Le
Pacte des Loups
En
1789, au moment de la Grande Peur, alors que les torches brûlent et que, sous
ses fenêtres, grondent les clameurs des paysans, le marquis Thomas d'Apcher
rédige ses dernières notes sur une affaire survenue dans sa jeunesse. L'histoire
est celle du chevalier Grégoire de Fronsac, naturaliste arrivé en 1765 au
château de Saint-Alban, accompagné de Mani, un Iroquois qu'il a rencontré lors
de la bataille de Trois-Rivières au Canada. Envoyés par Buffon, l'intendant du
Jardin du roi, les deux hommes viennent élucider le mystère de la bête du
Gévaudan qui terrorise la région depuis plus d'un an. Guidé par Thomas d'Apcher,
petit-fils du marquis de Saint-Alban, le chevalier est présenté à la noblesse
locale : le comte de Morangias, son épouse et leurs deux enfants, Jean-François
et Marianne ; le père Sardis, le duc de Moncan ainsi que l'intendant Laffont.
Fronsac, libertin, s'éprend aussitôt de la belle et douce Marianne mais
rencontre également Sylvia, une mystérieuse prostituée italienne avec laquelle
il noue une relation chargée de secrets. Les mois passent. Fronsac accumule de
nombreuses preuves troublantes qui mettent en cause l'intervention d'une main
humaine dans les meurtres, comme un croc en fer, mais l'enquête piétine. Les
relations qu'il entretient avec la noblesse locale, notamment avec
Jean-François, le frère de Marianne, se tendent. Mani est convaincu de
l'innocence des loups que les paysans massacrent dans l'espoir de tuer le
redoutable monstre.
Le Pacte des Loups
Réalisation : Christophe
Gans
Scénario : Stéphane
Cabel, Christophe Gans
Musique : Joseph
LoDuca
Production : Davis-Films,
Eskwad
Genre : Aventure,
Historique, Horreur
Titre
en vo : Le Pacte des Loups
Pays
d'origine : France, Belgique, Venezuela
Langue
d'origine : français
Date
de sortie : 31 janvier 2001
Durée : 152
mn
Casting
:
Samuel
Le Bihan : Chevalier
Grégoire de Fronsac
Mark
Dacascos : Mani
Vincent
Cassel : Jean-François de Morangias
Émilie
Dequenne : Marianne de
Morangias
Monica
Bellucci : Sylvia
Jérémie
Renier : le marquis Thomas d'Apcher
Jacques
Perrin : le marquis Thomas
d'Apcher, âgé
Jean
Yanne : le comte de Morangias
Édith
Scob : la comtesse Geneviève de
Morangias
Jean-François
Stévenin : le père Henri
Sardis
Bernard
Farcy : l'intendant Pierre-Jean
Laffont
Johan
Leysen : Antoine de Beauterne
Hans
Meyer : le marquis d'Apcher
Virginie
Darmon : La Bavarde
Philippe
Nahon : Jean Chastel
Éric
Prat : le capitaine Duhamel
Jean-Loup
Wolff : le duc Gontran de Moncan
Bernard
Fresson : Mercier
Christian
Marc : le serviteur du vieux
Thomas
Karin
Kriström : la bergère du
rocher
Vincent
Cespedes : un soldat
Jean-Paul
Farré : le père Georges
Pierre
Lavit : Jacques
Michel
Puterflam : l'évêque de
Mende
Nicolas
Vaude : Maxime des Forêts
Max
Delor : un vieux noble
Christian
Adam : un vieux noble
Jean-Pierre
Jackson : un noble au dîner
Nicky
Naudé : La Fêlure
Daniel
Herroin : Blondin
Gaëlle
Cohen : La Loutre
Virginie
Arnaud : La Pintade
Charles
Maquignon : un valet du
bordel
Frankie
Pain : La Tessier
Isabelle
Le Nouvel : la prostituée
brune
Albane
Fioretti : une prostituée
de Teissier
Clarice
Plasteig : une prostituée
de Teissier
Delphine
Hivernet : Valentine
Juliette
Lamboley : Cécile
Gaspard
Ulliel : Louis
Pierre
Castagne : le père de
Cécile
Stéphane
Pioffet : un paysan
Éric
Laffitte : un villageois
Eric
Delcourt : un aide de
camp de Beauterne
André
Penvern : Georges-Louis Buffon
Christelle
Droy : la bergère des collines
Andres
Fuentes : le paysan qui donne la
direction
Nadine
Marcovici : Jeanne Roulier
Jean-Claude
Braquet : Pierre Roulier
David
Bogino : le lanceur de couteaux
Emmanuel
Booz : l'officier Boucher
François
Hadji-Lazaro : Machemort
Pascal
Laugier : l'assistant de Machemort
Mon
avis : Je pense ne pas me tromper en
affirmant que Le Pacte des Loups, œuvre
du sieur Christophe Gans et qui est sortit sur nos écrans il y a de cela un
quart de siècle déjà, c’est-à-dire, au tout début des années 2000, est
peut-être un des films les plus stupéfiants du cinéma français. Il faut dire
que, déjà, ce dernier est pour le moins clivant et que si certains ont été, à l’époque,
tous simplement conquis par ce long métrage haut en couleur, d’autres, eux, l’ont
tout bonnement détesté et, pourquoi le nier, quelque part, cela pourrait presque se comprendre
quand on y pense bien. Ensuite, il faut souligner que, malgré ses nombreux
détracteurs, Le Pacte des Loups connu
un succès pour le moins important en dehors de nos frontières, devenant même
culte aux Etats-Unis, ce qui est une chose peu commune, et finissant même par
inspirer un certain Hidetaka Miyazaki, maitre d’œuvre, pour celles et ceux qui
ne le connaitraient pas, de la saga Dark
Souls, ce, avec un certain Bloodborne.
Bref, vous l’avez compris, Le Pacte des
Loups, que l’on apprécie ou non ce film aura été une œuvre qui aura marqué
son époque et sur laquelle beaucoup de choses auront été dites, en bien comme
en mal, mais aussi, ne l’oublions pas, une œuvre pour le moins singulière qui
avait tout, absolument tout pour être un énorme navet. Il faut dire que Christophe
Gans osa nous proposer un pari pour le moins risquer car, comme chacun sait, si
la toile de fond de son film est, bien entendu, historique et si,
effectivement, au XVIIIème siècle, une bête terrifiante et mystérieuse terrifia
la région du Gévaudan, causant moult victimes au sein de la population
paysanne, Le Pacte des Loups n’use de
celle-ci que pour nous proposer une œuvre de fiction ou le meilleur côtoie, il
faut le reconnaitre, le grand n’importe quoi. Ainsi, imaginez un indien adepte
des arts martiaux en pleine campagne française, des combats inspiré de Matrix
avec l’utilisation du fameux Bullet Time, un complot abracadabrantesque, un
vrai-faux monstre, une prostituée italienne qui s’avère être une espèce d’agent
secret, une histoire d’amour qu’il est difficile de ne pas trouver gnangnan et
un grand méchant que l’on croirait tout droit sortit d’un jeu vidéo et vous
comprendrez que, finalement, le plus difficile à croire avec ce film, c’est qu’il
ait fonctionner. Or, ce fut le cas, aussi incroyable que cela puisse paraitre. D’ailleurs,
je reconnais sans peine et sans la moindre honte que même au bout d’un quart de
siècle et une certaine évolution dans mes gouts cinématographiques, mon opinion
n’a guère changée et que oui, le plaisir est toujours au rendez vous. Il faut
dire que Le Pacte des Loups est une œuvre
certes spéciale, peu commune dans le cinéma français, mais terriblement
captivante, pour peu, bien entendu, que l’on adhère a son concept et que l’on
soit pour le moins complaisant vis-à-vis de ses défauts, ainsi, si on prend ce
film pour ce qu’il est avant toute chose, c’est-à-dire, un superbe
divertissement uniquement fait pour que vous en preniez plein la vue en passant
un bon moment, alors, vous serez totalement conquis par ce long métrage de Christophe
Gans. Cependant, si ce n’est pas le cas, si vous ne pouvez pas passer outre les
nombreuses exagérations de ce long métrage, ces choix artistiques pour le moins
spéciaux et ce coté qui tient, par moments, du grand guignolesque, alors, vous
allez détester ce film, ce, tout en vous demandant, encore aujourd’hui,
pourquoi ce dernier aura connu un tel succès mais aussi pour quelle raison
certains le qualifie de culte. Bien entendu, tout cela ne pourrait qu’être qu’une
simple affaire de gouts, cependant, reconnaitre que Le Pacte des Loups est une œuvre peu commune et que, a sa manière,
il aura marquer l’histoire du cinéma français, ne me semble nullement exagérer…
Points
Positifs :
- Un
des films les plus étonnants pour ne pas dire stupéfiants du cinéma français de
ces vingt-cinq dernières années. Il faut dire que Le Pacte des Loups est un véritable ovni cinématographique, en
particulier dans l’Hexagone et qu’il tient davantage des films à grand
spectacle hollywoodiens qu’autre chose. Clivant, c’est une œuvre qui divise
fortement à la fois le public comme les critiques mais qui ne laisse personne indifférent,
en bien comme en mal.
-
Amateurs de grand spectacle, d’aventure, d’horreur, le tout, matinée d’histoire,
vous allez être aux anges et il est difficile de ne pas reconnaitre que vous en
aurez pour votre argent et que vous allez passer un bon moment devant votre
écran, ce qui, ma foi, est le but recherché ici.
-
Comme il faut rendre à César ce qui lui appartient, reconnaissons que le sieur Christophe
Gans s’était lancé, avec ce film, dans un sacré paris et que celui-ci, dans l’ensemble,
fut plutôt réussi.
-
Le coté historique avec, bien entendu, la fameuse Bête du Gévaudan sur laquelle
plane encore, de nos jours, bien des mystères…
-
Un casting que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, de cinq étoiles
avec quelques grands noms du cinéma français comme Samuel Le Bihan, Vincent
Cassel, Monica Bellucci, Jacques Perrin et Jean Yanne.
-
Décors, costumes, photographie, mise en scène, utilisation audacieuse du Bullet Time, visuellement, Le Pacte des Loups
est superbe.
-
Long métrage tout bonnement culte aux Etats-Unis, il aura également inspiré bon
nombre d’auteurs divers et il faut reconnaitre qu’un certain Bloodborne lui doit énormément…
Points
Négatifs :
- Bien
entendu, Le Pacte des Loups est une œuvre
terriblement clivante qui fait que soit on est totalement conquis par ce film,
soit on le déteste. Une affaire de gouts ? Probablement, du moins en
partie car ce long métrage, de par ses choix parfois contestables, ne plaira
pas à tout le monde, y compris aux amateurs du genre.
-
Certes, les scènes d’actions sont spectaculaires au possible avec leurs airs de
vrai-faux Matrix, cependant, des combats d’arts martiaux en plein XVIIIème
siècle, dans la campagne française, c’est peut-être un peu trop exagéré ?!
-
L’histoire d’amour est tout de même gnangnan au possible pour ne pas dire peu
crédible vu comment notre héros est rapidement pardonné par sa chère et tendre
malgré ses coucheries.
-
Un scénario qui tient peut-être un peu de la série B, même si c’est une bonne
série B si l’on adhère au concept de la chose…
Ma
note : 7,5/10
Elden
Ring – Shadow of the Erdtree
Nous
sommes dans le royaume de l'Entre-Terre, quelque temps après la
destruction du Cercle d’Elden et la dispersion de ses fragments, les runes
majeures. Autrefois honoré par la présence du Cercle et de l'Arbre-Monde, le
royaume est maintenant gouverné par les descendants demi-dieux de la reine
Marika l'Éternelle, chacun possédant un éclat du Cercle d'Elden qui les
corrompt et les empoisonne par leur pouvoir. Quelque part dans l’Entre-Terre,
un Sans-éclat, un exilé qui a perdu la grâce du Cercle, rappelé après
l'Éclatement, doit traverser le royaume afin de trouver toutes les runes
majeures, restaurer le Cercle d’Elden et devenir le Seigneur d'Elden. Mais
l’Entre-Terre n’est pas le seul lieu où devra se rendre le Sans-éclat. Le
Royaume des Ombres. Un lieu occulté par l'Arbre-Monde. Celui où la déesse
Marika se manifesta pour la première fois. Une contrée dévastée lors d'une
bataille oubliée. Incendiée par la flamme de Messmer. Telle fut la terre d'exil
de Miquella. Après avoir abandonné sa chair, sa force et sa lignée. Tout ce qui
en lui miroitait d'or. Désormais, Miquella attend. Le retour du Seigneur qui
lui fut promis.
Elden Ring – Shadow of the Erdtree
Éditeur
: FromSoftware,
Bandai Namco Entertainment
Développeur
: FromSoftware
Concepteur
: Hidetaka
Miyazaki
Scénariste
: Hidetaka
Miyazaki, George R. R. Martin
Musique
: Yuka
Kitamura, Shoi Miyazawa, Yoshimi Kudo, Tai Tomisawa, Tsukasa Saito
Date
de sortie : 20 juin 2024
Pays
d’origine : Japon
Genre
: Action-RPG
Mode
de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme
: PS5
Mon
avis : Ce fut, sans aucune contestation
possible, l’événement vidéoludique de l’année 2024, le jeu le plus attendu, le
plus débattu par la critique et les joueurs, ce, avant même sa parution, celui
qui s’annonçait comme étant épique alors que, pourtant, ce n’était que ce que l’on
appelle un simple DLC. Cependant, dans le petit monde des jeux vidéos, comme
les amateurs le savent bien, il y a DLC et DLC, c’est-à-dire que, dans le
premier cas qui représente, grosso modo, la majeure partie du genre, le DLC
n’est qu’un moyen d’allonger la durée de vie d’un soft en proposant une courte
aventure qui, la plupart du temps, n’apportera pas grand-chose de vraiment
indispensable si ce n’est rien au jeu original. Fort heureusement, dans le
second cas, il existe tout de même un autre genre de DLC, c’est-à-dire, un
contenu traditionnel qui, lui, apporte vraiment un plus notable
au soft original et qui, par sa durée de vie, le travail effectué dessus et ses
qualités, tient bel et bien la comparaison avec bon nombre de jeux voir dépasse
ces derniers. Bien entendu, dans le cas qui nous préoccupe à présent, lorsque
le soft original est un certain Elden Ring qui
fut, tout simplement, le jeu de l’année 2022 et, sans aucune contestation
possible, une des plus belles réussites vidéoludiques de la décennie, il était
certain que le DLC a venir, tant attendu – deux très longues années – ne
pouvait être que grandiose, surtout que, comme les fans le savent bien, FromSoftware a
toujours eu un certain talent pour nous proposer des DLC de grande qualité.
Ainsi, lorsqu’en juin 2024, Elden Ring – Shadow of the Erdtree fut
enfin disponible, ce, après une si longue attente, ce fut un sacré événement
dans le petit monde des jeux vidéo, surtout que, comme les spécialistes le
savent bien, pour la petite histoire, Elden Ring fut la
création qui connu le plus grand succès parmi toutes celles que nous avait proposé FromSoftware depuis
une bonne quinzaine d’années. Bref, comme vous l’avez compris, cette fois-ci,
il y avait nettement plus de monde qui attendait ce DLC qu’en temps normal.
Mais alors, quid, donc, du résultat final de ce Elden Ring – Shadow of
the Erdtree ? Celui-ci fut-il à la hauteur de nos espérances, fut-il
un DLC digne du soft original et qui aura justifié cette longue attente ?
Eh bien, comment dire, dans les grandes lignes, c’est un grand oui, même si, en
toute franchise, il y aurait deux ou trois choses à redire a son sujet. Tout
d’abord, je dois reconnaitre que le tout début du DLC ne laisse pas les joueurs
indifférent et que le plaisir est le sentiment qui prédomine au cours des
premières minutes et puis, sincèrement, replonger dans l’univers de Elden
Ring, qu’est-ce que cela fait plaisir ! Ensuite, il y a les
environnements, toujours aussi grandioses et magnifiques, cette sensation de
petitesse que l’on éprouve en arrivant dans le Royaume des Ombres, territoire
que l’on découvre et que l’on va parcourir en long, en large et en travers tout
au long de cette nouvelle incursion dans l’univers de Elden Ring.
Et puis, tout à coup, le retour à la réalité ou, plutôt, un rappel a l’ordre
qui nous renvoi davantage aux précédentes créations de FromSoftware qu’a Elden
Ring lui-même, je veux, bien évidement, parler de la difficulté qui a
été, ici, rehaussé de plusieurs niveaux, au point même d’en déstabiliser plus
d’un ! Ainsi, que vous soyez sur votre première partie ou en New Game + 6 ou
7, ce sera le même problème puisque les ennemis basiques ou les boss sont
nettement plus dangereux que dans le soft original et peuvent vous massacrer en
un ou deux coups, Lame Imitatrice ou pas. Fatalement, par la force des choses,
on redevient alors plus prudent et on se réadapte à une difficulté que l’on
n’avait pas forcément connue dans Elden Ring surtout que, ici,
histoire de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, les niveaux ne
servent plus à rien, ou presque, non, dans ce DLC, si vous voulez vous en
sortir, il va falloir trouver des objets spéciaux qui augmenteront votre
puissance d’attaque, votre défense et celle de vos Cendres. Un concept
étonnant, j’en conviens mais qui fonctionne plutôt bien une fois que, petit à
petit, effectivement, on devient de plus en plus puissant – et, au passage,
celui-ci nous pousse a l’exploration, ce qui est une bonne chose. Et donc, après
quelques mésaventures et l’acceptation que, avec ce DLC, les choses ne seront
pas aussi simples qu’on pourrait le penser de prime abord, l’aventure commence
vraiment et là, sincèrement, c’est du bon, du tout bon, que dis-je, de
l’excellence et oui, mille fois oui, FromSoftware ne s’est
nullement moquer de nous et nous a bel et bien pondu un DLC a la hauteur de nos
espérances les plus folles qui va nous tenir en haleine pendant des dizaines et
des dizaines d’heures. Alors, tout est parfait dans Elden Ring – Shadow
of the Erdtree ? Eh bien, en fait, non car, malheureusement, il
subsiste quelques défauts regrettables comme certaines zones bien trop vides
pour être honnêtes, une certaine pauvreté dans la diversité des ennemis, le
fait que boucliers et armures soient encore une fois sous exploités, sans
oublier, bien entendu, le plus gros défaut de ce DLC, je veux, bien évidement,
parler du combat face au boss final, gros point noir de ce soft ! Déjà, on
peut regretter que celui-ci soit présent dans le soft original, mais bon,
passons, le problème est autre. En effet, se coltiner un adversaire
surpuissant qui va vous en faire baver encore et encore comme le Roi sans Nom dans Dark Souls
3, Isshin Ashina dans Sekiro
– Shadows Die Twice ou Malenia dans Elden Ring, pour
ne citer que quelques exemples, c’est une chose, mais au moins, avec ces
derniers, même s’il vous fallait des dizaines et des dizaines d’essais pour en
venir a bout, la sensation que le succès était possible était présent, or, ici,
ce n’est absolument pas le cas et a part se faire massacrer en quelques
secondes alors que je possède un personnage surpuissant – un niveau qui dépasse
allègrement 300, quasiment toutes les esquilles trouvées – il est clair qu’a
aucun moment je n’ai eu l’impression que je pouvais remporter cet affrontement,
que dis-je, que je pouvais même arriver a la moitié de ce combat…
Frustrant ? Oui, terriblement et là, je ne peux que constater que les
petits gars de chez FromSoftware ont exagérer en nous opposant
a un véritable monstre quasiment invincible. Cela est dommage car pour le
reste, Elden Ring – Shadow of the Erdtree est une véritable
réussite, mais bon, a un moment donné, même en appréciant le chalenge, même en
appréciant d’avoir a combattre des boss charismatiques qui vont me donner du
fil à retordre, je ne suis pas maso et me faire massacrer en boucle en quelques
secondes, définitivement, ce n’est pas mon délire…
Points
Positifs :
- Un
DLC à la hauteur de nos espérances et de nos rêves les plus fous et qui se pose
en digne successeur du sublime Elden Ring. Quasiment parfait de
bout en bout en dehors de quelques points dommageables, voilà un DLC qui
confirme tout le bien que l’on pensait du soft original et qui reprend a
merveille tout ce que l’on trouvait de sublime dans celui-ci et, naturellement,
dans les autres productions de chez FromSoftware au fil des
ans…
-
Une fois de plus, la liberté totale est au rendez vous et, selon votre manière
de jouer, vous pouvez vous dépêcher de suivre le scénario principal ou bien,
alors, explorer, encore et encore, allez de découverte en découverte tout en
fouillant la carte dans ses moindres recoins…
-
Une durée de vie plus que conséquente pour ce qui reste, rappelons le, un
simple DLC, surtout si vous aimez l’exploration et si vous souhaitez découvrir
tous les secrets du Royaume des Ombres.
-
Quelques boss marquent les esprits comme le Lion Dansant de la Bête Divine,
Rellana, Chevaleresse des Lunes Jumelles, Le Commandant Gaius, Midra Seigneur
de la Flamme Exaltée et, bien entendu, Messmer l’Empaleur !
-
Un nouveau système de montée en puissance qui fait fit des niveaux et qui remet
tout le monde sur le même pied d’égalité. Au demeurant, celui-ci est plutôt
bien trouvé.
-
Le retour a une certaine difficulté qui, finalement, n’était pas trop présente
dans Elden Ring et même si cela peut déstabiliser au début,
c’est plutôt une bonne chose.
-
Une claque visuelle comme on en voit trop rarement : le Royaume des Ombres
est vaste et ses différentes régions fourmillent d’endroits tous plus
magnifiques les uns que les autres.
-
Comme dans tous les softs de chez FromSoftware, nous avons droit à
une bande originale de qualité.
Points
Négatifs :
-
Le boss de fin qui est tout bonnement une aberration de puissance qui vous
frustrera plus qu’autre chose. Il faut dire que si l’on conçoit aisément qu’un
boss de fin soit puissant et difficile a vaincre, se faire massacrer en
quelques secondes a chaque fois alors que l’on possède un personnage lui aussi
surpuissant et ce, sans que l’on ai l’impression que remporter ce fichu combat
soit possible, cela a de quoi en dégouter plus d’un. Le gros point noir de ce
DLC, incontestablement !
- Il
faut adhérer au concept de la saga et il est clair que ce genre de softs n’est
décidément pas fait pour tout le monde surtout que, avec ce DLC, la difficulté,
finalement peu présente dans Elden Ring, est de retour et pas qu’un
peu : de quoi vous faire baver et dégouter plus d’un joueur récent qui
n’avait pas compris ce qu’était vraiment un jeu FromSoftware…
-
Les différentes zones sont magnifiques, grandioses, etc. Mais, malheureusement,
la plupart sont vides, très vides même par moments, ce qui est dommage.
-
Un certain manque de variété des ennemis déjà présent dans le soft original
mais qui est encore plus important ici.
-
Des PNJ moins charismatiques que dans les autres softs de chez FromSoftware.
Ma
note : 8,5/10
Elden
Ring
Elden
Ring se
déroule dans le royaume de l'Entre-Terre, quelque temps après la destruction du
Cercle d’Elden et la dispersion de ses fragments, les runes majeures. Autrefois
honoré par la présence du Cercle et de l'Arbre-Monde, le royaume est maintenant
gouverné par les descendants demi-dieux de la reine Marika l'Éternelle, chacun
possédant un éclat du Cercle d'Elden qui les corrompt et les empoisonne par
leur pouvoir. Le joueur incarne un Sans-éclat, un exilé de l'Entre-terre qui a
perdu la grâce du Cercle, rappelé après l'Éclatement, qui doit traverser le
royaume pour trouver toutes les runes majeures, restaurer le Cercle d’Elden et
devenir le Seigneur d'Elden.
Elden Ring
Éditeur
: FromSoftware,
Bandai Namco Entertainment
Développeur
: FromSoftware
Concepteur
: Hidetaka
Miyazaki
Scénariste
: Hidetaka
Miyazaki, George R. R. Martin
Musique
: Yuka
Kitamura, Shoi Miyazawa, Yoshimi Kudo, Tai Tomisawa, Tsukasa Saito
Date
de sortie : 25 février 2022
Pays
d’origine : Japon
Genre
: Action-RPG
Mode
de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme
: PS5
Mon
avis : C’était, bien entendu, le jeu le
plus attendu de l'année 2022, celui qui, depuis son annonce lors de l’E3 2019,
avait du faire patienter les nombreux fans du sieur Hidetaka Miyazaki, le célèbre créateur
génial de la série des Souls chez FromSoftware,
probablement ce qui est une des sagas vidéoludiques parmi les plus importantes
de la décennie écoulée ou, du moins, celle qui apporta le plus de changement
dans le petit monde des jeux vidéos, l’exigence étant revenue, par le biais des
différents softs du sieur Miyazaki, au cœur du gameplay, ce, en une époque où
la plupart des joueurs aiment la facilité. Bien évidement, la date du 25
février de l'année 2022 fut marquée d’une pierre blanche et si la sortie d’Elden
Ring s’annonçait d’avance comme étant un succès, personne n’aurait
imaginé que ce dernier serait aussi grandiose. Il faut dire que, pour la toute
première fois, FromSoftware allait toucher un public bien plus
large qu’en temps normal, ainsi, en plus des nombreux familiers des Souls,
de nouveaux joueurs tentèrent l’expérience. Certains, sans grande surprise,
connurent un sacré choc, il faut le reconnaitre puisque, après tout, on ne se
lance pas dans ce genre de softs sans en subir les conséquences, cependant, pour
d’autres, assez nombreux eu demeurant, ce fut une belle, que dis-je, une très
belle découverte. Naturellement, les choses étaient peut-être un poil plus
facile qu’auparavant avec Elden Ring. En effet, dans cette ultime
mouture de la saga des Souls, le
joueur pouvait être aidé en de multiples occasions, y compris face aux boss,
par des esprits qui pouvaient devenir, rapidement, suffisamment puissants pour
faire la différence. De plus, le fait que nous ayons affaire à un monde ouvert
changeait nettement la donne : un passage est trop difficile, un boss vous
massacre en boucle ? Peut importe ! Faites donc demi-tour, continuez
l’exploration, faites vous la main sur des adversaires plus abordables, gagnez
en niveaux et en puissance et revenez foutre une belle pâtée à ces boss
arrogants qui vous narguaient auparavant ! Un changement assez notable à
double tranchant : le grand public y trouvera le moyen de s’accrocher et
de continuer, voir de finir, le jeu, les habitués, eux, n’y verront que
facilité et il faut reconnaitre que si l’on explore l'Entre-Terre en long et en
large, assez rapidement, on peut devenir trop puissant face aux boss qui, dans
les autres softs de chez FromSoftware, je veux, bien entendu,
parler des fameux Dark
Souls, Dark
Souls 2, Dark Souls
3, Bloodborne, Sekiro
– Shadows Die Twice et Demon's
Souls, représentaient, eux, un véritable chalenge. Mais bon, en dehors
de ce qui peut apparaitre pour certains comme étant un défaut, comment ne pas
reconnaitre que Elden Ring n’en reste pas moins comme étant le
chef d’œuvre annoncé ?! Visuellement, il est sublime et les diverses
régions que vous traverserez sont toutes plus magnifiques les unes que les
autres. Ensuite, il y a le coté grandiose qui émane de ce soft et vous en
aurez, pour peu que, comme moi, vous appréciez vous balader à droite et a
gauche, pour des centaines d’heures. Le bestiaire, lui, reprend pour une bonne
partie des figures connues de la trilogie Dark Souls avec
quelques petites nouveautés mais ce n’est pas vraiment un problème. Quand aux
boss, ils se divisent en deux catégories : les sous boss qui sont
intéressants mais qui deviennent un peu redondants au bout d’un moment et les
véritables boss, bien plus rares et qui, eux, sont réussis – d’ailleurs,
certains adversaires comme Radahn le Fléau des Astres ou la redoutable Malenia,
l’épée de Miquella, n’ont rien à envier aux boss les plus charismatiques des
softs précédents. Bref, vous l’avez compris, Elden Ring est un
soft grandiose qui, tout en apparaissant comme étant l’aboutissement de tout ce
que les petits gars de chez FromSoftware avaient fait jusqu’à
présent, réussit à se sublimer pour vous offrir une expérience peu commune qui
marquera les esprits. Certes, cela reste un jeu qui, malgré tout, n’est pas
destiné à tout le monde mais peu importe : si vous aimez le genre ou si
vous faites parti des petits nouveaux qui ont découvert les Souls-Like par le
biais de ce soft, Elden Ring ne pouvait qu’être considérer, à
vos yeux, que comme étant le jeu de l'année 2022 et l'un des tous meilleurs de
la décennie. D’ailleurs, après l’avoir achevé, je n’ai pas put le mettre de
coté et me suis lancé dans un New Game +, chose que je fais jamais, ce qui, ma
foi, veut dire beaucoup de choses…
Points
Positifs :
- Un
des plus grands soft de la décennie écoulée, tout simplement ! Bien
évidement, Elden Ring est, avant toute chose, l’aboutissement
logique de tout ce que FromSoftware avait fait jusqu’à
présent, cependant, ici, tout est sublimé de par le coté grandiloquent de
l'Entre-Terre, un monde ouvert vaste, aux régions variées et sublimes,
visuellement parlant. Bref, une claque comme on en reçoit trop rarement !
-
Si les habitués des Souls-Like trouveront rapidement leurs marques, Elden
Ring est fait de telle manière que même les néophytes ont leur chance
– en tous cas, bien plus qu’auparavant. Ainsi, entre la structure même du jeu
qui nous pousse à l’exploration et, par la force des choses, à la montée de
niveaux, et, bien entendu, les esprits qui viennent à notre aide lors de
certains passages difficiles et face aux boss, jamais un Soul-Like n’aura été
aussi abordable.
-
Certes, les boss, très nombreux, sont peut-être moins marquants que ceux des
jeux précédents du sieur Hidetaka Miyazaki, cependant, quelques uns sont tout
simplement excellents et des figures comme Radahn le Fléau des Astres ou
Malenia, l’épée de Miquella, font parti des meilleurs boss de chez FromSoftware.
-
La liberté totale est au rendez vous et, selon votre manière de jouer, vous
pouvez vous dépêcher de suivre le scénario principal ou bien, alors, explorer,
encore et encore, allez de découverte en découverte tout en fouillant la carte
dans ses moindres recoins…
-
Une aventure dantesque qui vous tiendra en haleine pendant des centaines heures
– et, une fois que vous l’aurez achevée, vous n’aurez envie que d’une seule
chose, y replonger, encore et encore !
-
Une claque visuelle comme on en voit trop rarement : l'Entre-Terre est
vaste et ses différentes régions fourmillent d’endroits tous plus magnifiques
les uns que les autres.
-
Des PNJ nombreux et charismatiques avec, en tête de liste, la Sorcière Ranni,
bien entendu.
-
Comme dans tous les softs de chez FromSoftware, nous avons droit à
une bande originale de qualité.
-
Un soft qui, en aussi peu de temps, nous sort une légende comme Let Me Solo Her
est décidément incroyable !
Points
Négatifs :
- Il
faut adhérer au concept de la saga et il est clair que ce genre de softs n’est
décidément pas fait pour tout le monde. Certes, Elden Ring est
plus accessible que ses prédécesseurs, cependant, cela reste un Souls-Like et
certains gamers ne sont décidément pas fait pour le genre…
-
Les habitués de FromSoftware risquent de trouver Elden
Ring un peu trop facile en comparaison de softs aussi durs que Dark
Souls 3 ou Sekiro, pour ne citer que deux exemples
flagrants et qui proposaient un challenge autrement plus complexe.
-
Une certaine redondance avec quelques sous-boss qui sont usés sous diverses
formes a plusieurs reprises. Il en va de même avec les petits donjons qui ont
tendance, eux aussi, à se ressembler un peu trop.
-
La reprise, a l’animation prêt, de certains ennemis déjà aperçus dans Dark
Souls 3 et Bloodborne.
Ma
note : 9,5/10
Cloud
Atlas
À
travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces
temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et
renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur
leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient
un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions
pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout,
est lié…
1849,
océan Pacifique. Adam Ewing, jeune et sympathique juriste, voyage sur un navire
vers San Francisco via Honolulu. Il fait la connaissance d'Autua, un Moriori,
esclave auto-affranchi passager clandestin, qu'il parvient à sauver de la mort
en lui faisant intégrer l'équipage. Le cupide Dr Goose tente d'empoisonner Adam
(afin de s'emparer du coffre rempli de pièces en or qu'il convoite, produit de
la traite d'esclaves) en lui faisant boire une mixture afin, prétend-il, de
soigner un ver intestinal…
1936,
Londres, Robert Frobisher, jeune compositeur homosexuel, entretient une
correspondance épistolaire avec son amant Rufus Sixsmith qu'il a dû quitter
précipitamment. Embauché à Édimbourg en tant que copiste chez le célèbre
musicien Vyvyan Ayrs pour mettre sur partition la musique qu'il a en tête,
Robert apprend à son contact tout en écrivant sa propre œuvre, le sextuor Cloud
Atlas. Il découvre également le récit d'Adam Ewing. Une nuit Vyvyan entend une
mélodie dans ses rêves ; tentant de se la remémorer au réveil et de la faire
noter par Robert, elle lui échappe finalement. Il se trouve que c'est l’œuvre
que Robert est en train de composer. Pour les deux artistes, cette mélodie est
leur œuvre commune…
1973,
San Francisco, Californie. Luisa Rey, journaliste à Spyglass Magazine,
rencontre Rufus Sixsmith, personnage déjà présent dans l'histoire de Robert
Frobisher ; il est devenu physicien nucléaire. Sixsmith informe Rey d'un
important problème de sécurité d'une nouvelle centrale nucléaire dirigée par
Lloyd Hooks, mais avant de lui en apporter la preuve, il est assassiné par Bill
Smoke, un tueur envoyé par Hooks. Isaac Sachs, un autre scientifique
travaillant pour la centrale, transmet à Rey une copie du rapport de Sixsmith.
Cependant, Smoke tue Sachs et fait tomber Rey, au volant de son véhicule, d'un
pont. Rey échappe à la noyade mais perd la copie du rapport dans l'accident…
2012,
Royaume-Uni. L'éditeur Timothy Cavendish connaît un succès financier lorsque
Dermot Hoggins, un auteur qu'il publie, projette à la surprise générale un
célèbre critique littéraire du haut d'un immeuble, le tuant sur le coup.
Néanmoins ses créanciers absorbent la majeure partie de ses bénéfices si bien
que, lorsque les frères de son client viennent le trouver pour qu'il leur
remette sous 24 heures la somme de 50 000 livres sterling, il n'a pas les
moyens de les payer. Il appelle à l'aide son frère Denholme, qui lui donne
l'adresse d'une pension de famille sûre et discrète…
2144,
Neo Seoul, péninsule de Corée (l'actuelle Séoul a été engloutie à la suite de la
hausse du niveau de la mer). La société est régie par des corporations
consuméristes sous l'empire d'une organisation appelée Corpocratie, qui fait
régner une idéologie appelée l'Unanimité. La clone Sonmi-451, qui travaille
dans une cafétéria appelée Papa Song, fait inopinément la rencontre
d'un jeune révolutionnaire faisant partie de l'Union rebelle, Hae-Joo Chang,
qui va l'éduquer et lui montrer les tares de la société dans laquelle ils
vivent…
2321,
106 ans après la chute, dans un futur post-cataclysmique. Zachry, homme en
proie aux hallucinations causées par le Vieux Georgie (le Diable), vit dans une
tribu peu avancée sur le plan technologique, en butte aux attaques violentes
des terribles cannibales Kona. Arrive alors Meronym, une ethnologue issue du
dernier bastion de civilisation technologique, les Prescients, venue étudier
les coutumes locales, mais surtout à la recherche du moyen de diffusion utilisé
par Sonmi-451. Son but est d'envoyer un message de détresse à des planètes
extrasolaires, son peuple se mourant de rester sur Terre…
Cloud Atlas
Réalisation : Andy
et Lana Wachowski et Tom Tykwer
Scénario : Andy
et Lana Wachowski et Tom Tykwer, d'après Cloud Atlas de David
Mitchell
Musique : Reinhold
Heil, Johnny Klimek et Tom Tykwer
Production : Anarchos
Pictures, Cloud Atlas Productions, X-Filme Creative Pool
Genre : Science-Fiction,
Drame, Aventure
Titre
en vo : Cloud Atlas
Pays
d'origine : Allemagne, États-Unis
Langue
d'origine : anglais
Date
de sortie : 8 septembre 2012
Durée : 172
mn
Casting
:
Tom
Hanks : Dr. Henry Goose, le tenancier de
l'hôtel, Isaac Sachs, Dermot Hoggins, l'acteur jouant le rôle de Cavendish,
Zachry
Halle
Berry : une Native, Jocasta Ayrs, Luisa Rey, une
invitée à la fête, Ovid, Meronym
Jim
Broadbent : Capitaine Molyneux, Vyvyan Ayrs, Timothy
Cavendish, un musicien coréen, Prescient 2
Hugo
Weaving : Haskell Moore, Tadeusz Kesselring, Bill
Smoke, l'infirmière Noakes, Mephi, membre du Conseil, Vieux Georgie
Jim
Sturgess : Adam Ewing, un pauvre client de l'hôtel,
le père de Megan, Écossais du bar, Hae-Joo Chang, Adam, le beau-frère de Zachry
Doona
Bae : Tilda Ewing, la mère de Megan, une
Mexicaine, Sonmi~451, Sonmi~351, une prostituée Sonmi
Ben
Whishaw : un mousse, Robert Frobisher, l'employé
de la boutique de disques, Georgette, un membre de la tribu
James
D'Arcy : Rufus Sixsmith jeune, Rufus Sixsmith
vieux, l'infirmier James, l'archiviste
Zhou
Xun : Talbot, directrice de l'hôtel,
Yoona~939, Rose
Keith
David : Kupaka, Joe Napier, An-Kor Apis,
Prescient
David
Gyasi : Autua, Lester Rey, Duophysite
Susan
Sarandon : Madame Horrox, Ursula vieille,
Yosouf Suleiman, l'Abbesse
Hugh
Grant : Révérend Giles Horrox, Gérant de
l'hôtel, Lloyd Hooks, Denholme Cavendish, Superviseur Rhee, Chef Kona
Mon
avis : Force est de constater que Cloud
Atlas fait parti de ce genre de films qui ne mettent personne d’accord
et je n’exagère pas le moins du monde en affirmant cela. Ainsi, dans le cas
présent, il est difficile de ne pas reconnaitre que si certains vont tomber bel et bien sous le charme de ce qui est un long
métrage que l’on peut qualifier sans peine de visionnaire, d'autres, eux, tout aussi nombreux si ce n'est plus, vont détester
celui-ci, estimant, peut-être à tord, que ce film n’est qu’une débauche
d’égocentrisme incompréhensible de la part de ses auteurs, les fameux frères,
ou sœurs, Wachowski, qui, comme chacun sait, nous avaient offert, une douzaine
d’années auparavant, une trilogie bien moins clivante et qui avait marquer les
esprits, je veux, bien entendu, parler de Matrix. Car
bon, comment dire, que l’on apprécie ou non ce Cloud Atlas,
adaptation cinématographique du roman du même nom, une évidence saute
immédiatement aux yeux, c’est-à-dire que ce film n’est pas fait pour tout le
monde, mais alors là, pas le moins du monde. Alors certes, celui-ci peut
parfaitement convenir à un certain public, probablement barré au demeurant, qui
saura en apprécier toute la quintessence. Et, en disant cela, vous avez
probablement compris que je m’y inclus complètement, car oui, après visionnage
de la chose, comment ne pas reconnaitre que j’ai bel et bien apprécié ce long
métrage décidément pas comme les autres ? Pourtant, comme je m’y attendais au vu des nombreuses
critiques vis-à-vis de ce film et que j’avais put lire auparavant, les
premières minutes de Cloud Atlas ne
furent pas simple, mais alors là, pas le moins du monde et je reconnais qu’il
est bien facile, au vu de cette entrée en matière, d’abandonner les frais assez
rapidement. D’ailleurs, sur ce point, je ne vais pas vous mentir et j’avoue
sans la moindre honte que j’ai eue bien du mal à m’accrocher afin de parvenir à
suivre ses six intrigues différentes qui se déroulaient alternativement. Cependant,
une fois que j’ai compris que toutes ces intrigues et autres sous intrigues
étaient liées entre elles et que l’on passait allègrement de l’une a l’autre de
façon on ne peut plus logique, je n’ai pas put m’empêcher de me dire que le jeu
en valait la chandelle et que ce Cloud Atlas, malgré son coté complexe voir élitiste aux yeux de certains, était
bel et bien un superbe film. Alors, bien entendu, l’on pourrait tiquer, a juste
raison d’ailleurs, sur quelques petits défauts comme certains maquillages que l’on
peut qualifier comme étant un peu limites, ce qui pourrait paraitre comme étant
un détail mais qui, a mes yeux, est un défaut notable, surtout avec ce genre de
productions qui, mine de rien, possèdent un budget pour le moins conséquent. De
plus, alors que ce film dure presque trois heures, je n’ai pas put m’empêcher
de me dire que celui-ci était presque trop court et qu’il y avait de quoi approfondir
quelques sous intrigues. Suis-je
complètement maso, pour ne pas dire fou ? Probablement, cependant, comme
je l’avais souligné en préambule de cette critique, cet état de fait doit être
une condition indispensable afin d’apprécier une œuvre aussi particulière que
ce Cloud Atlas, véritable ovni
cinématographique qui mêle tout un tas de genres différents, qui est complètement
inclassable et dont le message pour le moins simpliste – amour, lutte contre
les puissants – n’en est pas moins plutôt bien traité dans l’ensemble. Bref, si
vous êtes comme moi et que vous appréciez fortement les œuvres hors-normes,
alors, il se peut que ce Cloud Atlas
vous convienne et que vous passiez un fort bon moment de cinéma, cependant, si
ce n’est pas le cas, ne vous inquiétez absolument pas car ce n’est pas tout a
fait anormal…
Points
Positifs :
- Cloud
Atlas est, avant toute chose, une œuvre de barrés destiné uniquement à
un public de cintrés, bref, ce n’est pas donné a tout le monde d’apprécier un
tel film et n’y voyez là aucun jugement de type élitiste, loin de là, disons
juste que ce long métrage de la fratrie Wachowski est spécial, très spécial
même.
-
Six intrigues différentes qui se succèdent les unes aux autres, tous les
acteurs jouent différents personnages, bref, il est facile de s’y perdre,
cependant, une fois que vous serez rentré dans l’histoire à proprement parlé
(car tout est lié), alors, c’est le début d’un fantastique voyage qui durera presque
trois heures.
-
Un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles et où l’on
retrouve de grands noms du cinéma comme Tom Hanks, Halle Berry, Hugo Weaving, Ben
Whishaw, Susan Sarandon et Hugh Grant.
-
Personnellement, j’ai bien apprécié l’histoire futuriste avec Sonmi~451 mais
celle où l’on suit la création de la mélodie est pas mal non plus, idem pour
celle de la journaliste qui nous renvoi aux films de la blaxploitation des
années 70. Dans un autre genre, bien plus comique, les péripéties de Timothy
Cavendish valent le détour.
-
Une révélation, l’actrice sud-coréenne, Doona Bae, pour son rôle de messie
malgré elle qui deviendra par la suite une déesse.
-
Pour toutes celles et tous ceux qui regrettent que le cinéma, c’est souvent la
même chose, bref, qu’il manque pas mal d’originalité, au moins, dans le cas
présent, ce n’est pas le cas et ce film sort vraiment du lot.
Points
Négatifs :
-
Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, Cloud Atlas n’est pas
un film destiné au plus grand nombre : très complexe, spécial, il peut
rapidement devenir complètement incompréhensible. Bref, nous sommes ici à mille
lieux de ce qu’attend le grand public d’un film.
-
Si, dans l’ensemble, les différents maquillages fonctionnent et que l’on a du
mal à reconnaitre les acteurs, il y a quelques ratés : ainsi, Doona Bae
qui apparait très mal grimée en occidentale rousse à taches de rousseur. Mais
ce n’est qu’un exemple…
-
Malgré ses deux heures quarante, j’ai trouvé ce film un poil trop court. Il y
avait de quoi approfondir les différentes intrigues selon moi.
Ma
note : 8,5/10
Top
10
Néopolis
n'est pas une ville comme les autres. Elle est entièrement composée d'habitants
possédant des pouvoirs spéciaux. Robyn Slinger est une jeune femme qui doit se
rendre au commissariat du 10e arrondissement pour y effectuer sa première
journée en tant que policière. Pour cela, elle prend un taxi et constate
immédiatement que le chauffeur est un véritable danger pour les autres
puisqu'il est aveugle ! Robyn arrive tout de même au Top 10 et y croise le
capitaine Jetman qui lui présente son coéquipier, un type hors normes. Avec son
air mal aimable, sa très grande taille, sa peau bleue et son invincibilité,
Jeff Smax impressionne. Cela semble cousu de fil blanc mais leur première
rencontre n'est pas vraiment très enthousiaste. Cependant, Robyn est persuadée
que cela va bien se passer à terme. Envoyés sur une scène de crimes, les deux
partenaires débutent leur enquête. Robyn dévoile alors ses talents à Smax en
sortant d'une grosse boîte divers outils mécanisés relevant chacune des pistes
laissées par l'assassin. Pas de quoi rendre Smax plus causant pour autant...
Top 10
Scénario : Alan Moore
Dessins
: Gene Ha, Zander Cannon
Encrage : Kevin
Cannon
Couleurs : Dan
Brown, Alex Sinclair, Wildstorm FX, Art Lyon
Couverture : Alex
Ross
Genre : Science-Fiction
Editeur
: DC
Titre
en vo : Top 10
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 07
avril 2015
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 11 décembre 2015
Nombre
de pages : 656
Liste des
épisodes
Top
10 1-12
Smax 1-5
The
Forty Niners 1-2
Mon
avis : Loin d’être un chef d’œuvre absolu
comme Watchmen,
il apparait pourtant que Top Ten, mini-série sortit tout droit de
l’imagination du sieur Alan Moore au tournant des années 90/2000 mérite
largement que l’on s’y attarde, et ce, pour de multiples raisons qui s'avèrent être toutes plus
excellentes les unes que les autres. Bien entendu, il faut reconnaitre que dans
la longue liste de créations du maitre, Top 10, aux yeux du grand
public, est très loin d’être la plus connue et des œuvres comme Watchmen, La
Ligue des Gentlemen Extraordinaires ou From Hell,
par exemple, viennent tout de suite à l’esprit des fans. Pourtant,
a la lecture de cette intégrale de chez Urban Comics, au demeurant,
qui nous livre ici un excellent matériel, il apparait grandement que, non
seulement Top 10 mériterait de sortir un peu de l’anonymat
mais que, surtout, après lecture de la chose, cette œuvre apparait comme étant
une des plus amusantes et plaisante a lire qu’il m’ait été donné de lire depuis
longtemps, ce, tout en étant rempli de références qui ne pourront que
satisfaire les amateurs de comics. Pourtant, a la base, les critiques, que
j’avais put lire ici et là étaient pour le moins mitigées, or, après coup, et
même si je sais que les gouts et les couleurs ne se discutent pas, comment ne
pas louer les immenses qualités d’une œuvre comme Top 10, comment
ne pas lui donner la place qu’il mérite, c’est-à-dire, une des meilleures du
quart de siècle écoulé ? Car oui, Top 10 est bon, très
bon même ! Œuvre typique d’Alan Moore, de part son traitement, ses
obsessions, son gout pour les références et son coté barré assumé, Top
10 nous entraine dans une histoire qui avait pourtant tout pour être
banale – le quotidien d’un commissariat avec ses hauts et ses bas – mais qui,
en fait, ne l’est pas du tout – a Néopolis, tout le monde possède des
superpouvoirs ! Et c’est là que le génie de Moore fait mouche car, dans
une mégalopole où tout le monde possède des pouvoirs, quid donc d’une force de
police, comment peuvent-ils agir et, au passage, comment empêcher tous ces
individus de ne pas rendre justice eux-mêmes ? Bien évidement, sous le
couvert de la vie des membres de la police de Néopolis et de leurs diverses
enquêtes, Moore en profite pour glisser quelques thématiques bien senties
comme, principalement, ce qu’est être un super-héros, mais l’auteur britannique
va plus loin et tout en démontrant une fois de plus sa maitrise du média, il
nous assène tellement de références que l’on finit par être noyées par
celles-ci. Ajoutons à cela des protagonistes hauts en couleurs, des dessins de
Gene Ha qui sont pour beaucoup pour la réussite de cette œuvre et l’on obtient
un résultat final qui nous montre bien que Top 10 est tout
sauf une œuvre mineure d’Alan Moore. De plus, histoire de ne pas en rester là,
cette intégrale nous propose deux mini-sagas liées à l’œuvre
principale : Smax, belle réussite qui se moque allègrement de
l’Heroic Fantasy et le plus discutable – mais pourtant correct – The
Forty Niners qui, lui, revient sur les origines de Néopolis. Bref,
vous l’avez compris, nous tenons là une œuvre majeure du maitre et qui mérite,
largement, qu’on la découvre, si ce n’est, bien entendu, pas encore fait…
Points
Positifs :
- Avec Top
10, Alan Moore livre un formidable hommage à des séries comme NYPD
Blues ou Hill Street Blues et le résultat est tout
bonnement excellent. Il faut dire que nous montrer la vie d’un commissariat de
police dans une cité où tous ses habitants possèdent des superpouvoirs ajoute
du sel à l’intrigue.
-
Les relations entre les personnages, ces derniers étant variés et plutôt
charismatiques, l’avancement des diverses intrigues, les enquêtes, les
questions que tout cela entraine, bref, on dévore avec plaisir ces douze
épisodes.
-
Alan Moore a l’habitude de nous asséner moult références et autres clins d’œil
a tout un tas d’œuvres, mais dans le cas présent, il y en a à chaque page voir
presque a chaque case, au point même qu’il faudrait bon nombre de lectures pour
toutes les repérées, et encore…
-
Les dessins de Gene Ha, tout simplement parfaits et qui sont pour beaucoup pour
la réussite de cette série.
-
La mini-série Smax est un pur bijou pour la manière dont Moore
se moque de l’Heroic Fantasy dans celle-ci. Cependant, à sa lecture, certaines
thématiques plus profondes y apparaissent.
- The
Forty Niners est loin d’être aussi inintéressant que certains ont put
le décrire et, au passage, entre le style rétro et le beau message de tolérance
qu’elle livre, cette mini-série mérite le détour.
-
Une intégrale que l’on peut qualifier de parfaite : Urban ne
se moque pas du monde !
Points
Négatifs :
-
Bon, il ne faut pas se voiler la face : si vous ne posséder pas de grandes
connaissances en comics, alors, vous passerez a coté de la quasi-intégralité
des références qui apparaissent dans les pages de cet album, ce qui, au
passage, enlève une partie de l’intérêt a celui-ci.
-
Même si The Forty Niners n’est pas mauvais, il apparait comme
étant à des années lumières de Smax et de, bien entendu, Top
10.
-
On ne peut pas vraiment dire que les dessins de Smax soient
les plus époustouflants qu’il m’ait été donné d’admirer…
Ma
note : 8/10