Les Enfants de Húrin
Les
Enfants de Húrin
Deux
frères humains de la maison de Hador, Húrin et Huor, sont sauvés par les Aigles
d'une troupe d'Orques qui les pourchassait. Ils sont conduits au royaume
elfique de Gondolin, caché au cœur des montagnes du Crissaegrim. Le roi Turgon
leur réserve un accueil chaleureux, mais au bout d'un an, les frères souhaitent
revoir les leurs. Bien que la loi de Gondolin interdise à ses résidents de
quitter la ville, afin que Morgoth, le Seigneur Ténébreux, ne puisse découvrir
son emplacement, Turgon accepte de les laisser partir. Cinq ans après le retour
de Húrin, son épouse Morwen met au monde un fils, Túrin. C'est encore un enfant
lorsque son père les quitte pour partir à la guerre. Nírnaeth Arnoediad,
la « bataille des Larmes Innombrables », se solde par un désastre
pour les armées des Elfes et des Hommes, malgré la participation des Elfes de
Gondolin, sortis pour la première fois de leur cité. Huor est tué en couvrant
la retraite de Turgon, mais Húrin est fait prisonnier. Morgoth ne parvient pas
à lui faire avouer la position de Gondolin, et pour le punir, il l'installe au
sommet du Thangorodrim, le massif montagneux qui surplombe sa forteresse
d'Angband, et le condamne à assister aux effets de la malédiction lancée sur
les siens.
Les Enfants de Húrin
Auteur
: J.
R. R. Tolkien
Type
d'ouvrage : Fantasy
Première
Parution : 17 avril 2007
Edition
Poche : 10 octobre 2024
Titre en
vo : The
Children of Húrin
Pays
d’origine : Grande-Bretagne
Langue
d’origine : Anglais
Illustrations : Alan
Lee
Traduction : Delphine
Martin
Editeur : Bourgois
Nombre
de pages : 344
Mon
avis : Après vous avoir proposé, en guise
de premières critiques sur ce blog, la célèbre trilogie du sieur John Ronald
Reuel Tolkien, Le
Seigneur des Anneaux puis d’autres œuvres du maitre comme Le Hobbit, Le
Silmarillion et Contes
et Légendes Inachevés, je m’attaque à présent à un ouvrage que l’on
peut qualifier sans peine de particulier, Les Enfants de Húrin.
Annoncé en grandes pompes en 2007, ce roman, en fait, n’était pas aussi nouveau
que le lecteur lambda pourrait le penser de prime abord puisque les amateurs de
Tolkien connaissaient déjà les péripéties du charismatique et maudit Túrin par
le biais du Silmarillion, bien entendu, mais, également, avec une
version plus longue dans Les Contes et Légendes Inachevés.
Cependant, histoire de justifier l’existence de ce nouveau roman, dans Les
Enfants de Húrin, nous avons enfin l’intégralité du texte de la destinée de
la descendance de Húrin, ou, du moins, sa version la plus complète sans que
l’on soit obligé de jongler entre différents ouvrages. Bref, dans le fond, tout
cela n’est pas bien nouveau, il faut le reconnaitre, cependant, malgré une
certaine méfiance pour le moins justifiable vis-à-vis de cet ouvrage, force est
de constater que, assez rapidement, il est difficile de ne pas se laisser
prendre au jeu. Bien entendu, il faut rappeler que l’histoire de Túrin est sans
nul doute l’un des grands moments du Silmarillion (œuvre qui,
pourtant, en possède plusieurs) et que sa destinée, dramatique, est digne des
plus grandes tragédies grecques. Ensuite, cette version complète se lit avec
grand plaisir et que l’on soit un parfait néophyte ou un connaisseur de
l’univers de Tolkien, je pense ne pas me tromper en affirmant que chacun y
trouvera son compte. Bien évidemment, par moments, on pourra regretter certains
raccourcis ici ou là tandis que d’autres passages sont bien plus développés, cependant,
comme Tolkien nous avait malheureusement quittés avant de finaliser Le
Silmarillion tel qu’il se l’imaginait, tous les textes publiés depuis
son décès par son fils Christopher ne pouvaient qu’être, fatalement, plus ou
moins incomplets. Cependant, il apparait grandement que Les Enfants de
Húrin n’est pas qu’une vulgaire opération commerciale comme on aurait
pu le penser de prime abord mais, tout simplement, la version finale et
définitive de l’une des histoires les plus réussies de Tolkien :
dramatique, sans aucun espoir pour ses protagonistes principaux, riche en
événements et en têtes d’affiches et magnifiquement illustré par le grand Alan
Lee, c’est un pur bijou pour tout amateur du maitre et qui, par la force des
choses, se doit donc d’être lu par ceux-ci…
Points
Positifs :
- En
partant d’un matériel plutôt connu depuis longtemps, cette version n’en reste
pas moins indispensable et ce, pour deux raisons : tout d’abord, les
familiers des œuvres de Tolkien trouveront dans Les Enfants de Húrin la
version des aventures de Túrin la plus complète qui soit, de plus, les
néophytes, eux, rentreront facilement dans l’histoire, en tous cas, bien plus
facilement que si c’était Le Silmarillion, ouvrage qui,
reconnaissons-le, n’est pas simple d’accès.
-
Digne des grandes tragédies grecques, Les Enfants de Húrin se
délecte avec plaisir par des lecteurs totalement captivés par ses protagonistes
maudits par le destin et par ce Túrin qui réussit tout de même l’exploit, à
chaque fois qu’il a le choix, de choisir le mauvais.
-
Un casting tout bonnement exceptionnel et que les familiers du Silmarillion retrouveront
avec plaisir : Thingol, Turgon, Melian, Beleg a l’Arc de Fer, Morghot, Húrin,
etc.
-
Les illustrations d’Alan Lee, bien entendu, qui rehaussent l’intérêt que l’on
peut avoir vis-à-vis de cet ouvrage.
Points
Négatifs :
-
Reconnaissons tout de même que tout cela n’est pas vraiment nouveau et que les
familiers de Tolkien connaissent cette histoire depuis des décennies.
-
Tolkien n’ayant jamais finis tous ses textes sur le Premier Age (et ils sont
légions), ceux-ci se composent du coup de différentes versions, plus ou moins complètes
et, du coup, même ces Enfants de Húrin n’échappent pas à la
règle avec des passages où abondent des raccourcis et moins complets que
d’autres.
Ma
note : 8,5/10
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