Les Trafiquants de Kelter
Les
Trafiquants de Kelter
Un
important trafic de Satophil D – une drogue redoutable – a été découvert dans
le système d'Aleph-Cygni et, d'après les renseignements que la Brigade
Inter-Galactique des Stupéfiants a pu recueillir, il semblerait que la planète
Kelter soit au centre de ce commerce diabolique. Comme il est évident que de
nombreux dirigeants de cette planète sont à la solde des trafiquants, c'est à
VOUS que la Fédération Galactique a confié la plus dangereuse des missions :
vous devrez découvrir les responsables de ce trafic, et détruire le réseau qui
empoisonne cette partie de l'univers. Deux dés, un crayon et une gomme sont les
seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul
déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à
combattre. Alors, bonne chance…
Les Trafiquants de Kelter
Série
: Défis
Fantastiques n°15
Auteur : Andrew Chapman
Illustration
de la couverture : Terry Oakes
Illustrations
intérieures : Nick Spender
Titre original : The Rings of Kether
Traduction : Anne
Blanchet
Année
de l’édition Anglaise : 1985
Sortie
de l'édition Française : février 1986
Edition
Française : Editions
Gallimard (Folio Junior)
Nombre
de paragraphes : 400
Mon
avis : Troisième incursion pour un Défis
Fantastique dans l’univers de la SF après La
Galaxie Tragique de Steve Jackson et Le
Mercenaire de l’Espace d’un certain Andrew Chapman que l’on
retrouve donc ici, Les Trafiquants de Kelter suit un peu la
lignée de ses prédécesseurs, c’est-à-dire que, une fois de plus, nous avons
droit a un livre-jeu qui ne restera pas dans les annales, ou alors, pas
forcément pour les bonnes raisons. Pourtant, et comme les autres titres cités,
ce quinzième volume de la série partait sur de bonnes bases, ne serais-ce qu’en
raison de son originalité incontestable puisque, comme chacun sait, dans le
petit monde des LDVELH, la SF fut
toujours le parent pauvre, ce, tandis que l’Heroic Fantasy régnait en maitre. Pourtant,
comment ne pas reconnaitre que, en dehors de cette fameuse originalité, il ne
reste pas grand-chose à se mettre sous la dent, ou, du moins, si peu, au point
même que, avec du recul, je regarde d’un autre œil le fameux Mercenaire
de l’Espace, très moyen mais finalement plus intéressant. Après, il faut
dire que la SF de bas-étage qui nous est proposée dans Les Trafiquants
de Kelter n’a pas de quoi emballer les foules : des stéréotypes encore
plus nombreux que dans l’Heroic Fantasy (aussi incroyable que cela puisse
paraitre), un synopsis qui nous met dans la peau d’un agent des stups enquêtant
sur une quelconque planète peu engageante, ce qui, ma foi, n’est pas
franchement enthousiasmant et, pire que tout, une absence de descriptions qui
fait que la plupart des paragraphes sont courts, que l’aventure est très rapide
(et trop facile) et que la conclusion, elle, tient sur trois lignes… Bref, tout
un tas d’éléments qui font que, d’une manière ou d’une autre et quelques soit
par quel bout on le prenne, il est difficile de s’emballer pour ces Trafiquants
de Kelter. Cela est pourtant dommage car il y a bien quelques figures qui
se démarquent dans cette aventure, comme cette horrible grosse femme, Zera
Gross, quelques situations qui marquent les esprits comme une certaine
poursuite en voiture plutôt bien amenée, de même, si je ne suis absolument pas
fan de cette SF de bas-étage qui tient davantage du polar qu’autre chose, je
reconnais qu’il y avait matière a faire quelque chose de plus réussi avec ce
trafic de drogue, mais bon, encore aurait-il fallut que le sieur Andrew Chapman
s’en donne les moyens, chose qui, indéniablement, il n’a pas souhaiter faire,
se contentant du strict minimum, et ce, pour un résultat final bien trop moyen
pour marquer les esprits…
Points
Positifs :
- Jouer
un inspecteur des stups dans une ambiance SF, ma foi, c’est plutôt original et
cela nous change grandement de ce que l’on trouve la plupart du temps dans
les Défis Fantastiques.
-
Au moins, ce n’est pas un one-true-path et franchement, cela fait un bien fou
de ne pas avoir échoué dans l’aventure au bout de trois ou quatre paragraphes
uniquement suite à un mauvais choix de destination.
-
La poursuite en voiture, le Tripod, Zera Gross, Billy Bomb… oui, quelques
scènes et quelques rencontres marquent un peu les esprits.
-
Un livre-jeu parfait pour les débutants ou ceux qui n’aiment pas trop se
prendre la tête face à la difficulté de certains autres titres.
Points
Négatifs :
- De
bonnes idées absolument pas exploitées par l’auteur. Il faut dire qu’Andrew
Chapman ne s’est absolument pas fouler et nous a pondu un livre-jeu franchement
court, très facile (j’y ai rejoué hier et l’ai réussi du premier coup sans la
moindre difficulté) et, malgré une réelle originalité, peu enthousiasmante –
bah oui, quitte a interprété un agent des stups, autant nous offrir une
aventure et des règles qui nous permettront de le faire a fond !
-
Vous trouvez que l’Heroic Fantasy est bourrée de clichées ? C’est que vous
ne connaissez pas la SF mes amis ! Mais quel désastre que l’utilisation de
celle-ci dans les Défis Fantastiques…
-
Quand le paragraphe d’introduction ne fait même pas une page, il y a de quoi se
méfier, ensuite, on a droit a une succession de paragraphes courts et, histoire
de couronner le tout, une conclusion finale qui tient en… trois lignes !
-
Nous proposer des règles de combats spatiaux, c’est bien, sauf que, encore
faut-il avoir l’opportunité de les utiliser vraiment, non ?!
-
Coté illustrations, Nick Spender livre une prestation fort inégale puisque si
en certaines occasions, il y a quelques dessins plus ou moins réussis, la
plupart du temps, c’est soit minimaliste, soit carrément pas terrible…
Ma
note : 4,5/10
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