Weld
Weld
Neil
Young
1
- Hey Hey, My My (Into the Black) (Neil
Young/ Jeff Blackburn) 5:42
2
- Crime in the City (Neil Young) 6:32
3
- Blowin' in the Wind (Bob Dylan) 6:49
4
- Welfare Mothers (Neil Young) 7:04
5
- Love to Burn (Neil Young) 10:01
6
- Cinnamon Girl (Neil Young) 4:45
7
- Mansion on the Hill (Neil Young) 6:14
8
- Fuckin' Up (Neil Young) 7:09
9
- Cortez the Killer (Neil Young) 9:46
10
- Powderfinger (Neil Young) 5:58
11
- Love and Only Love (Neil Young) 9:17
12
- Rockin' in the Free World (Neil Young) 9:22
13
- Like a Hurricane (Neil Young) 14:00
14
- Farmer John (Don « Sugarcane » Harris,
Dewey Terry) 5:00
15
- Tonight's the Night (Neil Young) 8:45
16
- Roll Another Number (For the Road) (Neil Young) 5:19
Weld
Musicien
: Neil
Young
Parution
: 22 octobre 1991
Enregistré : Février
1991 – Avril 1991
Durée : 115:54
Genre
: Rock
Producteur : Neil
Young, David Briggs, Billy Talbot
Label
: Reprise
Records
Musiciens :
Neil
Young : guitare, chant
Ralph
Molina : batterie, chœurs
Frank « Poncho » Sampedro : guitare,
Univox, chœurs
Billy
Talbot : basse, chœurs
Mon
avis : Après le très bon Ragged
Glory dont je vous ai parler il y a de cela quelques jours, un album
qui, pour la petite histoire, avait marquer la renaissance de Neil Young après
une longue traversée du désert pendant les années 80, le Loner revient à
l’honneur sur ce blog avec un opus live, un certain Weld, un album
qui, pour la petite histoire et aussi incroyable que cela puisse paraitre,
réussit la gageure d’être encore plus violent que son prédécesseur. Tout
d’abord, il faut se remettre dans le contexte de l’époque et se souvenir que,
comme la quasi-intégralité des vieilles stars du rock, les années 80 furent
terribles pour Neil Young qui connu une longue et pénible traversée du désert. Certes,
ce dernier, comme quelques autres de ses homologues de sa génération, finit par
s’en remettre comme je l’avais souligné dans mes critiques de Freedom
et de Ragged Glory, cependant, à l’orée de la dernière décennie du
vingtième siècle, le Loner semblait ne plus posséder la verve d’antan.
Ensuite, autre détail qui a son importance : alors que Neil Young et son
fidèle cheval fou étaient en pleine tournée, a des milliers de kilomètres de
là, en Irak, débutait une certaine Guerre du Golf, première version, avec, pour
la toute première fois, ces images de bombardements en direct sur CNN,
ce qui traumatisa les musiciens qui, en montant sur scène, étaient totalement
survoltés. Ce conflit lointain et meurtrier ne fut pas anodin quand a
l’ambiance générale de cet album où l’on retrouvait même, par moments, bruits
de sirènes, de bombardements et de fusillades. Mais n’allez pas croire que
ce Weld ne fut qu’un simple plaidoyer pour la paix de vieux
hippies sur le retour car cela serait fort mal connaitre Neil Young, bien
au-dessus de tout cela depuis longtemps et qui attaquait le taureau par les
cornes, ce, avec son style rentre dedans qui lui allait et, accessoirement, lui
va encore si bien et qui, pour les oreilles les plus attentives, annonçait
alors quelques groupes qui allaient bientôt connaitre un succès mondial comme
Nirvana ou Pearl Jam, pour ne citer que les deux exemples les plus évidents.
Alors bien entendu, malgré le fait que Weld fut un excellent
live de Neil Young, on pourra toujours lui reprocher le fait qu’il ne renouvelait
par forcément le genre, chose qui, de toute façon, aura toujours été pour le
moins rarissime avec ce genre d’exercice et même si cet album live ne fut pas forcément
un chef d’œuvre absolu en tant que tel, ne serais-ce que pour son ambiance
générale, pour le moins apocalyptique, ainsi que les versions proposées de
titres archi-connus d’un Neil Young survolté, je pense ne pas me tromper ni
même exagérer en affirmant que le jeu en valait largement la chandelle…
Points
Positifs :
- Un
excellent opus live de Neil Young, peut-être celui où ce dernier auras mis
autant d’énergie sur scène, et ce, avec un Crazy Horse toujours aussi inspiré.
-
L’album alterne entre compositions archi-connues du Loner et d’autres plus
récentes, ce qui s’avère être un bon mélange et permet même, a certains, de
découvrir certains titres plus obscurs de la très longue discographie du Loner.
-
Le contexte de l’époque – pour rappel, la première Guerre du Golf – avait
fortement inspiré Neil Young et ses musiciens, et cela s’entend pour le moins
fortement.
-
Un album qui, pour la petite histoire, annonçait un peu un genre musical qui
allait exploser a la face du monde par le biais de groupes comme Nirvana ou
Pearl Jam, je veux, bien entendu, parler du grunge…
-
Une pochette apparemment simple mais plutôt réussie finalement.
Points
Négatifs :
- Comme
il est de coutume dans la plupart des opus lives, on retrouve des titres
archi-connus, souvent les mêmes d’ailleurs…
-
Si vous n’êtes pas un grand fan des albums lives, alors, vous pouvez passer
votre chemin puisque Weld est l’exemple parfait de ce qu’est
un bon live, avec des chansons bien plus longues que d’habitude, des parties de
guitares a n’en plus finir, etc.
Ma
note : 7,5/10
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