Comes a Time
Comes
a Time
Neil
Young
1
- Goin Back (Neil Young, Ben Keith, Tim
Mulligan) 4:43
2
- Comes a Time (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan)
3:05
3
- Look Out for My Love (Neil Young, David Briggs,
Tim Mulligan) 4:06
4
- Lotta Love (Neil Young, David Briggs, Tim Mulligan)
2:40
5
- Peace of Mind (Neil Young, Ben Keith, Tim
Mulligan) 4:06
6
- Human Highway (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan)
3:09
7
- Already One (Neil Young, Ben Keith) 4:53
8
- Field of Opportunity (Neil Young, Tim Mulligan) 3:08
9
- Motorcycle Mama (Neil Young, Ben Keith, Tim
Mulligan) 3:08
10
- Four Strong Winds (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan)
4:07
Comes a Time
Musicien
: Neil
Young
Parution
: 02 octobre 1978
Enregistré : 28
novembre 1975 – 21 novembre 1977
Durée : 35:39
Genre
: Country
Rock
Producteur : Neil
Young, Ben Keith, Tim Mulligan et David Briggs
Label
: Reprise
Records
Musiciens :
Neil
Young : Guitare,
harmonica, chant
J.J.
Cale : Guitare
électrique
Frank
Sampedro : Guitare,
piano, chœurs (3, 4)
Billy
Talbot : Basse, chœurs
(3, 4)
Ralph
Molina : Batterie,
chœurs (3, 4)
Tim
Mulligan : Saxophone
Nicolette
Larson : Chœurs,
harmonie
Ben
Keith : Pedal steel
guitar
Tim
Drummond : Basse
Spooner
Oldham : Piano
Rufus
Thibodeaux : Fiddle
Farrel
Morris : Percussions
Rita
Fey : Autoharpe
Joe
Osborn : Basse
Karl
Himmel : Batterie
Larrie
Londin : Batterie
Grant
Boatwright : Guitare
acoustique
John
Christopher : Guitare
acoustique
Jerry
Shook : Guitare
acoustique
Vic
Jordan : Guitare
acoustique
Steve
Gibson : Guitare
acoustique
Dale
Sellers : Guitare
acoustique
Ray
Edenton : Guitare
acoustique
Mon
avis : Nous sommes fin 1977, American
Stars & Bars, un opus qui n’avait pas vraiment marquer les esprits,
bien au contraire, était paru quelques mois auparavant, début juin pour être
plus précis, quand à Decade, première
compilation du Loner, celle-ci venait tout juste de sortir, en octobre donc.
Pendant ce laps de temps de cinq mois, le sieur Neil Young le passera à traîner
du côté de Santa Cruz, écumant les bars et les petits clubs en compagnie d'une
bande de copains, The Ducks, ce, en faisant la part belle à leurs compositions,
n'abordant que très rarement son propre répertoire. Passé cet intermède, le
Canadien rentre dans son ranch avec l'intention de revenir à ses premières
amours, c’est-à-dire, le folk champêtre mâtiné de country, ce qui aurait put,
a priori, ravir les fans des débuts du
Loner qui espéraient encore avoir droit a une suite au fameux Harvest.
Les dernières sessions au studio prirent fin en novembre 1977, pourtant l'album
ne fut commercialisé qu'un an après. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce
retard, les plus évoquées étant l'ordre incorrect des chansons et la préparation
de la gigantesque tournée qui donna lieu a un certain Rust Never Sleeps, autrement plus intéressant et dont je vous
parlerais bientôt. Après cette présentation du pourquoi et du comment, je
propose qu'on en vienne au contenu. Comme je le disais précédemment, Neil Young
exploite le filon country-folk qu'il n'avait fait qu'exhumer lors d'efforts
précédents. Les arrangements typiquement country sont donc de mise et Nicolette
Larson donne de sa voix suave sur la plupart des morceaux. Le propos se veut
donc plus lisse, plus concerné par l'aspect mélodique, plus immédiat. La
production est léchée, les compositions plutôt efficaces. Un aspect gentillet,
donc, qui ravira très certainement les fans de Harvest mais qui je l'avoue me fait regretter les errements des
années sombres, qui, pour rappel, avaient accouchées de trois chef d’œuvres, Time
Fades Away, On the Beach
et Tonight's
the Night. Alors bien entendu, les mélodies enjouées de Goin' Back et de Comes A Time apportent une certaine fraicheur qui n’est pas
désagréable, quand a la mélancolie romantique de Piece Of Mind ou de Already
One, force est de constater que celle-ci ne laisse pas indifférent.
Cependant, à aucun moment on n'y trouve ce côté poussiéreux qui caractérisait
le folk du Loner, même dans ses moments les plus sereins. On se tournera donc,
à la rigueur, vers des titres comme Look
Out For My Love ou Motorcycle Mama,
ce qui, il faut en convenir, est peu, très peu quand on pense a ce que Neil
Young nous avait proposé auparavant. Je ne pourrais blâmer personne de
succomber aux charmes de cet album qui, il faut bien le reconnaître, est très bon
dans son genre, et qui, au demeurant, marque le retour d'un Neil Young apaisé
et qui renoue avec son public. Cependant, tout cela sonne décidément trop
propre, trop lisse, ce à quoi je ne pourrai jamais vraiment m'habituer. Affaire
de goûts plus qu'autre chose.
Points
Positifs :
- Les
fans absolus de la version apaisée de Neil Young ne peuvent, naturellement, qu’apprécier
cet album qui, sans atteindre, bien tendu, l’excellence du fameux Harvest, n’en renoue pas moins avec un
genre que le Loner avait presque abandonné depuis lors.
-
Sans que cet opus possède de véritables incontournables, force est de constater
que des titres comme Piece Of Mind, Already One, Look Out For My Love ou Motorcycle
Mama sont plutôt plaisants et se laissent écouter…
-
Notre Loner préféré est tout de même plutôt bien entouré dans cet opus puisque,
outre l’inimitable Crazy Horse sur deux titres, il y a également un certain J.J.
Cale qu’il est, il me semble, inutile de présenter, ainsi que Nicolette Larson
aux chœurs.
Points
Négatifs :
-
Certes, Comes a Time est un album plutôt
sympathique et assez réussit dans son genre, cependant, nous sommes tout de
même à mille lieux de ce que Neil Young nous avait proposé auparavant voir
même, ce qu’il fera par la suite en certaines occasions.
-
Un opus beaucoup trop propre selon moi et auquel il manque, incontestablement,
des titres vraiment majeurs qui marquent les esprits.
-
Il est difficile de ne pas se dire que, à l’époque, Neil Young avait peut-être
connu un léger petit passage à vide ? D’ailleurs, entre des opus qui ne
sont sortis que plusieurs décennies plus tard, d’autres composés de titres s’étalant
sur plusieurs années, force est de constater que le milieu des années 70 furent
complexes pour le Loner…
-
Même si j’ai une préférence pour la version sauvage et sale du sieur Young, j’adore
tout de même un opus comme Harvest,
or, dans le cas de ce Comes a Time,
cela ne fonctionne pas. Peut-être, avant toute chose, une affaire de gouts ?
Ma
note : 6/10
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