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mercredi 8 juillet 2026

On the Beach


On the Beach
 
Neil Young
 
1 - Walk On (Neil Young) 2:40
2 - See the Sky about to Rain (Neil Young) 5:03
3 - Revolution Blues (Neil Young) 4:02
4 - For the Turnstiles (Neil Young) 3:13
5 - Vampire Blues (Neil Young) 4:11
6 - On the Beach (Neil Young) 6:59
7 - Motion Pictures (For Carrie) (Neil Young) 4:20
8 - Ambulance Blues (Neil Young) 8:57
 

On the Beach
Musicien : Neil Young
Parution : 16 juillet 1974
Enregistré : 30 novembre 1973 – 07 avril 1974
Durée : 39:40
Genre : Rock, Blues Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs, Mark Harman et Al Schmitt
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : guitare, harmonica, piano, banjo, vibraphone et chant
Ralph Molina : batterie, tambour, voix (1-5-6-7-8)
Billy Talbot : basse (1)
Ben Keith : guitare, piano, orgue, dobro, tambour
Tim Drummond : basse, percussions (2-5-6)
Levon Helm : batterie (2-3)
Joe Yankee : harpe, tambourin électrique (2-8)
David Crosby : guitare (3)
Rick Danko : basse (3)
George Whitsell : guitare (5)
Graham Nash : piano (6)
Rusty Kershaw : guitare slide (7), violon (8)
 
Mon avis :
 Après le singulier Time Fades Away dont je vous ai parlé il y a de cela quelques jours, je poursuis mes critiques des opus de Neil Young avec un album que l’on peut qualifier sans peine comme étant dans la même veine, l’extraordinaire On the Beach, second volet de la fameuse Ditch Trilogy et, pour la petite histoire, un opus que je n’ai découvert que très récemment et qui est considéré, depuis sa parution en 1974, année faste à mes yeux, comme étant l’un des tous meilleurs de la très longue discographie du Loner, rien que ça ! Mais alors, pour quelle raison, alors que je suis un grand fan de Neil Young depuis des lustres, je n’avais jamais eu l’occasion de m’atteler à l’écoute de ce petit bijou ? Eh bien, tout simplement, pour la simple et bonne raison que, pendant de très longues années et comme cela avait été le cas avec Time Fades Away, de manière pour le moins incompréhensible, On the Beach n’existait pas en CD, ainsi, par la force des choses, ce ne fut qu’assez récemment que j’avais enfin put me le procurer, curieux de savoir si, oui ou non, toutes les louanges que j’avais entendu a son sujet étaient justifiées. Et, bien entendu, vous pouvez imaginez qu’avant ma première écoute, j’étais un peu fébrile, ayant presque un peu peur de ne pas apprécier ce que de nombreux fans du Loner considéraient comme étant un de ses chefs d’œuvres, appréhension pour le moins normale dans ce genre de cas. Cependant, je vous rassure tout de suite puisque oui, mille fois oui, On the Beach ne m’a pas déçu le moins du monde, bien au contraire, et oui, cet album est un putain de bon disque ! Ainsi, comme je l’avais souligné précédemment, faisant partie de la fameuse trilogie torturée du sieur Neil – qui débuta donc par le live Time Fades Away et qui s’acheva par l’extraordinaire et sombre Tonight's the Night – On the Beach est un opus certes déroutant pour les fans de Harvest mais grandiose pour les autres. Moins sombre, en apparence, que Tonight’s the Night, il ne nous en montre pas moins un Neil Young incisif, sans la moindre concession sur le mouvement hippie, le lobby pétrolier (oui), la célébrité et qui nous parle de sa séparation avec la mère de son enfant, de Charles Manson – l’excellent Revolution Blues – et, en règle générale, de sa solitude et de son désespoir… Bref, on ne rigole pas avec On the Beach et, justement, c’est ce qui fait la grande force de cet album, un opus sombre, mélancolique, qui touchera celles et ceux qui, un jour, sont tombé plus bas que terre et qui savent parfaitement que la vie est bien plus dure que toutes ces paillettes du star-system dont on nous rabâche tout le temps les oreilles… Bref, vous l’avez compris, un incontournable absolu du Loner, a découvrir, bien entendu, si ce n’est pas déjà fait…
 

Points Positifs
 :
- Un album sombre, mélancolique, nostalgique, sans concessions et qui touche l’âme de celui qui l’écoute, surtout si ce dernier à, lui-même, connu des passages a vides au cours de sa vie. Bref, On the Beach est un album spécial, je ne le nie pas, mais c’est aussi la marque des très grands !
- Le monumental On the Beach – la chanson, pas l’album – l’inquiétant Revolution Blues, le cynique Walk On, le très bon For the Turnstiles et la magnifique conclusion qu’est Ambulance Blues, cet opus regorge de titres majeurs, mais le reste n’est pas en reste, loin de là !
- Non seulement Neil Young est au top de sa forme, musicalement parlant, mais le bougre a sut fort bien s’entourer pour cet album : entre une partie du Crazy Horse, la partie rythmique du Band et même David Crosby et Graham Nash, il y a de quoi faire !
- Une pochette pour le moins singulière mais qui s’avère être plutôt réussie.
 
Points Négatifs :
- Un album à ne pas écouter si vous avez des tendances suicidaires…
- Comment se fait-il que cet opus n’ait pas existé en CD pendant tant d’années ?! Qu’est ce que j’aurais aimé le découvrir à 20 ans !
 
Ma note : 9/10

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