L’Histoire Secrète – La Porte de l'Eau
L’Histoire
Secrète – La Porte de l'Eau
En
1970, à la frontière israélo-jordanienne, sur le site des ruines du palais
d'Hérode, l'archonte Erlin croise ce qui ressemble à un fantôme : feu Guillaume
de Lecce, alias le roi en jaune, envoie sur lui des djinns de sable et le
menace d'une vengeance proche. L'année suivante, un jeune photoreporter du nom
de Sean Flynn (fils du célèbre acteur) travaille à Saigon, en marge de la
guerre du Vietnam. Sa curiosité mal placée incite sa rédaction – sous recommandation
de la CIA – à l'envoyer en mission au Laos. Il atterrit sur la base secrète de
Long Chieng, le plus grand aéroport du pays. Il y fait la connaissance de James
T. Chance, un agent américain qui le prend sous son aile. Chance est un drôle
de personnage, qui joue aux cartes et manipule le hasard, comme pour accumuler
un maximum de chance. Ensemble, à bord d'un petit zinc, ils ravitaillent Igmur,
un ancien SS allemand qui a bâtit une sorte de potentat local et fait commerce
de pavot, dans la vallée de Han Huo. Mais au petit matin, Chance a discrètement
flingué Igmur et il leur faut fuir en urgence par la voie des airs, depuis une
piste de décollage verticale compliquée...
L'Histoire Secrète – La Porte de l'Eau
Scénario
: Jean-Pierre Pécau
Dessins
: Igor
Kordey
Couleurs : Len
O'Grady
Couverture : Manchu,
Olivier Vatine
Editeur
: Delcourt
Genre : Fantastique,
Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution : 01
décembre 2010
Nombre
de pages : 54
Mon
avis : Nous voilà déjà au vingtième tome de
cette longue, très longue saga qu’est L’Histoire
Secrète, cette œuvre où, pour rappel, le scénariste Jean Pierre Pécau et le
dessinateur croate Igor Kordey nous entrainaient dans une singulière histoire de l’humanité
parallèle où les Archontes, des êtres semi eternels, manipuleraient celle-ci,
au grès de leurs envies et de leur fantaisies. Une série où, bien entendu, le hasard et la
chance occupaient une place de première ordre, une série où manipulations et
secrets en tous genres se mêlaient avec des relents de complotisme et où une multitude de personnages historiques, plus ou moins connus, faisaient
leur apparition, la quasi-totalité, pour la petite histoire, étant liés a l’une des
familles des Archontes, et une série où, par la force des choses, le moindre événement historique, dans
la grande tradition du sieur Pécau, se devait d’être expliquer, parfois, de
très bonne manière, mais pas toujours, avouons le. Personnellement, j’ai plutôt
adhérer a cette Histoire Secrète et chaque nouvel album fut
toujours un petit événement en soit, pas forcement d’un point de vu hautement
qualitatif, car cette série aura toujours posséder ses hauts et ses bas, mais,
surtout, après tant de temps, ne serais-ce que pour la simple curiosité de
connaître la suite. Ceci étant dit, il apparait, cependant, que La
Porte de l’Eau, serait plutôt, selon moi, à classer dans les volumes
légèrement moins réussis de la saga. Oh, que l’on ne croit pas qu’en affirmant
cela, la médiocrité soit au rendez vous, loin de là une telle idée, mais disons
plutôt que si, par certains moments, j’ai vraiment accrocher a cette saga, cet
énième volume m’aura moins intéresser qu’en temps normal. La faute peut être à
l’un des défauts récurrents de la série, c’est-à-dire, le fait que celle-ci
parte un peu dans tous les sens par moments. Je m’explique : Jean Pierre Pécau,
dans L’Histoire Secrète, a toujours eu le don de complexifier son
récit de façon parfois exagérée, cela plait ou non, mais c’est un fait.
Personnellement, en temps normal, cela ne me dérangeait pas trop, cependant, ponctuellement,
il fallait reconnaitre que l’on se retrouvait avec un album comme celui-ci, où
l’on s’attardait davantage sur des événements annexes, qui n’avaient de
rapports avec l’intrigue principale que de loin, tandis que celle-ci, au demeurant,
n’avançait pas spécialement. Certes, les Archontes font leurs apparitions
dans La Porte de l’Eau (il était arrivé une fois qu’ils ne
daignent même pas le faire, peut être étaient-ils en grève ?), mais de façon
épisodique, au début, pour de la parlote avec ce brave Erlin, puis à la fin où
celui-ci va sauver sa sœur, camée jusqu’à la moelle. Entre temps, l’autre
sadique de Dyo fit une courte apparition au Kremlin et puis c’est tout. Le
reste de l’album, en suit les pas d’un journaliste de guerre, fils d’Errol
Flynn (pourquoi pas) et d’un excellant joueur, un certain T Chance (oh le nom
!!!) en plein conflit vietnamien et qui s’en vont en vadrouille assassiner un
ancien SS membre qui s’est reconverti dans le trafic de drogue. Bon, on apprend
également que l’administration US pour contrer sa jeunesse contestataire, bref,
le plan de Reka (voir L’Âge
du Verseau), à décider de la plonger dans la dépendance aux stupéfiants
(une explication comme une autre, chacun en tirera ce qu’il voudra) et cette
découverte, importante pour l’intrigue n’est pas négligeable, mais avait-on
besoin pour cela de se taper les péripéties de Flynn Junior et d’un vieux
baroudeur en vadrouille au Vietnam et au Laos pour cela ? Permettez-moi d’en
douter. Cependant, malgré une petite baisse d’intérêt lié plus au fond qu’a la
forme, le lecteur habitué retrouvera avec plaisir des protagonistes auxquels il
est habitué, des explications aux complots les plus fous (attention les amis,
voilà, roulements de tambours, le Watergate !!!) et des promesses pour les
futurs albums de la série. Mais en fait, c’est un peu le problème de
cette Porte de l’Eau, qui se lit rapidement, mais qui ne satisfait
pas vraiment le lecteur, plus pressé de découvrir la suite que de revenir sur
un tome qui finalement, n’apporte pas grand-chose de nouveau.
Points
Positifs :
- Ma
critique a put paraitre fort négative mais en fait, ce vingtième tome n’est pas
si mauvais qu’on pourrait le penser : l’histoire est pas mal, il y a
quelques bonnes idées, et, surtout, tout un tas de pistes sont évoquées pour la
suite de la saga, comme, par exemple, la confirmation (mais on s’en doutait)
que Guillaume de Lecce est toujours en vie ou le piètre état de Reka.
-
S’il y a au moins une chose que l’on ne peut pas enlever a Jean-Pierre Pécau,
c’est ses connaissances historiques ; il excelle dans ce domaine et c’est
fou le nombre de choses que l’on peut apprendre en lisant cette série –
évidement, il y a un travail de recherche à faire ensuite.
-
Depuis quelques tomes, le duo Kordey/ O'Grady fonctionne a plein régime et une
fois de plus, les planches de cet album sont une pure réussite – si l’on
apprécie le style du croate, bien entendu.
Points
Négatifs :
- Je
n’en ai pas parlé dans ma critique mais en fait, le personnage de T Chance est
l’un des protagonistes d’Arcanes Majeur, une série parallèle de Pécau se
déroulant dans le même univers ; du coup, ce vingtième tome est une sorte
de crosover entre les deux séries. Ceux qui connaissent Arcanes Majeur (et Arcanes)
prendront sans nul doute plus de plaisir a la lecture de cet album.
-
C’est un peu plus décousu que dans les tomes précédant, surtout en raison de
toute la partie avec T Chance et le journaliste qui n’apporte pas grand-chose a
l’intrigue principale.
-
J’ai noté une erreur de Jean-Pierre Pécau : Moshe Dayan affirme qu’il a
connu Curtis pendant la Seconde Guerre Mondiale, or, c’est après celle-ci qu’il
le rencontre pour la toute première fois comme on peut le voir dans Sion.
Ma
note : 6,5/10
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