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jeudi 4 juin 2026

Neil Young


Neil Young
 
Neil Young
 
1 - The Emperor of Wyoming (Neil Young) 2:14
2 - The Loner (Neil Young) 3:55
3 - If I Could Have Her Tonight (Neil Young) 2:15
4 - I've Been Waiting for You (Neil Young) 2:30
5 - The Old Laughing Lady (Neil Young) 5:58
6 - String Quartet from Whiskey Boot Hill (Neil Young) 1:04
7 - Here We Are in the Years (Neil Young) 3:27
8 - What Did You Do to My Life? (Neil Young) 2:28
9 - I've Loved Her So Long (Neil Young) 2:40
10 - The Last Trip to Tulsa (Neil Young) 9:25
 

Neil Young
Musicien : Neil Young
Parution : 12 novembre 1968
Enregistré : août 1968 – octobre 1968
Durée : 35:32
Genre : Country, Folk, Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs, Jack Nitzsche, Ry Cooder
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : guitare, piano, orgue, clavecin, synthétiseur, chant
Jim Messina : basse
George Grantham : batterie
Jack Nitzsche : piano électrique
Ry Cooder : guitare
Earl Palmer : batterie
Merry Clayton : chœurs
Brenda Holloway : chœurs
Patrice Holloway : chœurs
Gloria Richetta Jones : chœurs
Sherlie Matthews : chœurs
Gracia Nitzsche : chœurs
 
Mon avis :
 Après avoir le bal de mes critiques musicales avec le grand et inimitable David Bowie qui, pour rappel, nous aura accompagné sur ce blog pendant les cinq premiers mois d’existence de ce dernier, il est grand temps, désormais, de nous intéresser a un autre grand nom de la musique, un véritable monument qui, depuis ses débuts dans les années 60 et jusqu’à ce jour, aura marquer bon nombre de fans, je veux, bien entendu, parler de Neil Young. Bon, avec le Loner, les choses sont à la fois simples et compliquées à la fois. En effet, si, il faut le reconnaitre, celui-ci est moins connu que le sieur David Robert Jones aux yeux du grand public, il est difficile de ne pas reconnaitre l’importance de celui-ci au sein du paysage musicale de la fin du vingtième siècle et si, a priori, il est clair que, musicalement parlant, certains pourraient trouver que le sieur Young aura été moins touche à tout que David Bowie, ce n’est nullement une tard et que, dans sa partie, il me semble qu’il n’est pas le moins du monde exagéré d’affirmer que celui-ci aura été un des plus grands. Ceci étant dit, il est grand temps, à présent, de m’attaquer a la nombreuse production du canadien et ce, bien entendu, en commençant par son tout premier album, un opus qui, pour la petite histoire, n’est peut-être pas une réussite absolue mais qui n’en reste pas moins comme étant a la fois fort prometteur et qui laissait déjà, a l’époque, entrevoir une petite entraperçue de tout le talent du Loner. Mais débutons par les choses qui fâchent et, donc, par ce qui choque, encore aujourd’hui, je veux, bien entendu, parler de ce son, légèrement écrasé, et qui ne met pas vraiment en valeur le contenu de cette œuvre, qui aurait put être d’un tout autre niveau (mais avec des si, on referait le monde). Neil Young, tout au long de sa longue carrière, se sera plein de ce choix de sa maison de disques de l’époque, le CSG, c’est-à-dire, l’utilisation d’un nouveau procédé d’enregistrement afin de faire sonner la musique de manière identique, qu'elle soit enregistrée en mono ou stéréo. Le résultat fut pour le moins contestable et, il faut le reconnaitre, cela s’en ressent à l’écoute de cet album, ce qui est pour le moins dommage car celui-ci, sans être un incontournable absolu, était loin d’être mauvais, bien au contraire. En effet, en 1968, et suite à des divergences avec Stephen Stills qui le poussèrent à quitter les Buffalo Springfield, Neil Young, sur ce premier album de sa très longue, et pour le moment toujours en cour, carrière solo, laissait déjà entrevoir les immenses qualités qui allaient l’imposer comme l’un des plus grands auteurs-compositeurs de l’histoire de la musique de la fin du vingtième siècle. Si les réminiscences de la période Springfield sont encore présentes, ce qui est compréhensible, un titre atypique comme The Last Trip to Tulsa, long de plus de 9 minutes (l’un des plus longs pour l’époque) annonce l’album suivant, l’excellent Everybody Knows This Is Nowhere qui sera d’un niveau supérieur et lancera la carrière du canadien. Mélange de rock, de pop et de country, ce premier album, sans nom, est un parfait melting-pot de ce qui fera le style de Neil Young dans les décennies suivantes, même s’il faut bien reconnaître que si les compositions sont certes honnêtes, voir très bonnes comme The Loner qui lui vaudra son surnom, la suite sera d’une toute autre facture. Mais cela n’empêche pas ce premier album, malgré un son trop moyen qui gâche l’ensemble, de s’en sortir avec les honneurs, cela, grâce à l’incontestable talent d’un Neil Young qui se cherche encore un peu sur cet opus, mais qui marquera très rapidement de son empreinte, l’Histoire de la musique.
 

Points Positifs
 :
- Un premier opus qui laisse déjà entrevoir tout l’immense talent – que certains avaient déjà devinés du temps du Buffalo Springfield – de Neil Young et que ce dernier laissera éclater, de la plus belle des manières, au fil des décennies suivantes. En effet, si tout n’est pas parfait encore dans cet opus, force est de constater que certains titres, certains textes, nous démontrent déjà que, avec le canadien, nous avons affaire a un grand, a un très grand !
The Loner, incontournable qui sera par la suite le surnom de Neil Young, I've Been Waiting for YouThe Old Laughing Lady et, bien entendu, le monumental The Last Trip to Tulsa qui annonce déjà l’opus suivant, sont, bien évidement, de pures merveilles que l’on peut qualifier de géniales…
- Dans l’ensemble, sans être génial, le reste de l’album se laisse écouter.
 
Points Négatifs :
- Comme l’a toujours dit Neil Young, il y a un gros souci avec le son dans cet album qui fait que celui-ci apparait comme étant trop écrasé et sonne pour le moins singulièrement. Cela est franchement dommage car, en toute sincérité, cet opus aurait gagné une toute autre ampleur avec une production davantage maitrisée.
- S’il y a déjà quelques incontournables et de bonnes chansons dans ce premier album du canadien, force est de constater que certains titres sont, pour le moins, discutables, comme les fameux instrumentaux…
 
Ma note : 7,5/10

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