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jeudi 26 février 2026

FIFA 99


FIFA 99
 
Sont présentes dans cette édition les clubs des premières divisions de 12 championnats nationaux : allemand, anglais, belge, brésilien, écossais, espagnol, américain, français, italien, hollandais, portugais et suédois. Il s'agit des premières apparitions des championnats belge et portugais. 50 clubs issus d'autres championnats européens font également leur apparition. On note la présence également d'une quarantaine d'équipes nationales. Les modes de jeu sont les traditionnels modes Saison et Coupe, Entraînement, Match Amical, But en Or et le Super Trophée européen, championnat fermé entre vingt des clubs les plus prestigieux.
 

FIFA 99
Éditeur : EA Sports
Développeur : Software Creations
Concepteur : EA Sports
Musique : Divers
Date de sortie : 18 novembre 1998
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Football
Mode de jeu : Solo, Multijoueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme : Playstation
 
Mon avis :
 Que de souvenirs, mais que de souvenirs avec ce FIFA 99, un soft qui restera comme étant, à mes yeux, mon jeu de foot préféré de tous les temps, même si un quart de siècle s'est écoulé depuis sa sortie et que, d’un point de vue des graphismes, pour ne citer que le plus apparent, il est obsolète depuis des lustres. Cependant, en reconnaissant que je n’y joue plus depuis belle lurette, jamais je n’oublierais le plaisir ressenti avec ce jeu, toutes les parties endiablées que j’ai put y faire, seul ou avec mon frère, et ses qualités, que, si je dois être tout à fait objectif, je n’ai quasiment plus jamais retrouvé par la suite dans un jeu de foot. Mes propos semblent forts, exagérés ? Cela est fort probablement, surtout aux yeux de la majorité d’entre vous. Pourtant, je suis persuader que les vieux romantiques, ceux qui, un jour, auront été émerveillé par un (ou plusieurs, peut importe) jeux, comprendront tout à fait les sentiments qui m’habitent au moment où j’écris ces quelques lignes. Cependant, si la nostalgie peut se comprendre, pourquoi donc ais-je dis, un peu plus haut, que je n’ai plus retrouvé les qualités de FIFA 99 dans ses suivants ? En fait, c’est assez simple. Tous ceux qui jouent au foot pour les équipes nationales ou uniquement pour pouvoir jouer avec les grosses écuries européennes – comme le Real, Milan, Manchester et quelques autres – se moqueront littéralement de ce qui m’a toujours préoccuper et m’inquiète encore lors de l’achat d’un jeu de foot, c’est-à-dire, la présence d’un maximum de clubs de tous les pays européens, comme les habituels grands absents des divers FIFA et autre PES, l’Etoile Rouge de Belgrade, le Dynamo de Kiev, le Steaua de Bucarest, pour ne citer que les plus connus, mais aussi les représentants hongrois, bulgares, russes etc. En effet, dans le meilleur des cas, soit on en a quelques uns, soit aucun, ce qui est plus que contestable au plus haut point pour les amoureux fous des anciennes Coupes d’Europe. Personnellement, j’en fais partis, d’où mon habituelle colère… Dans l’édition 99 de FIFA, donc, pas de soucis, il y avait de quoi faire avec bon nombre de clubs, d’où la possibilité – et c’est cela qui est le plus important à mes yeux – de faire des tournois dignes des Coupes d’Europe d’antan, où les clubs de l’est étaient présent, plutôt que la quatrième division anglaise dont je me fiche royalement. Personnellement, un seul autre jeu fais mieux, le très contester Monde des Bleus sur PS2, que je m’étais uniquement procuré a l’époque pour cela. Alors, certes, cela peut paraître futile, pourtant, dès le FIFA suivant, le 2000 donc, les choses s’étaient gâtées, au point que les versions modernes soient tout simplement limitées de ce coté là. Un jour, il faudrait que je pense à demander aux tètes pensantes d’Electronic Arts pourquoi les clubs de l’est n’ont pas leur place dans leur saga phare. Enfin bon, quoi qu’il en soit, il me reste les souvenirs, tout bonnement excellents, des tournois de l’époque et, accessoirement, d’un point de vu personnel, la constatation suivante : « le foot, c’est un jeu où le Milan AC gagne à la fin », phrase bien évidement tirée de Gary Lineker et de son célèbre « le foot, c’est un jeu où l’Allemagne gagne à la fin ». Toujours ! Des tournois épiques pour ne pas dire dantesques, dont je notais les matchs et les résultats sur des cahiers et dont lesquels je me suis replongé il y a quelques temps, histoire de raviver un peu mes souvenirs du bon vieux temps…
 

Points Positifs
 :
- Le plus grand FIFA de tous les temps, et je pèse mes mots ! Il faut dire que rien que pour le plaisir d’avoir les principaux championnats européens et une multitude d’équipes des autres pays, y compris les nations de l’est, y est pour beaucoup. Forcément, avec FIFA 99, on peut encore participer a des Coupes d’Europe comme on n’en fait plus – y compris dans la réalité – c’est-à-dire, avec les meilleures équipes de tous les pays européens !
- Les modes de jeux sont nombreux et, entre les championnats nationaux, les coupes, les coupes d’Europe, la fameuse SuperLeague dont les grands clubs, déjà à l’époque, menaçaient de créer et autres compétitions, il y a de quoi faire.
- En dehors de Ronaldo – le brésilien, bien entendu, l’autre étant alors bien trop jeune à l’époque – tous les grands joueurs de l’époque sont au rendez vous et, dans l’ensemble, les équipes proposées disposent de leurs effectifs au complet.
- Une jouabilité assez simple, sans prise de tête et qui nous permet de nous consacrer, uniquement, sur le plaisir du jeu.
 
Points Négatifs :
- Même s’il faut savoir remettre les choses dans leurs contexte, il faut reconnaitre que les graphismes ne sont guère emballants et qu’ils apparaissent comme étant terriblement datés depuis. Mais bon, nous sommes en 1998 et, depuis, beaucoup d’eau à couler sous les ponts et moult générations de consoles se sont succédées…
- Curieusement, il n’y a pas beaucoup d’équipes nationales en comparaison des éditions précédentes.
- Les fans absolus de football reconnaitront que ce FIFA est bien trop typé arcade pour être une véritable simulation…
 
Ma note : 8/10

Formula 1 97


Formula 1 97
 
Alors que Michael Schumacher et Jacques Villeneuve sont au coude-à-coude pour le titre de Champion du Monde, Bizarre Creations en profite pour sortir Formula 1 97, un an après l'apparition de cette licence. L'univers de la F1 revient donc sur votre console pour des courses endiablées, des retournements de situations incroyables, et des saisons palpitantes.
 

Formula 1 97
Éditeur : Psygnosis
Développeur : Bizarre Creations
Concepteur : Stu Ellis, Tim Browne
Musique : Stu Ellis, Tim Browne
Date de sortie : 26 septembre 1997
Pays d’origine : Grande Bretagne
Genre : Course de F1
Mode de jeu : Solo, Multijoueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme : Playstation
 
Mon avis :
 Poursuivons du coté des jeux de voitures avec un certain Formula 1 97, un soft qui, comme vous l’avez sans nul doute compris, est une simulation de Formule 1. Pour la petite histoire, celui-ci fut mon tout premier jeu du genre et, accessoirement, le seul qui m’aura suffisamment marqué pour que, presque trois décénnies plus tard, j’ai eu envie de vous en parler – après tout, les volets suivants se contentèrent de reprendre les mêmes ficelles en se contentant de mettre à jour les pilotes, les voitures et d’infimes améliorations graphiques, bref, un peu comme tout bon jeu de sport qui se respecte, l’exemple le plus parlant étant, bien évidement, la saga des FIFA. Pour la petite histoire, à l’époque, je reconnais que j’étais un fan de Formule 1, ma passion datant des années 80 et des légendaires duels entre Ayrton Senna et Alain Prost. Par la force des choses, j’avais donc pour habitude de suivre avec assiduité chaque grand prix. Bien entendu, le fait que les retransmissions de F1 étaient gratuites en ces années là y étaient, naturellement, pour quelque chose – comme pour le football d’ailleurs, eh oui, il fut un temps où le sport était gratuit, c’était le bon vieux temps – et donc, fatalement, je ne pouvais pas passer a coté d’un jeu de Formule 1, chose faite avec l’acquisition de ce fameux Formula 1 97. Il fait dire que, en dehors du fait que Jacques Villeneuve – alors champion cette année là – brillait par son absence, remplacer qu’il était par un pilote anonyme – saleté d’affaire de droits – tout le reste était parfait ou presque : les autres pilotes étaient au rendez vous, les voitures également, les grands prix correspondaient au calendrier du championnat du monde, graphiquement, pour l’époque, c’était plus que convenable, quant a la jouabilité, disons que celle-ci convenait parfaitement a un non spécialiste des jeux de course comme moi. Bref, un bon jeu de Formule 1 à mes yeux  et qui, surtout, m’aura fait passer de bons, que dis-je, de très bons moments, surtout que, n’appréciant guère l’infortuné Schumacher à l’époque, je ne me privais jamais de le mettre dehors lors de chaque course et ce, en m’en sortant quasiment à chaque fois… Comment cela, je n’étais pas très fair-play !? Certes, mais bon, ça me gonflait déjà de le voir remporter grands prix sur grands prix pour que, en plus, il vienne le faire sur console !
 

Points Positifs
 :
- Un excellent jeu de Formule 1. Il faut dire que nous retrouvons, ici, tout ce qui faisait la saveur de la F1 de l’époque, c’est-à-dire, les pilotes, les diverses écuries, l’intégralité des grands prix, les commentateurs, etc. Bref, de quoi satisfaire les fans de ce sport.
- Dans l’ensemble, les grands prix étaient assez conformes a leurs homologues réels, ce qui était un plus indéniable et il était amusant de regarder une course de F1 à la télé et de se souvenir de ce que l’on avait fait a tel virage, etc.
- En se remettant dans le contexte de l’époque, graphiquement, Formula 1 97 s’en sort plutôt bien.
- Un soft qui n’est pas destiné aux spécialistes purs et durs de jeux de course automobile. Bref, les bras cassés dans mon genre étaient aux anges !
 
Points Négatifs :
- Pour une vulgaire affaire de droits d’images, l’absence de Jacques Villeneuve, remplacé ici par le fameux… Pilote numéro 1 !
- Les puristes, bien entendu, regretteront le coté un peu trop arcade de ce soft – oui, Formula 1 97 n’était pas une simulation pure et dure, il faut le reconnaitre…
 
Ma note : 7,5/10

Need For Speed 3 – Hot Pursuit


Need For Speed 3 – Hot Pursuit
 
Need for Speed 3 – Hot Pursuit est un jeu de courses de voitures sur Playstation. Le soft offre un sentiment de vitesse grisant, de beaux graphismes, et de pur plaisir de conduite. Dans le mode Classique, il y a une douzaine de super-voitures ayant chacune des qualités différentes à montrer. Alors montez dans votre Ferrari ou autre Lamborghini et faites chauffer le moteur.
 

Need For Speed 3 – Hot Pursuit
Éditeur : Electronic Arts
Développeur : EA Canada
Concepteur : Brad Gour, David Lucas
Musique : Alistair Hirst, Crispin Hands
Date de sortie : 25 mars 1998
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Course
Mode de jeu : Solo, Multijoueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme : Playstation
 
Mon avis :
 Celui-là, il fallait bien que je vous en parle un jour ou l’autre tant, depuis bien des années, il occupe une place pour le moins particulière dans mon cœur. En effet, il y a de cela, grosso modo, presque trois décénnies, une connaissance m’avait prêté, comme je ne partais pas en vacances, sa Playstation avec trois jeux dont il m'avait vanté les mérites. Ces jeux, pour la petite histoire, étaient Gran TurismoFIFA 97 et, donc, ce Need For Speed 3. A l’époque, ma seule et unique console était ma bonne vieille Megadrive que je ne touchais guère plus ainsi qu’une autre, vestige des années 80 dont je ne serais même pas capable de vous donner le nom. Ma connaissance de l’époque, perdue de vu depuis mais ceci est une autre histoire, ne cessait de chanter les louanges de Gran Turismo, la révolution, selon lui, de l’année 98, mais bon, comment dire, personnellement, vu le peu d’attrait que j’ai toujours eu pour les jeux de voitures, FIFA m’intéressa largement plus. Cependant, a ma grande surprise, ce fut Need For Speed qui remporta les suffrages de ces quelques semaines, me faisant passer un superbe mois d’août et me convainquant, quelques mois plus tard, à me procurer une Playstation et à me plonger dans plusieurs années consacrées aux jeux vidéos. Cependant, comment quelqu’un comme moi, allergique aux jeux de voitures, ait put être attiré parce qu’il faut bel et bien appeler un jeu de course automobile ? En fait, pour des raisons qui font que Need For Speed est tout sauf un simple jeu de course, bien au contraire. Certes, a la base, il est bien question de, au volant de superbes voitures comme des Ferrari, des Lamborghini ou des Corvettes, batailler ferme contre des adversaires dirigées par la console, ou des amis, ce, dans des circuits plus ou moins convenus. Mais, justement, lorsque l’on parle de ceux-ci, comment ne pas s’extasier devant certains comme le parcours endiablé en montagne ou mon préféré, dans une espèce de Grand Canyon ? Tout simplement superbe, de part les décors (pour l’époque, une révolution) mais aussi par leur difficulté. Ah, que de souvenirs de parties endiablées à batailler ferme pour essayer de remporter des courses ou la moindre erreur dans le dernier virage pouvait être fatale. Un must, tout simplement ! Cependant, ce qui a fait la légende de la série des Need For Speed, c’est, bien entendu, le mode poursuite, où, cette fois-ci, plutôt que de faire simplement une course, il faut échapper aux forces de l’ordre dans des poursuites endiablées et jouissives, un peu comme dans bon nombre de films ou séries américaines. Un véritable régal qui a sut séduire en son temps bon nombre de joueurs et que, sincèrement, je n’ai jamais retrouvé par ailleurs. Voilà donc pourquoi, presque trois décénnies après sa sortie, Need For Speed 3 reste, à mes yeux, mon jeu de course préféré et l’un des tous meilleurs, tous genres confondus. Un jeu que j’ai eu le plaisir de réessayer il y a quelques temps et qui, sincèrement, me procure toujours autant de plaisir…
 

Points Positifs
 :
- Le mode poursuite, bien entendu, qui est la grande trouvaille de la franchise Need For Speed : il faut dire qu’essayer d’échapper aux forces de l’ordre dans des circuits plus ou moins ouverts, au beau milieu de la circulation, cela a un petit coté jouissif qui n’a rien perdu de sa force, bien des années plus tard.
- Les circuits proposés dans ce jeu ne sont pas nombreux, cependant, ils sont excellents et, entre le fait qu’ils sont à moitié ouvertes pour certains, souvent grandioses – ah, le canyon – et qu’on peut les parcourir dans tous les sens, il est clair qu’on ne s’ennui jamais…
- Le plaisir de piloter de superbes voitures – et même quelqu’un comme moi qui ne suis pas fan du genre apprécie la chose.
- Le coté arcade, poussé a son paroxysme. Ici, pas de prise de tête pour les néophytes et c’est tant mieux !
 
Points Négatifs :
- Les amateurs de softs plus axé sur la simulation, comme Gran Turismo, dédaigneront royalement ce Need For Speed qui leur apparaitra comme étant beaucoup trop arcade à leurs yeux – après, cela reste une affaire de gouts personnels.
- Il faut reconnaitre que, graphiquement parlant, ce soft accuse franchement son âge et que, même pour l’époque, il y avait bien plus beau dans le même genre…
 
Ma note : 8/10

mercredi 25 février 2026

Oddworld – L'Odyssée d'Abe


Oddworld – L'Odyssée d'Abe
 
Le monde d'Oddworld est une vaste planète abritant une multitude d'êtres vivants de toutes sortes. C'est sur le continent de Mudos qu'Abe et les Mudokons vivent. Les peuples intelligents de la planète se divisent sommairement en deux civilisations, chacune ayant sa propre philosophie : les industriels, exploitant la planète à outrance dans le but de faire du profit, et les naturels, qui souhaitent vivre en communion avec la nature et les créatures sauvages et souvent dangereuses d'Oddworld. L’usine de RuptureFarms, où commence l'aventure, se trouve à proximité de territoires contrôlés par des Mudokons libres, communément appelés Lignes de Monsaic. De ce lieu existent des accès vers un grand désert peuplé de Scrabs : Scrabania, et vers la forêt continentale de Paramonia, infestée de meutes de Paramites. Scrabania et Paramonia contiennent chacun des temples dédiés aux créatures qui les peuplent. Les Glukkons dirigent plusieurs exploitations à travers Oddworld, et RuptureFarms n'en est qu'une des plus vastes et des mieux organisées.
 

Oddworld – L'Odyssée d'Abe
Éditeur : GT Interactive
Développeur : Oddworld Inhabitants, Saffire Corporation
Concepteur : Lorne Lanning, Frank Ryan
Musique : Ellen Meijers
Date de sortie : 19 septembre 1997
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Genre : Plates-formes
Mode de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme : Playstation
 
Mon avis :
 Vers la fin de la désormais lointaine année 1997, alors que la PlayStation en était encore a ses débuts, un soft bien singulier vit le jour, je veux, bien entendu, parler de Oddworld – L'Odyssée d'Abe. Présenter alors comme étant le premier volet de ce qui devait être, à la base, une pentalogie, celui-ci s’avéra être bien plus qu’un simple petit jeu de plate-forme. Ainsi, il faut dire que, ici, nous avons la preuve évidente que, lorsque des concepteurs de jeux vidéos ont une idée, qu’ils décident de sortir totalement des sentiers battus, qu’ils sont davantage dans un processus plus créatif et artistique que pécunnier et que, bien entendu, on leur laisse les mains libres, le résultat, fatalement, peut s’avérer être somptueux. Et dans le cas de L'Odyssée d'Abe, force est de constater que ce fut le cas et que nous avons eu droit à un soft totalement inclassable, possédant un univers d’une richesse peu commune pour l’époque, des protagonistes, eux aussi, bien travaillés, un héros, ce brave Abe, terriblement attachant malgré ses faiblesses et son coté décalé, des décors que l’on peut qualifier, tout simplement, de sublimes, sans oublier, bien entendu, un système de jeu original qui fourmille de bonnes idées. Ainsi, dans ce soft, pas d’affrontements au sens strict du terme, loin de là puisque notre sympathique Abe essaye de s’enfuir de l’usine où lui et les siens sont tenus en esclavage et s’il peut libérer certains de ces derniers au passage, c’est encore mieux. La chose, bien évidement, n’est pas simple mais il existe tant de manières de s’en sortir qu’il y a de quoi satisfaire les plus blasés – au passage, si contrôler les esprits des gardes est une option, péter en est une autre ! L’aventure, assez riche, vous fera voir du pays et si on aurait aimé que celle-ci soit plus longue tant le monde d’Oddworld est magnifique, il est clair que celle-ci n’en reste pas moins excellente et, ma foi, inoubliable. La suite, car il y eut une suite, ne fut malheureusement pas à la hauteur de nos espérances : un second volet, L’Exode d’Abe, paru sur Playstation, s’en sortit avec les honneurs, puis, suite a une délocalisation sur la première X-Box, quelques années plus tard, la saga tomba petit a petit dans l’indifférence la plus totale, au point même qu’il n’y eut jamais, véritablement, de conclusion. Cela est fort dommage car L'Odyssée d'Abe fut peut-être un des jeux les plus originaux de la Playstation et qu’il aura marqué toutes celles et tous ceux qui s’y seront essayés. Espérons juste, qui sait, qu’un jour, on ait droit a un éventuel remake de la saga, histoire de nous faire replonger dans cet univers oh combien magnifique…
 

Points Positifs
 :
- Probablement un des softs les plus originaux de la Playstation et, sans grande exagération, de l’histoire des jeux vidéos tout court. Il faut dire qu’avec ce premier volet de Oddworld, les concepteurs de ce dernier nous entrainent dans une aventure tout bonnement étonnante, qui vous émerveillera et vous surprendra a de multiples reprises, ce, de la première à la dernière minute.
- Plus qu’un simple jeu de plate-forme, L'Odyssée d'Abe est pamphlet écologique contre l'hyper-industrialisation, un soft qui pointe également du doigt l’esclavage, le tout, avec un soupçon d’humour noir qui ne dénote nullement dans un scénario qui, accessoirement, est un des points forts de ce jeu.
- Des décors de toutes beautés, pour ne pas dire magnifiques. Il faut dire que nous avons là, peut-être, un des plus beaux softs de la Playstation – si l’on s’en tient aux décors en 2D, bien entendu. Quand à l’animation des divers protagonistes, il n’y a rien à dire tant elle est parfaite !
- Un protagoniste principal qui, a priori, tient davantage de Pierre Richard que de James Bond mais qui n’en reste pas moins drôle et fort attachant.
- Un gameplay plutôt étonnant au départ – Abe peut même péter – mais qui s’avère être assez plaisant une fois qu’on le maitrise.
 
Points Négatifs :
- Une durée de vie qui n’est peut-être pas très longue, surtout si on ne se prend pas la tête à essayer de sauver tous les Mudokons – d’un autre coté, certains passages sont tellement complexes qu’il est assez simple d’en oublier quelques uns…
- Justement, la difficulté certaines de certains lieux risquent d’en énerver plus d’un.
 
Ma note : 8,5/10

Tenchu – Stealth Assassins


Tenchu – Stealth Assassins
 
L'histoire se déroule dans le Japon des Temps Modernes (vers le XVIe siècle) à une époque où des guerres incessantes opposaient de nombreux Seigneurs avides de pouvoir. Parmi ces derniers, le Seigneur Matsunoshin Godha est quant à lui un homme de paix, qui ne souhaite que le bonheur de son peuple. Pour le seconder, deux ninjas ont prêté serment de le servir jusqu'à la mort, Ayame et Rikimaru.
 

Tenchu – Stealth Assassins
Éditeur : Activision
Développeur : Acquire
Concepteur : Takuma Endo
Musique : Noriyuki Asakura
Date de sortie : 26 février 1998
Pays d’origine : Japon
Genre : Infiltration
Mode de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme : Playstation
 
Mon avis :
 Intéressons nous à présent à un soft qui, en son temps, ne connut peut-être pas un immense succès au sein du grand public mais qui, de par son originalité, aura sut marquer durablement celles et ceux qui s’y seront essayer, ces derniers estimant, peut-être à juste titre, que ce jeu fut un des meilleurs de sa génération. Il faut dire que si, depuis lors, le Japon médiéval est une période historique qui apparut souvent dans le petite monde des jeux vidéos, en 1998, ce n’était pas vraiment le cas, ainsi, lorsque paru ce Tenchu – Stealth Assassins, force est de constater que ce fut un petit événement en soit. Un jeu d’infiltration où l’on incarnait deux ninjas en plein Japon médiéval, ma foi, cela avait de quoi attirer les amateurs du Pays du Soleil Levant. Qui plus est, ici, comme je l’ai souligné, c’était l’infiltration qui était au cœur de la jouabilité, ce qui signifiait que les joueurs allaient devoir y réfléchir à deux fois en avançant dans les différents niveaux : furtivité, assassinats dans le dos, discrétion, le tout, sans se faire repérer, voilà que ça nous changeait littéralement de la plupart des softs de l’époque. Ajoutons à cela une difficulté que l’on peut qualifier de notable et l’on obtenait un jeu qui tout en étant original, possédait suffisamment de points positifs pour satisfaire les amateurs d’un genre encore rare sur consoles à l’époque et dont le maitre étalon, dans un style bien différent, était, naturellement, Metal Gear Solid… Sans grande surprise, Tenchu connut bon nombre de suites au fil des ans, des suites moins abouties qui firent que, au bout de quelques années, la saga s’acheva sans gloire en fin de PS2 et sur les consoles portables. Il faudra attendre un peu plus d’une décennie, ensuite, pour qu’un soft sensiblement du même genre vienne pointer le bout de son nez, un certain Sekiro – Shadows Die Twice de chez FromSoftware, mais ceci, bien entendu, est une autre histoire dont je vous parlerais en temps et en heure…
 

Points Positifs
 :
- Un jeu d’infiltration où l’on incarne deux ninjas dans le Japon Médiéval, ma foi, c’était une nouveauté totale à l’époque et rien que pour l’originalité de la chose, Tenchu – Stealth Assassins mérite le détour !
- Furtivité, assassinats, discrétion, voilà des éléments de jouabilité peu communs à l’époque et qui apportaient une touche d’air frais pour le moins bienvenue et qui firent la gloire de ce soft.
- Un jeu plutôt exigeant, il faut le reconnaitre, cependant, cette difficulté n’était en rien un problème pour celles et ceux qui adhéraient au concept.
- Naturellement, les graphismes accusent fortement leur âge désormais, cependant, en leur temps, on peut affirmer que ces derniers étaient plutôt convenables.
 
Points Négatifs :
- Bien entendu, un titre comme Tenchu ne plaira pas à tout le monde et si vous êtes plus du genre à faire du rentre dedans à tous les ennemis sans la moindre finesse, alors, vous n’allez pas apprécier un jeu qui met la furtivité au cœur de sa jouabilité.
- Les deux ninjas sont sympathiques mais on ne peut pas vraiment dire qu’ils brillent particulièrement par leur originalité et leur charisme, loin de là…
- Toutes les missions se déroulent la nuit : un moyen de pallier quelques insuffisances graphiques ?
 
Ma note : 7,5/10

Deathtrap Dungeon


Deathtrap Dungeon
 
L’aventure se déroule à Fang, cité des Âmes Perdues, autrefois appelée cité d'Abondance. Elle est dirigée par le baron Sukumvit, un ignoble tyran, qui a fait construire, dans les montagnes qui dominent la ville, une sorte de labyrinthe peuplé de monstres et truffé de pièges, baptisé Deathtrap Dungeon. Tous ceux qui ont été enfermés dedans ne sont jamais parvenus à en sortir vivants. Le baron étant joueur, il lance un défi : si quelqu'un parvient à venir à bout de Melkor le Dragon Rouge et à sortir vivant du labyrinthe, il touchera une récompense de 10000 pièces d'or, en plus de la promesse du baron de ne plus diriger la ville. Cette annonce attire de nombreux aventuriers, dont le barbare Chaindog et l'amazone Lotus Rouge.
 

Deathtrap Dungeon
Éditeur : Eidos Interactive
Développeur : Asylum Entertainment
Concepteur : Paul Sheppard, Frank Hom
Musique : Mike Ash, Steve Monk
Date de sortie : 30 mars 1998
Pays d’origine : France
Genre : Action, Aventure
Mode de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme : Playstation
 
Mon avis :
 Nous abordons à présent le cas d’un soft qui, pour celles et ceux de ma génération, aura éveillé notre curiosité à défaut de nous avoir marqué durablement. En effet, ce Deathtrap Dungeon qui nous préoccupe à présent fut l’adaptation de l’un des premiers et des plus connus volets des célèbres Défis Fantastiques (un Livre dont vous êtes le héros pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle) ces fameux livres-jeux qui, dans les années 80, avaient connu un succès phénoménal avant d’être tuer, dans tous les sens du terme, par l’émergence des jeux vidéos au cours des années 90. Bien entendu, ici, je veux parler du Labyrinthe de la Mort, maitre étalon d’un genre tombé depuis longtemps en désuétude mais qui, pour celles et ceux de ma génération, rappellera de bons, que dis-je, de très bons souvenirs. D’ailleurs, pour la petite histoire, qui retrouvait-on à la tête de Eidos Interactive ? Je vous le donne dans le mille, Ian Livingstone, le cocréateur des Défis Fantastiques mais aussi, l’auteur du fameux Labyrinthe de la Mort ! Bien malin et ayant sentit le vent tourné depuis longtemps, il se décida donc à adaptateur son titre le plus célèbre, cela, afin de satisfaire les vieux fans et conquérir, accessoirement, un nouveau public, cependant, au vu du résultat final, on ne peut pas vraiment dire que le résultat ait été à la hauteur de ses espérances et, surtout, des nôtres… Après tout, il est inutile de se mentir, Deathtrap Dungeon ne fut pas un grand jeu et il ne doit sa place sur ce blog, finalement, que pour son lien avec Le Labyrinthe de la Mort. Il faut dire que malgré un postulat de départ plutôt intéressant pour les vieux amateurs de LDVELH, Deathtrap Dungeon accumulait trop de défauts pour satisfaire totalement un public de joueurs qui avait de quoi trouver beaucoup mieux parmi une concurrence à l’époque pléthorique. Ainsi, entre des graphismes qui même pour l’époque n’étaient guère folichons, une jouabilité peu enthousiasmante et une difficulté pour le moins aberrante, force est de constater que les défauts étaient bien trop nombreux pour faire de ce soft un incontournable du genre. Reste le fait que nous avions affaire à une adaptation du sublime Labyrinthe de la Mort et que son ambiance aura rappeler de bons souvenirs aux vieux de la vieille, même si, reconnaissons le, c’était peu, trop peu selon moi…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, incontestable, pour ceux de ma génération, d’avoir droit à une adaptation de ce qui restera comme étant un des meilleurs Livres dont vous êtes le héros de tous les temps, je veux, bien entendu, parler du célébrissime Labyrinthe de la Mort !
- Même si Deathtrap Dungeon possède bien des défauts, il n’en reste pas moins comme étant un jeu qui trouvera son public, ne serais-ce que pour le plaisir de se coltiner une aventure de Dark-Fantasy, chose plutôt rare à l’époque.
- On retrouve avec plaisir pléthores de créatures que  l’on avait déjà rencontré dans l’aventure initiale.
 
Points Négatifs :
- Même lors de sa sortie, on ne peut pas vraiment dire que Deathtrap Dungeon possédait des graphismes exceptionnels, bien au contraire. C’est d’ailleurs dommage puisque Eidos Interactive n’était pas n’importe quelle maison d’édition – Tomb Raider et Soul Reaver pour ne citer que les deux exemples les plus flagrants…
- Une jouabilité pour le moins complexe qui n’aide en rien le sentiment d’immersion pour le joueur.
- Une difficulté pour le moins contestable et qui est dut, en partie, à une jouabilité perfectible…
- Nous sommes tout de même à mille lieux de la qualité de l’œuvre originale, il faut le reconnaitre !
 
Ma note : 6/10

Nightmare Creatures


Nightmare Creatures
 
Londres, 1834. Dans une cave sinistre, un homme sain d'esprit nommé Adam Crowley charcute des cadavres pour créer une armée de morts-vivants. Le but est de favoriser les actions de la mystérieuse confrérie d'Hécate, dont il est semble-t-il le fondateur. Toutefois, lorsque les créatures commencent à se répandre, des aventuriers surgissent et commencent à faire le ménage. Deux d'entre eux sont jouables : le père Ignatius Blackward, un prêtre exorciseur, et une femme, Nadia Franciscus, fine lame dont le père a été assassiné par Adam Crowley...
 

Nightmare Creatures
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Kalisto Entertainment
Concepteur : Nicolas Gaume, Eric Thommerot
Musique : Frédéric Motte
Date de sortie : 19 septembre 1997
Pays d’origine : France
Genre : Beat'em all, Survival-Horror
Mode de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme : Playstation
 
Mon avis :
 Dans le petit monde du genre Survival Horror de la Playstation qui, comme chacun le sait, était dominé d’une main de maitre par la saga Resident Evil et, bien entendu, par le somptueux Silent Hill, force est de constater que la concurrence avait bien du mal à se démarquer du lot et que, bien souvent, nous n’avions droit qu’a de vulgaires tentatives plutôt médiocres, bien loin de la qualité indéniable des originaux. Par ailleurs, si l’on devait être tout à fait objectif, il fallait reconnaitre que la chose s’était poursuivi sur les générations de consoles qui suivirent. Pourtant, dès 1997, sortait un soft qui, s’il ne marqua pas les esprits de par des qualités indéniables, bien au contraire, se démarquait néanmoins du lot, ce, de par une certaine originalité, je veux, bien entendu, parler de ce fameux Nightmare Creatures. Bon, disons le tout de suite, Nightmare Creatures ne fut pas un grand ni même un bon jeu. Disons plutôt que celui-ci fut surtout un soft moyen, bourré de défauts mais qui aura sut, en son temps, plaire a une certaine frange du public plutôt amateur d’horreur et d’ambiances Victoriennes. En effet, se déroulant au dix-neuvième siècle, l’intrigue nous entrainait du coté d’un Londres envahit par de multiples créatures qui rappelleront bien des souvenirs a certains d’entre nous : loups garous, zombies et autres monstres divers allaient nous barrer le chemin et il fallait les affronter non pas en leur tirant dessus mais en les… cognant, les démembrant car, oui, Nightmare Creatures fut, avant toute chose, un bon vieux Beat'em all des familles ! Du coup, oubliez tout ce qui faisait la saveur des survival horror, tout le coté inquiétant de la chose pour vous lancer dans un gros défouloir où la castagne était le maitre d’ordre, où le gore n’était jamais bien loin et où vous alliez mourir un nombre conséquent de fois… Car oui, si Nightmare Creatures aurait put s’en sortir de par son coté original et sans prise de tête, les concepteurs crurent bon de se tirer une balle dans le pied en nous offrant une jouabilité médiocre et peut intuitive ainsi que des boss a la difficulté surhumaine. Ajoutons à cela une barre de vie qui ne cessait de baisser tout au long de notre exploration des niveaux – on était obligés de se battre sans arrêt sous peine de mourir – et vous comprendrez pourquoi Nightmare Creatures porte en lui, depuis sa sortie, une certaine réputation de fort beau plantage des familles. Pourtant, malgré ses défauts, j’avais bien aimé ce jeu à l’époque – d’où ma critique – alors, si comme moi, vous aimez les vieux softs tout moches et que vous souhaitez dégommer des loups garous, ma foi, tenter l’expérience, qui sait, vous pourrez y trouver votre compte !?
 

Points Positifs
 :
- L’ambiance générale du soft, le coté horrifique dans ce Londres Victorien est plutôt bien retranscrit et, ma foi, c’est un pur régal que d’affronter des loups garous, des zombies et d’autres créatures toutes plus dangereuses les unes que les autres…
- Plus qu’un simple survival horror, Nightmare Creatures est, avant toute chose, un Beat'em all et, ma foi, disons que ce choix est plutôt une bonne chose pour les amateurs du genre, surtout a l’époque où le genre se faisait un peu rare.
- Amateurs de gore et de castagne, ce soft est fait pour vous !
- Une bande originale plutôt réussie dans l’ensemble.
 
Points Négatifs :
- Une jouabilité médiocre qui vous fera pester de rage à de multiples reprises. Il faut dire que contrôler son personnage est une gageure tant celui-ci est difficile a prendre en main et lent à réagir. Un comble pour un Beat'em all !
- La barre de vie qui ne cesse de baisser tout au long de notre exploration des niveaux, ce qui, du coup, nous empêche de les explorer véritablement : eh oui, on est obligés de se battre constamment pour ne pas mourir. Vraiment l’idée la plus conne de la part des concepteurs.
- Reconnaissons que Nightmare Creatures est très loin d’être le plus beau soft de la PS1, bien au contraire. D’ailleurs, dès sa sortie, il était difficile de trouver tout cela franchement beau…
 
Ma note : 6/10