Le
Silence des Agneaux
Clarice
Starling est une brillante stagiaire du FBI à l'académie de Quantico en
Virginie. Bien qu'elle n'ait pas encore terminé ses études, ses compétences
sont repérées par Jack Crawford, chef du département des sciences
comportementales. Le département est sur la brèche dans le cadre de l'enquête sur
un tueur en série sadique, surnommé Buffalo Bill par la presse, qui découpe une
partie aléatoire de la peau de ses victimes. Jack Crawford envoie Clarice
auprès du docteur Hannibal Lecter alias Hannibal le Cannibale. Ce psychopathe
est emprisonné depuis huit ans dans une cellule de très haute sécurité de
l'hôpital psychiatrique de Baltimore dirigé par le docteur Chilton. Jack
Crawford espère que Clarice pourra lui soutirer des informations capitales sur
Buffalo Bill. Hannibal Lecter a en effet une formation de psychiatre, ce qui
peut être utile pour l'enquête.
Le Silence des Agneaux
Réalisation : Jonathan
Demme
Scénario : Ted
Tally, d'après le roman de Thomas Harris
Musique : Howard
Shore
Production : Orion
Pictures, Strong Heart/Demme Production
Genre : Thriller,
Policier
Titre
en vo : The Silence of the Lambs
Pays
d'origine : Etats-Unis
Langue
d'origine : anglais
Date
de sortie : 14 février 1991
Durée : 118
mn
Casting :
Jodie
Foster : Clarice Starling
Anthony
Hopkins : Dr Hannibal Lecter
Scott
Glenn : Jack Crawford
Ted
Levine : Jame « Buffalo Bill » Gumb
Anthony
Heald : Dr Frederick Chilton
Brooke
Smith : Catherine Martin
Diane
Baker : la sénatrice Ruth Martin
Kasi
Lemmons : Ardelia Mapp
Charles
Napier : le lieutenant Boyle
Tracey
Walter : Lamar
Roger
Corman : Hayden Burke, le directeur
du FBI
Ron
Vawter : Paul Krendler
Danny
Darst : le sergent Tate
Frankie
Faison : Barney Matthews
Paul
Lazar : Dr Nicolas Pilcher,
entomologiste
Dan
Butler : Dr Paul Roden,
entomologiste
Chris
Isaak : le commandant du SWAT à
Memphis
Alex
Coleman : le sergent Jimmy Pembry
Lauren
Roselli : Stacy Hubka
Brent
Hinkley : l'officier Bob Murray
Pete
McNamara : le shérif
Perkins
Harry
Northup : M. Bimmel
Cynthia
Ettinger : le sergent
Jacobs
Bill
Miller : M. Brigham
Chuck
Aber : agent Ray Terry
Leib
Lensky : M. Lang
Kenneth
Utt : Dr Akin
Stuart
Rudin : Miggs
Gene
Borkan : Oscar
Lawrence
T. Wrentz : agent Burrows
Daniel
von Bargen : l'officier en
communication du SWAT
Tommy
Lafitte : Johnny, le tireur du SWAT
Obba
Babatundé : Tim Langbord,
le présentateur
Adelle
Lutz : Donna, la présentatrice
télé
Jeffrie
Lane : le père de Clarice
George
A. Romero : l'agent du FBI
de Memphis
Mon
avis : La première chose que l’on peut
affirmer, au sujet de ce long métrage, c’est que Le Silence des Agneaux est, ce, sans aucune discussion possible, un des
plus grands si ce n’est le meilleur thriller de la longue histoire du Septième Art,
dépassant peut-être même le fameux Seven
qui pourtant, lui, plaça la barre très haut quelques années plus tard. Il faut
dire que, dans ce film, tout est parfait, ou presque, mais commençons par le
commencement. Le Silence des Agneaux
raconte l'histoire de Clarice Starling, jeune recrue du FBI charger d'enquêter
sur un certain Buffalo Bill, un tueur en série qui dépèce le cadavre de ses
victimes avant de les abandonner. Pour l'aider dans cette enquête, elle va
consulter un individu pour le moins singulier, un psychiatre, Hannibal Lecter, tueur cannibale enfermé dans un asile et qui
prétend pouvoir lui révéler l'identité du tueur en échange d'informations sur
la vie privée de la jeune femme. Voilà un postulat de départ qui, bien entendu,
pourrait apparaitre comme étant basique de nos jours mais il faut se remettre
dans le contexte de l’époque puisque nous sommes en 1991, et se rappeler que ce
fut Le Silence des Agneaux qui ouvrit
le bal des grands thrillers psychologiques. Pour commencer, je n'aurai pas
grand-chose à dire sur la mise en scène de Jonathan Demme tant elle est simple mais
efficace, le réalisateur arrivant à faire passer des informations très concises
à travers l'image (le fait que Clarice évolue dans un environnement masculin,
en la représentant seule au milieu d'une pièce remplie d'hommes qui la
dévisagent par exemple) tout en traitant tout le long du film la notion de
folie, et plus encore celle de folie meurtrière. Le personnage de Buffalo Bill
est traité de manière pathétique, tant la quête identitaire et sexuelle du
personnage est terrifiante. Tout dans le film est filmé du point de vue des
personnages, que ce soit la descente au milieu des fous par l'agent Starling au
début du film ou le cadavre du policier éventré par Lecter et attaché en haut
de la cage du point de vue des policiers. Par ailleurs, on peut remarquer et
louer l'utilisation de plans rapprochés des visages lors des conversations
entre Clarice et Lecter, filmés en champ-contrechamp, pour immerger encore plus
le spectateur dans la folie d'Hannibal. Parlons justement de ce fameux Dr.
Lecter ; c'est simple, c'est juste l'un des plus grands méchants de toute
l'histoire du cinéma, tout simplement. Ses apparitions ne doivent couvrir
qu'une petite quinzaine de minutes du film, cependant, dès qu'il est là, force
est de constater qu’il crève littéralement l'écran. Sa monstruosité semble
dissimulée, et elle n'est jamais justifiée dans le film contrairement à Buffalo
Bill. Présenté d'abord comme un homme courtois et respectueux, il se révèle
être calculateur (son analyse psychologique de l'agent Starling, la qualifiant
de péquenaude) et psychotique (lorsqu'il évoque à Starling son menu
anthropophagique suivi de son fameux sifflement improvisé). Quand à la fameuse
scène de son évasion, que dire de plus ? Y a-t-il besoin de parler des
acteurs ? Anthony Hopkins est, bien évidement, divin, incarnant parfaitement le
personnage cannibale et crevant l'écran à chacune de ses apparitions quand à
Jodie Foster, force est de constater que celle-ci est excellente également,
même si, naturellement, face au monstre Lecter, elle ne pouvait qu’apparaitre
en retrait. Loin des effusions sanguinaires de bon nombre de films du genre, Le Silence des Agneaux est un long
métrage tout en suggestions, en manipulations, laissant au spectateur libre
court à ses interprétations les plus folles. Cependant, lorsque la violence
éclate, elle est crue, directe, franche, inexorable. La musique, elle,
participant grandement au sentiment de malaise éprouvé au fur et à mesure que
l'enquête progresse. Au final, Le Silence
des Agneaux restera comme étant un des plus grands thrillers de l’histoire
du Septième Art, une œuvre culte qui n’a absolument rien perdu de son intérêt,
trente-cinq ans plus tard et qui sera a l’origine de tout un tas d’autres films
et séries qui, finalement, lui doivent énormément – on peut, bien entendu,
citer Seven mais aussi, quelque part,
X-Files – quand au sieur Jonathan
Demme, il est évident que ce dernier n'eu besoin que d'un seul film pour
démontrer toute sa maîtrise et son talent, ce, en réussissant à dérouler son
intrigue de manière limpide et intelligente et en orchestrant ce qui restera
comme étant un des plus fascinants duels de l'histoire du cinéma…
Points
Positifs :
-
Un des plus grands si ce n’est le plus grand thriller de l’histoire du Septième
Art, tout simplement. Il faut dire que Le
Silence des Agneaux, lors de sa sortie, en 1991, aura marqué les esprits de
par son excellence, bien entendu, le film flirtant allègrement avec la
perfection de bout en bout, mais aussi, en inventant quasiment un genre a lui
tout seul, celui du thriller psychologique donc, ce qui inspirera moult
réalisateurs et scénaristes par la suite.
-
La performance exceptionnelle du sieur Anthony Hopkins qui livre ici ce qui
restera comme étant son plus grand rôle. Il faut dire que son interprétation du
terrifiant Hannibal Lecter est parfaite et qu’il est pour beaucoup pour le fait
que ce dernier soit devenu un des plus grands méchants de l’histoire du cinéma,
tout simplement.
-
Louons également la performance de Jodie Foster qui, il faut le reconnaitre,
n’est pas en reste.
-
Captivant de bout en bout, Le Silence des
Agneaux est une œuvre dérangeante, inquiétante mais également fascinante et
qui apparait comme étant nettement plus subtile qu’on pourrait le penser de
prime abord.
-
Certes, Le Silence des Agneaux n’est
pas le premier film consacré aux tueurs en série, c’est un fait, cependant,
c’est lui qui aura donné ses lettres de noblesse au genre et qui aura inspiré
bon nombre d’autres films et séries par la suite.
Points Négatifs :
-
Amateurs de courses poursuites, de scènes d’actions et d’hémoglobine, il va
falloir ronger votre frein puisque Le
Silence des Agneaux est une œuvre plus psychologique que spectaculaire, du
moins, dans le sens premier du terme.
-
Il se peut que le jeune public ait un peu de mal avec un film au ton et a
l’ambiance qui se trouve aux antipodes des productions actuelles ?
Ma note : 8,5/10
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