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mercredi 23 septembre 2026

Weld


Weld
 
Neil Young
 
1 - Hey Hey, My My (Into the Black) (Neil Young/ Jeff Blackburn) 5:42
2 - Crime in the City (Neil Young) 6:32
3 - Blowin' in the Wind (Bob Dylan) 6:49
4 - Welfare Mothers (Neil Young) 7:04
5 - Love to Burn (Neil Young) 10:01
6 - Cinnamon Girl (Neil Young) 4:45
7 - Mansion on the Hill (Neil Young) 6:14
8 - Fuckin' Up (Neil Young) 7:09
9 - Cortez the Killer (Neil Young) 9:46
10 - Powderfinger (Neil Young) 5:58
11 - Love and Only Love (Neil Young) 9:17
12 - Rockin' in the Free World (Neil Young) 9:22
13 - Like a Hurricane (Neil Young) 14:00
14 - Farmer John (Don « Sugarcane » Harris, Dewey Terry) 5:00
15 - Tonight's the Night (Neil Young) 8:45
16 - Roll Another Number (For the Road) (Neil Young) 5:19
 

Weld
Musicien : Neil Young
Parution : 22 octobre 1991
Enregistré : Février 1991 – Avril 1991
Durée : 115:54
Genre : Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs, Billy Talbot
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : guitare, chant
Ralph Molina : batterie, chœurs
Frank « Poncho » Sampedro : guitare, Univox, chœurs
Billy Talbot : basse, chœurs
 
Mon avis :
 Après le très bon Ragged Glory dont je vous ai parler il y a de cela quelques jours, un album qui, pour la petite histoire, avait marquer la renaissance de Neil Young après une longue traversée du désert pendant les années 80, le Loner revient à l’honneur sur ce blog avec un opus live, un certain Weld, un album qui, pour la petite histoire et aussi incroyable que cela puisse paraitre, réussit la gageure d’être encore plus violent que son prédécesseur. Tout d’abord, il faut se remettre dans le contexte de l’époque et se souvenir que, comme la quasi-intégralité des vieilles stars du rock, les années 80 furent terribles pour Neil Young qui connu une longue et pénible traversée du désert. Certes, ce dernier, comme quelques autres de ses homologues de sa génération, finit par s’en remettre comme je l’avais souligné dans mes critiques de Freedom et de Ragged Glory, cependant, à l’orée de la dernière décennie du vingtième siècle, le Loner semblait ne plus posséder la verve d’antan. Ensuite, autre détail qui a son importance : alors que Neil Young et son fidèle cheval fou étaient en pleine tournée, a des milliers de kilomètres de là, en Irak, débutait une certaine Guerre du Golf, première version, avec, pour la toute première fois, ces images de bombardements en direct sur CNN, ce qui traumatisa les musiciens qui, en montant sur scène, étaient totalement survoltés. Ce conflit lointain et meurtrier ne fut pas anodin quand a l’ambiance générale de cet album où l’on retrouvait même, par moments, bruits de sirènes, de bombardements et de fusillades. Mais n’allez pas croire que ce Weld ne fut qu’un simple plaidoyer pour la paix de vieux hippies sur le retour car cela serait fort mal connaitre Neil Young, bien au-dessus de tout cela depuis longtemps et qui attaquait le taureau par les cornes, ce, avec son style rentre dedans qui lui allait et, accessoirement, lui va encore si bien et qui, pour les oreilles les plus attentives, annonçait alors quelques groupes qui allaient bientôt connaitre un succès mondial comme Nirvana ou Pearl Jam, pour ne citer que les deux exemples les plus évidents. Alors bien entendu, malgré le fait que Weld fut un excellent live de Neil Young, on pourra toujours lui reprocher le fait qu’il ne renouvelait par forcément le genre, chose qui, de toute façon, aura toujours été pour le moins rarissime avec ce genre d’exercice et même si cet album live ne fut pas forcément un chef d’œuvre absolu en tant que tel, ne serais-ce que pour son ambiance générale, pour le moins apocalyptique, ainsi que les versions proposées de titres archi-connus d’un Neil Young survolté, je pense ne pas me tromper ni même exagérer en affirmant que le jeu en valait largement la chandelle…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent opus live de Neil Young, peut-être celui où ce dernier auras mis autant d’énergie sur scène, et ce, avec un Crazy Horse toujours aussi inspiré.
- L’album alterne entre compositions archi-connues du Loner et d’autres plus récentes, ce qui s’avère être un bon mélange et permet même, a certains, de découvrir certains titres plus obscurs de la très longue discographie du Loner.
- Le contexte de l’époque – pour rappel, la première Guerre du Golf – avait fortement inspiré Neil Young et ses musiciens, et cela s’entend pour le moins fortement.
- Un album qui, pour la petite histoire, annonçait un peu un genre musical qui allait exploser a la face du monde par le biais de groupes comme Nirvana ou Pearl Jam, je veux, bien entendu, parler du grunge…
- Une pochette apparemment simple mais plutôt réussie finalement.
 
Points Négatifs :
- Comme il est de coutume dans la plupart des opus lives, on retrouve des titres archi-connus, souvent les mêmes d’ailleurs…
- Si vous n’êtes pas un grand fan des albums lives, alors, vous pouvez passer votre chemin puisque Weld est l’exemple parfait de ce qu’est un bon live, avec des chansons bien plus longues que d’habitude, des parties de guitares a n’en plus finir, etc.
 
Ma note : 7,5/10

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