci, y compris du coté de Sekiro – Shadows Die Twice qui était un peu le maitre étalon du genre, question difficulté, où ce n’était pas le personnage qui devenait plus fort mais le joueur lui-même ! Le souci, avec Nioh 2, c’est que ces nombreux affrontements face à des boss ou des sous boss deviennent rapidement très pénibles et cela, franchement, c’est tout de même un sacré problème qui risque d’en décourager plus d’un. C’est tout de même dommage car, dans l’ensemble, Nioh 2 est un bon jeu, mais bon, comment dire, a un moment donné, davantage de nouveautés et une difficulté mieux dosée n’auraient pas été de trop pour faire de ce soft un incontournable, c’est un fait…
 

Points Positifs
 :
- Très proche, peut-être même un peu trop, de son prédécesseur, Nioh 2 reste, dans l’ensemble, un bon jeu qui a de quoi ravir les amateurs du premier volet et, bien entendu, les fans de Souls Like dans un sens plus large qui y trouveront un certain plaisir en attendant, naturellement, de patienter entre deux softs de chez From Software.
- On retrouve tout ce qui a fait la saveur des softs de chez From Software et si les familiers des Souls seront en terrain plus que familier, les autres qui s’essaieraient au genre pour la première fois y trouveront peut-être leur compte.
- Adversaires nombreux et retors, boss dangereux et charismatiques dont certains vous donneront bien du fil de retorde, niveaux complexes et souvent bien travaillés. Bref, de quoi passer de très bons moments.
- Le Japon médiéval est plutôt bien retranscrit, quand aux diverses créatures issues du folklore nippon, disons qu’elles marquent les esprits et que cet exotisme est plutôt une bonne idée pour un public occidental.
- L’on peut enfin créer son propre personnage, ce qui est tout de même une bonne nouvelle !
- Une durée de vie assez conséquente qui se compte en nombreuses dizaines heures de jeu.
 
Points Négatifs :
- Aucune véritable nouveauté vis-à-vis du premier volet : ainsi, l’on retrouve les mêmes points positifs mais aussi, malheureusement, les mêmes défauts. Je pense qu’il y avait de quoi améliorer pas mal de points…
- Les fans de Dark Souls risquent de tiquer grandement devant le fait que Nioh 2, comme son prédécesseur, est tout de même une grosse copie des softs de chez From Software : même système de jeu, dans les grandes lignes, jouabilité très proche, même concept général, etc. On ne peut pas vraiment dire que les petits gars de chez Team Ninja se soient vraiment foulés…
- Scénaristiquement, tout cela ne vole pas bien haut et, comme dans le premier volet, on oublie cette intrigue inintéressante au possible pour se consacrer uniquement sur le passage des niveaux et la montée en puissance de notre personnage.
- Une difficulté ahurissante par moments, surtout pour ce qui est des affrontements face aux boss. Bon, je sais que c’est le genre qui veut cela mais dans le cas présent, force est de constater que certains combats sont ridicules et qu’il est très facile de se décourager au bout d’un moment…
- Dommage que les différents niveaux ne soient pas liés entre eux comme c’est le cas dans les Souls.
- Pour ce qui est des missions secondaires, tout cela a tendance à tourner rapidement en rond.
 
Ma note : 7,5/10

Nioh


Nioh
 
Nous sommes à la fin de l'époque Sengoku juste avant la bataille de Sekigahara. William Adams, navigateur anglais considéré comme étant le premier samouraï d’origine occidentale débarque, après un très long voyage en mer, sur les cotes nippones. Paria dans son pays puisqu’il à dut s’évader de la Tour de Londres, William va être confronté à de multiples danger au cours de ses diverses rencontres. Mais si le Japon est, en lui-même, un territoire bien périlleux en temps normal, notre héros va avoir fort à faire en étant confronté à divers Oni et Yokai, d’étranges et puissances créatures des mythes nippons…
 

Nioh
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : Team Ninja
Concepteur : Fumihiko Yasuda, Yosuke Hayashi
Musique : Yugo Kanno
Date de sortie : 07 février 2017
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur, multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Traumatiser, dans le bon sens du terme, par la saga Dark Souls qui aura été une véritable révolution vidéoludique comme on en connait finalement peu, je ne pouvais pas, après avoir achevé Sekiro – Shadows Die Twice en rester là. Non, pour moi, force est de constater qu’il y eut un avant et un après Dark Souls, un peu comme, à la fin des années 90, dans une moindre mesure, il y avait eu un avant et un après Final Fantasy 7 ou, plus récemment, un avant et un après The Witcher 3 – Wild Hunt. Et donc, après avoir achevé Sekiro et ne possédant pas encore, à l’époque, la fameuse PS5 qui fut, pendant trop longtemps, si compliquée à se procurer, je ne pouvais pas me lancer dans le tant attendu remake de Demon’s Soul. Un peu orphelin du genre, il fallait donc que je trouve, en attendant, un soft qui, de prêt ou de loin, serait proche des softs de chez From Software. Bien entendu et, sans grande surprise, le succès aidant, moult éditeurs, au fil des ans et avec plus ou moins de succès, ont essayés de copier le genre des Souls Like – d’ailleurs, le terme est resté et moult jeux sont considérés, désormais, ainsi – et, dans le lot, celui qui m’intéressait le plus était un certain Nioh. Œuvre des petits gars de chez Team NinjaNioh était le soft idéal qu’il me fallait après être venu à bout de Sekiro – Shadows Die Twice : même exigence pour ce qui est de la jouabilité – du moins, même si celle tient davantage de la saga des Dark Souls puisque Sekiro est différent dans sa jouabilité – même lieux puisque l’on retrouve le Japon féodal. Bien entendu, c’était un pari à double tranchant : Sekiro était tellement extraordinaire que, fatalement, Nioh risquait de m’apparaitre comme étant moins somptueux, de même, ce dernier étant mon premier Souls Like auquel je m’attaquais, je risquais de ne voir ce dernier que comme une simple copie, là aussi. Mais bon, comme je l’avais souligné, je ne pouvais pas quitter ce genre de jeux aussi facilement et ce fut avec un certain enthousiasme, malgré tout, que je m’étais plongé dans ce Nioh qui, accessoirement, avait eu pas mal de bonnes critiques. Alors, le résultat fut-il à la hauteur de celles-ci ? En toute sincérité, on peut dire que oui. Alors certes, disons le tout de suite, ce n’est pas un jeu de chez From Software et oui, ce n’est pas de l’inspiration mais de la copie pure et dure. Ceci étant dit, Nioh possède bien des qualités – et des défauts mais rien de bien grave non plus – et celles-ci sont suffisamment nombreuses pour faire de ce soft un indispensable qui ravira les amateurs du genre qui sont, accessoirement, de plus en plus nombreux. Naturellement, les familiers de Dark Souls et compagnie seront en terrain plus que familier avec une jouabilité assez proche quoi que plus nerveuse, le même système d’adversaires tous plus retors les uns que les autres et qui ressuscitent si l’on se repose à un point de sauvegarde – des petits temples qui remplacent les feux de Dark Souls – pas mal de boss qui vous feront tourner en bourrique et qui sont les dignes successeurs – quoi que moins marquants – que ceux des Souls et compagnie sans oublier, bien entendu, un système d’évolution de niveau sans surprise. Cependant, malgré tout ce coté copié / collé, Nioh n’en restait pas moins comme étant un soft plaisant, plutôt prenant même si on peut estimer, à juste titre, que son scénario était bancal au possible et que le seul intérêt du joueur était d’enchainer les niveaux, quand au héros, ce brave William, sa ressemblance avec Geralt de Riv de The Witcher était pour le moins singulière, pour ne pas dire discutable. Quoi qu’il en soit, sans révolutionner nullement le genre, Nioh s’avéra être un bon Souls Like qui possédait suffisamment de qualités pour se démarquer au sein d’une concurrence de plus en plus importante. Au point d’en faire une nouvelle saga ? Entretemps, un certain Nioh 2 était sortit mais bon, ceci, naturellement, était une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent Souls Like qui, tout en s’inspirant grandement de la saga de chez From Software, se démarque nettement par tout un tas de petites choses qui font que, au final, Nioh a réussit à gagner son propre public. Terriblement prenant pour les fans du genre, voilà un soft de qualité qui mérite le détour.
- On retrouve, bien entendu, tout ce qui a fait la saveur des softs de chez From Software et si les familiers des Souls seront en terrain plus que familier, les autres qui s’essaieraient au genre pour la première fois y trouveront probablement leur compte.
- Adversaires nombreux et retors, boss dangereux et charismatiques dont certains vous donneront bien du fil de retorde, niveaux complexes et souvent bien travaillés. Bref, de quoi passer de très bons moments.
- Le Japon médiéval est plutôt bien retranscrit, quand aux diverses créatures issues du folklore nippon, disons qu’elles marquent les esprits et que cet exotisme est plutôt une bonne idée pour un public occidental.
- Une durée de vie assez conséquente qui se compte en nombreuses dizaines heures de jeu.
 
Points Négatifs :
- Les fans de Dark Souls risquent de tiquer grandement devant le fait que Nioh est tout de même une grosse copie des softs de chez From Software : même système de jeu, dans les grandes lignes, jouabilité très proche, même concept général, etc. On ne peut pas vraiment dire que les petits gars de chez Team Ninja se soient vraiment foulés…
- Scénaristiquement, tout cela ne vole pas bien haut et, très rapidement, on oublie cette intrigue inintéressante au possible pour se consacrer uniquement sur le passage des niveaux et la montée en puissance de notre personnage.
- Dommage que les différents niveaux ne soient pas liés entre eux comme c’est le cas dans les Souls.
- Pour ce qui est des missions secondaires, tout cela a tendance à tourner rapidement en rond et se coltiner sans arrêt les mêmes niveaux, cela a de quoi en lasser plus d’un…
- William est un véritable clone de Geralt de Riv !
 
Ma note : 7,5/10

mardi 23 juin 2026

Sekiro – Shadows Die Twice


Sekiro – Shadows Die Twice
 
Pendant l'ère Sengoku au Japon, le seigneur de guerre Isshin Ashina lance un coup d'état sur la ville d'Ashina. Au cours des combats sanglants, un Shinobi errant, Ukonzaemon Usui dit la Chouette, recueille un orphelin qu'il appelle Loup et le forme à l'art du combat et la voie du Shinobi. Vingt ans plus tard, le clan Ashina est sur le point de tomber, le vieil Isshin étant tombé malade et ses ennemis s'étant rassemblés autour des terres. Pour sauver son clan, Genichiro Ashina, le petit-fils d'Isshin, compte utiliser Kuro, le jeune Héritier divin, porteur de l'Héritage du Dragon qui permettrait de créer une armée immortelle. Loup, désormais combattant émérite chargé de la protection de Kuro, est vaincu par Genichiro et perd son bras gauche au cours de leur duel. Cependant, comme il est porteur du Sang du dragon, Loup ne meurt pas et reprend conscience dans un temple en ruines où un sculpteur a remplacé son bras manquant par une Prothèse Shinobi, un bras mécanique modifiable pour être équipé d'armes secrètes.
 

Sekiro – Shadows Die Twice
Éditeur : Activision
Développeur : FromSoftware
Concepteur : Hidetaka Miyazaki
Musique : Yuka Kitamura
Date de sortie : 22 mars 2019
Pays d’origine : Japon
Genre : Action, Aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Comme les fans le savent bien, l'aventure FromSoftware à débuter, aux yeux du grand public, il y a de cela bien des années, par le biais d’un certain Demon's Souls qui était paru, pour la toute première fois, sur PS3 en 2009 (et dont je vous proposerais la critique de son remake sur PS5 très bientôt) puis celle-ci s’est poursuivie avec la fameuse trilogie Dark Souls, maitre étalon du genre, mais aussi, bien entendu, l’excellent Bloodborne. Cependant, alors que le grand public s’était habituer, dans ces divers softs, a retrouver, grosso modo, les mêmes univers, les mêmes thématiques, les mêmes grosses ficelles scénaristiques ainsi que ce coté exigeant qui aura fait la marque de fabrique de la firme, le grand patron de celle-ci, le sieur Hidetaka Miyazaki, aura décider de prendre des risques, de changer totalement de fusil d’épaule, de ne pas nous pondre un Dark Souls 4 et, plutôt, de nous sortir un soft complètement original, à la fois proche dans sa conception de par son coté exigeant et fort éloigné de tout ce qu’il avait fait auparavant, je veux, bien entendu, parler de Sekiro – Shadows Die Twice. Paru en 2019, ce jeu divisa, immédiatement, la communauté vidéoludique : chef d’œuvre absolu pour les uns, soft trop difficile pour ne pas dire élitiste pour la majorité du public, Sekiro connut une belle polémique, certains articles de la presse spécialisée et bon nombre de joueurs affirmant que, a un moment donné, trop de difficulté tuait tout le plaisir. D’ailleurs, ces critiques, cette apparente difficulté qui reléguait, apparemment, celle des Dark Souls a de simples mises en bouches m’effrayèrent pendant longtemps, ce, jusqu’au jour où, méfiant, n’ayant pas grand espoir de réussite, je me sois plonger, début novembre 2021, alors que débutait, en France, le second confinement – qui n’avait de confinement que de nom – dans ce qui est devenu, depuis, une de mes plus extraordinaires expériences vidéoludiques ! Car oui, et je pèse mes mots, Sekiro est un chef d’œuvre absolu, un soft monumental qui certes, pousse le jusqu’au boutisme des Dark Souls jusqu’à son paroxysme mais qui n’est, en aucune manière, impossible ou trop difficile. Disons plutôt que, encore plus que dans les softs précédents de FromSoftware, ici, en effet, d’entrée de jeu, le joueur connaitra des débuts bien difficiles dans les premières heures de jeu : le joueur lambda sera littéralement dégouté, le spécialiste des Souls, lui, déstabilisé vu qu’il doit oublier tout ce qu’il connaissait depuis des années afin d’apprendre une nouvelle manière de jouer. Cependant, a force de persévérance, d’essais et de morts – il ne faut pas se leurrer – une fois que l’on comprend que dans Sekiro, tout est une affaire de contres et de posture, tout devient infiniment plus simple et une fois ce premier cap franchis, je peux vous le promettre, c’est le début d’une expérience vidéoludique peu commune qui vous entrainera dans une aventure se déroulant dans le Japon médiéval, dans une succession de duels au sabre et de rencontres magnifiques face a des boss tous plus charismatiques les uns que les autres. Alors, bien entendu, il faut reconnaitre qu’il faut aimer souffrir pour apprécier un soft comme Sekiro, mais bon, quelque part, cela avait déjà été le cas auparavant dans les précédents jeux FromSoftware. De même, je ne nierai pas que certains affrontements sont dantesques et que, à plusieurs reprises, vous passerez a coté du découragement le plus absolu, cependant, ici, tout est une question de volonté et même si vous mourez un nombre incalculable de fois, dans Sekiro, ce n’est pas le personnage qui devient meilleur – enfin, un peu mais cela reste infime – c’est vous, tout simplement, alors, même dans les passages les plus sombres, les plus décourageants, persévérez et vous verrez que vous pourrez finir ce jeu : cela sera alors la plus belle des récompenses…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands jeux auquel j’ai eu le plaisir de jouer, tout simplement. Etant l’aboutissement logique et inattendu des Dark SoulsSekiro – Shadows Die Twice pousse l’exigence à un niveau rarement vu dans le petit monde des jeux vidéo, cependant, après des débuts qui ne peuvent qu’être poussif, une fois que vous avez compris le concept, les choses changent et ce n’est plus qu’un pur régal jusqu’à une conclusion grandiose ! Un chef d’œuvre !
- Oubliez tout ce que vous avez appris dans les Dark Souls afin d’apprendre une nouvelle manière de combattre où tout repose sur la posture et les contres. Ce changement, une fois compris, s’avère judicieux. Quand a la verticalité, apportée par le grappin, c’est une excellente nouveauté qui apporte un plus indéniable.
- Plutôt que de pouvoir créer son héros de toute pièces – genre, classe – nous avons ici un Shinobi, Loup. Cela peut paraitre singulier, de prime abord, cependant, en se focalisant sur un véritable héros, l’histoire n’en n’est que meilleure et vous vous attacherez rapidement a celui-ci, vous pouvez me croire.
- Un casting de protagonistes haut en couleur et terriblement charismatique : Genichiro Ashina, La Chouette, Dame Papillon, Isshin Ashina font partit des meilleurs personnages de tous les jeux de chez FromSoftware.
- De nombreux affrontements d’anthologie qui vous laisseront sur le carreau à de multiples reprises mais qui vous apporteront une satisfaction inouïe lorsque vous en sortirez vainqueur !
- Graphiquement, Sekiro est un soft de toute beauté et certains niveaux sont tout bonnement magnifiques de par leurs architectures, les paysages, les constructions, les couleurs, etc. Un pur régal pour les yeux.
 
Points Négatifs :
- Il faut adhérer au concept des jeux FromSoftware et il est clair que ce genre de softs n’est décidément pas fait pour tout le monde. Certes, il n’est pas impossible a finir, mais bon, mourir a répétition face au moindre adversaire, devoir se retaper, encore et encore, certains passages avant de se faire massacrer en deux secondes par un boss, cela peut très rapidement lasser beaucoup de monde.
- Il faut tout de même reconnaitre que certains adversaires sont de véritables cauchemars ambulants et vous risquez, au bout d’un moment, d’être littéralement découragés, ce qui peut nuire fortement au plaisir du joueur.
- Dans Sekiro, c’est le joueur qui devient meilleur, pas le personnage. Bon, l’idée est pas mal mais il aurait tout de même été préférable que, comme dans les Dark Souls, Loup puisse gagner en puissance plus nettement car bon, comment dire, le peu d’amélioration qu’il gagne, au fil du jeu, s’avère minime.
 
Ma note : 9,5/10