Macross
Macross
En
1999, un gigantesque vaisseau spatial extraterrestre s'écrase sur l'île de
Macross dans l'Océan pacifique alors que les nations du monde étaient en
guerre. Les États du monde, conscients du danger que peut représenter un peuple
extraterrestre ayant atteint cette technologie, s'unissent pour restaurer le
vaisseau, créant le SDF-1 Macross (Super Dimension Fortress-1). En 2009, alors
que l'on s'apprête à inaugurer le SDF-1, des vaisseaux extraterrestres
s'approchent de l'orbite terrestre. Souhaitant en premier lieu éloigner la
menace extraterrestre de la Terre, le commandant Gloval ordonne un vol
hyperspatial pour se rapprocher de la Lune. Cependant, en raison d'un
dysfonctionnement, le SDF-1 entraîne avec lui une partie de l'île et l'ensemble
se rematérialise sur l'orbite de Pluton. Après le rapatriement de 56000 civils
à bord, le SDF-1 tente de regagner la Terre…
Macross
Réalisation : Noboru
Ishiguro
Scénario : Shōji
Kawamori
Musique : Kentarō
Haneda
Production : Studio
Nue, Artland, Tatsunoko Production
Genre : Animation
Titre
en vo : Chōjikū Yōsai Macross
Pays
d'origine : Japon
Langue
d'origine : japonais
Chaîne
d’origine : Mainichi Broadcasting System
Date
de sortie : 03 octobre 1982 – 26 juin 1983
Nombre
d’épisodes : 36 x 25
minutes
Casting
:
Arihiro
Hase : Hikaru Ichijô
Mika
Doi : Misa Hayase
Mari
Iijima : Lynn Minmay
Hazama
Michio : Capitaine
Bruno J. Global
Kamiya
Akira : Roy Focker
Shô
Hayami : Maximilian
Jenius
Eri
Takeda : Milia Fallyna
Jenius, pilote d'élite Meltlan
Kanie
Eiji : Vrlitwhai
Kridanik, commandant de la première flotte Zentradi
Obayashi
Ryunosuke : Exsedol Folmo,
archiviste et conseiller de Vrlitwhai
Osamu
Ichikawa : Golg Boddole
Zer, commandant suprême de la flotte Zentradi
Meguro
Yuichi : Quamzin
Kravshera, général zentradien incontrôlable
Otori
Yoshino : Moruk
Lap'Lamiz, commandante de la flotte féminine
Suzuoki
Hirotaka : Linn Kaifunn,
cousin de Lynn Minmay
Ohara
Noriko : Claudia La
Salle, chef des communications
Tsuru
Hiromi : Kim Kabirov,
assistante de communication
Miyuki
Sanae : Shammie
Milliome, assistante de Misa
Sasaki
Run : Vanessa Laird
Suzuki
Katsumi : Hayao Kakizaki
Smith
Jeff : Warera, espion
sur le SDF-1
Fujii
Tsutomu : Loli, espion
sur le SDF-1
Gilbert
Kent : Conda, espion
sur le SDF-1
Mon
avis : Pour ce qui est du genre animation, jusqu’à
présent et comme vous pouvez le constater dans mes premières critiques de
celui-ci, je ne vous avais proposé que des longs métrages, pourtant, comme
chacun sait, l’animation, ce n’est pas, uniquement, des films, aussi bons
soient-ils et, justement, après avoir principalement mis l’accent sur les plus
beaux représentants du genre, je veux, bien entendu, parler de ceux du grand Hayao
Miyazaki et des Studio Ghibli, il est
temps, aujourd’hui, d’aborder le cas des séries animées, sous genre qui, il
faut bien le reconnaitre, apporta ses heures de gloires aux œuvres nippones
dans le monde entier au cours des années 80. Et donc, pour débuter en fanfare
la chose, mon choix s’est porter sur une série qui, sans être en aucune manière
un quelconque chef d’œuvre absolu, il faut le reconnaitre, n’en fut pas moins
une de celles qui m’aura le plus marquer du temps de mon adolescence, je veux,
bien entendu, parler de Macross. Bon,
avant toute chose, il faut remonter un peu dans le temps, revenir, en France,
dans la seconde moitié des années 80, sur une chaine qui n’existe plus depuis
longtemps, La 5, et nous intéresser a
un dessin animé du nom de Robotech. A
priori, avec ce dernier, il n’y avait rien d’exceptionnel ou de franchement nouveau
et son synopsis était loin d’être vraiment original : les humains
découvrent une technologie avancée venue de l’espace, ils subissent une
invasion extraterrestre, il y a des combats avec entre ces derniers et des
humains qui pilotent des avions de chasse qui se transforment en robots géants,
mais aussi, plus singulièrement, des chansons, beaucoup de chansons. Ajoutons à
cela un triangle amoureux, des drames et l’on obtient une saga suffisamment
captivante pour tenir en haleine le jeune spectateur de l’époque mais qui, a
priori, n’avait rien pour en faire un incontournable. Alors certes, il y avait
tout de même quelques éléments notables comme, principalement, ce manichéisme
plutôt absent du scénario puisque, finalement, ces extraterrestres, touchés par
la civilisation humaine, n’étaient pas si méchants que cela, mais bon, de là a
en faire un truc exceptionnel, force est de constater que nous en étions loin,
c’est un fait. Et puis, après une première partie franchement bonne, il y eut
une première suite, puis une seconde qui, admettons le, n’étaient pas mauvaises
mais ne tenaient pas la comparaison avec les débuts de la saga ce qui fait que,
logiquement, Robotech aurait dut
être, tout juste, un sympathique dessin animée nippon de méchas mais sans plus.
Cependant, comme souvent, les choses sont nettement plus compliquées qu’on
pourrait le penser de prime abord… Déjà, il faut rappeler que Robotech, dans les faits, n’existe pas
ou, plutôt, si mais ce n’est que la compilation, par le fait des américains, de
trois séries nippones : Super
Dimension Fortress Macross, Southern
Cross et Genesis Climber Mospeada.
Trois séries de méchas, différentes, et sans le moindre lien entre elles si ce
n’est les modifications apportées par nos cousins d’outre-Atlantique afin de
les liées entre elles, ce, de manière plus ou moins artificielle pour ne pas
dire contestable. Scénario modifié, éléments ajoutés ou enlevés, tout cela aura
accouché de ce fameux Robotech, tel
qu’on l’aura connu dans l’Hexagone. Naturellement, en tant que vieux fan, je ne
peux renier cette série, aussi contestable et artificielle fut-elle, cependant,
déjà à l’époque, je reconnaissais parfaitement qu’il y avait un monde d’écart
entre la première partie et les deux autres et lorsque, quelques années plus
tard, je découvris que Robotech
n’était, en fait, qu’une simple compilation de trois œuvres différentes,
beaucoup de choses s’expliquèrent et, quelque part, cela changeait grandement
la donne car bon, comment dire, pris individuellement, comme cela devait être
depuis le début, comment ne pas reconnaitre que Macross est une sacrée bonne série et que nous tenons,
incontestablement, avec celle-ci, un des maitres étalons du genre !?
Ainsi, sans le coté artificiel de la chose et ses suites qui, en fait, n’en
sont pas, il apparait que Macross,
avec son scénario initial, au demeurant, moins militariste que celui de la
version que l’on connait chez nous, est une œuvre magnifique, qui nous donne à
réfléchir sur le sens de la guerre, sur la place de l’amour en sein de la
civilisation, ce, tout en mettant en avant, bien entendu, un conflit entre deux
races que tout, a priori, oppose, mais qui ne fait nullement l’impasse sur un
élément rarement abordé dans ce genre d’œuvres, c’est-à-dire, l’après-conflit,
où, une fois que les armes sont remisées au placard, place est faite a la
reconstruction et a la coexistence. Bref, vous l’avez compris, sans être non
plus un chef d’œuvre absolu, Macross
est, incontestablement, le plus beau représentant du genre mécha et, au
demeurant, une série bien plus intelligente qu’on pourrait le penser de prime
abord. Riche de par ses thématiques, plutôt nombreuses, mais aussi de son coté
épique, Macross est une œuvre qui
mérite le détour, ce, même s’il faut bien reconnaitre que, pour ce qui est de
l’animation a proprement parlé, celle-ci accuse désormais fortement son age. Mais
bon, si vous êtes un vieux fan de Robotech,
je pense ne pas me tromper en affirmant qu’il serait judicieux de découvrir
l’œuvre originale telle que celle-ci est paru à l’origine, car bon, comment
dire si ce n’est que celle-ci risque de vous surprendre de fort belle manière…
Points
Positifs :
-
La plus grande série animée de méchas, incontestablement. Il faut dire que,
malgré les quatre décennies écoulées, Macross
n’a rien perdu de sa force et de son intensité et que, malgré moult copies,
plus ou moins assumées et pas mal de suites sans intérêt, aucune de celles-ci
n’aura réussi a dépasser ce qui est encore et, probablement à jamais, le maitre
étalon du genre.
-
Une intrigue a priori simple mais qui s’avère être, au fil des épisodes,
nettement plus complexe qu’on pourrait le penser de prime abord. Ainsi, d’une
simple lutte entre l’humanité et des aliens, Macross tombe dans des thématiques plus importantes comme le
jusqu’au boutisme guerrier, la place de l’amour dans les sociétés, celle de la
technologie, mais aussi, s’intéresse a l’après-conflit, chose qui n’est quasiment
jamais fait dans ce genre de récits.
-
Un casting pour le moins important et qui se démarque grandement de la
concurrence par le nombre majeur de protagonistes charismatiques dans les deux
camps.
-
Faisons fit du manichéisme : Macross
est, avant toute chose, une œuvre complexe qui nous amène à réfléchir sur le
sens de la guerre.
-
Comment ne pas reconnaitre que les nombreux affrontements entre les Valkyries
et les forces Zentradi sont captivants
au possible et nous auront fait passer de très bons moments !?
- Drame, amour, passion : on ne s’ennui jamais
dans Macross et nombreuses sont les
scènes majeures pour ne pas dire cultes !
-
La musique occupe, a juste titre, une place majeure dans cette série et si, au
début, cela peut en déstabiliser plus d’un, force est de constater que cette
thématique a son importance dans le déroulement du scénario.
-
Incontestablement, c’est un pur régal que de découvrir Macross tel que la série est parue à l’origine.
Points
Négatifs :
-
Il faut reconnaitre que, au bout de quatre décennies écoulées, Macross accuse fortement son âge pour ce
qui est de l’animation et je peux parfaitement comprendre qu’un jeune public,
qui ne sera pas toucher par le coté nostalgique de la chose, aura bien du mal à
adhérer a cette série d’un autre temps…
-
Les vieux fans de Robotech risquent
d’être un poil déstabiliser par l’œuvre originale qui, mine de rien, est un
poil différente dans son traitement du coté militariste du scénario.
-
Même après tant d’années, je déteste toujours autant Minmay.
Ma
note : 8/10
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