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dimanche 31 mai 2026

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire


OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
 
En janvier 1981, Hubert Bonisseur de La Bath est retenu prisonnier en Afghanistan. Ses ravisseurs exigent de la France des armes en échange de leur célèbre espion. Il parvient finalement à s'échapper. De retour à Paris, il rencontre Serge, alias OSS 1001, un tout jeune agent bien différent de lui. Alors que Serge est envoyé en mission en Afrique de l'Ouest pour aider le dirigeant Koudjo Sangawe Bamba à mater des rebelles, Hubert Bonisseur de La Bath est assigné au traitement informatique des dossiers de l'agence. Mais lorsqu'OSS 1001 disparait, on envoie OSS 117 poursuivre la mission. Son nom de couverture sera Émile Cousin, un homme d'affaires. À son arrivée, il est accueilli comme un chef d'état....
 

OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Réalisation : Nicolas Bedos
Scénario : Jean-François Halin, d'après l’œuvre de Jean Bruce
Musique : Anne-Sophie Versnaeyen, Nicolas Bedos
Production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie, Espionnage
Titre en vo : OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Pays d’origine : France
Parution : 04 août 2021
Langue d'origine : français, allemand, russe, dialectes africains
Durée : 116 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117
Pierre Niney : Serge / OSS 1001
Fatou N'Diaye : Zéphyrine Bamba
Natacha Lindinger : Micheline Pierson
Wladimir Yordanoff : Armand Lesignac
Gilles Cohen : Roland Lépervier
Habib Dembélé : Koudjo Sangawe Bamba / les 3 sosies
Ivan Franek : Kazimir
Emil Abossolo-Mbo : Pamplemousse
Ibrahim Koma : Promedi
Brice Fournier : le broussard
Christelle Cornil : Josie Ledentu
Karim Barras : Jacky Jacquard
Bruno Paviot : Roger Moulinier
Jean-Édouard Bodziak : Jean-René Calot
Martial Courcier : Jean-Loup l'informaticien
Anne-Charlotte Pontabry : Annie
Marie-Philomène Nga : la femme de Léon
Ricky Tribord : le serveur de l'hôtel
Luc Antoni : Roussel
Nicolas Bedos : l'homme au bar avec Micheline
 
Mon avis :
 C’était un des gros événements de l’été 2021, du moins, pour ce qui est des sorties cinéma dans les salles obscures en France, ce, surtout pour ce qui était de ce retour au cinéma après la longue fermeture de ces derniers pendant de longs mois en raison de la tristement célèbre épidémie de Covid-19, je veux, bien entendu, parler de la sortie du troisième volet des aventures de l’inénarrable et inimitable Hubert Bonisseur de La Bath, plus connu du grand public par son matricule, OSS 117. Et oui, après Le Caire, Nid d’Espions, en 2006, puis Rio ne répond plus en 2009, il aura donc fallut patienter douze longues années pour retrouver le meilleur agent secret français dans de nouvelles aventures. Une attente trop longue, aux yeux des fans, au point même qu’on pouvait même se dire que celle-ci ne verrait jamais le jour. Et puis, après tout, était-elle vraiment nécessaire vu que celle-ci, fatalement, serait moins réussie que les deux premiers volets qui, eux, avaient fait la légende de la franchise !? De plus, il y avait de quoi être pour le moins dubitatif vu que le maitre d’œuvre des deux premiers films, Michel Hazanavicius, n’était plus aux commandes et que son successeur, Nicolas Bedos, n’était pas vraiment connu pour avoir le même talent pour ce qui était de la mise en scène. Mais bon, rien que pour le plaisir de retrouver Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, rien que pour le bonheur de le voir s’empêtrer, une nouvelle fois, dans une aventure loufoque où on allait bien rigoler, pourquoi ne pas tenter l’expérience ? Mais alors, pour un résultat acceptable ou pas ? Bon, je passerais rapidement sur la pseudo polémique absurde qui colle si bien à l’air du temps : non, OSS 117 n’est pas un film raciste, ce, malgré les hurlements ridicules des indigénistes et de l’extrême gauche qui, une fois de plus, se sont fourvoyer totalement. Non, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire est, avant toute chose, comme ses prédécesseurs, un film comique, une parodie de ces vieux films d’espionnage à succès et qui, forcément, à pour héros un individu plus bête que raciste, un homme de son temps, avec ses idées reçues et ses certitudes qui, certes, ne sont pas politiquement correctes, mais qui font, finalement, tout le sel du personnage. Car ce qui compte, avant toute chose, ici, c’est de savoir si ce troisième volet de OSS 117 est une réussite et, ma foi, dans l’ensemble, c’est le cas même si, bien entendu, nous avons là le film le moins bon de la saga : comme je l’avais dit, Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius, il n’a pas sa culture cinématographique, sa vision et cela ce sent. Cependant, c’est tout de même un pur plaisir que de retrouver notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, désormais vieillissant et un peu mis sous la touche, dans une nouvelle aventure qui l’envoie dans ce que l’on appelait alors la Françafrique – les plus âgés savent de quoi je parle, comme le dictateur local qui est, bien entendu, une copie conforme de Bokassa – et qui se voit affublé d’un comparse, Pierre Niney, plus jeune, plus arrogant, plus en forme, et qui pourrait bien le remplacer. Du coup, sans être aussi bon que ses prédécesseurs, OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire s’avère être, néanmoins, une sympathique comédie, plutôt drôle et qui réussi son but premier : faire revenir à l’écran notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, ce, pour notre plus grand plaisir. Alors, mission réussie ? Ma foi, dans les grandes lignes, oui et, quelque part, c’est le principal !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, bien évidement et alors que l’on y croyait plus, de retrouver Hubert Bonisseur de La Bath, alias, l’agent OSS 117, alias, l’agent secret le plus incompétent des services secrets français, ce, dans une nouvelle mission qui le voit plonger au tout début des années 80, juste avant l’élection de François Mitterrand. Le voilà désormais vieillissant, un peu mis sur la touche et ringard aux yeux des plus jeunes, mais bon, notre agent si spécial n’a pas dit son dernier mot, pour notre plus grand plaisir !
- Une suite, si longtemps après, avec un autre réalisateur que Michel Hazanavicius, le pari était plutôt casse gueule. Eh bien, disons que si je ne suis pas le plus grand fan de Nicolas Bedos, bien au contraire, je reconnais que celui-ci s’en sort plutôt bien dans l’ensemble et nous livre ici une sympathique comédie et, surtout, une suite plus qu’acceptable.
- Pour ce qui est du casting, on retrouve avec plaisir Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, quand à Pierre Niney, en jeune rookie, disons qu’il est plutôt bon et que si le procédé est connu depuis longtemps, il n’en reste pas moins efficace.
- Même si on rigole peut-être moins dans ce troisième volet, il reste suffisamment bourré de scènes coquasses pour nous faire passer un bon moment.
- Un générique d’anthologie qui parodie à merveille les vieux James Bond !
 
Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius et que, qualitativement parlant, cela se ressent. Moins fin, plus provocateur, ce troisième volet de OSS 117 est un film sympathique, plaisant, mais pas aussi bon que ses devanciers.
- Un film plus long que ses prédécesseurs mais, curieusement, moins drôle. Certes, les occasions de rigoler sont encore nombreuses mais nettement moins qu’auparavant, ce qui est dommage.
- Comme je l’ai dit dans mes critiques précédentes, si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – et, surtout, à notre époque, si vous faites partit d’un mouvement indigéniste, alors, vous allez détester cet Alerte Rouge en Afrique Noire et vous allez le hurler sur les toits !
 
Ma note : 7,5/10

L’Histoire HS 109 – Les Balkans


L’Histoire HS 109 – Les Balkans
Octobre/Décembre 2025
 
Au sommaire :
Édito : Des cousins pas si lointains
- Les marges incontrôlées de l'Europe
- 11 pays Balkaniques
- Chronologie – Trois millénaires d'unité et de divisions dans les Balkans
- Grecs, Slaves, Bulgares : Le carrefour des peuples
- Une péninsule au cœur du monde grec
- La frontière fragile de l'Empire Romain
- 681-1018 : Les Bulgares s'installent
- L'orthodoxie slave est née dans les Balkans
- 400 ans de domination Ottomane
- Edirne, Sarajevo, Novi Pazar : Le temps des Ottomans
- Être Chrétien en Roumélie
- Sarajevo la Magnifique
- Les Tsiganes, marginaux, mais pas exclus
- 1774-1923, Émiettement et poudrière : La balkanisation
- Rivalités d'empires, émergence des nations
- 1870-1920 : Juifs de Salonique
- L'indépendance, et après ? Le laboratoire grec
- La vraie histoire de la Syldavie
- 1912-1923 : Aux origines de la violence de masse
- 1923-2025 : Des Européens comme les autres ?
- La Yougoslavie, une création artificielle ?
- Tito, la Fédération à tout prix
- De Barthou à Macron, « Nos amis les Serbes »
- Comprendre la tragédie Yougoslave
- XXIe siècle : Résolument européens ?
- A lire, voir et écouter sur les Balkans
- Bibliographie – Les Balkans
 
Mon avis :
 Il est difficile de ne pas constater que les numéros de L’Histoire se suivent et se ressemblent, du moins, pour ce qui est de la qualité. Ainsi, depuis que j’ai découvert cette revue, il y a de cela environ trois ans, par le biais de l’excellent numéro consacré à la Peste, je n’ai jamais, ou presque, été déçu, bien au contraire. Qui plus est, s’il y a bien un point que l’on peut qualifier de positif avec celle-ci, c’est que les dossiers proposés sont, bien souvent, pour le moins originaux. Ainsi, depuis que je me suis lancé dans la lecture de cette revue, j’ai put découvrir d’excellents numéros qui m’auront fait découvrir la Pologne, l’Espagne de Franco ou le Cambodge, pour ne citer que les exemples les plus évidents. Et donc, histoire de poursuivre sur la lancée, que nous aura donc proposée cet ultime numéro de 2025 ? Un dossier sur les Balkans. Bref, une nouvelle fois, nous avons droit a un dossier que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, d’original et ce fut donc avec un certain enthousiasme que je m’étais plonger dans la lecture de celui-ci. Alors, quid du résultat ? Eh bien, comment dire, disons que, une fois de plus et ce n’est plus vraiment une surprise, j’ai été parfaitement conquis par un nouveau hors-série de L’Histoire, une revue qui alterne entre le très bon et l’excellent, tout simplement. En effet, si les Balkans, partie orientale du continent Européen est plus ou moins connue, dans ses grandes lignes, du grand public, du moins, de celles et ceux qui sont encore capable de savoir placer des pays dans une carte du monde, force est de constater qu’il en va tout autrement de l’histoire a proprement parler de ses différentes nations, une histoire qui, fatalement, nous entraine il y a plus de deux mille ans et qui a débuter avec l’émergence de la Grèce antique et qui, grosso modo, se poursuit encore de nos jours alors que la plupart des pays composants les Balkans ont rejoint ou vont rejoindre l’Union Européenne. Entre les deux ? L’Empire Romain, bien entendu, l’Empire Byzantin, l’invasion Ottomane de triste mémoire et qui aura duré bien des siècles, la lute pour l’indépendance, les Guerres Balkaniques, la Première Guerre Mondiale, la mainmise du communisme, la Yougoslavie et, malheureusement, la guerre civile au sein de celle-ci pendant les années 90, conflit qui aura laissé bien des traces, encore de nos jours. Bref, vous l’avez compris, ce numéro de L’Histoire confirme à merveille tout le bien que l’on peut penser de cette revue, une revue qui apparait, définitivement, comme étant le maitre étalon du genre au sein de la concurrence et qui ne cesse de me satisfaire de fort belle manière, numéro après numéro…
 

Points Positifs
 :
- Un dossier principal qui brille, naturellement, par son originalité puisque on ne peut pas vraiment dire que les Balkans soient une thématique souvent abordée dans ce genre de revues et qui nous permet, bien entendu, de découvrir la fascinante histoire de ces différentes nations un peu trop méconnues finalement et qui auront souvent marquer l’histoire récente du vieux continent.
- Plus de deux mille ans d’histoire, de multiples peuples, conflits, invasions, religions, il est clair qu’il y a de quoi être captiver par tout cela…
- Celles et ceux de ma génération qui auront connu les années 90 seront particulièrement attentifs a la partie consacrée a la guerre dans l’ex-Yougoslavie, conflit de bien triste mémoire.
- Bien entendu, les amateurs de cette revue seront en terrain familier et retrouveront avec plaisir des textes clairs et instructifs, de nombreuses illustrations et pas mal de cartes plutôt intéressantes. Bref, qualitativement parlant, L’Histoire est toujours une excellente revue !
 
Points Négatifs :
- Ce qui ressort, finalement, a la lecture de ce dossier consacré aux Balkans, c’est que celui-ci est probablement un poil trop court. En effet, comme la plupart des pays sont plutôt méconnus et leur histoire, si longue et si riche, il apparait qu’il y avait encore pas mal de choses à raconter a leur sujet, c’est un fait.
 
Ma note : 7,5/10

OSS 117 – Rio ne répond plus


OSS 117 – Rio ne répond plus
 
En 1967 à Gstaad, une petite station de sports d'hiver dans le Canton de Berne en Suisse. Douze ans ont passé depuis la mission au Caire. OSS 117 y est en paisible villégiature lorsqu'il est confronté à des gangsters chinois qu'il abat les uns après les autres. Hubert Bonisseur de La Bath, agent secret français du SDECE, désormais au service de la Cinquième République française dirigée par le général de Gaulle et son Premier ministre Georges Pompidou, reçoit l'ordre de son supérieur Armand Lesignac de se rendre à Rio de Janeiro où il doit racheter un microfilm contenant une liste d'anciens collaborateurs français durant la Seconde Guerre mondiale, détenu par un ancien dignitaire nazi. Au cours de sa mission, il attire l'attention du Mossad, les services secrets israéliens.
 

OSS 117 – Rio ne répond plus
Réalisation : Michel Hazanavicius
Scénario : Michel Hazanavicius et Jean-François Halin, d'après les romans de Jean Bruce
Musique : Ludovic Bource
Production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie, Espionnage
Titre en vo : OSS 117 – Rio ne répond plus
Pays d’origine : France
Parution : 15 avril 2009
Langue d'origine : français, hébreux, portugais
Durée : 97 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117
Louise Monot : Dolorès Koulechov
Rüdiger Vogler : Von Zimmel
Alex Lutz : Heinrich / Friedrich Von Zimmel
Reem Kherici : Carlotta / Fräulein Frieda
Pierre Bellemare : Armand Lesignac
Ken Samuels : William « Bill » Trumendous
Serge Hazanavicius : Staman
Laurent Capelluto : Kutner
Cirillo Luna : le hippie à la pomme d'amour
Moon Dailly : la comtesse
Walter Shnorkell : Fayolle
Philippe Hérisson : Mayeux
Nicky Marbot : Castaing
Christelle Cornil : Mlle Ledentu
Vincent Haquin : Blue Devil
Alexandre Goncalves : Blue Devil
Adriana Sallès : Maria-Joa, l'infirmière
Joseph Chanet : le Chinois à la CIA
Patrick Vo : le Chinois pilote
Franck Beckmann : un Allemand
Jean-Claude Tran : un Chinois à l'hôtel
Yin Bing : un Chinois à l'hôtel
Jean-Louis Barcelona : Pichard
Guillaume Schiffman : le militaire israélien
Ludovic Bource : le chef d'orchestre
Laurent Larrieu : un homme de main de Von Zimmel
 
Mon avis :
 Après un premier coup d’essai qui s’était avérer être un coup de maitre avec OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions, sortit dans nos écrans en 2006, Hubert Bonisseur de La Bath, alias Jean Dujardin, c’est-à-dire, l’espion le plus incompétent des services secrets français, était revenu faire un petit tour au cinéma avec une suite, OSS 117 – Rio ne répond plus, tout juste trois ans plus tard, en 2009. Bon, d’entrée de jeu, il y avait de quoi être dubitatif puisque, comme chacun sait, il n’y a rien de plus casse gueule qu’une suite, surtout que le résultat qualitatif n’est pas souvent au rendez vous et que certains, plus cyniques, plus réalistes peut-être, se diront que faire un second volet à un film qui a très bien marché, c’est le meilleur moyen de se faire de l’argent facilement, ce qui, au demeurant, est plutôt vrai, il faut en convenir. Pourtant, dans le cas qui nous préoccupe ici, force est de constater qu’il n’y a nulle déception au programme et que oui, mille fois oui, la réussite est, une fois de plus, au rendez vous. Ainsi, avec Michel Hazanavicius aux manettes, Jean-François Halin au scénario et, bien entendu, Jean Dujardin en tête d’affiche, l’équipe qui avait été responsable du succès du premier volet de OSS 117 revient avec une suite qui, dans les grandes lignes, est tout aussi bonne. Une petite délocalisation du coté du Brésil, histoire de varier le plaisir, un changement de casting féminin comme dans tout bon James Bond qui se respecte, un nouvel hommage et moult références au cinéma des années 60 et, surtout et encore, le même humour qui vous fera exploser de rire tout au long d’une intrigue loufoque mais bien plus maitrisée qu’il n’y parait. Forcément, ici, l’effet de surprise est passé ce qui fait que OSS 117 – Rio ne répond plus marque peut-être un peu moins les esprits que son prédécesseur, mais bon, rien que pour le plaisir de retrouver Jean Dujardin en pilotage automatique dans ce rôle qui lui va si bien mais aussi, pour cette intrigue d’espionnage complètement loufoque, ces scènes cultes et débiles et ces nazis cachés au Brésil, comment ne pas avoir envie de retenter l’expérience et suivre, une fois de plus, les aventures de l’inimitable agent OSS 117 !?
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver Hubert Bonisseur de La Bath, alias, l’agent OSS 117, alias, l’agent secret le plus incompétent des services secrets français dans une nouvelle aventure oh combien exotique et qui flirte allègrement avec les années 60. Un pur régal terriblement drôle, tout autant que son prédécesseur, voir, quelque part, davantage !
- Une nouvelle fois, Michel Hazanavicius nous offre un  excellent hommage aux premiers James Bond – ceux avec Sean Connery – et aux films d’Alfred Hitchcock. Une véritable plongée dans les années 60 pour ce film bourré de références à quelques œuvres majeures de l’époque.
- Un casting pour le moins excellent où, bien évidement, se démarque nettement un Jean Dujardin qui est tout bonnement parfait en espion qui flirte allègrement avec l’incompétence la plus totale mais qui finit toujours par s’en sortir.
- Des tas d’espions, des nazis, des hippies, des femmes fatales et de l’humour, beaucoup d’humour pour cette suite qui s’avère être excellente !
- Décors, costumes, ambiance, on se croirait plonger dans le Brésil de la fin des années 60 !
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, même si nous avons affaire a une très bonne comédie, OSS 117 – Rio ne réponde plus reste avant toute chose une… comédie. Sympathique, terriblement drôle, bourré de qualité mais nous sommes très loin, tout de même, d’un quelconque chef d’œuvre, il ne faut pas exagérer…
- Il faut reconnaitre que celles et ceux qui n’apprécient guère l’humour potache, les pastiches et les comédies en général risquent de ne guère adhérer a ce film.
- Si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – il se peut que vous détestiez un film comme cet OSS 117 – Rio ne réponde plus et que vous le trouviez bourré de clichés, raciste, etc.
 
Ma note : 7,5/10

L’Histoire HS 108 – Le Terrorisme


L’Histoire HS 108 – Le Terrorisme
Juillet/Septembre 2025
 
Au sommaire :
Édito : Le défi lancé aux démocraties
- En 2015, la France n’est pas sortie de l’état de droit
- Terrorisme. Le mot et la chose
- Portfolio : Musée mémorial du terrorisme, préfiguration
- Genèse des attentats à l’aveugle
- Syrie, XIIème siècle. La vraie histoire des Assassins
- Judée 66. Les Sicaires
- 1881, la Volonté du Peuple ou la matrice russe
- Face aux attentats anarchistes, l’état désemparé
- Algérie. L’arme ultime des colonisés ?
- Années 1970. Changement d’échelle
- 1970 – 1980. La convergence des luttes
- Infographie : une internationale
- Les trois jours de Munich
- Italie, RFA. Les Années de Plomb
- Carlos, une carrière médiatique
- Prénom : Illich
- Belfast 1971. L’IRA passe à l’offensive
- En images : Bloody Sunday à Londonderry
- ETA, une fin sans gloire ni victoire
- Depuis 2001, le terrorisme au nom de Dieu
- 2001-2025. Guerre globale contre le Djihadisme
- Infographie : un terrorisme islamiste global
- Etats-Unis : comme vous avez changé !
- 7 Octobre. Israël au défi des otages
- Pourquoi les attentats nous ont changés
- La place donnée aux victimes
- La construction de la mémoire commence avec l’événement
- Des neurologues confirment la résilience
- Comment la France juge ses terroristes
- En images : Salah Abdeslam face a ses victimes
- La vie sous Vigipirate
- V13 : un procès pour l’histoire ?
- Des mémoriaux autour du monde
- A lire et à voir
 
Mon avis :
 Après avoir traité le cas pour le moins intéressant de l’histoire du Cambodge, pays pour le moins exotique et, surtout, méconnu sous nos latitudes, dans ma critique précédente, abordons à présent le cas d’un autre numéro de la revue L’Histoire et qui traite, lui, d’une thématique qui est certes moins originale, il faut le reconnaitre, mais qui n’en reste pas moins comme étant fort passionnante, je veux, bien entendu, parler du terrorisme. Bon, par la force des choses et d’une actualité qui reste récente, le terrorisme fait, depuis bien trop longtemps, partie de nos vies. Bien entendu, au vu des derniers acteurs qui se plaisent à massacrer allègrement des innocents, terrorisme rime avec islamisme. C’est ainsi, comme chacun sait, depuis un peu plus d’un quart de siècle et, que cela plaise ou non, ce constat est indéniable. Cependant, ce numéro de L’Histoire ne traite pas uniquement du terrorisme islamiste car si la thématique aurait été intéressante, c’est un fait, il est plus judicieux d’aborder le terrorisme dans son sens le plus large, ce, en faisant un long voyage dans le passé et nous narrer l’histoire de cette forme de terreur indicible. Ainsi, par la force des choses, nous retrouvons ici les origines du terrorisme, des Sicaires juifs aux fous d’Allah modernes en passant par les anarchistes, l’IRA, l’ETA, sans oublier, bien entendu, le terrorisme d’extrême gauche des années 70 en RFA et en Italie. Mais ce n’est pas tout puisque, a ces divers noms et mouvements, il y a, également, l’évolution, l’histoire en elle-même de ces derniers et cette fameuse convergence des luttes a priori contre nature et qui est toujours d’actualité de nos jours, je veux, bien entendu, parler des liaisons dangereuses et meurtrières entre gauchisme et islamisme, liens apparus au début des années 70 en soutient a la cause palestinienne et qui, au gré des transformations et de l’évolution du fondamentalisme islamiste font que, un demi-siècle plus tard, les attentats et les pogroms les plus indicibles se voient justifier par une gauche bien pensante décidément de plus en plus ignoble. Bref, vous l’avez compris, ce numéro de la revue L’Histoire est un incontournable absolu qui, certes, aurait peut-être gagné à être un poil plus complet – mais là, on abandonne le format revue pour un véritable essai – mais qui n’en reste pas moins comme étant indispensable si vous vous intéressez à ce véritable fléau moderne qu’est le terrorisme…
 

Points Positifs
 :
- Un dossier principal tout simplement captivant et fortement instructif puisqu’il aborde de fort belle manière la longue histoire du terrorisme, de ses prémices a son évolution au fil du vingtième siècle, ce, bien entendu, en mettant en avant tous ses acteurs les plus importants et ses divers mouvements.
- Sicaires juifs, secte des Assassins, mouvements anarchistes, terrorisme russe, IRA, ETA, Bande à Baader, terrorisme d’extrême gauche, Années de Plomb en Italie, terrorisme islamiste : tous les acteurs sont présents.
- Mise en avant des liens entre les divers mouvements terroristes et qui datent des années 70 suite à la fameuse convergence des luttes entre gauchisme et islamisme. Et après, certains nous diront que l’islamogauchisme n’existe pas.
- Bien entendu, les amateurs de cette revue seront en terrain familier et retrouveront avec plaisir des textes clairs et instructifs, de nombreuses illustrations et pas mal de cartes plutôt intéressantes. Bref, qualitativement parlant, L’Histoire est toujours une excellente revue !
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, si vous êtes un petit bobo parisien qui vote LFI et qui fait parti des tous derniers lecteurs de Libération ou de L’Humanité, si vous avez pour habitude de pointer du doigt les crèches et les fêtes Chrétiennes tout en vous inclinant bien bas devant l’islamisme galopant, si vous êtes indigner par le soit disant génocide à Gaza tout en vous moquant allègrement des massacres dans les autres pays et si vous avez pour habitude de hurler au loup contre l’extrême droite tout en affirmant que l’islamogauchisme n’existe pas, alors, ce numéro de L’Histoire ne vous plaira guère, bien au contraire.
 
Ma note : 8/10

OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions


OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions
 
En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Hubert Bonisseur de la Bath et Jack Jefferson, deux agents des Forces françaises libres, effectuent une mission pour les Alliés où ils parviennent à détourner un avion allemand et à dérober les plans du V2, l'arme absolue de l'Allemagne nazie. Dix ans plus tard, en 1955, la France vit sous la Quatrième République présidée par René Coty et les choses vont très mal au Caire, dans les années qui suivent le coup d'État du général Nasser. La France a fort à faire avec les crises au Proche-Orient, dans un monde en pleine Guerre froide. À la suite de la mort de Jack Jefferson, l'agent OSS 283, Hubert Bonisseur de la Bath, l'agent OSS 117 du SDECE, est envoyé sur le terrain par son supérieur Armand Lesignac pour enquêter sur cette disparition mystérieuse et sécuriser le Proche-Orient. Sa couverture : diriger la SCEP (Société Cairote d'Élevage de Poulets) où il remplace son ami Jack. La ville grouille d'espions dissimulés derrière diverses sociétés d'élevage d'animaux comme des Français, des Soviétiques, un espion belge et même un groupe de nazis.
 

OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions
Réalisation : Michel Hazanavicius
Scénario : Jean-François Halin d'après les romans de Jean Bruce
Musique : Ludovic Bource, Kamel Ech-Cheikh
Production : Mandarin Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie, Espionnage
Titre en vo : OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions
Pays d’origine : France
Parution : 19 avril 2006
Langue d'origine : français, arabe
Durée : 99 min
 
Casting :
Jean Dujardin : Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117
Bérénice Bejo : Larmina El Akmar Betouche
Aure Atika : la princesse Al Tarouk
Richard Sammel : le colonel Gerhard Moeller
Philippe Lefebvre : Jack Jefferson / OSS 283
Constantin Alexandrov : Ievgueni Setine
Saïd Amadis : le ministre égyptien
Laurent Bateau : Nigel Gardenborough
Claude Brosset : Armand Lesignac, le patron du SDECE
François Damiens : Raymond Pelletier
Youssef Hamid : l'imam des Aigles de Khéops
Khalid Maadour : le suiveur
Arsène Mosca : Loktar
Abdallah Moundy : Slimane
Éric Prat : Gilbert Plantieux
Alain Khouani : le réceptionniste de l'hôtel du Caire
Hafid F. Benamar : l'ami du fouetteur
Jean-Marie Paris : Khalid
Michael Hofland : le colonel Herman von Umsprung
Mouloud Ikhaddaliene : le sbire de la princesse
Diego Dieng : le garçon d'étage
Jean-François Halin : Rubecht
Johannes Oliver Hamm : un officier SS
Choukri Gtari : le fouetteur
Hassan Chabaki : le passant serviable
Hedi Naili : le muezzin
Marc Bodnar : le patron du bistrot
Bernard Nissille : l'homme à l'aéroport
Ludovic Bource : le chef d'orchestre
 
Mon avis :
 Il m’aura fallut une bonne quinzaine d'années, ce qui, ma foi, est pour le moins notable, pour que, finalement, je ne me décide à regarder de bout en bout ce qui restera comme étant une des meilleures comédies françaises de ces deux dernières décennies, je veux, bien entendu, parler de OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions. En effet, pendant bien des années, je m’étais contenter de regarder quelques scènes, au gré de mon zapping, confondant même, par ailleurs, ce film avec sa suite, OSS 117 – Rio ne répond plus et puis, finalement, alors que la saga était revenue, en 2021, sur le grand écran par le biais d'un troisième volet, je me suis finalement lancer, me disant que le jeu pourrait peut-être en valoir la chandelle. Et donc, le résultat fut-il à la hauteur de mes espérances ? Allais-je, moi aussi et comme beaucoup d'autres, adhérer aux aventures loufoques de cet espion franchouillard qu’est OSS 117 ?! Eh bien, ma foi, disons que oui, un grand oui même ! Il faut dire que, en s’inspirant des romans du sieur Jean Bruce et des premiers films de la franchise qui, pour la petite histoire, datent des années 60 et qui sont dans un tout autre registre, Michel Hazanavicius – auteur d’un certain The Artist avec le même casting principal – nous aura pondu un formidable pastiche de ces excellents premiers James Bond – ceux avec Sean Connery – tout en s’inspirant de moult films des années 50 et 60, principalement ceux du grand Alfred Hitchcock. Sauf que, autant tout ces longs métrages étaient sérieux dans le traitement, autant OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions est, avant toute chose, une comédie, mais, et cela a son importance, une très bonne comédie ! En effet, notre espion superbement interprété par un Jean Dujardin a qui le rôle lui va à ravir, est un sacré franchouillard imbu de sa personne, un misogyne comme on en fait plus et, pétrit des vieilles valeurs de la France, un individu limite raciste pour ce qui est de sa vision du monde. Ajoutons à cela le fait qu’il est plus incompétent qu’autre chose et vous comprendrez que, malgré ses défauts, malgré son arrogance, il est difficile de ne pas trouver attachant se brave Hubert Bonisseur de La Bath : après tout, ici, le scénario se moque davantage du personnage en pointant du doigt ses certitudes et ses défauts qu’en les mettant en avant. Le résultat, une comédie comme on n’en fait plus – en tous cas, comme le cinéma français n’en fait plus depuis des lustres – absolument pas politiquement correcte pour un sou – et, a notre époque, cela fait un bien fou – et qui, au passage, est un vibrant hommage a ces vieux films d’aventure et d’espionnage des années 50 et 60, des films, là aussi, comme on en fait plus. Alors, si vous souhaitez passer un très bon moment et rire aux éclats devant cet espion pas comme les autres, il est évidant que OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions est fait pour vous. Les autres, les aigris, les donneurs de leçons, l’intelligentsia parisienne, les lecteurs de Libération et autres journaux du même genre, pesteront en passant leur chemin, mais qu’importe, finalement, leur avis et leur vision du monde si étriquée ?!
 

Points Positifs
 :
- Premier volet de ce qui à présent une trilogie, OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions est, indéniablement, une des meilleures comédies françaises de ces vingt dernières années. Réussi de bout en bout, terriblement drôle avec son protagoniste principal complètement débile et imbu de lui-même, ce film est un pur bijou humoristique comme en n’en fait quasiment plus, hélas…
- Un excellent hommage aux premiers James Bond – ceux avec Sean Connery – et aux films d’Alfred Hitchcock. Il faut dire que Michel Hazanavicius maitrise à merveille son sujet et nous pond un film qui n’aurait pas dénoté, dans sa conception et si l’on fait abstraction de l’humour, dans le cinéma des années 50 et 60.
- Hubert Bonisseur de La Bath est un individu imbu de sa personne, arrogant, franchouillard, misogyne, limite raciste et, accessoirement, plutôt incompétent – pour ne pas dire complètement con – cependant, toutes ces faiblesses et autres défauts ne l’empêchent pas de le rendre plutôt attachant.
- Un casting pour le moins excellent où, bien évidement, se démarque nettement un Jean Dujardin qui est tout bonnement parfait en espion qui flirte allègrement avec l’incompétence la plus totale mais qui finit toujours par s’en sortir. Petite mention, bien évidement, à Bérénice Bejo que l’on retrouvera également dans The Artist.
- Décors, costumes, ambiance, on se croirait plonger dans le Caire de la fin des années 50 !
 
Points Négatifs :
- Bon, même si nous avons affaire, indéniablement, a une très bonne comédie, OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions reste avant toute chose une… comédie. Sympathique, terriblement drôle, bourré de qualité mais nous sommes très loin, tout de même, d’un quelconque chef d’œuvre, il ne faut pas exagérer…
- Bien évidement, celles et ceux qui n’apprécient guère l’humour potache, les pastiches et les comédies en général risquent de ne guère adhérer a ce film.
- Si vous êtes un indécrottable bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – il se peut que vous détestiez un film comme cet OSS 117 – Le Caire, Nid d'Espions et que vous le trouviez bourré de clichés, raciste, etc.
 
Ma note : 7,5/10