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vendredi 10 juillet 2026

Peaky Blinders – Saison 6


Peaky Blinders – Saison 6
 
Au fil des années, le clan Shelby a vaincu ses rivaux de Birmingham, des gangsters londoniens, des mafieux américains, des flics véreux et un prêtre pédophile. Cependant, les plans de Tommy pour assassiner le leader fasciste britannique Oswald Mosley se sont retournés contre lui, causant la mort de sa Tante Polly… Hanté par des visions de sa première épouse décédée, Grace, et de « l’homme inconnu que je ne peux pas vaincre », Tommy souhaite se suicider, appuie sur la gâchette et découvre qu’Arthur a retiré les balles de son arme avant de s’effondrer ignominieusement face contre terre dans la boue… Arrive alors sa seconde épouse, Lizzie, toujours bien vivante, qui le trouve vautré dans la boue, le traite de lâche et lui donne des balles au cas où il souhaiterait terminer le travail…
 

Peaky Blinders – Saison 6
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 6
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two, Netflix
Diffusion d’origine : 27 février 2022 – 03 avril 2022
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes
 
Casting :
Cillian Murphy : Thomas Shelby
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Finn Cole : Michael Gray, le fils de Polly
Natasha O'Keeffe : Lizzie Shelby, née Starke
Kate Phillips : Linda Shelby, la femme d'Arthur Shelby
Harry Kirton : Finn Shelby, plus jeune frère Shelby
Sam Claflin : Oswald Mosley
Amber Anderson : Diana Mitford
James Frecheville : Jack Nelson
Stephen Graham : Hayden Stagg
Conrad Khan : Erasmus « Duke » Shelby
Charlène McKenna : Laura McKee
Anya Taylor-Joy : Gina Gray
Brian Gleeson : Jimmy McCavern
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
Daryl McCormack : Isaiah Jesus
Tom Hardy : Alfie Solomons
Aimee-Ffion Edwards : Esme Shelby-Lee
Helen McCrory : Polly Gray, née Shelby
Aidan Gillen : Aberama Gold
Charlie Murphy : Jessie Eden
Jack Rowan : Bonnie Gold
Ned Dennehy : Charlie Strong
Packy Lee : Johnny Dogs
Andrew Koji : Brilliant Chang
Stephen Graham : Hayden Stagg
Aneurin Barnard : Docteur Holford
Emmett J. Scanlan : Billy Grade
Neil Maskell : Winston Churchill
Darragh O'Toole : Liam
Peter Coonan : Connor Dunn
Assaad Bouab : Henri
Abbie Hern : Mary Bone
Ian Peck : Curly
Simon Wan : Han
Naomi Yang : Li
 
Mon avis :
 Toutes les bonnes choses ont, bien entendu, une fin et c’est donc avec cette sixième saison, qui, pour la petite histoire, se sera fait attendre, en raison, bien entendu, de la pandémie de Covid-19 qui aura bouleversé les plans initiaux prévus pour cette série, que Peaky Blinders, sans aucun doute possible, une des meilleures séries de ces dernières années, ce sera achevé. Certes, ces six nouveaux épisodes ne seront pas tout à fait la conclusion des aventures du charismatique Thomas Shelby et de ses compagnons puisqu’un film est, entre-temps, paru, long métrage qui, lui, à défaut d’une septième saison passée aux oubliettes, mettra bel et bien fin à l’histoire, mais bon, en dehors de ce film dont je vous parlerais en temps et en heure, cette sixième saison de Peaky Blinders n’en reste pas moins comme étant une conclusion, pour ce qui est de la série, fort acceptable et, accessoirement, pour le moins réussie. Cependant, d’entrée de jeu, il y avait un problème, que dis-je, un énorme problème, je veux, malheureusement, parler du décès d’Helen McCrory, la charismatique Tante Polly, qui eut lieu en 2021. Non seulement, la mort de l’actrice fut un drame, naturellement, mais en plus, il fallait trouver un artifice pour que son personnage, pour rappel, un des plus importants de la série, n’apparaisse plus dans cette sixième saison. Sur ce point, on pourra affirmer que les scénaristes s’en sont fort bien sortis et, par ailleurs, il est difficile, en regardant la scène des funérailles de Polly, de ne pas être touché. Ceci étant dit, quid, donc, de cette sixième saison de Peaky Blinders ? Eh bien, disons que si, jusque là, cette série avait toujours frôlée avec une quasi-perfection, le spectateur, lui, pouvait toujours craindre une baisse de régime où cette fameuse saison de trop, lot commun de bon nombre de séries, faut-il le rappeler. Fort heureusement, avec Peaky Blinders, ce ne fut pas le cas et cette sixième saison, avec du recul, apparait comme étant une des plus réussies du lot, tout simplement ! Plus sombre que jamais, le scénario qui, naturellement, est la suite directe des événements dramatiques de la saison précédente, nous entraine dans une intrigue où se mêlent événements historiques – la montée du fascisme en Europe, la fin de la Prohibition – et où la mort ne cesse de roder autour d’un Thomas Shelby plus omniprésent que jamais. Ce constat qui fait du personnage incarné par Cillian Murphy l’épicentre de l’intrigue était déjà présent dans la cinquième saison, cependant, ici, cela se justifie nettement plus et, accessoirement, cela passe plutôt bien : en dehors de Thomas Shelby, il n’y a rien, ou presque, et tous les autres protagonistes, membres de sa famille, épouse, adversaires, ne sont finalement que des satellites qui tournent autour de notre gangster préféré. Le résultat est tout simplement excellent et même si le désespoir et la noirceur sont les maitres mots de cette ultime saison, comment ne pas reconnaitre que, une fois lancer dans celle-ci, il est fort difficile de ne pas aller jusqu’au bout ?! Et lorsque survint un final inattendu et qui relance totalement ce que l’on croyait savoir sur le sort de notre antihéros, on comprend alors l’utilité d’un film et on se dit, satisfait, que même si nous en avons finit avec la série, ce n’est pas encore le cas pour Peaky Blinders. Mais bon, ceci est, bien entendu, une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Une dernière saison qui s’avère être, tout simplement, probablement une des toutes meilleures de la série depuis ses débuts. Magistrale, d’une noirceur indicible, Peaky Blinders nous fait ses adieux – ou plutôt, son au revoir en attendant le film – de la plus belle des manières !
- Un Thomas Shelby omniprésent et au centre de tout, un scénario sombre, désespéré mais qui n’en reste pas moins toujours aussi captivant !
- Comme cela avait été le cas dans la saison précédente, l’intrigue est de plus en plus liée avec l’Histoire et, une fois de plus, nos héros ont maille à partir avec quelques figures réelles de l’époque comme Oswald Mosley et Diana Mitford.
- Pour ce qui est des acteurs, comme je le dis depuis le début de la série, il n’y a rien à redire tant ceux-ci sont tout simplement parfaits. Bien évidement, Cillian Murphy est toujours aussi impérial !
- Pour ce qui est de l’esthétique, comme je le disais dans mes critiques précédentes, c’est tout simplement une pure merveille et si, désormais, nous y sommes habitués, comment ne pas reconnaitre que certaines scènes sont tout simplement à couper le souffle – ah, la fusillade du dernier épisode est un pur régal !
- Un bien bel et touchant hommage à Helen McCrory.
- Une bande originale toujours aussi rock et toujours aussi parfaite : Nick Cave, Division Joy, ma foi, il y a de quoi faire !
 
Points Négatifs :
- Thomas Shelby est tellement omniprésent que la plupart des autres protagonistes ont un peu de mal à exister, ce qui est dommage selon moi – je pense, particulièrement, à Arthur qui reste une figure marquante de la série et qui joue presque les utilités ici.
- Dommage qu’Alfie Solomons apparaisse à peine dans cette saison…
 
Ma note : 8,5/10

jeudi 9 juillet 2026

La Bataille de Gaulle


La Bataille de Gaulle
 
Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n'a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l'Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.
 

La Bataille de Gaulle
Réalisation : Antonin Baudry
Scénario : Antonin Baudry et Bérénice Vila, d'après l’ouvrage de Julian T. Jackson
Musique : Volker Bertelmann, Théo Cascio
Production : Pathé Films
Genre : Historique, Guerre
Titre en vo : La Bataille de Gaulle
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français, anglais, allemand
Date de sortie : 03 juin 2026
Durée : 316 mn

Casting :
Simon Abkarian : Charles de Gaulle
Niels Schneider : le général Leclerc
Thierry Lhermitte : Henri Giraud
Karim Leklou : Blazej
Florian Lesieur : Fernand Bonnier de La Chapelle
Simon Russell Beale : Winston Churchill
Dan Kadosh : Gustavo Camerini
Benoît Magimel : Pierre Kœnig
Kacey Mottet-Klein : Geoffroy de Courcel
Félix Kysyl : Jean Moulin
François Göske : Klaus Barbie
Anamaria Vartolomei : Livia
Adèle Jayle : Yvonne de Gaulle
Loïc Corbery : René Pleven
Mathieu Kassovitz : François Darlan
Tom Mison : Anthony Eden
Campbell Scott : Franklin Delano Roosevelt
Grégoire Colin : Georges Thierry d'Argenlieu
Pablo Cobo : Colonel Passy
Anthony Calf : Edward Spears
Pip Torrens : le général Montgomery
Maxime Bailleul : Muselier
Daniel Betts : Eisenhower
Chaïm Feroleto : Pierre, le frère de Livia
Stephen Campbell Moore : Macmillan
Noémie Schmidt : Susan Travers
Gabriel De La Fuente : Hustache
Alice de Lencquesaing : Suzanne Torrès
Pierre Aussedat : Georges Catroux
Janis Ahern : Florence Conrad
Joseph Fourez : Claude Hettier de Boislambert
Noam Morgensztern : Monnet
Alain Libolt : Maréchal Pétain
Éric Verdin : l'oncle de Fernand
Aude Ruyter : la tante de Fernand
Karen Westwood : Clementine Churchill
Paul Bandey : ministre Sinclair
Elsa Saillard Etcheverry : Anne de Gaulle
 
Mon avis :
 Depuis quelques années, le cinéma français ose faire ce qu’il ne nous proposait plus depuis bien des décennies, c’est-à-dire, des films a grand spectacle qui, de par leur conception et leur souffle épique, n’ont pas grand-chose à envier au cinéma hollywoodien. Ainsi, après les deux volets des Trois Mousquetaires, D’Artagnan et Milady, parus, à quelques mois d’écart, en 2023, puis l’excellent Le Comte de Monte-Cristo un an plus tard, en 2024 donc, en ce mois de juin 2026, un autre long métrage faisait parler de lui, un certain La Bataille de Gaulle. Bon, ici, il faut reconnaitre que nous abordons un cas un peu différent des œuvres précitées puisque si ces dernières mettaient en scène des chefs d’œuvres de la littérature française, pour ne pas dire mondiale, dans le cas présent, c’est une figure historique qui est mise à l’honneur, le célèbre Général de Gaulle, l’homme qui, a lui seul, ou presque, représenta la résistance française face a l’Allemagne, l’homme de l’Appel du 18 Juin, celui qui ne se coucha jamais et qui, portant en lui une certaine idée de la France, refusa de voir celle-ci se coucher face à l’ennemi, n’en déplaise, il faut le reconnaitre, à ses propres alliés. Bref, vous l’avez compris, c’est à l’un des plus grands noms de l’histoire de France que le réalisateur, Antonin Baudry, s’attaqua et je pense ne pas me tromper en affirmant que le pari était pour le moins risqué surtout que celui-ci, jusqu’au boutiste, osa nous proposer non pas un mais deux films, parus a quelques semaines d’intervalles, L'Âge de Fer et J'écris ton Nom, deux films qui, bien entendu, n’en sont qu’un et qui, en prêt de six heures, nous entrainent dans ce qui est une expérience cinématographique pour le moins stupéfiante, et je pèse grandement mes mots en disant cela. Il faut dire que malgré un démarrage pour le moins poussif du premier volet, il y a de cela quelques semaines, dut, principalement, a un paysage médiatique bien trop a gauche pour supporter l’idée que l’on glorifie une figure comme Charles de Gaulle mais aussi a des propos pour le moins stupides de la part de Simon Abkarian, alors que certains fourbissaient déjà leurs armes en jouissant de ce qui aurait put être un cuisant échec, le bouche à oreille, comme souvent, fonctionna a plein nez et le public, lui, ne s’y trompa pas, finissant par faire un triomphe au premier volet et accueillant, comme il se doit, le second comme la suite et la conclusion parfaite de ce qui était, sans aucune discussion possible, peut-être pas un chef d’œuvre absolu mais, en tous cas, un grand, que dis-je, un très grand film – oui, je ne peux pas m’empêcher de voir La Bataille de Gaulle comme étant un seul et unique film. La raison à cela ? En fait, elles sont multiples, tout simplement. Ainsi, prenons donc le casting, tout simplement somptueux et dans lequel on retrouve de grands noms du septième art hexagonal comme Niels Schneider, Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz ou Thierry Lhermitte, ce, pour ne citer que les plus connus. Mais si ces derniers, comme le reste du casting, s’avèrent être proches de la perfection et campent leurs personnages de fort belle manière, comment ne pas reconnaitre que le sieur Simon Abkarian nous livre une interprétation du Général de Gaulle haute en couleur pour ne pas dire parfaite. En toute sincérité, je ne connaissais pas cet acteur mais je ne peux que m’incliner devant la prestation de ce dernier, surtout que, comme chacun sait, c’était un rôle loin d’être évident, bien au contraire. Mais si le casting est bon pour ne pas dire excellent, que dire du reste et, tout d’abord, de cette mise en scène qui frôle allègrement, tout au long de six heures, avec la perfection et qui nous tient tout bonnement en haleine de la première à la dernière minute ? Ainsi, La Bataille de Gaulle s’appuie sur une mise en scène d’une grande précision, où chaque séquence semble pensée pour servir le récit avant le spectaculaire. Les dialogues portent le poids des décisions, les silences traduisent les doutes, et la tension naît autant des choix politiques que des événements qui les entourent. Cette maîtrise permet au film de conserver un rythme soutenu sans sacrifier la profondeur de ses personnages. La photographie, elle, accompagne cette ambition avec élégance. Les jeux de lumière, les décors et le travail sur les couleurs renforcent l’atmosphère du film sans jamais détourner l’attention de l’essentiel. La musique, discrète mais efficace, souligne les moments clés avec retenue, laissant souvent les images parler d’elles-mêmes. Au demeurant, l’une des qualités les plus marquantes du film réside dans sa capacité à rendre accessibles des événements historiques sans les simplifier. Il ne cherche pas à fabriquer des héros parfaits, mais à montrer des femmes et des hommes confrontés à des décisions dont les conséquences dépassent leur propre destin. Porteur d’un souffle épique, alternant les scènes d’action et celles plus intimistes, nous montrant que les actes de tout à chacun, du plus anodin au plus spectaculaire, peuvent compter si on les prend dans leurs globalités, ce film, véritable ode a l’amour de la France et au sacrifice de soi, est un véritable ovni cinématographique qui se donne le luxe, ironie suprême, d’être un succès en cette bien triste époque où une certaine idéologie nauséabonde règne en maitre et où aimer son pays, sa patrie, et l’histoire de celui-ci, apparaitrait comme étant pour le moins suspect aux yeux de la bien pensance médiatique. Bref, sans jamais céder à la démonstration, La Bataille de Gaulle rappelle que le cinéma historique peut être à la fois exigeant, captivant et profondément humain. Une œuvre ambitieuse qui fait confiance à l’intelligence de son public et qui mérite d’être découverte autant pour sa qualité de mise en scène que pour la richesse de son regard sur l’Histoire, une œuvre quasiment parfaite, au succès pour le moins mérité et qui, même si, par la force des choses et de l’intelligentsia parisienne, n’aura guère de récompenses, mérite amplement d’être le film de cette année 2026…
 

Points Positifs
 :
- Un des plus grands films français qu’il m’ait été donné de voir depuis, oh, une éternité ou presque, ce, même si le cinéma hexagonal a sut, au fil des années, nous proposer bon nombre de belles réussites. Il faut dire que La Bataille de Gaulle, diptyque audacieux du sieur Antonin Baudry, s’avère être une réussite incontestable et qui frôle tout simplement la perfection, ce, en mettant en lumière un des plus grands noms de l’histoire de France, le Général de Gaulle.
- Deux films de trois heures environ chacun, six heures en tout et, aussi incroyable que cela puisse paraitre, on ne s’ennui pas une seule seconde lors du visionnage. Il faut dire que La Bataille de Gaulle, de par son rythme, sa mise en scène et les très nombreux événements qui y sont relatés, est une œuvre terriblement captivante qui tient le spectateur en haleine de la première à la dernière minute.
- Un casting cinq étoiles où l’on retrouve des grands noms comme Niels Schneider, Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz et Thierry Lhermitte, pour ne citer que les plus connus. Mention spéciale, naturellement, à Simon Abkarian qui interprète un Général de Gaulle haut en couleur, livrant une prestation pour le moins remarquable.
- Même si, naturellement, il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce que l’on voit à l’écran et qu’il y a certaines libertés prises avec la réalité historique, dans l’ensemble, La Bataille de Gaulle est plutôt crédible et c’est fou le nombre de choses que l’on apprend en regardant ce film.
- L’extraordinaire Général Leclerc, le moins connu mais presque aussi important Pierre Kœnig, les batailles remportées par les troupes de ces derniers, la création de la Résistance Française, celle de l’armée de la France Libre, les luttes politiques pour faire accepter celle-ci parmi les alliés, le coté messianique de De Gaulle, les joutes verbales entre celui-ci et Churchill, le jeu obscur des américains. Amateurs d’Histoire, vous allez être servis !
- Une reconstitution historique de qualité et qui nous plonge dans la Seconde Guerre Mondiale, quand a la photographique, il n’y a rien à redire, celle-ci est parfaite. Petite mention aux scènes de guerre, tout simplement exceptionnelles.
- Un film qui ravira, sans aucune contestation possible, les férus d’Histoire, bien entendu et, plus particulièrement, celles et ceux qui ne jurent que par la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi, les amoureux de la France, les patriotes, dans le sens le plus noble du terme !
 
Points Négatifs :
- C’est tellement bon que c’est peut-être un peu trop court ! Oui, j’ose affirmer cela car je trouve la conclusion un peu trop frustrante. Ainsi, n’y avait-il pas des choses à raconter après la libération de Paris, acte majeur s’il en est, j’en conviens ?
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un inconditionnel de Mélenchon, un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’HumanitéLe MondeLibération ou Les Inrockuptibles, alors, vous n’allez guère apprécier ce film qui glorifie a la fois le Général de Gaulle mais aussi et, surtout, la grandeur de la France.

Ma note : 8,5/10

Les 30 Deniers


Les 30 Deniers
 
Yann est un ancien soldat des forces spéciales. Il a combattu en Afghanistan et a terminé sa carrière sur une opération non officielle, pour tenter de sauver la femme de sa vie, une french doctor kidnappée par les talibans. L'opération fut un échec, Kathy perdit la vie dans l'explosion d'une bombe. Désormais en retraite, Yann vit à Paris avec sa fille de sept ans, dont il vient d'apprendre qu'elle est atteinte de tumeurs au cerveau. Résigné face à l'impuissance de la médecine, il reprend espoir lorsque son ancien supérieur, le mystérieux Moine, le met en contact avec une jeune femme qui pratique une médecine parallèle, non officielle, mais dont les résultats semblent spectaculaires. Les premiers rendez-vous sont quasi miraculeux, la maladie recule, visiblement. Les médecins traditionnels n'en croient pas leurs yeux. Mais un événement imprévu va venir faucher les nouveaux espoirs de Yann, lorsque Sinoe la guérisseuse est assassiné, quasiment sous ses yeux. Il va alors apprendre du Moine qu'un secret millénaire était à l'origine des pouvoirs magiques de la jeune femme. Les trente deniers de Judas, selon la légende, en réalité une série de pièces de monnaie aux pouvoirs mystérieux, dont Sinoe détenait un exemplaire. Yann se lance alors dans une quête inlassable pour trouver le moyen de sauver sa fille. Il va devoir affronter d'autres détenteurs de ces objets précieux, au cœur d'enjeux de pouvoir vieux de plus de 2000 ans...
 

Les 30 Deniers
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady, Desko, Yana
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Esotérisme
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 02 avril 2014
Nombre de pages : 410
 
Mon avis :
 Présent pour ne pas dire plus depuis les débuts de ce blog en janvier dernier, le duo composé du sieur Jean-Pierre Pécan et d’Igor Kordey revient faire un énième apparition, histoire de se rappeler à notre bon souvenir. Ainsi, après leur œuvre commune la plus connue, je veux, bien entendu, parler de L’Histoire Secrète, saga interminable dont le tout dernier volet, du moins, pour le moment, est paru il y a de cela deux ans, puis, un certain Empire dont je vous ai parler il y a tout juste quelques jours, il est temps, à présent, d’aborder le cas d’une mini-série, Les 30 Deniers donc, dont le postulat de départ risque de rappeler pas mal de choses aux fans de L’Histoire Secrète. Bon, je dois le reconnaitre, lorsque cette mini-série paru, il y a de cela quelques un peu plus d’une décennie, ma première impression fut pour le moins mauvaise. Il faut dire que ce postulat de départ avec cette histoire de Deniers magiques (ceux-là même qu’aurait reçu Judas pour avoir vendu le Christ) qui ont traversé les âges sans oublier ces sociétés secrètes qui les ont allègrement utilisés au fil des siècles me faisaient un peu trop penser à L’Histoire Secrète. Pourtant, malgré mon peu d’enthousiasme pour ce synopsis loin d’être original, je me suis laisser tenter par la chose, cependant, heureusement que je n’attendais pas grand-chose de cette mini-série car bon, comment dire, au vu du résultat final, si oui, il y eut tout de même quelques bonnes idées et si, oui, cette saga ésotérique se laisse lire, force est de constater que nous sommes loin, mais alors, très loin même de ce que nos deux compères sont capables de nous offrir en temps normal. Ainsi, sans grande surprise, on retrouve les tares habituelles du sieur Pécau, c’est-à-dire, sa propension à nous pondre moult références historiques et mystico-religieuses que seuls les plus avertis comprendront, ce qui, j’en conviens, n’est pas un défaut en soit sauf lorsque l’auteur s’embrouille lui-même a force de partir dans tous les sens. De même, si, scénaristiquement parlant, tout cela n’est pas mauvais, il est tout de même fort dommageable que certains protagonistes soient oubliés en cours de route – comme la Baronne, pourtant un des personnages les plus charismatiques du lot – et que la conclusion soit plutôt bâclée, ce, après que Pécau se soit, comme cela lui arrive souvent, perdu dans tout un tas de délires et de sous intrigues qui n’étaient pas forcément indispensables. Ensuite, il y a le cas Igor Kordey, un artiste qui divise fortement le public de par son style qui tend à s’inspirer de celui de feu Richard Corben : les fans du croate apprécieront certes son travail sur cette mini-série même si celui-ci a déjà fait mieux par ailleurs, quand a ses détracteurs, il est clair que ce n’est pas encore cette fois-ci qu’ils enterreront la hache de guerre avec le sieur Kordey. Bref, vous l’avez compris, Les 30 Deniers est une œuvre loin d’être vraiment indispensable, ce, même si celle-ci possède suffisamment d’éléments qui satisferont les amateurs du genre et les fans de notre inimitable duo, mais bon, quelque part, quitte a faire un choix, dans le même genre, autant se coltiner L’Histoire Secrète, qualitativement parlant, c’est tout de même un poil plus réussi…
 

Points Positifs
 :
- Un synopsis de départ qui n’est certes pas original mais qui n’en reste pas moins intéressant, surtout que Jean-Pierre Pécau se débrouille plutôt bien avec ce genre de scénarios qui mêlent histoire réelle et histoire fictive.
- De même, c’est fou ce que Pécau maitrise son sujet et par moments, c’est un régal que de lire ses… euh… délires !? Quoi que, pas mal son idée sur la maladie de Mitterrand et son utilisation de  François de Grossouvre, ancienne éminence grise du Président et dont la mort est encore, trois décennies plus tard, auréolée d’un certain mystère…
- Une fois de plus, Jean-Pierre Pécau s’amuse avec ses connaissances historiques – indéniables – et ésotériques pour nous asséner avec moult références qui raviront les amateurs du genre – surtout que tout cela ne dénote nullement, scénaristiquement parlant.
- Un Igor Kordey en grande forme et qui livre une prestation, si on compare avec ses débuts, que l’on peut qualifier pour le moins d’excellente, pour peu, bien sur, que l’on soit fan de son style, bien sur.
 
Points Négatifs :
- Forcément, pour ce qui est de l’originalité, on repassera : c’est du vu et du revu et alors, si vous êtes un fidèle de L’Histoire Secrète, on n’est pas loin du copié/collé par moments…
- Quel dommage que Pécau s’emmêle littéralement les pinceaux dans ses multiples explications, l’exemple le plus frappant étant, bien entendu, les causes de la mort de la femme de Yann qui, décédée dans un bâtiment piégé par les Talibans au début, perd la vie, à la fin, dans le bombardement de ce même bâtiment par l’aviation française…
- Pécau et ses trop nombreuses sous intrigues qui n’apportent pas grand-chose a l’histoire principal, ses protagonistes qui disparaissent en cours de route, comme, bien entendu, la Baronne qui, dans le dernier tiers de l’album, brille par son absence ce qui est pour le moins singulier…
- Une conclusion qui aurait gagnée à être un poil plus longue selon moi.
- Oui, ça se lit bien mais c’est tout : pas vraiment de surprises, impression de déjà-vu, personnages pas vraiment charismatiques…
- Le style, encore et toujours, d’Igor Kordey : certes, ce n’est plus une surprise pour personne, j’adore ce type, mais bon, avec lui, on passe du quasi sublime (dans son genre) au franchement moche d’une page à l’autre…
 
Ma note : 6,5/10

mercredi 8 juillet 2026

On the Beach


On the Beach
 
Neil Young
 
1 - Walk On (Neil Young) 2:40
2 - See the Sky about to Rain (Neil Young) 5:03
3 - Revolution Blues (Neil Young) 4:02
4 - For the Turnstiles (Neil Young) 3:13
5 - Vampire Blues (Neil Young) 4:11
6 - On the Beach (Neil Young) 6:59
7 - Motion Pictures (For Carrie) (Neil Young) 4:20
8 - Ambulance Blues (Neil Young) 8:57
 

On the Beach
Musicien : Neil Young
Parution : 16 juillet 1974
Enregistré : 30 novembre 1973 – 07 avril 1974
Durée : 39:40
Genre : Rock, Blues Rock
Producteur : Neil Young, David Briggs, Mark Harman et Al Schmitt
Label : Reprise Records
 
Musiciens :
Neil Young : guitare, harmonica, piano, banjo, vibraphone et chant
Ralph Molina : batterie, tambour, voix (1-5-6-7-8)
Billy Talbot : basse (1)
Ben Keith : guitare, piano, orgue, dobro, tambour
Tim Drummond : basse, percussions (2-5-6)
Levon Helm : batterie (2-3)
Joe Yankee : harpe, tambourin électrique (2-8)
David Crosby : guitare (3)
Rick Danko : basse (3)
George Whitsell : guitare (5)
Graham Nash : piano (6)
Rusty Kershaw : guitare slide (7), violon (8)
 
Mon avis :
 Après le singulier Time Fades Away dont je vous ai parlé il y a de cela quelques jours, je poursuis mes critiques des opus de Neil Young avec un album que l’on peut qualifier sans peine comme étant dans la même veine, l’extraordinaire On the Beach, second volet de la fameuse Ditch Trilogy et, pour la petite histoire, un opus que je n’ai découvert que très récemment et qui est considéré, depuis sa parution en 1974, année faste à mes yeux, comme étant l’un des tous meilleurs de la très longue discographie du Loner, rien que ça ! Mais alors, pour quelle raison, alors que je suis un grand fan de Neil Young depuis des lustres, je n’avais jamais eu l’occasion de m’atteler à l’écoute de ce petit bijou ? Eh bien, tout simplement, pour la simple et bonne raison que, pendant de très longues années et comme cela avait été le cas avec Time Fades Away, de manière pour le moins incompréhensible, On the Beach n’existait pas en CD, ainsi, par la force des choses, ce ne fut qu’assez récemment que j’avais enfin put me le procurer, curieux de savoir si, oui ou non, toutes les louanges que j’avais entendu a son sujet étaient justifiées. Et, bien entendu, vous pouvez imaginez qu’avant ma première écoute, j’étais un peu fébrile, ayant presque un peu peur de ne pas apprécier ce que de nombreux fans du Loner considéraient comme étant un de ses chefs d’œuvres, appréhension pour le moins normale dans ce genre de cas. Cependant, je vous rassure tout de suite puisque oui, mille fois oui, On the Beach ne m’a pas déçu le moins du monde, bien au contraire, et oui, cet album est un putain de bon disque ! Ainsi, comme je l’avais souligné précédemment, faisant partie de la fameuse trilogie torturée du sieur Neil – qui débuta donc par le live Time Fades Away et qui s’acheva par l’extraordinaire et sombre Tonight's the Night – On the Beach est un opus certes déroutant pour les fans de Harvest mais grandiose pour les autres. Moins sombre, en apparence, que Tonight’s the Night, il ne nous en montre pas moins un Neil Young incisif, sans la moindre concession sur le mouvement hippie, le lobby pétrolier (oui), la célébrité et qui nous parle de sa séparation avec la mère de son enfant, de Charles Manson – l’excellent Revolution Blues – et, en règle générale, de sa solitude et de son désespoir… Bref, on ne rigole pas avec On the Beach et, justement, c’est ce qui fait la grande force de cet album, un opus sombre, mélancolique, qui touchera celles et ceux qui, un jour, sont tombé plus bas que terre et qui savent parfaitement que la vie est bien plus dure que toutes ces paillettes du star-system dont on nous rabâche tout le temps les oreilles… Bref, vous l’avez compris, un incontournable absolu du Loner, a découvrir, bien entendu, si ce n’est pas déjà fait…
 

Points Positifs
 :
- Un album sombre, mélancolique, nostalgique, sans concessions et qui touche l’âme de celui qui l’écoute, surtout si ce dernier à, lui-même, connu des passages a vides au cours de sa vie. Bref, On the Beach est un album spécial, je ne le nie pas, mais c’est aussi la marque des très grands !
- Le monumental On the Beach – la chanson, pas l’album – l’inquiétant Revolution Blues, le cynique Walk On, le très bon For the Turnstiles et la magnifique conclusion qu’est Ambulance Blues, cet opus regorge de titres majeurs, mais le reste n’est pas en reste, loin de là !
- Non seulement Neil Young est au top de sa forme, musicalement parlant, mais le bougre a sut fort bien s’entourer pour cet album : entre une partie du Crazy Horse, la partie rythmique du Band et même David Crosby et Graham Nash, il y a de quoi faire !
- Une pochette pour le moins singulière mais qui s’avère être plutôt réussie.
 
Points Négatifs :
- Un album à ne pas écouter si vous avez des tendances suicidaires…
- Comment se fait-il que cet opus n’ait pas existé en CD pendant tant d’années ?! Qu’est ce que j’aurais aimé le découvrir à 20 ans !
 
Ma note : 9/10