Peaky
Blinders – Saison 6
Au
fil des années, le clan Shelby a vaincu ses rivaux de Birmingham, des gangsters
londoniens, des mafieux américains, des flics véreux et un prêtre pédophile.
Cependant, les plans de Tommy pour assassiner le leader fasciste britannique
Oswald Mosley se sont retournés contre lui, causant la mort de sa Tante Polly…
Hanté par des visions de sa première épouse décédée, Grace, et de « l’homme
inconnu que je ne peux pas vaincre », Tommy souhaite se suicider, appuie
sur la gâchette et découvre qu’Arthur a retiré les balles de son arme avant de
s’effondrer ignominieusement face contre terre dans la boue… Arrive alors sa
seconde épouse, Lizzie, toujours bien vivante, qui le trouve vautré dans la
boue, le traite de lâche et lui donne des balles au cas où il souhaiterait
terminer le travail…
Peaky Blinders – Saison 6
Réalisation
: Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave
Production : BBC
Genre : Drame
historique
Titre
en vo : Peaky Blinders – Season 6
Pays
d’origine : Royaume-Uni
Chaîne
d’origine : BBC Two, Netflix
Diffusion
d’origine : 27 février 2022 – 03 avril 2022
Langue
d'origine : anglais
Nombre
d’épisodes : 6 x 55 minutes
Casting :
Cillian
Murphy : Thomas Shelby
Paul
Anderson : Arthur Shelby Junior
Sophie
Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Finn
Cole : Michael Gray, le fils de Polly
Natasha
O'Keeffe : Lizzie Shelby, née Starke
Kate
Phillips : Linda Shelby, la femme d'Arthur Shelby
Harry
Kirton : Finn Shelby, plus jeune frère Shelby
Sam
Claflin : Oswald Mosley
Amber
Anderson : Diana Mitford
James
Frecheville : Jack Nelson
Stephen
Graham : Hayden Stagg
Conrad
Khan : Erasmus « Duke » Shelby
Charlène
McKenna : Laura McKee
Anya
Taylor-Joy : Gina Gray
Brian
Gleeson : Jimmy McCavern
Benjamin
Zephaniah : Jeremiah Jesus
Daryl
McCormack : Isaiah Jesus
Tom
Hardy : Alfie Solomons
Aimee-Ffion
Edwards : Esme Shelby-Lee
Helen
McCrory : Polly Gray, née Shelby
Aidan
Gillen : Aberama Gold
Charlie
Murphy : Jessie Eden
Jack
Rowan : Bonnie Gold
Ned
Dennehy : Charlie Strong
Packy
Lee : Johnny Dogs
Andrew
Koji : Brilliant Chang
Stephen
Graham : Hayden Stagg
Aneurin
Barnard : Docteur Holford
Emmett
J. Scanlan : Billy Grade
Neil
Maskell : Winston Churchill
Darragh
O'Toole : Liam
Peter
Coonan : Connor Dunn
Assaad
Bouab : Henri
Abbie
Hern : Mary Bone
Ian
Peck : Curly
Simon
Wan : Han
Naomi
Yang : Li
Mon
avis : Toutes les bonnes choses ont, bien
entendu, une fin et c’est donc avec cette sixième saison, qui, pour la petite
histoire, se sera fait attendre, en raison, bien entendu, de la pandémie de
Covid-19 qui aura bouleversé les plans initiaux prévus pour cette série,
que Peaky
Blinders, sans aucun doute possible, une des meilleures séries de ces
dernières années, ce sera achevé. Certes, ces six nouveaux épisodes ne seront pas
tout à fait la conclusion des aventures du charismatique Thomas Shelby et de
ses compagnons puisqu’un film est, entre-temps, paru, long métrage qui, lui, à
défaut d’une septième saison passée aux oubliettes, mettra bel et bien fin à
l’histoire, mais bon, en dehors de ce film dont je vous parlerais en temps et
en heure, cette sixième saison de Peaky Blinders n’en reste
pas moins comme étant une conclusion, pour ce qui est de la série, fort
acceptable et, accessoirement, pour le moins réussie. Cependant, d’entrée de
jeu, il y avait un problème, que dis-je, un énorme problème, je veux,
malheureusement, parler du décès d’Helen McCrory, la charismatique Tante Polly,
qui eut lieu en 2021. Non seulement, la mort de l’actrice fut un drame,
naturellement, mais en plus, il fallait trouver un artifice pour que son
personnage, pour rappel, un des plus importants de la série, n’apparaisse plus
dans cette sixième saison. Sur ce point, on pourra affirmer que les scénaristes
s’en sont fort bien sortis et, par ailleurs, il est difficile, en regardant la
scène des funérailles de Polly, de ne pas être touché. Ceci étant dit, quid,
donc, de cette sixième saison de Peaky Blinders ? Eh bien,
disons que si, jusque là, cette série avait toujours frôlée avec une
quasi-perfection, le spectateur, lui, pouvait toujours craindre une baisse de
régime où cette fameuse saison de trop, lot commun de bon nombre de séries,
faut-il le rappeler. Fort heureusement, avec Peaky Blinders, ce ne
fut pas le cas et cette sixième saison, avec du recul, apparait comme étant une
des plus réussies du lot, tout simplement ! Plus sombre que jamais, le
scénario qui, naturellement, est la suite directe des événements dramatiques de
la saison
précédente, nous entraine dans une intrigue où se mêlent événements
historiques – la montée du fascisme en Europe, la fin de la Prohibition – et où
la mort ne cesse de roder autour d’un Thomas Shelby plus omniprésent que
jamais. Ce constat qui fait du personnage incarné par Cillian Murphy l’épicentre
de l’intrigue était déjà présent dans la cinquième saison, cependant, ici, cela
se justifie nettement plus et, accessoirement, cela passe plutôt bien : en
dehors de Thomas Shelby, il n’y a rien, ou presque, et tous les autres
protagonistes, membres de sa famille, épouse, adversaires, ne sont finalement
que des satellites qui tournent autour de notre gangster préféré. Le résultat
est tout simplement excellent et même si le désespoir et la noirceur sont les
maitres mots de cette ultime saison, comment ne pas reconnaitre que, une fois
lancer dans celle-ci, il est fort difficile de ne pas aller jusqu’au
bout ?! Et lorsque survint un final inattendu et qui relance totalement ce
que l’on croyait savoir sur le sort de notre antihéros, on comprend alors
l’utilité d’un film et on se dit, satisfait, que même si nous en avons finit
avec la série, ce n’est pas encore le cas pour Peaky Blinders. Mais
bon, ceci est, bien entendu, une autre histoire…
Points
Positifs :
-
Une dernière saison qui s’avère être, tout simplement, probablement une des
toutes meilleures de la série depuis ses débuts. Magistrale, d’une noirceur
indicible, Peaky Blinders nous fait ses adieux – ou plutôt,
son au revoir en attendant le film – de la plus belle des manières !
-
Un Thomas Shelby omniprésent et au centre de tout, un scénario sombre,
désespéré mais qui n’en reste pas moins toujours aussi captivant !
-
Comme cela avait été le cas dans la saison précédente, l’intrigue est de plus
en plus liée avec l’Histoire et, une fois de plus, nos héros ont maille à
partir avec quelques figures réelles de l’époque comme Oswald Mosley et Diana
Mitford.
-
Pour ce qui est des acteurs, comme je le dis depuis le début de la série, il
n’y a rien à redire tant ceux-ci sont tout simplement parfaits. Bien évidement,
Cillian Murphy est toujours aussi impérial !
-
Pour ce qui est de l’esthétique, comme je le disais dans mes critiques
précédentes, c’est tout simplement une pure merveille et si, désormais, nous y
sommes habitués, comment ne pas reconnaitre que certaines scènes sont tout
simplement à couper le souffle – ah, la fusillade du dernier épisode est un pur
régal !
-
Un bien bel et touchant hommage à Helen McCrory.
-
Une bande originale toujours aussi rock et toujours aussi parfaite : Nick
Cave, Division Joy, ma foi, il y a de quoi faire !
Points
Négatifs :
-
Thomas Shelby est tellement omniprésent que la plupart des autres protagonistes
ont un peu de mal à exister, ce qui est dommage selon moi – je pense,
particulièrement, à Arthur qui reste une figure marquante de la série et qui
joue presque les utilités ici.
-
Dommage qu’Alfie Solomons apparaisse à peine dans cette saison…
Ma
note : 8,5/10
La Bataille de Gaulle
Juin
1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme
refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres
pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans
espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n'a pas déposé
les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de
France n'est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort.
Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique
des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur
foi, leur audace, leur rage de liberté défient l'Histoire qui semblait pourtant
écrite d’avance.
La Bataille de Gaulle
Réalisation : Antonin
Baudry
Scénario : Antonin
Baudry et Bérénice Vila, d'après l’ouvrage de Julian T. Jackson
Musique : Volker
Bertelmann, Théo Cascio
Production : Pathé
Films
Genre : Historique,
Guerre
Titre
en vo : La Bataille de Gaulle
Pays
d'origine : France
Langue
d'origine : français, anglais, allemand
Date
de sortie : 03 juin 2026
Durée : 316
mn
Casting :
Simon
Abkarian : Charles de
Gaulle
Niels
Schneider : le général
Leclerc
Thierry
Lhermitte : Henri Giraud
Karim
Leklou : Blazej
Florian
Lesieur : Fernand Bonnier de La
Chapelle
Simon
Russell Beale : Winston
Churchill
Dan
Kadosh : Gustavo Camerini
Benoît
Magimel : Pierre Kœnig
Kacey
Mottet-Klein : Geoffroy de
Courcel
Félix
Kysyl : Jean Moulin
François
Göske : Klaus Barbie
Anamaria
Vartolomei : Livia
Adèle
Jayle : Yvonne de Gaulle
Loïc
Corbery : René Pleven
Mathieu
Kassovitz : François
Darlan
Tom
Mison : Anthony Eden
Campbell
Scott : Franklin Delano Roosevelt
Grégoire
Colin : Georges Thierry
d'Argenlieu
Pablo
Cobo : Colonel Passy
Anthony
Calf : Edward Spears
Pip
Torrens : le général Montgomery
Maxime
Bailleul : Muselier
Daniel
Betts : Eisenhower
Chaïm
Feroleto : Pierre, le
frère de Livia
Stephen
Campbell Moore : Macmillan
Noémie
Schmidt : Susan Travers
Gabriel
De La Fuente : Hustache
Alice
de Lencquesaing : Suzanne Torrès
Pierre
Aussedat : Georges
Catroux
Janis
Ahern : Florence Conrad
Joseph
Fourez : Claude Hettier de
Boislambert
Noam
Morgensztern : Monnet
Alain
Libolt : Maréchal Pétain
Éric
Verdin : l'oncle de Fernand
Aude
Ruyter : la tante de Fernand
Karen
Westwood : Clementine
Churchill
Paul
Bandey : ministre Sinclair
Elsa
Saillard Etcheverry : Anne de
Gaulle
Mon
avis : Depuis quelques années, le cinéma
français ose faire ce qu’il ne nous proposait plus depuis bien des décennies,
c’est-à-dire, des films a grand spectacle qui, de par leur conception et leur
souffle épique, n’ont pas grand-chose à envier au cinéma hollywoodien. Ainsi,
après les deux volets des Trois
Mousquetaires, D’Artagnan
et Milady,
parus, à quelques mois d’écart, en 2023, puis l’excellent Le Comte de Monte-Cristo
un an plus tard, en 2024 donc, en ce mois de juin 2026, un autre long métrage
faisait parler de lui, un certain La
Bataille de Gaulle. Bon, ici, il faut reconnaitre que nous abordons un cas
un peu différent des œuvres précitées puisque si ces dernières mettaient en
scène des chefs d’œuvres de la littérature française, pour ne pas dire
mondiale, dans le cas présent, c’est une figure historique qui est mise à
l’honneur, le célèbre Général de Gaulle, l’homme qui, a lui seul, ou presque,
représenta la résistance française face a l’Allemagne, l’homme de l’Appel du 18
Juin, celui qui ne se coucha jamais et qui, portant en lui une certaine idée de
la France, refusa de voir celle-ci se coucher face à l’ennemi, n’en déplaise,
il faut le reconnaitre, à ses propres alliés. Bref, vous l’avez compris, c’est
à l’un des plus grands noms de l’histoire de France que le réalisateur, Antonin
Baudry, s’attaqua et je pense ne pas me tromper en affirmant que le pari était
pour le moins risqué surtout que celui-ci, jusqu’au boutiste, osa nous proposer
non pas un mais deux films, parus a quelques semaines d’intervalles, L'Âge de Fer et J'écris ton Nom, deux films qui, bien entendu, n’en sont qu’un et
qui, en prêt de six heures, nous entrainent dans ce qui est une expérience
cinématographique pour le moins stupéfiante, et je pèse grandement mes mots en
disant cela. Il faut dire que malgré un démarrage pour le moins poussif du premier
volet, il y a de cela quelques semaines, dut, principalement, a un paysage
médiatique bien trop a gauche pour supporter l’idée que l’on glorifie une
figure comme Charles de Gaulle mais aussi a des propos pour le moins stupides
de la part de Simon Abkarian, alors que certains fourbissaient déjà leurs armes
en jouissant de ce qui aurait put être un cuisant échec, le bouche à oreille,
comme souvent, fonctionna a plein nez et le public, lui, ne s’y trompa pas,
finissant par faire un triomphe au premier volet et accueillant, comme il se
doit, le second comme la suite et la conclusion parfaite de ce qui était, sans
aucune discussion possible, peut-être pas un chef d’œuvre absolu mais, en tous
cas, un grand, que dis-je, un très grand film – oui, je ne peux pas m’empêcher
de voir La Bataille de Gaulle comme
étant un seul et unique film. La raison à cela ? En fait, elles sont
multiples, tout simplement. Ainsi, prenons donc le casting, tout simplement
somptueux et dans lequel on retrouve de grands noms du septième art hexagonal
comme Niels Schneider, Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz ou Thierry Lhermitte,
ce, pour ne citer que les plus connus. Mais si ces derniers, comme le reste du
casting, s’avèrent être proches de la perfection et campent leurs personnages
de fort belle manière, comment ne pas reconnaitre que le sieur Simon Abkarian
nous livre une interprétation du Général de Gaulle haute en couleur pour ne pas
dire parfaite. En toute sincérité, je ne connaissais pas cet acteur mais je ne
peux que m’incliner devant la prestation de ce dernier, surtout que, comme
chacun sait, c’était un rôle loin d’être évident, bien au contraire. Mais si le
casting est bon pour ne pas dire excellent, que dire du reste et, tout d’abord,
de cette mise en scène qui frôle allègrement, tout au long de six heures, avec
la perfection et qui nous tient tout bonnement en haleine de la première à la
dernière minute ? Ainsi, La Bataille
de Gaulle s’appuie sur une mise en scène d’une grande précision, où chaque
séquence semble pensée pour servir le récit avant le spectaculaire. Les
dialogues portent le poids des décisions, les silences traduisent les doutes,
et la tension naît autant des choix politiques que des événements qui les
entourent. Cette maîtrise permet au film de conserver un rythme soutenu sans
sacrifier la profondeur de ses personnages. La photographie, elle, accompagne
cette ambition avec élégance. Les jeux de lumière, les décors et le travail sur
les couleurs renforcent l’atmosphère du film sans jamais détourner l’attention
de l’essentiel. La musique, discrète mais efficace, souligne les moments clés
avec retenue, laissant souvent les images parler d’elles-mêmes. Au demeurant, l’une
des qualités les plus marquantes du film réside dans sa capacité à rendre
accessibles des événements historiques sans les simplifier. Il ne cherche pas à
fabriquer des héros parfaits, mais à montrer des femmes et des hommes
confrontés à des décisions dont les conséquences dépassent leur propre destin.
Porteur d’un souffle épique, alternant les scènes d’action et celles plus
intimistes, nous montrant que les actes de tout à chacun, du plus anodin au
plus spectaculaire, peuvent compter si on les prend dans leurs globalités, ce
film, véritable ode a l’amour de la France et au sacrifice de soi, est un
véritable ovni cinématographique qui se donne le luxe, ironie suprême, d’être
un succès en cette bien triste époque où une certaine idéologie nauséabonde
règne en maitre et où aimer son pays, sa patrie, et l’histoire de celui-ci,
apparaitrait comme étant pour le moins suspect aux yeux de la bien pensance
médiatique. Bref, sans jamais céder à la démonstration, La Bataille de Gaulle rappelle que le cinéma historique peut être à
la fois exigeant, captivant et profondément humain. Une œuvre ambitieuse qui
fait confiance à l’intelligence de son public et qui mérite d’être découverte
autant pour sa qualité de mise en scène que pour la richesse de son regard sur
l’Histoire, une œuvre quasiment parfaite, au succès pour le moins mérité et
qui, même si, par la force des choses et de l’intelligentsia parisienne, n’aura
guère de récompenses, mérite amplement d’être le film de cette année 2026…
Points
Positifs :
-
Un des plus grands films français qu’il m’ait été donné de voir depuis, oh, une
éternité ou presque, ce, même si le cinéma hexagonal a sut, au fil des années,
nous proposer bon nombre de belles réussites. Il faut dire que La Bataille de Gaulle, diptyque
audacieux du sieur Antonin Baudry, s’avère être une réussite incontestable et
qui frôle tout simplement la perfection, ce, en mettant en lumière un des plus
grands noms de l’histoire de France, le Général de Gaulle.
-
Deux films de trois heures environ chacun, six heures en tout et, aussi
incroyable que cela puisse paraitre, on ne s’ennui pas une seule seconde lors
du visionnage. Il faut dire que La
Bataille de Gaulle, de par son rythme, sa mise en scène et les très
nombreux événements qui y sont relatés, est une œuvre terriblement captivante
qui tient le spectateur en haleine de la première à la dernière minute.
-
Un casting cinq étoiles où l’on retrouve des grands noms comme Niels Schneider,
Benoît Magimel, Mathieu Kassovitz et Thierry Lhermitte, pour ne citer que les
plus connus. Mention spéciale, naturellement, à Simon Abkarian qui interprète
un Général de Gaulle haut en couleur, livrant une prestation pour le moins
remarquable.
-
Même si, naturellement, il ne faut pas prendre au pied de la lettre tout ce que
l’on voit à l’écran et qu’il y a certaines libertés prises avec la réalité
historique, dans l’ensemble, La Bataille de Gaulle est plutôt crédible et c’est
fou le nombre de choses que l’on apprend en regardant ce film.
-
L’extraordinaire Général Leclerc, le
moins connu mais presque aussi important Pierre Kœnig, les batailles remportées
par les troupes de ces derniers, la création de la Résistance Française, celle
de l’armée de la France Libre, les luttes politiques pour faire accepter
celle-ci parmi les alliés, le coté messianique de De Gaulle, les joutes
verbales entre celui-ci et Churchill, le jeu obscur des américains. Amateurs
d’Histoire, vous allez être servis !
- Une reconstitution historique de qualité et qui
nous plonge dans la Seconde Guerre Mondiale, quand a la photographique, il n’y
a rien à redire, celle-ci est parfaite. Petite mention aux scènes de guerre,
tout simplement exceptionnelles.
- Un film qui ravira, sans aucune contestation
possible, les férus d’Histoire, bien entendu et, plus particulièrement, celles
et ceux qui ne jurent que par la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi, les
amoureux de la France, les patriotes, dans le sens le plus noble du
terme !
Points Négatifs :
-
C’est tellement bon que c’est peut-être un peu trop court ! Oui, j’ose
affirmer cela car je trouve la conclusion un peu trop frustrante. Ainsi, n’y
avait-il pas des choses à raconter après la libération de Paris, acte majeur
s’il en est, j’en conviens ?
-
Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux
violences policières, si vous êtes un inconditionnel de Mélenchon, un membre de
la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche,
si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous
êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les
Inrockuptibles, alors, vous n’allez guère apprécier ce film qui glorifie a
la fois le Général de Gaulle mais aussi et, surtout, la grandeur de la France.
Ma note : 8,5/10
Les
30 Deniers
Yann
est un ancien soldat des forces spéciales. Il a combattu en Afghanistan et a
terminé sa carrière sur une opération non officielle, pour tenter de sauver la
femme de sa vie, une french doctor kidnappée par les talibans. L'opération fut
un échec, Kathy perdit la vie dans l'explosion d'une bombe. Désormais en
retraite, Yann vit à Paris avec sa fille de sept ans, dont il vient d'apprendre
qu'elle est atteinte de tumeurs au cerveau. Résigné face à l'impuissance de la
médecine, il reprend espoir lorsque son ancien supérieur, le mystérieux Moine,
le met en contact avec une jeune femme qui pratique une médecine parallèle, non
officielle, mais dont les résultats semblent spectaculaires. Les premiers
rendez-vous sont quasi miraculeux, la maladie recule, visiblement. Les médecins
traditionnels n'en croient pas leurs yeux. Mais un événement imprévu va venir
faucher les nouveaux espoirs de Yann, lorsque Sinoe la guérisseuse est
assassiné, quasiment sous ses yeux. Il va alors apprendre du Moine qu'un secret
millénaire était à l'origine des pouvoirs magiques de la jeune femme. Les
trente deniers de Judas, selon la légende, en réalité une série de pièces de
monnaie aux pouvoirs mystérieux, dont Sinoe détenait un exemplaire. Yann se
lance alors dans une quête inlassable pour trouver le moyen de sauver sa fille.
Il va devoir affronter d'autres détenteurs de ces objets précieux, au cœur
d'enjeux de pouvoir vieux de plus de 2000 ans...
Les 30 Deniers
Scénario
: Jean-Pierre Pécau
Dessins
: Igor
Kordey
Couleurs : Len
O'Grady, Desko, Yana
Couverture : Manchu,
Igor Kordey
Editeur
: Delcourt
Genre : Fantastique,
Esotérisme
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Parution : 02
avril 2014
Nombre
de pages : 410
Mon
avis : Présent pour ne pas dire plus
depuis les débuts de ce blog en janvier dernier, le duo composé du sieur
Jean-Pierre Pécan et d’Igor Kordey revient faire un énième apparition, histoire
de se rappeler à notre bon souvenir. Ainsi, après leur œuvre commune la plus
connue, je veux, bien entendu, parler de L’Histoire
Secrète, saga interminable dont le tout dernier
volet, du moins, pour le moment, est paru il y a de cela deux ans, puis, un
certain Empire dont
je vous ai parler il y a tout juste quelques jours, il est temps, à présent,
d’aborder le cas d’une mini-série, Les 30 Deniers donc, dont
le postulat de départ risque de rappeler pas mal de choses aux fans de L’Histoire
Secrète. Bon, je dois le reconnaitre, lorsque cette mini-série paru, il y a
de cela quelques un peu plus d’une décennie, ma première impression fut pour le
moins mauvaise. Il faut dire que ce postulat de départ avec cette histoire de
Deniers magiques (ceux-là même qu’aurait reçu Judas pour avoir vendu le Christ)
qui ont traversé les âges sans oublier ces sociétés secrètes qui les ont
allègrement utilisés au fil des siècles me faisaient un peu trop penser à L’Histoire
Secrète. Pourtant, malgré mon peu d’enthousiasme pour ce synopsis loin d’être
original, je me suis laisser tenter par la chose, cependant, heureusement que
je n’attendais pas grand-chose de cette mini-série car bon, comment dire, au vu
du résultat final, si oui, il y eut tout de même quelques bonnes idées et si,
oui, cette saga ésotérique se laisse lire, force est de constater que nous
sommes loin, mais alors, très loin même de ce que nos deux compères sont
capables de nous offrir en temps normal. Ainsi, sans grande surprise, on
retrouve les tares habituelles du sieur Pécau, c’est-à-dire, sa propension à
nous pondre moult références historiques et mystico-religieuses que seuls les
plus avertis comprendront, ce qui, j’en conviens, n’est pas un défaut en soit
sauf lorsque l’auteur s’embrouille lui-même a force de partir dans tous les
sens. De même, si, scénaristiquement parlant, tout cela n’est pas mauvais, il
est tout de même fort dommageable que certains protagonistes soient oubliés en
cours de route – comme la Baronne, pourtant un des personnages les plus
charismatiques du lot – et que la conclusion soit plutôt bâclée, ce, après que
Pécau se soit, comme cela lui arrive souvent, perdu dans tout un tas de délires
et de sous intrigues qui n’étaient pas forcément indispensables. Ensuite, il y
a le cas Igor Kordey, un artiste qui divise fortement le public de par son
style qui tend à s’inspirer de celui de feu Richard Corben : les fans du
croate apprécieront certes son travail sur cette mini-série même si celui-ci a
déjà fait mieux par ailleurs, quand a ses détracteurs, il est clair que ce n’est
pas encore cette fois-ci qu’ils enterreront la hache de guerre avec le sieur
Kordey. Bref, vous l’avez compris, Les 30
Deniers est une œuvre loin d’être vraiment indispensable, ce, même si
celle-ci possède suffisamment d’éléments qui satisferont les amateurs du genre
et les fans de notre inimitable duo, mais bon, quelque part, quitte a faire un
choix, dans le même genre, autant se coltiner L’Histoire Secrète,
qualitativement parlant, c’est tout de même un poil plus réussi…
Points
Positifs :
-
Un synopsis de départ qui n’est certes pas original mais qui n’en reste pas
moins intéressant, surtout que Jean-Pierre Pécau se débrouille plutôt bien avec
ce genre de scénarios qui mêlent histoire réelle et histoire fictive.
-
De même, c’est fou ce que Pécau maitrise son sujet et par moments, c’est un
régal que de lire ses… euh… délires !? Quoi que, pas mal son idée sur la
maladie de Mitterrand et son utilisation de François de Grossouvre,
ancienne éminence grise du Président et dont la mort est encore, trois
décennies plus tard, auréolée d’un certain mystère…
-
Une fois de plus, Jean-Pierre Pécau s’amuse avec ses connaissances historiques
– indéniables – et ésotériques pour nous asséner avec moult références qui
raviront les amateurs du genre – surtout que tout cela ne dénote nullement,
scénaristiquement parlant.
-
Un Igor Kordey en grande forme et qui livre une prestation, si on compare avec
ses débuts, que l’on peut qualifier pour le moins d’excellente, pour peu, bien
sur, que l’on soit fan de son style, bien sur.
Points
Négatifs :
- Forcément,
pour ce qui est de l’originalité, on repassera : c’est du vu et du revu et
alors, si vous êtes un fidèle de L’Histoire Secrète, on n’est pas
loin du copié/collé par moments…
- Quel
dommage que Pécau s’emmêle littéralement les pinceaux dans ses multiples
explications, l’exemple le plus frappant étant, bien entendu, les causes de la
mort de la femme de Yann qui, décédée dans un bâtiment piégé par les Talibans
au début, perd la vie, à la fin, dans le bombardement de ce même bâtiment par
l’aviation française…
-
Pécau et ses trop nombreuses sous intrigues qui n’apportent pas grand-chose a
l’histoire principal, ses protagonistes qui disparaissent en cours de route,
comme, bien entendu, la Baronne qui, dans le dernier tiers de l’album, brille
par son absence ce qui est pour le moins singulier…
-
Une conclusion qui aurait gagnée à être un poil plus longue selon moi.
-
Oui, ça se lit bien mais c’est tout : pas vraiment de surprises,
impression de déjà-vu, personnages pas vraiment charismatiques…
-
Le style, encore et toujours, d’Igor Kordey : certes, ce n’est plus une
surprise pour personne, j’adore ce type, mais bon, avec lui, on passe du quasi
sublime (dans son genre) au franchement moche d’une page à l’autre…
Ma
note : 6,5/10
On
the Beach
Neil
Young
1
- Walk On (Neil Young) 2:40
2
- See the Sky about to Rain (Neil Young) 5:03
3
- Revolution Blues (Neil Young) 4:02
4
- For the Turnstiles (Neil Young) 3:13
5
- Vampire Blues (Neil Young) 4:11
6
- On the Beach (Neil Young) 6:59
7
- Motion Pictures (For Carrie) (Neil Young) 4:20
8
- Ambulance Blues (Neil Young) 8:57
On the Beach
Musicien
: Neil
Young
Parution
: 16 juillet 1974
Enregistré : 30
novembre 1973 – 07 avril 1974
Durée : 39:40
Genre
: Rock,
Blues Rock
Producteur : Neil
Young, David Briggs, Mark Harman et Al Schmitt
Label
: Reprise
Records
Musiciens :
Neil
Young : guitare, harmonica, piano, banjo,
vibraphone et chant
Ralph
Molina : batterie, tambour, voix (1-5-6-7-8)
Billy
Talbot : basse (1)
Ben
Keith : guitare, piano, orgue, dobro, tambour
Tim
Drummond : basse, percussions (2-5-6)
Levon
Helm : batterie (2-3)
Joe
Yankee : harpe, tambourin électrique (2-8)
David
Crosby : guitare (3)
Rick
Danko : basse (3)
George
Whitsell : guitare (5)
Graham
Nash : piano (6)
Rusty
Kershaw : guitare slide (7), violon (8)
Mon
avis : Après le singulier Time
Fades Away dont je vous ai parlé il y a de cela quelques jours, je
poursuis mes critiques des opus de Neil Young avec un album que l’on peut
qualifier sans peine comme étant dans la même veine, l’extraordinaire On the
Beach, second volet de la fameuse Ditch Trilogy et, pour la petite
histoire, un opus que je n’ai découvert que très récemment et qui est considéré,
depuis sa parution en 1974, année faste à mes yeux, comme étant l’un des tous
meilleurs de la très longue discographie du Loner, rien que ça ! Mais
alors, pour quelle raison, alors que je suis un grand fan de Neil Young depuis
des lustres, je n’avais jamais eu l’occasion de m’atteler à l’écoute de ce
petit bijou ? Eh bien, tout simplement, pour la simple et bonne raison
que, pendant de très longues années et comme cela avait été le cas avec Time Fades Away, de manière pour le moins incompréhensible, On the Beach n’existait pas en CD, ainsi,
par la force des choses, ce ne fut qu’assez récemment que j’avais enfin put me
le procurer, curieux de savoir si, oui ou non, toutes les louanges que j’avais
entendu a son sujet étaient justifiées. Et, bien entendu, vous pouvez imaginez
qu’avant ma première écoute, j’étais un peu fébrile, ayant presque un peu peur
de ne pas apprécier ce que de nombreux fans du Loner considéraient comme étant
un de ses chefs d’œuvres, appréhension pour le moins normale dans ce genre de
cas. Cependant, je vous rassure tout de suite puisque oui, mille fois
oui, On the Beach ne m’a pas déçu le moins du monde, bien au
contraire, et oui, cet album est un putain de bon disque ! Ainsi, comme je
l’avais souligné précédemment, faisant partie de la fameuse trilogie torturée
du sieur Neil – qui débuta donc par le live Time Fades Away et qui
s’acheva par l’extraordinaire et sombre Tonight's the Night – On
the Beach est un opus certes déroutant pour les fans de Harvest mais
grandiose pour les autres. Moins sombre, en apparence, que Tonight’s
the Night, il ne nous en montre pas moins un Neil Young incisif, sans la
moindre concession sur le mouvement hippie, le lobby pétrolier (oui), la
célébrité et qui nous parle de sa séparation avec la mère de son enfant, de
Charles Manson – l’excellent Revolution Blues – et, en règle
générale, de sa solitude et de son désespoir… Bref, on ne rigole pas avec On
the Beach et, justement, c’est ce qui fait la grande force de cet
album, un opus sombre, mélancolique, qui touchera celles et ceux qui, un jour,
sont tombé plus bas que terre et qui savent parfaitement que la vie est bien
plus dure que toutes ces paillettes du star-system dont on nous rabâche tout le
temps les oreilles… Bref, vous l’avez compris, un incontournable absolu du
Loner, a découvrir, bien entendu, si ce n’est pas déjà fait…
Points
Positifs :
- Un
album sombre, mélancolique, nostalgique, sans concessions et qui touche l’âme
de celui qui l’écoute, surtout si ce dernier à, lui-même, connu des passages a
vides au cours de sa vie. Bref, On the Beach est un album
spécial, je ne le nie pas, mais c’est aussi la marque des très grands !
-
Le monumental On the Beach – la chanson, pas l’album – l’inquiétant Revolution
Blues, le cynique Walk On, le très bon For the
Turnstiles et la magnifique conclusion qu’est Ambulance Blues,
cet opus regorge de titres majeurs, mais le reste n’est pas en reste, loin de
là !
-
Non seulement Neil Young est au top de sa forme, musicalement parlant, mais le
bougre a sut fort bien s’entourer pour cet album : entre une partie du
Crazy Horse, la partie rythmique du Band et même David Crosby et Graham Nash,
il y a de quoi faire !
-
Une pochette pour le moins singulière mais qui s’avère être plutôt réussie.
Points
Négatifs :
-
Un album à ne pas écouter si vous avez des tendances suicidaires…
-
Comment se fait-il que cet opus n’ait pas existé en CD pendant tant
d’années ?! Qu’est ce que j’aurais aimé le découvrir à 20 ans !
Ma
note : 9/10