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dimanche 9 août 2026

La Reine Margot


La Reine Margot
 
Août 1572. Paris est en ébullition. Le protestant Henri de Navarre, futur Henri IV, s'apprête à épouser Marguerite de Valois, dite Margot. Catholique, fille de France, elle est surtout la fille de Catherine de Médicis et la sœur de l'instable roi Charles IX et des ambitieux princes Henri et François. Les deux époux ne s'aiment pas. Il s'agit d'un mariage politique, orchestré par Catherine de Médicis, destiné à ménager sur le plan diplomatique les susceptibilités du pape Grégoire XIII et de l'Espagne d'une part, des États protestants d'autre part, et surtout à apaiser les haines et les rivalités à l'intérieur du royaume entre le parti catholique du duc Henri de Guise et la faction protestante menée par l'Amiral Gaspard de Coligny. La peur, l'hostilité et la violence se ressentent jusque dans Notre-Dame, où le mariage est célébré. Les frères de Margot affichent une morgue sans retenue et ne cachent pas les relations ambiguës qu'ils entretiennent avec leur sœur. Margot est une princesse arrogante et volage. La reine Catherine ourdit un complot le jour même des noces de sa fille.
 

La Reine Margot
Réalisation : Patrice Chéreau, Jérôme Enrico, Emmanuel Hamon
Scénario : Danièle Thompson, Patrice Chéreau d'après le roman d'Alexandre Dumas
Musique : Goran Bregović
Production : D.A. Films, Renn Productions, NEF Filmproduktion GmbH
Genre : Drame, Historique
Titre en vo : La Reine Margot
Pays d'origine : France, Allemagne, Italie
Langue d'origine : français
Date de sortie : 13 mai 1994
Durée : 159 mn
 
Casting :
Isabelle Adjani : Marguerite de Valois dite la Reine Margot
Daniel Auteuil : Henri de Navarre
Jean-Hugues Anglade : Charles IX
Vincent Perez : La Môle
Virna Lisi : Catherine de Médicis
Dominique Blanc : Henriette de Nevers        
Pascal Greggory : Henri, duc d'Anjou
Claudio Amendola : Annibal de Coconas
Miguel Bosé : duc Henri de Guise
Asia Argento : Charlotte de Sauve
Julien Rassam : François, duc d’Alençon
Thomas Kretschmann : Nançay
Jean-Claude Brialy : l'Amiral Gaspard de Coligny
Jean-Philippe Écoffey : Condé
Bruno Todeschini : Armagnac
Emmanuel Salinger : Du Bartas        
Laure Marsac : Antoinette
Michelle Marquais : la nourrice protestante de Charles IX
Bernard Verley : le Cardinal de Bourbon
Albano Guaetta : Orthon, le jeune page
Johan Leysen : Maurevel
Dörte Lyssewski : Marie Touchet
Marc Citti : Crussol
Grégoire Colin : le jeune protestant égorgé par Coconas
Nicolas Vaude : un protestant
Daniel Breton : un voleur        
Cécile Caillaud : la servante d'Henriette de Nevers
Jean Douchet : le pasteur
Philippe Duclos : Teligny
Barbet Schroeder : un conseiller
Alexis Nitzer : un conseiller
Erwan Dujardin : un page
Valeria Bruni Tedeschi : une jeune femme de l'Escadron volant
Hélène de Fougerolles : une jeune femme de l'Escadron volant
Mélanie Vaudaine : une jeune femme de l'Escadron volant
Marina Golovine : une suivante
Sabine Lenoël : une suivante
Julie-Anne Roth : la fille de cuisine égorgée
Tolsty : le bourreau
Guy Duval : un évêque
Ulrich Wildgruber : René Bianchi
Carlos López : un serviteur
Alexis Nitzer : un conseiller
Otto Tausig : Mendès, l'usurier
Jean-Marc Stehlé : l'aubergiste
Charlie Nelson : l'aide du bourreau
Orazio Massaro : un gentilhomme        
Bernard Nissile : un protestant
Laurent Arnal : un protestant
Marian Blicharz : un ambassadeur polonais
Zygmunt Kargol : un ambassadeur polonais
 
Mon avis :
 Je ne vais pas le cacher, cela faisait bien longtemps que je souhaitais revoir La Reine Margot, long métrage du sieur Patrice Chéreau paru en cette très lointaine année 1994 et que j’avais vu, de mémoire, deux ou trois ans après sa sortie au cinéma. La raison a cette envie ? Tout d’abord, il faut dire que ce film aura, sans aucune discussion possible, marquer son époque et, que ce soit en raison de son casting pour le moins somptueux et où l’on retrouvait tout un tas de grands noms du cinéma français des années 90, mais aussi, le fait que celui-ci remporta moult récompenses et connu un succès pour le moins important. Ensuite, il y avait le constat, assez simple, que si je me souvenais plus ou moins des grandes lignes de l’intrigue, beaucoup d’eau avait coulé, naturellement, sous les ponts depuis lors et donc, je ne pouvais pas ne pas passer à coté d’un second visionnage, ne serais-ce que pour voir si mon opinion serait la même, ou non, qu’à l’époque. Mais au fait, qu’avais-je donc pensé de ce film lorsque j’avais tout juste une vingtaine d’années ? Des costumes, une certaine violence, une sensualité certaine et, bien entendu, Isabelle Adjani en Marguerite de Valois dans ce qui est, sans aucun doute, son plus grand rôle sur le grand écran. D’un autre coté, pas non plus un incontournable. La raison a cela ? Peut-être parce que je n’étais pas suffisamment âgé pour un tel film et qu’il me manquait une certaine expérience cinématographique. Mais alors, quid donc de La Reine Margot, trois décénnies plus tard ? Et bien, disons que je ne m’étais pas tromper et oui, incontestablement, il me manquait bel et bien ce que j’ai acquis depuis, c’est-à-dire, de l’expérience. Ainsi, a vingt ans, je n’étais pas tout à fait prêt pour un tel film, a une bonne cinquantaine d’années, ce n’est plus la même chose. Et donc, oui, incontestablement, La Reine Margot m’est apparu, avec ce second visionnage, comme étant un bon film, un très bon film même et je peux affirmer, sans exagération aucune, que ce dernier représente, en quelque sorte, ce qui est peut-être la quintessence du cinéma français de son époque, en tous cas, un de ses plus beaux fleurons. Casting, donc, costumes, reconstitution historique, thématique plus profonde et complexe qu’on pourrait le penser de prime abord – les exagérations de la famille des Valois sont voulues et assumées, afin de renforcer le personnage de Margot, a la fois victime et complice de sa famille – il est évident,  a mes yeux, que ce film coche presque toutes les cases, ce qui, ma foi, est chose plutôt rare. Et si, pour ce qui est de l’exactitude historique, il y aurait bien entendu beaucoup de choses à redire, il faudrait tout simplement rappeler que La Reine Margot, inspiré du roman d’Alexandre Dumas et d’une certaine légende noire qui entoure, a tord, Marguerite de Valois, n’a jamais eu vocation à prétendre retranscrire la réalité, c’est un fait. Bref, vous l’avez compris, si vous appréciez les films historiques, je pense ne pas me tromper en affirmant que La Reine Margot peut parfaitement vous convenir et vous fera passer un très bon moment de cinéma, un cinéma comme, finalement, on en voit trop peu dans l’Hexagone, ce qui, ma foi, est plutôt dommage, mais bon, ceci est, bien entendu, une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands films français des années 90 et, incontestablement, un des plus beaux fleurons du genre historique de l’Hexagone. Quasiment parfait de bout en bout, captivant au possible, envoutant, même, de par ses protagonistes hauts en couleurs, La Reine Margot est une œuvre superbe qui, ma foi, mérite largement le détour.
- Isabelle Adjani dans ce qui est, sans aucune discussion possible, son plus grand rôle. Il faut dire que celle-ci est tout simplement parfaite en Marguerite de Valois et que sa présence à l’écran marque durablement les esprits.
- Daniel Auteuil, Jean-Hugues Anglade, Vincent Perez, Dominique Blanc, Virna Lisi, Asia Argento, Jean-Claude Brialy, pour ne citer que les plus connus, je pense ne pas me tromper en affirmant que nous avons là un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles.
- Certes, La Reine Margot n’a pas vocation à l’exactitude historique, cependant, si vous êtes un amateur d’Histoire et si vous souhaitez en apprendre davantage sur cette sombre période de l’histoire de France, je pense ne pas me tromper en affirmant que ce film peut être une bonne entrée en matière.
- Une reconstitution historique de qualité, des costumes flamboyants et hauts en couleurs, une photographie sur laquelle il n’y a rien à redire, bref, c’est du tout bon.
- Un petit coté théâtral qui n’est pas pour me déplaire…
 
Points Négatifs :
- Certains risquent de tiquer fortement devant le partit pris qui fait de Marguerite de Valois une véritable débauchée et de sa famille, une bande de dégénérés incestueux, cependant, il faut rappeler que ce film est davantage inspiré de l’œuvre du sieur Dumas ainsi que de la fameuse légende noire qui entoure la fameuse Reine Margot.
- Le coté théâtral risque de déplaire a une partie du public, c’est un fait que l’on ne peut occulter.
- Sois c’est moi qui suis devenu sourd, mais je ne le pense pas, sois il y a un problème récurant tout au long du film avec les dialogues qui ne sont pas toujours audibles ?
- Naturellement, si vous êtes totalement allergique au cinéma français, ce n’est pas La Reine Margot qui va vous réconcilier avec celui-ci.
 
Ma note : 8/10

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