La Reine Margot
La
Reine Margot
Août
1572. Paris est en ébullition. Le protestant Henri de Navarre, futur Henri IV,
s'apprête à épouser Marguerite de Valois, dite Margot. Catholique, fille de
France, elle est surtout la fille de Catherine de Médicis et la sœur de
l'instable roi Charles IX et des ambitieux princes Henri et François. Les deux
époux ne s'aiment pas. Il s'agit d'un mariage politique, orchestré par
Catherine de Médicis, destiné à ménager sur le plan diplomatique les
susceptibilités du pape Grégoire XIII et de l'Espagne d'une part, des États
protestants d'autre part, et surtout à apaiser les haines et les rivalités à
l'intérieur du royaume entre le parti catholique du duc Henri de Guise et la
faction protestante menée par l'Amiral Gaspard de Coligny. La peur, l'hostilité
et la violence se ressentent jusque dans Notre-Dame, où le mariage est célébré.
Les frères de Margot affichent une morgue sans retenue et ne cachent pas les
relations ambiguës qu'ils entretiennent avec leur sœur. Margot est une
princesse arrogante et volage. La reine Catherine ourdit un complot le jour
même des noces de sa fille.
La Reine Margot
Réalisation : Patrice
Chéreau, Jérôme Enrico, Emmanuel Hamon
Scénario : Danièle
Thompson, Patrice Chéreau d'après le roman d'Alexandre Dumas
Musique : Goran
Bregović
Production : D.A.
Films, Renn Productions, NEF Filmproduktion GmbH
Genre : Drame,
Historique
Titre
en vo : La Reine Margot
Pays
d'origine : France, Allemagne, Italie
Langue
d'origine : français
Date
de sortie : 13 mai 1994
Durée : 159
mn
Casting :
Isabelle
Adjani : Marguerite de Valois dite
la Reine Margot
Daniel
Auteuil : Henri de Navarre
Jean-Hugues
Anglade : Charles IX
Vincent
Perez : La Môle
Virna
Lisi : Catherine de Médicis
Dominique Blanc : Henriette de Nevers
Pascal
Greggory : Henri, duc
d'Anjou
Claudio
Amendola : Annibal de
Coconas
Miguel
Bosé : duc Henri de Guise
Asia
Argento : Charlotte de Sauve
Julien
Rassam : François, duc d’Alençon
Thomas
Kretschmann : Nançay
Jean-Claude
Brialy : l'Amiral Gaspard de Coligny
Jean-Philippe
Écoffey : Condé
Bruno
Todeschini : Armagnac
Emmanuel Salinger : Du Bartas
Laure
Marsac : Antoinette
Michelle
Marquais : la nourrice
protestante de Charles IX
Bernard
Verley : le Cardinal de Bourbon
Albano
Guaetta : Orthon, le jeune page
Johan
Leysen : Maurevel
Dörte
Lyssewski : Marie Touchet
Marc
Citti : Crussol
Grégoire
Colin : le jeune protestant égorgé
par Coconas
Nicolas
Vaude : un protestant
Daniel Breton : un voleur
Cécile
Caillaud : la servante
d'Henriette de Nevers
Jean
Douchet : le pasteur
Philippe
Duclos : Teligny
Barbet
Schroeder : un conseiller
Alexis
Nitzer : un conseiller
Erwan
Dujardin : un page
Valeria
Bruni Tedeschi : une jeune
femme de l'Escadron volant
Hélène
de Fougerolles : une jeune
femme de l'Escadron volant
Mélanie
Vaudaine : une jeune
femme de l'Escadron volant
Marina
Golovine : une suivante
Sabine
Lenoël : une suivante
Julie-Anne
Roth : la fille de cuisine
égorgée
Tolsty
: le bourreau
Guy
Duval : un évêque
Ulrich
Wildgruber : René Bianchi
Carlos
López : un serviteur
Alexis
Nitzer : un conseiller
Otto
Tausig : Mendès, l'usurier
Jean-Marc
Stehlé : l'aubergiste
Charlie
Nelson : l'aide du bourreau
Orazio Massaro : un gentilhomme
Bernard
Nissile : un protestant
Laurent
Arnal : un protestant
Marian
Blicharz : un ambassadeur
polonais
Zygmunt
Kargol : un ambassadeur polonais
Mon
avis : Je ne vais pas le cacher, cela
faisait bien longtemps que je souhaitais revoir La Reine Margot, long métrage du sieur Patrice Chéreau paru en
cette très lointaine année 1994 et que j’avais vu, de mémoire, deux ou trois
ans après sa sortie au cinéma. La raison a cette envie ? Tout d’abord, il
faut dire que ce film aura, sans aucune discussion possible, marquer son époque
et, que ce soit en raison de son casting pour le moins somptueux et où l’on
retrouvait tout un tas de grands noms du cinéma français des années 90, mais
aussi, le fait que celui-ci remporta moult récompenses et connu un succès pour
le moins important. Ensuite, il y avait le constat, assez simple, que si je me
souvenais plus ou moins des grandes lignes de l’intrigue, beaucoup d’eau avait
coulé, naturellement, sous les ponts depuis lors et donc, je ne pouvais pas ne
pas passer à coté d’un second visionnage, ne serais-ce que pour voir si mon
opinion serait la même, ou non, qu’à l’époque. Mais au fait, qu’avais-je donc
pensé de ce film lorsque j’avais tout juste une vingtaine d’années ? Des
costumes, une certaine violence, une sensualité certaine et, bien entendu, Isabelle
Adjani en Marguerite de Valois dans ce
qui est, sans aucun doute, son plus grand rôle sur le grand écran. D’un autre
coté, pas non plus un incontournable. La raison a cela ? Peut-être parce
que je n’étais pas suffisamment âgé pour un tel film et qu’il me manquait une
certaine expérience cinématographique. Mais alors, quid donc de La Reine Margot, trois décénnies plus
tard ? Et bien, disons que je ne m’étais pas tromper et oui,
incontestablement, il me manquait bel et bien ce que j’ai acquis depuis,
c’est-à-dire, de l’expérience. Ainsi, a vingt ans, je n’étais pas tout à fait
prêt pour un tel film, a une bonne cinquantaine d’années, ce n’est plus la même
chose. Et donc, oui, incontestablement, La
Reine Margot m’est apparu, avec ce second visionnage, comme étant un bon
film, un très bon film même et je peux affirmer, sans exagération aucune, que
ce dernier représente, en quelque sorte, ce qui est peut-être la quintessence
du cinéma français de son époque, en tous cas, un de ses plus beaux fleurons.
Casting, donc, costumes, reconstitution historique, thématique plus profonde et
complexe qu’on pourrait le penser de prime abord – les exagérations de la
famille des Valois sont voulues et assumées, afin de renforcer le personnage de
Margot, a la fois victime et complice de sa famille – il est évident, a mes yeux, que ce film coche presque toutes
les cases, ce qui, ma foi, est chose plutôt rare. Et si, pour ce qui est de
l’exactitude historique, il y aurait bien entendu beaucoup de choses à redire,
il faudrait tout simplement rappeler que La
Reine Margot, inspiré du roman d’Alexandre Dumas et d’une certaine légende
noire qui entoure, a tord, Marguerite de Valois, n’a jamais eu vocation à
prétendre retranscrire la réalité, c’est un fait. Bref, vous l’avez compris, si
vous appréciez les films historiques, je pense ne pas me tromper en affirmant
que La Reine Margot peut parfaitement
vous convenir et vous fera passer un très bon moment de cinéma, un cinéma
comme, finalement, on en voit trop peu dans l’Hexagone, ce qui, ma foi, est
plutôt dommage, mais bon, ceci est, bien entendu, une autre histoire…
Points
Positifs :
-
Un des plus grands films français des années 90 et, incontestablement, un des
plus beaux fleurons du genre historique de l’Hexagone. Quasiment parfait de
bout en bout, captivant au possible, envoutant, même, de par ses protagonistes
hauts en couleurs, La Reine Margot
est une œuvre superbe qui, ma foi, mérite largement le détour.
-
Isabelle Adjani dans ce qui est, sans aucune discussion possible, son plus
grand rôle. Il faut dire que celle-ci est tout simplement parfaite en Marguerite de Valois et que sa présence à
l’écran marque durablement les esprits.
-
Daniel Auteuil, Jean-Hugues Anglade, Vincent Perez, Dominique Blanc, Virna Lisi,
Asia Argento, Jean-Claude Brialy, pour ne citer que les plus connus, je pense
ne pas me tromper en affirmant que nous avons là un casting que l’on peut
qualifier sans peine de cinq étoiles.
-
Certes, La Reine Margot n’a pas
vocation à l’exactitude historique, cependant, si vous êtes un amateur
d’Histoire et si vous souhaitez en apprendre davantage sur cette sombre période
de l’histoire de France, je pense ne pas me tromper en affirmant que ce film
peut être une bonne entrée en matière.
-
Une reconstitution historique de qualité, des costumes flamboyants et hauts en
couleurs, une photographie sur laquelle il n’y a rien à redire, bref, c’est du
tout bon.
-
Un petit coté théâtral qui n’est pas pour me déplaire…
Points
Négatifs :
-
Certains risquent de tiquer fortement devant le partit pris qui fait de Marguerite de Valois une véritable débauchée
et de sa famille, une bande de dégénérés incestueux, cependant, il faut
rappeler que ce film est davantage inspiré de l’œuvre du sieur Dumas ainsi que
de la fameuse légende noire qui entoure la fameuse Reine Margot.
- Le coté théâtral risque de déplaire a une partie
du public, c’est un fait que l’on ne peut occulter.
- Sois c’est moi qui suis devenu sourd, mais je ne
le pense pas, sois il y a un problème récurant tout au long du film avec les
dialogues qui ne sont pas toujours audibles ?
- Naturellement, si vous êtes totalement allergique
au cinéma français, ce n’est pas La Reine
Margot qui va vous réconcilier avec celui-ci.
Ma
note : 8/10
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