Le Hobbit – Un Voyage Inattendu
Le
Hobbit – Un Voyage Inattendu
Alors
que ses amis Hobbits de la Comté s'apprêtent à fêter son cent onzième
anniversaire, Bilbon Sacquet entame le récit de ses aventures dans un livre
destiné à son neveu Frodon Sacquet. Il narre comment, dans un passé lointain,
les Nains ont établi un royaume dirigé par Thrór à Erebor, la Montagne
Solitaire, riche et prospère grâce à l'or et autres minerais précieux collectés
en son sein. Mais cette richesse provoque les convoitises du dragon Smaug qui
détruit le royaume, et s'installe dans la montagne où il garde précieusement le
trésor, forçant les nains à l'exil. Des années plus tard, Thrór et son armée de
nains affrontent les Orques lors de la Bataille d’Azanulbizar se déroulant
devant la porte est de la Moria, et le roi nain est tué par le chef ennemi,
l'orque pâle Azog le Profanateur. Le petit-fils de Thrór, Thorin, combat alors
les Orques, utilisant comme bouclier de fortune une bûche de chêne, d'où son
surnom, Écu-de-Chêne, et coupe le bras d'Azog, le laissant pour mort et
remportant alors la bataille. Un matin, à Hobbitebourg, Bilbon reçoit la visite
de Gandalf qui lui propose de se joindre à une aventure. Bilbon décline l'offre
du vieux magicien, qui grave néanmoins sur la porte du Hobbit, à l'aide de son
bâton, une mystérieuse inscription. Dans la soirée, Bilbon reçoit la visite de
treize nains, dont leur chef Thorin. Les nains s’apprêtent, avec l'aide de
Gandalf, à partir vers la Montagne Solitaire afin d'y reconquérir leur or des
griffes du dragon, et Bilbon a été choisi pour les accompagner en tant que
cambrioleur, compte tenu de la réputation d'agilité et de discrétion des Hobbits,
et du fait que Smaug ne connaît pas l'odeur des Hobbits. D'abord réticent,
Bilbon change d'avis le lendemain et rejoint la troupe de nains pour
l'aventure.
Le Hobbit – Un Voyage Inattendu
Réalisation
: Peter Jackson
Scénario
: Peter Jackson, Guillermo del Toro, Fran Walsh et
Philippa Boyens, d'après J. R. R. Tolkien
Musique : Howard Shore
Production : Metro-Goldwyn-Mayer, New Line Cinema, WingNut
Films
Genre : Fantasy
Titre en vo
: The Hobbit – An
Unexpected Journey
Pays
d’origine : Nouvelle-Zélande, États-Unis
Parution
: 28
novembre 2012
Langue
d'origine : anglais
Durée
: 182
min
Casting :
Martin Freeman :
Bilbon Sacquet
Ian McKellen : Gandalf
Richard Armitage
: Thorin
Ken Stott : Balin
Graham McTavish :
Dwalin
Aidan Turner : Kíli
Dean O'Gorman : Fíli
James Nesbitt : Bofur
William Kircher :
Bifur et Tom le troll
Stephen Hunter :
Bombur
John Callen : Óin
Peter Hambleton :
Glóin et William le troll
Mark Hadlow : Dori et Bert le troll
Jed Brophy : Nori
Adam Brown : Ori
Sylvester McCoy :
Radagast
Cate Blanchett :
Galadriel
Hugo Weaving : Elrond
Andy Serkis : Gollum
Christopher Lee :
Saroumane
Ian Holm : Bilbon Sacquet, âgé
Manu Bennett : Azog
Barry Humphries :
le grand Gobelin
Elijah Wood : Frodon Sacquet
Benedict
Cumberbatch : Smaug (voix) le Nécromancien (voix)
Lee Pace : Thranduil
Bret McKenzie : Lindir
Peter Jackson : un nain d'Erebor
Terry Notary : Gobelin
Jeffrey Thomas :
Thrór
Mon
avis : Avant toute chose, je dois reconnaitre que si,
au tout début des années 2000, j’avais été pour le moins impatient et enthousiaste
pour ce qui était de l’adaptation sur le grand écran de la trilogie du Seigneur
des Anneaux par le sieur Peter Jackson, autant, un peu plus d’une décennie
plus tard, la nouvelle incursion du réalisateur néo-zélandais dans l’univers de
Tolkien m’avait laissé froid pour ne pas dire dubitatif. Il faut dire que,
comme je l’avais souligné auparavant sur ce blog, si j’étais, depuis mon
adolescence, un fan de la célèbre trilogie
du grand John Ronald Reuel Tolkien, on ne peut pas vraiment que c’était le cas
de son tout premier roman, Le Hobbit.
Œuvre trop enfantine à mes yeux, loin de posséder le même souffle épique que Le Seigneur des Anneaux ou, dans un
autre style, que Le
Silmarillion, Le Hobbit
était, à mes yeux, un roman plutôt sympathique, j’en conviens, mais sans plus.
Qui plus est, si je n’avais rien contre le fait que celui-ci ait droit à une
adaptation sur le grand écran, j’étais pour le moins dubitatif quand au fait
que celui-ci ait droit à une trilogie. Deux films, au grand maximum, pourquoi
pas, mais trois, là, je ne voyais pas comment cela pouvait se justifier surtout
que, en étant tout à fait objectif, il fallait tout de même reconnaitre qu’il
se passait beaucoup moins de choses dans Le
Hobbit que dans Le Seigneur des
Anneaux. Mais bon, poussé par la curiosité mais aussi par le désir de me
replonger dans la Terre du Milieu, je m’étais dit que je ne passerais pas à
coté de cette adaptation, ce, sans en attendre ni monts ni merveilles, bien
entendu. Alors, quid, de ce Un Voyage
Inattendu, premier volet, donc, de ce Hobbit ?
Bon, tout d’abord, on passera outre l’effet de surprise puisque l’on
connaissait la Terre du Milieu version Jackson depuis Le Seigneur des Anneaux, une décennie auparavant, et si, il faut le
reconnaitre, il n’y avait pas grand-chose à dire au sujet des décors, des paysages,
voir même de certains protagonistes qui faisaient là leur retour, même lorsque
cela ne se justifiait nullement, force est de constater que même le fan le plus
extrémiste de Tolkien ne pouvait pas ressentir les mêmes sensations que lors de
la trilogie précédente. Bref, adieu effet de surprise et place a une nouvelle
histoire qui, au demeurant, débutait plutôt bien, il faut le reconnaitre. Ainsi,
la séquence d’ouverture qui nous montre le sort du royaume des nains dévasté
par Smaug de Dragon est, selon moi, un des points forts de ce premier volet.
Découvrir ces territoires du nord de la Terre du Milieu en est un autre,
indéniablement. Quand à l’arrivée de Gandalf et d’une ribambelle de nains chez
ce pauvre Bilbon, ma foi, disons que si l’on à droit a un peu trop d’humour
potache, la scène fonctionne plutôt bien. Débute alors le voyage en lui-même et,
là, disons que le début est plutôt correct et que suivre les pérégrinations
suivies d’embuches de cette troupe pour le moins hétéroclite est pour le moins
plaisant, particulièrement la scène où nos héros rencontrent les trois Trolls.
Malheureusement, assez rapidement, les problèmes surviennent. Déjà, il y a ce
passage du coté de Fondcombe, totalement inutile et où Galadriel y perd un peu
de sa crédibilité, ensuite, il y a cet interminable passage dans les galeries
infestées de gobelins qui, malheureusement, tombe très rapidement dans le grand
n’importe quoi et qui, au demeurant, s’étire trop en longueur. N’oublions pas
ce pauvre Radagast le Brun qui apparait ici comme étant un débile profond puis
un final, lui aussi interminable, où nos héros ont maille a partir avec des
orcs et vous comprendrez que nous sommes loin, très loin même, de l’excellence
du Seigneur des Anneaux. Surtout que,
dans ce premier volet, survint, au bout d’un moment, un sentiment que je n’avais
jamais ressentit dans la première trilogie du sieur Jackson, l’ennui. En effet,
comment ne pas reconnaitre que ce film regorge de longueurs, comment ne pas
admettre que, au bout d’un moment, on se prend a espérer une fin qui ne
survient jamais, comment ne pas constater, désabusés, la présence de toutes ces
vieilles ficelles utilisées par Peter Jackson pour étirer au maximum une intrigue
alors que cela ne se justifiait nullement. Car oui, là est le principal
problème de cette nouvelle adaptation du réalisateur néo-zélandais, c’est à
dire, avoir faire de celle-ci une trilogie car si cela se justifiait
parfaitement dans le cas du Seigneur des
Anneaux qui, pour rappel, était composé de trois romans, en aucune manière,
Le Hobbit le méritait et donc, par la
force des choses, lorsqu’on en vient à étirer au maximum une histoire certes
sympathique mais qui aurait tenue en un ou deux films, le résultat, fatalement,
ne pouvait être une grande réussite…
Points
Positifs :
-
Malgré tous les défauts que possède ce film, il faut tout de même reconnaitre
que celui-ci possède suffisamment d’éléments pour ravir les fans les plus
ultras de Tolkien qui replongeront, avec plaisir, dans l’univers du maitre et
dans cette toujours fascinante Terre du Milieu.
-
Paysages grandioses, décors sans la moindre fausse note, costumes, il n’y a
rien à redire de ce coté là et, oui, incontestablement, nous avons l’impression
de voyager dans la Terre du Milieu.
-
Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire et celui-ci fait
parfaitement le job. De plus, on retrouve avec plaisir quelques têtes connues
comme Ian McKellen, Cate Blanchett, Hugo Weaving et Christopher Lee.
-
La première partie du film est plutôt réussie dans l’ensemble, il faut le
reconnaitre.
-
Le plaisir, pour les fans, de découvrir de nouveaux territoires de la Terre du
Milieu ainsi que de nouveaux protagonistes.
Points
Négatifs :
-
Incontestablement, Un Voyage Inattendu
est beaucoup trop long et souffre énormément de longueurs qui lui nuisent
grandement. Bien entendu, cela est dut au choix fait par le sieur Jackson de
faire de l’adaptation du Hobbit une
trilogie alors que cela ne se justifiait nullement, bien au contraire.
-
Certains passages sont interminables et terriblement lassants comme celui dans
les souterrains des gobelins ou le final avec les orcs.
-
Il est plutôt sympathique de retrouver quelques visages connus, cependant, la
plupart, cela ne se justifiait pas le moins du monde et l’on s’éloigne
grandement de l’œuvre originale.
-
Un Hobbit, un magicien, treize nains : visiblement, il y a un peu trop de
monde et il est difficile de s’attacher a tous ces nains voir, bien entendu, a
les identifier tous…
-
Howard Shore a déjà été plus inspiré auparavant, il faut le reconnaitre et il
ose même reprendre certains des thèmes du Seigneur
des Anneaux, ce qui n’est jamais bon signe.
-
Le traitement fait a ce pauvre Radagast le Brun qui apparait, ici, comme étant
un débile profond…
Ma
note : 6,5/10
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