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lundi 25 mai 2026

La Ligne Verte

La Ligne Verte
 
En 1996, Paul Edgecomb, précédemment gardien-chef d'un pénitencier en Louisiane dans les années 1930, est dans une maison de retraite. Il se trouve être bouleversé un soir lors d'une diffusion télévisée d'un film de cette époque, Top Hat. A une amie qui lui demande pourquoi, il revient sur l'affaire John Coffey, ce grand Noir condamné à mort pour le viol et le meurtre, en mai 1935, de deux fillettes, qui défraya la chronique de l'époque. Le pénitencier s'appelle Cold Mountain. Paul, âgé à l'époque d'une quarantaine d'années, travaille dans le Bloc E. Les condamnés à la chaise électrique y passent leurs derniers jours. Le bloc en question, d'une taille relativement modeste, est surnommé par les agents la Ligne Verte, en référence à la couleur du sol du couloir. Quatre agents travaillent en ces lieux depuis longtemps. Il s'agit de Brutus Howell dit Brutal, d’Harry Terwilliger, de Dean Stanton et de Paul Edgecomb lui-même, le plus gradé. Ces quatre agents s'estiment et se respectent. Ensemble, ils tiennent à ce que les prisonniers jouissent d'un environnement paisible et humain avant leur exécution. Un cinquième agent, Percy Wetmore, fraîchement débarqué parmi eux, est parti chercher un nouvel arrivant pour le couloir de la mort. Ce détenu est John Coffey.
 

La Ligne Verte
Réalisation : Frank Darabont
Scénario : Frank Darabont, d'après le roman de Stephen King
Musique : Thomas Newman
Production : Castle Rock Entertainment, Darkwood Productions, Warner Bros.
Genre : Drame, Fantastique
Titre en vo : The Green Mile
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais, français
Date de sortie : 10 décembre 1999
Durée : 188 mn

Casting :
Tom Hanks : Paul Edgecomb, le gardien-chef
Michael Clarke Duncan : John Coffey, le détenu doté de facultés inexpliquées
David Morse : Brutus « Brutal » Howell, l'adjoint du gardien
Bonnie Hunt : Jan Edgecomb, la femme de Paul Edgecomb
James Cromwell : Hal Moores, le directeur du pénitencier
Michael Jeter : Édouard Delacroix, le détenu à la souris
Graham Greene : Arlen Bitterbuck, le détenu indien
Doug Hutchison : Percy Wetmore, le gardien sadique
Sam Rockwell : William « Billy the Kid » Wharton, le détenu violent
Barry Pepper : Dean Stanton, le troisième gardien, plus jeune
Jeffrey DeMunn : Harry Terwilliger, le quatrième gardien, plus âgé
Patricia Clarkson : Melinda Moores, la femme du directeur
Harry Dean Stanton : Toot-Toot, le concierge, testeur de la chaise électrique
Dabbs Greer : Paul Edgecomb (âgé)
Eve Brent : Elaine Connelly, la vieille dame de la maison de retraite
Christopher Ives : Howie Detterick
Paula Malcomson : Marjorie Detterick
Gary Sinise : Burt Hammersmith, l'avocat
Bill McKinney : Jack Van Hay, l'électricien d'État
William Sadler : Klaus Detterick
 
Mon avis :
 La première chose qui saute aux yeux avec un film comme La Ligne Verte, c’est que celui-ci est un des plus beaux exemples de ce que le cinéma hollywoodien est capable de nous proposer de meilleur, tout simplement. Il faut dire que, n’en déplaise aux très nombreuses critiques négatives françaises de l’époque, cette adaptation d’une œuvre pour le moins particulière du grand Stephen King, peut être, sans exagération aucune, qualifiée comme étant parfaite de bout en bout, tout simplement. D’ailleurs, sur ce qui est de ces critiques, un demi-siècle plus tard, j’ai un peu de mal à les comprendre, a moins, bien entendu, de les prendre pour ce qu’elles étaient, c’est-à-dire, de la pure jalousie vis-à-vis d’un cinéma supérieur sur tous les points de la part de ces traditionnels gauchistes issus d'un certain microcosme parisien et qui n’avaient jamais supporter que des américains soient capables de nous pondre des œuvres aussi marquantes, que dis-je, aussi touchantes aux yeux du grand public, cela, tout en rendant ces dernières parfaitement accessibles et en nous proposant un casting que l’on pouvait qualifier, sans exagération aucune, de cinq étoiles. D’ailleurs, sur ce point, comment ne pas reconnaitre que le sieur Tom Hanks, qui n’est pourtant pas mon acteur préféré, livre ici sa plus grande prestation après un certain Forrest Gump et nous prouvant, au passage, toute l’étendue de son talent ? Mais si, bien entendu, Tom Hanks marque les esprits, il est difficile de ne pas admettre que la figure la plus marquante de ce film est l’immense, dans tous les sens du terme, Michael Clarke Duncan ? Nous livrant une prestation que l’on peut qualifier de stupéfiante, ce dernier, au physique hors-norme, aura marqué le public de par son rôle tout en douceur, débordant de gentillesse, au point même que l’on peut souligner qu’il restera a jamais comme étant John Coffey, ce colosse accusé a tort du meurtre de deux fillettes et qui, malgré ses pouvoirs miraculeux et tout le bien qu’il aura fait autour de lui, finira sur la chaise électrique ? Car oui, La Ligne Verte, au-delà du coté fantastique de la chose, est également un beau plaidoyer contre la peine de mort même si cela est fait d’une manière pour le moins fort intelligente, c’est-à-dire, tout en finesse, c’est-à-dire, sans tomber dans le grand guignolesque et le misérabilisme comme l’aurait souhaiter quelques critiques français. Ainsi, dans ce couloir, gardiens et prisonniers se fréquentent, se connaissent, finissent même, parfois, par se respecter, ce, en attendant l’inéluctable et même s’il y a bel et bien de beaux salauds dans le lot, que ce soit ce gardien sadique ou ce prisonnier qui, lui, au passage, méritait bien d’y passer, force est de constater que ce microcosme au combien particulier a de quoi en faire réfléchir plus d’un. Bref, vous l’avez compris, La Ligne Verte est, sans aucune contestation possible, un bon, que dis-je, un très bon film et, que ce soit pour son scénario, son casting, ses protagonistes ou ses diverses thématiques abordées, ce long métrage du sieur Frank Darabont est une œuvre qui peut se revoir, encore et encore, ce, toujours avec le même plaisir. La marque des très grands ? En toute sincérité, je le pense, quand aux habituels grincheux qui auront pester contre ce dernier, qu’ils retournent donc a leurs médiocres soirées parisiennes où ils pourront, à loisir, continuer avec la plus grande morgue, à se croire au-dessus des masses tout en jugeant ce qui est bon ou mauvais. Mais bon, en toute franchise, un quart de siècle plus tard, qui se souvient encore d’eux ? En toute franchise, pas grand monde pour ne pas dire personne…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands films de ces trois dernières décennies, ce, malgré sa simplicité narrative et son coté grand public qui aurait put, il faut le reconnaitre, lui nuire fortement. Pourtant, il n’en est rien et il apparait grandement que La Ligne Verte est un film superbe qui n’a absolument rien perdu de sa force un quart de siècle plus tard.
- Un casting que l’on peut qualifier sans exagération aucune de cinq étoiles et si, bien entendu, Tom Hanks marque les esprits, la figure de proue de ce film est l’impressionnant Michael Clarke Duncan qui nous livre ici le rôle de sa vie, tout simplement.
- Un beau plaidoyer contre la peine de mort mais traité d’une manière que l’on peut qualifier d’intelligente, c’est-à-dire, sans attaquer celle-ci de front puisque, après tout, il est difficile de ne pas reconnaitre que certains individus la méritent, mais, plutôt, en pointant du doigt les erreurs judiciaires qui peuvent amener un innocent a la punition suprême.
- Le coté fantastique peut en déstabiliser plus d’un au départ, cependant, il apparait comme étant assez naturel au vu de l’intrigue et finit par apporter un plus indéniable a l’ensemble.
- La Ligne Verte dure trois heures ? En toute sincérité, on ne voit absolument pas le temps passé tant le scénario est captivant au possible.
- La mise en avant du coté humain dans ce fameux couloir de la mort où les gardiens font leur boulot en essayant, au mieux de leurs possibilités, de bien traiter leurs prisonniers.
- Photographie, décors, costumes, musique, ambiance : tout est parfait.

Points Négatifs :
- Si vous êtes un critique parisien qui ne jure que par le cinéma français ou, dans un sens plus large, par des réalisateurs iraniens ou espagnols – pourtant, je n’ai rien contre eux et ce n’est qu’un exemple – qui vont nous pondre des films qui trouveront davantage grâce a leurs yeux de par leur conception, alors, fatalement, vous détesterez une œuvre comme La Ligne Verte puisque, cette dernière est l’exemple parfait que l’on peut parfaitement toucher le grand public un usant des bonnes ficelles hollywoodiennes.
- Je peux parfaitement comprendre que le coté fantastique ait put déplaire a un certain public, mais bon, celui-ci est une part importe du scénario et il faut l’accepter.

Ma note : 8,5/10

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