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jeudi 30 avril 2026

Kedi – Des Chats et des Hommes


Kedi – Des Chats et des Hommes
 
Le documentaire montre Istanbul à travers les yeux de sept chats de gouttière :
Sarı (« jaune » en turc), surnommée l'arnaqueuse, est une chatte tabby rousse et blanche qui vit à la base de la Tour de Galata ;
Bengü (« infini » en turc), surnommée la Tombeuse, est une chatte brown tabby qui vit dans le quartier de Karaköy ;
Aslan Parçası (« part du lion » en turc), surnommé le chasseur, est un chat noir et blanc qui vit dans le quartier de Kandilli ;
Psikopat (« psychopathe » en turc), surnommée la psychopathe, est une chatte noire et blanche qui vit dans le quartier de Samatya ;
Deniz (« mer » en turc), surnommé le mondain, est un chat brown tabby et blanc qui vit dans le marché de Feriköy ;
Gamsız (« sans-souci » en turc), surnommé le joueur, est un chat noir et blanc qui vit dans le quartier de Cihangir ;
Duman (« fumée » en turc), surnommé le gentleman, est un chat gris et blanc qui vit dans le quartier de Nişantaşı.
 

Kedi – Des Chats et des Hommes
Réalisation : Ceyda Torun
Narrateur : Ceyda Torun
Production : Termite Films, PK Film Investment
Genre : Documentaire
Titre en vo : Kedi
Pays d’origine : Turquie, Etats-Unis, Allemagne
Chaîne d’origine : Cinéma
Diffusion d’origine : 21 février 2016
Langue d'origine : Turc
Durée : 79 mn
 
Mon avis :
 Ce n’est pas vraiment une surprise pour celles et ceux qui peuvent suivre ce blog mais oui, mille fois oui, j’aime les chats. En possédant un, moi-même, ou, plutôt, vivant en colocation avec lui, car ainsi sont nos amis félins qui acceptent notre présence sur leur territoire, et amoureux de la gente féline depuis des années, vous pouvez imaginer que la sortie du documentaire Kedi – Des Chats et des Hommes, en son temps, c’est-à-dire, début 2017, ne pouvait qu’éveiller ma curiosité. Certes, il m’aura fallut pas mal de temps pour cela, la faute a une programmation cinématographique que l'on peut qualifier de honteuse là où j’habite puisque, sans grande surprise, pour le grand public, les cinémas de banlieue préfèrent mettre en avant des bouses françaises ou les superproductions américaines plutôt qu’un documentaire turc, aussi bon soit-il, mais bon, le principal fut que, quelques mois plus tard, j’eu finalement l’opportunité de regarder ce fameux Kedi et, ma foi, force est de constater que ce dernier fut à la hauteur de mes espérances. Cependant, il ne faut non plus ce leurrer car nous sommes tout de même, ici, a mille lieux de ce qui est un chef d’œuvre, mais, quelque part, peu importe puisque le principal est là et ce Kedi – Des Chats et des Hommes est un fort sympathique documentaire qui ravira les amoureux des chats et, dans un sens plus large, les amateurs des animaux en général. Ainsi, ici, moult chats sont mis à l’honneur dans ce documentaire et, comme il est dit a de multiples reprises dans celui, chaque félin a sa propre personnalité, ce qui fait que, comme ces habitants d’Istanbul que l’on croise tout au long de ces 80 minutes, l’on ne peut que s’attacher a ces petits félins, certains étant câlins, d’autres sauvages, d’autres aventureux ou bagarreurs. Bien évidement, dans Kedi, ce qui marque le plus les esprits, c’est cette place qu’occupe le chat de gouttière dans cette véritable mégalopole qu’est Istanbul : en effet, dans la capitale turc, les félins vivant dans la rue sont tout a fait naturels, comme ces hommes et ces femmes qui s’occupent d’eux, les nourrissent, leur donnent des soins, veillent a leur bien être tout en leur laissant leur liberté, celle d’aller et de venir dans les rues. Cela donne un documentaire fort intéressant et si nos amis félins sont tout naturellement les têtes d’affiches de celui-ci – comment pouvait-il en être autrement – force est de constater que ces hommes et ces femmes que l’on croise, qui témoignent, sont assez touchants. Et, comme le dit si bien un vieil homme : c’est mieux de s’occuper des chats des rues que de passer ses journées au café. Vous ne trouvez pas qu’il a raison !? Bref, Kedi – Des Chats et des Hommes est un véritable régal pour les amoureux des chats, mais aussi, indéniablement, un documentaire assez touchant sur les liens forts et indéniables entre l’Homme et l’animal. Bien entendu, pour nous autres occidentaux, un certain exotisme se dégage de ce Kedi, mais bon, lorsque l’on voit comment les stambouliotes donnent de leur temps pour s’occuper de chez nombreux chats des rues et quand on pense a la place que ces derniers occupent chez nous, on se dit que, sur ce point là, nos amis turcs ont bien des leçons a nous donner…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent documentaire qui nous montre la vie des chats à Istanbul, gigantesque mégalopole turc, mais aussi, et surtout, les liens qui existent entre ceux-ci et ces femmes et ces hommes qui prennent soin d’eux, qui vivent à leur cotés, les nourrissent, les soignent, s’inquiètent de leurs sorts. Une belle histoire d’amour entre l’Homme et l’animal.
- Un documentaire qui ne pourra que ravir les amoureux des chats, bien entendu.
Kedi nous donne à réfléchir sur la manière dont est perçue les chats des rues à Istanbul, comment les hommes s’occupent d’eux et, en comparaison, comment est leur place en Occident, dans les grandes villes…
 
Points Négatifs :
- Aussi sympathique soit ce documentaire, nous sommes loin du chef d’œuvre, bien entendu.
- Un documentaire avant toute chose destinée aux amoureux des chats ou, dans un sens plus large, des animaux. Ceux qui ne supportent pas les félins passeront leur chemin…
 
Ma note : 7,5/10

Les Mondes Extraterrestres


Les Mondes Extraterrestres
 
En appliquant les lois de la vie sur Terre au reste de la galaxie, cette série mêle science-fiction et réalité pour imaginer d'autres vies sur d'autres planètes. Sur l'exoplanète Atlas, la force de la pesanteur crée une atmosphère épaisse, propice au développement d'organismes volants ou aéroportés. Une vraie leçon d'adaptabilité. Les fourmis, les scorpions et les lucioles fournissent aux biologistes des indices pour conjecturer sur la vie sur l'exoplanète Janus, et le polyphénisme des pentapodes. Des étoiles jumelles créent une atmosphère riche en oxygène sur Eden, où une biosphère fourmillante rappellerait les cycles de prédation et de reproduction sur la Terre. Une espèce hyper avancée s'installe sur l'exoplanète Terra, condamnée dans l'orbite d'une étoile vieillissante. Elle doit coloniser un autre monde, à l'aide de robots.
 

Les Mondes Extraterrestres
Réalisation : Leanne Klein
Narrateur : Sophie Okonedo
Production : Wall to Wall Media
Genre : Documentaire
Titre en vo : Alien Worlds
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 02 décembre 2020
Langue d'origine : Anglais
Durée : 4 x 43 mn
 
Mon avis :
 On peut estimer, a priori, que Les Mondes Extraterrestres, documentaire paru sur nos écrans fin 2020 avait tout pour me plaire. En effet, comme son nom l’indiquait, celui-ci abordait le cas des fameuses exoplanètes que les astronomes du monde entier découvrent de plus en plus, au fil des années et, plus particulièrement, de leur faune et de leur flore, la vie étant, finalement, oh combien banale dans un univers aussi vaste, ce qui est d’une logique imparable, en tout cas, bien plus que de penser que seul la Terre porterait la vie. Bref, un documentaire traitant de l’exobiologie et qui imaginerait qu’elle forme pourraient prendre la vie sur des planètes extrasolaires assez variées, comme je vous l’avais dit, cela ne pouvait que me plaire. Hélas, à mon grand regret, le résultat fut loin d’être à la hauteur de mes espérances, loin de là. Bon, prenons déjà les points positifs car il y en avait tout de même et admettre que, visuellement, Les Mondes Extraterrestres fut un pur régal. Ensuite, n’oublions pas le bestiaire proposé, souvent original, de même, les liens, attendus, avec notre propre faune terrestre n’était pas inintéressant quand aux diverses interventions des scientifiques, force est de constater que celles-ci furent plutôt judicieuses et intéressantes. Mais alors, avec tous ces points positifs, qu’est-ce qui à clocher avec ce documentaire ? Disons que celui-ci possède deux défauts importants, dont un propre à de nombreux documentaires et que je trouve terriblement agaçant, je veux, bien entendu, parler de la répétition des mêmes scènes ! En effet, lors de chaque épisode, nous avons droit à trois ou quatre scènes, souvent les plus spectaculaires mais pas uniquement, qui sont répétées en boucle, encor et encore, ce qui, il faut en convenir, a de quoi en énerver plus d’un. Ensuite, il y a le fait que, finalement, on nous montre plus souvent des fourmis, des faucons, des poissons ou des scorpions plutôt que cette fameuse faune alien qui s’avère être bien trop rare à l’écran en comparaison, ce qui, à mes yeux, est un comble. Ajoutons à cela que ce documentaire ne possède que quatre petits épisodes et vous comprendrez, aisément, pourquoi celui-ci, aura finit par me décevoir. Cela est fort dommage car Les Mondes Extraterrestres possédait un bon potentiel de départ et qu’il y avait, selon moi, de quoi faire beaucoup mieux, mais bon, pour ce qui est de la vie, imaginée, sur les planètes extrasolaires, j’essaierai de me procurer certains ouvrages sur le sujet, cela sera toujours préférable à ce documentaire sympathique mais terriblement frustrant…
 

Points Positifs
 :
- Une thématique plutôt intéressante qui nous fait découvrir la faune, imaginaire, de planètes extrasolaires. Souvent originale, basée, naturellement, sur nos propres animaux terrestres, les quelques créatures proposées méritent le détour et satisferont les amateurs du genre.
- Visuellement, il n’y a rien à redire, Les Mondes Extraterrestres est superbe et les images en
CGI nous offrent diverses faunes aliens pour le moins époustouflantes !
- Les commentaires des nombreux intervenants ne sont pas inintéressants, bien au contraire.
 
Points Négatifs :
- Un sentiment de gâchis regrettable. En effet, plutôt que de nous proposer moult planètes et davantage de créatures, on nous montre, un peu trop, la faune terrestre et des scientifiques qui se lancent dans de longs monologues qui finissent, fatalement, au bout d’un moment, par lasser le spectateur.
- Il n’y a pas énormément de scènes consacrées aux créatures aliens et, en plus, celles-ci sont répétées en boucle lors de chaque épisode. Franchement, je déteste ce procédé dans les documentaires !
- Le dernier épisode, sans être inintéressant, est un peu moins réussit puisqu’il nous montre une civilisation avancée et des robots.
- Quatre épisodes de quarante minutes environ, c’est peu…
 
Ma note : 6,5/10

Quand Homo Sapiens peupla la Planète


Quand Homo Sapiens peupla la Planète
 
Les plus anciens membres de l'espèce Homo Sapiens ont été découverts en Afrique de l'Ouest. Des recherches récentes suggèrent pourtant que les hommes modernes seraient apparus simultanément dans plusieurs régions d'Afrique. En outre, ils auraient continué de se reproduire avec d'autres sous-espèces d'Homo, amplifiant leur diversité génétique. À la lumière des découvertes archéologiques les plus récentes et grâce à l'analyse désormais possible de l'ADN ancien, cette série raconte sous un nouveau jour comment l'espèce est apparue il y a environ 200 000 ans en Afrique pour peupler ensuite tous les continents.
 

Quand Homo Sapiens peupla la Planète
Réalisation : Nicolas Brown, Nigel Walk, Tim Lambert
Narrateur : Xavier Beja
Production : Arte, PBS
Genre : Documentaire
Titre en vo : First Peoples
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Chaîne d’origine : BBC 2, Arte
Diffusion d’origine : 08 juillet 2015
Langue d'origine : Anglais
Durée : 5 x 60 mn
 
Mon avis :
 Il y a de cela quelques semaines, en février dernier pour être plus précis, j’avais eu l’occasion de vous parler d’un certain L’Odyssée de l’Espèce, un documentaire qui aura marqué les esprits de par son excellence et qui connu, il faut le rappeler, un succès pour le moins certain aux yeux du grand public lors de sa parution, au tout début des années 2000. Quelques années plus tard, un autre documentaire qui traitait de nos ancêtres vu le jour et même si celui-ci n’atteignit pas l’excellence de L’Odyssée de l’Espèce, maitre étalon du genre, il faut tout de même reconnaitre que celui-ci n’en reste pas moins comme étant un incontournable pour celles et ceux qui se passionnent pour nos ancêtres préhistoriques. Documentaire britannique en cinq parties et qui revient, fort habilement, sur les dernières données connues au sujet des migrations et de l’évolution de l’Homme moderne, le fameux Homo Sapiens, c’est-à-dire, nous-mêmes, Quand Homo Sapiens peupla la Planète possède bien des qualités et même si ce dernier est assez récent en comparaison de son illustre prédécesseur puisque datant de 2015, ce dernier permet de revenir sur certaines idées préconçues vis-à-vis de nos ancêtres et de nos vieux cousins disparus, comme l’Homme de Neandertal, bien entendu, mais aussi de mettre en avant d’autres hominidés comme celui de Denisova sans oublier, bien entendu, les métissages ayant eu lieu entre nos diverses espèces et que l’on retrouve, génétiquement parlant, encore aujourd’hui dans les populations actuelles. Instructif, passionnant même par moments, Quand Homo Sapiens peupla la Planète est une belle réussite qui complète fort bien la trilogie du sieur Malaterre, ce, en remettant celle-ci au gout du jour tout en mettant en avant les découvertes les plus récentes. Bref, vous l’avez compris, si vous êtes un amateur de paléontologie et que l’évolution humaine vous intéresse, ce documentaire est, sans aucune discussion possible, fait pour vous. Complet, plutôt bien structuré dans l’ensemble – chaque épisode est consacré à un continent, débutant en Afrique et s’achevant en Amérique – instructif, Quand Homo Sapiens peupla la Planète mérite le détour, ne souffrant, finalement, que de quelques défauts mineurs qui ne vous gâcheront nullement le plaisir du visionnage, loin de là…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent documentaire, assez complet, sur l’Homo Sapiens et son évolution au fil des millénaires, de son apparition en Afrique a ses multiples migrations sur les autres continents. Qui plus est, comme il est plutôt récent puisque datant de 2015, on y retrouve bon nombre des dernières découvertes au sujet de notre espèce dont, certaines, sont franchement intéressantes – le fameux métissage entre nos ancêtres et Neandertal mais également avec l’Homme de Denisova, hominidé bien moins connu.
- Assez simple d’accès, instructif, franchement passionnant par moments, ce documentaire ravira les amateurs du genre et vous apprendra pas mal de choses au sujet du passé de notre espèce, les fameux Homo Sapiens…
- Cinq épisodes de une heure, environ, a chaque fois, chaque épisode étant consacré a un continent – Afrique, Asie, etc. – où nos ancêtres ont mis les pieds, ce, dans l’ordre chronologique des dernières découvertes.
- Quelques reconstitutions que l’on peut qualifié d’acceptable, c’est toujours sympathique.
 
Points Négatifs :
- On n’échappe pas, comme c’est souvent le cas dans ce genre de documentaires, a pas mal de réédites ou de séquences qui reviennent sans arrêt. Certes, cela peut se comprendre pour certaines images, ici et là, par contre, au bout d’un moment, je dois reconnaitre que j’en avais un peu marre qu’ils nous disent que l’Homme moderne a copulé avec Neandertal et que nous avons donc 3% des gènes de ce dernier en nous…
- Dommage qu’il n’y ait pas eu davantage de reconstitutions, cela manque un peu dans ce documentaire…
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 29 avril 2026

L’Histoire HS 106 – Les Palestiniens


L’Histoire HS 106 – Les Palestiniens
Janvier/Mars 2025
 
Au sommaire :
Édito : La catastrophe, et après ?
- Palestine, le mot et le territoire
- Gaza, cinq mille ans de patrimoine sous les bombes
- 150 ans de déchirures
- Province Ottomane et mandat Britannique
- L'émergence d'une identité nationale
- Depuis 1872, Jérusalem au cœur
- 1948 : une rivale pour Amman ?
- Souvenirs de la vie à Gaza
- La faillite du mandat britannique
- 1936-1939, la révolte arabe
- Réfugiés ou combattants : les indésirables
- 1947-1949, la Nakba ou la double catastrophe
- Nakba Archive. Paroles d'exilés
- Réfugiés, parias du monde arabe
- Trois générations de nationalistes
- 1967, le choix risqué de la lutte armée
- Le temps des martyrs
- Yasser Arafat, du fedayin au diplomate
- Que peut la France ?
- Depuis 1987, en quête d'un État
- 1993-2024 : Oslo, la paix en échec
- Cisjordanie-Gaza : Vivre sous occupation
- Jérusalem : 4 habitants sur 10 sont Palestiniens
- Les urnes ou les armes ? Les stratégies du Hamas
- Le 7 octobre 2023 : l'invraisemblable attaque
- Géopolitique d'un État en lambeaux
- Les mots des Palestiniens
- Les Palestiniens – Bibliographie
 
Mon avis :
 Bon, je ne vais pas vous mentir, lorsque, tout début 2025, j’avais découvert la couverture du dernier numéro en date, à l’époque, de la revue L’Histoire, j’avais été loin, mais alors très loin d’être emballer. Les Palestiniens ? Encore eux, et puis, comment allaient-ils, une fois de plus, traiter la chose ? En prenant, comme d'habitude, fait et cause pour la cause palestinienne, aussi noble soit-elle ? Car bon, comment dire, si oui, il faut tout de même reconnaitre que le peuple palestinien a bel et bien droit a un état, autant, naturellement, Israël, lui, a droit a sa sécurité, ce qui est très loin d’être le cas depuis bien trop longtemps ? Oui, j’éprouvais pas mal de craintes vis-à-vis de ce numéro de L’Histoire, gardant encore en souvenir un certain numéro des Cahiers de Science & Vie datant d’il y a deux ans et où, sans grande surprise, il faut le reconnaitre, on en était presque a tout excuser, y compris les pires crimes, aux palestiniens. D’ailleurs, histoire de rester du coté des Cahiers, que dire d’un autre numéro, assez récent, consacré au Liban ? Encore une fois et malgré les méfaits causés par le peuplement récent palestinien du Pays des Cèdres et le Hezbollah, on avait l’impression, a lire le dossier, qu’Israël était coupable de tout ! Bref, vous pouvez parfaitement comprendre mon peu d’enthousiasme à me plonger dans la lecture de ce numéro de L’Histoire, persuadé que j’étais que, une fois de plus, on oublierait les crimes d’une partie afin de mieux accabler l’autre. Pourtant, alors que je n’attendais strictement rien de cette revue, comment ne pas reconnaitre que celle-ci fut une bonne surprise. Un dossier pour le moins complet qui ne fait nullement l’impasse sur le passé plus ou moins récent des liaisons pour le moins compliquées entre Israël et la Palestine et sur les torts des deux peuples dans ce conflit interminable et relancée, d’horrible manière, par le Hamas le 7 Octobre 2023. Mise en avant des grandes figures comme, naturellement, Yasser Arafat, Shimon Peres et Yitzhak Rabin, les artisans d’une paix qui, malheureusement, n’eut pas lieue. Problématique insoluble du sort des réfugiés et de cette fuite en avant des intégristes des deux camps. Bref, un dossier inattendu à mes yeux car totalement neutre dans sa conception et son contenu, ce qui, il faut le reconnaitre, est tout de même une excellente nouvelle par les temps qui courent ! Du coup, si j’avais bien des craintes au départ, celles-ci auront été totalement balayées a la lecture de ce numéro de L’Histoire, un numéro qui, au demeurant, démontre de fort belle manière a la concurrence comment ont doit traiter l’histoire récente, c’est-à-dire, sans tomber dans l’idéologie de bas étage. Une petite indirecte de ma part vis-à-vis des Cahiers de Science & Vie ? Oui, c’est tout à fait cela !
 

Points Positifs
 :
- Traiter du conflit israélo-palestinien sans tomber dans l’idéologie de bas étage, la chose est de plus en plus rare de nos jours, or, ce numéro de L’Histoire nous prouve de fort belle manière que c’est bel et bien possible, du coup, rien que pour cela, je pense que la lecture de celui-ci s’avère être indispensable.
- Palestiniens et Israéliens sont traités sur le même pied d’égalité, avec leurs torts partagés, du coup, il est plutôt plaisant de parcourir ce dossier et de se dire que, oui, effectivement, il faudra bien que, tôt ou tard, les Palestiniens aient droit a un état digne de ce nom, autant, par ailleurs, qu’Israël ait droit a sa sécurité.
- Bien entendu, les amateurs de cette revue seront en terrain familier et retrouveront avec plaisir des textes clairs et instructifs, de nombreuses illustrations et pas mal de cartes plutôt intéressantes. Bref, qualitativement parlant, L’Histoire est toujours une excellente revue !
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, les intégristes des deux camps n’apprécieront guère ce numéro qui est plutôt neutre au vu de son contenu. Ont peut également ajouter a ceux-ci nos traditionnels antisémites de la France Insoumise et autres idéologues d’extrême gauche…
- Dommage qu’il soit fait presque l’impasse sur les fameux Accords d’Abraham qui ont été balayés par l’attaque terroriste du Hamas le 7 Octobre 2023.
- D’ailleurs, je pense qu’il n’aurait pas été inutile d’accorder une place nettement plus importante à ce pogrom qui est tout de même tout sauf anodin.
 
Ma note : 7,5/10

L’Histoire HS 105 – Paris, la Ville Monstre


L’Histoire HS 105 – Paris, la Ville Monstre
Octobre/Décembre 2024
 
Au sommaire :
Édito : Pourquoi Paris ?
- Paris est vraiment né au XIIe siècle
- Chronologie – Paris : genèse d'une capitale
Environnement – Histoire d'une explosion urbaine
- Prédatrice ou durable ? Nourrir la ville-monstre
- 250 000 habitants : comment le sait-on ?
- Les plus grandes cités du monde au Moyen Age
- Richesses et colères de la Seine
- Des moulins par dizaines
- Lutetia la boueuse : que faire des déchets ?
Vie quotidienne – Les Parisiens au jour le jour
- Chaque rue de Paris est un village
- Jean Favier, historien de Paris
- 1160-2024 : Notre-Dame ou l'éternel chantier
- L'irrésistible ascension des bouchers
- La vie d'étudiant au Quartier Latin
- Les animaux sont dans la ville
Pouvoirs – Le roi, l'évêque, les marchands
- Quand Paris se gouvernait tout seul
- 1382, les maillotins se révoltent
- Un évêque et 50 chanoines
- Le palais de la Cité devient le siège de l'État
- Le Châtelet ou la justice du roi
- Le Louvre, forteresse de Philippe Auguste
- Sainte-Chapelle : le Christ s'est arrêté à Paris
- La ville, les bourgeois, la milice et le roi
- Paris au Moyen Age – A lire, voir et écouter
- Paris au Moyen Age – Bibliographie
Georges Pompidou
- Pompidou : de Montboudif à l'Élysée
- Pompidou, Beaubourg et l'art contemporain
 
Mon avis :
 Comme je l’ai souligné dans mes critiques précédentes, j’éprouve un attrait pour le moins certain vis-à-vis de la revue L’Histoire, un des titres, selon moi, parmi les plus intéressants parmi une concurrence que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, de conséquente. Pour la petite histoire, ce ne fut qu’en 2023 que je me suis lancé dans la lecture de celle-ci, ce, par le biais d’un excellent numéro qui, pour rappel, était consacré à la Peste et, plus précisément, aux diverses et nombreuses épidémies qui ont touché l’humanité depuis un peu plus de deux milles ans. Par la suite, L’Histoire aura proposé des numéros qui auront flirté avec l’excellence, l’exemple le plus frappant étant celui consacré a la Préhistoire et d’autres, moins marquants, certes, mais plutôt bons dans l’ensemble. Pourtant, cette fois-ci, on pourra affirmer que les choses vont être un peu différentes. La raison à cela ? Eh bien, comment dire, disons que si, juste là, L’Histoire avait sut briller par son excellence, force est de constater que, pour la toute première fois, j’ai eu affaire a un numéro qui, en toute franchise et a mon grand regret, ne restera pas dans les annales. Bon, disons le tout de suite, ici, les jeux étaient fait, ou presque. Il faut reconnaitre que, avec ce genre de revues, les propres gouts personnels du lecteur ne sont pas anodins et même si, parfois, celui-ci peut être agréablement surpris par un dossier qui ne l’intéressait guère et qui s’avère être bien meilleur qu’il ne l’aurait pensé, dans le cas présent, ce n’est pas vraiment le cas. Il faut dire que Paris au Moyen-âge, ce n’est pas, mais alors, ce n’est absolument pas ma tasse de thé ! Bon, déjà, Paris en tant que ville, cela me laisse un peu froid, non pas que je n’apprécie pas la capitale française mais bon, comment dire, la connaissant très bien et y travaillant depuis des lustres, disons que celle-ci n’a pas, a mes yeux, la même importance que des villes comme New-York, Prague ou Rome, pour ne citer que quelques exemples de villes que j’ai visité. Ensuite, un dossier complet consacré à Paris, qui plus est, au Moyen-âge, c’est beaucoup pour moi, beaucoup trop même – surtout quand on sait que la revue L’Histoire est probablement la plus conséquente en nombre de pages. Du coup, l’intérêt de ce dossier pour moi, eh bien, disons qu’il flirtait avec le néant, tout simplement… Alors certes, je reconnais que mon propre ressentit y est pour beaucoup et que ce dossier est suffisamment solide et instructif pour satisfaire d’autres lecteurs, le nier serait faire preuve d’une certaine mauvaise foi. Mais bon, pour ce qui est de mon cas, c’est non, un grand non même ! D’ailleurs, pour la petite histoire, le second dossier, nettement plus court, qui revient sur la vie de Georges Pompidou aura été, à mes yeux, nettement plus intéressant et, vu la carrure de cet ancien président, j’aurais même regretté qu’il n’ait pas été plus long, mais là, j’en demandais probablement un peu trop…
 

Points Positifs
 :
- Même si le dossier de ce numéro ne m’aura franchement pas intéressé, je dois reconnaitre que cela est dut, principalement, a mon propre ressentit personnel et je conçois parfaitement que d’autres personnes y aient trouvé leur compte, surtout que, accessoirement, connaitre le passé et l’évolution de Paris n’est pas inintéressant, bien au contraire.
- Paris au Moyen-âge, comment la cité aura gagné en importance, comment celle-ci aura finit par être la plus peuplée d’Occident, quels furent ses liens avec la Royauté, qui la dirigeait véritablement, etc. Bref, il y a tout de même de quoi apprendre pas mal de choses au sujet de la capitale française.
- Le second dossier, bien plus court, consacré à Georges Pompidou est franchement intéressant et nous permet de mieux connaitre celui qui fut le second Président de la Cinquième République.
- Bien entendu, les amateurs de cette revue seront en terrain familier et retrouveront avec plaisir des textes clairs et instructifs, de nombreuses illustrations et pas mal de cartes plutôt intéressantes. Bref, qualitativement parlant, L’Histoire est toujours une excellente revue !
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que pour ce qui est de l’originalité, on repassera. Il faut dire que Paris fait partie de ces fameuses thématiques vues et revues qui ne cessent d’être mises en avant, ce, au détriment de tant d’autres…
- N’étant pas un grand amoureux de la capitale française, je n’ai, a aucun moment, été vraiment passionné par la lecture de ce long et interminable dossier.
- Dommage que le second dossier, consacré à Pompidou, ait été aussi court.
 
Ma note : 7/10

L’Histoire HS 104 – États-Unis, les Fièvres d’une Démocratie


L’Histoire HS 104 – États-Unis, les Fièvres d’une Démocratie
Juillet/Septembre 2024
 
Au sommaire :
Édito : Une fièvre comme une autre ?
- Cahiers cartes et infographies : 250 ans d’une démocratie et de ses crises.
- Chronologie
1776-1860 – Les fondements du jeune état
- Tocqueville a-t-il tout compris ?
- Philadelphie 1787. Une constitution pour l’Histoire.
- Cours Suprême. Retour au conservatisme ?
- Comment les Amérindiens sont devenus citoyens.
- L’homme le plus puissant du monde ?
- Le cauchemar de Philip Roth.
- Galaxie : des présidents qui ont compté.
- Des pionniers puritains au réveil des évangélistes.
1861-1964 – Dépasser la Guerre Civile
- Guerre de Sécession. La déchirure.
- Photographier l’horreur.
- La bataille des mémoires.
- 1865, 1920, 1965… Ku Klux Klan, la gangrène.
- Au péril du capitalisme sauvage.
- McCarthy. Portrait d’un populiste.
- 1865-1965. Qui a peur du vote des noirs ?
- 1920, les femmes aux urnes !
1965-2024 – Nouveaux enjeux, nouvelles menaces
- La crise de confiance des années 1970.
- Presse, liberté et censure.
- Le melting-pot est-il un mythe ?
- Le rappel à l’ordre racial.
- Antisémitisme : la poussée.
- Universités. La guerre culturelle est déclarée.
- Les séries imposent leur loi.
- Le modèle mondial est fatigué.
- Trump, dernier né du populisme.
- Etats-Unis : la démocratie est-elle malade ?
- A lire, voir et écouter.
 
Mon avis :
 Comme je l’ai déjà souligné, à mes yeux, la revue L’Histoire, est devenue un des maitres étalons du genre, et ce, au sein d'une concurrence que l'ont peut qualifier sans peine de pour le moins conséquente, il faut le reconnaitre. Et donc, après vous avoir parlé du numéro consacré à L'Espagne de Franco qui, ma foi, était plutôt bon dans l’ensemble, il est temps, à présent, d’aborder le cas du numéro estival de 2024, un numéro intitulé États-Unis, les Fièvres d’une Démocratie. Comme chacun le sait, du moins, je l’espère, en novembre 2024, il y eut des élections outre-Atlantique et un certain Donald Trump, n’en déplaise à beaucoup, remporta ces dernières avec une certaine facilité face a une Kamala Harris bien peu charismatique, ce, après que cette dernière ait remplacée quelques mois auparavant, un Joe Biden de plus en plus à l’ouest. Bien entendu, même si le président des USA n’est pas le maitre du monde, au vu de l’importance de ce pays et de sa puissance militaire, ce, même si, il faut le reconnaitre, les Etats-Unis dont déjà connus des heures plus glorieuses, il était logique, comme tous les quatre ans, que les yeux du monde entier soient tournés vers ces élections et donc, par la force des choses, pendant quelques mois, des revues consacrées à l’Amérique, nous en avons bouffer, et pas qu’un peu ! Bref, ceci étant dit, la première chose que l’on peut se dire c’est que, bien évidement, pour ce qui est de l’originalité, on repassera, c’est un fait ! Cependant, malgré ce constat que l’on ne peut nullement occulter, ce numéro de L’Histoire est loin, très loin même d’être inintéressant et il me semble évidant d’ajouter que, a moins d’être un véritable spécialiste de la chose Etatsunienne, celui-ci ne vous décevra nullement, bien au contraire. Ainsi, en revenant sur la fameuse et prétendue courte histoire de ce grand pays, le dossier de ce hors-série de L’Histoire nous replonge dans tout ce qui a fait l’Amérique moderne et, de ses origines a son état actuel en passant par les pères fondateurs, la Guerre d’Indépendance, celle de Sécession, le sort des Indiens et des Noirs, son rapport particulier aux armes a feu, le fait qu’il s’agisse d’un pays où les présidents sont parfois assassinés – et ce arriva à Donald Trump en est le plus parfait exemple – sans oublier, bien entendu, la guerre culturelle actuelle, force est de constater qu’il y a de quoi faire et que si vous connaissez mal ce pays, alors, ce numéro de L’Histoire est fait pour vous. Bien évidement, les autres, eux, y trouveront bon nombre de réédites et véritablement peu de nouveautés, mais bon, nous savons parfaitement comment cela fonctionne lorsqu’un sujet d’actualité prend énormément d’importance. Dommage tout de même que cela se fasse au détriment d’autres thématiques tout aussi passionnantes…
 

Points Positifs
 :
- Un dossier plutôt intéressant qui nous permet de revenir sur l’histoire de ce pays qui est a la fois tellement détesté et tellement adoré : ainsi, de ses origines a l’époque actuelle, les divers articles nous permettent de mieux connaitre les rouages d’un pays décidément pas comme les autres…
- Si vous êtes un parfait néophyte ou alors, si vous connaissez mal l’histoire des Etats-Unis, alors, ce numéro de L’Histoire est fait pour vous.
- Nixon en couverture, ma foi, c’est plutôt une bonne idée !
- Bien entendu, les amateurs de cette revue seront en terrain familier et retrouveront avec plaisir des textes clairs et instructifs, de nombreuses illustrations et pas mal de cartes plutôt intéressantes. Bref, qualitativement parlant, L’Histoire est toujours une excellente revue !
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que pour ce qui est de l’originalité, on repassera. Il faut dire que les Etats-Unis font partie de ces fameuses thématiques vues et revues qui ne cessent d’être mises en avant, ce, au détriment de tant d’autres…
- Naturellement, celles et ceux qui détestent les Etats-Unis passeront tranquillement leur chemin en déversant leur fiel sur cette revue.
 
Ma note : 7,5/10

mardi 28 avril 2026

La Source Noire


La Source Noire
 
De la mort, nous avons tout oublié, tout ce que notre culture avait érigé en sagesse. Même la science est devenue ignorante. Tellement que des savants tirent la sonnette d'alarme. Il faut, disent-ils, réhabiliter l'agonie, écouter les mourants, étudier ce passage aussi capital que la naissance. Psychiatres, cardiologues, chirurgiens, biologistes et physiciens, dans les laboratoires les plus sophistiqués des États-Unis, d'Europe, mais encore en Inde et partout dans le monde, analysent, sondent, interrogent la mort, ou du moins ceux qui ont frôlé la mort, collectionnent leurs écrits, examinent leurs témoignages, confrontent leurs expériences. Et l'on découvre que la mort cacherait une clarté à l'éblouissante beauté, pleine de vie, pourrait-on dire. La Source Noire. Aux portes de la mort, c'est une nouvelle approche de la vie, de la connaissance, de la mémoire...  La Source Noire, un livre fascinant et plein d'espoir.
 

La Source Noire
Auteur : Patrice Van Eersel
Type d'ouvrage : Paranormal, Spiritualité
Edition originale : 02 mai 1986
Edition française : 01 juin 1987
Titre en vo : La Source Noire
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 445
 
Mon avis :
 Du temps de ma jeunesse qui, ma foi, remonte à bien longtemps désormais puisque j’ai déjà dépassé le demi-siècle, j’avais connu, vers la vingtaine, un certain attrait pour tout ce qui avait trait au paranormal, et ce, dans le sens le plus large possible. Ainsi, que cela soit les ovnis, la cryptozoologie, les phénomènes de hantise, les anciennes civilisations disparues ou la vie après la mort, moult sujets m’intéressaient et, à l’époque, c’est-à-dire, dans les années 90, j’ai eu l’occasion de lire pas mal d’ouvrages consacrés au genre. Le temps a bien entendu passé, j’ai pris de l’âge et si j’ai un peu mis tout cela de coté, de temps en temps, lorsque l’envie me prend, j’aime me replonger dans certains ouvrages qui m’avaient marquer du temps de ma jeunesse surtout que, après tout, même du haut de mes 51 ans, je continu à me dire que notre univers comporte encore bien des énigmes que la science est loin d’avoir expliquer. Ainsi, il y a quelques temps, j’ai eu le plaisir de relire La Source Noire, ouvrage du sieur Patrice Van Eersel qui traite, comme son titre ne l’indique peut-être pas, des phénomènes qui sembleraient prouver que la vie existe après la mort. Bon, la chose est dite et, fatalement, a ce point de ma critique, certains vont doucement rigoler. D’ailleurs, je ne leurs en tient nullement rigueur sachant parfaitement à quel point la thématique de la survie de l’âme humaine est problématique aux yeux de bon nombre d’entre nous autres occidentaux qui, faut-il le rappeler, ont mit de coté le fait religieux depuis belle lurette. Cependant, dans La Source Noire, il n’est pas vraiment fait mention de religion, loin de là, mais plutôt d’une enquête, celle de Patrice Van Eersel donc, qui, en souhaitant comprendre ce qui pourrait expliquer les phénomènes singuliers que sont les NDE – Near Death Experience – va venir, petit à petit, au fil des diverses rencontres, que quelque chose de bien étrange se dissimule derrière ce dernier. Ainsi, au fil des pages qui composent cet essai, l’auteur, comme le lecteur, va aller de plus en plus loin dans cette enquête qui a lieu, principalement, aux Etats-Unis et se rendre compte que si les NDE ne sont peut-être pas la preuve absolue que l’âme humaine – appelons là ainsi – survit après notre décès, eh bien, il est difficile de ne pas aller dans ce sens au vu du nombre conséquent de témoignages de rescapés, de médecins ou d’infermières. Captivant de bout en bout, franchement intéressant et suffisamment bien écris, La Source Noire se lit comme une enquête et si certains passages sont peut-être un peu complexes par moments, l’ensemble n’en reste pas moins de fort bonne qualité. De quoi nous conforter dans notre croyance initiale de survie de l’âme ? De quoi faire changer d’avis les plus sceptiques d’entre nous ? Peut-être pas, c’est un fait. Cependant, il n’en reste pas moins que cet ouvrage mérite d’être lu, ne serais-ce que pour le sérieux des faits proposés mais aussi, pour ceux qui souhaiteraient en connaitre davantage sur le sujet, pour tous les auteurs cités car, aussi incroyable que cela puisse paraitre aux yeux de certains, outre-Atlantique, le phénomène NDE est étudié depuis des décennies et moult ouvrages de qualité variable – certes – existent sur le sujet…
 

Points Positifs
 :
- Probablement un des meilleurs ouvrages, si ce n’est le meilleur, qu’il m’a été donné de lire au sujet des NDE. Fort complet, revenant de manière complète sur la recherche effectuée sur le sujet aux Etats-Unis au fil des années 60, 70 et 80, La Source Noire est un ouvrage fort instructif qui captivera les amateurs du genre !
- Patrice Van Eersel nous propose une véritable enquête et, ma foi, c’est un vrai plaisir que de suivre celle-ci tout au long de l’ouvrage.
- Nombreux sont les noms cités de médecins qui ont écrit sur le sujet et, bien évidement, dans le lot, il y a un certain Raymond Moody qui fut le premier avec le célèbre La Vie après la Vie, paru en 1975. Bref, de quoi donner envie aux lecteurs d’approfondir leurs connaissances de cette thématique oh combien fascinante.
- Même si La Source Noire n’apporte aucunement la preuve que la vie existe après la mort, au vu de l’importance du phénomène, du nombre des témoignages et de l’ancienneté des visions, il y a de quoi se dire qu’il y a bien quelque chose là-dessous…
 
Points Négatifs :
- Dommage que Patrice Van Eersel n’ai pas abordé les phénomènes de transcomunication car je pense qu’il y avait de quoi en dire quelque chose. Mais bon, cela sortait peut-être un peu du cadre de cet ouvrage.
- Si l’ensemble de cet essai est suffisamment bien écrit pour satisfaire tous les publics, certains passages sont, peut-être, un poil plus complexe – l’auteur le reconnait lui-même d’ailleurs.
- Les traditionnels sceptiques rigoleront doucement et passeront leur chemin. Mais bon, est-ce vraiment une surprise ?!
 
Ma note : 7,5/10