Nier – Automata
Nier
– Automata
En
l'an 11945, la Terre a été abandonnée par les humains qui ont dû fuir vers la
Lune après l'arrivée de machines extraterrestres organisées et puissantes. Au
sol, seuls des androïdes sans nom sont envoyés pour combattre, contrôlée depuis
une station orbitale, dans l'espoir de rendre la Terre habitable pour les
humains. L'histoire est suivie du point de vue de trois androïdes du YoRHa, la
dernière génération d'androïdes. La première partie raconte le combat du point
de vue du modèle YoRHa no 2 modèle B, raccourci en 2B, androïde de combat calme
et méthodique maniant deux armes et accompagné du Pod 042, qui va assister la
Résistance, le groupe d'androïdes de la génération précédente qui supervise au
sol le combat, et découvrir des groupes de machines ne voulant plus combattre.
Nier – Automata
Éditeur
: Square
Enix
Développeur
: PlatinumGames
Concepteur
: Yoko
Taro
Musique
: Keiichi
Okabe, Keigo Hoashi
Date
de sortie : 23 février 2017
Pays
d’origine : Japon
Genre
: Action-RPG,
Hack and Slash, Shoot 'em Up
Mode
de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme
: PS4
Mon
avis : Il est difficile de ne pas
reconnaitre que si la PS4 aura connu
moult grands jeux et un certain nombre de chef d’œuvres plus ou moins attendus,
il y eut également quelques belles surprises qui, après coup, n’eurent pas
grand-chose à envier aux précédents, ce, tout en marquant les esprits des
joueurs qui eurent la chance et le plaisir de s’y essayer. Et donc, parmi ces
quelques titres, comment ne pas mettre, en tête de liste, un certain Nier – Automata, un soft sortie de nulle
part, ou presque, et qui, encore aujourd’hui, près d’une décennie après sa
sortie, n’a absolument rien perdu de sa force. Pourtant, a la base, en dehors
d’un certain public de niche qui connaissait la franchise par le biais d’un
précédent volet, Nier, paru sur la PS3 et qui avait connu un succès
d’estime dans nos vertes contrées, qui attendait monts et merveilles de ce Nier – Automata ? Certains, après
coup, vous jureraient les grands dieux le contraire, or, en fait, pas grand
monde. Pourtant, sans que ce nouveau volet de la saga Nier soit attendu par le grand public, force est de constater que
ce dernier connu un succès pour le moins certain, certes inférieur aux
mastodontes habituels, mais un succès tout de même, à la fois de la part des
joueurs mais aussi des critiques. Et pourtant, les choses n’étaient pas simples
puisque rien ne prédestinait, ou presque, un titre comme Nier – Automata à devenir un incontournable absolu. Déjà, de par
son mélange des genres où l’on retrouvait, pèle mêle, un action-RPG mâtiné de
Hack and Slash et Shoot 'em Up, ce qui, il faut en convenir, est peu commun,
surtout quand on se coltine des phases qui flirtent allègrement avec les bons
vieux Metroid de jadis. Ensuite, il y
avait le coté japonisant qui, certes, avait encore ses fans, mais qui, il faut
l’admettre, était moins a la mode que dans les années 90 et l’époque des grands
RPG nippons. Ajoutons à cela un scénario obscur et pour le moins particulier,
des graphismes loin d’être époustouflants, même pour l’époque et un prologue
qui en aura fait abandonner plus d’un – non seulement celui-ci est long mais,
surtout, si vous mourrez, vous devez tout recommencer puisque vous ne pouvez
pas encore sauvegarder la partie a ce moment là – et vous comprendrez que ce Nier – Automata ne semblait pas être
destiné à devenir un grand succès. Or, il en fut tout autrement et il apparu,
après coup, que ce soft aura conquis davantage qu’un simple public de niche. La
raison à cela ? Eh bien, disons que tout ce qui aurait put desservir au
succès de ce jeu aura finit par, de manière surprendre, lui servir.
Surprenant ? Oui, c’est un fait, pourtant, a bien y regarder, ce jeu le
méritait amplement tant il apparait, une fois passé ce fichu prologue qui en
aura rendu fou plus d’un, comme étant un véritable chef d’œuvre dans son genre.
Car en plus de tous ces éléments, comment ne pas y ajouter un scénario d’une
profondeur peu commune et qui nous rappelle ceux des heures de gloires des RPG
nippons. Place de la vie et de la mort, qu’est-ce qu’être un humain, pourquoi
prendre autant de plaisir à tuer ses ennemis ? Voici quelques questions
pour le moins pertinentes que l’on finit par se poser dans ce jeu dont le
synopsis est bien plus complexe qu’on pourrait le penser de prime abord.
Ensuite, il y a, naturellement, les protagonistes, charismatiques au possible,
avec, en tête d’affiche, 2B, fatalement. A priori, pourtant, on pouvait
parfaitement ne rien attendre de cet androïde sexy en diable dont l’apparence
ne semble être destinée qu’à satisfaire les pulsions libidineuses de certains.
Or, si oui, effectivement, 2B est loin d’être une mochetée, bien au contraire,
comment ne pas reconnaitre que cette dernière est un personnage plutôt
intéressant et qui évolue au fil de l’aventure. Bref, nous sommes loin, très
loin même de la simple bimbo. Mais ce n’est pas tout car comment occulter
l’univers qui nous est proposé, ce monde post-apocalyptique d’une tristesse infinie
où les rares humains survivants essaient de survivre face a des machines a
priori implacables – je souligne bien a priori puisque, comme vous l’avez
compris, les choses sont un poil plus compliquées qu’on pourrait le penser de
prime abord. Ajoutons, pour finir, une bande originale tout simplement
exceptionnelle et qui vous poussera à mettre le jeu en pause et écouter les
morceaux dans leur intégralité et l’on obtient la petite cerise sur le gâteau
qui vient conclure en beauté un soft décidément hors du commun et qui,
définitivement, ne pourra pas vous laisser indifférent. Bref, vous l’avez
compris, Nier – Automata, malgré son
coté presque inclassable et son subtil mélange des genres, est un grand jeu,
que dis-je, un chef d’œuvre même du genre A-RPG. Naturellement, il faut
apprécier ce styles de softs afin d’apprécier au mieux un tel titre, de même,
il faudra également passer outre quelques défauts mineurs comme,
principalement, ces graphismes peu engageants qui, déjà en 2017, ne tenaient
pas la comparaison avec la concurrence. Mais bon, si c’est le cas, préparez
vous donc a embarquer pour une aventure originale et stupéfiante qui vous
surprendra a de multiples reprises, y compris a la fin ou, plutôt, lors de ses
fins, mais bon, je laisse naturellement le plaisir de la découverte a celles et
ceux qui souhaiteraient découvrir le plus beau chef d’œuvre du sieur Yoko Taro,
un concepteur d’univers décidément peu commun…
Points
Positifs :
-
Un des plus grands Action-RPG de tous les temps, et je pèse mes mots en
affirmant cela ! Il faut dire qu’avec Nier
– Automata, tout est parfait, ou presque et que les qualités de ce soft
sont tellement nombreuses, variées, voir même, parfois, tellement inattendues,
qu’il est difficile de ne pas s’incliner bien bas devant le chef d’œuvre du
sieur Yoko Taro.
-
Scénaristiquement, Nier – Automata va
très loin dans la réflexion philosophique et il apparait, très rapidement, que
le synopsis est bien plus complexe et intelligent qu’on pourrait le penser de
prime abord, ce, tout en nous amenant à nous poser moult questions sur la vie,
la mort, qu’est-ce qu’être un humain, etc.
-
Action-RPG, Hack and Slash, Shoot 'em Up, Plate-forme, Metroidvania. Nombreux
sont les genres dans ce soft décidément hors-du-commun et qui vous surprendra a
de multiples reprises de par son immense diversité.
-
Des protagonistes, eux aussi, bien plus charismatiques qu’on pourrait le
penser, avec, naturellement, en tête d’affiche, 2B, la belle et dangereuse
androïde qui est bien plus qu’une simple combattante sexy en diable – certes,
il y a bien du fan service avec elle, mais bon, au fur et a mesure de l’avancée
du scénario et de son évolution, 2B devient bien plus qu’un simple objet
sexuel.
-
Un univers post-apocalyptique que l’on peut qualifier, sans exagération aucune,
de fascinant. Ainsi, que ce soit les paysages dévastés, les villes en ruines,
les quelques survivants et les nombreux robots que l’on rencontre, parcourir le
monde de Nier – Automata s’avère être
un pur régal.
-
Une bande originale tout simplement somptueuse et qui est, elle aussi, pour
beaucoup pour la réussite de ce soft. Il faut dire que nombreux sont les titres
qui marquent les esprits au cours de l’aventure et que, a de multiples
reprises, vous vous arrêterez de jouer afin d’écouter ces derniers dans leur
intégralité.
-
On aurait apprécié que ce monde ouvert soit un poil plus remplit, cependant, il
n’en reste pas moins comme étant plutôt varié et certaines zones sont tout simplement
magnifiques.
-
De multiples fins possibles et, par ailleurs, lorsque vous finissez le jeu avec
2B, vous allez le recommencer d’un autre point de vu, puis, ensuite, ce sera
repartie pour une troisième partie qui, elle, vous amènera vraiment a la véritable
conclusion.
Points
Négatifs :
-
Techniquement, on ne peut pas vraiment dire que Nier – Automata soit une grande réussite, loin de là, d’ailleurs, a
sa sortie, en 2017, il apparaissait déjà en dessous de la concurrence qui,
elle, nous proposait des graphismes nettement supérieurs. Bien entendu, on me
rétorquera que le principal n’est pas là, mais bon, il est difficile d’occulter
un tel défaut.
-
Le prologue risque d’en refroidir plus d’un ! Il faut dire que se
coltiner, sans la moindre sauvegarde, un niveau plutôt long, bourré d’ennemis
et un boss final plutôt costaud, ce, alors que l’on ne maitrise pas encore
toutes les subtilités des combats, c’est loin d’être évident. Alors certes,
scénaristiquement, je comprends ce choix, cependant, nombreux furent ceux qui
abandonnèrent ce jeu en raison de cette énorme difficulté initiale…
Ma
note : 9/10
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