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lundi 23 mars 2026

Homeland – Saison 4


Homeland – Saison 4
 
Quelques mois après la mort de Nicholas Brody, Carrie Mathison travaille désormais d'arrache-pied pour la CIA entre Kaboul et Islamabad afin de débusquer l'un des terroristes les plus recherchés de la CIA : Haissam Haqqani. Elle doit gérer en parallèle sa vie de mère célibataire ainsi que sa fille Franny sans oublier, bien entendu, ses problèmes de bipolarité. De son côté, Peter Quinn doit gérer son traumatisme lié au travail. Prête à tout pour trouver Haqqani, Carrie va jusqu'à recruter le neveu de celui-ci, Aayan Ibrahim. Quant à Saul, il se retrouve pris en otage par le terroriste et Carrie fera tout pour le sauver. Entre sauvetage et trahison, la CIA subira un lourd assaut terroriste au sein même de son ambassade, au cours duquel les pertes seront majeures. Une course contre la montre sera alors lancée afin de trouver Haqqani et de l'éliminer, le plus vite possible.
 

Homeland – Saison 4
Réalisation : Michael Cuesta, Clark Johnson et Jeffrey Nachmanoff
Scénario : Howard Gordon, Alex Gansa, Gideon Raff
Musique : Sean Callery
Production : Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions
Genre : Série dramatique, thriller psychologique
Titre en vo : Homeland – Season 4
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 5 octobre 2014 – 21 décembre 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 12 x 50 minutes
 
Casting :
Claire Danes : Carrie Mathison
Mandy Patinkin : Saul Berenson
Rupert Friend : Peter Quinn
Nazanin Boniadi : Fara Sherazi
Laila Robins : Martha Boyd
Tracy Letts : directeur Andrew Lockhart
Corey Stoll : Sandy Bachman
F. Murray Abraham : Dar Adal
Suraj Sharma : Aayan Ibrahim
Sarita Choudhury : Mira Berenson
Numan Acar : Haissam Haqqani
Raza Jaffrey : Aasar Khan
Michael O'Keefe : John Redmond
Mark Moses : Dennis Boyd
Nimrat Kaur : Tasneem Qureshi
Art Malik : Bunny Latif
Victoria Clark : Ellen Mathison, mère de Carrie
 
Mon avis :
 Force est de constater que, avec le final de la troisième saison, on était arrivé à la conclusion du premier cycle de Homeland et, il faut le reconnaitre, celle-ci aurait put faire une excellente fin à cette série. Du coup, j’étais pour le moins curieux de voir ce que la quatrième saison des aventures de l’inimitable Carrie Mathison pouvait apporter de nouveau ?! Après tout, avec le décès tragique de l’un des protagonistes principaux, Brody, que restait-il ? Carrie enfin chef d’agence, Saul a la retraite, quand a Quinn, eh bien, il poursuivait son petit bonhomme de chemin tandis que famille Brody, elle, nous quittait une bonne fois pour toutes – ce qui, d’un point de vu personnel, était une fort bonne nouvelle puisque je n’allais plus voir la tronche de cette bécasse de Dana. Bref, une conclusion qui n’en fut pas une et, du coup, deux sentiments qui se mêlaient alors : la joie de retrouver des personnages et une série jusque là franchement excellente, la crainte que la suite ne soit pas aussi bonne. Et, ma foi, pour ce qui est des craintes, force est de constater que, sensiblement vers la moitié de cette quatrième saison, je me suis posé quelques questions, je ne peux le nier. Pourtant, les choses avaient plutôt bien débutées avec une Carrie non pas en Turquie (trop calme là-bas) mais en Afghanistan puis au Pakistan, un nouveau méchant a abattre, une boulette de la CIA qui, suite a la frappe d’un drone, tue des innocents qui assistaient a un mariage et, bien entendu, le traditionnel double jeu des pakistanais, le genre d’alliés dont on finit par se dire qu’il vaut mieux avoir des ennemis. On sent d’entrée de jeu qu’il y a anguille sous roche et comme en plus, Peter Quinn, traumatiser et, accessoirement, amoureux de Carrie, est en pilotage automatique, les débuts de cette quatrième saison étaient pour le moins forts prometteurs. Or, sensiblement vers le milieu de la saison, il y eut une baisse de régime notable : l’intrigue s’étirait en longueur, Carrie jouait les cougars pour manipuler le neveu du grand méchant et heureusement que Saul se faisait enlever, sinon, et bien, on se serait tout simplement endormi, ou presque. Cependant, si baisse de régime il y eut, incontestable, ce fut pour mieux rebondir et, fort heureusement, la seconde moitié de saison ne fut qu’une montée en puissance scénaristique digne des plus belles heures de la saga : coup de théâtres successifs, décès importants, trahisons et révélations inattendues ravissent le spectateur qui ne peut que conclure, satisfait, que le jeu, une fois de plus, en valait la chandelle. Bref, au final, et, quelque part, dans un genre bien éloigné des débuts, cette quatrième saison de Homeland, sans atteindre l’excellence de la seconde (qui était selon moi la meilleure) nous prouve une fois de plus que cette série fut l’une des meilleures de la décennie écoulée. Certes, tout n’était pas parfait, loin de là, mais bon, le concept marchait toujours autant et puis, rien que pour notre foldingue de service, l’étonnante Carrie Mathison, il aurait été dommage de quitter le train en marche !
 

Points Positifs
 :
- Vu que les trois premières saisons sont liées par la présence de Brody, on pouvait craindre que la série ne se perde en court de route avec cette suite, or, fort heureusement, il n’en est rien et dans un genre un peu plus bourrin par moments, cette quatrième saison fonctionne fort bien.
- La seconde moitié de la saison est tout simplement excellente et est riche en révélations, coup de théâtres scénaristiques et autres scènes qui marquent les esprits. Une belle réussite.
- Le personnage qui a le plus évolué depuis le début est indéniablement Peter Quinn, devenu, désormais, l’un des protagonistes majeurs et, sans hésitation aucune, le plus humain ; en tous cas, celui qui a le plus de scrupules. Toujours aussi efficace malgré ses états d’âmes, il fallait en plus qu’il tombe amoureux de Carrie.
- Bonne idée de délocaliser l’intrigue du coté de l’Afghanistan et surtout du Pakistan, allié historique des Etats-Unis mais qui, comme chacun sait, n’est absolument pas fiable au vu de ses liens avec les talibans.
- Carrie Mathison, encore et toujours, un personnage qui marque les esprits, avec ses qualités et ses nombreux défauts.
- Enfin une saison complète sans voir la tronche de Dana, ça c’est une bonne nouvelle !
 
Points Négatifs :
- Vers le milieu de la saison, il y a un certain essoufflement et l’intrigue n’avance guère – toute la partie avec le neveu de Haissam Haqqani en fait est un peu bof par moments.
- D’ailleurs, Carrie qui se la joue cougar pour manipuler ce dernier qui, pour rappel, est un gamin, c’est un peu limite tout de même.
- Je trouve que Saul s’échappe un peu facilement des mains des talibans, non !?
- Attention a ce que Homeland ne se transforme pas en un clone de 24 Heures Chrono !
 
Ma note : 8/10

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