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dimanche 8 mars 2026

Frankenstein


Frankenstein
 
Dans un petit village des Alpes bavaroises, le jeune savant Henry Frankenstein se livre à d’étranges expériences, aidé par son fidèle assistant, Fritz, un bossu. Obsédé par l'idée de recréer la vie, il assemble en secret un corps humain en récupérant des morceaux de cadavres récemment enterrés et de criminels pendus. Son ambition est de donner la vie à une créature entièrement fabriquée par l'homme grâce à la puissance de l'électricité. Il ne lui manque cependant qu'un cerveau pour achever son œuvre. Pendant ce temps, son ancien professeur, le docteur Waldman, donne un cours à ses étudiants sur le fonctionnement du cerveau humain. Il compare celui d'un homme sain à celui d'un criminel, plus abîmé et anormal. C'est dans ce laboratoire que Fritz, envoyé par Henry, vient voler le cerveau sain. Mais dans sa maladresse, il fait tomber le bocal et endommage le précieux organe. Pris de panique, il emporte malgré tout le cerveau du criminel. De son côté, Elizabeth, la fiancée d'Henry, s'inquiète de plus en plus de son isolement et de ses recherches mystérieuses. Elle demande de l'aide à Victor, un ami du couple, et au docteur Waldman, qui révèle qu'il sait ce qu'Henry tente d'accomplir. Tous trois décident de se rendre à la tour où le savant s'est enfermé. Là, ils arrivent juste au moment où il s'apprête à donner vie à sa création. Un violent orage éclate. Henry et Fritz hissent le corps inanimé jusqu'à l'ouverture du toit pour le soumettre à la foudre. L'électricité circule à travers les machines, et sous les yeux stupéfaits des témoins, la main de la créature bouge.
 

Frankenstein
Réalisation : James Whale
Scénario : John L. Balderston, Garrett Fort, d'après le roman de Mary Shelley
Musique : Bernhard Kaun
Production : Universal Pictures
Genre : Fantastique, Drame
Titre en vo : Frankenstein
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 21 novembre 1931
Durée : 71 mn

Casting :
Colin Clive : Dr Henry Frankenstein
Mae Clarke : Elizabeth Frankenstein, fiancée de Henry Frankenstein
John Boles : Victor Moritz
Boris Karloff : Le monstre de Frankenstein
Edward Van Sloan : Le professeur Waldmann
Frederick Kerr : Le baron Frankenstein
Dwight Frye : Fritz, l'assistant du Dr Frankenstein
Lionel Belmore : Vogel, le bourgmestre
Marilyn Harris : La petite Maria
Soledad Jiménez : Une pleureuse
 
Mon avis :
 Après vous avoir parlé, en début de mois, de quatre chefs d’œuvres du Septième Art, je veux, bien entendu, parler de ces classiques absolus que sont Autant en Emporte le Vent, Les Dix Commandements, le fameux Ben Hur, sans oublier un certain Cléopâtre, poursuivons donc en ce jour sur la même lancée avec, pour débuter, un autre chef d’œuvre du cinéma, un certain Frankenstein. Bon, dans le cas présent, force est de constater que si nous abordons un cas fort différent des œuvres précitées et même si, il faut le reconnaitre, nous sommes un ton en dessous, qualitativement parlant, ce long métrage, adaptation du fameux Frankenstein ou le Prométhée Moderne de Mary Shelley n’en reste pas moins comme étant, lui aussi, un classique absolu du cinéma. Il faut dire qu’il y eut un avant et un après ce Frankenstein et si, bien entendu, ce film ne fut pas le premier à aborder la thématique fantastique ou horrifique puisqu’il suffit de jeter un œil du coté du cinéma expressionniste allemand avec, par exemple, une œuvre comme le Nosferatu le Vampire de Friedrich Wilhelm Murnau pour s’en convaincre, force est de constater que l’adaptation du roman de Mary Shelley aura été pour beaucoup pour la reconnaissance du genre au sein du grand public. Mais ce n’est pas tout puisque, si ce long métrage aura, en quelque sorte, autant marquer les esprits, il le doit, également, a un certain Boris Karloff. Campant à la perfection le fameux monstre de Frankenstein, il restera, à jamais, comme étant l’interprète le plus crédible de ce dernier, au point même, par ailleurs et encore de nos jours, qu’il est difficile d’imaginer la créature autrement. Ainsi, depuis la sortie de ce film qui, pour rappel, fêtera son centenaire dans quelques années, lorsque l’on pense au monstre de Frankenstein, on l’imagine sous les traits de Boris Karloff, ce qui, au demeurant, est tout de même peu commun dans l’histoire du Septième Art, il faut en convenir. Mais Frankenstein, ce n’est pas que Boris Karloff, loin de là, et même si, il faut le reconnaitre, ce long métrage accuse désormais un âge pour le moins certain qui risque de déstabiliser un jeune public, il est difficile de ne pas louer ses qualités qui en auront fait un classique du genre. Ambiance sombre et inquiétante à souhait, décors inspirés du cinéma expressionniste allemand qui inspireront, par la suite, les productions de la Hammer, habille utilisation du hors-champ qui était alors une nouveauté – pour rappel, nous sommes au tout début du cinéma parlant – grandiloquence de certaines séquences devenues cultes depuis, sans oublier, bien entendu, un scénario plus profond qu’on pourrait le penser de prime abord puisque aussi effroyable soit la créature de Frankenstein, comment ne pas reconnaitre que ce film traite également de la marginalité, du rejet et de l’incompréhension, tout cela amenant, finalement, a faire de cette pauvre créature, un véritable monstre, aux yeux de tous…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands films d’horreur de tous les temps et, en tous cas, un des plus beaux précurseurs du genre qui, malgré presque un siècle d’existence, n’a rien perdu de son intensité. Il faut dire que Frankenstein est un classique absolu que tout amateur du genre se doit d’avoir vu au moins une fois dans sa vie.
- Boris Karloff, bien entendu, qui est indissociable de la créature de Frankenstein et qui reste son interprète le plus crédible, ce, au point même qu’il est quasiment impossible de l’imaginer autrement.
- Si, bien entendu, Frankenstein doit énormément au cinéma expressionniste allemand, force est de constater que ce film aura été le premier à véritablement assoir le genre horrifique et fantastique au sein du grand public, ce, en inspirant bien d’autres longs métrages par la suite et dont les plus beaux exemples sont les productions de la Hammer, quelques années plus tard.
- Même si ce film est une adaptation plutôt libre du roman de Mary Shelley, il faut tout de même reconnaitre que celui-ci aura permit à l’œuvre originale de se faire connaitre au sein du grand public et de faire entrer la créature au panthéon des monstres les plus célèbres de la culture populaire !
- Décors, ambiance, effets spéciaux – si l’on se remet dans le contexte de l’époque, bien entendu – font de ce film une belle réussite.

Points Négatifs :
- Bien entendu, Frankenstein est une œuvre qui accuse bientôt un siècle d’existence et un tel film risque d’en rebuter plus d’un de nos jours, surtout que, reconnaissons le, certaines scènes, certains trucages, ont un petit peu mal vieillis, surtout lorsque l’on n’est pas habitué a ce genre de films.
- Les puristes regretteront les trop grandes libertés prises avec l’œuvre originale, bien plus profonde, au demeurant.

Ma note : 8/10

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