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lundi 17 août 2026

Comes a Time


Comes a Time
 
Neil Young
 
1 - Goin Back (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 4:43
2 - Comes a Time (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 3:05
3 - Look Out for My Love (Neil Young, David Briggs, Tim Mulligan) 4:06
4 - Lotta Love (Neil Young, David Briggs, Tim Mulligan) 2:40
5 - Peace of Mind (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 4:06
6 - Human Highway (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 3:09
7 - Already One (Neil Young, Ben Keith) 4:53
8 - Field of Opportunity (Neil Young, Tim Mulligan) 3:08
9 - Motorcycle Mama (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 3:08
10 - Four Strong Winds (Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan) 4:07
 

Comes a Time
Musicien : Neil Young
Parution : 02 octobre 1978
Enregistré : 28 novembre 1975 – 21 novembre 1977
Durée : 35:39
Genre : Country Rock
Producteur : Neil Young, Ben Keith, Tim Mulligan et David Briggs
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : Guitare, harmonica, chant
J.J. Cale : Guitare électrique
Frank Sampedro : Guitare, piano, chœurs (3, 4)
Billy Talbot : Basse, chœurs (3, 4)
Ralph Molina : Batterie, chœurs (3, 4)
Tim Mulligan : Saxophone
Nicolette Larson : Chœurs, harmonie
Ben Keith : Pedal steel guitar
Tim Drummond : Basse
Spooner Oldham : Piano
Rufus Thibodeaux : Fiddle
Farrel Morris : Percussions
Rita Fey : Autoharpe
Joe Osborn : Basse
Karl Himmel : Batterie
Larrie Londin : Batterie
Grant Boatwright : Guitare acoustique
John Christopher : Guitare acoustique
Jerry Shook : Guitare acoustique
Vic Jordan : Guitare acoustique
Steve Gibson : Guitare acoustique
Dale Sellers : Guitare acoustique
Ray Edenton : Guitare acoustique
 
Mon avis :
 Nous sommes fin 1977, American Stars & Bars, un opus qui n’avait pas vraiment marquer les esprits, bien au contraire, était paru quelques mois auparavant, début juin pour être plus précis, quand à Decade, première compilation du Loner, celle-ci venait tout juste de sortir, en octobre donc. Pendant ce laps de temps de cinq mois, le sieur Neil Young le passera à traîner du côté de Santa Cruz, écumant les bars et les petits clubs en compagnie d'une bande de copains, The Ducks, ce, en faisant la part belle à leurs compositions, n'abordant que très rarement son propre répertoire. Passé cet intermède, le Canadien rentre dans son ranch avec l'intention de revenir à ses premières amours, c’est-à-dire, le folk champêtre mâtiné de country, ce qui aurait put, a  priori, ravir les fans des débuts du Loner qui espéraient encore avoir droit a une suite au fameux Harvest. Les dernières sessions au studio prirent fin en novembre 1977, pourtant l'album ne fut commercialisé qu'un an après. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce retard, les plus évoquées étant l'ordre incorrect des chansons et la préparation de la gigantesque tournée qui donna lieu a un certain Rust Never Sleeps, autrement plus intéressant et dont je vous parlerais bientôt. Après cette présentation du pourquoi et du comment, je propose qu'on en vienne au contenu. Comme je le disais précédemment, Neil Young exploite le filon country-folk qu'il n'avait fait qu'exhumer lors d'efforts précédents. Les arrangements typiquement country sont donc de mise et Nicolette Larson donne de sa voix suave sur la plupart des morceaux. Le propos se veut donc plus lisse, plus concerné par l'aspect mélodique, plus immédiat. La production est léchée, les compositions plutôt efficaces. Un aspect gentillet, donc, qui ravira très certainement les fans de Harvest mais qui je l'avoue me fait regretter les errements des années sombres, qui, pour rappel, avaient accouchées de trois chef d’œuvres, Time Fades Away, On the Beach et Tonight's the Night. Alors bien entendu, les mélodies enjouées de Goin' Back et de Comes A Time apportent une certaine fraicheur qui n’est pas désagréable, quand a la mélancolie romantique de Piece Of Mind ou de Already One, force est de constater que celle-ci ne laisse pas indifférent. Cependant, à aucun moment on n'y trouve ce côté poussiéreux qui caractérisait le folk du Loner, même dans ses moments les plus sereins. On se tournera donc, à la rigueur, vers des titres comme Look Out For My Love ou Motorcycle Mama, ce qui, il faut en convenir, est peu, très peu quand on pense a ce que Neil Young nous avait proposé auparavant. Je ne pourrais blâmer personne de succomber aux charmes de cet album qui, il faut bien le reconnaître, est très bon dans son genre, et qui, au demeurant, marque le retour d'un Neil Young apaisé et qui renoue avec son public. Cependant, tout cela sonne décidément trop propre, trop lisse, ce à quoi je ne pourrai jamais vraiment m'habituer. Affaire de goûts plus qu'autre chose.
 

Points Positifs
 :
- Les fans absolus de la version apaisée de Neil Young ne peuvent, naturellement, qu’apprécier cet album qui, sans atteindre, bien tendu, l’excellence du fameux Harvest, n’en renoue pas moins avec un genre que le Loner avait presque abandonné depuis lors.
- Sans que cet opus possède de véritables incontournables, force est de constater que des titres comme Piece Of Mind, Already One, Look Out For My Love ou Motorcycle Mama sont plutôt plaisants et se laissent écouter…
- Notre Loner préféré est tout de même plutôt bien entouré dans cet opus puisque, outre l’inimitable Crazy Horse sur deux titres, il y a également un certain J.J. Cale qu’il est, il me semble, inutile de présenter, ainsi que Nicolette Larson aux chœurs.
 
Points Négatifs :
- Certes, Comes a Time est un album plutôt sympathique et assez réussit dans son genre, cependant, nous sommes tout de même à mille lieux de ce que Neil Young nous avait proposé auparavant voir même, ce qu’il fera par la suite en certaines occasions.
- Un opus beaucoup trop propre selon moi et auquel il manque, incontestablement, des titres vraiment majeurs qui marquent les esprits.
- Il est difficile de ne pas se dire que, à l’époque, Neil Young avait peut-être connu un léger petit passage à vide ? D’ailleurs, entre des opus qui ne sont sortis que plusieurs décennies plus tard, d’autres composés de titres s’étalant sur plusieurs années, force est de constater que le milieu des années 70 furent complexes pour le Loner…
- Même si j’ai une préférence pour la version sauvage et sale du sieur Young, j’adore tout de même un opus comme Harvest, or, dans le cas de ce Comes a Time, cela ne fonctionne pas. Peut-être, avant toute chose, une affaire de gouts ?           
 
Ma note : 6/10

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