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dimanche 26 avril 2026

Neon Genesis Evangelion


Neon Genesis Evangelion
 
En 2000, une gigantesque explosion se produit en Antarctique, provoquant un cataclysme (raz-de-marée, fonte des calottes polaires) qui dévaste une grande partie de la planète. Les autorités déclarent que cette catastrophe était due à la chute d'un astéroïde sur la planète. Quinze ans plus tard, l'humanité a surmonté cet événement, appelé le Second Impact. Mais de mystérieuses créatures nommées Anges font leur apparition, et tentent de détruire Tokyo-3, la nouvelle capitale forteresse du Japon, construite après le Second Impact. Pour les combattre, l'organisation secrète NERV a mis au point une arme ultime, l'Evangelion ou l'Eva, robot géant anthropoïde piloté. Shinji Ikari, quatorze ans, se rend à Tokyo-3 sur invitation de son père, qu'il n'a pas revu depuis dix ans. Il est loin de se douter qu'il sera impliqué dans un conflit qui pourrait bien signifier la fin de l'humanité quoi qu'il arrive...
 

Neon Genesis Evangelion
Réalisation : Hideaki Anno
Scénario : Hideaki Anno
Musique : Shirō Sagisu
Générique : Shirō Sagisu
Production : Gainax
Genre : Mecha, Post-Apocalyptique, Psychologie
Titre en vo : Shin Seiki Evangerion
Pays d’origine : Japon
Chaîne d’origine : TV Tokyo
Diffusion d’origine : 04 octobre 1995 – 27 mars 1996
Langue d'origine : japonais
Nombre d’épisodes : 26 x 25 minutes
 
Casting :
Kotono Mitsuishi : Misato Katsuragi
Megumi Hayashibara : Rei Ayanami
Megumi Ogata : Shinji Ikari
Yuko Miyamura : Asuka Soryu Langley
Akira Ishida : Kaworu Nagisa
Fumihiko Tachiki : Gendō Ikari
Yuriko Yamaguchi : Ritsuko Akagi
Hiro Yūki : Makoto Hyûga
Junko Iwao : Hikari Horaki
Kōichi Yamadera : Ryôji Kaji
Megumi Hayashibara : Pen-Pen
Megumi Hayashibara : Yui Ikari
Miki Nagasawa : Maya Ibuki
Motomu Kiyokawa : Kōzō Fuyutsuki
Mugihito : Kiele Lorentz
Takehito Koyasu : Shigeru Aoba
Tetsuya Iwanaga : Kensuke Aida
Tomokazu Seki : Tôji Suzuhara
 
Mon avis :
 Abordons à présent le cas de ce qui fut, sans aucune discussion possible, une des séries animés nippones parmi les plus clivantes de l’histoire du genre, je veux, bien entendu, parler de Neon Genesis Evangelion. Œuvre du sieur Hideaki Anno qui, pour la petite histoire, fut l’auteur, également, du cultissime Nadia, le Secret de l’Eau Bleu dont je vous ai parler le mois dernier, Neon Genesis Evangelion est considéré, encore de nos jours, comme étant, tout simplement, une des meilleures et des plus légendaires séries animées japonaises, une œuvre pour le moins inclassable, riche d’une originalité folle et que, bien entendu, j’avais découvert lors de sa première diffusion, a la fin des années 90. Mais Neon Genesis Evangelion, ce fut, aussi, une œuvre pour le moins clivante qui divisa fortement le public, y compris ses fans les plus ultras qui, encore aujourd’hui, ne se sont toujours pas remis de sa conclusion ou, plutôt, devrais-je dire, de ses diverses conclusions. Mais avant d’aborder celle-ci, il faut bien comprendre ce qu’est Neon Genesis Evangelion et, cela, je pense que la plupart des gens n’ont pas bien compris où Hideaki Anno a voulu en venir en créant cette série. Les Anges ? Lilith ? Adam ? Toutes ces références Bibliques ne rimaient, en réalité, à rien et les gars de la Gainax trouvaient, de leur propre aveu, tout simplement cela plutôt cool, spirituel et exotique. L'objectif d'Evangelion ne fut pas de créer une histoire compliquée en usant et abusant du principe de rétention d'information, quand bien même cela alimente aujourd'hui encore largement l'adoration des fans. Non, l'objectif d'Evangelion résidait en réalité ailleurs. Il faut en savoir un peu plus sur Anno pour le comprendre. Ainsi, il fut pendant deux ans, avant de créer Evangelion, un otaku de la pire espèce, collectionnant par exemple des centaines de parodies hentaï de Sailor Moon, ce qui, ma foi, pose un peu le personnage. La phrase de Shinji, « je ne dois pas fuir », c'est celle qu'il a eu besoin de se répéter quatre jours durant pour trouver le courage de quitter son appartement pour rejoindre la Gainax. Le résultat ? Une série pensée comme un piège à otakus, tâchant de leur faire comprendre tant bien que mal qu'il vaut mieux qu'ils sortent de chez eux et qu'ils découvrent un peu le monde. Ainsi, la première moitié des 26 épisodes rassemble ainsi tous les éléments à même de séduire ce public avec son harem de bombes sexuelles, ses combats de méchas, son humour, ses peluches à merchandising (le pingouin), et ainsi de suite. Les derniers épisodes, ensuite, inversent brutalement la donne en déconstruisant la totalité des symboles des otakus pour les mettre face à leur propre réalité. Les pilotes sont alors montrés sous leur véritable jour : ils sont lâches, faibles, introvertis, pervers, bref ils sont à l'image du public auquel Anno veut s'adresser ! La série met ainsi en scène l'évolution de Shinji, l'antihéros, qui, du premier au dernier épisode, parvient à sortir de sa misère pour retrouver la réalité : il quitte la fiction, le cocon maternel que représentent les Eva pour retrouver le monde réel au cours des deux derniers épisodes. C'est d'ailleurs pourquoi ceux-ci sont aussi abstraits. Outre les lourdes difficultés financières rencontrées par le studio – qui sont la véritable raison des interminables plans fixes – la manière dont est conçue la série fait progressivement passer l'histoire au second plan pour ramener les personnages, et surtout, à travers eux, les spectateurs, vers la vie réelle. Neon Genesis Evangelion fut une série importante car elle eu l'audace unique de scier la branche sur laquelle elle était assise, car elle osa s'en prendre à son public en dénonçant sa perversité et ses excès et, plus encore, car elle essaya, tant bien que mal, de le soigner. Naturellement, elle n'aurait jamais pu devenir aussi culte sans d'autres qualités. Ainsi, elle reste aujourd'hui encore une référence à de multiples égards. Sa mise en scène, par exemple, est complètement hallucinante et bizarre, alternant plans fixes, morts, avec en arrière plan le bruit obsédant des cigales ou encore sur fond de Bach, avec d'autres plans d'une violence inouïe qui, un quart de siècle plus tard, me donne encore des frissons et qui, d'ailleurs, fut à l'origine d'une guerre ouverte entre Tokyo TV et la Gainax… Maintenant, en raison de toutes ces qualités, en raison de sa manière de laisser l'histoire s'écrire et se construire dans la tête du spectateur, sans jamais trop en dire, Neon Genesis Evangelion aura réussi à devenir la pire drogue dure de toute l'histoire de la japanimation, devenant, dans la foulée, un business hallucinant. Triste ironie du sort, pour une série qui prétendait soigner les excès de son public...
 

Points Positifs
 :
- Sans aucune discussion possible, Neon Genesis Evangelion est une des plus grandes séries animées de tous les temps, rien que ça ! Bien évidement, on pourrait me contredire, pester contre cette conclusion particulière qui en aura traumatiser plus d’un et peu compréhensible à première vue, cependant, rarement une œuvre n’aura été aussi parfaitement maitrisée par son auteur et aura marquer toute une génération de fans, en bien comme en mal…
- Les thématiques présentes dans Evangelion sont tellement nombreuses qu’il est difficile d’en faire une liste sans en oublier certaines : difficultés de communication avec les autres, impossibilité de montrer ses sentiments, rapports aux parents pour le moins difficiles, volonté de plaire, repli sur sois même, désir de suicide, image que l’on fabrique afin de se protéger de la société et du regard que celle-ci nous porte, sens de la vie, etc.
- Bien évidement, Neon Genesis Evangelion est une série de méchas, bien évidement, il y a des affrontements entre robots géants que l’on peut qualifier de dantesques, bien évidement, on a droit a tout un tas de références Bibliques et Kabbalistiques, bien évidement, les petits gars de chez Gainax nous bombardent de fan service avec des héroïnes dévêtues, des petites culotes et autres joyeusetés du même genre, cependant, Evangelion, c’est aussi et surtout, une série destinée avant toute chose aux otakus et qui n’est guère tendre avec eux, les invitants a quitter leur monde imaginaire pour s’ouvrir aux autres !
- Des personnages tout bonnement exceptionnels ! Certes, Shinji peut en agacer plus d’un a force de geindre et de pleurnicher tout au long de la série, mais il s’avère être, finalement, peut-être le personnage le plus crédible qu’il m’a été donné de voir dans une série d’animation. Quand aux autres, Misato, Rei, Asuka, principalement, voir Gendō Ikari et quelques autres, c’est un pur régal tant le caractère de tout ce petit monde a été travailler avec minutie et marque les esprits.
- Coté animation, bien entendu, Evangelion accuse un petit peu son âge, cependant, en se remettant dans le contexte de l’époque, la fin des années 90, force est de constater que nous avons affaire a un pur régal et que celle-ci est parfaite !
- Le design des Anges, variés, originaux, surprenants, sont tout simplement magnifiques.
- Les affrontements, dantesques et brutaux, ne sont, finalement, pas très longs et, ma foi, c’est plutôt une bonne chose.
- Une bande originale excellente et un générique qui l’est tout autant.
 
Points Négatifs :
- Si je comprends ce que Hideaki Anno a voulut nous démontrer avec cette conclusion, force est de constater qu’elle est spéciale, très spéciale même et que, ma foi, j’aurai nettement préférée une fin moins conceptuelle que celle-ci.
- Privé de budget, en conflit ouvert avec TV Tokyo, les petits gars de chez Gainax ont eu quelques difficultés pour les derniers épisodes de la série et, ma foi, cela se remarque grandement, surtout dans les deux derniers épisodes, avec cette succession de plans fixes et de scènes tirées des épisodes précédents.
- Bien entendu, Neon Genesis Evangelion est une œuvre très particulière qui, en fait, n’est pas une série de méchas. Du coup, une très grosse partie du public amateur du genre se sera littéralement tromper sur cette dernière et aura finit par prendre la fuite, surtout au vu des ultimes épisodes de la saga…
 
Ma note : 9/10

lundi 16 mars 2026

Nadia, le Secret de l'Eau Bleue


Nadia, le Secret de l'Eau Bleue
 
Paris, Exposition universelle de 1889. Jean, un inventeur surdoué, croise Nadia, une jeune acrobate poursuivie par des brigands désirant s'emparer de la mystérieuse pierre bleue qu'elle porte en pendentif. Tous deux tentent alors de s'enfuir vers l'Afrique à bord du prototype d'avion de Jean, où Nadia pense récolter des informations sur ses origines, mais ils s'échouent dans l'Atlantique. Récupérés après quelques péripéties par le sous-marin Nautilus, ils sont déposés sur une île qui se révèle être sous le joug d'envahisseurs ayant asservi la population. Nadia et plusieurs de ses compagnons sont emprisonnés par le chef des tyrans, Argon, qui semble en avoir après la pierre bleue que Nadia a confiée à Jean et attire ce dernier dans un piège par un odieux chantage. La situation semble désespérée mais tous sont finalement secourus par Nemo, commandant du Nautilus.
 

Nadia, le Secret de l'Eau Bleue
Réalisation : Hideaki Anno, Shinji Higuchi
Scénario : Kaoru Umeno
Musique : Shirō Sagisu
Production : Studio Gainax, Group TAC, Sei Young
Genre : Animation
Titre en vo : Fushigi no umi no Nadia
Pays d'origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Chaîne d’origine : NHK
Date de sortie : 13 avril 1990 – 12 avril 1991
Nombre d’épisodes : 39 x 25 minutes
 
Casting :
Yoshino Takamori : Nadia
Noriko Hidaka : Jean
Yuko Mizutani : Marie
Kumiko Takizawa : Grandis
Kenyū Horiuchi : Sanson
Toshiharu Sakurai : Hanson
Akio Ohtsuka : Nemo
Kikuko Inoue : Electra
Motomu Kiyokawa : Gargoyle
 
Mon avis :
 Après vous avoir parler, dans ma critique précédente, d’un certain Macross, plus connue, sous nos latitudes, sous le nom de Robotech, il est temps, à présent, d’aborder le cas d’une autre série animée qui aura, sans aucune discussion possible, marquée grandement ma jeunesse, je veux, bien entendu, parler de l’exceptionnel Nadia, le Secret de l'Eau Bleue. Bon, disons le tout de suite, ici, je m’attaque à ce qui est considéré, encore de nos jours, comme étant une des plus grandes séries animées nippones de l’histoire du genre, un incontournable absolu qui aura marqué son époque et, naturellement, bon nombre des amateurs du genre. Pourtant, cette saga du sieur Hideaki Anno qui nous pondit, quelques années plus tard, un certain Evangelion, est loin d’être exempt de défauts et l’on peut tout de même trouver pour le moins singulier que ce Nadia, le Secret de l'Eau Bleue ait garder, au fil du temps, une certaine aura d’excellence malgré ses nombreux points faibles. Pour être tout à fait franc, moi-même, je ne me l’explique nullement, cependant, quelque part, il se peut que ces fameux défauts, aussi importants soient-ils, aient été complètement contrebalancées par de nombreuses qualités qui, elles, sont indéniables, c’est un fait. Diffusé pour la première fois dans les années 90 sur la NHK, Nadia, le Secret de l'Eau Bleue repose sur un concept de Hayao Miyazaki, porté à l’écran par le sieur Hideaki Anno. Quand on sait qu’en plus, ce projet est fortement inspiré par l’œuvre de Jules Verne, on ne peut que partir avec un apriori positif. Studio Gainax oblige, la réalisation de Nadia est soignée et poussée. Si la série accuse désormais un peu son âge, elle l’a fait tel le bon vin et démontre une certaine prouesse technique dans l’ensemble  des épisodes. Le chara-design des personnages est atypique et ne sera pas sans rappeler celui d’Evangelion. D’ailleurs, sur ce point, certains protagonistes se ressemblent énormément entre les deux œuvres, que ce soit d’un point de vue physique ou psychologique. Par exemple, je ne peux pas m’empêcher de comparer Ritsuko Akagi avec Elektra, deux blondes au caractère taciturne amoureuses d’un homme mûr dont elles suivent les ordres. Concernant le background graphique de la série qui change régulièrement au gré des voyages de nos héros (Paris, Nautilus, Atlantis, l’Afrique), Gainax a mis les bouchées doubles. L’histoire débute dans le Paris du 19ème siècle et l’ambiance de la belle époque est plutôt bien retranscrite. Pour ce qui est du scénario, si les références à Jules Vernes sont naturellement légions, il faut tout de même reconnaitre que celui-ci possède quelques faiblesses et que le but du grand méchant est, pour le moins, folichon. Conquérir le monde. Oui, c’est du vu et du revu, c’est un fait. Si l’on fait fi de ce point négatif, le récit reste de très bonne facture et en regardant les premiers épisodes, on peut se dire que l’œuvre s’adressait avant toute chose au grand public avec ses personnages hauts en couleur, son côté aventure très prononcé et ses deux adolescents en tête d’affiche pour héros. Or, force est de constater que ce n’est pas vraiment le cas. Ainsi, la série comporte des passages très sombres et sanglants, contrastant complètement avec l’atmosphère joviale des débuts et le sieur Anno ne nous épargnera rien par ailleurs, aucune censure n’étant au programme, le sang fusera et la mort sera bel et bien au rendez-vous. Une bonne chose, au demeurant, même si, naturellement, lors de sa première diffusion en France, au début des années 90, il y eut bel et bien une censure importante qui nous priva de quelques scènes majeures et dramatiques – du coup, quel plaisir d’avoir découvert l’œuvre originale, quelques années plus tard, sur Game One. Les rebondissements, eux, et les cliffhanger sont plutôt légions et même s’ils sont plutôt classiques (qui n’a pas deviné dès le premier instant qui était le vrai père de Nadia), ils n’en restent pas moins efficaces et plaisants. Le mystère qui le Nautilus, Nemo, l’Atlantide et son peuple est lui aussi très intéressant à découvrir, d’autant plus que les informations filtrent au compte goutte, rendant les révélations de plus en plus intéressantes au fil des épisodes, ce, jusqu’à un final que l’on peut qualifier de vraiment cataclysmique. Bref, tout un tas de points positifs qui justifient, grandement, tout le bien que l’on peut penser au sujet de Nadia, le Secret de l'Eau Bleue, cependant, comme je l’avais souligné, il y a bien des défauts et ces derniers ne sont pas anodins… Ainsi, si le but du grand méchant est un peu trop classique à mon goût, il faut admettre que ce dernier est plutôt charismatique et que son armée Néo-Atlante donnera bien du fil à retordre à nos héros. Mais il y a pire, bien pire, les fameux épisodes se déroulant sur une île et qui sont une pure horreur. Allant du vingt-troisième au trente-quatrième épisode, ce qui, il faut en convenir, est long, très long, ces derniers rompent net avec la qualité scénaristique et graphique du reste du récit. Le cadre est donc l’île sur laquelle échouent Nadia et ses compagnons et on nous sert des épisodes vides de sens, lourds, inutiles. Mais pourquoi bon sang ? Afin de rentabiliser au maximum le succès d’une série qui connaissait alors un immense succès ? Si c’est cela, cela est bien triste tant ces épisodes sont le gros point noir d’une série qui aurait put frôler la perfection sans ces derniers… Quoi qu’il en soit et malgré ce sacré faux pas, Nadia, le Secret de l'Eau Bleue n’en reste pas moins comme étant une excellente série animée qui aura, au demeurant, connu un succès important et, selon moi, amplement mérité. Premier coup de maitre absolu du sieur Hideaki Anno qui aura tout de même connu quelques déboires avec les Studio Gainax et qui reprendra quelques unes de ses thématiques, plus tard, dans Evangelion en poussant le jusqu’au boutisme jusqu’à des limites jamais atteintes, nous avons là une œuvre majeure qui mérite, encore de nos jours, qu’on s’y attarde. Pour ses protagonistes, plutôt attachants et charismatiques, pour son ambiance, pour son coté dramatique, mais aussi, naturellement, pour les prémices mystico religieuses du sieur Anno et qui seront une constante dans toutes ses créations à venir…
 

Points Positifs
 :
- Une des plus grandes séries animées nippones des années 90, une œuvre certes pas parfaite mais qui aura connu un énorme succès au Japon, devenant, de fait, un véritable incontournable qui n’a rien perdu de sa force et de son intérêt malgré les décennies écoulées. Il faut dire qu’avec son univers fortement inspiré de celui de Jules Vernes, son ambiance a la fois amusante et dramatique et ses protagonistes hauts en couleurs, Nadia, le Secret de l'Eau Bleue est une saga qui mérite amplement le détour !
- Même si le sieur Hideaki Anno aura connu bien des déboires avec les Studio Gainax, force est de constater que cette série est son premier coup de maitre et que l’on découvre, ici, les concepts qui seront encore plus aboutis dans un certain Evangelion.
- Si l’ambiance générale est plutôt sympathique au départ et même si l’humour n’est jamais bien loin, au fil des épisodes, le scénario prend une tournure de plus en plus dramatique et certaines scènes sont pour le moins terribles pour ne pas dire très sombres.
- Des protagonistes nombreux et qui marquent les esprits dans l’ensemble, ce, des premiers rôles aux seconds couteaux. Petite mention, naturellement, à Nadia qui fut, pendant longtemps, le personnage féminin préféré des japonais.
- Pour ce qui est de l’animation si trois décennies, désormais, se sont écoulées, force est de constater que celle-ci a plutôt bien vieillit, c’est un fait.
- Même si le but du grand méchant est pour le moins basique puisque ce dernier ne souhaite que conquérir le monde, force est de constater que, parfois, les choses les plus simples sont les plus efficaces.
- Le plaisir de redécouvrir Nadia, le Secret de l'Eau Bleue sans la moindre censure.
 
Points Négatifs :
- Les onze épisodes qui se déroulent sur l’île déserte sont une pure horreur, tant d’un point de vu scénaristique que graphique. En toute sincérité, la série aurait fortement gagnée à se passer de cette longue partie inintéressante au possible et qui la dessert énormément.
- Hideaki Anno aura connu bien des déboires avec les Studio Gainax et cela s’en ressent au fil de la série puisque l’on devine tout de suite quels sont les épisodes où il a officié et quels sont les autres…
 
Ma note : 8/10

Macross


Macross
 
En 1999, un gigantesque vaisseau spatial extraterrestre s'écrase sur l'île de Macross dans l'Océan pacifique alors que les nations du monde étaient en guerre. Les États du monde, conscients du danger que peut représenter un peuple extraterrestre ayant atteint cette technologie, s'unissent pour restaurer le vaisseau, créant le SDF-1 Macross (Super Dimension Fortress-1). En 2009, alors que l'on s'apprête à inaugurer le SDF-1, des vaisseaux extraterrestres s'approchent de l'orbite terrestre. Souhaitant en premier lieu éloigner la menace extraterrestre de la Terre, le commandant Gloval ordonne un vol hyperspatial pour se rapprocher de la Lune. Cependant, en raison d'un dysfonctionnement, le SDF-1 entraîne avec lui une partie de l'île et l'ensemble se rematérialise sur l'orbite de Pluton. Après le rapatriement de 56000 civils à bord, le SDF-1 tente de regagner la Terre…
 

Macross
Réalisation : Noboru Ishiguro
Scénario : Shōji Kawamori
Musique : Kentarō Haneda
Production : Studio Nue, Artland, Tatsunoko Production
Genre : Animation
Titre en vo : Chōjikū Yōsai Macross
Pays d'origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Chaîne d’origine : Mainichi Broadcasting System
Date de sortie : 03 octobre 1982 – 26 juin 1983
Nombre d’épisodes : 36 x 25 minutes
 
Casting :
Arihiro Hase : Hikaru Ichijô
Mika Doi : Misa Hayase
Mari Iijima : Lynn Minmay
Hazama Michio : Capitaine Bruno J. Global
Kamiya Akira : Roy Focker
Shô Hayami : Maximilian Jenius
Eri Takeda : Milia Fallyna Jenius, pilote d'élite Meltlan
Kanie Eiji : Vrlitwhai Kridanik, commandant de la première flotte Zentradi
Obayashi Ryunosuke : Exsedol Folmo, archiviste et conseiller de Vrlitwhai
Osamu Ichikawa : Golg Boddole Zer, commandant suprême de la flotte Zentradi
Meguro Yuichi : Quamzin Kravshera, général zentradien incontrôlable
Otori Yoshino : Moruk Lap'Lamiz, commandante de la flotte féminine
Suzuoki Hirotaka : Linn Kaifunn, cousin de Lynn Minmay
Ohara Noriko : Claudia La Salle, chef des communications
Tsuru Hiromi : Kim Kabirov, assistante de communication
Miyuki Sanae : Shammie Milliome, assistante de Misa
Sasaki Run : Vanessa Laird
Suzuki Katsumi : Hayao Kakizaki
Smith Jeff : Warera, espion sur le SDF-1
Fujii Tsutomu : Loli, espion sur le SDF-1
Gilbert Kent : Conda, espion sur le SDF-1
 
Mon avis :
 Pour ce qui est du genre animation, jusqu’à présent et comme vous pouvez le constater dans mes premières critiques de celui-ci, je ne vous avais proposé que des longs métrages, pourtant, comme chacun sait, l’animation, ce n’est pas, uniquement, des films, aussi bons soient-ils et, justement, après avoir principalement mis l’accent sur les plus beaux représentants du genre, je veux, bien entendu, parler de ceux du grand Hayao Miyazaki et des Studio Ghibli, il est temps, aujourd’hui, d’aborder le cas des séries animées, sous genre qui, il faut bien le reconnaitre, apporta ses heures de gloires aux œuvres nippones dans le monde entier au cours des années 80. Et donc, pour débuter en fanfare la chose, mon choix s’est porter sur une série qui, sans être en aucune manière un quelconque chef d’œuvre absolu, il faut le reconnaitre, n’en fut pas moins une de celles qui m’aura le plus marquer du temps de mon adolescence, je veux, bien entendu, parler de Macross. Bon, avant toute chose, il faut remonter un peu dans le temps, revenir, en France, dans la seconde moitié des années 80, sur une chaine qui n’existe plus depuis longtemps, La 5, et nous intéresser a un dessin animé du nom de Robotech. A priori, avec ce dernier, il n’y avait rien d’exceptionnel ou de franchement nouveau et son synopsis était loin d’être vraiment original : les humains découvrent une technologie avancée venue de l’espace, ils subissent une invasion extraterrestre, il y a des combats avec entre ces derniers et des humains qui pilotent des avions de chasse qui se transforment en robots géants, mais aussi, plus singulièrement, des chansons, beaucoup de chansons. Ajoutons à cela un triangle amoureux, des drames et l’on obtient une saga suffisamment captivante pour tenir en haleine le jeune spectateur de l’époque mais qui, a priori, n’avait rien pour en faire un incontournable. Alors certes, il y avait tout de même quelques éléments notables comme, principalement, ce manichéisme plutôt absent du scénario puisque, finalement, ces extraterrestres, touchés par la civilisation humaine, n’étaient pas si méchants que cela, mais bon, de là a en faire un truc exceptionnel, force est de constater que nous en étions loin, c’est un fait. Et puis, après une première partie franchement bonne, il y eut une première suite, puis une seconde qui, admettons le, n’étaient pas mauvaises mais ne tenaient pas la comparaison avec les débuts de la saga ce qui fait que, logiquement, Robotech aurait dut être, tout juste, un sympathique dessin animée nippon de méchas mais sans plus. Cependant, comme souvent, les choses sont nettement plus compliquées qu’on pourrait le penser de prime abord… Déjà, il faut rappeler que Robotech, dans les faits, n’existe pas ou, plutôt, si mais ce n’est que la compilation, par le fait des américains, de trois séries nippones : Super Dimension Fortress Macross, Southern Cross et Genesis Climber Mospeada. Trois séries de méchas, différentes, et sans le moindre lien entre elles si ce n’est les modifications apportées par nos cousins d’outre-Atlantique afin de les liées entre elles, ce, de manière plus ou moins artificielle pour ne pas dire contestable. Scénario modifié, éléments ajoutés ou enlevés, tout cela aura accouché de ce fameux Robotech, tel qu’on l’aura connu dans l’Hexagone. Naturellement, en tant que vieux fan, je ne peux renier cette série, aussi contestable et artificielle fut-elle, cependant, déjà à l’époque, je reconnaissais parfaitement qu’il y avait un monde d’écart entre la première partie et les deux autres et lorsque, quelques années plus tard, je découvris que Robotech n’était, en fait, qu’une simple compilation de trois œuvres différentes, beaucoup de choses s’expliquèrent et, quelque part, cela changeait grandement la donne car bon, comment dire, pris individuellement, comme cela devait être depuis le début, comment ne pas reconnaitre que Macross est une sacrée bonne série et que nous tenons, incontestablement, avec celle-ci, un des maitres étalons du genre !? Ainsi, sans le coté artificiel de la chose et ses suites qui, en fait, n’en sont pas, il apparait que Macross, avec son scénario initial, au demeurant, moins militariste que celui de la version que l’on connait chez nous, est une œuvre magnifique, qui nous donne à réfléchir sur le sens de la guerre, sur la place de l’amour en sein de la civilisation, ce, tout en mettant en avant, bien entendu, un conflit entre deux races que tout, a priori, oppose, mais qui ne fait nullement l’impasse sur un élément rarement abordé dans ce genre d’œuvres, c’est-à-dire, l’après-conflit, où, une fois que les armes sont remisées au placard, place est faite a la reconstruction et a la coexistence. Bref, vous l’avez compris, sans être non plus un chef d’œuvre absolu, Macross est, incontestablement, le plus beau représentant du genre mécha et, au demeurant, une série bien plus intelligente qu’on pourrait le penser de prime abord. Riche de par ses thématiques, plutôt nombreuses, mais aussi de son coté épique, Macross est une œuvre qui mérite le détour, ce, même s’il faut bien reconnaitre que, pour ce qui est de l’animation a proprement parlé, celle-ci accuse désormais fortement son age. Mais bon, si vous êtes un vieux fan de Robotech, je pense ne pas me tromper en affirmant qu’il serait judicieux de découvrir l’œuvre originale telle que celle-ci est paru à l’origine, car bon, comment dire si ce n’est que celle-ci risque de vous surprendre de fort belle manière…
 

Points Positifs
 :
- La plus grande série animée de méchas, incontestablement. Il faut dire que, malgré les quatre décennies écoulées, Macross n’a rien perdu de sa force et de son intensité et que, malgré moult copies, plus ou moins assumées et pas mal de suites sans intérêt, aucune de celles-ci n’aura réussi a dépasser ce qui est encore et, probablement à jamais, le maitre étalon du genre.
- Une intrigue a priori simple mais qui s’avère être, au fil des épisodes, nettement plus complexe qu’on pourrait le penser de prime abord. Ainsi, d’une simple lutte entre l’humanité et des aliens, Macross tombe dans des thématiques plus importantes comme le jusqu’au boutisme guerrier, la place de l’amour dans les sociétés, celle de la technologie, mais aussi, s’intéresse a l’après-conflit, chose qui n’est quasiment jamais fait dans ce genre de récits.
- Un casting pour le moins important et qui se démarque grandement de la concurrence par le nombre majeur de protagonistes charismatiques dans les deux camps.
- Faisons fit du manichéisme : Macross est, avant toute chose, une œuvre complexe qui nous amène à réfléchir sur le sens de la guerre.
- Comment ne pas reconnaitre que les nombreux affrontements entre les Valkyries et les forces Zentradi sont captivants au possible et nous auront fait passer de très bons moments !?
- Drame, amour, passion : on ne s’ennui jamais dans Macross et nombreuses sont les scènes majeures pour ne pas dire cultes !
- La musique occupe, a juste titre, une place majeure dans cette série et si, au début, cela peut en déstabiliser plus d’un, force est de constater que cette thématique a son importance dans le déroulement du scénario.
- Incontestablement, c’est un pur régal que de découvrir Macross tel que la série est parue à l’origine.
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que, au bout de quatre décennies écoulées, Macross accuse fortement son âge pour ce qui est de l’animation et je peux parfaitement comprendre qu’un jeune public, qui ne sera pas toucher par le coté nostalgique de la chose, aura bien du mal à adhérer a cette série d’un autre temps…
- Les vieux fans de Robotech risquent d’être un poil déstabiliser par l’œuvre originale qui, mine de rien, est un poil différente dans son traitement du coté militariste du scénario.
- Même après tant d’années, je déteste toujours autant Minmay.
 
Ma note : 8/10