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jeudi 30 juillet 2026

Tonight's the Night


Tonight's the Night
 
Neil Young
 
1 - Tonight's The Night (Neil Young) 4:39
2 - Speakin'Out (Neil Young) 4:56
3 - World On A String (Neil Young) 2:27
4 - Borrowed Tune (Neil Young) 3:36
5 - Come On Baby Let's Go Downtown (Danny Whitten/Neil Young) 3:35
6 - Mellow My Mind (Neil Young) 3:07
7 - Roll Another Number (For The Road) (Neil Young) 3:02
8 - Albuquerque (Neil Young) 4:02
9 - New Mama (Neil Young) 2:11
10 - Lookout Joe (Neil Young) 3:57
11 - Tired Eyes (Neil Young) 4:38
12 - Tonight's The Night - Part II (Neil Young) 4:52
 

Tonight's the Night
Musicien : Neil Young
Parution : 20 juin 1975
Enregistré : 1970 – 1973
Durée : 44:52
Genre : Folk Rock, Blues Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs, Elliot Mazer et Tim Mulligan
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : voix, piano, guitare, harmonica et harpe
Ralph Molina : batterie, voix (1 2 3 5 6 7 8 9 11 12)
Billy Talbot : basse (1 2 3 4 5 6 7 8 11 12)
Danny Whitten : guitare et voix (5)
Jack Nitzsche : piano, guitare slide (5 10)
Ben Keith : guitares, voix (1 2 3 6 7 8 10 11 12)
Kenny Buttrey : batterie (10)
Tim Drummond : basse (10)
Nils Lofgren : guitare, piano, voix (1 2 3 6 7 8 9 11 12)
George Whitsell : voix (9)
 
Mon avis :
 Retrouvons le sieur Neil Young qui est, pour rappel, un des mes musiciens préférés, et poursuivons, à présent, avec le troisième volet de la fameuse et oh combien sombre Ditch Trilogy puisque, après deux opus qui avaient déjà marqué grandement les esprits et troublé bon nombre de fans du Loner, je veux, bien entendu, parler de Time Fades Away et de On the Beach, ce Tonight's the Night qui nous préoccupe à présent peut être qualifier, sans discussion possible, comme étant un des plus sombres et intimiste du musicien et qui, bien entendu et sans grande surprise, est la suite parfaite de ses deux prédécesseurs, des opus qui étaient déjà emprunts d’une mélancolie pour le moins évidente. Il faut dire, avant toute chose, que Tonight's the Night n’est pas un album simple d’accès, bien au contraire et que celui-ci, une fois de plus, aura de quoi déstabiliser les fans traditionnels du Loner qui auront bien du mal à retrouver tout ce qui leur avait tant plu dans le célèbre Harvest. D’une noirceur pour le moins extrême, morbide a souhait, Neil Young, complètement habité, y chante comme s’il allait s’écrouler a chaque instant. Il faut dire que, à l’époque, le canadien n’allait vraiment pas fort, épuisé par les diverses tournées et littéralement traumatisé par la mort de deux de ses compagnons, tout deux par overdose, son guitariste Danny Whitten et Bruce Berry, ancien roadie de Crosby, Stills, Nash and Young, Young, le Loner est au trente-deuxième dessous, moralement parlant, mais, musicalement, c’est une toute autre chose puisque ces drames vont l’inspirer de fort belle manière, ce qui donnera, bien entendu, ce Tonight's the Night, véritable chef d’œuvre (encore un) folk/blues qui aura traumatiser des générations de dépressifs. Bien évidement, ici, il ne faut pas s’attendre a un Neil Young enjoué, a un Neil Young campagnard ou un Neil Young survolté, non, ici, le canadien va mal, il souffre et nous le fait savoir : la vie est injuste, la mort une salope qui frappe a tout instant mais il faut bien continuer, quitte a exprimer son dégout et sa tristesse. Mais bon, lorsque l’on voit le résultat final – qui, bien entendu, déplu fortement a la maison de disques qui rechignera longtemps à sortir cet album – on ne peut pas s’empêcher de se dire que, parfois, les aléas de la vie peuvent accoucher de véritables merveilles !
 

Points Positifs
 :
Tonight's the Night est, incontestablement, le disque le plus sombre de la longue carrière de Neil Young mais, accessoirement, c’est ce qui en fait sa force. Le canadien souffre de la perte de deux de ses vieux amis, il est épuisé tant physiquement que psychologiquement, et, plutôt que de sombrer définitivement, il nous pond un disque noir (dans tous les sens du terme) qui n’est certes pas facile d’accès mais qui n’en reste pas moins excellent.
- Malgré de belles ballades comme Albuquerque ou World On A String (particulièrement celle-ci), Tonight's the Night est surtout composé de titres lugubres, dépressifs, mais qui, accessoirement, prennent aux tripes lorsqu’on les écoute. La chanson éponyme, Borrowed TuneSpeakin'Out, ça ne rigole pas mais qu’est ce que c’est bon !
- On a l’impression que Neil Young va s’écrouler d’un moment a l’autre lors de chaque chanson, mais qu’est ce qu’il chante bien… avec les tripes pourrait-on dire.
Come On Baby Let's Go Downtown, pour le duo avec Danny Whitten.
 
Points Négatifs :
- Il est évidant que Tonight's the Night n’est pas un disque simple d’accès et que nombreux seront ceux qui seront refroidis par sa noirceur.
Tonight's the Night vaut surtout pour son ensemble, cohérant et qui touche l’âme de celui qui l’écoute (après tout, qui n’a jamais connu de très mauvais moments dans sa vie ?) et si la plupart des chansons qui composent cet album sont bonnes, il manque des grands titres, des incontournables.
 
Ma note : 9/10

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