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vendredi 6 février 2026

Le Choc des Titans


Le Choc des Titans
 
Calibos est le fils de Thétis, la déesse de la mer, qui l'adore. Il était un beau jeune homme et devait se marier avec la princesse Andromède, fille de la reine Cassiopée et héritière de la riche ville de Joppé et finalement de toute la Phénicie. Mais il a commis, entre autres méfaits, le crime de tuer tout le troupeau sacré de chevaux volants qui appartenait à Zeus, à part l'étalon Pégase ; le dieu suprême l'a donc transformé en un monstre qui s'est vu alors rejeté et forcé de vivre comme un paria dans les marécages et les eaux stagnantes. Thétis, furieuse du sort assigné à son fils, a juré que si Calibos ne peut pas épouser Andromède, aucun autre homme ne le pourra non plus. Non moins exaspérée par la dévotion totale de Zeus envers son propre fils, Thétis transporte Persée de Serifos à Joppé. S'étant lié d'amitié avec Ammon, un érudit et un compositeur de pièces, Persée apprend l'aventure d'Andromède et de sa triste situation : elle ne peut pas se marier à moins que son prétendant ne réussisse à résoudre une énigme que lui donnera Calibos. Tout prétendant qui n'y arrivera pas sera brûlé sur le bûcher.
 

Le Choc des Titans
Réalisation : Desmond Davis
Scénario : Beverley Cross
Musique : Laurence Rosenthal
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Genre : Aventures, Fantastique, Péplum
Titre en vo : Clash of the Titans
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 12 juin 1981
Durée : 118 mn
 
Casting :
Harry Hamlin : Persée
Judi Bowker : Andromède
Burgess Meredith : Ammon
Laurence Olivier : Zeus
Jack Gwillim : Poséidon
Claire Bloom : Héra
Maggie Smith : Thétis
Ursula Andress : Aphrodite
Susan Fleetwood : Athéna
Pat Roach : Héphaïstos
Siân Phillips : Cassiopée
Neil McCarthy : Calibos
Tim Pigott-Smith : Thallo, le compagnon de Persée
Flora Robson : une des trois Grées
Anna Manahan : une des trois Grées
Freda Jackson : une des trois Grées
Donald Houston : Acrisios
Vida Taylor : Danaé
 
Mon avis :
 Quand on entend parler d’un film intitulé Le Choc des Titans, une bonne partie du grand public, ainsi que les plus jeunes d’entre nous, penseront, bien entendu, au long métrage de 2010, et ce, sans savoir que celui-ci n’est qu’un vulgaire (le mot me semble juste) remake d’une œuvre un poil plus ancienne et datant, elle, de 1981. Car oui, pour les plus âgés d'entre nous, Le Choc des Titans fut, avant toute chose, le tout dernier film où œuvra, en tant que responsable des effets spéciaux, le magicien du genre, je veux, bien évidement, parler du grand Ray Harryhausen. Bien entendu, lorsque sortit sur les écrans ce long métrage, même les plus ardents admirateurs du maitre ne pouvaient qu’admettre que les effets spéciaux de ce dernier commençaient a apparaitre comme datés, que l’age d’or de l’animation de ces créatures mythologiques image par image était révolu, cependant, a bien y regarder et avec du recul, il aura fallut encore bien des années pour que, la programmation par ordinateur ayant remplacée le bricolage artisanal d’autrefois, il y ait une véritable amélioration, et ce, sans que le résultat final soit meilleur, c’est un fait. Ainsi, s’il y a bel et bien une chose que l’on peut être sur si l’on doit comparer Le Choc des Titans et son remake, c’est que, même si le premier n’est pas un grand film, s’il apparait comme étant dater voir comme étant un peu niais par moments, il n’en reste pas moins pour le moins supérieur a son prédécesseur dont le seul avantage, finalement, est qu’il bénéficie de la technologie actuelle mais où toute magie a disparue. Bien entendu, il en est tout autrement dans la version de 1981, celle qui nous préoccupe aujourd’hui, car même si les effets spéciaux peuvent paraitre ringards aux yeux des plus jeunes d’entre nous, comment ne pas reconnaitre qu’au moins, dans ce film, nous avons une histoire, plutôt sympathique, des monstres qui marquent les esprits – et qui seront rester dans la culture populaire – et qui, surtout, ce long métrage se regarde encore fort bien de nos jours – sans qu’il ne devienne un simple navet, comme l’est la version de 2010 ou sa suite, encore pire, La Colère des Titans de bien triste mémoire… Alors certes, ici, nous sommes a mille lieux de ces magnifiques films que furent Jason et les Argonautes ou Le Septième Voyage de Simbad, mais bon, malgré ses défauts, Le Choc des Titans reste un long métrage fort sympathique et qui vous fera passer un bon moment et, quelque part, c’est toujours mieux que de l’esbroufe facile gratinée d’effets spéciaux tape a l’œil uniquement présents pour attirer le grand public…
 

Points Positifs
 :
- Un film plutôt sympathique et qui a pour lui de nous faire passer un fort bon moment en famille. Une histoire tirée de la mythologie et qui n’en reste pas moins efficace, un coté enchanteur du plus bel effet et une aventure captivante comme on n’en fait plus.
Le Choc des Titans est le dernier long métrage où officie le magicien des effets spéciaux, le grand Ray Harryhausen et même si tout cela commençait déjà à apparaitre pour le moins daté a l’époque, force est de constater que pour les fans du bonhomme, c’est un véritable régal que de voir s’animer le Kraken, le Pégase ou la Méduse !
- Pour la petite histoire, ce film aura laissé une place importante dans la culture populaire de la fin du vingtième siècle et son influence se fait encore sentir de nos jours ; un exemple tout simple, l’apparence de Méduse dans les œuvres actuelles – voir la saga God of War – est issue de ce film.
- Le grand Laurence Olivier en Zeus !
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut reconnaitre que même lors de sa sortie, ce procédé d’animation commençait déjà à faire vieillot, alors, je vous laisse imaginer comment un jeune actuel peut être dubitatif devant ce film.
- Je n’ai jamais été fan de la chouette mécanique et de l’humour un peu débile qui lui est lié lors de chacune de ses apparitions.
- Autant je ne supportais pas Harry Hamlin dans le rôle de Persée lorsque j’étais plus jeune – selon moi, Persée se devait d’être plus âgé – autant là, cela me pose moins de problèmes mais bon, il reste tout de même, pour ce qui est du charisme, a des années lumières de Todd Armstrong, le Jason de Jason et les Argonautes !
- Ursula Andress en Aphrodite, mouais, bof, elle commençait déjà à faire trop âgée pour le rôle de la Déesse de l’Amour que l’on aurait cru être plus sexy et belle…
 
Ma note : 7/10

Sinbad et l'Œil du Tigre


Sinbad et l'Œil du Tigre
 
Sinbad va devoir affronter bien des épreuves dans le royaume de Sharak pour obtenir la main de la belle princesse Farah. Il devra délivrer un prince transformé en singe dans le pays d’Ademaspai et lui rendre sa forme humaine à temps pour son couronnement. Sur son chemin, il devra affronter une sorcière aux pouvoirs magiques maléfiques et les monstres qui tentent de lui barrer la route...
 

Sinbad et l'Œil du Tigre
Réalisation : Sam Wanamaker, Ray Harryhausen
Scénario : Beverley Cross, Ray Harryhausen
Musique : Roy Budd
Production : Andor Films
Genre : Aventures, Fantastique
Titre en vo : Sinbad and the Eye of the Tiger
Pays d'origine : Grande-Bretagne, États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 15 juillet 1977
Durée : 113 mn
 
Casting :
Patrick Wayne : Sinbad
Taryn Power : Diane
Margaret Whiting : Zénobie
Jane Seymour : Princesse Farah
Patrick Troughton : Melanthius
Kurt Christian : Rafi
Nadim Sawalha : Hassan
Damien Thomas : Prince Kassim
Bruno Barnabe : Balsora
Bernard Kay : Zabid
Salami Coker : Maroof
David Sterne : Aboo-Seer
Peter Mayhew : Minoton
 
Mon avis :
 Dernier volet de la trilogie des Sinbad du magicien des effets spéciaux, je veux, bien entendu, parler de Ray Harryhausen, après Le Septième Voyage de Sinbad et Le Voyage Fantastique de SinbadSinbad et l'Œil du Tigre était aussi le seul que je n’avais jamais eu le plaisir de regarder, et, depuis visionnage de la chose, bien des années après les deux premiers volets, il apparait, surtout, comme étant le moins réussi, et ce, de loin. Pourtant, cela faisait belle lurette que je souhaitais le voir, ce qui, quelque part, était pour le moins compréhensible puisque c’était le seul Sinbad du maitre Harryhausen qu’il me manquait et même si je n’avais pas placer d’immenses espoirs vis-à-vis de ce film, j’imaginais tout de même qu’a défaut d’être bon, il serait convenable, d’où, vous l’imaginez bien, une certaine déception au vu du résultat final. Il faut dire, d’entrée de jeu, que ce Sinbad et l'Œil du Tigre ne vaut que pour les créatures de Ray Harryhausen, celles-ci étant une fois de plus le point d’orgue de tout film où officia le maitre des effets spéciaux old-school : fort bien animées, variées, l’amateur du genre sera une fois de plus aux anges en voyant Minotaures (appelé ici Minoton, de façon un peu stupide), babouins (non, ce n’est pas une blague), tigres a dents de sabre et autres géants cornus s’animés. Le problème, c’est qu’en dehors de ces sympathiques créatures qui raviront les amateurs de monstres de la vieille époque, il ne reste pas grand-chose de ce film. Certes, l’aventure est sympathique et le scénario, assez simple, n’en reste pas moins plaisant, mais pour ce qui est du reste, comment dire… le casting est plutôt bof et Patrick Wayne, en Sinbad, malgré toute se bonne volonté, réussi l’exploit d’être le pire de la trilogie, le Dr Quinn… euh, pardon, Jane Seymour, alors toute jeune, passe son temps a moitié nue et n’apporte rien a l’intrigue, Margaret Whiting, en grande méchante, en fait visiblement trop et si Patrick Troughton est largement au-dessus du lot, son personnage parle tellement pour ne rien dire qu’il devient vite insupportable. Mais le pire était encore à venir puisque ce qui m’a le plus choqué en visionnant ce film, ce sont ce nombre incalculables de scènes où les acteurs principaux sont incrustés dans des décors naturels, comme si la plupart des scènes avaient été jouées en studio tandis qu’une équipe réduite faisait elle le déplacement. Gênant pour l’œil pour ne pas dire moche, ce choix est en quelque sorte le coup de grâce pour un film manquant visiblement de moyens et où, comme je l’ai dit, ne vaut le coup que pour les fans de Ray Harryhausen qui, après coup, se dépêcheront de retourner aux autres films de la trilogie, bien plus réussis, ou a Jason et les Argonautes, maitre étalon du genre…
 

Points Positifs
 :
- Bien évidement, dans tous les films où officia le grand Ray Harryhausen, ce qui compte avant tout, ce sont ses créatures animées, mais ici, encore plus que d’habitude, non pas car celles-ci soient franchement exceptionnelles (ce n’est pas le cas) mais tout bonnement parce que le film, lui, est plus que moyen. Quoi qu’il en soit, entre le géant cornu, le tigre a dents de sabres, le minotaure, les espèces d’insectes humanoïdes, l’amateur du genre sera aux anges.
- Ray Harryhausen anima un babouin car il ne pouvait pas obtenir un aussi bon résultat avec un véritable animal, et, au final, le résultat est franchement bon, celui-ci étant le personnage le plus charismatique du film.
- Le second étant le géant cornu, plutôt sympathique d’ailleurs.
- Bon, allez, l’aventure en elle-même est plaisante par moments et possède quelques bonnes idées.
- Un passage dans l’arctique, ça nous change des un peu des autres films.
- La scène des échecs entre le babouin et sa sœur.
 
Points Négatifs :
Sinbad et l'Œil du Tigre est indubitablement le moins réussi de la trilogie, et il faut dire que le constat, terrible, est amplement justifié tant les défauts son malheureusement nombreux… ceux-ci étant dut, surtout, par un manque de moyens flagrants.
- Oh mais que c’est moche : la plupart du temps, les acteurs sont filmés en studios ce qui fait que pour toutes les scènes en extérieur, et elles sont nombreuses, on se retrouve avec des images où ont a incrustés derrière eux (plutôt mal) les décors. D’ailleurs, par moments, la chose est plutôt incompréhensible vu que les acteurs alternent entre les scènes extérieurs et studios… mouais, pas compris.
- Pour ce qui est du casting d’ensemble des acteurs, ce n’est pas vraiment ça, le comble étant atteint par Patrick Wayne (le fils de John) qui est le Sinbad le moins charismatique de la trilogie – et pourtant, je n’étais pas fan de Kerwin Mathews, celui du Septième voyage de Sinbad.
- J’étais curieux de voir la prestation de Jane Seymour que j’ai surtout connue pour son rôle de Docteur Quinn, Femme Médecin – bah quoi, oui, je regardais – et, ma foi, celle-ci fut conforme a ce que j’attendais, c’est-à-dire, pas grand-chose : passant la quasi-intégralité du film aux trois quarts nue, elle fait plus potiche qu’autre chose.
- Pauvre Minotaure, enfin, je veux dire, Minoton – déjà, pourquoi lui avoir donné un nom aussi ridicule ? La méchante lui donne vie, on se dit que le bougre, charismatique, sera un formidable adversaire pour Sinbad et puis, après, il passe tout le film à ramer et finit par mourir d’une façon tellement absurde que j’en ai eu de la peine pour lui.
- Le morse géant attaque Sinbad et ses compagnons, on se dit que c’est une créature redoutable et puis, au bout de cinq secondes, on n’y croit pas une seule seconde tellement il apparait lourd et pataud.
- La méchante se transforme en mouette, elle s’envole avec son pendentif accrocher a son cou, puis, curieusement, on voit des images du vol d’une autre mouette, complètement blanche celle-là (alors que la première est grise/blanche) et sans pendentif avant que l’on retrouve la première, avec son pendentif, comme si de rien n’était…
 
Ma note : 4/10

Le Voyage Fantastique de Sinbad


Le Voyage Fantastique de Sinbad
 
Sinbad et son équipage interceptent un homuncule transportant une tablette en or. Koura, créateur de l’homuncule et adepte de la magie, veut récupérer la tablette et se lance à la poursuite de Sinbad. Entretemps, Sinbad a fait la rencontre du Vizir qui détient une autre partie de la carte d'or modulable, et ensemble ils décident de mettre sur pied une expédition à travers les mers en vue de résoudre l'énigme de la carte. Ils sont accompagnés d'une esclave qui a un œil tatoué sur la paume d'une main. Durant leur périple, ils croisent des animaux étranges, des tempêtes, et leur route est parsemée d'embûches laissées par Koura.
 

Le Voyage Fantastique de Sinbad
Réalisation : Gordon Hessler
Scénario : Brian Clemens, Ray Harryhausen
Musique : Miklós Rózsa
Production : Columbia Pictures
Genre : Aventures, Fantastique
Titre en vo : The Golden Voyage of Sinbad
Pays d'origine : Royaume-Uni, États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 décembre 1973
Durée : 105 mn
 
Casting :
John Phillip Law : Sinbad
Caroline Munro : Margiana
Tom Baker : Koura le magicien
Douglas Wilmer : Le Vizir
Martin Shaw : Rachid
Grégoire Aslan : Hakim
Kurt Christian : Haroun
Takis Emmanuel : Ahmed
John D. Garfield : Abdul
Aldo Sambrell : Omar
Robert Shaw : L'Oracle de toutes les connaissances
 
Mon avis : 
Ce fut il y a environ un peu plus de quatre décennies, par le biais de l’excellente émission, présentée par le fameux Eddy Mitchell, je veux, bien entendu, parler de La Dernière Séance, que je fis la connaissance, du moins, a l’écran, de celui qui restera a tout jamais comme le magicien des effets spéciaux, je veux, bien entendu, parler du grand Ray Harryhausen. Cette découverte, pour ne pas dire, cette révélation, eut lieu lorsque fut diffusée Le Septième Voyage de Sinbad et que, mes yeux d’enfants voyaient alors, pour la toute première fois, s’animer a l’écran un cyclope, un squelette et un dragon. Ce soir là, notre ami Eddy Mitchell nous proposa alors un petit sujet sur Ray Harryhausen qui me permit de découvrir quelques extraits de ses autres films comme Jason et les Argonautes (et le fameux duel contre les squelettes, qui est, mine de rien, l’une des scènes les plus connues du cinéma fantastique) et ce Voyage Fantastique de Sinbad (avec le combat contre la statue de Kali). Dès lors, je n’eus plus qu’une seule envie, voir ses films et si, au cours de ma vie, j’eu l’occasion de croiser de nouveau la route des œuvres d’Harryhausen – comme par exemple Le Choc des Titans – ce fut bien évidement Jason et les Argonautes, quelques années plus tard, qui remporta la palme de mes préférences. Quant a ce Voyage Fantastique de Sinbad et ce fameux duel contre les six sabres de Kali, il me fallut encore patienter quelques années, et ce fut un mercredi matin, dans une autre émission consacrée au cinéma, Cinéma de Quartier, présentée par Jean-Pierre Dionnet, que je le vis pour la toute première fois. Depuis lors, j’ai eu l’occasion de revoir ce film, ne boudant, en aucune façon, a chaque fois, mon plaisir. Alors, bien entendu, une fois de plus, les amoureux des effets spéciaux a l’ancienne seront aux anges puisque, avec un Griffon, un Centaure Cyclope, une espèce d’Homoncule, un Golem de bois et, bien évidement, Kali dans toute sa splendeur, l’amateur du genre en aura vraiment pour son compte. D’ailleurs, sur ce point, la scène du combat contre la déesse est aussi culte que celle où Jason et ses compagnons affrontaient les squelettes en Terre de Colchide. Mais disons que, pour être tout à fait franc, on ne peut pas dire que le scénario soit exempt de tous défauts. Sans aller jusqu'à dire que celui-ci ait été écrit sur un timbre poste – cela serait exagéré – disons que tout cela ne vole pas bien haut : tombant par hasard (enfin, suite a un homoncule ailé touché par une flèche) sur un mystérieux artefact – le morceau d’un bijou – qui lui donne des cauchemars – où il voit une danseuse avec un œil tatoué sur sa main droite, un sorcier qui cache son visage et quelques trésors – notre sympathique Sinbad (aussi appelé l’homme qui change de tête entre chaque film qui lui est consacré) se retrouve embarqué dans une nouvelle aventure où il se lance une course contre la montre pour parvenir le premier a une espèce de fontaine de jouvence. Bien évidement, il faut un ennemi a sa mesure et cette fois ci, nous allons avoir droit a un méchant sorcier (curieux, ce n’est pas la première fois) qui, pour la petite histoire, a des petits airs de Jafar (le méchant dans Aladin) qui ne cesse de vieillir a chaque utilisation de son pouvoir (bof alors). Fort heureusement, Sinbad n’est pas seul et se retrouve accompagné par le Vizir local (portant un masque doré parce que le pauvre, il est défiguré), de la fille au tatouage – la sublime Caroline Munro au décolleté ultra plongeant et que l’on ne fixe jamais dans les yeux tout au long du film – d’une espèce de fils de riche dilettante et de son fidèle second (enfin, a Sinbad, pas au pocherons). Et donc, la joyeuse troupe va avoir fort a faire, entre coups bas, morceaux indéniables de bravoures, le tout saupoudré d’humour avec la fameuse phrase qui revient toute les cinq minutes : « attache ton chameau » (Au point de lasser, j’en conviens), et ce, pendant un peu moins de deux heures qu’en toute sincérité, on ne voit pas du tout passé. Bref, c’est un agréable divertissement, certes, mais au point d’en laisser un souvenir impérissable, non. Car bien évidement, Le Voyage Fantastique de Sinbad vaut énormément par ce que je nommerais les monstres de Ray Harryhausen qui une fois de plus, fonctionnent a merveille, et ce, même si on a déjà put connaitre plus spectaculaire dans le genre. Du coup, ceux-ci et, surtout, la scène du combat contre la déesse Kali marquera longtemps les esprits et c’est bien évidement avant tout cela que le spectateur retiendra de ce film. Quoi que, celui-ci n’est pas si mauvais que l’on pourrait le croire, les acteurs en font des tonnes, bien évidement mais Caroline Munro est sexy en diable, Tom Baker est parfait en grand méchant sorcier et, ma fois, John Phillip Law fait un Sinbad plus qu’acceptable (en tout cas, bien plus que celui du Septième Voyage). Bref, une œuvre peut être pas exceptionnelle mais qui mérite tout de même que l’on s’y attarde, pour peux que l’on soit un vieux passionner de péplums a l’ancienne, et, bien évidement, d’effets spéciaux a la Ray Harryhausen, cela va de soit.
 

Points Positifs
 :
- La scène où Sinbad et ses compagnons affrontent une statue animée de la déesse Kali est l’une des plus cultes du cinéma fantastique – en toute sincérité, autant que celle où Jason a affaire aux squelettes dans Jason et les Argonautes.
- Bien évidement, ce sont les créatures du magicien Ray Harryhausen qui sont, une fois de plus, les vedettes du film : une fois de plus variées, marquantes pour certaines, l’amateur en a pour son argent.
- John Phillip Law est le Sinbad le plus crédible de la trilogie.
- Entre une Caroline Munro sexy en diable et au décolletée plongeant qui aura traumatisé toute une génération d’adolescents ainsi qu’un Tom Baker en méchant sorcier bougrement charismatique, le reste du casting n’est pas en reste.
- Un sympathique divertissement, sans prise de tête, et, ma foi, avec une certaine dose d’humour.
 
Points Négatifs :
- La réplique « attache ton chameau » est prononcée tellement de fois qu’au bout de 20 minutes, on a envie de foutre des claques à John Phillip Law !
- Bon, il faut reconnaitre que, scénaristiquement, tout cela ne vole pas bien haut et reste par moments limite.
- Ray Harryhausen est bien entendu au rendez vous avec ses créatures, mais bon, reconnaissons que si la statue de Kali est culte, le reste, c’est un ton en dessous.
 
Ma note : 7,5/10

Le Septième Voyage de Sinbad


Le Septième Voyage de Sinbad
 
Sur la route maritime qui le ramène à Bagdad en compagnie de sa fiancée, la princesse Parisa, Sinbad fait escale sur l'île de Colossa. Il en profite pour tirer Sokurah, un magicien, des griffes d'un énorme cyclope, qui parvient néanmoins à dérober au sorcier sa lampe magique. Pour contraindre Sinbad à retourner sur l'île de Colossa, Sokurah miniaturise la princesse. Seule la coquille d'un œuf de l'oiseau Roc pourra rendre à Parisa sa taille normale. Or l'oiseau en question ne vit que sur l'île maudite. À l'aide d'un équipage composé de marins patibulaires, Sinbad s'embarque pour y retourner, mais l'aventure ne fait que commencer...
 

Le Septième Voyage de Sinbad
Réalisation : Nathan Juran
Scénario : Ken Kolb
Musique : Bernard Herrmann
Production : Morningside Productions
Genre : Aventures, Fantastique
Titre en vo : The 7th Voyage of Sinbad
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 5 décembre 1958
Durée : 88 mn
 
Casting :
Kerwin Mathews : Sinbad
Kathryn Grant : la princesse Parisa
Richard Eyer : Baronni, le génie de la lampe
Torin Thatcher : Sokurah, le magicien
Alec Mango : Caliph
Danny Green : Karim
Harold Kasket : Sultan
Alfred Brown : Harufa
Nana DeHerrera : Sadi
Nino Falanga : le marin décharné / un forçat
Luis Guedes : un homme d'équipage
Virgilio Teixeira : Ali
 
Mon avis :
 J’ai débuté cette journée en vous proposant la critique d'un certain Jason et les Argonautes, pur chef d’œuvre du cinéma fantastique des années 50/60. Bien entendu, si ce film est rentré dans les annales du Septième Art, ce fut en raison de ses effets spéciaux qui, certes, peuvent paraitre désuets de nos jours, mais qui, à l’époque, représentaient le summum de l’animation et qui, pour rappel, étaient du fait du grand Ray Harryhausen. Du coup, poursuivons sur la même voie avec un autre long métrage où officia le maitre, Le Septième Voyage de Sinbad, autre monument du film de genre et qui enchanta bien des générations d’amateurs de fantastique et de monstres. Pour la petite histoire, Le Septième Voyage de Sinbad fut le tout premier film dont les effets spéciaux étaient réalisés par Ray Harryhausen que j’ai eu le plaisir de voir, j’étais alors bien jeune (sept, huit ans environ) et cela, bien avant Jason et les ArgonautesLe Voyage Fantastique de Sinbad et Le Choc des Titans. Par la force des choses, donc, celui-ci ne peut qu’occuper une place particulière à mes yeux, place que, les multiples visionnages n’ont pas forcément atténuée même si, en toute objectivité, avec un regard adulte, certains défauts du film sont plus apparents. Alors, bien entendu, il y a le coté historique de la chose, indéniablement, ce Sinbad étant le premier de la trilogie – suivra Le Voyage Fantastique de Sinbad puis Sinbad et l’Œil du Tigre – ensuite, il y a ces effets spéciaux qui, pour ceux de ma génération et surtout les plus agés, représentaient alors le nec plus ultra en la matière, et puis, pour finir, cette galerie de monstres, ces cyclopes, dragons, squelettes animés de fort belle manière par ce véritable magicien qu’était Ray Harryhausen. Bref, tout un tas d’éléments parfois désuets mais qui, plus de six décennies plus tard, fonctionnent encore. Après, on ne peut pas nier que les défauts existent, que décidément, Kerwin Mathews n’est pas le Sinbad le plus crédible qui soit (le bougre n’a même pas de barbe), que certains personnages sont un peu niais par moments (la princesse particulièrement) mais aussi que, scénaristiquement parlant, l’ensemble est un peu léger… Mais bon, il a parfois certaines œuvres qui ne sont certes pas géniales, qui possèdent des défauts mais qui n’en restent pas moins cultes, et, dans le cas présent, il est clair que Le Septième Voyage de Sinbad en fait parti, surtout pour les amateurs du genre…
 

Points Positifs
 :
- Indéniablement, ce sont les effets spéciaux de Ray Harryhausen ainsi que ses nombreuses créatures qui ressortent le plus de ce film : que ce soit les cyclopes, le dragon, le squelette, la femme-serpent, le roc, malgré le coté parfois désuet de ces derniers (ce qui se comprend car tout cela date tout de même de 1958), ils possèdent tous un petit quelque chose qui ne peut que ravir les amateurs du genre.
- Justement, parmi tous ces monstres, j’ai une petite préférence pour les cyclopes : pieds de boucs, une corne sur la tête, la peau rougeâtre, franchement, je les adore depuis la toute première fois que j’ai vu ce film.
- Le combat face au squelette qui annonce celui, plus spectaculaire, de Jason et les Argonautes.
- Pour les plus agés ou les habitués de ce genre de longs métrages, il apparait que Le Septième Voyage de Sinbad est un film d’aventure hautement sympathique, sans prise de tête, et destiné avant toute chose à passer un bon moment.
 
Points Négatifs :
- Je n’ai jamais accroché à Kerwin Mathews que je ne trouve pas crédible en Sinbad. C’est un truc tout bête mais bon, Sinbad, c’est censé être un arabe, pas un mec complètement glabre qui joue les beaux gosses de service.
- Je sais qu’avec ce film, le coté nostalgique me fait occulter pas mal de défauts, mais bon, je reconnais tout de même que le scénario est plutôt simpliste et qu’il y a pas mal d’incohérences ; ainsi, le fameux magicien, Sokurah, le type, il ne cesse de trahir les héros tout au long du film et ces derniers ne donnent pas vraiment l’impression de s’en méfier outre-mesure.
- La princesse est franchement niaise mais le génie, lui, est une véritable tête à claque.
 
Ma note : 7,5/10

Jason et les Argonautes


Jason et les Argonautes
 
Dans la Grèce antique, pour reconquérir le royaume de son père Éson usurpé par son demi-frère Pélias, Jason doit rapporter à ce dernier la fabuleuse Toison d'or qui se trouve en lointaine Colchide. Il s'embarque à bord du navire Argo avec toute une équipe de héros, les Argonautes. À la fois aidés et contrariés par des dieux et déesses rivaux, ils vont être confrontés aux éléments déchaînés et à des créatures plus monstrueuses les unes que les autres : le colosse Talos, les deux horripilantes Harpies, les rochers broyeurs Symplégades, une Hydre (un horrible dragon à sept têtes) ainsi qu'à une armée vindicative de terribles et agiles squelettes. Mais Jason va connaître l'enchantement amoureux sous les traits de Médée, vaincre les obstacles et rapporter la Toison d'or.
 

Jason et les Argonautes
Réalisation : Don Chaffey
Scénario : Beverley Cross et Jan Read d’après Les Argonautiques d'Apollonios de Rhodes
Musique : Bernard Herrmann
Production : Columbia Pictures, Morningside Productions
Genre : Fantaisie mythologique, fantastique, péplum, aventures
Titre en vo : Jason and the Argonauts
Pays d'origine : Royaume-Uni, États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 19 juin 1963
Durée : 105 mn
 
Casting :
Todd Armstrong : Jason
Nancy Kovack : Médée
Gary Raymond : Acaste
Laurence Naismith : Argos
Nigel Green : Héraclès
Niall MacGinnis : Zeus
Michael Gwynn : Hermès
Douglas Wilmer : Pélias
Jack Gwillim : le roi Æétès
Honor Blackman : Héra
John Cairney : Hylas
Patrick Troughton : le roi Phinée
John Crawford : Polydeuce
Douglas Robinson : Euphémos
Davina Taylor : Briséis, sœur de Jason
 
Mon avis :
 Abordons à présent le cas d’un film déjà ancien (1963 tout de même) mais qui, encore de nos jours, n’a jamais été égalé et, je pense ne pas me tromper en affirmant cela, ne le sera jamais. Car il faut dire, en effet, qu’avec Jason et les Argonautes, nous touchons là a ce que l’on peut qualifier de chef d’œuvre absolu d’un genre, le péplum mythologique, qui, bien souvent, accoucha de terribles nanars. Bien entendu, ici, ce n’est absolument pas le cas et même si ce long métrage n’est pas tout à fait exempt de défauts – principalement, la curieuse impression que ce film n’est pas finis puisque Jason ne rentre pas chez lui pour reprendre son trône – depuis sa sortie, il y a plus de six décennies, force est de constater que celui-ci aura conquis pour ne pas dire émerveiller des générations entières de passionnés de mythologie grecque. Déjà, pour une fois, et c’est une bonne nouvelle, les scénaristes ont plus ou moins respectés le mythe d’origine et même si les différences existent, dans les grandes lignes, la petite virée de Jason et ses potes les Argonautes se déroule comme dans le film. Ensuite, revoir ce long métrage m’aura rappelé a quel point celui-ci a un petit je ne sais quoi de crédible qui fait qu’on y croit : a mille lieux du cinéma hollywoodien moderne et de son grand spectacle, Jason et les Argonautes possède un charme désuet qui lui va décidément fort bien. Mais ce n’est pas tout car comment ne pas mettre en avant Todd Armstrong : interprétant Jason, l’acteur américain est tout simplement d’une crédibilité incroyable et je pense que, à tout jamais, celui-ci représentera le héros mythique grec parfait au cinéma. Intrigue riche en scènes marquantes, acteurs impliqués, bande originale tout aussi mythique, tout était parfait avant que ne survienne le coup de grâce final, je veux bien évidement parler du grand, du génialissime Ray Harryhausen, le magicien des effets spéciaux et sans nul doute le maitre absolu d’un domaine autrefois artisanal et qui a été rendu bien plus facile de nos jours où les ordinateurs font tout le travail : entre le géant Talos, les Harpies, Poséidon, l’Hydre et, bien entendu, la mythique scène du combat contre les squelettes, nous avons là de véritables moments de grâces dont je ne me lasse pas… Alors bien évidement, les plus jeunes, habitués qu’ils sont aux images de synthèses et a la 3D trouveront tout cela terriblement ringard, mais, quelque part, peu importe : oui, Ray Harryhausen fut le plus grand concepteur d’effets spéciaux au cinéma et oui, mille fois oui, Jason et les Argonautes sa plus grande réussite… à voir et a revoir, encore et encore…
 

Points Positifs
 :
Jason et les Argonautes est le plus grand péplum mythologique de tous les temps ; souvent copié, jamais égalé, ce film, pourtant ancien, est encore un incontournable de nos jours. Il faut dire qu’ici, tout est parfait, ou presque.
- Bien évidement, quand on parle de Jason et les Argonautes, on pense tout de suite au magicien Ray Harryhausen. Fidèle à lui-même, il nous offre ici des créatures aussi incroyables que le colosse Talos, des Harpies, Poséidon, une Hydre et une troupe de squelettes en arme.
- Puisque j’ai mentionné les squelettes, comment ne pas reconnaitre que la scène où Jason et ses compagnons les affrontent est sans nul doute l’une des plus cultes du Septième Art !?
- Todd Armstrong qui, selon moi, restera à tout jamais le visage de Jason sur grand écran ; accessoirement, je n’ai jamais vu un acteur qui était aussi crédible dans ce genre de films.
- Un respect du mythe d’origine qui n’est certes pas total, loin de là, mais qui n’en reste pas moins excellent si on doit faire des comparaisons avec d’autres œuvres équivalentes ; la chose est tellement rare qu’il fallait le souligner.
- La scène avec Talos : autre grand moment du film !
- Nigel Green est un Héraclès tout à fait crédible, en tous cas, bien plus que tous les autres qui s’y sont essayé au cinéma.
- La musique, signée Bernard Herrmann, est tout aussi culte que le reste du film.
- Nancy Kovack, Honor Blackman : Médée et Héra sont fort bien représentées à l’écran !
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, Jason et les Argonautes possède un défaut de taille : sa fin. En effet, alors que l’on était en droit d’imaginer que l’on verrait Jason et ses compagnons revenir en Grèce afin que notre héros puisse reprendre son trône, le film s’arrête là, avec Zeus qui affirme, goguenard, qu’il a d’autres projets pour Jason tandis qu’Héra, franchement jalouse, de la relation de son protégée et de Médée… Mouais, dommage de ne pas avoir été un peu plus loin dans l’histoire…
- Bien évidement, l’ancienneté de ce film fera que celui-ci ne plaira pas à tout le monde : certes, pour les vieux de la vieille dans mon genre, ce n’est pas un problème, loin de là, par contre, pour les jeunes générations qui ne jurent que par des effets spéciaux derniers cris…
 
Ma note : 8,5/10