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vendredi 2 octobre 2026

Saga – Tome 1


Saga – Tome 1
 
Dans l'arrière-salle d'une carrosserie, Alana, une jeune femme portant des ailes dans le dos et ancienne soldate et Marko, un lunien orné de cornes de bouc et ayant des dons pour la magie, vivent des instants merveilleux avec la naissance d'Hazel, leur petite fille. Cet enfant n'aurait pourtant jamais du naître. Alana et Marko viennent tous deux de planètes différentes et d'espèces en guerre depuis longtemps. Considérés comme des parias, ils sont recherchés de toutes parts. Un baron robot et des soldats de la coalition les ont retrouvés et les tiennent en joue. Trois luniens font aussi irruption. Par miracle, le couple et leur bébé parviennent à s'échapper et à mettre la main sur une carte. Sur celle-ci figure un lieu synonyme d'espoir : la forêt de la fusée. Là-bas, ils pourront quitter Clivage et se rendre sur une autre planète. Mais leur fuite ne se fera pas sans danger, car les différents camps ont engagé des mercenaires indépendants, réputés pour leur méthode expéditive et leurs résultats... 
 

Saga – Tome 1
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Couleurs : Fiona Staples
Couverture : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga – Vol 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 23 octobre 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 15 mars 2013
Nombre de pages : 167
 
Liste des épisodes
Saga 1-6
 
Mon avis :
 Le hasard faisant souvent fort bien les choses, ce fut donc, il y a de cela une bonne dizaine d’années, alors que je me contentais de lire, sur les sites spécialisés, quelques critiques sur diverses œuvres, tous genres confondus, que j’étais tombé sur cette singulière œuvre du nom de Saga. Une couverture pour le moins curieuse, avec une femme fée tenant dans ses bras un bébé accompagnée d’un homme arborant des cornes de bouc, un synopsis pour le moins accrocheur avec une histoire, que l’on pourrait, a priori, trouver banale (bah oui, Saga, c’est surtout un Roméo & Juliette dans un univers de Space Opéra) mais qui avait de quoi attirer l’attention du simple quidam, des dessins plutôt plaisants, malgré leurs simplicités apparents (excellente Fiona Staples que je ne connaissais pas du tout mais qui possédait un petit quelque chose qui a fait que j’avais accrocher tout de suite a son style), sans oublier, bien entendu, des personnages fort charismatiques, et ce, malgré leur étrangeté. Curieusement, et sans que je ne me lance plus avant dans la lecture des critiques de cette œuvre, je me disais que je tenais quelque chose de plutôt intriguant qui avait de quoi sortir franchement de la norme, cependant, ce que je ne m’attendais pas, c’était que ce Saga allait vraiment marquer les esprits des amateurs de comics et apparaitre comme étant, tout simplement, comme étant l’une des meilleures créations de la décennie écoulée. Et donc, après avoir lu et relu moult critiques pour le moins élogieuses sur cette œuvre, après m’être procurer le premier volume de celle-ci et, donc, après avoir enfin trouvé le temps de la lire, confirmation fut faite que oui, Saga était plus qu’une bonne BD, c’était peut-être un chef d’œuvre, et je pèse mes mots en disant cela. Ainsi, que ce soit en raison de son scénario, tout bonnement excellent et où l’auteur, Brian K. Vaughan, qui avait un peu délaissé les comics ces dernières années avant de revenir avec ce Saga, nous offrait, comme je l’ai déjà dit, un Roméo & Juliette à la sauce Star Wars, ses protagonistes, hauts et couleurs et charismatiques au possible, que ce soient les parents de Hazel, bien entendu, le fantôme, Isabel, l’étrange homme a tête de poste de télévision, le Prince Robot IV, mais aussi, les chasseurs de prime, la Traque, mi-femme mi-araignée et son ex-amant, le taciturne Le Testament, toujours accompagné de son énigmatique Chat Mensonge, force est de constater que nous avons le droit à une galerie de fortes têtes que l’on était pas prêt d’oublier de si tôt. Un scénario excellent et qui tenait la route, des protagonistes fort bien réussis, une toile de fond intéressante, un univers, ma foi, accrocheur, et, malgré une certaine violence, une certaine dose d’humour savamment dosée et l’on se retrouvait, au final, avec une œuvre qui apparaissait comme étant tout bonnement excellente même si, selon moi, celle-ci n’était peut-être pas à mettre entre les toutes mains : de par sa violence, bien évidemment, mais aussi pour ses scènes de sexe pour le moins crues (mais qui, contrairement à bien d’autres œuvres, ne tournent pas au vulgaire et semblent plutôt logique dans le déroulement de l’intrigue ; bref, pas de voyeurisme ici) et un langage qui l’est tout autant, quoi que, nous sommes en 2026 et probablement que de nos jours, tout cela ne choquera plus grand monde ?! Bref, le premier tome de Saga, composé des six premiers volumes de la série, apparait comme étant une réussite indéniable, quand a mon ressentit, il ne pouvait être que bon puisque, après tout, lorsque j’avais découvert cet album, je ne peux pas dire que je l’ai lu, disons que je l’ai dévoré, ce qui, bien entendu, n’est pas la même chose et veut tout dire. Pour conclure, il est difficile de ne pas reconnaitre que, avec Saga, le sieur Brian K. Vaughan nous démontrait toute l’étendue de son talent et cette œuvre apparaissait, immédiatement, comme étant fort prometteuse, ce qui, au demeurant, ne fut nullement démentie au court de la décennie suivante, ce, en faisant énormément parler d’elle – certaines scènes y étant, bien entendu, pour quelque chose, mais je reviendrais dessus ultérieurement. Oui, car bien évidement, après une telle claque – comment appeler mon ressenti autrement – comment ne pas avoir envie d’une seule et unique chose, découvrir la suite des péripéties de Alana, Marko, leur petite fille et tous les autres bien sûr !?
 

Points Positifs
 :
- Le premier volume de ce qui est, sans aucune discussion possible, un des comics les plus audacieux, novateurs et enthousiasmant de la décennie écoulée. Il faut dire qu’avec Saga, Brian K. Vaughan, tout en relançant le genre Space Opéra, nous livre une œuvre d’une maturité rare mais qui n’en reste pas moins accessible et originale. Bref, un incontournable absolu !
- Une flopée de protagonistes hauts en couleurs, charismatiques et d’une originalité à toute épreuve. Il faut dire qu’entre Alana et Marko, mais aussi le Prince Robot IV, le Testament, le Chat Mensonge, la Traque et les autres, il y a de quoi faire !
- Pour ce qui est des dessins, si le style de Fiona Staples peut paraitre naïf de prime abord, assez rapidement, on s’y fait et celui-ci apparait comme étant fort réussi et, ma foi, parfaitement en adéquation avec l’univers de la série. Chapeau bas à l’artiste : sans elle, Saga ne serait pas tout à fait Saga…
- La preuve évidente que l’on peut encore être original dans le petit monde des comics, ce qui est loin d’être évident.
- La sexualité n’est pas occultée dans cette série, cependant, jamais l’on ne tombe dans le voyeurisme de bas-étage, au contraire, disons que celle-ci occupe parfaitement sa place dans l’intrigue.
- Une couverture plutôt simple, certes, mais qui n’en reste pas moins comme étant efficace et plutôt plaisante dans son genre.
 
Points Négatifs :
- Il se peut que le style pour le moins simpliste de Fiona Staples ne plaise pas à tout le monde, c’est un fait. Après, cela reste une affaire de gouts.
- Space Opéra complètement déjanté, personnages singuliers, sexualité non dissimulée, tout cela, bien entendu, pourra déplaire à une frange du public. Après, les gouts et les couleurs…
 
Ma note : 9/10

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