La Guerre Antique
La
Guerre Antique
Quarante
siècles de conflits armés. Ramsès II, Nabuchodonosor, Alexandre le Grand,
Hannibal, César, Attila : qui ne connaît ces grands conquérants de l'Antiquité
? Comment faisaient-ils la guerre, comment assiégeaient-ils les villes, comment
nourrissaient-ils leurs soldats, où trouvaient-ils le fer pour leurs armes, les
chevaux pour leurs chars et le bois pour leurs vaisseaux ? Il manquait aux
premiers millénaires de l'Histoire leur fresque guerrière, nourrie des
dernières découvertes de l'archéologie et éclairée par les commentaires
d'historiens d'exception. Voici une histoire militaire de l'Antiquité sans
précédent, dont la matrice est forgée d'articles parus dans Guerres &
Histoire, augmentés de nombreuses contributions inédites. Quand la guerre
apparaît-elle dans l'histoire de l'humanité ? Pourquoi devient-elle, dès
l'époque sumérienne, le mode usuel de régulation des conflits ? Pour quelles
raisons les Assyriens ont-ils autant valorisé l'agression, la conquête, l'usage
de la terreur, et, les premiers, rêvé à la domination du monde ? Pourquoi la
construction d'Assurbanipal ou celle d'Alexandre n'ont pas duré quand l'empire
de Rome a semblé s'éterniser ? Comment les invincibles légions ont-elles pu se
faire étriller par les cavaliers virevoltants, surgis des steppes, ou par des
cohues de Germains ? Comment ne pas s'étonner qu'en dépit d'une économie de
stricte subsistance, l'Antiquité n'ait cessé de lever des armées, d'édifier des
remparts, d'inventer des machines pour les faire tomber, d'exécuter les vaincus
ou de les réduire en esclavage ? Autant de questions, parmi beaucoup d'autres,
auxquelles répondent les meilleurs spécialistes dans cet ouvrage sans
équivalent.
La Guerre Antique
Auteur
: Jean
Lopez
Type
d'ouvrage : Histoire
Edition
originale : 28 octobre 2021
Edition
française : 15 février 2024
Titre
en vo : La Guerre Antique
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Tempus
Perrin
Nombre
de pages : 576
Mon
avis : Il y a de cela quelques jours,
j’avais eu le plaisir de vous proposer la critique d’un ouvrage qui s’était
avéré être fort intéressant, Les
Grandes Erreurs de la Seconde Guerre Mondiale, un essai historique qui,
comme son titre l’indiquait, revenait sur certaines des plus grandes erreurs
commises au court du dernier conflit mondial et qui, sans tomber dans
l’uchronie a proprement parlée, laissait sous entendre quelle tournure aurait
put prendre celui-ci si certaines décisions auraient été autres. Pour la petite
histoire, cet essai, qui était sous la direction du sieur Jean Lopez, était, en
fait, une compilation de moult articles et dossiers parus, au fil des années,
dans la revue Guerre & Histoire
et même si l’on pouvait être dubitatif quand au procédé, l’ensemble, néanmoins,
s’était avéré être plutôt bon. Le hasard faisant souvent bien les choses, quand
je m’étais procuré Les Grandes Erreurs de
la Seconde Guerre Mondiale, mon attention s’était également portée sur un
autre ouvrage qui traitait de la chose militaire, La Guerre Antique, qui nous préoccupe donc aujourd’hui. Avant
d’aller plus loin, une petite précision s’impose puisque ces deux ouvrages
possèdent bien des points communs : même auteur, Jean Lopez, même
compilation d’articles parus dans Guerre
& Histoire, bref, malgré des périodes historiques fort éloignées dans
le temps, je n’étais pas totalement en terrain inconnu, du moins, pour ce qui
est de la forme. Pour ce qui est du contenu, a proprement parlé, force est de
constater que La Guerre Antique est,
probablement, un poil plus intéressant. La raison ? En fait, elle est
toute simple pour ne pas dire logique : ainsi, si la Seconde Guerre
Mondiale est, de par sa proximité, très connue du grand public, il en est, tout
autrement, de ces fameux conflits de l’Antiquité qui remontent a quelques
milliers d’années. Alors certes, des noms aussi célèbres que ceux d’Alexandre
le Grand, de Jules César, de Ramsès II ou d’Attila, pour ne citer que les connus,
sont familiers du grand public, c’est un fait, de même, certaines batailles,
certains conflits, comme, par exemple, l’épopée d’Alexandre ou la Guerre du
Péloponnèse, sont plus ou moins connus, ne serais-ce que de nom. Cependant, il
faut convenir qu’a coté de cela, on connait bien peu de choses, a moins d’être
un spécialiste, sur les armées de l’Antiquité a proprement parlée, sur leur
manière de faire la guerre, sur leur équipement, etc. Et c’est là, justement,
que La Guerre Antique devient
intéressant car si, naturellement, cet essai met en avant tous les grands
conquérants et autres chefs de guerre de l’Antiquité, il aborde également, en
long et en large, tous ces a cotés nettement moins connus. Fatalement, le
lecteur trouvera son compte dans cet ouvrage qui s’avère être plutôt instructif
voir même passionnant par moments et même si tout n’est pas parfait, il faut le
reconnaitre, puisque j’aurais souhaité que l’Egypte occupe une place plus
importante tandis que Rome ait presque omniprésent, force est de constater que
celui-ci n’en reste pas moins comme étant indispensable pour toutes celles et
tous ceux qui souhaiteraient en apprendre davantage au sujet de ces fameux
conflits de l’Antiquité…
Points
Positifs :
-
Un excellent ouvrage qui revient de fort belle manière sur ces fameux conflits
qui ont émaillé l’Antiquité et qui abordent ces derniers sous toutes leurs
formes, c’est-à-dire, en mettant en avant, naturellement, les grands noms de
ces chefs de guerre, mais aussi, en nous expliquant comment ces diverses armées
faisaient la guerre, comment celles-ci étaient équipées, etc. Bref, un essai
indispensable pour tout amateur d’histoire digne de ce nom !
-
Ramsès II, Nabuchodonosor, Alexandre le Grand, Hannibal, César, Attila,
Philippe II de Macédoine, Cyrus le Grand et beaucoup d’autres grands chefs de
guerre sont, naturellement, mis a l’honneur dans cet ouvrage.
-
Bien entendu, nous avons droit aux plus grandes batailles de l’Antiquité comme
l’épopée d’Alexandre, la Guerre du Péloponnèse, Marathon, Qadesh, les Champs
Catalauniques et beaucoup d’autres.
-
Armement, tactique, évolution du matériel, tout cela est, bien entendu, abordé
et cela s’avère être pour le moins instructif.
Points
Négatifs :
-
On peut tout de même regretter que l’Egypte occupe une place pour le moins
mineure dans cet ouvrage puisque, grosso modo, seul Qadesh est mis en avant.
-
Difficile de ne pas reconnaitre l’importance de Rome dans l’Antiquité, c’est un
fait, de même, comment ne pas revenir sur l’importance de ses légions,
cependant, je trouve tout de même que celle-ci occupe une place peut-être trop
importante, surtout vis-à-vis d’autres peuples, d’autres conquérants…
Ma
note : 7,5/10
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