Pages

mercredi 29 juillet 2026

Peaky Blinders – L'Immortel


Peaky Blinders – L'Immortel
 
En plein Blitz, en novembre 1940, l'Allemagne Nazie met en œuvre un complot visant à asservir économiquement le Royaume-Uni. Celui-ci prévoit l'injection massive de fausse monnaie britannique, fabriquée par les détenus des camps de concentration, dans l'économie britannique avec l'aide d'agents pronazis, ce, dans le but de provoquer une hyperinflation. Au même moment, un raid nocturne de la Luftwaffe sur Birmingham décime une usine de munitions BSA, tuant toutes les ouvrières. Ailleurs, Tommy Shelby vit reclus, retiré de la vie publique depuis la mort de son frère aîné Arthur, qui se serait suicidé en décembre 1938. Sa seule compagnie est son fidèle assistant Johnny Dogs. Tommy travaille à son autobiographie, mais est hanté par les visions de sa fille défunte, Ruby. Ada Shelby, qui lui a succédé comme députée de Birmingham Sud, lui rend visite pour l'informer des méfaits des Peaky Blinders, désormais dirigés par son fils, Duke Shelby. Parallèlement, le gang pille l'usine détruite et s'empare des munitions. En secret, Duke s'est allié à l'agent Nazi John Beckett, qui compte faire distribuer 350 millions de livres sterling de fausse monnaie en Grande-Bretagne par les Peaky Blinders, via leurs réseaux.
 

Peaky Blinders – L'Immortel
Réalisation : Tom Harper
Scénario : Steven Knight
Musique : Antony Genn, Martin Slattery, Nick Cave
Production : BBC Film, Banijay, Tiger Aspect Productions
Genre : Drame, Historique, Gangsters
Titre en vo : Peaky Blinders – The Immortal Man
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni, France
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 mars 2026
Durée : 112 mn

Casting :
Cillian Murphy : Thomas « Tommy » Shelby
Rebecca Ferguson : Kaulo et Zelda Chiriklo
Barry Keoghan : Erasmus « Duke » Shelby
Tim Roth : John Beckett
Stephen Graham : Hayden Stagg
Sophie Rundle : Ada Thorne (née Shelby)
Ned Dennehy : Charlie Strong
Packy Lee : Johnny Dogs
Ian Peck : Curly
Jay Lycurgo : Elijah
 
Mon avis :
 Il est difficile de ne pas reconnaitre que, entre 2013 et 2022, Peaky Blinders fut une des séries les plus importantes du petit écran et que celle-ci, en partant d’un postulat de départ pour le moins loin d’être d’une franche originalité puisque, pour rappel, ce dernier ne nous présentait, a priori, que les méfaits d’une petite bande de malfrats gitans de Birmingham pendant l’entre deux-guerres, aura sut, pour de multiples raisons, non seulement se démarquer de la concurrence mais, surtout, nous proposer une œuvre majeure qui auras a la fois conquis le public mais aussi les critiques. Ainsi, entre le coté cool parfaitement assumé de ces fameux voyous, une bande originale très rock qui, malgré tout, collait si bien à l’ambiance, une photographie et une mise en scène proche de la perfection et un casting que l’on pouvait qualifié, sans exagération aucune, de cinq étoiles, avec, au fil des saisons, les apparitions de quelques grands noms du grand écran, Peaky Blinders aura sut briller de mille feux et s’imposer comme étant une grande série. Et puis, il y avait aussi le cas Cillian Murphy. Bon acteur auparavant, star incontestable depuis, comment ne pas reconnaitre que, tout au long des six saisons qu’aura duré cette série, ce dernier aura porté, quasiment a lui seul, tout l’intérêt de Peaky Blinders, ce, de par son charisme fou, sa présence à l’écran, sans oublier, bien entendu, par le coté torturé de son personnage, ce fameux Tommy Shelby que nous ne sommes pas prêts d’oublier de si tôt. D’ailleurs, lorsque, il y a de cela quatre ans, en 2022 donc, fut diffusé l’ultime saison de Peaky Blinders, nous avions appris que celle-ci ne serait que la conclusion de la série et que, tôt ou tard, un film viendrait définitivement achever l’intrigue ou, plus précisément, le cas Thomas Shelby. Car oui, on se doutait bien que, pour achever comme il se fallait une telle œuvre, il fallait statuer sur le sort de son protagoniste principal, ce qui fut donc fait avec ce long métrage, Peaky Blinders – L'Immortel, paru cette année sur Netflix et qui conclut donc, d’une manière plutôt convenable a défaut d’être inoubliable, une série décidément pas comme les autres. Convenable car oui, incontestablement, ce film est plutôt bon dans l’ensemble et que, entre le plaisir de retrouver les quelques rares protagonistes encore en vie de la série et, surtout, notre bon vieux Thomas Shelby, mais aussi, le fait que ce dernier ait enfin droit a la paix, c’est-à-dire, a ce qu’il recherche depuis les débuts de la série, c’est-à-dire, la mort, je pense ne pas me tromper en affirmant que, sur ce point, Peaky Blinders – L'Immortel a vu juste. Loin d’être inoubliable car, d’un autre coté, comment ne pas reconnaitre que, au petit jeu des comparaisons, ce film est loin d’être aussi bon que la série. Bien entendu, un tel constat ne pouvait qu’être logique, ce, tout simplement par le fait qu’un scénario est naturellement davantage développé dans une série que dans un film, fatalement plus court. Mais ce n’est pas tout puisque pour ce qui est du scénario lui-même, il est tout de même dommage que l’on n’ai pas échappé au traditionnel passage de relais pour le moins problématique entre deux générations, celle du fils, nettement plus violente, étant en révolte contre l’ancienne, intrigue qui, il faut le reconnaitre, sent le déjà-vu à plein nez. Forcément, de par ce choix plutôt simpliste, Peaky Blinders – L'Immortel rate, de mon point de vu, le coche, cependant, malgré ses défauts et ses faiblesses, ce film possède tout de même suffisamment de qualités qui ont de quoi ravir la plupart des fans de l’œuvre originale qui, à défaut de retrouver le souffle épique de la série, sauront se satisfaire de ces adieux attendus au charismatique Thomas Shelby, un personnage qui, fatalement, va bien nous manquer mais qui devait bien disparaitre, tôt ou tard…
 

Points Positifs
 :
- Une conclusion acceptable, sous format de film, a ce qui fut une des meilleures séries de la décennie écoulée et même si tout n’est pas parfait, force est de constater que ce Peaky Blinders – L'Immortel possède suffisamment de qualités pour satisfaire suffisamment les fans de l’œuvre originale qui retrouveront, une ultime fois, ce bon vieux Thomas Shelby, toujours aussi charismatique que jamais.
- Cillian Murphy, bien entendu, toujours aussi génial dans son rôle de Thomas Shelby et qui revient, une toute dernière fois et pour notre plus grand plaisir, interprété ce gangsters hors-norme et terriblement charismatique.
- La première partie où Thomas Shelby, plus fantomatique que jamais, vi totalement en reclus, est, de mon point de vu, la plus réussie du film.
- Une belle mort pour notre gangster préféré, même si, il faut le reconnaitre, cette dernière était naturellement prévisible.
- Pour ce qui est de l’esthétique générale, comme c’était le cas dans la série, il n’y a pas grand-chose à dire si ce n’est du bon.
- Une bande originale toujours aussi excellente avec, au passage, une réinterprétation du fameux Red Right Hand de Nick Cave and the Bad Seeds.

Points Négatifs :
- Malheureusement, on n’échappe pas aux défauts du genre, c’est-à-dire, le fait que nous avons droit a un conflit intergénérationnel entre le père et le fils, ce dernier vivant dans l’ombre du premier et brillant par son ressentit, sa colère et son extrême violence. Thématiques maintes fois abordées dans moult œuvres du genre.
- Sans grande surprise, nous avons droit à un scénario nettement moins développé que dans ceux des différentes saisons de la série, mais bon, cela est normal étant donné qu’un film est naturellement plus court.
- Je n’ai pas été totalement convaincu par l’absence d’Arthur Shelby, bien au contraire.

Ma note : 7,5/10

mardi 28 juillet 2026

L’Attaque des Titans – Tome 6


L’Attaque des Titans – Tome 6
 
Il y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans. Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où surgit un Titan Colossal… Le Bataillon d'Exploration est parvenu à déjouer la machination orchestrée contre lui par les Brigades Centrales et à renverser le gouvernement. À présent, il ne reste plus qu'à mettre Historia sur le trône. De son côté l'équipe de Livaï a réussi à localiser Eren et Historia mais les délivrer ne sera sans doute pas une mince affaire...
 

L’Attaque des Titans – Tome 6
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Fantastique, Action
Titre en vo : Shingeki no Kyojin vol.6
Parution en vo : 09 avril 2015
Parution en vf : 28 juin 2017
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Pika Édition
Nombre de pages : 576
 
Mon avis :
 Il ne serait pas exagérer d’affirmer que le volet précédent de cet excellent manga qu’est L’Attaque des Titans aura marqué un sacré tournant au sein de la saga. En effet, alors que, depuis le début de ce récit haut en couleur du sieur Hajime Isayama, l’intrigue se focalisait, surtout, entre cette lutte héroïque et souvent désespérée qui mettait face à face l’humanité à ces singuliers Titans, gigantesques créatures, le plus souvent, en dehors de quelques cas particuliers, souvent décérébrées qui ne semblent vivre que pour se nourrir des premiers, dans la cinquième intégrale du manga, les enjeux habituels étaient mis de coté pour nous plonger en plein conflit fratricide où diverses factions humaines luttaient les unes contre les autres. Une surprise même si, jusque là, nous avions bien eu droit à certains indices qui laissaient sous-entendre que certains individus semblaient en savoir davantage au sujet de ces fameux Titans. Ainsi, dans ce sixième volet de L’Attaque des Titans, ce n’est guère une surprise de retrouver, à nouveau, un scénario qui, principalement, met l’accent sur les conflits entre humains et, suite au coup d’état qui aura vu le Bataillon d’Exploration s’emparer du pouvoir, c’est parti pour plus de cinq cent pages de révélations en tout genre et surprenantes sur la famille royale, sur les pouvoirs de ses membres et, par la force des choses, sur l’importance d’Historia qui, pour la petite histoire, après avoir appris pas mal de choses sur son passé, finit par être sacrée reine. Tout cela, bien entendu, est plutôt intéressant en soit mais, hélas, cela se fait au détriment de l’action pure et dure qui ne survient que dans les toutes dernières pages de cet album – même si celles-ci sont spectaculaires au possible, elles ne sont pas suffisamment nombreuses pour satisfaire totalement les amateurs, c’est un fait ! Ainsi, si l’on peut comprendre que les nombreuses révélations auquel on a droit dans ce sixième volet occupent une place importante tout au long de celui-ci – après celles sur la famille royale, il y a le passé de Livaï qui est dévoilé ainsi qu’une part de celui du père d’Eren – il est un peu plus discutable que l’intrigue, ensuite, s’attarde inutilement sur des scènes qui n’apportent pas grand-chose à l’intrigue en tant que telle : une énième prise de bec entre Eren et Jean, le premier, Mikasa et Armin qui se remémorent, pour la centième fois, leur passé et autres joyeusetés du même genre viennent casser le rythme d’un récit que l’on aurait souhaiter un poil plus dynamique. Peut-être pour la prochaine fois, du moins, je l’espère, mais bon, il sera toujours temps d’en parler en temps et en heure…
 

Points Positifs
 :
- Même si le rythme est nettement moins accrocheur que par le passé, ce nouveau volet de L’Attaque des Titans confirme tout de même le bien que l’on peut penser de ce manga. Certes, c’est loin d’être parfait mais, scénaristiquement parlant, Hajime Isayama possède un don certain pour nous proposer une intrigue bourrée de retournements de situations qui font que l’on accroche rapidement à l’histoire…
- Si nous avions eu droit a pas mal de révélations depuis les débuts du mange, force est de constater que, dans cette sixième intégrale, celles-ci occupent nettement le devant de la scène. Ainsi, entre les révélations sur les secrets de la famille royale, celles sur le passé de Livaï et son lien avec Kenny Ackermann, sans oublier, bien sur, celles sur le père d’Eren, personnage qui apparait comme étant de plus en plus ambigu, il y a de quoi faire.
- Peu d’action ici, cependant, les dernières pages sont hautement spectaculaires en diable !
- Une édition intégrale de fort belle qualité qui rend justice au manga et qui, ma foi, est tout simplement indispensable pour les fans de celui-ci.
 
Points Négatifs :
- Comme je l’ai déjà souligner dans mes critiques précédentes, le gros point faible de L’Attaque des Titans, c’est sa partie graphique qui est, incontestablement, problématique. Certes, Hajime Isayama s’est amélioré depuis les débuts du manga, mais bon, ce n’est pas encore exceptionnel, loin de là…
- Si l’on peut comprendre que le mangaka mette l’accent, ici, sur les relations entre les protagonistes et les révélations, il y a tout de même, par moments, un problème de rythme narratif.
- Les amateurs d’action pure et dure pesteront fortement vis-à-vis de cette sixième intégrale où l’action se fait plutôt rare, il faut le reconnaitre.
- Une fois de plus, les Titans se font plutôt rares, ce qui ne plaira probablement pas à tout le monde…
 
Ma note : 7,5/10

Jour J – 11 Septembre


Jour J – 11 Septembre
 
Nous sommes en décembre 2004, John Kerry vient d'être élu président des Etats-Unis, mettant fin au mandat de George W Bush. Le cortège officiel défile dans les rues de New York avec, en toile de fond, les tours jumelles. Grâce à John O'Neill, l'ex numéro 2 du FBI, de nombreux attentats ont été évités, même si beaucoup pensent que l'ex-agent avait un peu déliré lorsqu'il prétendait qu'Al Qaïda fomentait une attaque avec des avions. Le nom du Prince des Ténèbres, un surnom qu'il doit à ses costumes noirs et ses méthodes peu orthodoxes, est discuté dans le bureau du président pour un poste dans la nouvelle administration. Le vice-président Obama souhaite qu'O'Neill fasse un retour au premier plan, convaincu que l'ex-agent affecté, depuis, à la sécurité du World Trade Center, serait un atout majeur contre le terrorisme islamiste. Depuis l'attaque au camion piégé de 1996 contre les tours de Khobar en Arabie Saoudite, l'agent du FBI mène une lutte très personnelle contre un certain Ben Laden qu'il situe au cœur des menaces contre les Etats-Unis. Pour lui, la version officielle qui attribue l'attentat à l'Iran est un mensonge colossal qui dissimule des enjeux secrets, et il sait qu'il ne peut pas compter sur l'aide de la CIA, sauf peut-être un certain Bob Baer aux méthodes très particulières. Une partie de ses activités de ces dix dernières années ont été organisées avec Bob, financées par des fonds privés. Notamment, un homme d'affaires compte sur lui pour venger son fils mort lors d'une mission secrète.
 

Jour J – 11 Septembre
Scénario : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau, Fred Blanchard
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Jérôme Maffre
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 16 juin 2021
Nombre de pages : 200
 
Mon avis :
 Depuis les débuts de ce blog, s’il y a bien un duo d’auteurs qui brillent par leur présence, c’est, bien entendu, le sieur Jean-Pierre Pécau, scénariste de son état et grand amateur d’Histoire devant l’éternel, mais aussi, Igor Kordey, dessinateur croate au style plutôt clivant mais que, d'un point de vu personnel j’apprécie de plus en plus au fil des années. Ainsi, depuis janvier dernier, les deux compères ont été omniprésents sur ce blog par le biais de L’Histoire Secrète, une très longue et interminable saga qui, accessoirement, tout au long de sa parution, aura oscillé entre le meilleur et le pire. Cependant, depuis le début de ce mois de juillet, je me suis attaqué à quelques unes des autres créations des deux hommes comme Empire ou Les 30 Deniers et même un one-shot plus ancien où officiait Kordey, La Saga de Vam. Poursuivant donc sur ma lancée, à présent, c’est une autre série qui est mise à l’honneur sur ce blog, un certain Jour J, saga elle aussi paru chez Delcourt et où l’on retrouve moult auteurs et artistes divers. Vous l’avez deviné, dans celle-ci, Pécau et Kordey sont une fois de plus au rendez vous et, justement, le titre que je vous présente à présent, si vous êtes fan des deux hommes, mérite largement le détour ! Renommé 11 Septembre pour l’occasion – ce qui peut se comprendre même si cela n’était pas nécessaire – cet album nous propose, en une intégrale, la trilogie Le Prince des Ténèbres qui était sortie il y a de cela quelques années. Bien évidement, dès son titre – du moins, le nouveau – le lecteur sait de quoi parlera cet album, sauf que, comme le veut le concept de la saga, c’est à une uchronie que nous allons avoir affaire et donc, ici, les attentats du 11 Septembre n’eurent pas eu lieu puisqu’ils avaient été contrés par la pugnacité d’un homme : John O'Neill. Pour la petite histoire, le sieur O’Neill, ancien agent du FBI, enquêta pendant des années sur les dangers du terrorisme islamiste et, plus particulièrement, sur celui que représentait Al Qaïda et sa tête pensante, je veux, bien entendu, parler de ce triste sir d’Oussama Ben Laden. Pas vraiment écouté par sa hiérarchie, celui-ci finit par démissionner avant de prendre le poste de responsable de la sécurité au World Trade Center, en août 2001, ce qui lui couta la vie quelques semaines plus tard… Dans 11 Septembre – ex Le Prince des Ténèbres, donc – les choses ne se déroulent pas de la même manière, comme dans toute bonne uchronie et le lecteur à donc droit à un monde fort différent du notre où, les attentats n’ayant pas eu lieu, il n’y eut pas, par la force des choses, de guerre en Irak et en Afghanistan tandis que Bush Junior faisait un petit tour avant de céder sa place à John Kerry, que les pays arabes de démocratisaient doucement, qu'Al Qaïda était marginalisé et que Daesh n’existait même pas… Une uchronie plutôt pertinente, intéressante et qui  à pour elle le fait de se dérouler dans un passé très proche, connu par la plupart des lecteurs qui, accessoirement, se délecteront de ce récit diablement captivant et qui, au passage, est sublimé par un Igor Kordey en bonne forme, ce qui a de quoi ravir les fans du croate. Bref, si vous êtes passés à coté de ce Prince des Ténèbres, il y a quelques années, voilà une bonne occasion de découvrir cette trilogie qui est, indéniablement, la plus belle réussite de la saga Jour J : passionnant, bien écrit, instructif, cet album nous montre un monde tel qu’il aurait put être et, quelque part, il s’en est fallut de peu…
 

Points Positifs
 :
- Et si les attentats du 11 Septembre n’avaient pas eu lieu ? Excellent postulat de départ pour cette uchronie qui est écrite d’une manière fort intelligente et qui parait fort plausible – du moins, si ses supérieurs avaient écouté John O'Neill. Bien évidement, on peut ergoter sur tel événement ou sur l’évolution du monde arabe tel qu’il nous est présenté ici, cependant, dans l’ensemble, cette trilogie est une belle réussite.
- Une excellente uchronie qui a pour elle le fait que les événements qui si déroulent aient eu lieu dans un passé récent – une bonne vingtaine d’années – ce qui fait que la plupart des lecteurs les aient connus, ce qui est un plus, bien entendu.
- Un bon travail de recherche de la part des auteurs qui fait que l’on a parfois du mal à faire la différence entre événements réels et imaginaires, du moins, au début, bien entendu.
- Même si je trouve qu’Igor Kordey est plus doué avec des récits se déroulant dans le passé, force est de constater que le croate nous livre ici une belle prestation et que ses fans ont de quoi être ravis pas celle-ci.
- Une intégrale de qualité qui permet à ceux qui étaient passés à coté du Prince des Ténèbres de découvrir cette uchronie qui est, sans nul doute, la plus belle réussite de la série Jour J.
 
Points Négatifs :
- Une vision peut-être un peu trop optimiste de la part des auteurs quand à l’évolution démocratique des pays arabes ?
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 8/10

lundi 27 juillet 2026

Néandertal, mon Frère


Néandertal, mon Frère
 
Qui était Néandertal ? Un singe repoussant ou un roux à la peau diaphane ? Un charognard ou un chasseur génial qui maîtrisait le langage et vénérait déjà ses morts ? Et se pourrait-il qu'il soit encore parmi nous? La génétique l'avait annoncé, la paléoanthropologie le confirme : Homo neanderthalensis et Homo sapiens ont mélangé leurs cultures, mais aussi leurs gènes sur le même territoire européen, et ce pendant au moins 5000 ans. Néandertal serait donc le frère d'Homo sapiens, et non son cousin éloigné, comme on l'a longtemps pensé. Bouleversée par l'apparition de méthodes de recherche inédites, notre histoire ancienne se récrit très vite et nous réserve des surprises de taille. Dans cette passionnante enquête, les auteurs dressent le portrait le plus actuel de notre étrange ancêtre et passent en revue les multiples hypothèses qui pourraient expliquer sa disparition. Car mieux connaître notre frère Néandertal, c'est en savoir beaucoup plus sur nous-mêmes.
 

Néandertal, mon Frère
Auteur : Silvana Condemi, François Savatier
Type d'ouvrage : Paléontologie, Préhistoire
Première Parution : 26 octobre 2016
Edition Française : 29 mai 2019
Titre en vo : Néandertal, mon Frère
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Flammarion
Nombre de pages : 256
 
Mon avis :
 Il n’est jamais simple de se projeter dans la lecture d’un essai, quel que soit le genre par ailleurs. Il faut dire que, bien souvent, le genre a tendance à nous proposer un contenu que l’on peut qualifier, certes, de fort intéressant mais qui s’avère, malheureusement, souvent écrit comme s’il s’adressait a un certain public qui serait composé de chercheurs et de spécialistes. Par la force des choses, le grand public, peut avoir du mal à être conquis par ce genre de lecture sauf si, bien entendu, un travail de vulgarisation que l’on peut qualifié de salutaire a été effectué par les auteurs en amont. Fort heureusement, dans le cas qui nous préoccupe à présent, c’est-à-dire, pour ce qui est de ce Néandertal, mon Frère, ouvrage coécrit par Silvana Condemi, chercheuse et spécialiste de l’Homme de Néandertal et par François Savatier, journaliste scientifique de son état, est l’exemple parfait de ce qu’est un essai scientifique parfaitement calibré pour le grand public. Ni trop long, ni trop court, allant au but dans ses explications, plutôt simple à la lecture et terriblement captivant, cet essai s’avère être une belle réussite comme on aimerait en voir plus souvent surtout que, en s’intéressant à ce fameux Homme de Néandertal, présenté pendant bien trop longtemps comme étant une vulgaire brute épaisse, celui-ci permet de réhabiliter de fort belle manière celui qui apparait comme étant, finalement, notre frère et non notre ancêtre, fatalement, moins évoluée. Car oui, incontestablement, Neandertal, l’européen, fut une autre espèce humaine comme il en existât quelques autres au fil des millénaires, à la fois différente de nous autres les Sapiens mais suffisamment proche, en tous cas, pour que, encore aujourd’hui, il subsiste au sein des populations européennes un infime pourcentage de gènes issus de lui. Et donc, dans cet ouvrage, c’est un formidable voyage dans le passé qui nous est proposé, un voyage qui nous fera découvrir la très longue histoire de notre frère, un voyage qui nous montrera comment ce dernier, a la fois si proche et si différent, aura vécu pour ne pas dire survécu dans ces contrées sauvages et désolées de l’Europe des glaciations, un voyage qui nous révélera comment ces hommes et ces femmes chassaient mais aussi, quelle pouvait être leur culture, leur vision du monde et, bien entendu, comment ont-ils réagis a leur rencontre avec nos ancêtres, les fameux Sapiens. Bref, vous l’avez compris, Néandertal, mon Frère est une indéniable réussite qui s’avère être terriblement instructive et, surtout, captivante au possible. Complet, par moments passionnants, cet essai nous permet de mieux connaitre la vie et la mort de l’Homme de Néandertal, cet homme qui fut bien davantage qu’une simple brute épaisse et qui, quelque part, survit encore au plus profond de nous. Bien entendu, notre vision sur celui-ci aura bien changée ces dernières années et, quelque part, au train où vont les découvertes, qui sait ce que nous réserve l’avenir ? A près tout, il se pourrait fort bien que Néandertal nous réserve encore bien des surprises…
 

Points Positifs
 :
- Un excellent essai qui revient de fort belle manière sur celui qui fut, sans aucune discussion possible, notre ancêtre le plus célèbre, le fameux Homme de Néandertal. Captivant au possible, fort instructif, Néandertal, mon Frère s’avère être une mine d’informations qui ravira les amateurs du genre.
- C’est une vision totalement nouvelle de Néandertal qui nous est présentée ici et qui tient beaucoup aux nombreuses découvertes effectuées ces dernières décennies. Qu’il est loin le temps de la brute épaisse et sauvage qui ne pouvait qu’être, fatalement, que moins évoluée que nous.
- La vision actuelle de Néandertal est pour le moins fascinante et toute la partie liée a sa disparition, si elle n’apporte pas vraiment de réponse, n’en reste pas moins fort pertinente.
- Un travail de vulgarisation scientifique que l’on peut qualifier de franchement réussi et qui permettra au grand public de s’y retrouver, ce qui, bien entendu, est une bonne chose.
 
Points Négatifs :
- Cet ouvrage est tellement passionnant que l’on peut regretter, finalement, qu’il ne soit pas un poil plus long, surtout pour ce qui est de sa conclusion.
 
Ma note : 8/10

Les Dix Millénaires Oubliés qui ont fait l'Histoire


Les Dix Millénaires Oubliés qui ont fait l'Histoire
 
Pendant 99 % de l’histoire de l’humanité, l’homme a été un nomade chasseur, pêcheur et cueilleur. Comment est-on passé aux sociétés inégalitaires et sédentaires qu’on connaît aujourd’hui ? Que s’est-il passé pendant ces dix millénaires trop souvent absents de notre culture générale et médiatique ? Une invention décisive, en plusieurs endroits du globe : celle de l’agriculture – et de l’élevage. Grâce à elle, la population humaine va s’accroître rapidement, prendre le contrôle de la planète ce qui débouchera sur la création des premières villes, des premiers États et, finalement, de l’écriture et de l’histoire… Jean-Paul Demoule explore les pratiques de cette révolution néolithique (la guerre, le travail ou encore la religion) avec la hauteur de vue de l’archéologue et la passion de transmettre. Il bouscule notre vision de la préhistoire et notre rapport au monde tel qu’il est, ou tel qu’il pourrait être.
 

Les Dix Millénaires Oubliés qui ont fait l'Histoire
Auteur : Jean-Paul Demoule
Type d'ouvrage : Archéologie, Préhistoire
Première Parution : 27 septembre 2017
Edition Française : 06 février 2019
Titre en vo : Les Dix Millénaires Oubliés qui ont fait l'Histoire
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Fayard/Pluriel
Nombre de pages : 320
 
Mon avis :
 D’entrée de jeu, il apparait que cet ouvrage de vulgarisation possède un titre que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, d’alléchant. Les Dix Millénaires Oubliés qui ont fait l'Histoire, ma foi, c’est tout un programme qui ne pourra qu’attirer l’attention de celles et ceux qui sont passionnés par l’Histoire mais aussi et surtout, par cette fameuse Préhistoire, ces millénaires bien trop souvent oubliés datant d’avant l’apparition de l’écriture dans le Croissant Fertile, en Mésopotamie, et qui n’en restent pas moins indispensables si l’on souhaite comprendre l’évolution des sociétés humaines. Car bon, comment dire, dans cet ouvrage et, donc, au fil de ces millénaires occultés, il s’en est passé des choses comme, pour rappel, la fin de la dernière période glaciaire, la domestication du chien puis des autres animaux, les débuts de l’agriculture, le passage d’une société de chasseurs-cueilleurs a une société sédentarisée, l'apparition des premiers villages puis des premières villes, le début des chefferies, de la guerre, de la course aux armements, la mise en retrait de la femme au détriment de l’homme, l'invention des castes au sein de la société, l'importance de la religion. Oui, comme je le soulignais, il s’en est passé des choses en quelques milliers d’années alors que, pendant des dizaines et des dizaines de milliers d’années, l’évolution humaine semblait être au point mort – il faut dire que la période glaciaire n’aidait pas non plus… Ainsi, le sieur Jean-Paul Demoule nous propose un intéressant voyage dans le temps, nous dévoilant, chapitres après chapitres et thématiques après thématiques, comment les sociétés humaines ont évoluées au cours du Néolithique. Tout cela est pour le moins intéressant surtout que l’auteur s’ouvre à d’autres sciences comme la génétique et la linguistique et, ma foi, tout cela serait parfait s’il n’y avait pas un gros défaut qui devient rapidement agaçant a la longue : l'ouvrage souffre, malheureusement, de nombreuses répétitions, d'un chapitre à l'autre, voir même d'une page à l'autre, ce qui fait que, au bout d’un moment, il est difficile de ne pas s’agacer par ces dernières. Fort heureusement, malgré ce défaut, Les Dix Millénaires Oubliés qui ont fait l'Histoire n’en reste pas moins comme étant un essai plutôt intéressant qui ravira les amateurs de l’histoire humaine, ne serais-ce que pour la simple et bonne raison que le Néolithique est une période historique peu mise en avant auprès du grand public et qu’il ne faut jamais laisser passer une occasion de s’instruire !
 

Points Positifs
 :
- Un essai que l’on peut qualifier sans peine d’intéressant et qui revient, comme son titre l’indique, sur ces fameux dix mille ans avant notre ère, une période fascinante qui aura connu la plus spectaculaire évolution de la société humaine.
- Fin de la dernière période glaciaire, domestication du chien puis des autres animaux, débuts de l’agriculture, passage d’une société de chasseurs-cueilleurs a une société sédentarisée, apparition des premiers villages puis des premières villes, début des chefferies, de la guerre, de la course aux armements, mise en retrait de la femme au détriment de l’homme, invention des castes au sein de la société, importance de la religion… le Néolithique fut, incontestablement, une période d’une richesse fascinante !
- Ne serais-ce que pour la simple et bonne raison que cette période historique n’est pas la plus abordée, particulièrement au sein du grand public, il apparait que la lecture de cet essai mérite le détour !
 
Points Négatifs :
- Dommage que cet ouvrage souffre de trop nombreuses répétitions : ainsi, certains faits, certains constats de l’auteur, reviennent sans arrêt, au fil des chapitres voir d’une page a l’autre, ce qui, vous en conviendrez, est très rapidement agaçant.
- Dommage que Jean-Paul Demoule s’intéresse particulièrement a l’Europe, ne faisant que quelques trop rares incursions dans le reste du monde. Je pense ne pas me tromper en affirmant qu’il y avait largement de quoi faire avec nos lointains ancêtres vivant sous d’autres latitudes…
- Qu’est-ce vraiment qu’un Européen ? Aucun pays ne possède le même peuple depuis ses origines. L’Homme a toujours été un migrant. On se demande bien pourquoi l’auteur aborde ce genre de thématiques qui sont un poil hors-sujet ici ?
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 26 juillet 2026

L’Histoire HS 111 – Les Croisades


L’Histoire HS 111 – Les Croisades
Avril/Juin 2026
 
Au sommaire :
Édito : Un événement sans équivalent
- Dieu et la guerre. 1000 ans d’histoire partagée
- Chronologie
- Cahiers, cartes
- Lexique
- Le grand élan de la Chrétienté
- Clermont 1095. Pourquoi ils sont partis
- Urbain II, un Pape français
- Interdites de Croisades !
- 1064 : tout a-t-il commencé en Espagne ?
- Carte : le retournement du XIème siècle
- La prédication où l’art de convaincre
- Le périlleux voyage en mer
- Printemps 1096. Massacres de juifs en Rhénanie
- Comment les Latins ont réinvestis Jérusalem
- Récits : les Croisés entrent dans la ville
- Schéma : le Saint-Sépulcre en quatre étapes
- Des états Latins en Orient
- Etats Latins. Une installation faite pour durer
- En images : la culture mêlée du quotidien
- Zangi, Nur Al-Din et Saladin relancent le Djihad
- Ce que nous apprend l’archéologie
- Le gout du sucre
- Plan : un village de colons francs
- Templiers et Hospitaliers. Des réseaux puissants
- Une Croisade sans fin ?
- Avril 1204. Constantinople mise à sac
- Pourquoi Louis IX est mort à Tunis
- Orient – Occident. Un choc d’Empires
- Au Caire : les derniers descendants des francs
- Les Teutoniques. Qu’allaient-ils faire en Baltique ?
- Récupération Nazi
- Un inépuisable réservoir d’imaginaire
- A lire, voir et écouter
- L’Histoire – Anniversaire
- Tchernobyl, une catastrophe annoncée
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, même si le dernier numéro de la revue L’Histoire, consacré, pour rappel, au Maroc, avait finit par ne pas me déplaire, je dois tout de même reconnaitre que celui-ci ne m’avait guère marquer, la faute, bien entendu, a un sujet qui n’était pas vraiment ma tasse de thé, bien au contraire. Par la force des choses, j’espérais que le numéro suivant de cette revue serait d’un autre acabit, du moins, pour ce qui était de son dossier principal or, en découvrant ce dernier, je dois admettre que j’étais pour le moins mitiger. En effet, que dire au sujet des Croisades ? Alors certes, cette thématique pour le moins passionnante avait de quoi captiver les esprits surtout que celle-ci, ne serais-ce que d’un point de vue historique, n’a rien perdu de sa force encore aujourd’hui. D’un autre coté, pour ce qui est de l’originalité, force est de constater que l’on repassera, et pas qu’un peu d’ailleurs. Bref, un bon sujet mais plutôt convenu et qui sentait à plein nez le déjà-vu. Alors, quid, donc, du résultat ? Et bien, comment dire, malgré le fait que le dossier est tout sauf original, celui-ci n’en reste pas moins bon, franchement bon même. Il faut dire que cela est dut pour deux raisons : premièrement, la teneur elle-même de ce dernier et je pense ne pas me tromper en affirmant que les Croisades sont, historiquement parlant, un sujet pour le moins passionnant. Ensuite, il y a, naturellement, la qualité propre à L’Histoire, une revue qu’il est inutile de présenter et qui nous prouve, une fois de plus, que celle-ci est, actuellement, le maitre étalon du genre au sein de la presse spécialisée. D’un autre coté, il faut tout de même reconnaitre que comme les Croisades ne sont pas non plus un sujet d’une franche originalité, à moins d’être un parfait néophyte de la chose, vous n’apprendrez pas une foule de nouveautés à la lecture de ce dossier. Mais bon, cela importe peu car, au final, nous avons tout de même affaire a un bon numéro de L’Histoire et même si nous avons eu droit, dans le passé, a des numéros hautement plus captivants, ce dernier vous fera passer, bien entendu, un bon moment de lecture, ce qui, ma foi, est le principal…
 

Points Positifs
 :
- Même si les Croisades ne sont pas le sujet le plus original qui soit, il faut le reconnaitre, il n’en reste pas moins comme étant pour le moins intéressant pour ne pas dire captivant par moments. Bref, les amateurs d’Histoire y trouveront parfaitement leur compte, ce, surtout que le sujet n’a rien perdu de son importance, encore aujourd’hui.
- Il est plutôt intéressant d’aborder le cas des Croisades européennes, comme, par exemple, celles qui opposaient les fameux Chevaliers Teutoniques aux peuplades païennes de l’est du continent. En effet, malgré ce que l’on pourrait penser de prime abord, les Croisades n’eurent pas uniquement lieu au Moyen-Orient.
- Le second dossier, consacré à la catastrophe de Tchernobyl, qui fête, cette année, son quarantième anniversaire, est plutôt intéressant.
- Bien entendu, les amateurs de cette revue seront en terrain familier et retrouveront avec plaisir des textes clairs et instructifs, de nombreuses illustrations et pas mal de cartes plutôt intéressantes. Bref, qualitativement parlant, L’Histoire est toujours une excellente revue !
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, il faut reconnaitre que les Croisades ne sont pas le sujet le plus original qui soit et que celui-ci est un peu trop présent au sein de la presse spécialisée. Mais bon, c’est un problème plutôt récurant, malheureusement…
- J’aurais souhaité un développement plus poussé des diverses Croisades et il est tout de même regrettable que certaines brillent par leur absence ; ainsi, quid, donc, de la Croisade des Enfants ?
- On n’échappe pas à une certaine idéologie de gauche pour le moins néfaste pour ne pas dire ridicule : en effet, pourquoi une attaque en règle contre le Puy du Fou, par d’attraction reconnu dans le monde entier sauf dans l’Hexagone. D’un autre coté, étant donné que cela vient d’un triste individu qui s’était fait connaitre pour avoir écrit un livre à charge sur le parc, que fallait-il en attendre ?
 
Ma note : 7,5/10