Zuma
Neil
Young
1
- Don't Cry No Tears (Neil Young) 2:34
2
- Danger Bird (Neil Young) 6:54
3
- Pardon My Heart (Neil Young) 3:49
4
- Lookin' For a Love (Neil Young) 3:17
5
- Barstool Blues (Danny Whitten/Neil Young) 3:02
6
- Stupid Girl (Neil Young) 3:13
7
- Drive Back (Neil Young) 3:32
8
- Cortez the Killer (Neil Young) 7:29
9
- Through My Sails (Neil Young) 2:41
Zuma
Musicien
: Neil
Young
Parution
: 10 novembre 1975
Enregistré : 16
juin 1974 – 29 août 1975
Durée : 36:34
Genre
: Rock,
Blues Rock
Producteur : Neil
Young, David Briggs et Tim Mulligan
Label
: Reprise
Records
Musiciens :
Neil Young : guitares, chant
Billy Talbot : guitare basse, chœurs, chant
Ralph Molina : batterie, chœurs, chant
Frank Sampedro : guitare rythmique
Tim Drummond : basse
David Crosby : chant
Stephen Stills : basse, chant
Graham Nash : chant
Russ Kunkel : congas
Mon
avis : Suite de la discographie pour le
moins pléthorique du sieur Neil Young avec ce huitième album, Zuma,
paru en 1975, ce, après une période assez sombre dans la vie du Loner et qui
avait vu ce dernier nous pondre trois opus qui s'étaient avérés être pour le moins déstabilisants pour
les fans de la première heure, Time
Fades Away, On the Beach
et Tonight's
the Night, une série d’albums qui, plus tard, sera surnommé la Ditch
Trilogy. Assez curieusement, depuis trois décennies que je connais cet opus, Zuma m’a
toujours laissé une impression plutôt mitigée, comme si je n’arrivais pas, même
au bout de tant d’écoutes, a me faire une opinion bien précise au sujet de cet
album. D’un coté, je reconnais que celui-ci est assez bon, comportant des
titres assez réussis, dont certains inoubliables, comme, par exemple, Drive
Back ou surtout Cortez the Killer, cependant, d’un point
de vu personnel, je ne suis jamais très motivé a l’écouter, hésitant toujours
fort longuement à mettre le CD dans le lecteur, comme si celui-ci allait me
mordre. Ou, plus sérieusement, comme si ce disque était trop moyen pour mériter
une écoute attentive. Alors que, en toute franchise, il n’en est rien. En effet, Zuma,
même si ce n’est pas un album extraordinaire, il faut bien le reconnaître, vaut
largement le détour puisque celui-ci est composé de bons titres, assez rocks,
au son assez brut, assez différent de ses prédécesseurs mais qui, malgré mes
éternels doutes, s’écoute assez bien. Curieusement, je ressens les mêmes choses
pour la chanson phare de l’album, je veux, bien entendu, parler du fabuleux Cortez
the Killer. A chaque fois, pendant des mois, je vais me dire que
finalement, ce titre n’est pas si génial que ça et puis, finalement, lorsque je
l’écoute, et que la longue intro débute et se prolonge langoureusement, je
change instantanément d’avis et je ne peux que me dire que celle-ci est une
putain de bonne chanson ! Au final, je sais pertinemment que Zuma ne
sera jamais mon disque préféré, mais, néanmoins, il recèle bon nombre de titres
de qualités et son écoute se révèle assez agréable. Neil Young, moins dépressif
que sur ses opus précédents apparaît
toujours aussi en forme, ce, pour notre plus grand plaisir, et puis, il y a
ce Cortez the Killer, et rien que pour ce titre, le disque vaut le
déplacement. Par contre, il est difficile de ne pas reconnaitre que Zuma possède un immense défaut, un
défaut qui est peut-être à l’origine de mes sentiments pour le moins
ambivalents vis-à-vis de cet album, je veux, bien entendu, parler de sa
pochette ; mais qu’est-ce qui a pris a Neil Young de nous avoir pondu un
truc aussi moche !?
Points
Positifs :
- Après
une période très sombre dans la vie et la discographie de Neil Young, Zuma apparait
comme étant un opus nettement plus enjoué et accessible. Il faut dire que, s’il
n’est pas parfait et marque moins les esprits que ses prédécesseurs, l’album
n’en reste pas moins de très bon niveau et possède suffisamment de bonnes
chansons pour satisfaire les fans du Loner.
- Cortez
the Killer, sans nul doute une des toutes meilleures chansons de la
carrière de Neil Young, bien entendu, véritable réquisitoire a l’encontre de ce
triste sire de conquistador espagnol.
-
Des titres comme Drive Back, Danger Bird ou Don't
Cry No Tears sont de très bonnes chainons. Quand au reste de l’album,
il n’est pas dénué d’intérêt.
-
Le plaisir pour les vieux fans de Crosby, Stills, Nash & Young de retrouver
les quatre hommes sur un titre, Through My Sails.
Points
Négatifs :
- Si Zuma est
un bon disque, indéniablement, il est évidant qu’il marque nettement moins les
esprits que ses prédécesseurs immédiats, plus sombres, ou que ce que fera Neil
Young par la suite.
-
Sans aucun doute une des pochettes les plus moches de toute la discographie du
Loner ! Mais qu’est-ce que c’est que cette daube !?
Ma
note : 7,5/10
Squid
Game – Saison 1
456
personnes, qui ont toutes de très grosses difficultés financières dans la vie,
sont invitées à prendre part à une mystérieuse compétition. Dans celles-ci, les
joueurs doivent participer à ce qui ressemble à priori à une série de jeux
traditionnels pour enfants, sauf que, dès les premières minutes du premier jeu
– Un, deux, trois, Soleil – les perdants sont impitoyablement abattus. Les
autres concurrents comprennent rapidement que, s’ils veulent empocher le
pactole final de 45,6 milliards de wons – environ 32 millions d'euros – les
choses vont être nettement plus compliquées que prévu et que la mort pourrait
bien être leur seule récompense…
Squid Game – Saison 1
Réalisation
: Hwang Dong-hyeok
Scénario
: Hwang Dong-hyeok
Musique : Jung
Jae-il
Production : Siren
Pictures Inc
Genre : Thriller,
Action, Drame
Titre
en vo : Ojing-eo Geim
Pays
d’origine : Corée du Sud
Chaîne
d’origine : Netflix
Diffusion
d’origine : 17 septembre 2021
Langue
d'origine : coréen, anglais
Nombre
d’épisodes : 9 x 55 minutes
Casting :
Lee
Jung-jae : Seong Gi-hun (no 456)
Park
Hae-soo : Cho Sang-woo (no 218)
Yeong-Su
oh : Oh Il-nam (no 001)
Jung
Ho-yeon : Kang Sae-byeok (no 067)
Heo
Sung-tae : Jang Deok-su (no 101)
Anupam
Tripathi : Abdul Ali (no 199)
Kim
Joo-ryoung : Han Mi-nyeo (no 212)
Yoo
Sung-joo : Byeong-gi (no 111)
Kim
Yun-tae : no 069
Gong
Yoo : le recruteur des participants au Jeu
Wi
Ha-joon : Hwang Jun-ho, le policier
Kim
Young-ok : la mère de Gi-Hun
Jo
A-in : Seong Ga-yeong, fille de Gi-Hun
Park
Si-wan : Kang Cheol, le frère de Sae-Byeok
Mon
avis : Cela avait été, sans aucune
discussion possible, un des événements majeurs de l’année 2021 du coté de chez Netflix et,
dans un sens nettement plus large, du coté du petit monde des séries, genre
qui, comme chacun sait, a pris, depuis une bonne décennie, une importance de
plus en plus grande au point même que les meilleures productions du genre
rivalisent sans peine avec le genre cinématographique. De quoi est-ce que je
parle ? Mais de Squid Game, bien évidement, une série coréenne
qui, depuis la sortie de sa première saison, a la rentrée 2021, jusqu’à sa
conclusion, à l’été 2025, aura connu un succès monstrueux un peu partout dans
le monde, au point même que certains, peut-être un peu trop hâtivement, aient
conclu que l’on tenait là un pur chef d’œuvre comme il y en existe pas tant que
cela et, tout simplement, une des meilleures séries de la décennie écoulée ce
qui, selon moi, est pour le moins exagéré. Mais alors, le jeu en valait-il la
chandelle ? Squid Game est-il bel et bien le chef d’œuvre
annoncé ? Ma foi, disons que, après visionnage de la chose, je serais loin
d’être aussi enthousiaste. Cependant, avant cela, n’allez pas croire que je
fais parti de ce genre d’individus qui se plaisent et se complaisent à
dézinguer tout azimuts chaque film, chaque série, chaque jeu à succès, ce, uniquement
pour, soit disant, se démarquer de la norme. Non, je ne suis pas fait du même
bois et, par ailleurs, si je dois être tout à fait franc, j’ai bien aimé Squid
Game et oui, je reconnais que la série du sieur Hwang Dong-hyeok est
plutôt pas mal dans l’ensemble. Après, je ne peux, en aucune façon, être
dithyrambique a l’égard de celle-ci, car bon, comment dire, Squid Game,
à bien y regarder, ce n’est qu’une énième version d’un concept éculé et dont
l’un des tous premiers représentants reste le superbe Battle Royale de
Kinji Fukasaku – avec l’inimitable Takeshi Kitano – et qui date déjà du tout
début des années 2000. Bien entendu, l’élève ne dépasse en aucune manière le
maitre, mais bon, je peux concevoir que la nouvelle génération qui ne connait
probablement pas Battle Royale mais qui est abreuver depuis
longtemps à des films, des séries ou des jeux dont le concept est identique ne
pouvait qu’adhérer à une œuvre comme Squid Game qui à pour
elle deux énormes avantages : elle représente la quintessence du genre et,
surtout, c’est une réussite indéniable, cela, on ne peut pas le nier. Qui plus
est, en se prenant moins au sérieux que ses équivalents nippons ou nord-américains,
la série de Hwang Dong-hyeok peut rameuter un plus large public, ce, même s’il
faut relativiser les choses : après tout, Squid Game reste
une série où l’hémoglobine coule à flots et où certaines situations sont pour
le moins dures. Autre point positif, les protagonistes qui sont plutôt
charismatiques – y compris les seconds rôles – et l’absurdité de certains jeux
qui dénotent totalement avec la mortalité générale de chaque épreuve.
Cependant, pour un vieux de la vieille dans mon genre qui en a vu d’autres, Squid
Game sent un peu le déjà-vu et propose, finalement, très peu de
véritables nouveautés à proprement parler : certes, c’est une bonne série,
certes, certains passages sont oh combien jouissifs, certes, tout cela tient
parfaitement la route mais bon, de là a en faire un chef d’œuvre, la série de
la décennie, le maitre étalon du genre ?! Allons bon, ne poussons pas la
plaisanterie aussi loin…
Points
Positifs :
-
Le genre des battle royales est à la mode depuis quelques années et, quelque
part, Squid Game en est un de ses plus beaux représentants et,
accessoirement, comme un aboutissement terriblement intelligent de ces fictions
de survies où, à la fin de multiples épreuves mortelles, il n’en restera plus
qu’un. Bref, si vous êtes fans du genre, cette série ne pourra que vous
plaire !
-
Des protagonistes plutôt charismatiques et qui marquent suffisamment les
esprits pour que l’on prenne plaisir à les suivre tout au long des diverses
épreuves. Bien évidement, certains sont naturellement mis en avant mais même
les seconds couteaux méritent le détour, ce qui est toujours une bonne chose.
-
Pour ce qui est du casting, celui-ci est quasiment uniquement coréen et je le
connais fort mal, cependant, il faut reconnaitre que, dans l’ensemble, celui-ci
est plutôt bon.
-
Le contraste entre l’absurdité des épreuves proposées – ce sont des jeux pour
enfants – et la dangerosité de ces derniers est une des bonnes idées de cette
série. De même, les décors flashies au possible apportent une touche plutôt
appréciable à l’ensemble.
-
Scénaristiquement, c’est plutôt pas mal et l’on regarde avec plaisir les neuf
épisodes qui composent cette série. D’ailleurs, Squid Game est
moins sérieux que certains de ses équivalents du même genre, ce qui n’est pas
une mauvaise chose…
Points
Négatifs :
-
Indéniablement, Squid Game est une bonne série et dans le
genre des battle royales, c’est un des tous meilleurs, cependant, il faut
savoir relativiser les choses et reconnaitre que cette série n’apporte
quasiment aucune véritable nouveauté à un genre un peu trop présent dans les
médias populaires ces dernières années. Bref, tout cela est loin d’être
original.
-
Quasiment aucun suspens quand aux protagonistes qui sont encore en vie dans les
dernières épreuves – fatalement, ce sont ceux que l’on voit le plus à l’écran
depuis le début…
-
Les VIP sont tout bonnement ridicules et représentent une des plus mauvaises
idées de cette série, quand à leurs masques en forme de têtes d’animaux, que
dire si ce n’est qu’ils sont absurdes !?
-
Certaines exagérations scénaristiques, par moments, nuisent un peu à la crédibilité
de l’ensemble.
Ma
note : 7,5/10
L’Attaque
des Titans – Tome 7
Il
y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a
été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans.
Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés
par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers
rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein
de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se
pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où
surgit un Titan Colossal… Le Bataillon d’Exploration arrive au mur Maria pour
reboucher, grâce à la faculté de durcissement d’Eren, la partie détruite cinq
ans plus tôt par les titans. L’opération réussit, mais alors qu’ils s’apprêtent
à passer à la phase suivante, l’ennemi surgit et bloque leur seule voie de
repli. Une bataille décisive s’engage à présent !
L’Attaque des Titans – Tome 7
Scénariste
: Hajime
Isayama
Dessinateur : Hajime
Isayama
Genre : Shōnen
Type
d'ouvrage : Fantastique, Action
Titre
en vo : Shingeki no Kyojin vol.7
Parution
en vo : 08 avril 2016
Parution
en vf : 29 novembre 2017
Langue
d'origine : Japonais
Éditeur : Pika
Édition
Nombre
de pages : 576
Mon
avis : On ne va pas se mentir, même si,
depuis ses débuts, L’Attaque
des Titans, manga oh combien culte du sieur Hajime
Isayama et sans aucun doute un des plus marquants de ces dix dernières années,
frôlait avec l’excellence, force est de constater que le sixième
volet de l’intégrale de la saga nous avait un peu
laissé dubitatif. Trop bavard, bourré de scènes qui n’apportaient pas
grand-chose à l’intrigue et qui nous donnaient l’impression que l’auteur
tournait en rond, ce, a quoi il faut ajouter une action qui brillait par une
quasi-absence, ce tome avait de quoi décevoir légèrement bon nombre de fans de
la première heure qui, malgré toutes les révélations assénées, regrettaient un
peu la folie furieuse des débuts. Fort heureusement, les dernières pages
laissaient présager le retour d’affrontements pour le moins spectaculaires et,
accessoirement, ceux des Titans, ce qui fut confirmé de la plus belle des
manières dans cette nouvelle intégrale du manga. Pourtant, les choses
débutaient plutôt mal avec un énième affrontement entre nos héros et Reiner –
le Titan Cuirassé – qui sentait le déjà-vu à plein nez. Fort heureusement,
celui-ci n’est pas seul et entre la présence de Berthold – le Titan Colossal –
et le Titan Bestial – qui possède donc un lien de famille avec Eren – force est
de constater que cet affrontement a des allures, par moments, de combat final entre
tout ce petit monde ! Cependant, le meilleur était encore à venir :
pris en tenailles par le Titan Bestial d’un coté et la menace représentée par
le Colossal de l’autre, le Major Erwin et les siens, afin de donner une chance
a Livaï de terrasser de terrasser le Bestial, décident se ce sacrifier dans une
charge pour le moins héroïque et spectaculaire. Bien évidement, la mort est au
rendez vous pour l’un des protagonistes majeurs du manga, le fameux et
charismatique Major Erwin et, ma foi, cette disparition marque les esprits. Mais
à peine avons-nous le temps de pleurer ce dernier que tout s’emballe, que
d’autres protagonistes perdent la vie dans ce formidable jeu de massacre, y
compris, certains pour le moins inattendus. Et tandis que Livaï massacre littéralement
le Titan Bestial mais ne réussit pas à lui porter le coup de grâce, Berthold se
fait tuer ainsi que Armin ! Cependant, il reste une chance de sauver un de
nos deux héros, mourants, et il faut louer la maitrise scénaristique du sieur
Isayama qui nous offre quelques passages dramatiques qui marquent les esprits,
les compagnons de Major Erwin et d’Armin n’étant pas, naturellement, d’accord
entre eux. Cela nous voudra une opposition forte entre Livaï d’un coté, Eren et
Mikasa de l’autre, pleine de tensions mais oh combien compréhensible surtout
que les deux avis se justifient. Bien évidement, et sans faire de grand
spoilers, Livaï finira par choisir Armin et il nous faudra donc faire nos
adieux, définitifs cette fois, au Major Erwin, personnage charismatique qui
nous manquera, indéniablement. Mais si, rien que pour ce choix, oh combien
dramatique, ce volume méritait une note élevée, la suite rehausse le niveau
alors que l’on ne croyait pas – encore une fois – la chose possible : bien
évidement, depuis le temps que l’on se demandait ce que dissimulait la fameuse
cave de l’ancienne demeure d’Eren, le fait de le découvrir est tout sauf un
événement anodin, et là, pas de déception mais une énorme, que dis-je, une
colossale surprise au vu de ce que l’on apprend au sujet du passé
de Grisha Jäger, de la véritable histoire de l’humanité et des Titans,
mais aussi, de ce qu’il y a bien au-delà des Murs, car oui, l’humanité n’a pas
été éradiquée par les Titans, contrairement a ce que l’on croyait depuis le premier
volume de la saga… Bref, que de bouleversements dans ce septième tome
de L’Attaque des Titans avec son lot de révélations, de
surprises mais aussi, toutes les questions que cela entraine, bien entendu…
Points
Positifs :
- Une
fois de plus, ce nouveau volet de L’Attaque des Titans confirme
tout le bien que l’on pensait de ce manga. Certes, tout n’est pas parfait mais,
scénaristiquement parlant, Hajime Isayama possède un don certain pour nous
proposer une intrigue captivante et bourrée de retournements de situations qui
font que, une fois que l’on accroche à l’intrigue, on oublie les dessins et les
quelques défauts pour être tenus en haleine de la première à la dernière
page !
-
Probablement un des meilleurs volets de L’Attaque des Titans, tout
simplement ! Il faut dire qu’entre la mort du Major Erwin, celle de
Berthold et le sort réservé à Armin, nombreuses sont les scènes dramatiques qui
parsèment cet album et qui marquent les esprits.
-
Qui faut-il sauver ? Erwin ou Armin ? Cela nous donne quelques scènes
de grandes tensions entre nos héros où le mangaka fait preuve de tout son
talent narratif.
-
La révélation finale sur Grisha Jäger et le véritable sort de l’humanité a de
quoi en surprendre plus d’un, surtout que celle-ci remet absolument tout en
question !
-
Si l’on pouvait se plaindre, dans le volet précédent, d’un manque d’action
certain, force est de constater que l’on est servis ici.
-
Une édition intégrale de fort belle qualité qui rend justice au manga et qui,
ma foi, est tout simplement indispensable pour les fans de celui-ci.
Points
Négatifs :
-
Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes, le gros point
faible de L’Attaque des Titans, c’est sa partie graphique qui est,
incontestablement, problématique. Certes, Hajime Isayama s’est amélioré depuis
les débuts du manga, mais bon, ce n’est pas encore exceptionnel, loin de là…
-
Même si je trouve que le Major Erwin méritait une belle mort, héroïque, ce
qu’il a eut, quelque part, l’intensité aurait été plus importante si Armin
passait lui aussi l’arme a gauche.
Ma
note : 8,5/10
Le
Cycle de Fondation – Fondation
En
ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi
étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que
l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle
permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de
l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans.
Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener
à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les
connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et
puissants détracteurs...
Le Cycle de Fondation – Fondation
Auteur
: Isaac
Asimov
Type
d'ouvrage : Science-Fiction
Première
Parution : 10 mai 1951
Edition
Française : 26 mars 2009
Titre en
vo : Foundation
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : Jean
Rosenthal
Editeur : Folio
SF
Nombre
de pages : 416
Mon
avis : Il est difficile de ne pas reconnaitre
que, cette fois ci, je m’attaque a du lourd, a du très lourd même car il me
semble inutile de rappeler, sauf pour les néophytes du genre, que le Cycle
de Fondation est l’un des monuments de la littérature fantastique,
peut être même le plus grand cycle de SF de tous les temps, rien que ca ! Et
pourtant, au cours de ma vie, j’en ai lu des bouquins, et pas des moindres,
d’ailleurs, il suffit de jeter un petit coup d’œil rapide a mes lectures depuis
les débuts de ce blog pour le constater. Cependant, rarement je me suis attaqué
à une telle œuvre, sur laquelle tout le monde est d’accord, ou presque, une
œuvre culte, sans discussion possible, qui truste depuis des décennies les
premières – la première – places de bon nombre de classements. D’ailleurs, à ce
petit jeu là, Fondation serait à la SF ce que Le
Seigneur des Anneaux est à la Fantasy, et, sur ce point, l’on peut
rapprocher, malgré, bien entendu, les nombreuses différences, les deux auteurs, le grand Isaac
Asimov au non moins célèbre John Ronald Reuel Tolkien. Chacun dans son genre,
et dans son style, ayant sut créer à la fois des œuvres intemporelles, mais
aussi un univers, cohérent, riche, renouvelant les genres et posant même les
bases de la SF et de la Fantasy pour des décennies de suiveurs et de copieurs à
venir. Ceci étant dit, il est temps, à présent, de commencer la critique à proprement parler.
Intitulé, sobrement, Fondation, le premier tome de ce cycle fut
plus que conforme à mes attentes, voir, presque, il les aura dépasser. Ainsi,
prenez une œuvre, quelle qu’elle soit et peu importe le genre, lorsque vous en
avez tellement entendu parler depuis des années et des années, lorsque tout le
monde est d’accord pour reconnaître ses immenses qualités, et que, bien souvent,
l’on s’en fait tout un plat, au final, on en attendait tellement que l’on ne
peut s’empêcher d’être un peu déçu. Or, avec Fondation, ce n’est
absolument pas le cas, bien au contraire ! D’un autre coté, peut-on véritablement
en être étonné ? En toute sincérité, pas vraiment. En effet, si de nos jours,
un nom comme Tolkien est bien plus célèbre et respecté, ce ne fut pas toujours
le cas et les amateurs de la chose fantastique savent parfaitement a quel point
le nom d’Asimov restera au firmament de la littérature SF. Voilà donc un homme,
juif d’origine russe, naturalisé américain en 1928, qui, dans son autre cycle
majeur, Les Robots, nous a tout bonnement pondu ce que l’on appelle
les Trois Lois de la Robotique, lois que tout amateur du genre a un jour ou
l’autre entendu parler, mais pas seulement puisque ces fameuses lois («
Un robot ne peut porter atteinte à un être humain… ») en plus d’apparaître
souvent dans d’autres œuvres, pourraient bien, un jour, être mises en
application dans le monde réel. Après tout, les premiers robots existent et
quelques chercheurs, le plus sérieusement du monde, réfléchissent souvent a la
question d’instaurer une morale, les dites lois, dans les intelligences
artificielles a venir. Bref, comme vous pouvez le constater, tout cela fait
qu’Asimov restera comme bien plus qu’un simple auteur de science fiction, en
tout cas, cela vous pose le personnage, et, quelque part, la qualité de son
œuvre. Et donc, dans Fondation, c’est du coté de la psychohistoire,
une science inventée par Asimov donc, sorte de thermodynamique de l’Humanité,
dont l’objet est l’étude statistique des comportements de grands groupes
d’êtres humains – de plusieurs milliards d’individus – afin de prévoir son
évolution future. Et tout l’intérêt de ce premier roman, et du cycle dans son
intégralité, et de voir comment l’auteur, par le biais d’une intrigue qui
s’écoule pendant des centaines d’années, va nous convaincre que cette fameuse
psychohistoire est non seulement crédible et comment. Car dès le départ, le
topo est installer : L’Empire galactique est sur le déclin et sa fin est
éminente, ce fait, établi va entrainer une longue période de barbarie qui doit
durer 30000 ans. Le seul moyen de raccourcir cette durée a environ 1000 ans, un
individu la possède, Hari Seldon, l’homme qui a porter la science de la
psychohistoire a son paroxysme et qui a prévu tout ce qu’il faut pour préserver
les connaissances scientifiques, le lieu ou une poignée d’hommes doivent aller
pour réussir cette fameuse Fondation, mais aussi toutes les difficultés a
venir, toutes les péripéties qui forcement, a un moment précis, devra faire
face la Fondation. Dit comme cela, le néophyte, méfiant, pourra craindre de se
retrouver dans de la mauvaise SF de gare, tant cela semble inconcevable. Et
pourtant, le grand tour de force d’Isaac Asimov, est de réussir à nous
convaincre, voir nous prouver, que sa psychohistoire fonctionne parfaitement,
voir même, que celle-ci pourrait bien être une science réelle, au point que
cela en devienne plus que troublant. Ainsi, dans ce premier volume du Cycle
de Fondation, le lecteur, par l’entremise de plusieurs nouvelles, suit les
prémisses de la chute de l’Empire galactique, les débuts de la Fondation, les
premières difficultés subies par celles-ci, que l’on nomme les Crises Seldon et
le moyen de les surmonter – car, a chaque fois, il n’y en a qu’un seul et
unique, toujours prévu a l’avance par Hari Seldon – mais aussi l’évolution,
petit a petit, de cette communauté isolée aux confins de l’Empire, entouré de
voisins belliqueux. Le tout, qui pour certains paraitra peut être de par la
forme, assez curieux, est pourtant superbement bien écrit et captivant. Certes,
le lecteur moderne, habitué de ces cycles composés de monumentaux pavés de huit
cents pages chacun, sera parfois troublé de part la rapidité de certains des
récits. Mais une chose est claire : ce sont des nouvelles qui composent ce
premier tome du Cycle de Fondation, écrites il y a soixante-dix
ans, bref, a une autre époque, où la SF dépassait très rarement les cent pages.
D’ailleurs, passé les trois premiers volumes, la suite, écrite près de vingt
ans plus tard est bien plus longue, ainsi que les préquelles. Et en
lisant Fondation, je n’ai pas put m’empêcher de me dire que, écrit
de nos jours, ce simple premier tome aurait put se décomposer en trois ou
quatre volumes. Mais cela enlève t’il une quelconque qualité au récit ? Non,
loin de la. Celui-ci n’en souffre guère, au contraire, et malgré le temps qui a
passé, celui-ci aura sut conservée toute son intensité, de part ses idées
développées (comme, par exemple, le rôle de la religion, du commerce, les
implications de la connaissance et du contrôle que l’on peut exercer avec
celle-ci sur les autres etc.), ses personnages diablement bien trouvés, et
surtout, je le rappelle, par le magistral tour de force d’Isaac Asimov qui
réussit à rendre plausible et pourtant complètement inattendu chaque embûche et
chaque réponse de Seldon, la momie virtuelle qui sert de guide fantôme à la
Fondation, et dont le génie ne cesse de surprendre au fil des pages de ce
premier tome. Bref, Fondation, premier tome du cycle du même nom
est un grand roman de science fiction, fidèle a sa réputation et qu’il faut
absolument lire de toute urgence si, comme moi, vous ne l’avez pas encore
découvert.
Points
Positifs :
- Indéniablement,
le premier volet de ce qui restera comme étant un des plus grands cycles de
Science-Fiction de tous les temps, voir, tout simplement, le meilleur. Il faut
dire que, malgré son âge, Fondation n’a rien perdu de sa
force, de son intérêt et captive toujours autant le lecteur qui, fasciner, ne
peut que s’incliner devant l’immense talent d’un Isaac Asimov au sommet de son
art !
-
Un postulat de départ pour le moins singulier – un homme, Hari Seldon, a, par
le biais d’une science, la psychohistoire, prévu l’avenir de l’humanité sur des
dizaines de milliers d’années – mais qui n’en apparait pas moins, assez
rapidement, comme étant une idée géniale : cette science permettrait de
raccourcir la très longue époque barbare qui suivrait l’effondrement de
l’Empire Galactique et, lors de chaque crise, il n’y a qu’une seule manière de
la surmonter. Tout est prévu à l’avance et les successeurs de Seldon doivent se
débrouiller tout seul. Concept génial qui nous offre des récits variés et
captivants !
- Fondation,
premier du nom, est un fait composé de cinq nouvelles plus ou moins longues qui
se succèdent chronologiquement et, dans l’ensemble, celles-ci sont toutes
réussies et passionnantes.
-
Un premier volume captivant de bout en bout et que l’on dévore d’une
traite !
-
Difficile de ne pas lire Fondation et de ne pas constater ce
que la SF moderne lui doit tant les emprunts sont légions…
Points
Négatifs :
- Ceux
qui ne jurent que par les interminables récits de plus de 1000 pages risquent
de tiquer devant cet assemblage de cinq nouvelles qui apparaitra comme étant
bien trop court à leurs yeux – a peine 400 pages. Bien entendu, tout cela est
une affaire de gouts personnels et il est logique que certains n’accrochent pas
à cette SF à l’ancienne…
Ma
note : 9/10
Everything
Everywhere All at Once
Evelyn
Quan Wang est une femme sino-américaine issue des premières générations
d'immigrants du pays qui tient une laverie avec Waymond, son mari. Les tensions
montent dans sa famille : la laverie est inspectée par l'IRS ; Waymond essaie
désespérément de lui faire signer un acte de divorce ; Gong Gong, son père,
vient d'arriver de Hong Kong ; Joy, sa fille, essaye de lui faire accepter sa
relation lesbienne avec Becky. Lors d'un rendez-vous avec Deirdre Beaubeirdre,
inspectrice de l'IRS, la personnalité de Waymond change totalement alors que
son corps est brièvement emprunté par Alpha Waymond, une version de Waymond
venant d'un univers parallèle appelé l'Alphavers. Alpha Waymond explique à
Evelyn l'existence du multivers, composé de tous les choix faits dans l'univers.
Des habitants de l'Alphavers, menés par la regrettée Alpha Evelyn, ont réussi à
développer une technologie permettant aux gens d'accéder aux talents, aux
souvenirs et au corps de leurs homologues d'univers parallèles par des sauts
d'univers en remplissant des conditions loufoques. Le multivers est menacé par
Jobu Tupaki, qui se révèle être la version de Joy dans l'Alphavers : son esprit
a été scindé après plusieurs expériences de sauts d'univers menées par Alpha
Evelyn ; Jobu Tupaki expérimente à présent tous les univers à la fois et peut
manipuler la matière et les univers selon sa volonté. Omnipotente, elle a créé
un trou noir sous la forme d'un bagel capable de détruire le multivers.
Everything Everywhere All at Once
Réalisation : Daniel
Kwan, Daniel Scheinert
Scénario : Daniel
Kwan, Daniel Scheinert
Musique : Son
Lux
Production : A24,
AGBO Studios, Hotdog Hands
Genre : Science-Fiction,
Comédie Dramatique
Titre
en vo : Everything Everywhere All at
Once
Pays
d'origine : États-Unis
Langue
d'origine : anglais, mandarin, cantonais
Date
de sortie : 25 mars 2022
Durée : 139
mn
Casting :
Michelle
Yeoh : Evelyn Wang
Stephanie
Hsu : Joy Wang / Jobu Tupaki
Ke
Huy Quan : Waymond Wang
James
Hong : Gong Gong
Jamie
Lee Curtis : Deirdre Beaubeirdre
Tallie
Medel : Becky
Jenny
Slate : Dog Mom
Harry
Shum Jr : Chad
Audrey
Wasilewski : une officière Alpha
Daniel
Scheinert : un manager de district
Randy
Newman : Raccoonie
Mon
avis : Au moins, dans le cas qui nous
préoccupe ici, c’est-à-dire, pour ce qui est de ce véritable ovni qu’est Everything
Everywhere All at Once, les choses étaient simples, en tous cas, bien plus
que le scénario complètement barré de ce long métrage. En effet, avec ce film
du duo d’auteurs composé de Daniel Kwan et de Daniel Scheinert, il
ne peut y avoir de demi-mesures et soit on adore ce dernier, soit on le déteste.
Un constat simple, sans appel, clivant mais logique car une telle œuvre ne peut
plaire à tout le monde, c’est un fait, et si vous faites partie de cette
catégorie, pour une fois, je ne vous en voudrai absolument pas car bon, comment
dire, il faut tout de même adhérer au concept de Everything Everywhere
All at Once, à ce délire que l'on peut qualifier de pour le moins monumental des réalisateurs et à cette intrigue
qui part dans tous les sens et qui fait exprès de tomber dans le grand
n’importe quoi ! Multirécompensé aux Oscars, ce, de mon point de vu, à
raison, ce long métrage en aura stupéfait plus d’un, dans le bon comme dans le
mauvais sens et il faut reconnaitre que l’on ne peut être insensible devant un
tel long métrage. Pourtant, tout démarrait tranquillement avec cette famille
d’immigrants chinois vivant aux Etats-Unis, possédant une laverie et qui
avaient maille à partir avec le fisc : une mère dépassée et hargneuse, un
père complètement à l’ouest et une fille lesbienne que l’on peut qualifiée de
compliquée. Ensuite, après un ou deux petits indices débute vraiment le coté
fantastique de la chose, cependant, au début, on s’y retrouve encore avec ces
histoires de Multivers et de différentes personnalités existantes, dans moult dimensions,
des mêmes protagonistes. Mais, au bout d’un moment, le film commence à perdre
des spectateurs en court de route… La raison ? En fait, elle est toute
simple : le coté délirant parfaitement assumé des auteurs qui vont loin,
très loin même et qui osent absolument tout, le coté génial côtoyant
allègrement le grand n’importe quoi ! Fatalement, c’est ici que Everything
Everywhere All at Once divise le public mais, quelque part, cela
importe peu car si vous faites partie de celles et de ceux qui adhèrent au concept,
alors, c’est partit pour plus de deux heures de grand guignolesque qui vont
vous tenir en haleine jusqu’à la dernière minute, ce, en vous faisant hurler de
rire par moments car oui, ce film est drôle, terriblement drôle et, sur ce
point, là aussi, c’est une belle réussite. Et puis, alors que l’on approchera
tranquillement – si la chose est possible – de la fin, on se rendra compte que,
malgré toute cette esbroufe, malgré le coté délirant de la chose, Everything
Everywhere All at Once est également une œuvre plus profonde qu’il n’y
parait de prime abord, une œuvre qui met au cœur de son propos les relations
familiales qui, comme chacun sait, ne sont jamais simples, bien au contraire.
Bref, vous l’avez compris, nous avons affaire, avec Everything Everywhere
All at Once avec ce que l’on peut qualifier sans peine d’ovni
cinématographique et oui, incontestablement, ce film ne plaira pas à tout le
monde, cependant, si vous accrochez au coté délirant de celui-ci, si vous aimez
sortir des sentiers battus pour découvrir des œuvres hors-norme, alors, oui,
vous allez passer un superbe moment sans oublier qu’il y a une petite cerise
sur le gâteau dont je n’avais pas encore parler, la divine Michelle Yeoh qui
livre ici une prestation que l’on peu qualifier sans peine de phénoménale…
alors, une fois que tout cela est dit, pourquoi bouder son plaisir ?!
Points
Positifs :
-
Un des films les plus loufoques pour ne pas dire délirant qu’il m’a été donné
de voir depuis bien longtemps. Usant fort habilement du grand n’importe quoi et
allant très loin dans son propos, Everything Everywhere All at Once est
un véritable ovni cinématographique comme on en voit bien trop rarement au
cinéma. Bref, voilà une expérience à ne pas louper !
-
Bien entendu, ce long métrage ne peut qu’être clivant, cependant, si vous
adhérer au concept, alors, vous allez passer plus de deux heures de folie qui
ne vous laisseront nullement indifférent – surtout que, plus on avance dans
l’intrigue, plus celle-ci par dans tous les sens et ose tout et n’importe
quoi !
-
Chapeau bas aux deux réalisateurs, Daniel Kwan et Daniel Scheinert, pour avoir
osé aller aussi loin dans leurs délires.
-
Une Michelle Yeoh tout simplement phénoménale et qui est pour beaucoup pour la
réussite de ce film.
-
Pour ce qui est du casting, saluons la performance délirante de Jamie Lee
Curtis mais n’oublions pas celle de Ke Huy Quan qui rappellera quelques
souvenirs aux vieux de la vieille – eh oui, c’est Demi-Lune dans Indiana
Jones et le Temple Maudit !
-
Une utilisation bien plus intelligente du concept du Multivers si l’on doit
faire la comparaison avec les fadasses productions de chez Marvel…
-
Malgré tout le coté délirant de Everything Everywhere All at Once,
ce film est plus profond qu’il n’y parait et amène le spectateur à réfléchir
sur ses propres choix de vie.
-
Décors, costumes, photographie, effets spéciaux : rien à dire si ce n’est
que du bien.
Points
Négatifs :
-
Bien entendu, Everything Everywhere All at Once est une œuvre
clivante et il est logique que ce film ne plaira pas à tout le monde. Il faut
dire qu’il faut adhérer au concept et que, si ce n’est pas le cas, cela devient
très rapidement compliqué pour ne pas dire impossible !
-
Je dois reconnaitre que même en adorant ce film, je n’ai pas tout saisit par
moments et certains délires vont tout de même très loin dans le grand n’importe
quoi.
Ma
note : 8/10
Nous,
les Morts – Les Enfants de la Peste
Une
épidémie de peste ravage l'Europe et atteint son paroxysme en 1348. Les hommes
et les femmes périssent tous, sans exception, semble-t-il. Mais le père Swift
se réveille sur son lit, le visage gris aux couleurs de la mort. Et il réalise
que la vie a, de toute évidence, repris son cours. Le village est désormais
peuplé de zombies, qui semblent constituer une nouvelle déclinaison de l'espèce
humaine décimée. De l'autre côté de l'océan, les Inkas ont réussi à installer
leur domination sur les Lakutas et les Aztèques, et assumer leur influence, aux
côtés d’une dynastie Han d'origine chinoise. Les peuples sont appelés à se
réunir à la demande du Sapa Inka, pour que leurs chefs prennent connaissance
d'une information capitale. A bord de leurs bateaux dirigeables, les
dignitaires se rejoignent pour voir de leurs yeux la réalité de la rumeur qui
courait. Des hommes qui ont traversé l'océan près de cinq cents ans plus tôt
sont toujours là, prisonniers dans leurs cages, hirsutes, dégénérés mais
vivants. Au delà de la mer, à l'Est des terres habitées, doit exister une
fontaine de jouvence. Nous sommes sur le continent américain au cœur du XIXème
siècle, et le plus haut dignitaire Inka veut en savoir davantage...
Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste
Scénario
: Darko Macan
Dessins
: Igor Kordey
Couleurs : Yana
Couverture
: Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution
: 08
avril 2015
Nombre
de pages : 56
Mon
avis : Je ne vais pas vous mentir, ce fut
avec un certain plaisir que j’ai retrouvé le dessinateur croate, Igor Kordey
qui est un habitué de ce blog comme on a put le voir avec L’Histoire
Secrète, Empire, Les 30
Deniers, La Saga
de Vam et Jour
J – 11 Septembre, cette fois-ci, sans son compère Jean-Pierre Pécau,
dans une quadrilogie pour le moins singulière, Nous, les Morts.
Accompagné du scénariste, croate lui aussi, Darko Macan, le sieur Kordey,
toujours égal a lui-même aux crayons nous entraine cette fois ci dans une
uchronie pour le moins improbable et qui possède un synopsis de départ
tellement, euh, comment dire, délirant que l’on ne pouvait qu’attendre tout et
n’importe quoi au sujet de cette bande dessinée. Imaginez la population européenne
totalement dévastée par la Peste Noire mais qui se transforme en zombie tandis
que, dans le reste du monde, les empires des peuplades amérindiennes et
asiatiques ont poursuivi tranquillement leur évolution. La rencontre risque de
faire des étincelles ? Vous vous doutez bien que oui même si, dans ce
premier tome de Nous, les Morts, l’intrigue met surtout en avant
cet Empire Inca qui aura fait table rase de la concurrence – Aztèques, Mayas et
compagnie. Bien évidement, dit de la sorte, le lecteur, méfiant, aurait de
fortes raisons de fuir cette BD et, ma foi, on pourrait le comprendre,
pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, le duo Macan et Kordey
réussi à nous pondre un premier tome qui, malgré son coté grand guignolesque,
fonctionne plutôt bien. Les personnages sont stéréotypés, il y a du sang, du
nu, du sexe, des trahisons et le lecteur, interloqué, suit tout cela, captiver
et stupéfait a la fois, tout en se demandant comment l’alchimie a put prendre
aussi bien alors que c’était bien mal engagé. Bref, une curiosité improbable
mais qui fonctionne suffisamment pour m’avoir donné envie de découvrir la
suite, ce qui, ma foi, est toujours un bon signe !
Points
Positifs :
-
La stupéfaction de constater que malgré un postulat de départ pour le moins
casse gueule – dans les grandes lignes, on va avoir droit a des incas contre
des zombies – l’histoire, si on accroche, tient parfaitement la route et que
dans le genre série Z, Nous, les Morts remplie parfaitement
son rôle !
-
Une uchronie étonnante mais qui fonctionne : la population européenne,
totalement anéantie par la Peste Noire, est revenue à la vie sous forme de
zombie, mais des zombies intelligents. Les siècles défilent et,
outre-Atlantique, l’Empire Inca qui a annexé tous ses rivaux, se tourne vers le
vieux continent… idiot ? Non, génial !
-
Un Igor Kordey au sommet de sa forme et qui livre une prestation qui ravira ses
fans.
-
Des protagonistes franchement stéréotypés mais qui ne dénotent guère dans cette
BD aussi délirante.
-
Une couverture plutôt réussie dans son genre.
Points
Négatifs :
-
Bon, il faut tout de même accrocher au concept qui est, au mieux, exagéré au
possible, au pire, totalement saugrenu pour ne pas dire débile aux yeux de
certains.
-
Igor Kordey : si vous êtes fans, ce n’est pas un problème, par contre, si
ce n’est pas le cas, ce n’est pas Nous, les Morts qui vous
fera changer d’avis…
Ma
note : 7,5/10