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mardi 19 mai 2026

God of War


God of War
 
Après avoir transmis l'espoir aux humains et ayant survécu à son terrible massacre des Dieux de l'Olympe, Kratos tente d'oublier son passé et s'exile sur la terre nordique de Midgard, où il fonde une nouvelle famille, vivant à l'écart des Dieux Nordiques. Après le décès de sa bien-aimée Faye, il honore la dernière requête de son épouse, qui est de disperser ses cendres du plus haut pic des Neuf Royaumes aux côtés de leur fils Atreus, mais Kratos souhaite d'abord mettre son fils à l'épreuve lors d'une partie de chasse afin de tester ses capacités et de vérifier si ce dernier est en mesure de contrôler sa rage. L'expérience est un échec et Kratos en vient à considérer que son fils n'est pas prêt pour leur voyage. Mais alors qu'ils sont de retour chez eux, ils sont attaqués par un étranger sadique qui semble assez puissant pour mettre Kratos en grande difficulté. Devant le danger, Kratos prend la route avec Atreus. Leur voyage vers la plus haute des montagnes de Midgard commence, se faisant en chemin des alliés comme les nains forgerons Brok et Sindri, ainsi qu'une mystérieuse et puissante sorcière qui avoue à Kratos connaître sa vraie nature et celle du garçon.
 

God of War
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : SIE Santa Monica Studio
Concepteur : Cory Barlog
Musique : Bear McCreary
Date de sortie : 20 avril 2018
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action, Aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Il faut reconnaitre que la sortie de God of War, premier du nom, sur PS2, fut une véritable révolution en 2005. Sommet absolu du beat them all avec son héros, Kratos, se baladant en pleine mythologie grecque, ce soft fut sublimé, d’abord, par un second volet encore meilleur puis un troisième, cette fois ci sur PS3, qui fut l’apogée d’une saga qui aura marqué son époque. Le souci c’est que, s’il y eut bien un autre volet sur PS3, ce fut le très lamentable God of War – Ascension, un jeu qui sentait la fin de cycle et, avec ce dernier, on était en droit de s’attendre à ne plus revoir ce brave et colérique Kratos, du moins, avant longtemps. Alors, bien entendu, le fan, dont je faisais partit, pouvait toujours espérer une suite éventuelle car si Kratos avait massacré le panthéon grec, ma foi, il en restait beaucoup d’autres et, justement, si mon rêve de voir notre spartiate aller tâter du dieu égyptien ne se réalisa pas, ce fut un peu plus au nord, chez les vikings et sur PS4 que notre Dieu de la Guerre refit son apparition pour un soft qui, ma foi, relança de fort belle manière la franchise. Pourtant, à la base, j’étais un peu dubitatif : Kratos accompagné d’un gamin, un vrai-faux monde ouvert, une caméra derrière son épaule ?! Hum, trop de changements allaient-ils tuer ce jeu, Kratos allait-il définitivement sombrer en raison de ses concepteurs qui, visiblement, s’étaient inspiré d’autres jeux à succès actuels ? Eh bien ma foi, non et, franchement, ce fut une sacrée bonne nouvelle car oui, mille fois oui, God of War – oui, pas de 4 – est un sacré bon jeu, incontestablement, et je ne peux que reconnaitre que les concepteurs ont parfaitement rempli leur cahier des charges et gagner leur pari, un pari loin d’être gagner pourtant. En effet, si pour les vieux fans de Kratos, ce soft était attendu, ces derniers avaient pourtant de quoi éprouver quelques craintes. Or, assez rapidement, force est de constater que non seulement le changement de lieu est salutaire, non seulement l’ajout du fils de Kratos, Atreus, passe plutôt bien, y compris pendant les combats, mais, surtout, là où la franchise a un peu perdu en grand spectacle et en brutalité, c’est un fait, elle a gagner en profondeur, la relation père/fils fonctionnant a merveille et le scénario, lui, étant plutôt bien ficelé. Alors, bien entendu, God of War ne fut pas non plus un chef d’œuvre absolu et l’on peut regretter ces boss qui se comptent sur les doigts d’une main – mais Baldur, quelle claque – quelques ennemis qui ont tendance à se répéter un peu trop et une gestion de l’inventaire vraiment assommante, mais bon, en dehors de ces quelques défauts qui restent mineurs, il faut reconnaitre que ce tout nouveau God of War fut un très bon jeu mais aussi, et surtout, qu’il relança a merveille une franchise qui nous avait fait rêver il y a quelques années. Quand à la suite, cette fois-ci, sur la PS5, c’est déjà une autre histoire dont j’espère bien vous parler, tôt ou tard…
 

Points Positifs
 :
- Le renouveau parfaitement réussi pour une franchise culte ! En transportant Kratos dans le grand nord et en le faisant se coltiner avec les dieux Asgardiens, les petits gars de chez Santa Monica ont parfaitement réussis leur pari, et ce, malgré de multiples changements pas évidents a gérer : Kratos est accompagné de son fils, il n’a plus ses lames, l’angle de caméra a changer, etc.
- La relation entre Kratos et Atreus. Au combat, ce dernier n’est pas inutile, bien au contraire, mais ce sont surtout les scènes de dialogues entre les deux qui sont les meilleurs, surtout que certaines sont assez touchantes et que bon, comment dire, Kratos père, ce n’est pas évidant pour un vieil ours comme lui…
- Un jeu tout bonnement magnifique, un des plus beaux de la PS4 !
- Le boss principal du jeu est un certain Baldur et sincèrement, dès notre première rencontre avec lui où l’on prend une véritable claque tellement le combat est intense, jusqu’à l’affrontement final, grandiose, il apparait que notre adversaire est un des meilleurs boss de toute la franchise, rien que ça !
- Une petite flopée de personnages secondaires plutôt réussis : ainsi, entre Freya, Brok, Sindri et Mimir, ont est très bien entourés !
- On ne perd absolument pas au change en quittant le panthéon Grec pour l’Asgardien, surtout que, a de multiples reprises, au court du jeu, l’occasion nous est donnée d’en apprendre davantage au sujet de celui-ci.
- La révélation finale au sujet d’Atreus.
 
Points Négatifs :
- Si Baldur casse littéralement la baraque et si l’affrontement face au dragon est plutôt sympathique, God of War pèche tout de même par un manque flagrant de boss et d’adversaires véritablement marquants.
- C’est bien beau de nous proposer de crafter nos armes et armures mais force est de constater que l’inventaire est un bordel sans nom et que ce n’est pas toujours évidant de s’y retrouver.
- Euh, pourquoi Atreus est immortel ? Certes, cela nous aurait compliqué la tache qu’il puisse mourir au combat mais bon, du coup, ces derniers perdent un peu en crédibilité.
- A bien y réfléchir, les ennemis ne sont pas très nombreux et la plupart ne sont que les mêmes mais avec des couleurs différentes.
 
Ma note : 8/10

vendredi 3 avril 2026

God of War – Ascension


God of War – Ascension
 
Puni par les dieux pour avoir brisé son pacte avec Arès, qui l'a manipulé pour qu'il tue sa propre famille, Kratos est torturé par les trois Érinyes (ou Furies). Alors qu'il se libère, il va chercher le moyen d'obtenir la rédemption qu'il cherche tant : le pardon des dieux et l'oubli des souvenirs de ses massacres. Le jeu débute à la Prison des damnés où Kratos a été torturé par les Érinyes. Alors qu'il se libère des griffes d'une Erinyes et la tue ainsi que l'Hécatonchire qu'elle contrôlait. Il se remémore les trois dernières semaines passées avant son emprisonnement, sa rencontre avec Orkos, fils d'Arès qui lui dit que pour rompre son pacte avec le dieu de la Guerre et retrouver son esprit, il doit tuer les sœurs Érinyes.
 

God of War – Ascension
Éditeur : SCE
Développeur : SCE Santa Monica Studio
Concepteur : Todd Papy
Musique : Tyler Bates
Date de sortie : 12 mars 2013
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Beat them all, aventure, mythologie grecque
Mode de jeu : De un à huit joueurs
Média : Blu-ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3
 
Mon avis :
 Parmi les jeux qui auront le plus marquer la première décennie du vingt et unième siècle naissant, nul doute que la saga de chez Sony, je veux, bien évidement, parler de l’inimitable God of War,  fut l’un des plus importants. D’une violence rare, avec un antihéros détestable à souhait mais qu’on se plaisait à incarner, la série de Santa Monica Studio aura marqué au fer blanc à la fois la fin de la PS2, avec un fort bon premier opus et un second tout simplement magistral, mais aussi les débuts de la PS3 avec un troisième épisode qui fut certes, peut-être moins aboutit, scénaristiquement parlant, mais qui n'en restait pas moins exceptionnel d’un point de vu graphique, du moins, si l’on se remet dans le contexte de l’époque, bien entendu. Cependant, et avant le fameux quatrième opus sur la PS4 qui bouleversera pas mal de choses, il y eut, en 2013, un épisode un peu spécial, un peu dans la veine de ceux sortis sur la PSP, ce tant décrié God of War – Ascension. Bon, si je dois être tout à fait objectif, je dois reconnaitre que, après avoir entendu tant de mal à son sujet, il me fallu presque deux ans pour franchir le pas, l’occasion s’étant présenté de le trouver à petit prix et, en toute sincérité, si je ne m’attendais pas à un grand God of War au vu des très nombreuses critiques négatives, je n’aurais jamais pensé qu’il puisse être aussi mauvais. Car a un moment donné, je veux bien être gentil, reconnaitre que certains passages sont réussis et que graphiquement, c’est plutôt correct, assez rapidement, j’avais compris où j’avais mis les pieds, c’est-à-dire, dans un franc foutage de gueule ! Car oui, mille fois oui, Ascension est tout ce qu’un jeu vidéo ne devrait jamais être : ici, les développeurs ayant tout misés sur une version online, ont osés nous proposer un scénario solo tout bonnement indigeste, sans aucune saveur et où on se contente d’avancer, sans but réel et sans vraiment comprendre où on va, tout en affrontant des centaines et des centaines d’adversaires tous plus abrutissants les uns que les autres. Tenez, ces fameux monstres, quelle misère : souvent réussis dans les précédents opus, ici, en dehors d’une version éléphantesque qui nous font un peu penser à Babar, du moins, un Babar barbaresque, les autres sont les mêmes qu’avant mais avec un nouveau look, ce, sans que tout cela soit une franche réussite. Ainsi, lorsque vous aurez abattu, pour la centième fois, le même bouc, je pense que, vous aussi, vous en aurez plus qu’assez de ces combats inutiles et qui ne servent qu’à augmenter de façon artificielle une durée de vie franchement bof. Ajoutons à cela des boss quasi inexistants et sans le moindre charisme ainsi que des passages où Kratos glisse et où on doit éviter des obstacles (bonne idée) mais qui sont en trop grand nombre (mauvaise idée) et vous comprendrez un peu mon désarroi, pour ne pas dire mon profond dégout vis-à-vis de ce jeu. D’ailleurs, assez rapidement, je me suis forcé à avancer, sans aucune envie, histoire d’en venir à bout, et puis, comme un coup de théâtre final, comme si tous mes griefs ne suffisaient pas, arriva, vers la toute fin du jeu, ce fameux passage décrié dans de nombreuse critiques, celui où Kratos doit, sans aucune possibilité de regagner de l’énergie, se taper trois combats consécutifs plutôt ardus, et là, sincèrement, après un nombre conséquent d’essais et un profond dégout, je pris la seule décision qui me restait et qui me semblait logique, c’est-à-dire, retirer le jeu de ma PS3, estimant, a juste titre, avoir suffisamment perdu mon temps, temps qui est, comme chacun sait, bien trop précieux pour le gaspiller avec de telles futilités…
 

Points Positifs
 :
- Graphiquement, c’est plutôt correct, je ne le nie pas, mais bon, rien de neuf sous le soleil non plus, ne vous attendez pas à des décors exceptionnels, on est sur PS3, on le sait, et puis c’est tout.
- La musique du jeu tient plutôt la route, mais bon, là aussi, c’est pareil, dans les grandes lignes, c’est du vu et du revu.
- Allez, je les aime bien les Babars sauvages qu’on doit combattre par moments.
- Hum, disons que comme boss, Castor et Pollux sont réussis (enfin, il est réussi) mais en dehors d’eux, c’est morne plaine…
- Quelques énigmes sympas, la possibilité de réparer des parties du décor ou de faire intervenir un de nos doubles.
 
Points Négatifs :
- On a compris que les développeurs ne se sont absolument pas foulés pour le scénario solo, misant tout sur le mode online – mais comme je ne joue pas online, je serais incapable de dire du mal ou du bien de celui-ci. Mais bon, ça sent fortement le foutage de gueule !
- Une absence de scénario affligeante : Kratos ère comme une âme en peine, sans but véritable et sans grand enthousiasme, se contentant de tuer tout ce qui se présente devant lui et d’avancer bêtement, tout droit.
- Un comble, on réussit à s’ennuyer pendant les quelques rares cinématiques censées expliquer le pourquoi du comment au sujet du scénario ; et, accessoirement, on a du mal à tout comprendre.
- Des combats par dizaines, pas centaines, et ils durent des plombes, et on s’ennuie franchement au cours de ceux-ci, attendant tout juste d’en finir avec nos adversaires avant de passer aux suivants, trente secondes plus tard.
- Les ennemis sont carrément ratés et sont aussi charismatiques que François Hollande, c’est pour dire !
- Au bout de dix minutes de jeu, vous en aurez plus qu’assez des hommes boucs, et ce n’est que le début…
- Un nombre trop importants de phases de jeu où Kratos glisse et où on doit éviter des obstacles : la première fois, on trouve ça amusant, au bout de la dixième, on commence à saturer…
- Le combat de la mort qui tue vers la fin, en trois partie, où on se tape des légions d’adversaires assez coriaces, et ce,  sans possibilité de se soigner et sans sauvegarde. Un chalenge tout simplement ridicule au vu de sa difficulté mais au moins, il m’aura convaincu d’arrêter là les frais !
 
Ma note : 3,5/10

God of War 3


God of War 3
 
À la fin de God of War 2, Kratos avec l'aide des Titans part à l'assaut du mont Olympe afin de tuer Zeus à l'aide de la Lame de l'Olympe. Sur le dos de Gaïa, Kratos affronte Poséidon, qui déchaîne les démons des mers contre le titan. Après la mort du dieu des océans, les eaux envahissent les terres. Quand Kratos parvient à rejoindre Zeus, ce dernier déchaîne sa foudre, blessant Gaïa au bras et provoquant sa chute. Kratos ne peut se retenir et tombe dans le Styx, tandis que Gaïa, lui refuse son aide en affirmant qu'il n'a toujours été qu'un pion.
 

God of War 3
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : SCE Santa Monica Studio
Concepteur : Stig Asmussen
Musique : Gerard Marino, Mike Reagan, Cris Velasco
Date de sortie : 16 mars 2010
Pays d’origine : États-Unis
Genre : Beat them all
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3
 
Mon avis :
 Pour rappel, l’excellent God of War 2 s’était achevé sur un sacré cliffhanger et il fallut patienter, à l’époque, trois grosses années pour que les fans de notre Dieu de la Guerre préféré ne découvrent la suite des péripéties, oh combien violentes, de ce dernier et, surtout, le fin mot de l’histoire. Une attente pour le moins longue surtout que, entretemps, une nouvelle console était sortie dans le commerce, la fameuse Playstation 3. Pour la petite histoire, si j’attendais également la suite des aventures dantesques de Kratos, God of War 3 ne fut pas mon premier soft auquel je m’étais attaqué sur la PS3 puisque, comme vous l’avez peut-être constaté si vous avez lu ma critique précédente, l’honneur de la primeur fut donné a un certain Dante's Inferno, un soft qui, accessoirement, devait absolument tout a la saga God of War. Mais bon, tout ceci est peut-être intéressant, ou pas, mais ce qui compte, avant toute chose, c’est que je vous dise ce que j’ai pensé de ce troisième volet des péripéties barbaresques de Kratos ? Alors, ce dernier fut-il à la hauteur d’une saga qui montait petit a petit en puissance et qui s’était avérée être une des plus marquantes de ces vingt dernières années ? Tout d’abord, abordons le point qui, je pense, mettra tout le monde d’accord et sur lequel peu d’entre vous trouveront à redire, je veux, bien entendu, parler des graphismes. PS3 oblige, et sans grande surprise, si l’on se remet dans le contexte de l’époque, ceux-ci sont bien évidement somptueux. Ainsi, que ce soit les décors, tous plus magnifiques les uns que les autres, les personnages, les jeux de lumière voir même les détails, comme les giclées de sang et certains effets dus aux armes ou aux pouvoirs, il n’y a pas grand-chose à redire. Mais bon, quelque part, ce constat n’est pas forcément une surprise : après tout, God of War 2 sur PS2 était déjà sublime et l’on se doutait bien que les petits gars de chez Santa Monica Studio, à moins d’une défaillance monumentale, sur une machine supérieure, ne pouvaient nous livrer qu’un jeu magnifique, techniquement parlant. Pas de surprise donc, juste une confirmation de ce à quoi il fallait s’attendre, le principal était de toute façon ailleurs. Oui, le principal questionnement que le joueur pouvait éventuellement se poser, du moins, celle qui me taraudait l’esprit après avoir achevé les deux premiers opus, était de savoir ce qu’un énième épisode de God of War, en dehors du fait qu’il sortait sur une machine plus puissante, pouvait bien apporter à la saga ? La conclure ? Certes, il fallait bel et bien une fin, cela va de soit, surtout que le volet précédent s’était achevé sur un bon vieux cliffhanger des familles. Mais bon, les développeurs allaient-ils réussir à se renouveler, allaient-ils véritablement apporter quelque chose de neuf a cette saga, quelque chose qui marquerait une différence autre que d’un seul point de vue technique ? Ce nouvel opus ne risquait-il pas de manquer cruellement d’originalité, de n’être que, finalement, de la simple poudre aux yeux pour le simple quidam qui n’y verrait que du feu ? En fait, la réponse n’est pas aussi simple que je l’aurais souhaité. Indéniablement, il me semble évidant d’affirmer que ce troisième opus de God of War est un bon jeu, probablement l’un des tous meilleurs qui soient sortis sur notre bonne vieille Playstation 3. En effet, tout ce qui avait fait la force de la saga, et que l’on retrouvait déjà dans le premier volet, est toujours là, mais amplifier – plus beau, plus grand, plus spectaculaire, plus violent, etc. Cependant, à mes yeux, la problématique touche davantage le scénario qu’autre chose. Ainsi, une fois de plus, l’intrigue qui nous est proposé est captivante au possible et, du coup, incarner Kratos est toujours un plaisir et il est dur de décroché une fois la manette en main, cependant, quelque part, tout cela n’est que le prolongement de l’épisode précédant. Ainsi, scénaristiquement parlant, il n’y a rien de bien nouveau au programme : Kratos veut se venger, Kratos tue des Dieux, Kratos se bat contre des cyclopes, Kratos fait encore une fois un tour aux Enfers, Kratos marche, court, saute, vole, étripe, démembre, ouvre des coffres, trouve de nouvelles armes, les rend plus performantes, devient, forcément, de plus en plus balèze et se tape Zeus à la fin. En fait, comme dans les précédant volets, tout simplement. Alors oui, il ne fallait pas s’attendre à de grands bouleversements de la part de ce troisième volet de God of War, les développeurs ont fait leur boulot, l’adaptant tout juste à la PS3 et, donnant une fin (pour le moment), donc, à la saga. Cependant, si le jeu est, indéniablement, bon, si, techniquement, il n’y a rien à redire et si, je ne le nie pas, le plaisir est toujours au rendez-vous, pour ce qui est de l’originalité, on ne peut pas vraiment dire qu’elle soit, elle, vraiment là. Ais-je l’air d’exagéré, ne chipoterais-je pas un peu trop ? Aux yeux de nombreux joueurs, probablement que oui, cela n’étant qu’un point de détail pour la plus part. Sauf que, pour moi, ce n’est pas le cas. L’on a tendance à dire que qui aime bien, châtie bien, et je pense que c’est ce que j’ai fait avec ce God of War 3. Bien évidemment, ce n’était surement pas dans ce genre de jeu qu’il fallait s’attendre à des surprises scénaristiques époustouflantes, surtout que, quelque part, il faut rappeler que ce troisième opus n’était que la suite directe de son prédécesseur, ce qui, il faut bien l’admettre, n’a pas vraiment aider. Du coup, a mes yeux, le meilleur volet de God of War, ce fut, indéniablement, le second avec son scénario de folie mais aussi et surtout, sa longueur car oui, ne l’oublions pas, le volet PS3 des aventures de Kratos ne brille pas non plus par une durée de vie gargantuesque, bien au contraire. Ce détail, fatalement, loin d’être anodin, ne jouant pas en sa faveur, loin de là. Mais bon, il est peut-être temps que j’arrête de taper sur ce jeu, ce qui peut paraitre pour le moins désobligeant, surtout aux yeux de joueurs plus complaisants, surtout que je dois tout de même reconnaitre que ce God of War 3 n’en reste pas moins comme étant un sacré bon jeu, jouissif en diable, terriblement prenant et très difficile à lâcher une fois la partie lancée. Dommage juste qu’il soit trop court et ne se démarque pas vraiment de ses prédécesseurs, car sinon, comment ne pas reconnaitre que nous n’étions pas loin de l’excellence !? 
 

Points Positifs
 :
- Indéniablement, un des meilleurs volets de la saga, tout simplement ! Il faut dire que cette première incursion de Kratos sur PS3 est un classique absolu : reprenant tout ce qui avait fait le sel de la série depuis ses débuts, God of War 3 sublime le tout en allant plus loin, avec un coté plus spectaculaire que jamais. Bref, fans de la saga ou de Beat them all en général, vous ne pouvez pas passer a coté de ce soft !
- Scénaristiquement, il faut reconnaitre que tout cela tient sur un timbre poste, cependant, le plaisir, ici, est ailleurs, c’est-à-dire, que le coté bourrin de Kratos fonctionne, une nouvelle fois, à merveille, et que l’on prend toujours autant de plaisir à dégommer moult créatures mythologiques et autres divinités du panthéon grec.
- Graphiquement, God of War 3 est une pure merveille – en se remettant dans le contexte de l’époque, bien entendu. Décors grandioses et magnifiques, animations superbes, jeux de lumière qui en mettent plein les yeux, protagonistes charismatiques… que dire de plus ?!
- Quasiment tous les affrontements contre les Dieux marquent les esprits. Petite mention, bien entendu, au sort que subit Hélios par un Kratos plus impitoyable que jamais. Horrible, certes, mais bon, que voulez vous…
 
Points Négatifs :
- Aussi magnifique soit-il, force est de constater que God of War 3 souffre d’un certain manque d’originalité, scénaristiquement parlant : il faut dire que, dans l’ensemble, les concepteurs ont repris les bonnes vieilles ficelles des deux épisodes précédents – surtout le second – et que, au bout d’un moment, voir Kratos perdre ses pouvoirs, aller faire un tour en Enfer, revenir et récupérer sa puissance, petit a petit, en butant des Dieux, bah, cela sent le déjà-vu…
- Malheureusement, comme tout bon Beat them all qui se respecte, God of War 3 ne brille pas par une durée de vie époustouflante, bien au contraire.
 
Ma note : 8,5/10

samedi 21 mars 2026

God of War 2 – Divine Retribution


God of War 2 – Divine Retribution
 
Après avoir vaincu Arès, Kratos est devenu le nouveau Dieu de la guerre. Haïssant les dieux, Kratos avait trouvé une nouvelle famille auprès des guerriers Spartiates. Ces derniers, soutenus par leur nouveau dieu, écrasaient de plus en plus de cités. Cependant à chaque nouvelle ville détruite, la colère des dieux grandissait. Le jeu commence lorsque Kratos s'apprête à porter en personne le coup final à la cité de Rhodes. C'est alors que Zeus, craignant de subir le même destin qu'Arès, trompa Kratos et put ainsi lui retirer tous ses pouvoirs grâce à la lame de l'Olympe qu'il avait jadis forgée pour gagner la guerre contre les Titans. Une fois le Colosse animé par Zeus vaincu, celui-ci apparaît devant Kratos, affaibli et grièvement blessé. Le roi des Dieux prend alors la lame de l'Olympe et tue Kratos, qui jure vengeance contre les dieux. Alors que le Spartiate est emmené aux Enfers, Gaïa lui apparaît en songe, et lui offre une opportunité de revanche, que Kratos accepte. Il se réveille, sort des Enfers, et chevauche le Pégase...
 

God of War 2 – Divine Retribution
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : SCE Santa Monica Studio
Concepteur : David Jaffe
Musique : Cris Velasco, Gerard Marino
Date de sortie : 13 mars 2007
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Beat Them All
Mode de jeu : Un joueur
Média : CD, Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS2
 
Mon avis :
 Si je connaissais depuis longtemps la saga God of War, il me fallut, néanmoins, patienter quelques années avant de franchir le pas, le postulat de base de la série et son héros, Kratos, ne m’ayant pas forcément attiré de prime abord. Il faut dire que celui-ci, justement, en tant que protagoniste principal, n’était qu’un indécrottable bourrin sans cervelle aux antipodes, a mille lieux, à des années-lumière même que ce que moult titres avaient pu nous proposer au fil des ans et si, je dois le reconnaitre, le style avait de quoi attirer un certain public, d’un point de vu personnel, ce n’était absolument pas ma tasse de thé, bien au contraire. Cependant, malgré mon peu d’attrait pour ce style de héros, je dois reconnaitre que j’avais finit par lui trouver un certain charme a ce bon vieux Kratos, ce, en raison de son coté cynique, tragique, frappé par le destin, mais aussi, en raison de sa lutte contre les Dieux, décidément toujours aussi injustes dans leurs comportements envers les mortels aura finit par me plaire. Oh, pas au point que je le préfère a ce bon vieux Solid Snake ou au sublime Raziel, mais bon, tout de même, ce brave Kratos, tout bourrin qu’il était, aura fini par être une bonne surprise – d’un autre côté, vu que je n’en attendais pas grand-chose, ce fut peut-être normal ? Alors, bien entendu, ce qui comptait, avant toute chose, ce n’était pas de savoir si Kratos allait trouver grâce à mes yeux ou non  car bon, sur ce point, c’était presque peine perdu, non, ce qui comptait, c’était le jeu en lui-même, ce qu’il avait dans le ventre, ce que celui-ci pouvait nous amener en tant que plaisir, manette en main, de même, l’intrigue, les combats, les décors, la jouabilité, voilà ce que j’attendais de ce second volet de God of War afin de voir si, oui ou non, celui-ci méritait le détour et, surtout, tout le bien que j’avais entendu à son sujet. Et, sur ces divers points, je dois reconnaitre que je n’ai nullement été déçu, bien au contraire. Bien entendu, les joueurs confirmés qui sont passés à la PS5  rigoleront probablement devant mon enthousiasme pour un jeu aussi ancien et qui, à leurs yeux, apparaitrait comme étant plutôt moche. Pourtant, en jeux vidéo, il faut toujours relativiser les graphismes et, surtout, les remettre dans leurs contextes de machine et de date de sortie, ce qui fait que, un jeu sortit sur Nintendo dans les années 80 puisse être encore une réussite graphiquement et qu’un autre, de nos jours, ne le soit pas – certains auront du mal à comprendre cela mais c’est bel et bien un fait. Et donc, sur ce point, ce second volet de God of War fut, avant toute chose, une pure merveille : tant par les décors, variés, gigantesques et somptueux, que par le moteur graphique qui faisait qu’il n’y avait pas de temps de chargements (chose pour le moins rare et qu’il fallait souligner), le joueur ne pouvait que prendre un plaisir certain à déambuler dans un univers, certes violent au possible et d’une dureté extrême, mais étonnamment beau, d’une beauté, même, parfois, a en couper le souffle. Qui plus est, appréciant grandement les décors gigantesques, qui nous donnent l’impression d’être une minuscule fourmi, je ne pouvais qu’être gâté par ceux de God of War 2. Mais ce n’était pas tout, bien entendu. Comment ne pas apprécier toutes ces figures mythologiques que l’on ne cessait de rencontrer tout au long du jeu : entre de simples monstres mais aussi des héros – Persée, Thésée, Icare –, les Titans – Gaia, Atlas, Cronos – et des Dieux – Athéna, Zeus – quel plaisir de déambuler, et surtout, d’affronter des figures aussi exceptionnelles. Et là, nous arrivons à un point crucial de ce jeu, qui rappelons-le, était un Beat Them All, les fameux combats ! D’une violence inouïe et extrême avec ses membres arrachés, ses décapitations en tout genre et ce sang qui ne cessait de gicler, ceux-ci étaient souvent dantesques et, pour peu que vous ne soyez pas horrifier par ces derniers, allaient vous faire passer de bons, que dis-je, de très grands moments : avez-vous déjà imaginé affronter le Colosse de Rhodes, Thésée ou même Zeus en personne ? Ici, c’était le cas et, en toute sincérité, quel plaisir de se mesurer à des adversaires gigantesques de par leur taille démesuré, ou possédant des pouvoirs divins et même si, parfois, vous pourriez penser que cela était impossible, dite vous que personne, pas même Zeus, n’échappera a courroux de Kratos ! Bien évidemment, l’on pourrait pester contre une durée de vie bien trop courte finalement, comme si le genre voulait qu’il en soit toujours ainsi, signaler quelques petits pompages a d’autres titres comme Devil May Cry ou Soul Reaver voire même, reconnaitre que si certains passages du jeu étaient d’une difficulté rare, d’autres, eux, brillaient particulièrement par une simplicité pour le moins exagérée. Cependant, dans l’ensemble, comment ne pas reconnaitre ce que fut ce God of War 2 ? C’est-à-dire, un très grand jeu. Entre un univers original car, finalement, rarement abordé sur console et surtout, pas aussi bien, des graphismes (décors, personnages) somptueux, une bande originale guerrière qui collait parfaitement bien à l’action et de nombreux moments inoubliables, force est de constater que nous avions là un jeu superbe, captivant au possible et dont il était très difficile de décrocher. D’ailleurs, il m’était arrivé quelque chose d’incroyable avec ce second volet de God of War, quelque chose qui, lorsque je l’avais découvert, ne m’étais plus arrivé depuis bien des années, quelque chose que, en toute sincérité, je croyais ne plus être possible, c’est-à-dire : commencer un jeu, ne pas le lâcher et le finir en quelques jours, comme au bon vieux temps. Bien évidemment, les circonstances, j’étais en vacances, avaient bien aidé pour cela, cependant, je pense, en rappelant ce fait, que celui-ci signifie énormément de choses envers un soft décidément magistral et qui, sans exagération aucune, aura marquer son époque !
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs Beat Them All de tous les temps et, indéniablement, probablement le sommet de la saga God of War. Il faut dire que si le troisième volet, sur PS3, sera nettement plus aboutit, graphiquement parlant, et ira encore plus loin dans le coté grandiloquent, c’est par Divine Retribution que, véritablement, Kratos a prit une ampleur notable et a imposer la franchise comme étant une des plus incontournables de l’histoire vidéoludique moderne. Il y eut avant et un après God of War 2 !
- Si le premier volet était plutôt bon dans son genre, ici, nous flirtons allègrement avec l’excellence, tout bonnement. Ainsi, si vous êtes fans du genre et que le coté bourrin de Kratos ne vous gène pas, force est de constater que vous allez passer un bon, que dis-je, un très moment devant votre console !
- Enfin, les boss sont nettement plus nombreux et, accessoirement, plus impressionnants, ce qui nous donnera des combats dantesques. Cependant, les autres adversaires, eux, méritent également le détour car non seulement ils sont plus variés que dans le premier épisode mais, en plus, ils représentent, cette fois ci, un véritable chalenge par moments.
- Graphiquement, God of War 2 – Divine Retribution est une pure merveille ! Bien entendu, nous sommes en fin de vie sur PS2 et les concepteurs maitrisent à merveille la console, cependant, il faut reconnaitre qu’ils sont accomplis, ici, un travail magnifique et, ne serais-ce que pour le gigantisme des décors, le jeu en vaut la chandelle.
- Une jouabilité toujours au top, comme dans le premier volet.
- Les amateurs de la mythologie grecque seront, bien entendu, aux anges…
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut être fan du genre, bien entendu, pour apprécier au mieux ce God of War 2 – Divine Retribution. De plus, Kratos reste un personnage bourrin, violent et sans grande morale, ce qui risque de déplaire à certains…
- Nous ne sommes plus dans la durée de vie ridicule du premier volet, cependant, comme c’est souvent le cas dans ce genre de jeux, il faut reconnaitre que celle-ci n’est pas très longue.
 
Ma note : 9/10

God of War


God of War
 
Poséidon, Dieu des Océans, a chargé Kratos de tuer l'Hydre de Lerne qui ravage les navires de la flotte grecque sur la mer Égée. Après s'être acquitté de cette tâche, Kratos appelle la déesse Athéna. Depuis dix ans qu'il est au service des dieux, il souhaite enfin obtenir la récompense qu'il désire plus que tout : l'oubli des horreurs qu'il a commises par le passé. Avant d'accéder à sa requête, Athéna lui demande d'intervenir en sa faveur. En effet son frère Arès a attaqué sa ville, Athènes, avec son armée de monstres tout droit sortis des Enfers. Mais comme Zeus a interdit tout conflit entre Dieux, elle ne peut intervenir directement. Athéna est formelle : seul un mortel entraîné par un Dieu aura une chance de vaincre un autre Dieu. Elle s'engage par ailleurs à ce que les Dieux de l'Olympe pardonnent à Kratos ses actes passés en cas de succès. Arrivé à Athènes, Kratos se fraye un chemin entre cyclopes, morts-vivants et gorgones, et rencontre en chemin un étrange fossoyeur qui creuse une tombe au beau milieu du champ de bataille. Il arrive finalement au Temple de la ville où l'Oracle lui révèle que le seul moyen de vaincre un Dieu pour un mortel est d'entrer en possession de la boîte de Pandore, enfermée au fond du Temple de Pandore, que le Titan Cronos est condamné à porter sur son dos dans les tourbillons de sable du Désert des âmes perdues.
 

God of War
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : SCE Santa Monica Studio
Concepteur : David Jaffe
Musique : Cris Velasco, Gerard Marino
Date de sortie : 22 mars 2005
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Beat Them All
Mode de jeu : Un joueur
Média : CD, Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS2
 
Mon avis :
 Si un certain God of War 2 – Divine Retribution fut, de fait, ma première expérience avec Kratos, sur ce blog, je vais faire les choses dans l’ordre et donc, vous proposer la critique du tout premier God of War, premier volet d’une saga devenue, depuis ses débuts, il y a de cela deux décennies, tout simplement culte. La problématique, dans un cas comme celui-là, c’est que, lorsque l’on découvre une saga par son deuxième épisode, par la force des choses, on connait déjà, plus ou moins, tout ce qui se déroule dans le titre précédant, et, bien entendu, les grandes lignes scénaristiques de God of War, premier du nom, m’étaient connues. Ainsi, la vengeance de Kratos, sa lutte contre Arès, le Dieu de la Guerre et certains moments plus ou moins marquants, entraperçus dans le deuxième volet, m’étaient familiers. Cependant, même si l’effet de surprise n’était donc pas au rendez-vous, fort heureusement, le plaisir fut tout de même au rendez-vous. De même, puisque je parle d’effet de surprise, forcément, tant l’univers que les protagonistes ne m’étaient pas inconnus, et, bien fatalement, pour ce qui est du style de jeu en lui-même, les combats et les adversaires proposés, j’étais bien entendu en terrain pour le moins familier, ce qui eut, bien sur l’avantage non négligeable que je n’eut aucune difficulté a me lancer dans l’aventure. Ainsi, par la force des choses, la seule différence, ou presque, entre les deux titres, c’était de pouvoir prolonger le plaisir de retrouver ce bon vieux Kratos dans deux aventures différentes, et, sur ce point, force est de constater que je n’ai pas été déçu. Certes, le synopsis de ce premier volet est loin d’être original – bah, ce n’est qu’une histoire de vengeance après tout – et comme l’effet de surprise n’était plus présent, j’aurais pu éprouver une légère déception avec ce premier God of War, or, ce ne fut pas vraiment le cas et, sincèrement, dès le premier épisode, les petits gars de chez Sony basés à Santa Monica, aux Etats Unis, avaient tout compris, ou presque. Car si, indéniablement, God of War, premier du nom, est un superbe Beat Them All, probablement le meilleur du genre (pour ce qui est de la série dans son ensemble, j’entends bien), quelque part, j’aurais préféré faire celui-ci avant de me lancer dans sa suite. En effet, aussi bon soit-il, malgré des passages époustouflants, des combats inoubliables et des idées déjà fortement en place, il faut bien avouer que God of War 2 lui est largement supérieur : déjà, pour ce qui est des graphismes, il n’y a pas photo et d’ailleurs, la différence de qualité (et pourtant, ceux du premier volet sont plus que corrects mais avouons qu’ils ne tiennent pas la comparaison face à ceux de sa suite) est telle qu’il m’aura fallu un moment pour m’y faire. Ensuite, God of War 2, c’est le premier mais en largement mieux : plus long, plus complet, plus beau, plus spectaculaire, plus de boss (seulement trois dans le premier épisode, dont Arès, une misère), plus de décors variés, plus d’énigmes, d’adversaires, d’événements marquants, ce qui démontre simplement que si les développeurs du premier God of War avaient fait un grand coup avec celui-ci, ils l’ont tout simplement sublimer avec le deuxième titre. Cependant, cette constatation n’enlève rien au fait que le premier God of War n’en reste pas moins un très bon jeu qui ne possède quasiment aucune faiblesse, en dehors du fait qu’il soit malheureusement beaucoup trop court à mon gout, ainsi que la problématique des boss dont le nombre est pour le moins famélique. Mais pour le reste, il n’y a vraiment rien à redire, c’est du tout bon que je ne peux que vous conseiller vivement si jamais vous n’avez jamais jouer a aucune des aventures de Kratos. Après, que sa suite soit supérieure, c’est un fait incontestable, mais cela n’enlève rien aux qualités propres de son prédécesseur.
 

Points Positifs
 :
- Le premier volet de ce qui est devenu, depuis, une des sagas les plus connues du petit monde des jeux vidéos et, bien entendu, rien que pour cela, il faut souligner l’importance de ce soft. Qui plus est, s’il faut reconnaitre que la suite sera nettement plus aboutie, God of War marque déjà les esprits pour sa qualité d’ensemble, assez élevée et apparait, immédiatement, comme étant un excellent Beat Them All.
- Kratos, bien sur ! Assez curieusement, on s’attache facilement à cet individu, complètement bourrin, antipathique et violent. Mais le fait que celui-ci soit un antihéros absolu fait, peut-être, que cela fonctionne aussi bien avec lui. Qui plus est, cela nous change nettement de tout un tas d’autres héros un peu trop proprets pour être honnêtes…
- Bien entendu, on note l’inspiration chez des titres comme Devil May Cry, cependant, God of War n’est pas qu’un simple copié/collé de ses prédécesseurs et s’impose, immédiatement, de par ses qualités, nous prouvant qu’on peut toujours faire du neuf avec du vieux.
- Jouer dans la Grèce antique, avec ses Dieux et ses créatures mythiques ! Franchement, c’était presque une première à l’époque !
- Une prise en main immédiate et une jouabilité au top pour des combats nerveux et dantesques. Sur ce point, il n’y a rien à redire.
- Graphiquement, en se remettant dans le contexte de l’époque, ce jeu est plutôt réussi.
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, God of War, premier du nom, est court, terriblement court. Certes, ce n’est pas une nouveauté dans ce genre de jeux, cependant, ici, on peut boucler l’aventure en moins de dix heures, ce qui est nettement exagérer…
- Trois misérables boss seulement !? Non, là, on se moque de nous !
- Les plus cyniques remarqueront que God of War n’a, finalement, rien inventer et se contente de reprendre tout un tas d’éléments qui avaient fait le succès d’autres softs avant lui…
 
Ma note : 7,5/10