King
Kong
Dans
les années 1930, le réalisateur Carl Denham envisage de tourner un film sur la
mystérieuse Île du Crâne après être entré en possession d'une carte mentionnant
son existence au large de Sumatra. Après avoir embauché à New York une jeune
femme au chômage, Ann Darrow, Denham embarque avec son équipe sur le navire SS
Venture commandé par le capitaine Englehorn, qui fait route vers l'océan
Indien. Durant le voyage, Ann tombe amoureuse du second de l'équipage, Jack
Driscoll. Les explorateurs découvrent bientôt l'Île du Crâne, bout de terre
peuplé d'animaux préhistoriques féroces. Après avoir interrompu une cérémonie
indigène, l'équipe de Denham retourne à bord. Mais les autochtones enlèvent Ann
sur le cargo pour la donner en sacrifice à leur dieu Kong, un monstre
gigantesque. Driscoll et les autres marins se lancent aussitôt sur ses traces. Kong,
qui s'avère être un gorille humanoïde géant, emporte Ann dans son repaire au
sommet de la plus haute montagne de l'île.
King Kong
Réalisation : Merian
C. Cooper, Ernest B. Schoedsack
Scénario : James
A. Creelman, Ruth Rose
Musique : Max
Steiner
Production : Radio
Pictures
Genre : Fantastique,
Aventure, Horreur
Titre
en vo : King Kong
Pays
d'origine : États-Unis
Langue
d'origine : anglais
Date
de sortie : 02 mars 1933
Durée : 104
mn
Casting :
Fay
Wray : Ann Darrow, l'actrice
engagée par Denham
Robert
Armstrong : Carl Denham,
réalisateur de films
Bruce
Cabot : Jack Driscoll, le second
de l'équipage
Frank
Reicher : Capitaine Englehorn
Sam
Hardy : Charles Weston
Noble
Johnson : le chef indigène
Steve
Clemente : le sorcier
guérisseur
James
Flavin : Lieutenant Briggs
Victor
Wong : Lumpy, le cuisinier
chinois
Everett
Brown : un indigène costumé en
singe
Ruby
Dandridge : une danseuse
indigène
Dorothy
Gulliver : une bourgeoise
au théâtre
Vera
Lewis : une bourgeoise au théâtre
Etta
McDaniel : la femme
indigène sauvant son enfant
G.
Raymond Nye : un capitaine
de police
Paul
Porcasi : un vendeur de pommes
Russ
Powell : le veilleur de nuit
Roy
Stewart : un journaliste
Carlotta
Monti : spectatrice du théâtre
Larry
Steers : spectateur du théâtre
Mon
avis : Après vous avoir parlé, dans ma
critique précédente, de ce véritable classique du Septième Art qu’est Frankenstein,
poursuivons donc avec un autre chef d’œuvre du cinéma qui aura tout autant
marquer les esprits, je veux, bien entendu, parler de King Kong. Bon, si, avec ce long métrage des sieurs Merian C.
Cooper et Ernest B. Schoedsack, nous abordons un genre bien différent que les habituelles
grandes fresques hollywoodiennes, force est de constater que ce film qui, pour
rappel, date tout de même de 1933, n’a pas grand-chose a leurs envier et peut
être classé, sans aucune discussion possible, parmi les plus grands films de
tous les temps. Il faut dire que même celles et ceux qui n’apprécient pas le
genre fantastique ou les films de monstres ne peuvent que convenir que King Kong occupe une place majeure dans
l’histoire du Septième Art et que, incontestablement, la sortie de ce film, il
y a de cela sensiblement quatre-vingt-dix ans, aura changé la face du cinéma.
Premier grand film de monstres, a proprement parlé, King Kong aura été le précurseur de tout un tas de monstres géants
qui auront, au fil des décennies, déferlé sur le grand écran et dont le plus
bel exemple est, naturellement, Godzilla.
Précurseur, donc, mais aussi magistral, inoubliable, d’une inventivité peu
commune, ce film, malgré le temps écoulé, n’a presque rien perdu de sa force et
si, naturellement, les effets spéciaux ont bien évolués depuis lors et même si
un public plus jeune n’accrochera probablement pas à cette antiquité du cinéma
hollywoodien, force est de constater qu’il y eut un avant et un après King Kong et que, encore de nos jours,
un tel film peut en surprendre plus d’un. Il faut dire que, lorsque l’on pense
aux moyens de l’époque, comment ne pas reconnaitre qu’il fallait un génie des
effets spéciaux pour accoucher de tels effets ?! Cet homme, Willis O'Brien,
créa donc cette maquette qu’il fallait animée images par images et qui, malgré
le coté artisanal de la chose, n’en apporta pas moins une certaine humanité à
ce gorille géant amoureux d’une belle humaine, ce, tout en nous offrant, au
passage, tout un tas de créatures préhistoriques pour le moins inquiétantes et
quelques scènes devenues cultes depuis longtemps – l’affrontement entre Kong et
un Tyrannosaure, Kong au sommet de l’Empire State Building faisant face a des
avions. Mais si les effets spéciaux sont tout bonnement somptueux pour
l’époque, comment ne pas reconnaitre que le scénario, lui, est bien plus
profond qu’on pourrait le penser de prime abord ? Car Kong, cruel et sans
pitié face a ses adversaires, n’en est pas moins amoureux de sa belle captive
et cette histoire d’amour impossible en touchera plus d’un, surtout lorsque
l’on revoir la toute dernière scène du film, celle où le pauvre gorille, qui
n’avait rien demandé, rend son dernier soupir en regardant celle qu’il aime…
Ajoutons à cela une petite critique du comportement de l’homme dit civilisé en
région sauvage et ce petit rappel des cirques de l’époque où l’on pouvait
apercevoir moult animaux mais aussi des humains et il est évident que ce King Kong est loin d’être un simple film
de monstres. Bref, vous l’avez compris, dans la catégorie chef d’œuvre du
Septième Art, il apparait que King Kong
y occupe une place d’honneur et que même si, depuis sa sortie dans les salles,
neuf décennies se sont écoulées, je pense ne pas me tromper en affirmant que si
vous êtes un fan de cinéma, alors, vous devez voir ce film au moins une fois
dans votre vie. Quand aux remakes, parus dans les années 70 et 2000 ? Que
dire a leurs sujets si ce n’est que, naturellement, le résultat fut, à chaque
fois, nettement moins somptueux, mais bon, quand l’original est parfait, fallait-il
s’attendre a ce que la copie dépasse l’original ?
Points
Positifs :
-
Un des plus grands films de l’Histoire du Septième Art, tout simplement !
Il faut dire que King Kong, davantage
qu’un simple film fantastique avec des monstres géants est une œuvre majeure
qui, non seulement, lança un genre mais aussi et surtout, possède un scénario
solide bien plus profond qu’on pourrait le penser de prime abord. La marque des
incontournables, sans aucune discussion possible.
-
Des effets spéciaux tout bonnement stupéfiants pour l’époque et qui ont dut
avoir un impact considérable pour les spectateurs des années 30. Chapeau bas,
donc, au sieur Willis O'Brien pour avoir créer l’inoubliable Kong et pour avoir
donner vie a toutes ces créatures préhistoriques que l’on découvre tout au long
du film.
-
Un scénario plutôt touchant car notre gorille géant finit par tomber amoureux
de sa belle captive, quand a la dernière scène, certains verseront presque une
petite larme en la regardant…
-
Pas mal de scènes cultes comme le combat entre Kong et le Tyrannosaure,
l’affrontement sur le sommet de l’Empire State Building, pour ne citer que les
deux exemples les plus évidents.
-
Malgré les quatre-vingt-dix ans écoulés depuis la sortie de ce film, force est
de constater que King Kong, malgré un
coté désuet, n’en possède pas moins toujours une force qui fait que,
contrairement a pas mal d’autres longs métrages du même genre plus récents, il
se regarde toujours avec un certain plaisir.
-
N’oublions pas la bande originale de Max Steiner qui sublime l’ambiance
générale de ce film.
Points Négatifs :
-
Bien entendu, quatre-vingt-dix ans, cela fait beaucoup de temps et il est tout
à fait normal qu’une bonne partie du public n’accroche pas à cette œuvre d’un
autre temps…
Ma note : 9/10
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