Le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi
Le
Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi
La
guerre a éclaté, Aragorn appelle l'Armée des Parjures à accomplir leurs anciens
serments. Le temps presse, Minas Tirith est assiégée et les renforts sont si
loin. Alors commence une bataille démesurée où se mêlent les Nazgûl, Gandalf,
des Hobbits, la folie, le désespoir, le courage, et un rayon de soleil au son
d'un écho de cor dans les montagnes. Mais dans cette guerre, la victoire ne se
gagne pas sur les champs de bataille, tous les espoirs des Peuples Libres
portent sur les épaules fatiguées de deux Hobbits...et sur le souffle du destin
qui prend des allures inattendues.
Le Seigneur des Anneaux – Le Retour du Roi
Auteur
: J.
R. R. Tolkien
Type
d'ouvrage : Fantasy
Première
Parution : 20 octobre 1955
Edition
Poche : 06 novembre 2025
Titre en
vo : The
Lord of the Rings – The return of King
Pays
d’origine : Grande-Bretagne
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : Daniel
Lauzon
Editeur : Bourgois
Nombre
de pages : 560
Mon
avis : Après coup, je dois reconnaitre que
cette énième relecture de ce qui est sans nul doute la plus grande œuvre de
Fantasy du vingtième siècle, et, sans aucune discussion possible, l’une des
plus importantes du genre, je veux bien évidement parler du Seigneur
des Anneaux du sieur John Ronald Reuel Tolkien
aura été bien plus longue que je le prévoyais. Il faut dire que j’avais lu et
relu tant de fois cette trilogie, connaissais certains passages presque par
cœur que, par moments, j’avais presque eu un peu de mal à poursuivre cette
dernière. Pourtant, et malgré un certain passage à vide pendant le second
tome, Les
Deux Tours (particulièrement le Livre III), pour ce qui fut de la
suite, et donc, de ce Retour du Roi, ce fut une toute autre
histoire. Il faut dire que cet épilogue, encore aujourd’hui, se lit quasiment
d’une traite et apparait comme étant d’une richesse impressionnante :
ainsi, entre la description de la guerre au Gondor, dans le Livre V, qui
fourmille d’événements marquants et de scènes inoubliables en tous genres –
comment ne pas mettre en avant la charge des Rohirims, l’affrontement entre
Eowyn et le Seigneur des Nazgûls ou le bucher de Denethor – et la fin de la
quête du porteur de l’Anneau, dans le Livre VI, qui s’achève, comme chacun
sait, par la chute de Gollum dans la lave de la Montagne du Destin, ce qui
entraine la destruction de l’Anneau et la fin de Sauron, Tolkien a su nous
offrir une fin tout bonnement magistrale a son œuvre. Bien évidemment, au vu
des deux premiers romans, on se doutait que celle-ci ne décevrait pas, mais
même après moult relectures, comment ne pas reconnaitre que celle-ci est tout
simplement parfaite !? Surtout que, contrairement aux films, décidément
excellents mais bien imparfaits, l’intrigue ne s’achève pas avec la chute de
Sauron mais avec Le nettoyage de la Comté, chapitre oh combien
important et, au demeurant, réussi ; car alors que l’on croyait le mal
parti a jamais, nos héros, de retour chez eux, auront une bien mauvaise
surprise… Ajoutons à cela les divers appendices qui concluent l’œuvre et qui
apportent un plus à la connaissance générale de l’univers crée par
Tolkien : historique des événements depuis le début du Second Age, arbres
généalogiques, quid du sort des membres de la Communauté… décidément, ceux-ci
sont tout bonnement indispensables ! Oui, comme cette œuvre, intemporelle,
inoubliable et qui, sans aucune exagération, modifia a jamais la face du monde…
du moins, pour ce qui est de la Fantasy.
Points
Positifs :
- Ce
troisième tome est non seulement dans le lignée de ses prédécesseurs mais, qui
plus est, est une formidable conclusion a une œuvre tout bonnement
géniale ; et je pèse mes mots. Mais bon, depuis le temps qu’elle est
sortie et connus de tous, ou presque, ce n’est plus une surprise.
-
Le siège de Minas Tirith, la charge des Rohirims, le combat entre Eowyn et le
Seigneur des Nazgûls, le bucher de Denethor, la destruction de l’Anneau dans la
Montagne du Destin, le nettoyage de la Comté : tout un tas de scènes et de
chapitres marquants et inoubliables.
-
Vous vous attendiez à ce que Frodon soit un héros jusqu’au bout ? Mais
arrivé au moment propice, il refuse de jeter l’Anneau, bref, il a failli…
heureusement Gollum… Quoi qu’il en soit, beau petit coup de théâtre de la part
de Tolkien.
-
Justement, pour ceux qui ne connaitraient que la version cinématographique
du Seigneur des Anneaux, qu’ils se jettent sur les romans, car
ceux-ci sont plus complets, bien entendu, mais surtout pour Le
nettoyage de la Comté, un pur petit bijou, totalement inattendu et qui
conclut fort bien l’intrigue.
-
Les divers appendices, fort intéressants et instructifs qui ne pourront que
ravir les plus mordus de Tolkien.
-
Les illustrations d’Alan Lee qui sont, incontestablement, un plus pour cette
édition.
Points
Négatifs :
-
Le principal problème qui se pose dans la structure même du Seigneur
des Anneaux, c’est qu’à partir du moment où la Communauté de l’Anneau se
sépare, à la fin du premier tome, on suit alternativement deux
groupes : Gandalf et compagnie d’un côté, Frodon et Sam de l’autre, or, il
se passe bien plus de choses pour les premiers que pour les seconds qui, la
plupart du temps, il faut bien le reconnaitre, ne font que marcher…
-
Du coup, le début du Livre VI n’est pas le plus enthousiasmant de
l’œuvre : Frodon et Sam marchent, se lamentent, se reposent, discutent
puis remarchent, etc. Mouais, pas évidant comme passage…
Ma
note : 9,5/10
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