Intégrale Lovecraft – Les Montagnes Hallucinées
Intégrale
Lovecraft – Les Montagnes Hallucinées
Avec
ce tome, découvrez les racines tentaculaires du Mythe de Cthulhu. En quelques
nouvelles et romans courts plus marquants les uns que les autres, H.P.
Lovecraft dévoile une mythologie horrifique planétaire qui met en jeu, entre
autres, les sombres manigances de Cthulhu, la déité monstrueuse endormie,
rêvant à la destruction de l’humanité. Pour la première fois en France,
l’intégrale de l’œuvre de fiction de Lovecraft est publiée dans une traduction
unifiée, réalisée par David Camus, qui a consacré dix ans à ce chantier. Cette
édition en sept tomes est complétée d’un large choix d’essais, de
correspondances, de poésies et de textes révisés par l’écrivain, de cartes en
couleur, ainsi que d’études et de très nombreuses notes par les meilleurs
experts de l’œuvre.
Intégrale Lovecraft – Les Montagnes Hallucinées
Auteur
: H. P. Lovecraft
Type
d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première
Parution : février, mars et avril 1936
Edition
Poche : 18 mars 2022
Titre en
vo : At
the Mountains of Madness
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : David
Camus
Editeur : Les
Éditions Mnémos
Nombre
de pages : 288
Liste
des Nouvelles :
Dagon
Souvenir
Le
Temple
La
Cité Sans Nom
Prisonnier
des Pharaons
L’Appel
de Cthulhu
Les
Montagnes Hallucinées
Dans
L’Abîme Du Temps
Mon
avis : Après vous avoir parlé, dans ma
critique précédente, de la première intégrale des Éditions Mnémos consacrée
a l’inimitable Howard Phillips Lovecraft, Les
Contrées du Rêve, qui, comme son nom l’indique, était consacré aux
nouvelles du maitre qui tenaient davantage de la Fantasy que de l’Horreur pure
et dure, il est grand temps, à présent, d’aborder le cas du type de nouvelles
qui a permis au reclus de Providence de glaner une place importante dans
l’histoire de la littérature, même si de façon posthume, je veux, bien entendu,
parler des récits qui abordaient, de prêt ou de loin, le célèbre et indicible
Mythe de Cthulhu. Bon, une fois de plus, il faut reconnaitre que, parmi le
contenu proposé par ces intégrales, il y a un peu de tout, c’est-à-dire que
l’on y retrouve des nouvelles sympathiques mais loin d’être indispensables
comme Dagon ou Prisonnier des Pharaons, d’autres
qui marquent les esprits comme L’Appel de Cthulhu mais qui ne
sont pas aussi exceptionnelles qu’on aurait put le penser de prime abord, sans
oublier, surtout, deux chefs d’œuvres absolus que sont Les Montagnes
Hallucinées, qui donne son titre a cet ouvrage et le magnifique et
indicible Dans l’Abîme du Temps. Et c’est justement ces deux
nouvelles qui méritent franchement le détour tant, encore aujourd’hui et
presque neuf décennies plus tard, ces dernières n’ont rien perdu de leur
intensité. Bon, déjà, il faut savoir que ces deux œuvres sont de très
longues nouvelles, presque des romans et que, comme je l’ai souligné, celles-ci
font partie des toutes meilleures du maitre. Il faut dire qu’entre Les
Montagnes Hallucinées – véritable bijou fantastique où des
explorateurs de l’Antarctique découvrent une ancienne cité vieille de plusieurs
milliards d’années et une race extraterrestre qui l’est tout autant – et Dans
l’Abîme du Temps – formidable récit qui aborde la thématique du voyage
dans le temps et, là aussi, d’une civilisation alien antédiluvienne – le
lecteur a affaire a ce que Lovecraft a fait de mieux, ou presque. Ainsi, entre
la Grande Race de Yith, les Anciens, les Shoggoths mais aussi toutes ces
descriptions fabuleuses et inquiétantes de ces cités cyclopéennes d’un autre
âge sans oublier cette histoire de la Terre qui est totalement a refaire, le
lecteur, tels les héros de ces nouvelles, est complètement balloté dans une
mythologie et une horreur qui ne le laissera pas indifférent. Alors, si vous
êtes fans de Lovecraft, ces deux œuvres font partie tout naturellement des
meilleures écrites par l’auteur et vous y prendrez grand plaisir a leur
lecture, et si vous êtes un parfait néophyte, ma foi, pourquoi ne pas commencer
par celles-ci, le jeu en vaudra sans aucun doute la chandelle. Quand au reste
du contenu de cette seconde intégrale des œuvres de Howard Phillips
Lovecraft, reconnaissons que celui-ci est moins somptueux, l’exemple le plus
flagrant étant, en quelque sorte, L’Appel de Cthulhu : eh oui,
cette nouvelle est loin d’être la meilleure du reclus de Providence, bien au
contraire. Quoi qu’il en soit, avec ses forces et ses faiblesses, cette seconde
intégrale de Lovecraft n’en reste pas moins comme étant un indispensable
absolu pour tout fan digne de ce nom de l’auteur : avec cet ouvrage, nous
entrons enfin de plein pied dans le mythe Lovecraftien pur et dur et avec ces
deux chefs d’œuvres que sont Les Montagnes Hallucinées et Dans
l’Abîme du Temps, force est de constater qu’il y a de quoi passer un très
bon, que dis-je, un excellent moment de lecture !
Points
Positifs :
-
Une excellente compilation consacrée, particulièrement, aux récits
d’exploration de l’auteur et qui nous permettent de découvrir d’anciennes
civilisations disparues, moult créatures indicibles ainsi que bon nombre de
divinités extraterrestres venu des profondeurs de l’espace. Bref, dans cette
seconde intégrale, nous entrons de plein pied dans le mythe Lovecraftien pur et
dur !
- Dans
L’Abîme du Temps est peut-être une des toutes meilleures nouvelles de
Lovecraft si ce n’est, a mes yeux, ma préférée : ainsi, cette histoire où
une ancienne race extraterrestre, vivant sur Terre au Carbonifère, aurait le
pouvoir de voyager dans le temps et dans l’espace afin de s’incarner dans les
corps d’autres créatures, tout cela afin de parfaire leur connaissance est tout
simplement fascinant. Et puis, il y a le récit en lui-même avec ce protagoniste
principal qui ne sait jamais si tout cela n’est qu’un rêve ou la réalité…
- Les
Montagnes Hallucinées est également un autre chef d’œuvre de
Lovecraft : l’Antarctique, une expédition scientifique trouve des ruines
antédiluviennes, des corps de créatures totalement inconnues et… c’est le
drame ! Mille fois imitées, jamais égalé, cette nouvelle aura même
fortement inspiré un certain… Prometheus !
-
La Grande Race de Yith, les Anciens, les Shoggoths, les créatures innommables
en forme de Polypes… Les amateurs du mythe auront de quoi faire.
-
Ces magnifiques descriptions de ces citées cyclopéennes et immémoriales.
-
Si L’Appel de Cthulhu n’est pas la meilleure nouvelle de
Lovecraft, force est de constater qu’elle aura accouché de sa créature la plus
emblématique !
-
Si les autres nouvelles qui composent cet ouvrage sont inférieures – et de loin
– elles n’en restent pas moins assez bonnes dans l’ensemble et méritent, elles
aussi, que l’on s’y attarde.
-
La traduction de David Camus, plutôt bonne et qui rénove de fort belle manière
les écrits du maitre.
Points
Négatifs :
-
La première fois que l’on lit L’Appel de Cthulhu on est un peu
déçu si on le compare à d’autres œuvres de Lovecraft, largement supérieures…
-
Il faut reconnaitre que l’intégralité du contenu de cette seconde intégrale ne
se vaut pas et que si Les Montagnes Hallucinées et Dans
l’Abîme du Temps sont de purs chefs d’œuvres, ce n’est pas le cas de
toutes les nouvelles présentes ici.
Ma
note : 8/10
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