FIFA
99
Sont
présentes dans cette édition les clubs des premières divisions de 12
championnats nationaux : allemand, anglais, belge, brésilien, écossais,
espagnol, américain, français, italien, hollandais, portugais et suédois. Il
s'agit des premières apparitions des championnats belge et portugais. 50 clubs
issus d'autres championnats européens font également leur apparition. On note
la présence également d'une quarantaine d'équipes nationales. Les modes de jeu
sont les traditionnels modes Saison et Coupe, Entraînement, Match Amical, But
en Or et le Super Trophée européen, championnat fermé entre vingt des clubs les
plus prestigieux.
FIFA 99
Éditeur
: EA
Sports
Développeur
: Software
Creations
Concepteur
: EA
Sports
Musique
: Divers
Date
de sortie : 18 novembre 1998
Pays
d’origine : Etats-Unis
Genre
: Football
Mode
de jeu : Solo, Multijoueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme
: Playstation
Mon
avis : Que de souvenirs, mais que de
souvenirs avec ce FIFA 99, un soft qui restera comme étant, à mes yeux,
mon jeu de foot préféré de tous les temps, même si un quart de siècle s'est
écoulé depuis sa sortie et que, d’un point de vue des graphismes, pour ne citer
que le plus apparent, il est obsolète depuis des lustres. Cependant, en
reconnaissant que je n’y joue plus depuis belle lurette, jamais je n’oublierais
le plaisir ressenti avec ce jeu, toutes les parties endiablées que j’ai put y
faire, seul ou avec mon frère, et ses qualités, que, si je dois être tout à
fait objectif, je n’ai quasiment plus jamais retrouvé par la suite dans un jeu
de foot. Mes propos semblent forts, exagérés ? Cela est fort probablement,
surtout aux yeux de la majorité d’entre vous. Pourtant, je suis persuader que
les vieux romantiques, ceux qui, un jour, auront été émerveillé par un (ou
plusieurs, peut importe) jeux, comprendront tout à fait les sentiments qui m’habitent au
moment où j’écris ces quelques lignes. Cependant, si la nostalgie peut se
comprendre, pourquoi donc ais-je dis, un peu plus haut, que je n’ai plus
retrouvé les qualités de FIFA 99 dans ses suivants ? En fait,
c’est assez simple. Tous ceux qui jouent au foot pour les équipes nationales ou
uniquement pour pouvoir jouer avec les grosses écuries européennes – comme le
Real, Milan, Manchester et quelques autres – se moqueront littéralement de ce
qui m’a toujours préoccuper et m’inquiète encore lors de l’achat d’un jeu de
foot, c’est-à-dire, la présence d’un maximum de clubs de tous les pays
européens, comme les habituels grands absents des divers FIFA et
autre PES, l’Etoile Rouge de Belgrade, le Dynamo de Kiev, le Steaua
de Bucarest, pour ne citer que les plus connus, mais aussi les représentants
hongrois, bulgares, russes etc. En effet, dans le meilleur des cas, soit on en
a quelques uns, soit aucun, ce qui est plus que contestable au plus haut point
pour les amoureux fous des anciennes Coupes d’Europe. Personnellement, j’en
fais partis, d’où mon habituelle colère… Dans l’édition 99 de FIFA,
donc, pas de soucis, il y avait de quoi faire avec bon nombre de clubs, d’où la
possibilité – et c’est cela qui est le plus important à mes yeux – de faire des
tournois dignes des Coupes d’Europe d’antan, où les clubs de l’est étaient
présent, plutôt que la quatrième division anglaise dont je me fiche royalement.
Personnellement, un seul autre jeu fais mieux, le très contester Monde
des Bleus sur PS2, que je m’étais uniquement procuré a
l’époque pour cela. Alors, certes, cela peut paraître futile, pourtant, dès
le FIFA suivant, le 2000 donc, les choses
s’étaient gâtées, au point que les versions modernes soient tout simplement
limitées de ce coté là. Un jour, il faudrait que je pense à demander aux tètes
pensantes d’Electronic Arts pourquoi les clubs de l’est
n’ont pas leur place dans leur saga phare. Enfin bon, quoi qu’il en soit, il me
reste les souvenirs, tout bonnement excellents, des tournois de l’époque et, accessoirement,
d’un point de vu personnel, la constatation suivante : « le foot, c’est
un jeu où le Milan AC gagne à la fin », phrase bien évidement tirée de Gary
Lineker et de son célèbre « le foot, c’est un jeu où l’Allemagne gagne
à la fin ». Toujours ! Des tournois épiques pour ne pas dire dantesques, dont
je notais les matchs et les résultats sur des cahiers et dont lesquels je me
suis replongé il y a quelques temps, histoire de raviver un peu mes souvenirs
du bon vieux temps…
Points
Positifs :
-
Le plus grand FIFA de tous les temps, et je pèse mes
mots ! Il faut dire que rien que pour le plaisir d’avoir les principaux
championnats européens et une multitude d’équipes des autres pays, y compris
les nations de l’est, y est pour beaucoup. Forcément, avec FIFA 99,
on peut encore participer a des Coupes d’Europe comme on n’en fait plus – y
compris dans la réalité – c’est-à-dire, avec les meilleures équipes de tous les
pays européens !
-
Les modes de jeux sont nombreux et, entre les championnats nationaux, les
coupes, les coupes d’Europe, la fameuse SuperLeague dont les grands clubs, déjà
à l’époque, menaçaient de créer et autres compétitions, il y a de quoi faire.
-
En dehors de Ronaldo – le brésilien, bien entendu, l’autre étant alors bien
trop jeune à l’époque – tous les grands joueurs de l’époque sont au rendez vous
et, dans l’ensemble, les équipes proposées disposent de leurs effectifs au
complet.
-
Une jouabilité assez simple, sans prise de tête et qui nous permet de nous
consacrer, uniquement, sur le plaisir du jeu.
Points
Négatifs :
- Même
s’il faut savoir remettre les choses dans leurs contexte, il faut reconnaitre
que les graphismes ne sont guère emballants et qu’ils apparaissent comme étant
terriblement datés depuis. Mais bon, nous sommes en 1998 et, depuis, beaucoup
d’eau à couler sous les ponts et moult générations de consoles se sont
succédées…
-
Curieusement, il n’y a pas beaucoup d’équipes nationales en comparaison des
éditions précédentes.
-
Les fans absolus de football reconnaitront que ce FIFA est
bien trop typé arcade pour être une véritable simulation…
Ma
note : 8/10
Formula
1 97
Alors
que Michael Schumacher et Jacques Villeneuve sont au coude-à-coude pour le
titre de Champion du Monde, Bizarre Creations en profite pour
sortir Formula 1 97, un an après l'apparition de cette licence.
L'univers de la F1 revient donc sur votre console pour des courses endiablées,
des retournements de situations incroyables, et des saisons palpitantes.
Formula 1 97
Éditeur
: Psygnosis
Développeur
: Bizarre
Creations
Concepteur
: Stu
Ellis, Tim Browne
Musique
: Stu
Ellis, Tim Browne
Date
de sortie : 26 septembre 1997
Pays
d’origine : Grande Bretagne
Genre
: Course
de F1
Mode
de jeu : Solo, Multijoueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme
: Playstation
Mon
avis : Poursuivons du coté des jeux de
voitures avec un certain Formula 1 97, un soft qui, comme vous
l’avez sans nul doute compris, est une simulation de Formule 1. Pour la petite
histoire, celui-ci fut mon tout premier jeu du genre et, accessoirement, le
seul qui m’aura suffisamment marqué pour que, presque trois décénnies plus
tard, j’ai eu envie de vous en parler – après tout, les volets suivants se
contentèrent de reprendre les mêmes ficelles en se contentant de mettre à jour
les pilotes, les voitures et d’infimes améliorations graphiques, bref, un peu
comme tout bon jeu de sport qui se respecte, l’exemple le plus parlant étant,
bien évidement, la saga des FIFA. Pour la petite histoire, à
l’époque, je reconnais que j’étais un fan de Formule 1, ma passion datant des
années 80 et des légendaires duels entre Ayrton Senna et Alain Prost. Par la
force des choses, j’avais donc pour habitude de suivre avec assiduité chaque
grand prix. Bien entendu, le fait que les retransmissions de F1 étaient
gratuites en ces années là y étaient, naturellement, pour quelque chose – comme
pour le football d’ailleurs, eh oui, il fut un temps où le sport était gratuit,
c’était le bon vieux temps – et donc, fatalement, je ne pouvais pas passer a
coté d’un jeu de Formule 1, chose faite avec l’acquisition de ce fameux Formula 1 97. Il fait dire que, en
dehors du fait que Jacques Villeneuve – alors champion cette année là –
brillait par son absence, remplacer qu’il était par un pilote anonyme – saleté
d’affaire de droits – tout le reste était parfait ou presque : les autres
pilotes étaient au rendez vous, les voitures également, les grands prix
correspondaient au calendrier du championnat du monde, graphiquement, pour
l’époque, c’était plus que convenable, quant a la jouabilité, disons que
celle-ci convenait parfaitement a un non spécialiste des jeux de course comme
moi. Bref, un bon jeu de Formule 1 à mes yeux et qui, surtout, m’aura fait passer de bons,
que dis-je, de très bons moments, surtout que, n’appréciant guère l’infortuné
Schumacher à l’époque, je ne me privais jamais de le mettre dehors lors de
chaque course et ce, en m’en sortant quasiment à chaque fois… Comment cela, je
n’étais pas très fair-play !? Certes, mais bon, ça me gonflait déjà de le
voir remporter grands prix sur grands prix pour que, en plus, il vienne le
faire sur console !
Points
Positifs :
-
Un excellent jeu de Formule 1. Il faut dire que nous retrouvons, ici, tout ce
qui faisait la saveur de la F1 de l’époque, c’est-à-dire, les pilotes, les
diverses écuries, l’intégralité des grands prix, les commentateurs, etc. Bref,
de quoi satisfaire les fans de ce sport.
-
Dans l’ensemble, les grands prix étaient assez conformes a leurs homologues
réels, ce qui était un plus indéniable et il était amusant de regarder une
course de F1 à la télé et de se souvenir de ce que l’on avait fait a tel
virage, etc.
-
En se remettant dans le contexte de l’époque, graphiquement, Formula 1
97 s’en sort plutôt bien.
-
Un soft qui n’est pas destiné aux spécialistes purs et durs de jeux de course
automobile. Bref, les bras cassés dans mon genre étaient aux anges !
Points
Négatifs :
- Pour
une vulgaire affaire de droits d’images, l’absence de Jacques Villeneuve,
remplacé ici par le fameux… Pilote numéro 1 !
-
Les puristes, bien entendu, regretteront le coté un peu trop arcade de ce
soft – oui, Formula 1 97 n’était pas une simulation pure
et dure, il faut le reconnaitre…
Ma
note : 7,5/10
Need
For Speed 3 – Hot Pursuit
Need
for Speed 3 – Hot Pursuit est un jeu de courses de
voitures sur Playstation. Le soft offre un sentiment de vitesse
grisant, de beaux graphismes, et de pur plaisir de conduite. Dans le mode
Classique, il y a une douzaine de super-voitures ayant chacune des qualités
différentes à montrer. Alors montez dans votre Ferrari ou autre Lamborghini et
faites chauffer le moteur.
Need For Speed 3 – Hot Pursuit
Éditeur
: Electronic
Arts
Développeur
: EA
Canada
Concepteur
: Brad
Gour, David Lucas
Musique
: Alistair
Hirst, Crispin Hands
Date
de sortie : 25 mars 1998
Pays
d’origine : Etats-Unis
Genre
: Course
Mode
de jeu : Solo, Multijoueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme
: Playstation
Mon
avis : Celui-là, il fallait bien que je
vous en parle un jour ou l’autre tant, depuis bien des années, il occupe une
place pour le moins particulière dans mon cœur. En effet, il y a de cela,
grosso modo, presque trois décénnies, une connaissance m’avait prêté, comme je
ne partais pas en vacances, sa Playstation avec trois jeux
dont il m'avait vanté les mérites. Ces jeux, pour la petite histoire, étaient Gran
Turismo, FIFA 97 et, donc, ce Need For Speed 3.
A l’époque, ma seule et unique console était ma bonne vieille Megadrive que
je ne touchais guère plus ainsi qu’une autre, vestige des années 80 dont je ne
serais même pas capable de vous donner le nom. Ma connaissance de l’époque,
perdue de vu depuis mais ceci est une autre histoire, ne cessait de chanter les
louanges de Gran Turismo, la révolution, selon lui, de l’année 98,
mais bon, comment dire, personnellement, vu le peu d’attrait que j’ai toujours
eu pour les jeux de voitures, FIFA m’intéressa largement plus.
Cependant, a ma grande surprise, ce fut Need For Speed qui
remporta les suffrages de ces quelques semaines, me faisant passer un superbe
mois d’août et me convainquant, quelques mois plus tard, à me procurer
une Playstation et à me plonger dans plusieurs années
consacrées aux jeux vidéos. Cependant, comment quelqu’un comme moi, allergique
aux jeux de voitures, ait put être attiré parce qu’il faut bel et bien appeler
un jeu de course automobile ? En fait, pour des raisons qui font que Need
For Speed est tout sauf un simple jeu de course, bien au contraire.
Certes, a la base, il est bien question de, au volant de superbes voitures
comme des Ferrari, des Lamborghini ou des Corvettes, batailler ferme contre des
adversaires dirigées par la console, ou des amis, ce, dans des circuits plus ou
moins convenus. Mais, justement, lorsque l’on parle de ceux-ci, comment ne pas
s’extasier devant certains comme le parcours endiablé en montagne ou mon
préféré, dans une espèce de Grand Canyon ? Tout simplement superbe, de part les
décors (pour l’époque, une révolution) mais aussi par leur difficulté. Ah, que
de souvenirs de parties endiablées à batailler ferme pour essayer de remporter
des courses ou la moindre erreur dans le dernier virage pouvait être fatale. Un
must, tout simplement ! Cependant, ce qui a fait la légende de la série
des Need For Speed, c’est, bien entendu, le mode poursuite, où,
cette fois-ci, plutôt que de faire simplement une course, il faut échapper aux
forces de l’ordre dans des poursuites endiablées et jouissives, un peu comme
dans bon nombre de films ou séries américaines. Un véritable régal qui a sut
séduire en son temps bon nombre de joueurs et que, sincèrement, je n’ai jamais
retrouvé par ailleurs. Voilà donc pourquoi, presque trois décénnies après sa
sortie, Need For Speed 3 reste, à mes yeux, mon jeu de course
préféré et l’un des tous meilleurs, tous genres confondus. Un jeu que j’ai eu
le plaisir de réessayer il y a quelques temps et qui, sincèrement, me procure
toujours autant de plaisir…
Points
Positifs :
-
Le mode poursuite, bien entendu, qui est la grande trouvaille de la franchise
Need For Speed : il faut dire qu’essayer d’échapper aux forces de l’ordre
dans des circuits plus ou moins ouverts, au beau milieu de la circulation, cela
a un petit coté jouissif qui n’a rien perdu de sa force, bien des années plus
tard.
-
Les circuits proposés dans ce jeu ne sont pas nombreux, cependant, ils sont
excellents et, entre le fait qu’ils sont à moitié ouvertes pour certains,
souvent grandioses – ah, le canyon – et qu’on peut les parcourir dans tous les
sens, il est clair qu’on ne s’ennui jamais…
-
Le plaisir de piloter de superbes voitures – et même quelqu’un comme moi qui ne
suis pas fan du genre apprécie la chose.
-
Le coté arcade, poussé a son paroxysme. Ici, pas de prise de tête pour les
néophytes et c’est tant mieux !
Points
Négatifs :
- Les
amateurs de softs plus axé sur la simulation, comme Gran Turismo,
dédaigneront royalement ce Need For Speed qui leur apparaitra
comme étant beaucoup trop arcade à leurs yeux – après, cela reste une affaire
de gouts personnels.
-
Il faut reconnaitre que, graphiquement parlant, ce soft accuse franchement son
âge et que, même pour l’époque, il y avait bien plus beau dans le même genre…
Ma
note : 8/10
Oddworld
– L'Odyssée d'Abe
Le
monde d'Oddworld est une vaste planète abritant une multitude d'êtres vivants
de toutes sortes. C'est sur le continent de Mudos qu'Abe et les Mudokons
vivent. Les peuples intelligents de la planète se divisent sommairement en deux
civilisations, chacune ayant sa propre philosophie : les industriels,
exploitant la planète à outrance dans le but de faire du profit, et les
naturels, qui souhaitent vivre en communion avec la nature et les créatures
sauvages et souvent dangereuses d'Oddworld. L’usine de RuptureFarms,
où commence l'aventure, se trouve à proximité de territoires contrôlés par des
Mudokons libres, communément appelés Lignes de Monsaic. De ce lieu existent des
accès vers un grand désert peuplé de Scrabs : Scrabania, et vers la forêt
continentale de Paramonia, infestée de meutes de Paramites. Scrabania et
Paramonia contiennent chacun des temples dédiés aux créatures qui les peuplent.
Les Glukkons dirigent plusieurs exploitations à travers Oddworld, et RuptureFarms n'en
est qu'une des plus vastes et des mieux organisées.
Oddworld – L'Odyssée d'Abe
Éditeur
: GT
Interactive
Développeur
: Oddworld
Inhabitants, Saffire Corporation
Concepteur
: Lorne
Lanning, Frank Ryan
Musique
: Ellen
Meijers
Date
de sortie : 19 septembre 1997
Pays
d’origine : Grande-Bretagne
Genre
: Plates-formes
Mode
de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme
: Playstation
Mon
avis : Vers la fin de la désormais
lointaine année 1997, alors que la PlayStation en était encore
a ses débuts, un soft bien singulier vit le jour, je veux, bien entendu, parler
de Oddworld – L'Odyssée d'Abe. Présenter alors comme étant le
premier volet de ce qui devait être, à la base, une pentalogie, celui-ci
s’avéra être bien plus qu’un simple petit jeu de plate-forme. Ainsi, il faut
dire que, ici, nous avons la preuve évidente que, lorsque des concepteurs de
jeux vidéos ont une idée, qu’ils décident de sortir totalement des sentiers
battus, qu’ils sont davantage dans un processus plus créatif et artistique que
pécunnier et que, bien entendu, on leur laisse les mains libres, le résultat,
fatalement, peut s’avérer être somptueux. Et dans le cas de L'Odyssée
d'Abe, force est de constater que ce fut le cas et que nous avons eu droit
à un soft totalement inclassable, possédant un univers d’une richesse peu
commune pour l’époque, des protagonistes, eux aussi, bien travaillés, un héros,
ce brave Abe, terriblement attachant malgré ses faiblesses et son coté décalé,
des décors que l’on peut qualifier, tout simplement, de sublimes, sans oublier,
bien entendu, un système de jeu original qui fourmille de bonnes idées. Ainsi,
dans ce soft, pas d’affrontements au sens strict du terme, loin de là puisque
notre sympathique Abe essaye de s’enfuir de l’usine où lui et les siens sont tenus
en esclavage et s’il peut libérer certains de ces derniers au passage, c’est
encore mieux. La chose, bien évidement, n’est pas simple mais il existe tant de
manières de s’en sortir qu’il y a de quoi satisfaire les plus blasés – au
passage, si contrôler les esprits des gardes est une option, péter en est une
autre ! L’aventure, assez riche, vous fera voir du pays et si on aurait
aimé que celle-ci soit plus longue tant le monde d’Oddworld est
magnifique, il est clair que celle-ci n’en reste pas moins excellente et, ma
foi, inoubliable. La suite, car il y eut une suite, ne fut malheureusement pas
à la hauteur de nos espérances : un second volet, L’Exode d’Abe,
paru sur Playstation, s’en sortit avec les honneurs, puis, suite a
une délocalisation sur la première X-Box, quelques années plus
tard, la saga tomba petit a petit dans l’indifférence la plus totale, au point
même qu’il n’y eut jamais, véritablement, de conclusion. Cela est fort dommage
car L'Odyssée d'Abe fut peut-être un des jeux les plus
originaux de la Playstation et qu’il aura marqué toutes celles
et tous ceux qui s’y seront essayés. Espérons juste, qui sait, qu’un jour, on
ait droit a un éventuel remake de la saga, histoire de nous faire replonger
dans cet univers oh combien magnifique…
Points
Positifs :
-
Probablement un des softs les plus originaux de la Playstation et,
sans grande exagération, de l’histoire des jeux vidéos tout court. Il faut dire
qu’avec ce premier volet de Oddworld, les concepteurs de ce dernier
nous entrainent dans une aventure tout bonnement étonnante, qui vous
émerveillera et vous surprendra a de multiples reprises, ce, de la première à
la dernière minute.
-
Plus qu’un simple jeu de plate-forme, L'Odyssée d'Abe est
pamphlet écologique contre l'hyper-industrialisation, un soft qui pointe
également du doigt l’esclavage, le tout, avec un soupçon d’humour noir qui ne
dénote nullement dans un scénario qui, accessoirement, est un des points forts
de ce jeu.
-
Des décors de toutes beautés, pour ne pas dire magnifiques. Il faut dire que
nous avons là, peut-être, un des plus beaux softs de la Playstation –
si l’on s’en tient aux décors en 2D, bien entendu. Quand à l’animation des
divers protagonistes, il n’y a rien à dire tant elle est parfaite !
-
Un protagoniste principal qui, a priori, tient davantage de Pierre Richard que
de James Bond mais qui n’en reste pas moins drôle et fort attachant.
-
Un gameplay plutôt étonnant au départ – Abe peut même péter – mais qui s’avère
être assez plaisant une fois qu’on le maitrise.
Points
Négatifs :
- Une
durée de vie qui n’est peut-être pas très longue, surtout si on ne se prend pas
la tête à essayer de sauver tous les Mudokons – d’un autre coté, certains
passages sont tellement complexes qu’il est assez simple d’en oublier quelques
uns…
-
Justement, la difficulté certaines de certains lieux risquent d’en énerver plus
d’un.
Ma
note : 8,5/10
Tenchu
– Stealth Assassins
L'histoire
se déroule dans le Japon des Temps Modernes (vers le XVIe siècle) à une époque
où des guerres incessantes opposaient de nombreux Seigneurs avides de pouvoir.
Parmi ces derniers, le Seigneur Matsunoshin Godha est quant à lui un homme de
paix, qui ne souhaite que le bonheur de son peuple. Pour le seconder, deux
ninjas ont prêté serment de le servir jusqu'à la mort, Ayame et Rikimaru.
Tenchu – Stealth Assassins
Éditeur
: Activision
Développeur
: Acquire
Concepteur
: Takuma
Endo
Musique
: Noriyuki
Asakura
Date
de sortie : 26 février 1998
Pays
d’origine : Japon
Genre
: Infiltration
Mode
de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme
: Playstation
Mon
avis : Intéressons nous à présent à un
soft qui, en son temps, ne connut peut-être pas un immense succès au sein du
grand public mais qui, de par son originalité, aura sut marquer durablement
celles et ceux qui s’y seront essayer, ces derniers estimant, peut-être à juste
titre, que ce jeu fut un des meilleurs de sa génération. Il faut dire que si,
depuis lors, le Japon médiéval est une période historique qui apparut souvent
dans le petite monde des jeux vidéos, en 1998, ce n’était pas vraiment le cas,
ainsi, lorsque paru ce Tenchu – Stealth Assassins, force est de
constater que ce fut un petit événement en soit. Un jeu d’infiltration où l’on
incarnait deux ninjas en plein Japon médiéval, ma foi, cela avait de quoi
attirer les amateurs du Pays du Soleil Levant. Qui plus est, ici, comme je l’ai
souligné, c’était l’infiltration qui était au cœur de la jouabilité, ce qui
signifiait que les joueurs allaient devoir y réfléchir à deux fois en avançant
dans les différents niveaux : furtivité, assassinats dans le dos,
discrétion, le tout, sans se faire repérer, voilà que ça nous changeait
littéralement de la plupart des softs de l’époque. Ajoutons à cela une
difficulté que l’on peut qualifier de notable et l’on obtenait un jeu qui tout
en étant original, possédait suffisamment de points positifs pour satisfaire
les amateurs d’un genre encore rare sur consoles à l’époque et dont le maitre
étalon, dans un style bien différent, était, naturellement, Metal
Gear Solid… Sans grande surprise, Tenchu connut bon
nombre de suites au fil des ans, des suites moins abouties qui firent que, au
bout de quelques années, la saga s’acheva sans gloire en fin de PS2 et
sur les consoles portables. Il faudra attendre un peu plus d’une décennie,
ensuite, pour qu’un soft sensiblement du même genre vienne pointer le bout de
son nez, un certain Sekiro – Shadows Die Twice de chez FromSoftware,
mais ceci, bien entendu, est une autre histoire dont je vous parlerais en temps
et en heure…
Points
Positifs :
-
Un jeu d’infiltration où l’on incarne deux ninjas dans le Japon Médiéval, ma
foi, c’était une nouveauté totale à l’époque et rien que pour l’originalité de
la chose, Tenchu – Stealth Assassins mérite le détour !
-
Furtivité, assassinats, discrétion, voilà des éléments de jouabilité peu
communs à l’époque et qui apportaient une touche d’air frais pour le moins
bienvenue et qui firent la gloire de ce soft.
-
Un jeu plutôt exigeant, il faut le reconnaitre, cependant, cette difficulté
n’était en rien un problème pour celles et ceux qui adhéraient au concept.
-
Naturellement, les graphismes accusent fortement leur âge désormais, cependant,
en leur temps, on peut affirmer que ces derniers étaient plutôt convenables.
Points
Négatifs :
- Bien
entendu, un titre comme Tenchu ne plaira pas à tout le monde
et si vous êtes plus du genre à faire du rentre dedans à tous les ennemis sans
la moindre finesse, alors, vous n’allez pas apprécier un jeu qui met la
furtivité au cœur de sa jouabilité.
-
Les deux ninjas sont sympathiques mais on ne peut pas vraiment dire qu’ils
brillent particulièrement par leur originalité et leur charisme, loin de là…
-
Toutes les missions se déroulent la nuit : un moyen de pallier quelques
insuffisances graphiques ?
Ma
note : 7,5/10
Deathtrap
Dungeon
L’aventure
se déroule à Fang, cité des Âmes Perdues, autrefois appelée cité d'Abondance.
Elle est dirigée par le baron Sukumvit, un ignoble tyran, qui a fait
construire, dans les montagnes qui dominent la ville, une sorte de labyrinthe peuplé
de monstres et truffé de pièges, baptisé Deathtrap Dungeon. Tous ceux qui ont
été enfermés dedans ne sont jamais parvenus à en sortir vivants. Le baron étant
joueur, il lance un défi : si quelqu'un parvient à venir à bout de Melkor le
Dragon Rouge et à sortir vivant du labyrinthe, il touchera une récompense de
10000 pièces d'or, en plus de la promesse du baron de ne plus diriger la ville.
Cette annonce attire de nombreux aventuriers, dont le barbare Chaindog et
l'amazone Lotus Rouge.
Deathtrap Dungeon
Éditeur
: Eidos
Interactive
Développeur
: Asylum
Entertainment
Concepteur
: Paul
Sheppard, Frank Hom
Musique
: Mike
Ash, Steve Monk
Date
de sortie : 30 mars 1998
Pays
d’origine : France
Genre
: Action,
Aventure
Mode
de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme
: Playstation
Mon
avis : Nous abordons à présent le cas
d’un soft qui, pour celles et ceux de ma génération, aura éveillé notre
curiosité à défaut de nous avoir marqué durablement. En effet, ce Deathtrap
Dungeon qui nous préoccupe à présent fut l’adaptation de l’un des
premiers et des plus connus volets des célèbres Défis Fantastiques (un
Livre dont vous êtes le héros pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle) ces
fameux livres-jeux qui, dans les années 80, avaient connu un succès phénoménal
avant d’être tuer, dans tous les sens du terme, par l’émergence des jeux vidéos
au cours des années 90. Bien entendu, ici, je veux parler du Labyrinthe
de la Mort, maitre étalon d’un genre tombé depuis longtemps en
désuétude mais qui, pour celles et ceux de ma génération, rappellera de bons, que dis-je,
de très bons souvenirs. D’ailleurs, pour la petite histoire, qui retrouvait-on
à la tête de Eidos Interactive ? Je vous le donne dans le
mille, Ian Livingstone, le cocréateur des Défis Fantastiques mais aussi, l’auteur du fameux Labyrinthe de la Mort ! Bien malin et ayant
sentit le vent tourné depuis longtemps, il se décida donc à adaptateur son
titre le plus célèbre, cela, afin de satisfaire les vieux fans et conquérir,
accessoirement, un nouveau public, cependant, au vu du résultat final, on ne
peut pas vraiment dire que le résultat ait été à la hauteur de ses espérances
et, surtout, des nôtres… Après tout, il est inutile de se mentir, Deathtrap
Dungeon ne fut pas un grand jeu et il ne doit sa place sur ce blog,
finalement, que pour son lien avec Le Labyrinthe de la Mort. Il
faut dire que malgré un postulat de départ plutôt intéressant pour les vieux
amateurs de LDVELH, Deathtrap Dungeon accumulait trop de
défauts pour satisfaire totalement un public de joueurs qui avait de quoi
trouver beaucoup mieux parmi une concurrence à l’époque pléthorique. Ainsi,
entre des graphismes qui même pour l’époque n’étaient guère folichons, une
jouabilité peu enthousiasmante et une difficulté pour le moins aberrante, force
est de constater que les défauts étaient bien trop nombreux pour faire de ce
soft un incontournable du genre. Reste le fait que nous avions affaire à une
adaptation du sublime Labyrinthe de la Mort et que son
ambiance aura rappeler de bons souvenirs aux vieux de la vieille, même si,
reconnaissons le, c’était peu, trop peu selon moi…
Points
Positifs :
-
Le plaisir, incontestable, pour ceux de ma génération, d’avoir droit à une
adaptation de ce qui restera comme étant un des meilleurs Livres dont vous êtes
le héros de tous les temps, je veux, bien entendu, parler du célébrissime Labyrinthe
de la Mort !
-
Même si Deathtrap Dungeon possède bien des défauts, il n’en
reste pas moins comme étant un jeu qui trouvera son public, ne serais-ce que
pour le plaisir de se coltiner une aventure de Dark-Fantasy, chose plutôt rare
à l’époque.
-
On retrouve avec plaisir pléthores de créatures que l’on avait déjà
rencontré dans l’aventure initiale.
Points
Négatifs :
- Même
lors de sa sortie, on ne peut pas vraiment dire que Deathtrap Dungeon possédait
des graphismes exceptionnels, bien au contraire. C’est d’ailleurs dommage
puisque Eidos Interactive n’était pas n’importe quelle maison
d’édition – Tomb Raider et Soul
Reaver pour ne citer que les deux exemples les plus flagrants…
-
Une jouabilité pour le moins complexe qui n’aide en rien le sentiment
d’immersion pour le joueur.
-
Une difficulté pour le moins contestable et qui est dut, en partie, à une
jouabilité perfectible…
-
Nous sommes tout de même à mille lieux de la qualité de l’œuvre originale, il
faut le reconnaitre !
Ma
note : 6/10
Nightmare
Creatures
Londres,
1834. Dans une cave sinistre, un homme sain d'esprit nommé Adam Crowley
charcute des cadavres pour créer une armée de morts-vivants. Le but est de
favoriser les actions de la mystérieuse confrérie d'Hécate, dont il est semble-t-il
le fondateur. Toutefois, lorsque les créatures commencent à se répandre, des
aventuriers surgissent et commencent à faire le ménage. Deux d'entre eux sont
jouables : le père Ignatius Blackward, un prêtre exorciseur, et une femme,
Nadia Franciscus, fine lame dont le père a été assassiné par Adam Crowley...
Nightmare Creatures
Éditeur
: Sony
Computer Entertainment
Développeur
: Kalisto
Entertainment
Concepteur
: Nicolas
Gaume, Eric Thommerot
Musique
: Frédéric
Motte
Date
de sortie : 19 septembre 1997
Pays
d’origine : France
Genre
: Beat'em
all, Survival-Horror
Mode
de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme
: Playstation
Mon
avis : Dans le petit monde du genre
Survival Horror de la Playstation qui, comme chacun le sait,
était dominé d’une main de maitre par la saga Resident
Evil et, bien entendu, par le somptueux Silent Hill,
force est de constater que la concurrence avait bien du mal à se démarquer du
lot et que, bien souvent, nous n’avions droit qu’a de vulgaires tentatives
plutôt médiocres, bien loin de la qualité indéniable des originaux. Par ailleurs,
si l’on devait être tout à fait objectif, il fallait reconnaitre que la chose s’était poursuivi sur les générations de consoles qui suivirent. Pourtant, dès
1997, sortait un soft qui, s’il ne marqua pas les esprits de par des qualités
indéniables, bien au contraire, se démarquait néanmoins du lot, ce, de par une
certaine originalité, je veux, bien entendu, parler de ce fameux Nightmare
Creatures. Bon, disons le tout de suite, Nightmare Creatures ne
fut pas un grand ni même un bon jeu. Disons plutôt que celui-ci fut surtout un
soft moyen, bourré de défauts mais qui aura sut, en son temps, plaire a une certaine frange du public plutôt amateur d’horreur et d’ambiances Victoriennes. En effet, se
déroulant au dix-neuvième siècle, l’intrigue nous entrainait du coté d’un
Londres envahit par de multiples créatures qui rappelleront bien des souvenirs
a certains d’entre nous : loups garous, zombies et autres monstres divers allaient
nous barrer le chemin et il fallait les affronter non pas en leur tirant dessus
mais en les… cognant, les démembrant car, oui, Nightmare Creatures fut,
avant toute chose, un bon vieux Beat'em all des familles ! Du coup, oubliez
tout ce qui faisait la saveur des survival horror, tout le coté inquiétant de
la chose pour vous lancer dans un gros défouloir où la castagne était le maitre
d’ordre, où le gore n’était jamais bien loin et où vous alliez mourir un nombre
conséquent de fois… Car oui, si Nightmare Creatures aurait put
s’en sortir de par son coté original et sans prise de tête, les concepteurs crurent
bon de se tirer une balle dans le pied en nous offrant une jouabilité médiocre
et peut intuitive ainsi que des boss a la difficulté surhumaine. Ajoutons à cela
une barre de vie qui ne cessait de baisser tout au long de notre exploration
des niveaux – on était obligés de se battre sans arrêt sous peine de mourir –
et vous comprendrez pourquoi Nightmare Creatures porte en lui,
depuis sa sortie, une certaine réputation de fort beau plantage des familles.
Pourtant, malgré ses défauts, j’avais bien aimé ce jeu à l’époque – d’où ma
critique – alors, si comme moi, vous aimez les vieux softs tout moches et que
vous souhaitez dégommer des loups garous, ma foi, tenter l’expérience, qui
sait, vous pourrez y trouver votre compte !?
Points
Positifs :
-
L’ambiance générale du soft, le coté horrifique dans ce Londres Victorien est
plutôt bien retranscrit et, ma foi, c’est un pur régal que d’affronter des
loups garous, des zombies et d’autres créatures toutes plus dangereuses les
unes que les autres…
-
Plus qu’un simple survival horror, Nightmare Creatures est,
avant toute chose, un Beat'em all et, ma foi, disons que ce choix est plutôt
une bonne chose pour les amateurs du genre, surtout a l’époque où le genre se
faisait un peu rare.
-
Amateurs de gore et de castagne, ce soft est fait pour vous !
-
Une bande originale plutôt réussie dans l’ensemble.
Points
Négatifs :
- Une
jouabilité médiocre qui vous fera pester de rage à de multiples reprises. Il
faut dire que contrôler son personnage est une gageure tant celui-ci est
difficile a prendre en main et lent à réagir. Un comble pour un Beat'em
all !
-
La barre de vie qui ne cesse de baisser tout au long de notre exploration des
niveaux, ce qui, du coup, nous empêche de les explorer véritablement : eh
oui, on est obligés de se battre constamment pour ne pas mourir. Vraiment
l’idée la plus conne de la part des concepteurs.
-
Reconnaissons que Nightmare Creatures est très loin d’être le
plus beau soft de la PS1, bien au contraire. D’ailleurs, dès sa
sortie, il était difficile de trouver tout cela franchement beau…
Ma
note : 6/10