L'Étrange
Noël de Monsieur Jack
La
ville d'Halloween est peuplée de gens étranges dont le plus grand plaisir est
de se livrer à des farces du plus mauvais goût. Le grand ordonnateur de ces
rites cassants est le Roi des citrouilles, Jack Skellington, qui effectue ce
métier depuis déjà plusieurs années. Mais aujourd'hui, Jack se lasse de tout
ceci, et aspire à de nouvelles expériences. Lorsqu'il découvre par accident la
ville de Noël, il est fasciné par ses couleurs chatoyantes et son style convivial.
Il retourne chez lui avec la ferme intention de prendre le contrôle de cette
ville...
L'Étrange Noël de Monsieur Jack
Réalisation : Henry
Selick
Scénario : Caroline
Thompson, Michael McDowell, d'après une histoire de Tim Burton
Musique : Danny
Elfman
Production : Touchstone
Pictures, Skellington Productions, Tim Burton Productions
Genre : Animation,
Fantastique, Musical
Titre
en vo : The Nightmare Before Christmas
Pays
d'origine : États-Unis
Langue
d'origine : anglais
Date
de sortie : 29 octobre 1993
Durée : 76
mn
Casting
:
Ed
Ivory : Narrateur / Le père Noël
Chris
Sarandon : Jack Skellington
Danny
Elfman : Jack Skellington (chant) / Gram / Le
clown qui perd la tête
Catherine
O'Hara : Sally / Stram
Paul
Reubens : Am
William
Hickey : Docteur Finkelstein
Glenn
Shadix : Le maire
Ken
Page : Oogie Boogie
Susan
McBride : La grande sorcière
Debi
Durst : La petite sorcière / Le cadavre enfant /
Le cadavre mère
Greg
Proops : Arlequin / Le démon / Le joueur de
saxophone
Kerry
Katz : Un vampire / Le cadavre père / La
créature sous l'escalier
Randy
Crenshaw : M. Hyde / Béhémoth / Le père vampire
Sherwood
Ball : Un vampire / La momie
Carmen
Twillie : La créature du lagon noir
Glen
Walters : Le loup-garou
Mon
avis : Fin octobre, un seul nom est à la
bouche des plus jeunes, celui de la fête d’Halloween. Pourtant, il n’en fut pas
toujours ainsi, bien au contraire. En effet, cette fête, américaine, même si
ses origines, bien plus anciennes, ont leur racine en Europe, n’est arrivée
dans nos contrées que dans la seconde moitié des années 90 et pendant deux ou
trois ans, ce fut un véritable succès. Ainsi donc, dans les grandes surfaces,
des rayons entiers étaient consacrés, longtemps à l’avance, aux divers
déguisements, citrouilles en peluche et autres gadgets qui se vendaient alors comme
des petits pains. Cependant, petit a petit, l’effet de mode s’estompa et
désormais, même si l’on fête encore Halloween en France et en Navarre, c’est de
façon bien plus discrète qu’il y a de cela un quart de siècle, et encore, je ne
compare même pas avec ce qui se fait outre atlantique. Quoi qu’il en soit, là
n’est pas mon propos dans cette critique de vous parlé d’Halloween, même si
cela était une bonne introduction pour le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui,
je veux, bien entendu, parler de L’Étrange Noël de Mr Jack. Véritable
petit bijou du cinéma d’animation paru outre-Atlantique en cette désormais très
lointaine année 1993, L’Étrange Noël de Mr Jack est, sans aucune
discussion possible, un des plus beaux fleurons du genre et aura,
incontestablement, marquer les esprits lors de sa sortie. Cependant, plus de
trois décénnies plus tard, est-ce que ce film mérite toujours autant le détour ?
Voilà une question pour le moins intéressante. Tout d’abord, et avant de
rentrer dans le vif du sujet, il me faut rétablir une vérité au sujet de ce
film : non, même si l’univers est de Tim Burton, ce n’est pas lui le
réalisateur : accaparé a l’époque par le tournage de Batman le Défi,
il ne passa que quelques jours sur le plateau, la réalisation ayant été confié
a Henry Selick, détail que l’on oublie – ou que l’on occulte – bien trop
souvent a mon gout. Certes, que l’on ne s’y trompe pas, tant l’univers que les
personnages portent la touche Burtonienne, mais comme j’aime rendre a César ce
qui appartient a César, je ne pouvais pas ne pas rendre hommage au travail du
sieur Selick. Ensuite, autre détail : L’Étrange Noël de Mr Jack est
une production Disney, cela n’a pas vraiment une grande importance,
mais cela également, certains l’oublient, d’ailleurs, j’en fais partie. Mais
tout cela étant dit, attaquons nous au fond du problème : le film en lui-même.
Indéniablement, cet Étrange Noël de Mr Jack est ce que l’on
peut appeler, sans exagération aucune, un classique de l’animation. Ainsi, tant
par le procédé utiliser, l’animation image par image mais aussi, et surtout, de
part son univers, effrayant et enchanteur à la fois où l’on retrouve tous les
poncifs du genre horrifique – loups garous, vampires, savants fous, serviteur
bossu, monstres sous le lit, monstres du placard, sorcières, créatures du
marais et diverses chauves souries – mais plus amusantes qu’autres chose, ses
décors biscornus au possible, touts en boucles et ses personnages hauts en
couleur, il me semble indéniable que l’univers de Burton – car, rendons a César
ce qui est a César, le scénario est de lui – d’une richesse insoupçonnable et
ce, même s’il se contente de réutiliser ce que je nommerais le «
matériel » existant des contes horrifiques, captive immédiatement le
spectateur. Ensuite, l’intrigue en elle-même : d’une certaine simplicité de
prime abord – après tout, nous n’avons là qu’un individu, Jack, qui, lassé de
n’être que le roi d’Halloween, se décide à remplacer le Père Noël ce qui,
forcement, entrainera bien des catastrophes – s’avère, quand on y réfléchit un
peu, bien plus de profondeur que l’on pouvait le soupçonner. Ainsi, Jack
Skellington est sincère quand il veut remplacer le Père Noël et ne désire plus
être une figure horrifique, de même, il souffre du fait que ses concitoyens ne
comprennent pas vraiment sa démarche profonde, hélas, les cadeaux qu’il offre
aux enfants, normaux selon lui, ne le sont pas pour ceux-ci et là, on ne peut
que se poser la question : « qu’est ce que la normalité ? ». Bien
évidement, les plus jeunes spectateurs n’y verront la qu’un agréable
divertissement, et probablement que pas mal d’adultes n’iront pas jusque là,
cependant, ces considérations me semblent importantes pour la parfaite
compréhension de cet œuvre. Forcement, L’Étrange Noël de Mr Jack plaira
tant aux petits qu’aux grands : qu’on le voit juste comme un superbe conte
d’Halloween – et de Noël – captivant au possible, a l’univers riche et amusant
et aux personnages charismatiques au possible, ou bien, que l’on creuse un peu
le scénario, cette œuvre d’animation ne peut que plaire. De plus, les
nombreuses chansons, entrainantes et endiablantes au possible resterons
longtemps dans les mémoires. Bref, comme je vous le disais précédemment, c’est
tout bonnement un classique, indémodable et universel. Un classique qui, plus
tard, donnera d’autres chefs d’œuvres comme, dans le domaine du jeu vidéo,
l’inoubliable MediEvil dont
les auteurs avoueront s’être inspiré de l’univers de Burton mais aussi et
surtout, un autre film d’animation, près de dix ans après cet Étrange
Noël de Mr Jack, Les Noces Funèbres, mais ceci est déjà une autre
histoire.
Points
Positifs :
- Un
des meilleurs films d’animations des années 90, tout simplement. Il faut dire
que, davantage que la qualité de l’ensemble et le procédé utilisé – animation
image par image – ce qui marque le plus le spectateur avec cet Étrange
Noël de Mr Jack, c’est cet univers si particulier et enchanteur qui, au
demeurant, aura inspiré bien d’autres œuvres par la suite.
-
Même si Tim Burton n’a pas réaliser ce film, on sent bien qu’il est à l’origine
de celui-ci et son univers, son style, transparaissent tout au long de
celui-ci…
-
Une intrigue certes plutôt simple mais qui n’en reste pas moins terriblement
efficace et qui plaira à la fois aux petits comme aux grands. Bref, un beau
conte d’Halloween mais aussi de Noël !
-
Protagonistes sympathiques, design fort réussi de ces derniers, décors pour le
moins enchanteurs malgré leur coté un peu lugubres, que demandez de
plus !?
-
Ceux qui pensaient que l’animation image par image était démodée s’en mordent
encore les doigts…
Points
Négatifs :
-
Même si L’Étrange Noël de Mr Jack est un film plutôt
sympathique, il faut reconnaitre que son intrigue est peut-être un peu trop
convenue finalement. Il faut reconnaitre que l’on à déjà connu bien plus
original.
-
Je pense qu’il faut apprécier ce genre d’œuvres un peu particulières,
empreintes d’une certaine poésie, pour apprécier au mieux L’Étrange
Noël de Mr Jack. De même, celles et ceux qui n’apprécient guère le cinéma
d’animation passeront leur chemin…
Ma
note : 8/10
La
Fin de l'Éternité
L'Éternité
veille sur vous ! L'Eternité modifie le passé pour le bien de l'Humanité. Elle
élimine les inventions dangereuses, avant même qu'elles n'aient été imaginées,
et supprime dans l'œuf les apprentis tyrans. Andrew Harlan est un Éternel,
chargé d'empêcher l'invention de la bombe atomique au XXème siècle. Au cours de
sa mission, il rencontre la mystérieuse Noys Lambent. Cette dernière l'incite à
comprendre que l'Éternité, en annihilant tout droit à l'erreur, finira par
paralyser l'évolution de l'espèce humaine. Faut-il détruire l'Eternité ? Qui
est réellement Noys Lambent ? De 1945 au XXIVème siècle, une véritable guerre
temporelle éclate, opposant un homme aveuglé par l'amour et une communauté
toute-puissante.
La Fin de l'Éternité
Auteur
: Isaac
Asimov
Type
d'ouvrage : Science-Fiction
Première
Parution : 20 novembre 1955
Edition
Française : 10 mars 2016
Titre en
vo : The End
of Eternity
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : Claude
Carme et Michel Ligny
Editeur : Folio
SF
Nombre
de pages : 368
Mon
avis : Depuis sa toute première édition, en
1955, La Fin de l’Éternité est un roman qui apparait comme étant un peu a part dans la
très longue et fournie production de l’écrivain américain d’origine russe,
Isaac Asimov. Pourtant, s’il est nettement moins connu que des œuvres
comme Fondation ou Les
Robots, ce roman n’en est pas moins considéré, pour les amateurs du
genre, comme étant un incontournable. De plus, si l’on se souvient qu’il faut
prendre l’intégralité de l’œuvre d’Asimov comme étant un seul et unique cycle
et si ce dernier s’achève avec celui de Fondation, La Fin
de l’Éternité en est tout bonnement son point de départ puisque des
événements décrits dans ce roman découleront tout ce qui suivra par la suite :
l’ère des robots, la conquête spatiale, l’avènement de l’Empire Galactique puis
sa chute avant, bien entendu, la Fondation. Par ce simple constat, tout amateur
qui aura donc, au moins, lu les deux cycles majeurs d’Asimov se doit, a mon
avis, de ne pas passer a coté de La Fin de l’Éternité, pour son
importance mais aussi, pour ses qualités. Pour ce qui est du roman à proprement
parler, en lisant le quatrième de couverture, le lecteur aura compris que le
sujet principal traité dans ce roman est le voyage dans le temps, élément
maintes fois abordés par je ne sais combien d’auteurs depuis des lustres
– La
Machine à explorer le Temps, ca vous dit quelque chose ? Cependant,
ici, pas de voyage d’exploration a proprement parler, ni véritablement de
paradoxe du grand père, car si ces deux éléments, indissociables de toute
littérature temporelle ne sont pas complètement absents de l’œuvre, celle-ci va
beaucoup plus loin que ce que le lecteur a l’habitude de trouver dans ce genre
puisque, cette fois ci, c’est tout bonnement la manipulation du temps poussé a
son paroxysme par une entité, l’Éternité, qui est au cœur du récit. Celle-ci,
une société a dominance quasi exclusivement masculine et fortement hiérarchisée
œuvre depuis des siècles au bien être de l’Humanité. Bien évidement, un bien
être selon les concepts des membres de l’organisation : ainsi, ceux-ci
manipulent allègrement le temps au fil des millénaires afin de maintenir la
société humaine dans un certain confort, permettant certaines évolutions, en
interdisant d’autres comme par exemple l’usage de l’atome ou l’exploration
spatiale, et, modifiant ainsi la réalité ad vitam aeternam, lors de chaque
changement de celle-ci. Les temporels, ainsi nommes t’ils tous ceux qui ne font
pas partie de l’Éternité, ne se doutant de rien, sont alors soumis aux aléas
des changements de réalités, certains disparaissant, d’autres mourant plus tôt
ou plus tard que dans la réalité précédente tandis que certains se retrouvent
avec une personnalité totalement différente. Ainsi, sur des milliers et des
milliers de siècles, l’Éternité veille en secret, agissant sur le temps comme
bon elle le souhaite, sauf en deux périodes : le primitif datant d’avant
l’invention du voyage dans le temps, et les mystérieux siècles cachés, dans le
futur. C’est donc avec ce postulat de départ plutôt original et alléchant que
le lecteur aborde la lecture de La Fin de l’Éternité et il
suivra donc les pas Andrew Harlan, un Technicien – la caste la plus honnie de
l’Éternité puisque ce sont eux qui effectuent les fameuses changements
temporels – qui, lors d’une mission apparemment anodine, va rencontrer une
mystérieuse femme, Noys Lambent et qui, suite a cela, va commencer a douter de
plus en plus sur le bien fondé de l’Éternité, allant, par amour, jusqu'à renier
ses convictions. Bien évidement, j’ai résumé au maximum l’intrigue puisque je
préfère laisser au lecteur le plaisir de la découverte et des quelques
rebondissements d’une intrigue que je qualifierais sans exagération aucune
comme étant excellente. Mais si, dans le plus pur style d’Asimov, on retrouve
bon nombre d’éléments habituels comme le personnage principal bourru et
maladroit avec les femmes, une organisation agissant dans l’ombre et moult
rebondissements, La Fin de l’Éternité mérite le détour pour
les thèmes abordés, le bien fondé des manipulations de masse, le choix du libre
arbitre de l’espèce humaine mais aussi sur les forces et les faiblesses de
celle-ci puisque même les si puissants Éternels sont parfois faillibles. Alors
forcement, je ne peux, en guise de conclusion, que vous conseiller vivement la
lecture de La Fin de l’Éternité. Œuvre de première importance dans
la production d’Asimov, je pense qu’elle mérite amplement d’être plus reconnue
à sa juste valeur. Car en plus de la qualité de son intrigue, des thèmes
abordés et de ses protagonistes, celle-ci est indispensable pour la
compréhension de quelques mystères dans les cycles suivants comme la
disparation du voyage dans le temps que l’on ne retrouvera plus par la suite
(Asimov préférait une SF plus plausible, plus scientifique) mais aussi pourquoi
l’espèce humaine est la seule dans toute la Galaxie, condition sine qua non a
la réussite du plan Seldon comme le découvrira Golan Trevize a la fin de Terre
et Fondation. Bref, un ouvrage à découvrir de toutes urgences…
Points
Positifs :
- Un
ouvrage plutôt méconnu mais qui n’en reste pas moins, de par ses implications,
l’un des plus cruciaux parmi tous ceux d’Asimov. Il faut dire que, en quelque
sorte, tous ses cycles et romans sont plus ou moins liés et que, sans La
Fin de l’Éternité, il n’y aurait pas eu Le Cycle de Fondation ni
celui des Robots. Bref, si vous êtes fan du maitre de la SF, vous ne
pouvez pas passer a coté de ce roman.
-
Un postulat de départ franchement bon : il faut dire que cette fameuse
Éternité, organisation éternelle qui manipule a loisir le destin de l’espèce
humaine sur des milliers de siècles, a de quoi fasciner le lecteur.
-
Le voyage dans le temps est traité d’une manière plutôt intelligente et
pertinente par Asimov. Il faut dire que nous sommes ici à mille lieux des
traditionnelles œuvres du même genre, l’auteur préférant une approche plus
scientifique.
-
Les multiples rebondissements qui se succèdent lorsque l’on aborde le dernier
quart du roman et qui nous tiennent en haleine jusqu’à ce fameux final qui fait
le lien avec les autres œuvres d’Asimov.
Points
Négatifs :
-
On sent, malheureusement, que ce roman accuse un peu son âge, principalement
pour ce qui est du traitement narratif de quelques protagonistes, un peu trop
stéréotypés. Le pire étant, bien entendu, Noys Lambent, oh combien fadasse…
-
Curieusement, j’ai l’impression que bon nombre de héros masculins ont tendance
à se ressembler chez Asimov : bourrus, têtus, maladroits avec la gente
féminine. Au bout d’un moment, cela peut lasser.
Ma
note : 8/10
Au
Revoir Là-Haut
En
1920, Albert Maillard, ex-comptable, ancien poilu, qui vient de fuir la France,
est interrogé par un officier de la Gendarmerie française, au Maroc, où il a
été arrêté. À travers son récit, il raconte son histoire et celle d'Édouard
Péricourt, dessinateur génial et fantasque, fils de la haute bourgeoisie
politique, orphelin de mère et rejeté par son père Marcel, depuis la fin de la
Première Guerre Mondiale. Leur relation de camaraderie, au front, dans les
tranchées, prend une autre tournure, le 9 novembre 1918, juste avant la fin de
la Grande Guerre. Albert est le témoin d'un crime effroyable : le lieutenant
Henri d'Aulnay-Pradelle, alors qu'il a reçu l'ordre formel de cesser les
hostilités, parvient à lancer une dernière offensive en faisant croire que les
Allemands, qui attendent pourtant l'armistice comme les Français, ont tué deux
éclaireurs. Or, pendant l'assaut, Albert s'aperçoit que c'est le lieutenant qui
leur a tiré dans le dos. Pendant l'offensive, Pradelle, se voyant démasqué,
pousse Albert dans un trou d'obus, où ce dernier se retrouve sur le point
d'être enterré vivant. Édouard, in extremis, sauve Albert d'une mort atroce,
mais au prix de sa défiguration par un éclat d'obus à quelques mètres de là,
faisant de lui une gueule cassée.
Au Revoir Là-Haut
Réalisation : Albert
Dupontel
Scénario : Albert
Dupontel, Pierre Lemaitre
Musique : Christophe
Julien
Production : Stadenn
Prod., Manchester Films, Gaumont
Genre : Drame
Titre
en vo : Au Revoir Là-Haut
Pays
d'origine : France
Langue
d'origine : français
Date
de sortie : 25 octobre 2017
Durée : 117
mn
Casting
:
Nahuel
Pérez Biscayart : Édouard Péricourt, gueule cassée,
dessinateur génial et fantasque
Albert
Dupontel : Albert Maillard, ex-comptable, ex-poilu,
ami d'Édouard
Laurent
Lafitte : Henri d'Aulnay-Pradelle, lieutenant puis capitaine,
entrepreneur de pompes funèbres
Niels
Arestrup : Marcel Péricourt, père d'Édouard et de
Madeleine, président des maires de Paris
Émilie
Dequenne : Madeleine Péricourt, sœur d'Édouard,
épouse de Pradelle
Mélanie
Thierry : Pauline, domestique des Péricourt
Heloïse
Balster : Louise, adolescente orpheline
André
Marcon : officier gendarme interrogeant Albert au Maroc
Michel
Vuillermoz : Joseph Merlin, inspecteur tatillon et
incorruptible
Kyan
Khojandi : Dupré, adjoint de Pradelle
Philippe
Uchan : Labourdin, le maire du 8e arrondissement de Paris
Carole
Franck : Sœur Hortense
Philippe
Duquesne : le gendarme de la gare
Gilles
Gaston-Dreyfus : le maire, au cimetière
Frédéric
Épaud : le livreur des catalogues
Frans
Boyer : le sergent de la Côte 113
Bing
Yin : le Chinois
Travis
Kerschen : Arnaud Dulac-Fennel
Denis
Podalydès : le ministre (voix)
Mon
avis : Si je dois reconnaitre que je ne
connaissais absolument pas le roman original d’où est tiré ce long métrage, il
en est tout autrement du sieur Albert Dupontel qui est, à mes yeux, un des
rares auteurs dont le cinéma français peut être fier. Audacieux, original,
n’ayant pas peur de prendre des risques en nous proposant des œuvres qui
sortent franchement des sentiers battus, chacun de ses films mérite, selon moi,
le détour et il est évidant que Au Revoir Là-Haut est l’exemple parfait
de tout ce que le talent du sieur Dupontel est capable de nous offrir. Il faut
dire que le synopsis de départ semblait, en quelque sorte, avoir été fait pour
le réalisateur, ainsi, dans ce dernier, on retrouve deux survivants de la
Grande Guerre dont l’un, brisé physiquement par celle-ci vu qu’il en est
ressortit avec une gueule cassée (dans tous les sens du terme) qui sont liés
par une belle histoire d’amitié et qui vont décidé, tout en se vengeant d’un
officier pour le moins sadique, de créer une arnaque pour le moins peu commune
– en gros, ils décident de vendre de vrais-faux monuments aux morts dans une
France traumatisée par le million et quelques de décès suite au conflit – force
est de constater que nous avions affaire à une histoire pour le moins peu
banale. Mais là où les choses basculent et que, justement, Dupontel y est tel
un poisson dans l’eau, c’est que notre sympathique gueule cassée en plus d’être
un artiste pour le moins talentueux, va se fabriquer moult masques, tous plus
extravagants les uns que les autres et qui, accessoirement, sont un véritable
régal pour les yeux tout au long du film. Les protagonistes, à la fois
loufoques et touchants, vont donc faire leur petite affaire et si le coté
dramatique est bel et bien présent, l’humour et quelques situations pour le
moins coquasses ne sont pas absentes – après tout, on est chez du Dupontel, ne
l’oublions pas ! Bref, Au Revoir Là-Haut est un film par moments
surprenants, a la fois touchant et drôle mais aussi enchanteur, un film qui
possède suffisamment d’éléments qui ne peuvent que nous combler par le biais de
toute une palette de sentiments et d’émotion que nous réserve ce cinéaste
décidément plus que doué, un sacré bonhomme vraiment ! Un véritable
festival qui sait savamment osciller du drame profond à une légèreté apparente
et bienfaisante, et dont rien que la scène finale d’une intensité et d’une
tension à couper le souffle, vaut à elle seule le coup d’être découverte !
Points
Positifs :
-
Un film sans grande prétention mais qui s’avère être une belle réussite,
démontrant, accessoirement, tout le talent du sieur Albert Dupontel qui n’a pas
son pareil pour apporter une certaine touche de folie là où on ne l’attends
pas, ce, sans dénaturer l’œuvre en elle-même.
-
Un film terriblement enchanteur et touchant, ce, malgré le coté dramatique qui
n’est jamais bien loin.
-
Les nombreux et divers masques usé par l’ancien soldat Péricourt tout au long
de l’intrigue et qui sont franchement superbes.
-
Un casting de qualité et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce
film : Albert Dupontel, bien entendu, Nahuel Pérez Biscayart, bien évidement,
mais aussi Laurent Lafitte, Niels Arestrup et Mélanie Thierry.
-
La mise en avant de quelques éléments moins connus de la Première Guerre
Mondiale ou, plus précisément, de l’après guerre comme les Gueules Cassées mais
aussi les divers scandales liés aux enterrements des soldats tués au combats
ainsi que les monuments aux morts qui ont fleuris un peu partout en France dans
les années 20.
-
Une belle reconstitution historique qui nous replonge dans la France d’il y a
un siècle.
Points
Négatifs :
-
C’est du Dupontel ce qui fait que, bien évidement, on n’échappe pas à quelques
exagérations propre au réalisateur. Certains n’y trouveront rien à redire,
certes, mais ce ne sera probablement pas le cas de tout le monde, c’est un
fait.
-
Des protagonistes peut-être un poil trop stéréotypés, surtout pour ce qui est
du Lieutenant Pradelle, interprété par Laurent Lafitte, et qui est un véritable
salaud !
-
Sachons remettre les choses telles qu’elles doivent l’être, c’est-à-dire que Au
Revoir Là-Haut est un bon film mais pas un chef d’œuvre, il ne faut pas
exagérer non plus…
Ma
note : 7,5/10
Le
Monde de Demain
Nous
sommes en 1983, Daniel, futur Dee Nasty, qui est de retour de San Francisco,
est très marqué par la naissante culture hip-hop qu'il a vue là-bas. Il tente
alors de se faire engager comme DJ sur Radio Carbone 14. À
Saint-Denis, le jeune Didier Morville vit avec son père dans la cité Allende.
Il y croise parfois Bruno Lopes, annoncé comme une future star du football. Ils
vont se retrouver autour de la danse, du graffiti et puis du rap.
Le Monde de Demain
Réalisation
: Katell Quillévéré, Hélier Cisterne, David Elkaïm
Scénario
: Katell Quillévéré, Hélier Cisterne, David Elkaïm
Musique : Amine
Bouhafa, Dee Nasty
Production : Arte,
Netflix
Genre : Biographie,
Musical
Titre
en vo : Le Monde de Demain
Pays
d’origine : France
Chaîne
d’origine : Arte
Diffusion
d’origine : 20 octobre 2022
Langue
d'origine : français
Nombre
d’épisodes : 6 x 52 minutes
Casting :
Anthony
Bajon : Bruno Lopes dit Kool Shen
Melvin
Boomer : Didier Morville dit Joey Starr
Andranic
Manet : Daniel Bigeault dit Dee Nasty
Laïka
Blanc-Francard : Virginie Sullé, dite Vivi ou Lady V
Victor
Bonnel : Franck Loyer dit DJ S
Léo
Chalié : Béatrice
Joshua
Raccah : Chino
Daouda
Keita : Solo
Nolan
Masraf : Yazid
Arthur
Choisnet : Colt
Tobias
Nuytten-vialle : Rockin' Squat
Léo
Grimard Hamel : Bando
Elga
Gnaly : Patou, la mère de Lady V
Jonas
Bachan : Franck Chevalier
Izm
: Jean, le père de JoeyStarr
Emmanuelle
Hiron : Christiane Lopes, la mère de Kool Shen
Yannick
Choirat : Joseph Lopes, le père de Kool Shen
Junior
Yudat : Reak
Paul
Beaurepaire : Sébastien Farran
Thomas
Scimeca : Jean-François Bizot
Bamar
Kane : Webo
Thomas
VDB : Gérard Massadian, le gérant du Globo
Victoire
Du Bois : Nina Hagen
Raphaël
Quenard : Philippe Puydauby
Mon
avis : Ce fut, sans aucun doute, une des
séries qui avait le plus titiller ma curiosité depuis sa sortie, car bon, comment dire, que
raconte Le Monde de Demain si ce n’est, comme celles et ceux
qui l’on regarder le savent, les débuts du mouvement Hip-Hop en France et,
bien entendu, ceux de NTM, le groupe mythique de rap qui, avec IAM du coté de
Marseille, est, sans aucune contestation possible, le maitre étalon du genre
dans l’hexagone. Qui plus est, cette arrivée du rap en France, ce mouvement
venu d’outre-Atlantique, comme souvent, et qui pris de telles proportions par
la suite, au vu de mon âge, je peux dire, sans exagération aucune, que j’étais
aux premières loges à l’époque : ainsi, alors que j’allais tranquillement
vers ma majorité, ce fut a ce moment là que je découvris le premier opus de
NTM, un certain Authentik. Arrivé à ce point de ma critique,
certains me diront : mais il nous parle de rap maintenant Feanor, que lui
arrive-t-il donc alors que, depuis les débuts de son blog, on ne peut pas
vraiment dire que ses critiques musicales aient abordé le genre, bien au
contraire !? Eh bien, tout simplement, pour la simple et bonne raison que
si, oui, je suis bien plus rock que rap – et de loin – l’arrivée du second
nommé en France, je l’ai connu comme une immense gifle, quelque chose qui me
laissa pantois au vu de l’énergie qui s’en dégageait et qui me marqua
durablement. Et puis, à mes yeux, le rap fut l’ultime évolution musicale
véritablement majeure dans le paysage musical mondial et, depuis lors, on ne
peut pas vraiment dire qu’il y ait vraiment eu de nouveautés. Bref, pour ces
raisons, multiples finalement, comment ne pouvais-je pas être attirer par cette
mini-série si prometteuse !? Et, ma foi, je n’ai nullement été déçu
par Le Monde de Demain qui fut, indéniablement, une des bonnes,
que dis-je, des très bonnes surprises de l’année 2022. Au point de me donner
envie de me replonger dans mes vieux disques de rap ? Probablement et il
sera toujours temps, tôt ou tard, de vous en parler. En m’offrant un incroyable
voyage dans le temps, dans ma jeunesse et ces fameuses années 80 qui
apparaissent, désormais, si lointaines ? Oh oui, et pas qu’un peu !
Sur ce point, Le Monde de Demain est une incontestable
réussite et on peut dire, en dehors de deux ou trois expressions qui n’existaient
pas à l’époque, que l’on a vraiment l’impression, pour peu que l’on soit de ma
génération, de retourner dans ce bon vieux temps de notre jeunesse où certes,
tout n’était peut-être pas parfait non plus mais où, tout de même, on était
probablement plus heureux et plus insouciants que maintenant. Ensuite, il y
l’intrigue en elle-même qui, d’épisode en épisode, nous narre cette fameuse
arrivée du Hip-Hop dans l’hexagone et, ma foi, comment dire, c’est tout
simplement passionnant en plus d’être instructif : NTM, Assassin, Dee
Nasty, Radio Nova, le smurf, le graffiti, comment ne pas être
intéresser par la montée en puissance de cette contre culture qui, finalement,
comme tant d’autres avant elle, finira par prendre le pouvoir, devenir
acceptable aux yeux du grand public et se couler dans la masse. Ajoutons à cela
un casting franchement à la hauteur qui est pour beaucoup pour la réussite de
cette série et, naturellement, le plaisir de découvrir la jeunesse des
terribles frères ennemis, Bruno Lopes et Didier Morville mais aussi de
leurs proches – Lady V bien sur même si le protagoniste le plus touchant et,
sans nul doute, Dee Nasty – et vous comprendrez à quel point j’ai été
enthousiasmer par Le Monde de Demain, une mini-série a priori sans
grande prétention mais qui se sera avéré être, finalement, une fort belle
surprise…
Points
Positifs :
-
Une excellente mini-série qui revient sur l’arrivée et la montée en puissance,
en France, de la culture Hip-Hop au cours des années 80. Passionnante,
captivante de bout en bout, oh combien instructive, voilà une série qui mérite
largement le détour !
-
Naturellement, si vous êtes de ma génération et que vous avez connu cette
époque du temps de votre jeunesse, Le Monde de Demain est fait
pour vous et vous rappellera bien des souvenirs…
-
Si la montée du Hip-Hop en France est le cœur de cette mini-série, on ne va pas
se mentir, c’est la création et les débuts de NTM qui marque le plus les
esprits. Mais bon, quelque part, c’est normal vu l’importance du groupe dans le
paysage musical français de ces trois dernières décennies.
-
Le plaisir de mieux connaitre la jeunesse de Kool Shen, Joey Starr et de
tous les autres. Petite mention à Lady V, personnage un peu tombé dans l’oubli,
malheureusement.
-
L’un des protagonistes les plus intéressants de cette série est,
incontestablement, Dee Nasty. Au demeurant, celui-ci est plutôt touchant.
-
Un casting jeune mais de qualité et qu’il faut louer grandement. Après tout,
cette série leur doit beaucoup.
-
Le plaisir de retrouver une époque où l’on ne s’identifiait pas par sa religion
ou son genre, une époque plus libre, plus heureuse malgré les difficultés
d’alors…
Points
Négatifs :
-
Dommage que cette mini-série ne soit pas un poil plus longue. Je pense qu’il y
avait matière à nous proposer un ou deux épisodes de plus…
-
Une série sur les débuts du rap en France et IAM brille par son absence – ils
sont tout juste mentionnés à un moment donné. Certes, ils étaient à Marseille,
mais bon…
-
Naturellement, si vous êtes totalement allergique au rap et à tout ce qui
entoure ce courant musical, il se peut que Le Monde de Demain ne
soit pas fait pour vous.
-
Je ne suis pas persuader que les plus jeunes d’entre nous se reconnaitront dans
cette jeunesse – celle de leurs parents finalement – qui était aux antipodes de
la leur ?
Ma
note : 8/10
L'Amour
Ouf
Dans
les années 1980, dans le Nord de la France, deux adolescents, Clotaire et
Jackie, tombent éperdument amoureux et vivent une passion dévorante, malgré des
origines sociales et des aspirations opposées. Jackie, rêve d’émancipation,
tandis que Clotaire plonge peu à peu dans la délinquance. Dans les années 1990,
après avoir passé dix années en prison, Clotaire toujours hanté par Jackie,
tente désespérément de la revoir. Mais Jackie est désormais mariée, installée
dans une nouvelle vie rangée, et semble avoir définitivement tourné le dos à
leur passé. Mais en réalité aucun des deux n’a oublié cet amour ouf qui les
consumés adolescents et qui pourrait bien ressurgir et bouleverser à nouveau
leurs vies.
L'Amour Ouf
Réalisation : Gilles
Lellouche
Scénario : Gilles
Lellouche, Audrey Diwan
Musique : Jon
Brion
Production : Chi-Fou-Mi
Productions, Trésor Films, StudioCanal
Genre : Drame
romantique
Titre
en vo : L'Amour Ouf
Pays
d'origine : France, Belgique
Langue
d'origine : français
Date
de sortie : 16 octobre 2024
Durée : 161
mn
Casting
:
Adèle
Exarchopoulos : Jackie
François
Civil : Clotaire
Mallory
Wanecque : Jackie à 15 ans
Malik
Frikah : Clotaire à 17 ans
Alain
Chabat : le père de Jackie
Benoît
Poelvoorde : La Brosse
Vincent
Lacoste : Jeffrey
Jean-Pascal
Zadi : Lionel
Élodie
Bouchez : la mère de Clotaire
Karim
Leklou : le père de Clotaire
Raphaël
Quenard : Kiki
Anthony
Bajon : Tony
Mon
avis : Quelle surprise, oui, quelle surprise
que ce film que j’avais certes hâte de voir, dont je me disais bien qu’il
serait bon voir très bon même et dont j’en avais entendu le plus grand bien,
ce, particulièrement par le biais de mon épouse qui, après l’avoir regarder une
première fois au cinéma, aura eu la fort bonne idée de me convaincre de le découvrir,
chose que je n’ai absolument pas regretter, bien au contraire. Car oui, mille
fois oui, L’Amour Ouf, malgré son titre que l’on peut qualifier de
passable, est un superbe film, un long métrage qui mérite non seulement le
détour mais qui apparait comme étant, sans aucune discussion possible, comme
étant une des plus belles réussites de l’année 2024, une année qui, pourtant,
avait déjà connu quelques beaux petits incontournables des familles. Cependant,
si certains étaient des réussites annoncées, on ne peut pas vraiment dire que L’Amour
Ouf en faisait partit ce qui fait que, davantage qu’une simple réussite,
c’est l’effet de surprise qui marque le plus les esprits, une fort belle
surprise même tant ce film restera longtemps dans les mémoires tout en prouvant
que le cinéma français est loin, très loin même d’être aussi inintéressant que
certains pourraient le penser de prime abord. Pourtant, a priori, on pourrait
se dire que les choses sont loin d’être aussi originales qu’on pourrait le
penser au vu du résultat final, ainsi, scénaristiquement, qu’avons-nous si ce
n’est qu’une banale histoire d’amour entre deux adolescents qui se rencontrent,
s’aiment à la folie, se séparent par la force du destin et finissent par se
retrouver, bien des années plus tard, ce, alors qu’ils sont désormais adultes
et que les aléas de le vie n’ont pas été tendres avec eux. Oui, tout cela n’est
guère original et pourtant, cela fonctionne terriblement bien comme quoi, même
en usant et abusant des bonnes vieilles ficelles, si l’on a de bonnes idées et
un tant soit peu de talent, la réussite peut-être au rendez vous. Et donc, sur
ce point, le sieur Gilles Lellouche, plus inspiré que jamais et qui portait ce
projet depuis des années, nous livre donc un film que l’on peut qualifier sans
peine de quasiment parfait de bout en bout, un film a la fois simple et
complexe, un film qui joue la carte a fond de la nostalgie pour celles et ceux
de ma génération qui ont vécus les années 80 et 90 et qui, donc, peuvent
parfaitement accrocher aux protagonistes, un film servi par une BO du tonnerre
– The Cure, Billy Idol, Sinéad O'Connor, The Alan Parsons Project pour ne citer
que quelques exemples – mais aussi et surtout, par un casting que l’on peut
qualifier sans peine de cinq étoiles – Adèle Exarchopoulos, François Civil,
Benoît Poelvoorde, Alain Chabat, Vincent Lacoste, Élodie Bouchez, Raphaël
Quenard, Anthony Bajon sans oublier les plus jeunes, Mallory Wanecque et Malik
Frikah – et qui est pour beaucoup pour la réussite de cette œuvre véritablement
stupéfiante. Car au-delà d’une banale histoire d’amour dans une ambiance de
misère sociale et de violence pure et dure, L’Amour Ouf brille également
de par une mise en scène maitrisée de bout en bout avec ses plans audacieux,
ses nombreuses excellentes idées visuelles et son ambiance oh combien
particulière, ce, jusqu’à un final pour le moins stupéfiant et inattendu –
quand on se rappelle des premières minutes du film – qui vient définitivement
assoir ce long métrage comme étant un des plus beaux fleurons du genre de ces
dernières années en France et, excusez du peu, un incontournable absolu !
Points
Positifs :
-
Un excellent film qui frôle même par moments avec le chef d’œuvre, et je pèse
particulièrement mes mots ! Il faut dire que malgré une intrigue que l’on
peut qualifié de banale, le sieur Gilles Lellouche, inspiré comme jamais, nous
livre un long métrage superbe, qui fourmille de bonnes idées et qui est tout
simplement captivant de bout en bout. Une réussite incontestable et,
accessoirement, un des meilleurs films de l’année 2024 !
-
Une histoire d’amour a priori banale mais terriblement efficace, des protagonistes
charismatiques, touchants et qui marquent les esprits, une violence
omniprésente mais qui ne gènes nullement le propos du film, des rebondissements
pour le moins bienvenus et une intrigue parfaitement maitrisée, bref, de quoi
tenir en haleine le spectateur pendant les presque trois heures que dure ce
film !
-
Adèle Exarchopoulos, François Civil, Benoît Poelvoorde, Alain Chabat, Vincent
Lacoste, Élodie Bouchez, Raphaël Quenard, Anthony Bajon : voilà donc un
casting que l’on peut qualifier sans exagération aucune de cinq étoiles et qui
est pour beaucoup pour la réussite de ce film !
-
Mention spéciale aux deux jeunes acteurs, Mallory Wanecque et Malik Frikah, qui
brillent particulièrement dans la première partie du film et qui sont tout
simplement excellents.
-
Une bande originale excellente qui rappellera bien des souvenirs a ceux de ma
génération : The Cure, Billy Idol, Sinéad O'Connor, The Alan Parsons
Project, Deep Purple.
-
Justement, L’Amour Ouf marque principalement celles et ceux qui ont connu
les années 80 et 90, les années de notre jeunesse désormais lointaine et,
fatalement, si vous êtes de cette génération, ce film vous touchera davantage…
Points
Négatifs :
-
Il se peut que les plus agés et les plus jeunes seront moins touchés que celles
et ceux de ma génération ?
-
A moins d’être totalement allergique aux films français, j’ai un peu de mal à
saisir comment on peut ne pas apprécier ce film. Bien entendu, les gouts et les
couleurs ne se discutent pas, mais bon…
-
Je me suis retrouvé avec la chanson D’aventures en aventures de Serge
Lama dans la tête !
Ma
note : 8/10