Juste une Illusion
1985. Le jeune Vincent Dayan vit en Île-de-France. Dans cette famille de la classe moyenne, installée dans un ensemble d'immeubles de la banlieue ouest de Paris il est coincé entre des parents toujours en conflit et un grand frère provocateur. Ses parents, juifs d’Afrique du Nord marqués par leur histoire, essaient non sans mal de s’adapter à la crise économique. De plus, le gardien de leur immeuble, M. Berger, se rapproche de la mère de famille, Sandrine. Vincent, qui va bientôt avoir 13 ans et se prépare pour sa bar-mitsvah, n’est plus petit mais pas encore grand. Il se pose des questions, auxquelles le rabbin essaie de répondre, sur son identité, sur l'amitié, la famille et la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
Juste une Illusion
Réalisation : Olivier Nakache, Éric Toledano
Casting :
Camille Cottin : Sandrine Dayan, la mère
Mon avis : Vous avez sans nul doute remarqué que, ces dernières semaines, j’ai mis à l’honneur, sur ce blog, quelque uns des longs métrages des sieurs Olivier Nakache et Éric Toledano, sans nul doute le duo de réalisateurs français le plus connu des deux décénnies écoulées. Et donc, après ces belles réussites que furent Nos Jours Heureux, Tellement Proches, Intouchables et Le Sens de la Fête, nous abordons, aujourd’hui, leur dernier film en date, je veux, bien entendu, parler de Juste une Illusion, paru, pour la petite histoire, il y a tout juste quelques mois. Bon, je ne vais pas vous le cacher, si les deux compères sont plutôt doués et nous ont pondus, au fil des années, quelques belles petites comédies qui auront marquées les esprits, il faut tout de même reconnaitre que les deux hommes sont un peu trop inconsistants ce qui fait que tous leurs longs métrages ne se valent pas, loin de là. Et donc, à coté des films cités précédemment, il est difficile de ne pas admettre que des Samba, Hors Normes ou Une Année Difficile sont des œuvres bien moins abouties. Mais alors, dans quelle catégorie peut-on classer leur dernière production en date ? Je vous rassure tout de suite, Juste une Illusion est tout de même supérieur a ces trois films, c’est un fait, cependant, nous sommes tout de même loin, très loin même, de leurs meilleures réussites, Le Sens de la Fête étant, selon moi, leur coup de maitre. Et donc, quels sont les qualités et les défauts de ce Juste une Illusion ? En fait, dans le cas présent, les choses sont plutôt simples selon moi puisque, suivant votre age, suivant votre génération, vous n’aurez pas le même regard vis-à-vis de ce long métrage. Ainsi, si vous avez, sensiblement, une bonne quarantaine d’années voir, mieux, dans la cinquantaine, bref, c’est-à-dire, si vous avez connu ces fameuses années 80, alors, Juste une Illusion va plutôt bien fonctionner, ce, naturellement, par le biais d’une certaine nostalgie qui, avec tout un tas de madeleines de Proust, vous replongeront a de multiples reprises dans votre enfance. D’ailleurs, sur ce point, ce film est terriblement efficace, c’est un fait et entre les décors, les vêtements, la musique et les divers objets du quotidien, on se croirait vraiment revenu quelques décénnies en arrière en une époque nettement plus simple et plaisante. Le problème, fatalement, c’est que si vous êtes plus jeune, si vous êtes nés après ces fameuses années 80, bref, si vous ne faites pas partie du public ciblé par ce film, que reste-t-il de ce dernier ? Une histoire plus ou moins plaisante où l’on suit les péripéties d’une famille juive d’une banlieue méconnaissable désormais ? Une histoire où l’on se coltinera les états d’âmes d’un gamin amouraché d’une jeune fille dont le père, visiblement, est raciste ? Et toutes les références aux années 80 ? Pour la plupart, vous ne les verrez même pas, c’est un fait. Bref, vous l’avez compris, en s’inspirant probablement de leur propre enfance, Olivier Nakache et Éric Toledano nous ont pondu un film qui est plutôt sympathique, je le reconnais, assez amusant et qui, fatalement, m’aura touché particulièrement par le biais d’une nostalgie parfaitement assumé. Les autres, eux, plus jeunes, d’une autre génération, seront probablement dubitatifs devant ce long métrage qui les laissera froid et passeront a autre chose, ce, en attendant que les deux compères retrouvent l’inspiration qui était la leur a leurs débuts, mais bon, ceci est, naturellement, une autre histoire…
Points Positifs :
- Une intrigue assez simple et qui, bien entendu, sent le déjà-vu mais qui n’en reste pas moins plaisante et agréable a suivre.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a pas grand-chose à redire si ce n’est que celui-ci est plutôt efficace.
- Décors, costumes, objets du quotidien, musique : nous avons droit a beau saut dans le temps et on se croirait presque dans ces années 80 désormais si lointaines.
Points Négatifs :
- En toute sincérité, si vous n’avez pas connu les années 80, bref, si vous êtes trop jeunes pour cela et que vous ne faite pas partie du public ciblé par ce film, alors, vous serez probablement dubitatif devant ce Juste une Illusion qui ne vous touchera guère.
- D’ailleurs, en toute objectivité, enlevez tous ces éléments nostalgiques et il reste quoi a ce film ? Force est de constater que vous ne le verrez pas de la même manière…
- Une intrigue assez simpliste et qui ne brille nullement par son originalité, bien au contraire.
- Olivier Nakache et Éric Toledano auront toujours brillés par leur inconstance, ce, tout au long de leur carrière. Certes, Juste une Illusion n’est pas un mauvais film, c’est un fait, mais bon, leur dernier incontournable, Le Sens de la Fête, date tout de même déjà de 2017…
Ma note : 7/10




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