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lundi 25 mai 2026

Le Silence des Agneaux


Le Silence des Agneaux
 
Clarice Starling est une brillante stagiaire du FBI à l'académie de Quantico en Virginie. Bien qu'elle n'ait pas encore terminé ses études, ses compétences sont repérées par Jack Crawford, chef du département des sciences comportementales. Le département est sur la brèche dans le cadre de l'enquête sur un tueur en série sadique, surnommé Buffalo Bill par la presse, qui découpe une partie aléatoire de la peau de ses victimes. Jack Crawford envoie Clarice auprès du docteur Hannibal Lecter alias Hannibal le Cannibale. Ce psychopathe est emprisonné depuis huit ans dans une cellule de très haute sécurité de l'hôpital psychiatrique de Baltimore dirigé par le docteur Chilton. Jack Crawford espère que Clarice pourra lui soutirer des informations capitales sur Buffalo Bill. Hannibal Lecter a en effet une formation de psychiatre, ce qui peut être utile pour l'enquête.
 

Le Silence des Agneaux
Réalisation : Jonathan Demme
Scénario : Ted Tally, d'après le roman de Thomas Harris
Musique : Howard Shore
Production : Orion Pictures, Strong Heart/Demme Production
Genre : Thriller, Policier
Titre en vo : The Silence of the Lambs
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 14 février 1991
Durée : 118 mn

Casting :
Jodie Foster : Clarice Starling
Anthony Hopkins : Dr Hannibal Lecter
Scott Glenn : Jack Crawford
Ted Levine : Jame « Buffalo Bill » Gumb
Anthony Heald : Dr Frederick Chilton
Brooke Smith : Catherine Martin
Diane Baker : la sénatrice Ruth Martin
Kasi Lemmons : Ardelia Mapp
Charles Napier : le lieutenant Boyle
Tracey Walter : Lamar
Roger Corman : Hayden Burke, le directeur du FBI
Ron Vawter : Paul Krendler
Danny Darst : le sergent Tate
Frankie Faison : Barney Matthews
Paul Lazar : Dr Nicolas Pilcher, entomologiste
Dan Butler : Dr Paul Roden, entomologiste
Chris Isaak : le commandant du SWAT à Memphis
Alex Coleman : le sergent Jimmy Pembry
Lauren Roselli : Stacy Hubka
Brent Hinkley : l'officier Bob Murray
Pete McNamara : le shérif Perkins
Harry Northup : M. Bimmel
Cynthia Ettinger : le sergent Jacobs
Bill Miller : M. Brigham
Chuck Aber : agent Ray Terry
Leib Lensky : M. Lang
Kenneth Utt : Dr Akin
Stuart Rudin : Miggs
Gene Borkan : Oscar
Lawrence T. Wrentz : agent Burrows
Daniel von Bargen : l'officier en communication du SWAT
Tommy Lafitte : Johnny, le tireur du SWAT
Obba Babatundé : Tim Langbord, le présentateur
Adelle Lutz : Donna, la présentatrice télé
Jeffrie Lane : le père de Clarice
George A. Romero : l'agent du FBI de Memphis
 
Mon avis :
 La première chose que l’on peut affirmer, au sujet de ce long métrage, c’est que Le Silence des Agneaux est, ce, sans aucune discussion possible, un des plus grands si ce n’est le meilleur thriller de la longue histoire du Septième Art, dépassant peut-être même le fameux Seven qui pourtant, lui, plaça la barre très haut quelques années plus tard. Il faut dire que, dans ce film, tout est parfait, ou presque, mais commençons par le commencement. Le Silence des Agneaux raconte l'histoire de Clarice Starling, jeune recrue du FBI charger d'enquêter sur un certain Buffalo Bill, un tueur en série qui dépèce le cadavre de ses victimes avant de les abandonner. Pour l'aider dans cette enquête, elle va consulter un individu pour le moins singulier, un psychiatre, Hannibal Lecter, tueur cannibale enfermé dans un asile et qui prétend pouvoir lui révéler l'identité du tueur en échange d'informations sur la vie privée de la jeune femme. Voilà un postulat de départ qui, bien entendu, pourrait apparaitre comme étant basique de nos jours mais il faut se remettre dans le contexte de l’époque puisque nous sommes en 1991, et se rappeler que ce fut Le Silence des Agneaux qui ouvrit le bal des grands thrillers psychologiques. Pour commencer, je n'aurai pas grand-chose à dire sur la mise en scène de Jonathan Demme tant elle est simple mais efficace, le réalisateur arrivant à faire passer des informations très concises à travers l'image (le fait que Clarice évolue dans un environnement masculin, en la représentant seule au milieu d'une pièce remplie d'hommes qui la dévisagent par exemple) tout en traitant tout le long du film la notion de folie, et plus encore celle de folie meurtrière. Le personnage de Buffalo Bill est traité de manière pathétique, tant la quête identitaire et sexuelle du personnage est terrifiante. Tout dans le film est filmé du point de vue des personnages, que ce soit la descente au milieu des fous par l'agent Starling au début du film ou le cadavre du policier éventré par Lecter et attaché en haut de la cage du point de vue des policiers. Par ailleurs, on peut remarquer et louer l'utilisation de plans rapprochés des visages lors des conversations entre Clarice et Lecter, filmés en champ-contrechamp, pour immerger encore plus le spectateur dans la folie d'Hannibal. Parlons justement de ce fameux Dr. Lecter ; c'est simple, c'est juste l'un des plus grands méchants de toute l'histoire du cinéma, tout simplement. Ses apparitions ne doivent couvrir qu'une petite quinzaine de minutes du film, cependant, dès qu'il est là, force est de constater qu’il crève littéralement l'écran. Sa monstruosité semble dissimulée, et elle n'est jamais justifiée dans le film contrairement à Buffalo Bill. Présenté d'abord comme un homme courtois et respectueux, il se révèle être calculateur (son analyse psychologique de l'agent Starling, la qualifiant de péquenaude) et psychotique (lorsqu'il évoque à Starling son menu anthropophagique suivi de son fameux sifflement improvisé). Quand à la fameuse scène de son évasion, que dire de plus ? Y a-t-il besoin de parler des acteurs ? Anthony Hopkins est, bien évidement, divin, incarnant parfaitement le personnage cannibale et crevant l'écran à chacune de ses apparitions quand à Jodie Foster, force est de constater que celle-ci est excellente également, même si, naturellement, face au monstre Lecter, elle ne pouvait qu’apparaitre en retrait. Loin des effusions sanguinaires de bon nombre de films du genre, Le Silence des Agneaux est un long métrage tout en suggestions, en manipulations, laissant au spectateur libre court à ses interprétations les plus folles. Cependant, lorsque la violence éclate, elle est crue, directe, franche, inexorable. La musique, elle, participant grandement au sentiment de malaise éprouvé au fur et à mesure que l'enquête progresse. Au final, Le Silence des Agneaux restera comme étant un des plus grands thrillers de l’histoire du Septième Art, une œuvre culte qui n’a absolument rien perdu de son intérêt, trente-cinq ans plus tard et qui sera a l’origine de tout un tas d’autres films et séries qui, finalement, lui doivent énormément – on peut, bien entendu, citer Seven mais aussi, quelque part, X-Files – quand au sieur Jonathan Demme, il est évident que ce dernier n'eu besoin que d'un seul film pour démontrer toute sa maîtrise et son talent, ce, en réussissant à dérouler son intrigue de manière limpide et intelligente et en orchestrant ce qui restera comme étant un des plus fascinants duels de l'histoire du cinéma…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands si ce n’est le plus grand thriller de l’histoire du Septième Art, tout simplement. Il faut dire que Le Silence des Agneaux, lors de sa sortie, en 1991, aura marqué les esprits de par son excellence, bien entendu, le film flirtant allègrement avec la perfection de bout en bout, mais aussi, en inventant quasiment un genre a lui tout seul, celui du thriller psychologique donc, ce qui inspirera moult réalisateurs et scénaristes par la suite.
- La performance exceptionnelle du sieur Anthony Hopkins qui livre ici ce qui restera comme étant son plus grand rôle. Il faut dire que son interprétation du terrifiant Hannibal Lecter est parfaite et qu’il est pour beaucoup pour le fait que ce dernier soit devenu un des plus grands méchants de l’histoire du cinéma, tout simplement.
- Louons également la performance de Jodie Foster qui, il faut le reconnaitre, n’est pas en reste.
- Captivant de bout en bout, Le Silence des Agneaux est une œuvre dérangeante, inquiétante mais également fascinante et qui apparait comme étant nettement plus subtile qu’on pourrait le penser de prime abord.
- Certes, Le Silence des Agneaux n’est pas le premier film consacré aux tueurs en série, c’est un fait, cependant, c’est lui qui aura donné ses lettres de noblesse au genre et qui aura inspiré bon nombre d’autres films et séries par la suite.

Points Négatifs :
- Amateurs de courses poursuites, de scènes d’actions et d’hémoglobine, il va falloir ronger votre frein puisque Le Silence des Agneaux est une œuvre plus psychologique que spectaculaire, du moins, dans le sens premier du terme.
- Il se peut que le jeune public ait un peu de mal avec un film au ton et a l’ambiance qui se trouve aux antipodes des productions actuelles ?

Ma note : 8,5/10

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