Harvest Moon
Harvest
Moon
Neil
Young
1
- Unknown Legend (Neil Young) 4:32
2
- From Hank to Hendrix (Neil Young) 5:12
3
- You and Me (Neil Young) 3:45
4
- Harvest Moon (Neil Young) 5:03
5
- War of Man (Neil Young) 5:41
6
- One of These Days (Neil Young) 4:55
7
- Such a Woman (Neil Young) 4:36
8
- Old King (Neil Young) 2:57
9
- Dreamin' Man (Neil Young) 4:36
10
- Natural Beauty (Neil Young) 10:22
Harvest Moon
Musicien
: Neil
Young
Parution
: 27 octobre 1992
Enregistré : septembre
1991 – février 1992
Durée : 51:00
Genre
: Country
Rock
Producteur : Neil
Young, Ben Keith
Label
: Reprise
Records
Musiciens :
Neil
Young : guitare, banjo, piano, harmonium,
vibraphone, chant
Kenny
Buttrey : batterie (1, 2, 3, 4, 10)
Tim
Drummond : basse, marimba, broom (1, 2, 3, 4)
Ben
Keith : pedal steel guitare, dobro, basse
marimba, chant (1, 2, 3, 4)
Spooner
Oldham : piano, harmonium, claviers (2, 3, 4, 10)
Linda
Ronstadt : chœurs (1, 2, 3, 4, 5)
James
Taylor : chœurs (2, 4, 5)
Nicolette
Larson : chœurs (3, 4, 7, 8, 9, 10)
Astrid
Young : chœurs (4, 7, 9)
Larry
Cragg : chœurs (4)
Mon
avis : Je ne vais pas vous mentir, la
toute première fois que j’ai écouté Harvest Moon, je n’ai pas
vraiment été emballé par cet opus du grand et inimitable Neil Young. La
raison à ce ressentit ? En fait, elles sont multiples. Tout d’abord, il y
a le fait, assumé, que cet album renvoi, bien évidement, au cultissime Harvest,
paru en 1971 et qui fut le seul et unique succès véritable du canadien, un opus
magnifique, au demeurant. Bien entendu, on sentait, derrière ce Harvest
Moon, une certaine pression de la part de la maison de disques qui, enfin,
tenait sa suite à Harvest. Ensuite, il y a le fait que, après une
certaine renaissance artistique a la fin des années 80, on s’était habitué à un
Neil Young nerveux, terriblement rageur et dont le style annonçait fort bien le
grunge naissant. Par la force des choses, un album comme ce Harvest Moon, rempli de mélancolie, calme, country, détonnât à l’époque de sa
sortie et de nombreux fans dans mon genre l’écoutèrent une ou deux fois avant
de passer à autre chose et de l’oublier. Et puis, le temps étant passé, j’ai
souhaité redonner une chance à cet opus, principalement par curiosité après
avoir vu que les critiques à son égard étaient pour le moins élogieuses et, ma
foi, comment dire, je dois reconnaitre que ce fut une révélation. Bon, avant
d’aller plus loin, reconnaissons l’évidence, c’est-à-dire, que Harvest
Moon est, naturellement, inférieur à Harvest, mais ce constat
n’est pas une grande surprise, la chose étant même, après tout, normale
puisque, au petit jeu des comparaisons, comment pouvoir rivaliser avec ce qui
fut un pur chef d’œuvre ? Ceci étant dit, il faut tout de même admettre
que Harvest Moon n’en reste pas moins comme étant un bon, que
dis-je, un très bon album de Neil Young et, au demeurant, un digne successeur
de son illustre ainé. Cela, tout simplement, en raison de son ambiance générale
que l’on comprend peut-être mieux une fois que l’on a pris de l’âge et de la
bouteille, que l’on à découvre ce qu’est la tristesse du temps qui passe, que
la souffrance est notre plus proche compagne, que le meilleur, de toutes
façons, est derrière nous mais que, malgré tout, on n’en fait nullement tout un
plat. Après tout, c’est la vie et que pourrait-on dire à nos amis, nos amours,
nos animaux perdus ? Pas grand-chose si ce n’est que nous pouvons
continuer à rêver en attendant un futur qui ne sera pas aussi grandiose mais
que l’on attend sereinement. Harvest Moon, c’est un peu tout cela,
la jeunesse est passée, l’âge mur est arrivé et on ne peut pas y faire
grand-chose si ce n’est l’accepter, alors, une fois que cela est fait, on peut
apprécier cet album, reconnaitre sa force, sa grandeur et admettre, une bonne
fois pour toutes, son importance dans la discographie du Loner, notre vieux
compagnon de route…
Points
Positifs :
- Alors
que l’on pouvait être fort méfiant à l’encontre de cet album, force est de
constater que Harvest Moon est une fort belle réussite et,
selon moi, un des meilleurs opus de Neil Young des années 90. Emprunt d’une
mélancolie tranquille, il nous montre un musicien apaisé et enfin en paix avec
lui-même, qui nous livre, au passage, de fort belles chansons.
-
Que de titres magnifique dans cet album : Unknown Legend, From
Hank to Hendrix, You and Me, War of Man, One
of These Days et, bien entendu, le superbe et romantique Harvest
Moon…
-
Musicalement, notre Loner préféré est en forme et, en plus, il est fort bien
entouré. Petite mention à la présence des belles Linda Ronstadt et Nicolette
Larson, vieilles campagnes de routes et qui sont magnifiques aux chœurs.
-
Un album que l’on apprécie davantage, je pense, lorsque l’on a un certain âge
et que l’on a compris le sens de la vie.
-
Une pochette plutôt simple dans sa conception mais qui n’en reste pas moins
efficace.
Points
Négatifs :
- Bien
évidement, si vous préférez le Neil Young électrique et virevoltant, vous
risquerez de ne pas apprécier Harvest Moon, album trop calme, trop
country dans sa conception.
-
Au petit jeu des comparaisons, Harvest l’emporte haut la main,
mais bon, c’est on ne peut plus normal…
Ma
note : 8,5/10
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