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mercredi 5 août 2026

Zuma


Zuma
 
Neil Young
 
1 - Don't Cry No Tears (Neil Young) 2:34
2 - Danger Bird (Neil Young) 6:54
3 - Pardon My Heart (Neil Young) 3:49
4 - Lookin' For a Love (Neil Young) 3:17
5 - Barstool Blues (Danny Whitten/Neil Young) 3:02
6 - Stupid Girl (Neil Young) 3:13
7 - Drive Back (Neil Young) 3:32
8 - Cortez the Killer (Neil Young) 7:29
9 - Through My Sails (Neil Young) 2:41
 

Zuma
Musicien : Neil Young
Parution : 10 novembre 1975
Enregistré : 16 juin 1974 – 29 août 1975
Durée : 36:34
Genre : Rock, Blues Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs et Tim Mulligan
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : guitares, chant
Billy Talbot : guitare basse, chœurs, chant
Ralph Molina : batterie, chœurs, chant
Frank Sampedro : guitare rythmique
Tim Drummond : basse
David Crosby : chant
Stephen Stills : basse, chant
Graham Nash : chant
Russ Kunkel : congas
 
Mon avis :
 Suite de la discographie pour le moins pléthorique du sieur Neil Young avec ce huitième album, Zuma, paru en 1975, ce, après une période assez sombre dans la vie du Loner et qui avait vu ce dernier nous pondre trois opus qui s'étaient avérés être pour le moins déstabilisants pour les fans de la première heure, Time Fades Away, On the Beach et Tonight's the Night, une série d’albums qui, plus tard, sera surnommé la Ditch Trilogy. Assez curieusement, depuis trois décennies que je connais cet opus, Zuma m’a toujours laissé une impression plutôt mitigée, comme si je n’arrivais pas, même au bout de tant d’écoutes, a me faire une opinion bien précise au sujet de cet album. D’un coté, je reconnais que celui-ci est assez bon, comportant des titres assez réussis, dont certains inoubliables, comme, par exemple, Drive Back ou surtout Cortez the Killer, cependant, d’un point de vu personnel, je ne suis jamais très motivé a l’écouter, hésitant toujours fort longuement à mettre le CD dans le lecteur, comme si celui-ci allait me mordre. Ou, plus sérieusement, comme si ce disque était trop moyen pour mériter une écoute attentive. Alors que, en toute franchise, il n’en est rien. En effet, Zuma, même si ce n’est pas un album extraordinaire, il faut bien le reconnaître, vaut largement le détour puisque celui-ci est composé de bons titres, assez rocks, au son assez brut, assez différent de ses prédécesseurs mais qui, malgré mes éternels doutes, s’écoute assez bien. Curieusement, je ressens les mêmes choses pour la chanson phare de l’album, je veux, bien entendu, parler du fabuleux Cortez the Killer. A chaque fois, pendant des mois, je vais me dire que finalement, ce titre n’est pas si génial que ça et puis, finalement, lorsque je l’écoute, et que la longue intro débute et se prolonge langoureusement, je change instantanément d’avis et je ne peux que me dire que celle-ci est une putain de bonne chanson ! Au final, je sais pertinemment que Zuma ne sera jamais mon disque préféré, mais, néanmoins, il recèle bon nombre de titres de qualités et son écoute se révèle assez agréable. Neil Young, moins dépressif que sur ses opus précédents  apparaît toujours aussi en forme, ce, pour notre plus grand plaisir, et puis, il y a ce Cortez the Killer, et rien que pour ce titre, le disque vaut le déplacement. Par contre, il est difficile de ne pas reconnaitre que Zuma possède un immense défaut, un défaut qui est peut-être à l’origine de mes sentiments pour le moins ambivalents vis-à-vis de cet album, je veux, bien entendu, parler de sa pochette ; mais qu’est-ce qui a pris a Neil Young de nous avoir pondu un truc aussi moche !?
 

Points Positifs
 :
- Après une période très sombre dans la vie et la discographie de Neil Young, Zuma apparait comme étant un opus nettement plus enjoué et accessible. Il faut dire que, s’il n’est pas parfait et marque moins les esprits que ses prédécesseurs, l’album n’en reste pas moins de très bon niveau et possède suffisamment de bonnes chansons pour satisfaire les fans du Loner.
Cortez the Killer, sans nul doute une des toutes meilleures chansons de la carrière de Neil Young, bien entendu, véritable réquisitoire a l’encontre de ce triste sire de conquistador espagnol.
- Des titres comme Drive Back, Danger Bird ou Don't Cry No Tears sont de très bonnes chainons. Quand au reste de l’album, il n’est pas dénué d’intérêt.
- Le plaisir pour les vieux fans de Crosby, Stills, Nash & Young de retrouver les quatre hommes sur un titre, Through My Sails.
 
Points Négatifs :
- Si Zuma est un bon disque, indéniablement, il est évidant qu’il marque nettement moins les esprits que ses prédécesseurs immédiats, plus sombres, ou que ce que fera Neil Young par la suite.
- Sans aucun doute une des pochettes les plus moches de toute la discographie du Loner ! Mais qu’est-ce que c’est que cette daube !?
 
Ma note : 7,5/10

mardi 4 août 2026

Squid Game – Saison 1


Squid Game – Saison 1
 
456 personnes, qui ont toutes de très grosses difficultés financières dans la vie, sont invitées à prendre part à une mystérieuse compétition. Dans celles-ci, les joueurs doivent participer à ce qui ressemble à priori à une série de jeux traditionnels pour enfants, sauf que, dès les premières minutes du premier jeu – Un, deux, trois, Soleil – les perdants sont impitoyablement abattus. Les autres concurrents comprennent rapidement que, s’ils veulent empocher le pactole final de 45,6 milliards de wons – environ 32 millions d'euros – les choses vont être nettement plus compliquées que prévu et que la mort pourrait bien être leur seule récompense…
 

Squid Game – Saison 1
Réalisation : Hwang Dong-hyeok
Scénario : Hwang Dong-hyeok
Musique : Jung Jae-il
Production : Siren Pictures Inc
Genre : Thriller, Action, Drame
Titre en vo : Ojing-eo Geim
Pays d’origine : Corée du Sud
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 17 septembre 2021
Langue d'origine : coréen, anglais
Nombre d’épisodes : 9 x 55 minutes
 
Casting :
Lee Jung-jae : Seong Gi-hun (no 456)
Park Hae-soo : Cho Sang-woo (no 218)
Yeong-Su oh : Oh Il-nam (no 001)
Jung Ho-yeon : Kang Sae-byeok (no 067)
Heo Sung-tae : Jang Deok-su (no 101)
Anupam Tripathi : Abdul Ali (no 199)
Kim Joo-ryoung : Han Mi-nyeo (no 212)
Yoo Sung-joo : Byeong-gi (no 111)
Kim Yun-tae : no 069
Gong Yoo : le recruteur des participants au Jeu
Wi Ha-joon : Hwang Jun-ho, le policier
Kim Young-ok : la mère de Gi-Hun
Jo A-in : Seong Ga-yeong, fille de Gi-Hun
Park Si-wan : Kang Cheol, le frère de Sae-Byeok
 
Mon avis :
 Cela avait été, sans aucune discussion possible, un des événements majeurs de l’année 2021 du coté de chez Netflix et, dans un sens nettement plus large, du coté du petit monde des séries, genre qui, comme chacun sait, a pris, depuis une bonne décennie, une importance de plus en plus grande au point même que les meilleures productions du genre rivalisent sans peine avec le genre cinématographique. De quoi est-ce que je parle ? Mais de Squid Game, bien évidement, une série coréenne qui, depuis la sortie de sa première saison, a la rentrée 2021, jusqu’à sa conclusion, à l’été 2025, aura connu un succès monstrueux un peu partout dans le monde, au point même que certains, peut-être un peu trop hâtivement, aient conclu que l’on tenait là un pur chef d’œuvre comme il y en existe pas tant que cela et, tout simplement, une des meilleures séries de la décennie écoulée ce qui, selon moi, est pour le moins exagéré. Mais alors, le jeu en valait-il la chandelle ? Squid Game est-il bel et bien le chef d’œuvre annoncé ? Ma foi, disons que, après visionnage de la chose, je serais loin d’être aussi enthousiaste. Cependant, avant cela, n’allez pas croire que je fais parti de ce genre d’individus qui se plaisent et se complaisent à dézinguer tout azimuts chaque film, chaque série, chaque jeu à succès, ce, uniquement pour, soit disant, se démarquer de la norme. Non, je ne suis pas fait du même bois et, par ailleurs, si je dois être tout à fait franc, j’ai bien aimé Squid Game et oui, je reconnais que la série du sieur Hwang Dong-hyeok est plutôt pas mal dans l’ensemble. Après, je ne peux, en aucune façon, être dithyrambique a l’égard de celle-ci, car bon, comment dire, Squid Game, à bien y regarder, ce n’est qu’une énième version d’un concept éculé et dont l’un des tous premiers représentants reste le superbe Battle Royale de Kinji Fukasaku – avec l’inimitable Takeshi Kitano – et qui date déjà du tout début des années 2000. Bien entendu, l’élève ne dépasse en aucune manière le maitre, mais bon, je peux concevoir que la nouvelle génération qui ne connait probablement pas Battle Royale mais qui est abreuver depuis longtemps à des films, des séries ou des jeux dont le concept est identique ne pouvait qu’adhérer à une œuvre comme Squid Game qui à pour elle deux énormes avantages : elle représente la quintessence du genre et, surtout, c’est une réussite indéniable, cela, on ne peut pas le nier. Qui plus est, en se prenant moins au sérieux que ses équivalents nippons ou nord-américains, la série de Hwang Dong-hyeok peut rameuter un plus large public, ce, même s’il faut relativiser les choses : après tout, Squid Game reste une série où l’hémoglobine coule à flots et où certaines situations sont pour le moins dures. Autre point positif, les protagonistes qui sont plutôt charismatiques – y compris les seconds rôles – et l’absurdité de certains jeux qui dénotent totalement avec la mortalité générale de chaque épreuve. Cependant, pour un vieux de la vieille dans mon genre qui en a vu d’autres, Squid Game sent un peu le déjà-vu et propose, finalement, très peu de véritables nouveautés à proprement parler : certes, c’est une bonne série, certes, certains passages sont oh combien jouissifs, certes, tout cela tient parfaitement la route mais bon, de là a en faire un chef d’œuvre, la série de la décennie, le maitre étalon du genre ?! Allons bon, ne poussons pas la plaisanterie aussi loin…
 

Points Positifs
 :
- Le genre des battle royales est à la mode depuis quelques années et, quelque part, Squid Game en est un de ses plus beaux représentants et, accessoirement, comme un aboutissement terriblement intelligent de ces fictions de survies où, à la fin de multiples épreuves mortelles, il n’en restera plus qu’un. Bref, si vous êtes fans du genre, cette série ne pourra que vous plaire !
- Des protagonistes plutôt charismatiques et qui marquent suffisamment les esprits pour que l’on prenne plaisir à les suivre tout au long des diverses épreuves. Bien évidement, certains sont naturellement mis en avant mais même les seconds couteaux méritent le détour, ce qui est toujours une bonne chose.
- Pour ce qui est du casting, celui-ci est quasiment uniquement coréen et je le connais fort mal, cependant, il faut reconnaitre que, dans l’ensemble, celui-ci est plutôt bon.
- Le contraste entre l’absurdité des épreuves proposées – ce sont des jeux pour enfants – et la dangerosité de ces derniers est une des bonnes idées de cette série. De même, les décors flashies au possible apportent une touche plutôt appréciable à l’ensemble.
- Scénaristiquement, c’est plutôt pas mal et l’on regarde avec plaisir les neuf épisodes qui composent cette série. D’ailleurs, Squid Game est moins sérieux que certains de ses équivalents du même genre, ce qui n’est pas une mauvaise chose…
 
Points Négatifs :
- Indéniablement, Squid Game est une bonne série et dans le genre des battle royales, c’est un des tous meilleurs, cependant, il faut savoir relativiser les choses et reconnaitre que cette série n’apporte quasiment aucune véritable nouveauté à un genre un peu trop présent dans les médias populaires ces dernières années. Bref, tout cela est loin d’être original.
- Quasiment aucun suspens quand aux protagonistes qui sont encore en vie dans les dernières épreuves – fatalement, ce sont ceux que l’on voit le plus à l’écran depuis le début…
- Les VIP sont tout bonnement ridicules et représentent une des plus mauvaises idées de cette série, quand à leurs masques en forme de têtes d’animaux, que dire si ce n’est qu’ils sont absurdes !?
- Certaines exagérations scénaristiques, par moments, nuisent un peu à la crédibilité de l’ensemble.
 
Ma note : 7,5/10

L’Attaque des Titans – Tome 7


L’Attaque des Titans – Tome 7
 
Il y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans. Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où surgit un Titan Colossal… Le Bataillon d’Exploration arrive au mur Maria pour reboucher, grâce à la faculté de durcissement d’Eren, la partie détruite cinq ans plus tôt par les titans. L’opération réussit, mais alors qu’ils s’apprêtent à passer à la phase suivante, l’ennemi surgit et bloque leur seule voie de repli. Une bataille décisive s’engage à présent !
 

L’Attaque des Titans – Tome 7
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Fantastique, Action
Titre en vo : Shingeki no Kyojin vol.7
Parution en vo : 08 avril 2016
Parution en vf : 29 novembre 2017
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Pika Édition
Nombre de pages : 576
 
Mon avis :
 On ne va pas se mentir, même si, depuis ses débuts, L’Attaque des Titans, manga oh combien culte du sieur Hajime Isayama et sans aucun doute un des plus marquants de ces dix dernières années, frôlait avec l’excellence, force est de constater que le sixième volet de l’intégrale de la saga nous avait un peu laissé dubitatif. Trop bavard, bourré de scènes qui n’apportaient pas grand-chose à l’intrigue et qui nous donnaient l’impression que l’auteur tournait en rond, ce, a quoi il faut ajouter une action qui brillait par une quasi-absence, ce tome avait de quoi décevoir légèrement bon nombre de fans de la première heure qui, malgré toutes les révélations assénées, regrettaient un peu la folie furieuse des débuts. Fort heureusement, les dernières pages laissaient présager le retour d’affrontements pour le moins spectaculaires et, accessoirement, ceux des Titans, ce qui fut confirmé de la plus belle des manières dans cette nouvelle intégrale du manga. Pourtant, les choses débutaient plutôt mal avec un énième affrontement entre nos héros et Reiner – le Titan Cuirassé – qui sentait le déjà-vu à plein nez. Fort heureusement, celui-ci n’est pas seul et entre la présence de Berthold – le Titan Colossal – et le Titan Bestial – qui possède donc un lien de famille avec Eren – force est de constater que cet affrontement a des allures, par moments, de combat final entre tout ce petit monde ! Cependant, le meilleur était encore à venir : pris en tenailles par le Titan Bestial d’un coté et la menace représentée par le Colossal de l’autre, le Major Erwin et les siens, afin de donner une chance a Livaï de terrasser de terrasser le Bestial, décident se ce sacrifier dans une charge pour le moins héroïque et spectaculaire. Bien évidement, la mort est au rendez vous pour l’un des protagonistes majeurs du manga, le fameux et charismatique Major Erwin et, ma foi, cette disparition marque les esprits. Mais à peine avons-nous le temps de pleurer ce dernier que tout s’emballe, que d’autres protagonistes perdent la vie dans ce formidable jeu de massacre, y compris, certains pour le moins inattendus. Et tandis que Livaï massacre littéralement le Titan Bestial mais ne réussit pas à lui porter le coup de grâce, Berthold se fait tuer ainsi que Armin ! Cependant, il reste une chance de sauver un de nos deux héros, mourants, et il faut louer la maitrise scénaristique du sieur Isayama qui nous offre quelques passages dramatiques qui marquent les esprits, les compagnons de Major Erwin et d’Armin n’étant pas, naturellement, d’accord entre eux. Cela nous voudra une opposition forte entre Livaï d’un coté, Eren et Mikasa de l’autre, pleine de tensions mais oh combien compréhensible surtout que les deux avis se justifient. Bien évidement, et sans faire de grand spoilers, Livaï finira par choisir Armin et il nous faudra donc faire nos adieux, définitifs cette fois, au Major Erwin, personnage charismatique qui nous manquera, indéniablement. Mais si, rien que pour ce choix, oh combien dramatique, ce volume méritait une note élevée, la suite rehausse le niveau alors que l’on ne croyait pas – encore une fois – la chose possible : bien évidement, depuis le temps que l’on se demandait ce que dissimulait la fameuse cave de l’ancienne demeure d’Eren, le fait de le découvrir est tout sauf un événement anodin, et là, pas de déception mais une énorme, que dis-je, une colossale surprise au vu de ce que l’on apprend au sujet du passé de Grisha Jäger, de la véritable histoire de l’humanité et des Titans, mais aussi, de ce qu’il y a bien au-delà des Murs, car oui, l’humanité n’a pas été éradiquée par les Titans, contrairement a ce que l’on croyait depuis le premier volume de la saga… Bref, que de bouleversements dans ce septième tome de L’Attaque des Titans avec son lot de révélations, de surprises mais aussi, toutes les questions que cela entraine, bien entendu…
 

Points Positifs
 :
- Une fois de plus, ce nouveau volet de L’Attaque des Titans confirme tout le bien que l’on pensait de ce manga. Certes, tout n’est pas parfait mais, scénaristiquement parlant, Hajime Isayama possède un don certain pour nous proposer une intrigue captivante et bourrée de retournements de situations qui font que, une fois que l’on accroche à l’intrigue, on oublie les dessins et les quelques défauts pour être tenus en haleine de la première à la dernière page !
- Probablement un des meilleurs volets de L’Attaque des Titans, tout simplement ! Il faut dire qu’entre la mort du Major Erwin, celle de Berthold et le sort réservé à Armin, nombreuses sont les scènes dramatiques qui parsèment cet album et qui marquent les esprits.
- Qui faut-il sauver ? Erwin ou Armin ? Cela nous donne quelques scènes de grandes tensions entre nos héros où le mangaka fait preuve de tout son talent narratif.
- La révélation finale sur Grisha Jäger et le véritable sort de l’humanité a de quoi en surprendre plus d’un, surtout que celle-ci remet absolument tout en question !
- Si l’on pouvait se plaindre, dans le volet précédent, d’un manque d’action certain, force est de constater que l’on est servis ici.
- Une édition intégrale de fort belle qualité qui rend justice au manga et qui, ma foi, est tout simplement indispensable pour les fans de celui-ci.
 
Points Négatifs :
- Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes, le gros point faible de L’Attaque des Titans, c’est sa partie graphique qui est, incontestablement, problématique. Certes, Hajime Isayama s’est amélioré depuis les débuts du manga, mais bon, ce n’est pas encore exceptionnel, loin de là…
- Même si je trouve que le Major Erwin méritait une belle mort, héroïque, ce qu’il a eut, quelque part, l’intensité aurait été plus importante si Armin passait lui aussi l’arme a gauche.
 
Ma note : 8,5/10

lundi 3 août 2026

Le Cycle de Fondation – Fondation


Le Cycle de Fondation – Fondation
 
En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...
 

Le Cycle de Fondation – Fondation
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 10 mai 1951
Edition Française : 26 mars 2009
Titre en vo : Foundation
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jean Rosenthal
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 416
 
Mon avis : 
Il est difficile de ne pas reconnaitre que, cette fois ci, je m’attaque a du lourd, a du très lourd même car il me semble inutile de rappeler, sauf pour les néophytes du genre, que le Cycle de Fondation est l’un des monuments de la littérature fantastique, peut être même le plus grand cycle de SF de tous les temps, rien que ca ! Et pourtant, au cours de ma vie, j’en ai lu des bouquins, et pas des moindres, d’ailleurs, il suffit de jeter un petit coup d’œil rapide a mes lectures depuis les débuts de ce blog pour le constater. Cependant, rarement je me suis attaqué à une telle œuvre, sur laquelle tout le monde est d’accord, ou presque, une œuvre culte, sans discussion possible, qui truste depuis des décennies les premières – la première – places de bon nombre de classements. D’ailleurs, à ce petit jeu là, Fondation serait à la SF ce que Le Seigneur des Anneaux est à la Fantasy, et, sur ce point, l’on peut rapprocher, malgré, bien entendu, les nombreuses différences, les deux auteurs, le grand Isaac Asimov au non moins célèbre John Ronald Reuel Tolkien. Chacun dans son genre, et dans son style, ayant sut créer à la fois des œuvres intemporelles, mais aussi un univers, cohérent, riche, renouvelant les genres et posant même les bases de la SF et de la Fantasy pour des décennies de suiveurs et de copieurs à venir. Ceci étant dit, il est temps, à présent, de commencer la critique à proprement parler. Intitulé, sobrement, Fondation, le premier tome de ce cycle fut plus que conforme à mes attentes, voir, presque, il les aura dépasser. Ainsi, prenez une œuvre, quelle qu’elle soit et peu importe le genre, lorsque vous en avez tellement entendu parler depuis des années et des années, lorsque tout le monde est d’accord pour reconnaître ses immenses qualités, et que, bien souvent, l’on s’en fait tout un plat, au final, on en attendait tellement que l’on ne peut s’empêcher d’être un peu déçu. Or, avec Fondation, ce n’est absolument pas le cas, bien au contraire ! D’un autre coté, peut-on véritablement en être étonné ? En toute sincérité, pas vraiment. En effet, si de nos jours, un nom comme Tolkien est bien plus célèbre et respecté, ce ne fut pas toujours le cas et les amateurs de la chose fantastique savent parfaitement a quel point le nom d’Asimov restera au firmament de la littérature SF. Voilà donc un homme, juif d’origine russe, naturalisé américain en 1928, qui, dans son autre cycle majeur, Les Robots, nous a tout bonnement pondu ce que l’on appelle les Trois Lois de la Robotique, lois que tout amateur du genre a un jour ou l’autre entendu parler, mais pas seulement puisque ces fameuses lois (« Un robot ne peut porter atteinte à un être humain… ») en plus d’apparaître souvent dans d’autres œuvres, pourraient bien, un jour, être mises en application dans le monde réel. Après tout, les premiers robots existent et quelques chercheurs, le plus sérieusement du monde, réfléchissent souvent a la question d’instaurer une morale, les dites lois, dans les intelligences artificielles a venir. Bref, comme vous pouvez le constater, tout cela fait qu’Asimov restera comme bien plus qu’un simple auteur de science fiction, en tout cas, cela vous pose le personnage, et, quelque part, la qualité de son œuvre. Et donc, dans Fondation, c’est du coté de la psychohistoire, une science inventée par Asimov donc, sorte de thermodynamique de l’Humanité, dont l’objet est l’étude statistique des comportements de grands groupes d’êtres humains – de plusieurs milliards d’individus – afin de prévoir son évolution future. Et tout l’intérêt de ce premier roman, et du cycle dans son intégralité, et de voir comment l’auteur, par le biais d’une intrigue qui s’écoule pendant des centaines d’années, va nous convaincre que cette fameuse psychohistoire est non seulement crédible et comment. Car dès le départ, le topo est installer : L’Empire galactique est sur le déclin et sa fin est éminente, ce fait, établi va entrainer une longue période de barbarie qui doit durer 30000 ans. Le seul moyen de raccourcir cette durée a environ 1000 ans, un individu la possède, Hari Seldon, l’homme qui a porter la science de la psychohistoire a son paroxysme et qui a prévu tout ce qu’il faut pour préserver les connaissances scientifiques, le lieu ou une poignée d’hommes doivent aller pour réussir cette fameuse Fondation, mais aussi toutes les difficultés a venir, toutes les péripéties qui forcement, a un moment précis, devra faire face la Fondation. Dit comme cela, le néophyte, méfiant, pourra craindre de se retrouver dans de la mauvaise SF de gare, tant cela semble inconcevable. Et pourtant, le grand tour de force d’Isaac Asimov, est de réussir à nous convaincre, voir nous prouver, que sa psychohistoire fonctionne parfaitement, voir même, que celle-ci pourrait bien être une science réelle, au point que cela en devienne plus que troublant. Ainsi, dans ce premier volume du Cycle de Fondation, le lecteur, par l’entremise de plusieurs nouvelles, suit les prémisses de la chute de l’Empire galactique, les débuts de la Fondation, les premières difficultés subies par celles-ci, que l’on nomme les Crises Seldon et le moyen de les surmonter – car, a chaque fois, il n’y en a qu’un seul et unique, toujours prévu a l’avance par Hari Seldon – mais aussi l’évolution, petit a petit, de cette communauté isolée aux confins de l’Empire, entouré de voisins belliqueux. Le tout, qui pour certains paraitra peut être de par la forme, assez curieux, est pourtant superbement bien écrit et captivant. Certes, le lecteur moderne, habitué de ces cycles composés de monumentaux pavés de huit cents pages chacun, sera parfois troublé de part la rapidité de certains des récits. Mais une chose est claire : ce sont des nouvelles qui composent ce premier tome du Cycle de Fondation, écrites il y a soixante-dix ans, bref, a une autre époque, où la SF dépassait très rarement les cent pages. D’ailleurs, passé les trois premiers volumes, la suite, écrite près de vingt ans plus tard est bien plus longue, ainsi que les préquelles. Et en lisant Fondation, je n’ai pas put m’empêcher de me dire que, écrit de nos jours, ce simple premier tome aurait put se décomposer en trois ou quatre volumes. Mais cela enlève t’il une quelconque qualité au récit ? Non, loin de la. Celui-ci n’en souffre guère, au contraire, et malgré le temps qui a passé, celui-ci aura sut conservée toute son intensité, de part ses idées développées (comme, par exemple, le rôle de la religion, du commerce, les implications de la connaissance et du contrôle que l’on peut exercer avec celle-ci sur les autres etc.), ses personnages diablement bien trouvés, et surtout, je le rappelle, par le magistral tour de force d’Isaac Asimov qui réussit à rendre plausible et pourtant complètement inattendu chaque embûche et chaque réponse de Seldon, la momie virtuelle qui sert de guide fantôme à la Fondation, et dont le génie ne cesse de surprendre au fil des pages de ce premier tome. Bref, Fondation, premier tome du cycle du même nom est un grand roman de science fiction, fidèle a sa réputation et qu’il faut absolument lire de toute urgence si, comme moi, vous ne l’avez pas encore découvert.
 

Points Positifs
 :
- Indéniablement, le premier volet de ce qui restera comme étant un des plus grands cycles de Science-Fiction de tous les temps, voir, tout simplement, le meilleur. Il faut dire que, malgré son âge, Fondation n’a rien perdu de sa force, de son intérêt et captive toujours autant le lecteur qui, fasciner, ne peut que s’incliner devant l’immense talent d’un Isaac Asimov au sommet de son art !
- Un postulat de départ pour le moins singulier – un homme, Hari Seldon, a, par le biais d’une science, la psychohistoire, prévu l’avenir de l’humanité sur des dizaines de milliers d’années – mais qui n’en apparait pas moins, assez rapidement, comme étant une idée géniale : cette science permettrait de raccourcir la très longue époque barbare qui suivrait l’effondrement de l’Empire Galactique et, lors de chaque crise, il n’y a qu’une seule manière de la surmonter. Tout est prévu à l’avance et les successeurs de Seldon doivent se débrouiller tout seul. Concept génial qui nous offre des récits variés et captivants !
Fondation, premier du nom, est un fait composé de cinq nouvelles plus ou moins longues qui se succèdent chronologiquement et, dans l’ensemble, celles-ci sont toutes réussies et passionnantes.
- Un premier volume captivant de bout en bout et que l’on dévore d’une traite !
- Difficile de ne pas lire Fondation et de ne pas constater ce que la SF moderne lui doit tant les emprunts sont légions…
 
Points Négatifs :
- Ceux qui ne jurent que par les interminables récits de plus de 1000 pages risquent de tiquer devant cet assemblage de cinq nouvelles qui apparaitra comme étant bien trop court à leurs yeux – a peine 400 pages. Bien entendu, tout cela est une affaire de gouts personnels et il est logique que certains n’accrochent pas à cette SF à l’ancienne…
 
Ma note : 9/10

dimanche 2 août 2026

Everything Everywhere All at Once


Everything Everywhere All at Once
 
Evelyn Quan Wang est une femme sino-américaine issue des premières générations d'immigrants du pays qui tient une laverie avec Waymond, son mari. Les tensions montent dans sa famille : la laverie est inspectée par l'IRS ; Waymond essaie désespérément de lui faire signer un acte de divorce ; Gong Gong, son père, vient d'arriver de Hong Kong ; Joy, sa fille, essaye de lui faire accepter sa relation lesbienne avec Becky. Lors d'un rendez-vous avec Deirdre Beaubeirdre, inspectrice de l'IRS, la personnalité de Waymond change totalement alors que son corps est brièvement emprunté par Alpha Waymond, une version de Waymond venant d'un univers parallèle appelé l'Alphavers. Alpha Waymond explique à Evelyn l'existence du multivers, composé de tous les choix faits dans l'univers. Des habitants de l'Alphavers, menés par la regrettée Alpha Evelyn, ont réussi à développer une technologie permettant aux gens d'accéder aux talents, aux souvenirs et au corps de leurs homologues d'univers parallèles par des sauts d'univers en remplissant des conditions loufoques. Le multivers est menacé par Jobu Tupaki, qui se révèle être la version de Joy dans l'Alphavers : son esprit a été scindé après plusieurs expériences de sauts d'univers menées par Alpha Evelyn ; Jobu Tupaki expérimente à présent tous les univers à la fois et peut manipuler la matière et les univers selon sa volonté. Omnipotente, elle a créé un trou noir sous la forme d'un bagel capable de détruire le multivers.
 

Everything Everywhere All at Once
Réalisation : Daniel Kwan, Daniel Scheinert
Scénario : Daniel Kwan, Daniel Scheinert
Musique : Son Lux
Production : A24, AGBO Studios, Hotdog Hands
Genre : Science-Fiction, Comédie Dramatique
Titre en vo : Everything Everywhere All at Once
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, mandarin, cantonais
Date de sortie : 25 mars 2022
Durée : 139 mn
 
Casting :
Michelle Yeoh : Evelyn Wang
Stephanie Hsu : Joy Wang / Jobu Tupaki
Ke Huy Quan : Waymond Wang
James Hong : Gong Gong
Jamie Lee Curtis : Deirdre Beaubeirdre
Tallie Medel : Becky
Jenny Slate : Dog Mom
Harry Shum Jr : Chad
Audrey Wasilewski : une officière Alpha
Daniel Scheinert : un manager de district
Randy Newman : Raccoonie
 
Mon avis :
 Au moins, dans le cas qui nous préoccupe ici, c’est-à-dire, pour ce qui est de ce véritable ovni qu’est Everything Everywhere All at Once, les choses étaient simples, en tous cas, bien plus que le scénario complètement barré de ce long métrage. En effet, avec ce film du duo d’auteurs composé de Daniel Kwan et  de Daniel Scheinert, il ne peut y avoir de demi-mesures et soit on adore ce dernier, soit on le déteste. Un constat simple, sans appel, clivant mais logique car une telle œuvre ne peut plaire à tout le monde, c’est un fait, et si vous faites partie de cette catégorie, pour une fois, je ne vous en voudrai absolument pas car bon, comment dire, il faut tout de même adhérer au concept de Everything Everywhere All at Once, à ce délire que l'on peut qualifier de pour le moins monumental des réalisateurs et à cette intrigue qui part dans tous les sens et qui fait exprès de tomber dans le grand n’importe quoi ! Multirécompensé aux Oscars, ce, de mon point de vu, à raison, ce long métrage en aura stupéfait plus d’un, dans le bon comme dans le mauvais sens et il faut reconnaitre que l’on ne peut être insensible devant un tel long métrage. Pourtant, tout démarrait tranquillement avec cette famille d’immigrants chinois vivant aux Etats-Unis, possédant une laverie et qui avaient maille à partir avec le fisc : une mère dépassée et hargneuse, un père complètement à l’ouest et une fille lesbienne que l’on peut qualifiée de compliquée. Ensuite, après un ou deux petits indices débute vraiment le coté fantastique de la chose, cependant, au début, on s’y retrouve encore avec ces histoires de Multivers et de différentes personnalités existantes, dans moult dimensions, des mêmes protagonistes. Mais, au bout d’un moment, le film commence à perdre des spectateurs en court de route… La raison ? En fait, elle est toute simple : le coté délirant parfaitement assumé des auteurs qui vont loin, très loin même et qui osent absolument tout, le coté génial côtoyant allègrement le grand n’importe quoi ! Fatalement, c’est ici que Everything Everywhere All at Once divise le public mais, quelque part, cela importe peu car si vous faites partie de celles et de ceux qui adhèrent au concept, alors, c’est partit pour plus de deux heures de grand guignolesque qui vont vous tenir en haleine jusqu’à la dernière minute, ce, en vous faisant hurler de rire par moments car oui, ce film est drôle, terriblement drôle et, sur ce point, là aussi, c’est une belle réussite. Et puis, alors que l’on approchera tranquillement – si la chose est possible – de la fin, on se rendra compte que, malgré toute cette esbroufe, malgré le coté délirant de la chose, Everything Everywhere All at Once est également une œuvre plus profonde qu’il n’y parait de prime abord, une œuvre qui met au cœur de son propos les relations familiales qui, comme chacun sait, ne sont jamais simples, bien au contraire. Bref, vous l’avez compris, nous avons affaire, avec Everything Everywhere All at Once avec ce que l’on peut qualifier sans peine d’ovni cinématographique et oui, incontestablement, ce film ne plaira pas à tout le monde, cependant, si vous accrochez au coté délirant de celui-ci, si vous aimez sortir des sentiers battus pour découvrir des œuvres hors-norme, alors, oui, vous allez passer un superbe moment sans oublier qu’il y a une petite cerise sur le gâteau dont je n’avais pas encore parler, la divine Michelle Yeoh qui livre ici une prestation que l’on peu qualifier sans peine de phénoménale… alors, une fois que tout cela est dit, pourquoi bouder son plaisir ?!
 

Points Positifs
 :
- Un des films les plus loufoques pour ne pas dire délirant qu’il m’a été donné de voir depuis bien longtemps. Usant fort habilement du grand n’importe quoi et allant très loin dans son propos, Everything Everywhere All at Once est un véritable ovni cinématographique comme on en voit bien trop rarement au cinéma. Bref, voilà une expérience à ne pas louper !
- Bien entendu, ce long métrage ne peut qu’être clivant, cependant, si vous adhérer au concept, alors, vous allez passer plus de deux heures de folie qui ne vous laisseront nullement indifférent – surtout que, plus on avance dans l’intrigue, plus celle-ci par dans tous les sens et ose tout et n’importe quoi !
- Chapeau bas aux deux réalisateurs, Daniel Kwan et Daniel Scheinert, pour avoir osé aller aussi loin dans leurs délires.
- Une Michelle Yeoh tout simplement phénoménale et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Pour ce qui est du casting, saluons la performance délirante de Jamie Lee Curtis mais n’oublions pas celle de Ke Huy Quan qui rappellera quelques souvenirs aux vieux de la vieille – eh oui, c’est Demi-Lune dans Indiana Jones et le Temple Maudit !
- Une utilisation bien plus intelligente du concept du Multivers si l’on doit faire la comparaison avec les fadasses productions de chez Marvel
- Malgré tout le coté délirant de Everything Everywhere All at Once, ce film est plus profond qu’il n’y parait et amène le spectateur à réfléchir sur ses propres choix de vie.
- Décors, costumes, photographie, effets spéciaux : rien à dire si ce n’est que du bien.
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, Everything Everywhere All at Once est une œuvre clivante et il est logique que ce film ne plaira pas à tout le monde. Il faut dire qu’il faut adhérer au concept et que, si ce n’est pas le cas, cela devient très rapidement compliqué pour ne pas dire impossible !
- Je dois reconnaitre que même en adorant ce film, je n’ai pas tout saisit par moments et certains délires vont tout de même très loin dans le grand n’importe quoi.
 
Ma note : 8/10

samedi 1 août 2026

Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste


Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste
 
Une épidémie de peste ravage l'Europe et atteint son paroxysme en 1348. Les hommes et les femmes périssent tous, sans exception, semble-t-il. Mais le père Swift se réveille sur son lit, le visage gris aux couleurs de la mort. Et il réalise que la vie a, de toute évidence, repris son cours. Le village est désormais peuplé de zombies, qui semblent constituer une nouvelle déclinaison de l'espèce humaine décimée. De l'autre côté de l'océan, les Inkas ont réussi à installer leur domination sur les Lakutas et les Aztèques, et assumer leur influence, aux côtés d’une dynastie Han d'origine chinoise. Les peuples sont appelés à se réunir à la demande du Sapa Inka, pour que leurs chefs prennent connaissance d'une information capitale. A bord de leurs bateaux dirigeables, les dignitaires se rejoignent pour voir de leurs yeux la réalité de la rumeur qui courait. Des hommes qui ont traversé l'océan près de cinq cents ans plus tôt sont toujours là, prisonniers dans leurs cages, hirsutes, dégénérés mais vivants. Au delà de la mer, à l'Est des terres habitées, doit exister une fontaine de jouvence. Nous sommes sur le continent américain au cœur du XIXème siècle, et le plus haut dignitaire Inka veut en savoir davantage...
 

Nous, les Morts – Les Enfants de la Peste
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Yana
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 08 avril 2015
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, ce fut avec un certain plaisir que j’ai retrouvé le dessinateur croate, Igor Kordey qui est un habitué de ce blog comme on a put le voir avec  L’Histoire SecrèteEmpireLes 30 DeniersLa Saga de Vam et Jour J – 11 Septembre, cette fois-ci, sans son compère Jean-Pierre Pécau, dans une quadrilogie pour le moins singulière, Nous, les Morts. Accompagné du scénariste, croate lui aussi, Darko Macan, le sieur Kordey, toujours égal a lui-même aux crayons nous entraine cette fois ci dans une uchronie pour le moins improbable et qui possède un synopsis de départ tellement, euh, comment dire, délirant que l’on ne pouvait qu’attendre tout et n’importe quoi au sujet de cette bande dessinée. Imaginez la population européenne totalement dévastée par la Peste Noire mais qui se transforme en zombie tandis que, dans le reste du monde, les empires des peuplades amérindiennes et asiatiques ont poursuivi tranquillement leur évolution. La rencontre risque de faire des étincelles ? Vous vous doutez bien que oui même si, dans ce premier tome de Nous, les Morts, l’intrigue met surtout en avant cet Empire Inca qui aura fait table rase de la concurrence – Aztèques, Mayas et compagnie. Bien évidement, dit de la sorte, le lecteur, méfiant, aurait de fortes raisons de fuir cette BD et, ma foi, on pourrait le comprendre, pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, le duo Macan et Kordey réussi à nous pondre un premier tome qui, malgré son coté grand guignolesque, fonctionne plutôt bien. Les personnages sont stéréotypés, il y a du sang, du nu, du sexe, des trahisons et le lecteur, interloqué, suit tout cela, captiver et stupéfait a la fois, tout en se demandant comment l’alchimie a put prendre aussi bien alors que c’était bien mal engagé. Bref, une curiosité improbable mais qui fonctionne suffisamment pour m’avoir donné envie de découvrir la suite, ce qui, ma foi, est toujours un bon signe !
 

Points Positifs
 :
- La stupéfaction de constater que malgré un postulat de départ pour le moins casse gueule – dans les grandes lignes, on va avoir droit a des incas contre des zombies – l’histoire, si on accroche, tient parfaitement la route et que dans le genre série Z, Nous, les Morts remplie parfaitement son rôle !
- Une uchronie étonnante mais qui fonctionne : la population européenne, totalement anéantie par la Peste Noire, est revenue à la vie sous forme de zombie, mais des zombies intelligents. Les siècles défilent et, outre-Atlantique, l’Empire Inca qui a annexé tous ses rivaux, se tourne vers le vieux continent… idiot ? Non, génial !
- Un Igor Kordey au sommet de sa forme et qui livre une prestation qui ravira ses fans.
- Des protagonistes franchement stéréotypés mais qui ne dénotent guère dans cette BD aussi délirante.
- Une couverture plutôt réussie dans son genre.
 
Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même accrocher au concept qui est, au mieux, exagéré au possible, au pire, totalement saugrenu pour ne pas dire débile aux yeux de certains.
- Igor Kordey : si vous êtes fans, ce n’est pas un problème, par contre, si ce n’est pas le cas, ce n’est pas Nous, les Morts qui vous fera changer d’avis…
 
Ma note : 7,5/10