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samedi 31 octobre 2026

L'Étrange Noël de Monsieur Jack


L'Étrange Noël de Monsieur Jack
 
La ville d'Halloween est peuplée de gens étranges dont le plus grand plaisir est de se livrer à des farces du plus mauvais goût. Le grand ordonnateur de ces rites cassants est le Roi des citrouilles, Jack Skellington, qui effectue ce métier depuis déjà plusieurs années. Mais aujourd'hui, Jack se lasse de tout ceci, et aspire à de nouvelles expériences. Lorsqu'il découvre par accident la ville de Noël, il est fasciné par ses couleurs chatoyantes et son style convivial. Il retourne chez lui avec la ferme intention de prendre le contrôle de cette ville...
 

L'Étrange Noël de Monsieur Jack
Réalisation : Henry Selick
Scénario : Caroline Thompson, Michael McDowell, d'après une histoire de Tim Burton
Musique : Danny Elfman
Production : Touchstone Pictures, Skellington Productions, Tim Burton Productions
Genre : Animation, Fantastique, Musical
Titre en vo : The Nightmare Before Christmas
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 29 octobre 1993
Durée : 76 mn
 
Casting :
Ed Ivory : Narrateur / Le père Noël
Chris Sarandon : Jack Skellington
Danny Elfman : Jack Skellington (chant) / Gram / Le clown qui perd la tête
Catherine O'Hara : Sally / Stram
Paul Reubens : Am
William Hickey : Docteur Finkelstein
Glenn Shadix : Le maire
Ken Page : Oogie Boogie
Susan McBride : La grande sorcière
Debi Durst : La petite sorcière / Le cadavre enfant / Le cadavre mère
Greg Proops : Arlequin / Le démon / Le joueur de saxophone
Kerry Katz : Un vampire / Le cadavre père / La créature sous l'escalier
Randy Crenshaw : M. Hyde / Béhémoth / Le père vampire
Sherwood Ball : Un vampire / La momie
Carmen Twillie : La créature du lagon noir
Glen Walters : Le loup-garou
 
Mon avis :
 Fin octobre, un seul nom est à la bouche des plus jeunes, celui de la fête d’Halloween. Pourtant, il n’en fut pas toujours ainsi, bien au contraire. En effet, cette fête, américaine, même si ses origines, bien plus anciennes, ont leur racine en Europe, n’est arrivée dans nos contrées que dans la seconde moitié des années 90 et pendant deux ou trois ans, ce fut un véritable succès. Ainsi donc, dans les grandes surfaces, des rayons entiers étaient consacrés, longtemps à l’avance, aux divers déguisements, citrouilles en peluche et autres gadgets qui se vendaient alors comme des petits pains. Cependant, petit a petit, l’effet de mode s’estompa et désormais, même si l’on fête encore Halloween en France et en Navarre, c’est de façon bien plus discrète qu’il y a de cela un quart de siècle, et encore, je ne compare même pas avec ce qui se fait outre atlantique. Quoi qu’il en soit, là n’est pas mon propos dans cette critique de vous parlé d’Halloween, même si cela était une bonne introduction pour le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, je veux, bien entendu, parler de L’Étrange Noël de Mr Jack. Véritable petit bijou du cinéma d’animation paru outre-Atlantique en cette désormais très lointaine année 1993, L’Étrange Noël de Mr Jack est, sans aucune discussion possible, un des plus beaux fleurons du genre et aura, incontestablement, marquer les esprits lors de sa sortie. Cependant, plus de trois décénnies plus tard, est-ce que ce film mérite toujours autant le détour ? Voilà une question pour le moins intéressante. Tout d’abord, et avant de rentrer dans le vif du sujet, il me faut rétablir une vérité au sujet de ce film : non, même si l’univers est de Tim Burton, ce n’est pas lui le réalisateur : accaparé a l’époque par le tournage de Batman le Défi, il ne passa que quelques jours sur le plateau, la réalisation ayant été confié a Henry Selick, détail que l’on oublie – ou que l’on occulte – bien trop souvent a mon gout. Certes, que l’on ne s’y trompe pas, tant l’univers que les personnages portent la touche Burtonienne, mais comme j’aime rendre a César ce qui appartient a César, je ne pouvais pas ne pas rendre hommage au travail du sieur Selick. Ensuite, autre détail : L’Étrange Noël de Mr Jack est une production Disney, cela n’a pas vraiment une grande importance, mais cela également, certains l’oublient, d’ailleurs, j’en fais partie. Mais tout cela étant dit, attaquons nous au fond du problème : le film en lui-même. Indéniablement, cet Étrange Noël de Mr Jack est ce que l’on peut appeler, sans exagération aucune, un classique de l’animation. Ainsi, tant par le procédé utiliser, l’animation image par image mais aussi, et surtout, de part son univers, effrayant et enchanteur à la fois où l’on retrouve tous les poncifs du genre horrifique – loups garous, vampires, savants fous, serviteur bossu, monstres sous le lit, monstres du placard, sorcières, créatures du marais et diverses chauves souries – mais plus amusantes qu’autres chose, ses décors biscornus au possible, touts en boucles et ses personnages hauts en couleur, il me semble indéniable que l’univers de Burton – car, rendons a César ce qui est a César, le scénario est de lui – d’une richesse insoupçonnable et ce, même s’il se contente de réutiliser ce que je nommerais le « matériel » existant des contes horrifiques, captive immédiatement le spectateur. Ensuite, l’intrigue en elle-même : d’une certaine simplicité de prime abord – après tout, nous n’avons là qu’un individu, Jack, qui, lassé de n’être que le roi d’Halloween, se décide à remplacer le Père Noël ce qui, forcement, entrainera bien des catastrophes – s’avère, quand on y réfléchit un peu, bien plus de profondeur que l’on pouvait le soupçonner. Ainsi, Jack Skellington est sincère quand il veut remplacer le Père Noël et ne désire plus être une figure horrifique, de même, il souffre du fait que ses concitoyens ne comprennent pas vraiment sa démarche profonde, hélas, les cadeaux qu’il offre aux enfants, normaux selon lui, ne le sont pas pour ceux-ci et là, on ne peut que se poser la question : « qu’est ce que la normalité ? ». Bien évidement, les plus jeunes spectateurs n’y verront la qu’un agréable divertissement, et probablement que pas mal d’adultes n’iront pas jusque là, cependant, ces considérations me semblent importantes pour la parfaite compréhension de cet œuvre. Forcement, L’Étrange Noël de Mr Jack plaira tant aux petits qu’aux grands : qu’on le voit juste comme un superbe conte d’Halloween – et de Noël – captivant au possible, a l’univers riche et amusant et aux personnages charismatiques au possible, ou bien, que l’on creuse un peu le scénario, cette œuvre d’animation ne peut que plaire. De plus, les nombreuses chansons, entrainantes et endiablantes au possible resterons longtemps dans les mémoires. Bref, comme je vous le disais précédemment, c’est tout bonnement un classique, indémodable et universel. Un classique qui, plus tard, donnera d’autres chefs d’œuvres comme, dans le domaine du jeu vidéo, l’inoubliable MediEvil dont les auteurs avoueront s’être inspiré de l’univers de Burton mais aussi et surtout, un autre film d’animation, près de dix ans après cet Étrange Noël de Mr Jack, Les Noces Funèbres, mais ceci est déjà une autre histoire.
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs films d’animations des années 90, tout simplement. Il faut dire que, davantage que la qualité de l’ensemble et le procédé utilisé – animation image par image – ce qui marque le plus le spectateur avec cet Étrange Noël de Mr Jack, c’est cet univers si particulier et enchanteur qui, au demeurant, aura inspiré bien d’autres œuvres par la suite.
- Même si Tim Burton n’a pas réaliser ce film, on sent bien qu’il est à l’origine de celui-ci et son univers, son style, transparaissent tout au long de celui-ci…
- Une intrigue certes plutôt simple mais qui n’en reste pas moins terriblement efficace et qui plaira à la fois aux petits comme aux grands. Bref, un beau conte d’Halloween mais aussi de Noël !
- Protagonistes sympathiques, design fort réussi de ces derniers, décors pour le moins enchanteurs malgré leur coté un peu lugubres, que demandez de plus !?
- Ceux qui pensaient que l’animation image par image était démodée s’en mordent encore les doigts…
 
Points Négatifs :
- Même si L’Étrange Noël de Mr Jack est un film plutôt sympathique, il faut reconnaitre que son intrigue est peut-être un peu trop convenue finalement. Il faut reconnaitre que l’on à déjà connu bien plus original.
- Je pense qu’il faut apprécier ce genre d’œuvres un peu particulières, empreintes d’une certaine poésie, pour apprécier au mieux L’Étrange Noël de Mr Jack. De même, celles et ceux qui n’apprécient guère le cinéma d’animation passeront leur chemin…
 
Ma note : 8/10

vendredi 30 octobre 2026

La Fin de l'Éternité


La Fin de l'Éternité
 
L'Éternité veille sur vous ! L'Eternité modifie le passé pour le bien de l'Humanité. Elle élimine les inventions dangereuses, avant même qu'elles n'aient été imaginées, et supprime dans l'œuf les apprentis tyrans. Andrew Harlan est un Éternel, chargé d'empêcher l'invention de la bombe atomique au XXème siècle. Au cours de sa mission, il rencontre la mystérieuse Noys Lambent. Cette dernière l'incite à comprendre que l'Éternité, en annihilant tout droit à l'erreur, finira par paralyser l'évolution de l'espèce humaine. Faut-il détruire l'Eternité ? Qui est réellement Noys Lambent ? De 1945 au XXIVème siècle, une véritable guerre temporelle éclate, opposant un homme aveuglé par l'amour et une communauté toute-puissante.
 

La Fin de l'Éternité
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 20 novembre 1955
Edition Française : 10 mars 2016
Titre en vo : The End of Eternity
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Claude Carme et Michel Ligny
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 368
 
Mon avis : 
Depuis sa toute première édition, en 1955, La Fin de l’Éternité est un roman qui apparait comme étant un peu a part dans la très longue et fournie production de l’écrivain américain d’origine russe, Isaac Asimov. Pourtant, s’il est nettement moins connu que des œuvres comme Fondation ou Les Robots, ce roman n’en est pas moins considéré, pour les amateurs du genre, comme étant un incontournable. De plus, si l’on se souvient qu’il faut prendre l’intégralité de l’œuvre d’Asimov comme étant un seul et unique cycle et si ce dernier s’achève avec celui de Fondation, La Fin de l’Éternité en est tout bonnement son point de départ puisque des événements décrits dans ce roman découleront tout ce qui suivra par la suite : l’ère des robots, la conquête spatiale, l’avènement de l’Empire Galactique puis sa chute avant, bien entendu, la Fondation. Par ce simple constat, tout amateur qui aura donc, au moins, lu les deux cycles majeurs d’Asimov se doit, a mon avis, de ne pas passer a coté de La Fin de l’Éternité, pour son importance mais aussi, pour ses qualités. Pour ce qui est du roman à proprement parler, en lisant le quatrième de couverture, le lecteur aura compris que le sujet principal traité dans ce roman est le voyage dans le temps, élément maintes fois abordés par je ne sais combien d’auteurs depuis des lustres – La Machine à explorer le Temps, ca vous dit quelque chose ? Cependant, ici, pas de voyage d’exploration a proprement parler, ni véritablement de paradoxe du grand père, car si ces deux éléments, indissociables de toute littérature temporelle ne sont pas complètement absents de l’œuvre, celle-ci va beaucoup plus loin que ce que le lecteur a l’habitude de trouver dans ce genre puisque, cette fois ci, c’est tout bonnement la manipulation du temps poussé a son paroxysme par une entité, l’Éternité, qui est au cœur du récit. Celle-ci, une société a dominance quasi exclusivement masculine et fortement hiérarchisée œuvre depuis des siècles au bien être de l’Humanité. Bien évidement, un bien être selon les concepts des membres de l’organisation : ainsi, ceux-ci manipulent allègrement le temps au fil des millénaires afin de maintenir la société humaine dans un certain confort, permettant certaines évolutions, en interdisant d’autres comme par exemple l’usage de l’atome ou l’exploration spatiale, et, modifiant ainsi la réalité ad vitam aeternam, lors de chaque changement de celle-ci. Les temporels, ainsi nommes t’ils tous ceux qui ne font pas partie de l’Éternité, ne se doutant de rien, sont alors soumis aux aléas des changements de réalités, certains disparaissant, d’autres mourant plus tôt ou plus tard que dans la réalité précédente tandis que certains se retrouvent avec une personnalité totalement différente. Ainsi, sur des milliers et des milliers de siècles, l’Éternité veille en secret, agissant sur le temps comme bon elle le souhaite, sauf en deux périodes : le primitif datant d’avant l’invention du voyage dans le temps, et les mystérieux siècles cachés, dans le futur. C’est donc avec ce postulat de départ plutôt original et alléchant que le lecteur aborde la lecture de La Fin de l’Éternité et il suivra donc les pas Andrew Harlan, un Technicien – la caste la plus honnie de l’Éternité puisque ce sont eux qui effectuent les fameuses changements temporels – qui, lors d’une mission apparemment anodine, va rencontrer une mystérieuse femme, Noys Lambent et qui, suite a cela, va commencer a douter de plus en plus sur le bien fondé de l’Éternité, allant, par amour, jusqu'à renier ses convictions. Bien évidement, j’ai résumé au maximum l’intrigue puisque je préfère laisser au lecteur le plaisir de la découverte et des quelques rebondissements d’une intrigue que je qualifierais sans exagération aucune comme étant excellente. Mais si, dans le plus pur style d’Asimov, on retrouve bon nombre d’éléments habituels comme le personnage principal bourru et maladroit avec les femmes, une organisation agissant dans l’ombre et moult rebondissements, La Fin de l’Éternité mérite le détour pour les thèmes abordés, le bien fondé des manipulations de masse, le choix du libre arbitre de l’espèce humaine mais aussi sur les forces et les faiblesses de celle-ci puisque même les si puissants Éternels sont parfois faillibles. Alors forcement, je ne peux, en guise de conclusion, que vous conseiller vivement la lecture de La Fin de l’Éternité. Œuvre de première importance dans la production d’Asimov, je pense qu’elle mérite amplement d’être plus reconnue à sa juste valeur. Car en plus de la qualité de son intrigue, des thèmes abordés et de ses protagonistes, celle-ci est indispensable pour la compréhension de quelques mystères dans les cycles suivants comme la disparation du voyage dans le temps que l’on ne retrouvera plus par la suite (Asimov préférait une SF plus plausible, plus scientifique) mais aussi pourquoi l’espèce humaine est la seule dans toute la Galaxie, condition sine qua non a la réussite du plan Seldon comme le découvrira Golan Trevize a la fin de Terre et Fondation. Bref, un ouvrage à découvrir de toutes urgences…
 

Points Positifs
 :
- Un ouvrage plutôt méconnu mais qui n’en reste pas moins, de par ses implications, l’un des plus cruciaux parmi tous ceux d’Asimov. Il faut dire que, en quelque sorte, tous ses cycles et romans sont plus ou moins liés et que, sans La Fin de l’Éternité, il n’y aurait pas eu Le Cycle de Fondation ni celui des Robots. Bref, si vous êtes fan du maitre de la SF, vous ne pouvez pas passer a coté de ce roman.
- Un postulat de départ franchement bon : il faut dire que cette fameuse Éternité, organisation éternelle qui manipule a loisir le destin de l’espèce humaine sur des milliers de siècles, a de quoi fasciner le lecteur.
- Le voyage dans le temps est traité d’une manière plutôt intelligente et pertinente par Asimov. Il faut dire que nous sommes ici à mille lieux des traditionnelles œuvres du même genre, l’auteur préférant une approche plus scientifique.
- Les multiples rebondissements qui se succèdent lorsque l’on aborde le dernier quart du roman et qui nous tiennent en haleine jusqu’à ce fameux final qui fait le lien avec les autres œuvres d’Asimov.
 
Points Négatifs :
- On sent, malheureusement, que ce roman accuse un peu son âge, principalement pour ce qui est du traitement narratif de quelques protagonistes, un peu trop stéréotypés. Le pire étant, bien entendu, Noys Lambent, oh combien fadasse…
- Curieusement, j’ai l’impression que bon nombre de héros masculins ont tendance à se ressembler chez Asimov : bourrus, têtus, maladroits avec la gente féminine. Au bout d’un moment, cela peut lasser.
 
Ma note : 8/10

jeudi 29 octobre 2026

Au Revoir Là-Haut


Au Revoir Là-Haut
 
En 1920, Albert Maillard, ex-comptable, ancien poilu, qui vient de fuir la France, est interrogé par un officier de la Gendarmerie française, au Maroc, où il a été arrêté. À travers son récit, il raconte son histoire et celle d'Édouard Péricourt, dessinateur génial et fantasque, fils de la haute bourgeoisie politique, orphelin de mère et rejeté par son père Marcel, depuis la fin de la Première Guerre Mondiale. Leur relation de camaraderie, au front, dans les tranchées, prend une autre tournure, le 9 novembre 1918, juste avant la fin de la Grande Guerre. Albert est le témoin d'un crime effroyable : le lieutenant Henri d'Aulnay-Pradelle, alors qu'il a reçu l'ordre formel de cesser les hostilités, parvient à lancer une dernière offensive en faisant croire que les Allemands, qui attendent pourtant l'armistice comme les Français, ont tué deux éclaireurs. Or, pendant l'assaut, Albert s'aperçoit que c'est le lieutenant qui leur a tiré dans le dos. Pendant l'offensive, Pradelle, se voyant démasqué, pousse Albert dans un trou d'obus, où ce dernier se retrouve sur le point d'être enterré vivant. Édouard, in extremis, sauve Albert d'une mort atroce, mais au prix de sa défiguration par un éclat d'obus à quelques mètres de là, faisant de lui une gueule cassée.
 

Au Revoir Là-Haut
Réalisation : Albert Dupontel
Scénario : Albert Dupontel, Pierre Lemaitre
Musique : Christophe Julien
Production : Stadenn Prod., Manchester Films, Gaumont
Genre : Drame
Titre en vo : Au Revoir Là-Haut
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 25 octobre 2017
Durée : 117 mn
 
Casting :
Nahuel Pérez Biscayart : Édouard Péricourt, gueule cassée, dessinateur génial et fantasque
Albert Dupontel : Albert Maillard, ex-comptable, ex-poilu, ami d'Édouard
Laurent Lafitte : Henri d'Aulnay-Pradelle, lieutenant puis capitaine, entrepreneur de pompes funèbres
Niels Arestrup : Marcel Péricourt, père d'Édouard et de Madeleine, président des maires de Paris
Émilie Dequenne : Madeleine Péricourt, sœur d'Édouard, épouse de Pradelle
Mélanie Thierry : Pauline, domestique des Péricourt
Heloïse Balster : Louise, adolescente orpheline
André Marcon : officier gendarme interrogeant Albert au Maroc
Michel Vuillermoz : Joseph Merlin, inspecteur tatillon et incorruptible
Kyan Khojandi : Dupré, adjoint de Pradelle
Philippe Uchan : Labourdin, le maire du 8e arrondissement de Paris
Carole Franck : Sœur Hortense
Philippe Duquesne : le gendarme de la gare
Gilles Gaston-Dreyfus : le maire, au cimetière
Frédéric Épaud : le livreur des catalogues
Frans Boyer : le sergent de la Côte 113
Bing Yin : le Chinois
Travis Kerschen : Arnaud Dulac-Fennel
Denis Podalydès : le ministre (voix)
 
Mon avis :
 Si je dois reconnaitre que je ne connaissais absolument pas le roman original d’où est tiré ce long métrage, il en est tout autrement du sieur Albert Dupontel qui est, à mes yeux, un des rares auteurs dont le cinéma français peut être fier. Audacieux, original, n’ayant pas peur de prendre des risques en nous proposant des œuvres qui sortent franchement des sentiers battus, chacun de ses films mérite, selon moi, le détour et il est évidant que Au Revoir Là-Haut est l’exemple parfait de tout ce que le talent du sieur Dupontel est capable de nous offrir. Il faut dire que le synopsis de départ semblait, en quelque sorte, avoir été fait pour le réalisateur, ainsi, dans ce dernier, on retrouve deux survivants de la Grande Guerre dont l’un, brisé physiquement par celle-ci vu qu’il en est ressortit avec une gueule cassée (dans tous les sens du terme) qui sont liés par une belle histoire d’amitié et qui vont décidé, tout en se vengeant d’un officier pour le moins sadique, de créer une arnaque pour le moins peu commune – en gros, ils décident de vendre de vrais-faux monuments aux morts dans une France traumatisée par le million et quelques de décès suite au conflit – force est de constater que nous avions affaire à une histoire pour le moins peu banale. Mais là où les choses basculent et que, justement, Dupontel y est tel un poisson dans l’eau, c’est que notre sympathique gueule cassée en plus d’être un artiste pour le moins talentueux, va se fabriquer moult masques, tous plus extravagants les uns que les autres et qui, accessoirement, sont un véritable régal pour les yeux tout au long du film. Les protagonistes, à la fois loufoques et touchants, vont donc faire leur petite affaire et si le coté dramatique est bel et bien présent, l’humour et quelques situations pour le moins coquasses ne sont pas absentes – après tout, on est chez du Dupontel, ne l’oublions pas ! Bref, Au Revoir Là-Haut est un film par moments surprenants, a la fois touchant et drôle mais aussi enchanteur, un film qui possède suffisamment d’éléments qui ne peuvent que nous combler par le biais de toute une palette de sentiments et d’émotion que nous réserve ce cinéaste décidément plus que doué, un sacré bonhomme vraiment ! Un véritable festival qui sait savamment osciller du drame profond à une légèreté apparente et bienfaisante, et dont rien que la scène finale d’une intensité et d’une tension à couper le souffle, vaut à elle seule le coup d’être découverte !
 

Points Positifs
 :
- Un film sans grande prétention mais qui s’avère être une belle réussite, démontrant, accessoirement, tout le talent du sieur Albert Dupontel qui n’a pas son pareil pour apporter une certaine touche de folie là où on ne l’attends pas, ce, sans dénaturer l’œuvre en elle-même.
- Un film terriblement enchanteur et touchant, ce, malgré le coté dramatique qui n’est jamais bien loin.
- Les nombreux et divers masques usé par l’ancien soldat Péricourt tout au long de l’intrigue et qui sont franchement superbes.
- Un casting de qualité et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film : Albert Dupontel, bien entendu, Nahuel Pérez Biscayart, bien évidement, mais aussi Laurent Lafitte, Niels Arestrup et Mélanie Thierry.
- La mise en avant de quelques éléments moins connus de la Première Guerre Mondiale ou, plus précisément, de l’après guerre comme les Gueules Cassées mais aussi les divers scandales liés aux enterrements des soldats tués au combats ainsi que les monuments aux morts qui ont fleuris un peu partout en France dans les années 20.
- Une belle reconstitution historique qui nous replonge dans la France d’il y a un siècle.
 
Points Négatifs :
- C’est du Dupontel ce qui fait que, bien évidement, on n’échappe pas à quelques exagérations propre au réalisateur. Certains n’y trouveront rien à redire, certes, mais ce ne sera probablement pas le cas de tout le monde, c’est un fait.
- Des protagonistes peut-être un poil trop stéréotypés, surtout pour ce qui est du Lieutenant Pradelle, interprété par Laurent Lafitte, et qui est un véritable salaud !
- Sachons remettre les choses telles qu’elles doivent l’être, c’est-à-dire que Au Revoir Là-Haut est un bon film mais pas un chef d’œuvre, il ne faut pas exagérer non plus…
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 28 octobre 2026

Le Monde de Demain


Le Monde de Demain
 
Nous sommes en 1983, Daniel, futur Dee Nasty, qui est de retour de San Francisco, est très marqué par la naissante culture hip-hop qu'il a vue là-bas. Il tente alors de se faire engager comme DJ sur Radio Carbone 14. À Saint-Denis, le jeune Didier Morville vit avec son père dans la cité Allende. Il y croise parfois Bruno Lopes, annoncé comme une future star du football. Ils vont se retrouver autour de la danse, du graffiti et puis du rap.
 

Le Monde de Demain
Réalisation : Katell Quillévéré, Hélier Cisterne, David Elkaïm
Scénario : Katell Quillévéré, Hélier Cisterne, David Elkaïm
Musique : Amine Bouhafa, Dee Nasty
Production : Arte, Netflix
Genre : Biographie, Musical
Titre en vo : Le Monde de Demain
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : Arte
Diffusion d’origine : 20 octobre 2022
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 6 x 52 minutes
 
Casting :
Anthony Bajon : Bruno Lopes dit Kool Shen
Melvin Boomer : Didier Morville dit Joey Starr
Andranic Manet : Daniel Bigeault dit Dee Nasty
Laïka Blanc-Francard : Virginie Sullé, dite Vivi ou Lady V
Victor Bonnel : Franck Loyer dit DJ S
Léo Chalié : Béatrice
Joshua Raccah : Chino
Daouda Keita : Solo
Nolan Masraf : Yazid
Arthur Choisnet : Colt
Tobias Nuytten-vialle : Rockin' Squat
Léo Grimard Hamel : Bando
Elga Gnaly : Patou, la mère de Lady V
Jonas Bachan : Franck Chevalier
Izm : Jean, le père de JoeyStarr
Emmanuelle Hiron : Christiane Lopes, la mère de Kool Shen
Yannick Choirat : Joseph Lopes, le père de Kool Shen
Junior Yudat : Reak
Paul Beaurepaire : Sébastien Farran
Thomas Scimeca : Jean-François Bizot
Bamar Kane : Webo
Thomas VDB : Gérard Massadian, le gérant du Globo
Victoire Du Bois : Nina Hagen
Raphaël Quenard : Philippe Puydauby
 
Mon avis :
 Ce fut, sans aucun doute, une des séries qui avait le plus titiller ma curiosité depuis sa sortie, car bon, comment dire, que raconte Le Monde de Demain si ce n’est, comme celles et ceux qui l’on regarder le savent, les débuts du mouvement Hip-Hop en France et, bien entendu, ceux de NTM, le groupe mythique de rap qui, avec IAM du coté de Marseille, est, sans aucune contestation possible, le maitre étalon du genre dans l’hexagone. Qui plus est, cette arrivée du rap en France, ce mouvement venu d’outre-Atlantique, comme souvent, et qui pris de telles proportions par la suite, au vu de mon âge, je peux dire, sans exagération aucune, que j’étais aux premières loges à l’époque : ainsi, alors que j’allais tranquillement vers ma majorité, ce fut a ce moment là que je découvris le premier opus de NTM, un certain Authentik. Arrivé à ce point de ma critique, certains me diront : mais il nous parle de rap maintenant Feanor, que lui arrive-t-il donc alors que, depuis les débuts de son blog, on ne peut pas vraiment dire que ses critiques musicales aient abordé le genre, bien au contraire !? Eh bien, tout simplement, pour la simple et bonne raison que si, oui, je suis bien plus rock que rap – et de loin – l’arrivée du second nommé en France, je l’ai connu comme une immense gifle, quelque chose qui me laissa pantois au vu de l’énergie qui s’en dégageait et qui me marqua durablement. Et puis, à mes yeux, le rap fut l’ultime évolution musicale véritablement majeure dans le paysage musical mondial et, depuis lors, on ne peut pas vraiment dire qu’il y ait vraiment eu de nouveautés. Bref, pour ces raisons, multiples finalement, comment ne pouvais-je pas être attirer par cette mini-série si prometteuse !? Et, ma foi, je n’ai nullement été déçu par Le Monde de Demain qui fut, indéniablement, une des bonnes, que dis-je, des très bonnes surprises de l’année 2022. Au point de me donner envie de me replonger dans mes vieux disques de rap ? Probablement et il sera toujours temps, tôt ou tard, de vous en parler. En m’offrant un incroyable voyage dans le temps, dans ma jeunesse et ces fameuses années 80 qui apparaissent, désormais, si lointaines ? Oh oui, et pas qu’un peu ! Sur ce point, Le Monde de Demain est une incontestable réussite et on peut dire, en dehors de deux ou trois expressions qui n’existaient pas à l’époque, que l’on a vraiment l’impression, pour peu que l’on soit de ma génération, de retourner dans ce bon vieux temps de notre jeunesse où certes, tout n’était peut-être pas parfait non plus mais où, tout de même, on était probablement plus heureux et plus insouciants que maintenant. Ensuite, il y l’intrigue en elle-même qui, d’épisode en épisode, nous narre cette fameuse arrivée du Hip-Hop dans l’hexagone et, ma foi, comment dire, c’est tout simplement passionnant en plus d’être instructif : NTM, Assassin, Dee Nasty, Radio Nova, le smurf, le graffiti, comment ne pas être intéresser par la montée en puissance de cette contre culture qui, finalement, comme tant d’autres avant elle, finira par prendre le pouvoir, devenir acceptable aux yeux du grand public et se couler dans la masse. Ajoutons à cela un casting franchement à la hauteur qui est pour beaucoup pour la réussite de cette série et, naturellement, le plaisir de découvrir la jeunesse des terribles frères ennemis, Bruno Lopes et Didier Morville mais aussi de leurs proches – Lady V bien sur même si le protagoniste le plus touchant et, sans nul doute, Dee Nasty – et vous comprendrez à quel point j’ai été enthousiasmer par Le Monde de Demain, une mini-série a priori sans grande prétention mais qui se sera avéré être, finalement, une fort belle surprise…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente mini-série qui revient sur l’arrivée et la montée en puissance, en France, de la culture Hip-Hop au cours des années 80. Passionnante, captivante de bout en bout, oh combien instructive, voilà une série qui mérite largement le détour !
- Naturellement, si vous êtes de ma génération et que vous avez connu cette époque du temps de votre jeunesse, Le Monde de Demain est fait pour vous et vous rappellera bien des souvenirs…
- Si la montée du Hip-Hop en France est le cœur de cette mini-série, on ne va pas se mentir, c’est la création et les débuts de NTM qui marque le plus les esprits. Mais bon, quelque part, c’est normal vu l’importance du groupe dans le paysage musical français de ces trois dernières décennies.
- Le plaisir de mieux connaitre la jeunesse de Kool Shen, Joey Starr et de tous les autres. Petite mention à Lady V, personnage un peu tombé dans l’oubli, malheureusement.
- L’un des protagonistes les plus intéressants de cette série est, incontestablement, Dee Nasty. Au demeurant, celui-ci est plutôt touchant.
- Un casting jeune mais de qualité et qu’il faut louer grandement. Après tout, cette série leur doit beaucoup.
- Le plaisir de retrouver une époque où l’on ne s’identifiait pas par sa religion ou son genre, une époque plus libre, plus heureuse malgré les difficultés d’alors…
 
Points Négatifs :
- Dommage que cette mini-série ne soit pas un poil plus longue. Je pense qu’il y avait matière à nous proposer un ou deux épisodes de plus…
- Une série sur les débuts du rap en France et IAM brille par son absence – ils sont tout juste mentionnés à un moment donné. Certes, ils étaient à Marseille, mais bon…
- Naturellement, si vous êtes totalement allergique au rap et à tout ce qui entoure ce courant musical, il se peut que Le Monde de Demain ne soit pas fait pour vous.
- Je ne suis pas persuader que les plus jeunes d’entre nous se reconnaitront dans cette jeunesse – celle de leurs parents finalement – qui était aux antipodes de la leur ?
 
Ma note : 8/10

mardi 27 octobre 2026

L'Amour Ouf


L'Amour Ouf
 
Dans les années 1980, dans le Nord de la France, deux adolescents, Clotaire et Jackie, tombent éperdument amoureux et vivent une passion dévorante, malgré des origines sociales et des aspirations opposées. Jackie, rêve d’émancipation, tandis que Clotaire plonge peu à peu dans la délinquance. Dans les années 1990, après avoir passé dix années en prison, Clotaire toujours hanté par Jackie, tente désespérément de la revoir. Mais Jackie est désormais mariée, installée dans une nouvelle vie rangée, et semble avoir définitivement tourné le dos à leur passé. Mais en réalité aucun des deux n’a oublié cet amour ouf qui les consumés adolescents et qui pourrait bien ressurgir et bouleverser à nouveau leurs vies.
 

L'Amour Ouf
Réalisation : Gilles Lellouche
Scénario : Gilles Lellouche, Audrey Diwan
Musique : Jon Brion
Production : Chi-Fou-Mi Productions, Trésor Films, StudioCanal
Genre : Drame romantique
Titre en vo : L'Amour Ouf
Pays d'origine : France, Belgique
Langue d'origine : français
Date de sortie : 16 octobre 2024
Durée : 161 mn
 
Casting :
Adèle Exarchopoulos : Jackie
François Civil : Clotaire
Mallory Wanecque : Jackie à 15 ans
Malik Frikah : Clotaire à 17 ans
Alain Chabat : le père de Jackie
Benoît Poelvoorde : La Brosse
Vincent Lacoste : Jeffrey
Jean-Pascal Zadi : Lionel
Élodie Bouchez : la mère de Clotaire
Karim Leklou : le père de Clotaire
Raphaël Quenard : Kiki
Anthony Bajon : Tony
 
Mon avis :
Quelle surprise, oui, quelle surprise que ce film que j’avais certes hâte de voir, dont je me disais bien qu’il serait bon voir très bon même et dont j’en avais entendu le plus grand bien, ce, particulièrement par le biais de mon épouse qui, après l’avoir regarder une première fois au cinéma, aura eu la fort bonne idée de me convaincre de le découvrir, chose que je n’ai absolument pas regretter, bien au contraire. Car oui, mille fois oui, L’Amour Ouf, malgré son titre que l’on peut qualifier de passable, est un superbe film, un long métrage qui mérite non seulement le détour mais qui apparait comme étant, sans aucune discussion possible, comme étant une des plus belles réussites de l’année 2024, une année qui, pourtant, avait déjà connu quelques beaux petits incontournables des familles. Cependant, si certains étaient des réussites annoncées, on ne peut pas vraiment dire que L’Amour Ouf en faisait partit ce qui fait que, davantage qu’une simple réussite, c’est l’effet de surprise qui marque le plus les esprits, une fort belle surprise même tant ce film restera longtemps dans les mémoires tout en prouvant que le cinéma français est loin, très loin même d’être aussi inintéressant que certains pourraient le penser de prime abord. Pourtant, a priori, on pourrait se dire que les choses sont loin d’être aussi originales qu’on pourrait le penser au vu du résultat final, ainsi, scénaristiquement, qu’avons-nous si ce n’est qu’une banale histoire d’amour entre deux adolescents qui se rencontrent, s’aiment à la folie, se séparent par la force du destin et finissent par se retrouver, bien des années plus tard, ce, alors qu’ils sont désormais adultes et que les aléas de le vie n’ont pas été tendres avec eux. Oui, tout cela n’est guère original et pourtant, cela fonctionne terriblement bien comme quoi, même en usant et abusant des bonnes vieilles ficelles, si l’on a de bonnes idées et un tant soit peu de talent, la réussite peut-être au rendez vous. Et donc, sur ce point, le sieur Gilles Lellouche, plus inspiré que jamais et qui portait ce projet depuis des années, nous livre donc un film que l’on peut qualifier sans peine de quasiment parfait de bout en bout, un film a la fois simple et complexe, un film qui joue la carte a fond de la nostalgie pour celles et ceux de ma génération qui ont vécus les années 80 et 90 et qui, donc, peuvent parfaitement accrocher aux protagonistes, un film servi par une BO du tonnerre – The Cure, Billy Idol, Sinéad O'Connor, The Alan Parsons Project pour ne citer que quelques exemples – mais aussi et surtout, par un casting que l’on peut qualifier sans peine de cinq étoiles – Adèle Exarchopoulos, François Civil, Benoît Poelvoorde, Alain Chabat, Vincent Lacoste, Élodie Bouchez, Raphaël Quenard, Anthony Bajon sans oublier les plus jeunes, Mallory Wanecque et Malik Frikah – et qui est pour beaucoup pour la réussite de cette œuvre véritablement stupéfiante. Car au-delà d’une banale histoire d’amour dans une ambiance de misère sociale et de violence pure et dure, L’Amour Ouf brille également de par une mise en scène maitrisée de bout en bout avec ses plans audacieux, ses nombreuses excellentes idées visuelles et son ambiance oh combien particulière, ce, jusqu’à un final pour le moins stupéfiant et inattendu – quand on se rappelle des premières minutes du film – qui vient définitivement assoir ce long métrage comme étant un des plus beaux fleurons du genre de ces dernières années en France et, excusez du peu, un incontournable absolu !
 

Points Positifs
 :
- Un excellent film qui frôle même par moments avec le chef d’œuvre, et je pèse particulièrement mes mots ! Il faut dire que malgré une intrigue que l’on peut qualifié de banale, le sieur Gilles Lellouche, inspiré comme jamais, nous livre un long métrage superbe, qui fourmille de bonnes idées et qui est tout simplement captivant de bout en bout. Une réussite incontestable et, accessoirement, un des meilleurs films de l’année 2024 !
- Une histoire d’amour a priori banale mais terriblement efficace, des protagonistes charismatiques, touchants et qui marquent les esprits, une violence omniprésente mais qui ne gènes nullement le propos du film, des rebondissements pour le moins bienvenus et une intrigue parfaitement maitrisée, bref, de quoi tenir en haleine le spectateur pendant les presque trois heures que dure ce film !
- Adèle Exarchopoulos, François Civil, Benoît Poelvoorde, Alain Chabat, Vincent Lacoste, Élodie Bouchez, Raphaël Quenard, Anthony Bajon : voilà donc un casting que l’on peut qualifier sans exagération aucune de cinq étoiles et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film !
- Mention spéciale aux deux jeunes acteurs, Mallory Wanecque et Malik Frikah, qui brillent particulièrement dans la première partie du film et qui sont tout simplement excellents.
- Une bande originale excellente qui rappellera bien des souvenirs a ceux de ma génération : The Cure, Billy Idol, Sinéad O'Connor, The Alan Parsons Project, Deep Purple.
- Justement, L’Amour Ouf marque principalement celles et ceux qui ont connu les années 80 et 90, les années de notre jeunesse désormais lointaine et, fatalement, si vous êtes de cette génération, ce film vous touchera davantage…
 
Points Négatifs :
- Il se peut que les plus agés et les plus jeunes seront moins touchés que celles et ceux de ma génération ?
- A moins d’être totalement allergique aux films français, j’ai un peu de mal à saisir comment on peut ne pas apprécier ce film. Bien entendu, les gouts et les couleurs ne se discutent pas, mais bon…
- Je me suis retrouvé avec la chanson D’aventures en aventures de Serge Lama dans la tête !
 
Ma note : 8/10