Frankenstein
Dans
un petit village des Alpes bavaroises, le jeune savant Henry Frankenstein se
livre à d’étranges expériences, aidé par son fidèle assistant, Fritz, un bossu.
Obsédé par l'idée de recréer la vie, il assemble en secret un corps humain en récupérant
des morceaux de cadavres récemment enterrés et de criminels pendus. Son
ambition est de donner la vie à une créature entièrement fabriquée par l'homme
grâce à la puissance de l'électricité. Il ne lui manque cependant qu'un cerveau
pour achever son œuvre. Pendant ce temps, son ancien professeur, le docteur
Waldman, donne un cours à ses étudiants sur le fonctionnement du cerveau
humain. Il compare celui d'un homme sain à celui d'un criminel, plus abîmé et
anormal. C'est dans ce laboratoire que Fritz, envoyé par Henry, vient voler le
cerveau sain. Mais dans sa maladresse, il fait tomber le bocal et endommage le
précieux organe. Pris de panique, il emporte malgré tout le cerveau du
criminel. De son côté, Elizabeth, la fiancée d'Henry, s'inquiète de plus en
plus de son isolement et de ses recherches mystérieuses. Elle demande de l'aide
à Victor, un ami du couple, et au docteur Waldman, qui révèle qu'il sait ce
qu'Henry tente d'accomplir. Tous trois décident de se rendre à la tour où le
savant s'est enfermé. Là, ils arrivent juste au moment où il s'apprête à donner
vie à sa création. Un violent orage éclate. Henry et Fritz hissent le corps
inanimé jusqu'à l'ouverture du toit pour le soumettre à la foudre.
L'électricité circule à travers les machines, et sous les yeux stupéfaits des
témoins, la main de la créature bouge.
Frankenstein
Réalisation : James
Whale
Scénario : John
L. Balderston, Garrett Fort, d'après le roman de Mary Shelley
Musique : Bernhard
Kaun
Production : Universal
Pictures
Genre : Fantastique,
Drame
Titre
en vo : Frankenstein
Pays
d'origine : Etats-Unis
Langue
d'origine : anglais
Date
de sortie : 21 novembre 1931
Durée : 71
mn
Casting :
Colin
Clive : Dr Henry Frankenstein
Mae
Clarke : Elizabeth Frankenstein,
fiancée de Henry Frankenstein
John
Boles : Victor Moritz
Boris
Karloff : Le monstre de Frankenstein
Edward
Van Sloan : Le professeur
Waldmann
Frederick
Kerr : Le baron Frankenstein
Dwight
Frye : Fritz, l'assistant du Dr
Frankenstein
Lionel
Belmore : Vogel, le bourgmestre
Marilyn
Harris : La petite Maria
Soledad
Jiménez : Une pleureuse
Mon
avis : Après vous avoir parlé, en début
de mois, de quatre chefs d’œuvres du Septième Art, je veux, bien entendu,
parler de ces classiques absolus que sont Autant
en Emporte le Vent, Les
Dix Commandements, le fameux Ben Hur,
sans oublier un certain Cléopâtre,
poursuivons donc en ce jour sur la même lancée avec, pour débuter, un autre
chef d’œuvre du cinéma, un certain Frankenstein.
Bon, dans le cas présent, force est de constater que si nous abordons un cas
fort différent des œuvres précitées et même si, il faut le reconnaitre, nous
sommes un ton en dessous, qualitativement parlant, ce long métrage, adaptation
du fameux Frankenstein
ou le Prométhée Moderne de Mary Shelley n’en reste pas moins comme
étant, lui aussi, un classique absolu du cinéma. Il faut dire qu’il y eut un
avant et un après ce Frankenstein et
si, bien entendu, ce film ne fut pas le premier à aborder la thématique
fantastique ou horrifique puisqu’il suffit de jeter un œil du coté du cinéma
expressionniste allemand avec, par exemple, une œuvre comme le Nosferatu le Vampire de Friedrich
Wilhelm Murnau pour s’en convaincre, force est de constater que l’adaptation du
roman de Mary Shelley aura été pour beaucoup pour la reconnaissance du genre au
sein du grand public. Mais ce n’est pas tout puisque, si ce long métrage aura,
en quelque sorte, autant marquer les esprits, il le doit, également, a un
certain Boris Karloff. Campant à la perfection le fameux monstre de Frankenstein,
il restera, à jamais, comme étant l’interprète le plus crédible de ce dernier,
au point même, par ailleurs et encore de nos jours, qu’il est difficile d’imaginer
la créature autrement. Ainsi, depuis la sortie de ce film qui, pour rappel, fêtera
son centenaire dans quelques années, lorsque l’on pense au monstre de Frankenstein,
on l’imagine sous les traits de Boris Karloff, ce qui, au demeurant, est tout
de même peu commun dans l’histoire du Septième Art, il faut en convenir. Mais Frankenstein, ce n’est pas que Boris
Karloff, loin de là, et même si, il faut le reconnaitre, ce long métrage accuse
désormais un âge pour le moins certain qui risque de déstabiliser un jeune
public, il est difficile de ne pas louer ses qualités qui en auront fait un
classique du genre. Ambiance sombre et inquiétante à souhait, décors inspirés
du cinéma expressionniste allemand qui inspireront, par la suite, les productions
de la Hammer, habille utilisation du
hors-champ qui était alors une nouveauté – pour rappel, nous sommes au tout
début du cinéma parlant – grandiloquence de certaines séquences devenues cultes
depuis, sans oublier, bien entendu, un scénario plus profond qu’on pourrait le
penser de prime abord puisque aussi effroyable soit la créature de Frankenstein,
comment ne pas reconnaitre que ce film traite également de la marginalité, du rejet
et de l’incompréhension, tout cela amenant, finalement, a faire de cette pauvre
créature, un véritable monstre, aux yeux de tous…
Points
Positifs :
-
Un des plus grands films d’horreur de tous les temps et, en tous cas, un des
plus beaux précurseurs du genre qui, malgré presque un siècle d’existence, n’a
rien perdu de son intensité. Il faut dire que Frankenstein est un classique absolu que tout amateur du genre se
doit d’avoir vu au moins une fois dans sa vie.
-
Boris Karloff, bien entendu, qui est indissociable de la créature de Frankenstein
et qui reste son interprète le plus crédible, ce, au point même qu’il est
quasiment impossible de l’imaginer autrement.
-
Si, bien entendu, Frankenstein doit énormément
au cinéma expressionniste allemand, force est de constater que ce film aura été
le premier à véritablement assoir le genre horrifique et fantastique au sein du
grand public, ce, en inspirant bien d’autres longs métrages par la suite et
dont les plus beaux exemples sont les productions de la Hammer, quelques années plus tard.
-
Même si ce film est une adaptation plutôt libre du roman de Mary Shelley, il
faut tout de même reconnaitre que celui-ci aura permit à l’œuvre originale de
se faire connaitre au sein du grand public et de faire entrer la créature au
panthéon des monstres les plus célèbres de la culture populaire !
-
Décors, ambiance, effets spéciaux – si l’on se remet dans le contexte de l’époque,
bien entendu – font de ce film une belle réussite.
Points Négatifs :
-
Bien entendu, Frankenstein est une œuvre
qui accuse bientôt un siècle d’existence et un tel film risque d’en rebuter
plus d’un de nos jours, surtout que, reconnaissons le, certaines scènes,
certains trucages, ont un petit peu mal vieillis, surtout lorsque l’on n’est
pas habitué a ce genre de films.
-
Les puristes regretteront les trop grandes libertés prises avec l’œuvre originale,
bien plus profonde, au demeurant.
Ma note : 8/10
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