La
Ligne Verte
En
1996, Paul Edgecomb, précédemment gardien-chef d'un pénitencier en Louisiane
dans les années 1930, est dans une maison de retraite. Il se trouve être
bouleversé un soir lors d'une diffusion télévisée d'un film de cette époque, Top Hat. A une amie qui lui demande
pourquoi, il revient sur l'affaire John Coffey, ce grand Noir condamné à mort
pour le viol et le meurtre, en mai 1935, de deux fillettes, qui défraya la
chronique de l'époque. Le pénitencier s'appelle Cold Mountain. Paul, âgé à l'époque d'une quarantaine d'années,
travaille dans le Bloc E. Les condamnés à la chaise électrique y passent leurs
derniers jours. Le bloc en question, d'une taille relativement modeste, est
surnommé par les agents la Ligne Verte, en référence à la couleur du sol du
couloir. Quatre agents travaillent en ces lieux depuis longtemps. Il s'agit de
Brutus Howell dit Brutal, d’Harry Terwilliger, de Dean Stanton et de Paul
Edgecomb lui-même, le plus gradé. Ces quatre agents s'estiment et se
respectent. Ensemble, ils tiennent à ce que les prisonniers jouissent d'un
environnement paisible et humain avant leur exécution. Un cinquième agent,
Percy Wetmore, fraîchement débarqué parmi eux, est parti chercher un nouvel
arrivant pour le couloir de la mort. Ce détenu est John Coffey.
La Ligne Verte
Réalisation : Frank
Darabont
Scénario : Frank
Darabont, d'après le roman de Stephen King
Musique : Thomas
Newman
Production : Castle
Rock Entertainment, Darkwood Productions, Warner Bros.
Genre : Drame,
Fantastique
Titre
en vo : The Green Mile
Pays
d'origine : Etats-Unis
Langue
d'origine : anglais, français
Date
de sortie : 10 décembre 1999
Durée : 188
mn
Casting :
Tom
Hanks : Paul Edgecomb, le
gardien-chef
Michael
Clarke Duncan : John Coffey,
le détenu doté de facultés inexpliquées
David
Morse : Brutus « Brutal » Howell, l'adjoint du gardien
Bonnie
Hunt : Jan Edgecomb, la femme de
Paul Edgecomb
James
Cromwell : Hal Moores, le
directeur du pénitencier
Michael
Jeter : Édouard Delacroix, le
détenu à la souris
Graham
Greene : Arlen Bitterbuck, le
détenu indien
Doug
Hutchison : Percy Wetmore,
le gardien sadique
Sam
Rockwell : William « Billy the Kid » Wharton, le détenu
violent
Barry
Pepper : Dean Stanton, le troisième
gardien, plus jeune
Jeffrey
DeMunn : Harry Terwilliger, le
quatrième gardien, plus âgé
Patricia
Clarkson : Melinda
Moores, la femme du directeur
Harry
Dean Stanton : Toot-Toot, le
concierge, testeur de la chaise électrique
Dabbs
Greer : Paul Edgecomb (âgé)
Eve
Brent : Elaine Connelly, la
vieille dame de la maison de retraite
Christopher
Ives : Howie Detterick
Paula
Malcomson : Marjorie
Detterick
Gary
Sinise : Burt Hammersmith, l'avocat
Bill
McKinney : Jack Van Hay,
l'électricien d'État
William
Sadler : Klaus Detterick
Mon
avis : La première chose qui saute aux
yeux avec un film comme La Ligne Verte,
c’est que celui-ci est un des plus beaux exemples de ce que le cinéma
hollywoodien est capable de nous proposer de meilleur, tout simplement. Il faut
dire que, n’en déplaise aux très nombreuses critiques négatives françaises de
l’époque, cette adaptation d’une œuvre pour le moins particulière du grand
Stephen King, peut être, sans exagération aucune, qualifiée comme étant
parfaite de bout en bout, tout simplement. D’ailleurs, sur ce qui est de ces
critiques, un demi-siècle plus tard, j’ai un peu de mal à les comprendre, a
moins, bien entendu, de les prendre pour ce qu’elles étaient, c’est-à-dire, de
la pure jalousie vis-à-vis d’un cinéma supérieur sur tous les points de la part de ces
traditionnels gauchistes issus d'un certain microcosme parisien et qui n’avaient jamais supporter
que des américains soient capables de nous pondre des œuvres aussi marquantes,
que dis-je, aussi touchantes aux yeux du grand public, cela, tout en rendant
ces dernières parfaitement accessibles et en nous proposant un casting que l’on
pouvait qualifier, sans exagération aucune, de cinq étoiles. D’ailleurs, sur ce
point, comment ne pas reconnaitre que le sieur Tom Hanks, qui n’est pourtant
pas mon acteur préféré, livre ici sa plus grande prestation après un certain Forrest
Gump et nous prouvant, au passage, toute l’étendue de son talent ?
Mais si, bien entendu, Tom Hanks marque les esprits, il est difficile de ne pas
admettre que la figure la plus marquante de ce film est l’immense, dans tous
les sens du terme, Michael Clarke Duncan ? Nous livrant une prestation que
l’on peut qualifier de stupéfiante, ce dernier, au physique hors-norme, aura
marqué le public de par son rôle tout en douceur, débordant de gentillesse, au
point même que l’on peut souligner qu’il restera a jamais comme étant John Coffey, ce colosse accusé a tort du
meurtre de deux fillettes et qui, malgré ses pouvoirs miraculeux et tout le
bien qu’il aura fait autour de lui, finira sur la chaise électrique ? Car
oui, La Ligne Verte, au-delà du coté
fantastique de la chose, est également un beau plaidoyer contre la peine de
mort même si cela est fait d’une manière pour le moins fort intelligente,
c’est-à-dire, tout en finesse, c’est-à-dire, sans tomber dans le grand
guignolesque et le misérabilisme comme l’aurait souhaiter quelques critiques
français. Ainsi, dans ce couloir, gardiens et prisonniers se fréquentent, se
connaissent, finissent même, parfois, par se respecter, ce, en attendant l’inéluctable
et même s’il y a bel et bien de beaux salauds dans le lot, que ce soit ce
gardien sadique ou ce prisonnier qui, lui, au passage, méritait bien d’y
passer, force est de constater que ce microcosme au combien particulier a de
quoi en faire réfléchir plus d’un. Bref, vous l’avez compris, La Ligne Verte est, sans aucune
contestation possible, un bon, que dis-je, un très bon film et, que ce soit
pour son scénario, son casting, ses protagonistes ou ses diverses thématiques
abordées, ce long métrage du sieur Frank Darabont est une œuvre qui peut
se revoir, encore et encore, ce, toujours avec le même plaisir. La marque des
très grands ? En toute sincérité, je le pense, quand aux habituels
grincheux qui auront pester contre ce dernier, qu’ils retournent donc a leurs
médiocres soirées parisiennes où ils pourront, à loisir, continuer avec la plus
grande morgue, à se croire au-dessus des masses tout en jugeant ce qui est bon
ou mauvais. Mais bon, en toute franchise, un quart de siècle plus tard, qui se
souvient encore d’eux ? En toute franchise, pas grand monde pour ne pas
dire personne…
Points
Positifs :
-
Un des plus grands films de ces trois dernières décennies, ce, malgré sa
simplicité narrative et son coté grand public qui aurait put, il faut le
reconnaitre, lui nuire fortement. Pourtant, il n’en est rien et il apparait
grandement que La Ligne Verte est un
film superbe qui n’a absolument rien perdu de sa force un quart de siècle plus
tard.
-
Un casting que l’on peut qualifier sans exagération aucune de cinq étoiles et
si, bien entendu, Tom Hanks marque les esprits, la figure de proue de ce film
est l’impressionnant Michael Clarke Duncan qui nous livre ici le rôle de sa
vie, tout simplement.
-
Un beau plaidoyer contre la peine de mort mais traité d’une manière que l’on
peut qualifier d’intelligente, c’est-à-dire, sans attaquer celle-ci de front
puisque, après tout, il est difficile de ne pas reconnaitre que certains
individus la méritent, mais, plutôt, en pointant du doigt les erreurs
judiciaires qui peuvent amener un innocent a la punition suprême.
-
Le coté fantastique peut en déstabiliser plus d’un au départ, cependant, il
apparait comme étant assez naturel au vu de l’intrigue et finit par apporter un
plus indéniable a l’ensemble.
-
La Ligne Verte dure trois
heures ? En toute sincérité, on ne voit absolument pas le temps passé tant
le scénario est captivant au possible.
-
La mise en avant du coté humain dans ce fameux couloir de la mort où les
gardiens font leur boulot en essayant, au mieux de leurs possibilités, de bien
traiter leurs prisonniers.
-
Photographie, décors, costumes, musique, ambiance : tout est parfait.
Points Négatifs :
-
Si vous êtes un critique parisien qui ne jure que par le cinéma français ou,
dans un sens plus large, par des réalisateurs iraniens ou espagnols – pourtant,
je n’ai rien contre eux et ce n’est qu’un exemple – qui vont nous pondre des
films qui trouveront davantage grâce a leurs yeux de par leur conception, alors,
fatalement, vous détesterez une œuvre comme La
Ligne Verte puisque, cette dernière est l’exemple parfait que l’on peut
parfaitement toucher le grand public un usant des bonnes ficelles
hollywoodiennes.
-
Je peux parfaitement comprendre que le coté fantastique ait put déplaire a un
certain public, mais bon, celui-ci est une part importe du scénario et il faut
l’accepter.
Ma note : 8,5/10
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