Cérémonie
d'Ouverture Jeux Paralympiques Paris 2024
En
2024, Paris et la France accueilleront les premiers Jeux Paralympiques d’été de
leur histoire. Paris 2024 voit les choses en grand et réinvente la cérémonie
d’ouverture en sortant celle-ci du cadre d’un stade traditionnel. Le 28 août
2024 à 20h00, la Place de la Concorde et les Champs-Elysées serviront d’écrin à
cette célébration sans précédent au cœur de la ville. Ce projet innovant sera
porté par Thomas Jolly, Directeur artistique des cérémonies. La cérémonie
s’ouvrira par une parade populaire sur la mythique avenue des Champs-Elysées où
défileront jusqu’à 184 délégations originaires du monde entier. Les spectateurs
pourront vivre au plus près des 6000 athlètes et officiels ce temps de partage
festif et inoubliable ouvert à tous. Pour les détenteurs de billets, la parade
officielle se tiendra ensuite sur la Place de la Concorde où se dérouleront
également les séquences protocolaires et artistiques. La célébration de
l’ouverture des Jeux Paralympiques promet ainsi d’être un évènement
exceptionnel et mémorable pour l’ensemble du public !
Cérémonie d'Ouverture Jeux Paralympiques Paris 2024
Mise
en scène : Thomas Jolly
Directeur
Musical : Victor Le Masne
Chorégraphe : Alexander
Ekman
Directrice
Styliste et Costumes : Daphné Bürki
Musique : Victor
Le Masne, Christine and the Queens, DJ Myd, Lucky Love, Luan Pommier, Sébastien
Tellier, Maurice Ravel
Genre : Cérémonie
Ouverture Jeux Paralympiques
Pays
: France
Ville : Paris
Lieu : Place
de la Concorde
Date
: 28
août 2024
Durée : 240
mn
Mon
avis : Dans ma critique précédente, je vous ai
parler de la
cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, des jeux qui, bien
entendu, furent le grand événement sportif d’il y a deux ans et qui, pour la
petite histoire, furent une belle réussite a la fois sportive, naturellement,
mais aussi en raison de l’ambiance pour le moins festive et heureuse qui baigna
le pays tout au long de ces deux semaines. Naturellement, les Jeux Olympiques,
cela ne dure pas bien longtemps et dès la clôture de ces derniers et la
transmission du drapeau Olympique aux officiels de Los Angeles, où, pour
rappel, auront lieu les prochains jeux, en 2028, chacun d’entre nous retourna
bien rapidement a sa petite routine quotidienne tandis que toutes les mauvaises
nouvelles et l’ambiance pour le moins particulière qui régnait en France depuis
la dissolution ratée du sieur Macron, fin juin 2024, connurent a nouveau la une
des médias. Pourtant, nous n’en n’avions pas tout à fait finit avec l’Olympisme
et le sport puisque, comme les amateurs le savent bien, aux Jeux Olympiques
succèdent, depuis longtemps, les Jeux Paralympiques, une compétition qui,
comme son nom l’indique, est consacrée aux athlètes en situation de handicap.
Bien entendu, on ne va pas se mentir, ces autres jeux n’ont pas la même
notoriété que les premiers et je pense ne pas me tromper en affirmant que cela
sera toujours ainsi. On peut regretter la chose et surtout, finalement, que les
deux compétitions n’aient pas lieu au même moment – pour la petite histoire et
je ne l’ai appris que l’année passée, il y a deux comités différents, ce qui
explique cela – mais bon, quoi qu’il en soit, le principal c’est que ces jeux
existent et que l’on puisse admirer les performances de véritables athlètes
tout aussi méritants que les autres. Mais bon, je parle, je parle et je n’ai
toujours pas abordé le sujet qui nous préoccupe à présent, c’est-à-dire, la
fameuse Cérémonie d'ouverture des Jeux Paralympiques de Paris 2024 ! Car
oui et, sans grande surprise, ces autres jeux ont, eux aussi, leurs cérémonies
et, pour la toute première fois, je m’étais prit au jeu et m’étais décider à
suivre celle-ci tout en me demandant ce que le sieur Thomas Jolly allait nous
concocter cette fois ci ? Bon, je ne reviendrais pas ici sur la cérémonie
d’ouverture des Jeux Olympiques : depuis deux ans, tout à été dit ou
presque et je me suis déjà longuement épanché a son sujet. Disons juste que
j’étais plus ou moins persuader que, cette fois ci, le wokisme serait moins
présent, les transsexuels au placard et Philippe Katerine, habillé ou nu, chez
lui. D’un autre coté, je savais par avance que cette cérémonie serait fatalement
moins spectaculaire, que les stars ne seraient pas au rendez vous, tout cela,
finalement, étant de bonne guerre. Mais peu importe, oui, peu importe car,
cette fois-ci, Thomas Jolly a vu juste quasiment du début a la fin – Christine
and the Queens, désolé, je ne la supporte pas – et nous aura pondu un spectacle
qui mis le handicap a l’honneur, glorifiant tous ces nombreux athlètes venus
concourir a Paris pendant dix jours, ce, en faisant le pari, franchement
réussi, de mettre en avant des danseurs et divers performeurs handicapés qui
nous livrèrent divers tableaux pour le moins stupéfiants. Du coup, bien moins
tape à l’œil que la cérémonie des JO, celle des Paralympiques, plus sobre, plus
touchante, aura réussi son but, c’est-à-dire, nous montrer que le handicap
n’est pas une tare, que l’on peut se dépasser malgré les coups du sorts et que
oui, incontestablement, ces hommes et ces femmes sont de véritables athlètes
dont les performances sont aussi notables que celles des athlètes dits valides.
Bien entendu, on sait parfaitement que les audiences ne furent pas les mêmes,
que les Jeux Olympiques, du haut de leur tour d’ivoire, continueront a régner
en maitre absolu sur le sport mondial, mais bon, quelque part, tous ces hommes
et ces femmes sont tout aussi méritants que les athlètes dits valides, quand
aux Jeux Paralympiques, comment ne pas reconnaitre que ces derniers sont, eux,
aussi dignes d’intérêt et qu’il serait dommage de ne pas leur accorder la place
qu’ils méritent !
Points
Positifs :
-
Une cérémonie d’ouverture nettement plus sobre que celle des Jeux Olympiques
mais qui gagne en sobriété, ce qui n’est pas plus mal. Glorifiant les athlètes
handicapés de la plus belle des manières, celle-ci s’est même avérée être
plutôt touchante. Chapeau bas au sieur Thomas Jolly qui nous a pondus là un
quasi-sans faute !
-
La performance des danseurs et des performeurs, pour une bonne partie,
handicapés, fut pour le moins stupéfiante, et je pèse mes mots.
-
Une fois de plus, le souhait de réalisé cette cérémonie en dehors d’un stade
fut une excellente idée et la Place de la Concorde, un lieu idéal.
-
Le défilé des athlètes, plutôt touchant.
-
Le retour de la Vasque Olympique dans le ciel de Paris.
Points
Négatifs :
-
Une programmation musicale moins spectaculaire que celle des JO et où il
manquait des grands noms. Plutôt dommage quand on y pense.
-
Christine and the Queens, je ne la supporte vraiment pas et ce n’est pas sa
performance d’hier soir qui m’aura fait changer d’avis, bien au
contraire !
-
Les gros problèmes de son au début de la cérémonie – est-ce que quelqu’un aura
entendu les paroles de la reprise d’Edith Piaf par Christine and the
Queens ?
-
Les discours, bien entendu mais c’est toujours un des gros points noirs de ce
genre de cérémonies.
Ma
note : 7,5/10
Cérémonie
d'Ouverture Jeux Olympiques Paris 2024
Pour
la première fois des Jeux Olympiques d’été, une cérémonie se déroulera hors
stade. Paris 2024 casse les codes de la compétition sportive en faisant entrer
le sport dans la ville, il en sera de même pour la cérémonie d’ouverture .La
ville deviendra le décor vivant d‘un moment d’exception, les différents
tableaux d’un spectacle total mettront en scène les monuments, ponts et
établissements culturels qui bordent la Seine. Inédit dans sa forme, le défilé
prendra place sur des embarcations dédiées aux délégations nationales, équipées
de caméra pour permettre aux téléspectateurs d’être au plus près des athlètes.
Naviguant d’est en ouest à travers Paris, les 10500 athlètes déambuleront au
milieu du terrain de jeu qui magnifiera leurs prestations pendant seize jours.
Le spectacle fluvial suivra le cours de la Seine, d’est en ouest sur 6km. Il
prendra départ du pont d’Austerlitz, devant le Jardin des Plantes, à 19h30
heure locale, contournera les deux îles parisiennes de l’île Saint Louis et de
la Cité, passera sous huit à dix ponts et passerelles, théâtre des spectacles
qui jalonneront le parcours. A bord de leurs embarcations, les athlètes
apercevront certains des sites officiels des Jeux tels que la place de la
Concorde, l’esplanade des Invalides, le Grand Palais, et enfin le pont d’Iéna
où la déambulation s’achèvera devant le Trocadéro et sa tribune officielle pour
un grand final entre protocole et spectacle.
Cérémonie d'Ouverture Jeux Olympiques Paris 2024
Mise
en scène : Thomas Jolly
Directeur
Musical : Victor Le Masne
Chorégraphe : Maud
Le Pladec
Directrice
Styliste et Costumes : Daphné Bürki
Musique : Lady
Gaga, Gojira, Marina Viotti, Aya Nakamura, Orchestre de la Garde Républicaine,
Alexandre Kantorow, Axelle Saint-Cirel, Philippe Katerine, Chœur de Radio
France, Marc Cerrone, Céline Dion
Genre : Cérémonie
Ouverture Jeux Olympiques
Pays
: France
Ville : Paris
Lieu : La
Seine et divers monuments parisiens
Date
: 26
juillet 2024
Durée : 240
mn
Mon
avis : Ce fut, sans aucune discussion possible,
un des grands événements de l’année 2024 si ce n’est, aux yeux de certains,
l’événement de l’année tout court, voir, pour les plus concernés, l’événement
de leur vie. J’exagère en affirmant cela ? En toute sincérité, au vu de
pas mal de discussions que j’avais put avoir au fil des mois précédents, de
divers témoignages et de bon nombre de déclarations de bon nombre de personnes,
connues ou non, force est de constater que Paris attendait avec une grande
impatience ces fameux Jeux Olympiques (pour la petite histoire, la dernière
fois que la capitale française avait accueilli les jeux d’été, c’était il y a de
cela un siècle, en 1924) ce qui, bien entendu, avait de quoi agacer pas mal de
monde, il faut le reconnaitre également. Plutôt impacté par l’événement en
raison de mon travail, je dois admettre que ceux-ci me laissèrent froid pendant
de longs mois, ce qui s’expliquait particulièrement en raison du fait que les
Jeux Olympiques et moi, en dehors de certaines épreuves cyclistes et surtout de
l’athlétisme, ce ne fut jamais ma tasse de thé et que, agacé par les nombreuses
contraintes que ceux-ci me procurèrent au sein de mes déplacements et de mon
travail, j’avais surtout hâte que ces derniers s’achèvent et que l’on puisse
passer à autre chose ! Cependant, malgré tout cela, j’avais eu la chance
d’avoir eu quelques places gratuites pour cette fameuse cérémonie d’ouverture
et, malgré mes réticences, je m’étais dit qu’il serait tout de même dommage de
passer a coté de ce qui était, tout de même, un sacré événement. Pourtant, je
n’y suis pas allé. Une folie me direz-vous ? Je ne suis pas tout à fait
sur car, à la fin juillet, étant rentrer plus ou moins malade de mes congés à
Tenerife, je n’étais pas vraiment emballer pour rester debout pendant des
heures et des heures et ne pas voir le spectacle dans son intégralité – car
oui, vu que celui-ci avait lieu dans divers lieux et que les athlètes
défilaient sur la Seine, il était évident que les spectateurs ne pouvaient pas
tout voir – et comme, histoire d’enfoncer le clou, un véritable déluge s’était
abattu sur la capitale française le jour de la cérémonie, franchement, qu’est
ce que j’avais bien fait d’avoir regarder celle-ci devant ma télé ! Mais
au fait, quid, donc, de cette fameuse cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques
d’été 2024 ? Tout d’abord, il faut savoir rendre à César ce qui lui
appartient et reconnaitre que le pari de réaliser celle-ci en dehors d’un stade
aura été remporté haut la main ! Certes, la météo n’aura absolument pas
été clémente et la pluie aura gâché une bonne partie de la fête – je n’ose
imaginer, vu mon aversion pour la pluie – quel aurait été mon état si je
m’étais déplacer à Paris. Cependant, malgré les averses pour ne pas dire le
déluge, force est de constater que, après coup, l’idée apparu comme étant
plutôt excellente et que cette cérémonie restera longtemps, très longtemps dans
les mémoires. De plus, il faut admettre que le début était plutôt bon et que
faisant suite a un petit film humoristique mettant en scène Zidane, les
premiers athlètes qui ont défilé sur la Seine, l’individu masqué qui faisait du
parcours sur les toits de Paris ainsi que les premières performances – Lady Gaga,
Gojira – annonçaient une cérémonie haute en couleur et qui avait tout pour
être, tout bonnement, exceptionnelle ! Hélas, mille fois hélas, nous étions
en France mes amis et, histoire d’enfoncer le clou, nous étions en 2024, dans
la France de Macron – qui, au demeurant, aura tiré une gueule monumentale tout
au long de la cérémonie – et donc, il fallait que tout soit superbement gâché.
La faute à qui ? Mais au wokisme triomphant et militant, bien
évidement ! Ainsi, que dire sur cette bande de travestis, de femmes a
barbes et autres individus courts vêtus (pour ne pas dire nus
comme Philippe Katerine, bleu pour l’occasion) qui non seulement ont
blasphémer allègrement La Cène de Léonard de Vinci – il est
toujours plus facile de se moquer des Chrétiens que d’une autre religion qu’il
est inutile de nommer et qui, accessoirement, est plus dangereuse – mais ont
ensuite livrer un spectacle que l’on peut qualifier sans peine de navrant et
ce, pendant plus de trois quarts d’heures ! Et là, comment dire, comment ne
pas être dubitatif devant cet étalage de mauvais gout soit disant progressif,
comment ne pas se dire que tout cela n’avait strictement rien a voir avec le
sport – ou alors, nous ne parlons pas du même sport – et que, comme par hasard,
tandis que certains musiciens, certaines performances furent véritablement
excellentes, cette bouse dura si longtemps que j’au presque envie d’abandonner
les frais en court de route ! Fort heureusement, après une interminable
attente, la cérémonie retomba sur des rails plus conventionnelles et nettement
plus intéressantes ce qui fit que la qualité remonta petit a petit – pas mal le
passage avec le cheval mécanique – avant de retomber un peu lors des
traditionnels discours auxquels on ne peut pas échapper. Mais bon, il était
temps, ensuite, d’avoir droit aux derniers relayeurs de la Flamme Olympique –
Zidane, Nadal, Serena Williams, Car Lewis, Marie-Jo Perec et bien d’autres –
avant l’apothéose final que fut cette formidable surprise lorsque, une fois la
flamme allumée, celle-ci s’éleva dans un ballon qui resta dans le ciel de Paris
pendant deux semaines ! Finit, vraiment finit ? Non, il manquait
Céline Dion pour conclure en beauté tout cela et je dois reconnaitre que même
si je ne suis pas fan de la chanteuse, sa performance alors qu’elle était
malade depuis quatre longues années aura été éblouissante ! Bref, un final
grandiose, tout un tas de bonnes voir de très bonnes idées, pas mal d’artistes
a la hauteur et de performances marquantes, quant au pari de faire le défilé
sur la Seine, ma foi, il fut plutôt réussi. Alors, une réussite absolue que
cette cérémonie d’ouverture ? Hélas, mille fois hélas, non, la faute a la
météo et cette pluie ininterrompue qui sera venue rappeler a l’arrogance des
organisateurs que des gradins couverts, cela se prévoit afin de pallier aux
impondérables mais aussi et surtout, a cette propagande wokiste du plus mauvais
effet qui n’avait nullement pas sa place ici et qui, de mon point de vu, aura
gâcher l’ensemble. Dommage, vraiment dommage car cette cérémonie aurait put
être exceptionnelle… mais bon, il faut se dire que nous vivons une bien triste
époque…
Points
Positifs :
-
Une cérémonie d’ouverture quasiment parfaite si l’on fait abstraction de
quelques gros défauts et qui, je pense ne pas me tromper, restera vraiment dans
l’Histoire Olympique de par son originalité et sa démesure.
-
Un pari fortement risquer de ne pas faire la cérémonie dans un stade et
d’utiliser la Seine et divers monuments parisiens pour celle-ci, pourtant,
après coup et malgré la météo, force est de constater que celui-ci est plus que
réussi alors que c’était loin d’être gagner d’avance !
-
Si l’on n’échappe pas à quelques fautes de gouts, dans l’ensemble, cette
cérémonie fourmilla de bonnes idées et certains passages furent pour le moins
excellents.
-
Pour ce qui est des divers artistes invités à se produire, force est de
constater que Lady Gaga livra une fort belle prestation, que Gojira fut une
belle surprise et que Céline Dion paracheva en beauté la cérémonie alors que
cela faisait quatre longues années qu’elle ne chantait pas.
-
La mise en avant de pas mal de grands noms du sport français et
internationaux : Zidane, Nadal, Serena Williams, Carl Lewis, Nadia
Comaneci, Marie-José Perec, Teddy Riner, etc.
-
Le mec masqué qui se la joue Assassins Creed tout au long de
la cérémonie.
-
Le cheval mécanique qui galopa sur la Seine.
-
La flamme qui s’élève dans le ciel de Paris et qui y resta pendant deux
semaines.
Points
Négatifs :
-
La propagande wokiste avec son défilé débile et son coté boite de nuit
ridicule : travestis, femmes a barbes, sexualité exacerbée. Tout cette
bouse n’avait pas sa place ici et, histoire d’enfoncer le clou, c’est le
passage le plus long de la cérémonie vu que celui-ci à durer environ trois
quarts d’heures – avec un ressentit de deux heures !
-
Ce fut une bonne idée de ne pas faire la cérémonie dans un stade mais la météo
n’aura pas été avec les organisateurs et cette pluie diluvienne en aura
refroidit plus d’un…
-
Les athlètes n’ont finalement pas été suffisamment mis en avant du coup.
-
Une cérémonie faite avant toute chose pour être vue à la télévision.
-
Philippe Katerine peint en bleu et tout nu !
-
On pouvait parfaitement se passer du trouple comme s’il n’y avait que ce genre
de modèles pour représenter l’amour.
-
Un peu limite Marie-Antoinette décapitée qui chante…
-
Les discours, bien entendu.
Ma
note : 7,5/10
Carnaval
de Nice 2023
Le
Carnaval de Nice est le plus grand carnaval de France et l'un des plus célèbres
du monde. Il se déroule chaque hiver à Nice, au mois de février pendant deux
semaines incluant trois week-ends, et attire plusieurs centaines de milliers de
spectateurs. Le carnaval est l'un des quatre plus grands carnavals au monde,
après ceux de Rio, Venise et La Nouvelle-Orléans. En 2023, le Carnaval fêtait
ses cent-cinquante ans et le thème était les Rois des Trésors du Monde.
Carnaval de Nice 2023
Organisateur : Office
du Tourisme Métropolitain de Nice
Conception
du spectacle : Divers
Conception
des chars : Divers
Conception
des costumes : Divers
Genre : Carnaval
Pays
: France
Ville : Nice
Lieu : Place
Masséna
Date
: 10
février 2023 – 26 février 2023
Durée : 90
mn
Mon
avis : Après une petite flopée de critiques, vous commencez peut-être à saisir que ma rubrique spectacles sera un véritable petit fourre tout où l’on
retrouvera, au fil du temps, des pièces de théâtre, bien entendu, mais aussi des concerts, comme
vous avez put le constater dans ma critique précédente qui, pour rappel, était
consacrée au concert
de Grand Corps Malade, mais aussi a des spectacles divers que ce soit
des expositions ou des événements festifs divers comme, par exemple, des
défilés de carnaval comme c’est le cas de cette critique. Et donc, comme vous
pouvez le constater, ici, c’est du Carnaval de Nice dont je vais vous parler
et, plus précisément, de l’édition 2023 auquel j’avais eu la chance d’assister il
y a de cela, donc, trois ans. Pour la petite histoire, cela fait quelques
années que je suis tombé amoureux de cette belle ville de Nice. L’ayant
découvert début 2021, en plein second confinement qui, pour rappel, était
nettement plus souple que le premier, Nice avec sa célèbre Promenade des
Anglais, sa vieille ville et sa ressemblance avec les villes italiennes est
depuis lors devenu un passage obligé, année après année, pour de cours congés
où je prends toujours autant de plaisir, au point même que j’ai déjà pensé à y
passer ma retraite. Une belle histoire d’amour, donc, dont le point d’orgue fut
ce mois de février 2023 où j’avais eu l’opportunité pour ne pas dire la chance
d’assister au Carnaval de Nice, un carnaval célèbre dans le monde entier et
qui, pour la petite histoire, fêtait cette année là son cent-cinquantième
anniversaire ! Une belle première surtout que si, quelques années
auparavant, j’avais visité Venise en plein carnaval, je dois reconnaitre que le
défilé de Nice, lui, ce fut tout de même quelque
chose d’inoubliable ! Naturellement, je pense ne pas me tromper en
affirmant que certains risquent de sourire devant mes propos, estimant que,
quelque part, je n’ai assister qu’a un simple défilé de chars colorés, aussi
spectaculaires furent-ils. Difficile de ne pas les contredire, certes,
cependant, vu que je n’avais jamais assister a un tel défilé, cela m’aura
probablement davantage marqué que si j’étais un vieil habitué de la chose. Et
puis, il faut savoir rendre à César ce qui lui appartient et reconnaitre que
ces chars, variés et spectaculaires, étaient non seulement réussis et m’ont
fait passer un très bon moment, ce, a un moment de ma vie qui, accessoirement,
d’un point de vu personnel, basculait vers quelques mois plutôt compliqués.
Bref, vous l’avez compris, j’ai été totalement conquis par ce fameux Carnaval
de Nice 2023 et, encore aujourd’hui, alors que presque une année s’est écoulés,
j’en garde toujours un très bon souvenir, n’ayant qu’une seule envie, avoir
l’opportunité, un jour, d’assister a une autre édition de ce carnaval
décidément magnifique…
Points
Positifs :
-
Je sais parfaitement que les premières fois laissent toujours un souvenir
impérissable, mais bon, d’un autre coté, comment ne pas reconnaitre que ce
défilé de chars du carnaval aura été un spectacle magnifique qui m’aura fait
passer un très bon moment !?
-
Le Carnaval de Nice est l’un des plus connus et des plus importants au monde et
cette cent-cinquantième édition l’aura démontrer de fort belle manière.
-
Des chars nombreux et variés, de nombreux danseurs, une ambiance superbe, bref,
une réussite totale à mes yeux.
-
Une organisation parfaite dans une ville qui, pour rappel, connu les affres du
terrorisme islamiste il y a quelques années.
Points
Négatifs :
-
Bien évidement, les habitués des carnavals où les niçois tempéreront peut-être
mes propos, habitués qu’ils sont de la chose…
Ma
note : 8/10
Grand
Corps Malade
Pour
clôturer sa tournée Zénith, Grand Corps Malade sera pour la
première fois en concert à l’Accor Arena de Paris mardi 20 décembre 2022 !
Entre une sélection de ses classiques, et les titres phares de son dernier
album Mesdames, entre morceaux intimistes et rythmiques
musclées/électro, le prochain concert de Grand Corps Malade s’annonce riche et
varié. Un album en hommage aux femmes, composé de 10 duos avec notamment
Véronique Sanson, Louane, Suzane, Camille Lellouche, Laura Smet, Julie &
Camille Berthollet mais aussi Manon, Amuse-Bouche et Alicia., Parce que
l’avenir appartient à celles qu’on aime trop. Avec trois musiciens dont
Mosimann (DJ et réalisateur de l’album Mesdames), Grand Corps
Malade nous emmène dans son univers engagé, parfois grave, parfois drôle…
toujours poétique.
Grand Corps Malade
Musicien : Grand
Corps Malade
Lieu
du concert : L’Accor Arena de Paris
Date
du concert : 20 décembre 2022
Heure
du concert : 20h00
Durée : 120
mn
Genre : Slam,
Rap, Pop Rock
Musiciens
:
Grand
Corps Malade, Mosimann, Feedback, Benoît Simon, Suzane, Leïla Bekhti, Ben
Mazué, Gaël Faye, Kimberose
Mon
avis : Sortons à présent un peu du monde
du théâtre pour un tout autre genre que je n’avais pas encore aborder, je veux,
bien entendu, parler de celui des concerts et, ma foi, cette critique
représente à elle toute seule un petit événement en soit puisque, au cours de
ma vie, on ne peut pas vraiment dire que j’ai eu souvent l’occasion d’assister
à des concerts, bien au contraire – pour la petite histoire, la dernière fois
que cela m’était arrivé, cela remontait à 2004 ! Une totale aberration, donc,
à mes yeux, mais bon, même si la chose est rare, autant la savourée comme il se
doit et donc, histoire de rentrer une bonne fois pour toutes dans le vif du
sujet, ce fut le mardi 20 décembre 2022 que j’ai eu l’opportunité de renouer un
peu avec la chose avec, vous l’avez compris, le concert de Grand Corps Malade
qui eut lieu à l’Accor Arena de Paris. Bon, je ne vais pas vous mentir, je ne
suis pas un grand connaisseur du sieur Fabien Marsaud : certes, je ne suis
pas non plus un néophyte absolu du slameur, loin de là et oui, incontestablement,
je le connais, de loin, depuis la parution de son premier opus, en 2006, mais
bon, de là a acheter un de ses albums, disons que c’est un pas que je n’ai
jamais franchis. A tord ? Probablement, oui, car bon, comment dire, s’il y
a bien, en France, depuis une bonne décennie, un artiste qui mérite amplement
le détour et qui sort de la norme, c’est bel et bien Grand Corps Malade :
que cela soit pour son style, identifiable entre mille, ses textes d’une
richesse peu commune ou ses albums qui, d’après les critiques ou les fans,
flirtent avec l’excellence, le slameur aura réussit la gageure de mettre tout
le monde d’accord sur son compte, y compris une grosse frange du public qui, a
priori, n’avait rien a voir avec son univers. D’ailleurs, cela s’est confirmé
de la plus belle des manières lors du concert de ce 20 décembre dernier :
des enfants, des personnes agés, des jeunes, des gens de ma génération.
Décidément, Grand Corps Malade ratisse large et ce, dans le sens noble du terme
ce qui, il faut le reconnaitre, n’est pas donné à tout le monde. Quoi qu’il en
soit, malgré l’éclectisme de son public, GCM aura sut, tout au long d’un
concert qui aura durer presque deux heures – entre les divers rappels et autres
remerciements – fédérer tout le monde et se le mettre dans la poche :
scénettes a priori incongrues au départ mais qui se sont avérées être une belle
réussite, humour plutôt bien trouvé, interaction avec le public, nombreux
invités, ma foi, il y en avait pour tous les gouts, y compris pour un presque
néophyte dans mon genre qui, je dois le reconnaitre, aura été conquis par le
spectacle et l’artiste. Fatalement, les fans du chanteur – slameur étant, selon
moi, un peu réducteur finalement – s’y seront mieux retrouvés que moi et les
nombreux titres proposés – une bonne partie de l’album Mesdames ainsi
que quelques chansons majeures du répertoire de l’artiste – auront finit de
ravir un public totalement acquis à sa cause – même mon épouse, d’ordinaire
calme, aura finit par être en transe, ce qui veut tout dire… Au final, ce
concert à l’Accor Arena de Paris, dernier de la tournée Zénith de Grand Corps
Malade, aura été l’apothéose attendue et restera, je le pense, comme un grand
moment pour les fans de GSM : sans temps morts, quasiment parfait de bout
en bout, il aura même réussit à conquérir un type comme moi, plus axé rock de
par mes gouts. Au point que je finisse, un jour ou l’autre, par découvrir sa
discographie ? Ma foi, pourquoi pas ? Mais bon, ceci, naturellement,
est une autre histoire…
Points
Positifs :
-
Même si je ne suis peut-être pas la personne la plus qualifiée vu mon peu
d’expérience de concerts, je pense tout de même ne pas me tromper en affirmant
que la performance de Grand Corps Malade à l’Accor Arena de Paris fut bonne,
excellente même ! Prenant de bout en bout, sans temps morts, voilà un
concert qui aura mérité le détour, surtout si vous êtes fan de l’artiste.
-
Si, naturellement, l’album Mesdames est omniprésent de par la
présence de nombreux titres, quelques chansons majeures du répertoire de Grand
Corps Malade étaient au rendez vous, pour le plus grand plaisir des fans.
-
Vu qu’il s’agissait de la dernière date de la tournée, je pense que nous avons
eu droit à une flopée d’invités et à un concert plus long qu’en temps normal,
ce qui n’est nullement un défaut, bien au contraire.
-
Grand Corps Malade fut accompagné par un très bon groupe, quand à la présence
de nombreux invités – Suzane, Leïla Bekhti, Ben Mazué, Gaël Faye, Kimberose –
disons que ce fut un plus.
-
L’interaction avec le public, l’humour. Bref, on ne s’est pas ennuyer une seule
seconde.
Points
Négatifs :
-
Une première partie navrante au possible avec un comique qui n’avait de comique
que le nom…
-
Dommage tout de même que je connaisse mal l’univers musical de Grand Corps
Malade car, du coup, j’ai moins été touché par le concert que la grosse
majorité du public qui était, naturellement, en terrain familier.
Ma
note : 8/10
Elephant
Man
Joseph
Merrick, alias Elephant man, naquit à Leicester en Angleterre en 1862. Avant
l'âge de deux ans, son corps commença de se déformer. Ses difformités
croissantes le firent chasser de partout et ne lui permirent pas de garder un
emploi. Admis un temps dans un hospice, il le quitta pour devenir phénomène de
foire sous le nom de l'Homme-éléphant. C'est dans ces circonstances qu'il fut
découvert par le chirurgien Frederick Treves, qui étudia son cas et organisa sa
prise en charge à l'hôpital de Londres grâce à une levée de fond caritative. Il
finit ses jours à 27 ans, de mort apparemment accidentelle. Histoire vraie
ayant accédé au rang de mythe, le cas de Merrick a de quoi fasciner. C'est un
conte cruel, qui a connu bien des avatars et dont la morale pourrait se résumer
ainsi : le monstre n'est jamais celui que l'on croit. La plus spectaculaire
difformité physique peut cacher un trésor d'humanité quand la conformité
apparente aux critères de la normalité recèle souvent une totale monstruosité
morale.
Elephant Man
Scénario : Bernard
Pomerance
Mise
en scène : David Bobee
Décors : Stéphane
Babi Aubret
Costumes : Aurélie
Lemaignen
Musique : Jean-Noël
Françoise
Genre : Tragédie
Titre
en vo : Elephant Man
Pays
d'origine : France
Langue
d'origine : français
Date
de sortie : 09 octobre 2019
Durée : 180
mn
Casting
:
JoeyStarr,
Béatrice Dalle, Christophe Grégoire, Michael Cohen, Clémence Ardoin, Gregori
Miège, Xio Yi Liu, Radouan Leflahi, Papythio Matoudidi, Luc Bruyère, Arnaud
Chéron
Mon
avis : Si, au tout début des années 90, alors
que j’achevais petit à petit ma scolarité, on m’avait dit que près de trente
ans plus tard, j’irais au théâtre voir une pièce où jouerait JoeyStarr, je
pense que j’aurai ri aux éclats. Et cela s'explique plutôt bien puisqu'il faut reconnaitre
que depuis la parution du fameux Authentik, qui, pour rappel, fut
le tout premier opus du mythique groupe de rap français, NTM, en une époque où
cette musique fut, pour moi, comme une bouffée d’air frais de par sa nouveauté,
à cet Elephant Man, notre brave Didier Morville en aura fait du
chemin et, quelque part, connu milles vies : chanteur qui lui apporta une
gloire méritée, quelques faits divers et autres excès, une vie de couple
parfois tumultueuse et même le cinéma. Du coup, même si la chose étonne, le
voir sur les planches n’est que la prolongation logique d’une carrière
impensable a ses débuts mais qui aura prouvé, de fort belle manière, que
JoeyStarr n’était pas que le fort en gueule de NTM. Qui plus est, le voir dans
une pièce avec Béatrice Dalle, autre déjantée célèbre du cinéma français et,
accessoirement, ancienne compagne du chanteur, apportait un plus indéniable a
la chose : après tout, les voir ensemble sur les planches, cela
promettait ! Pourtant, il y avait de quoi être dubitatif quand au choix de
la pièce, ce fameux Elephant Man qui, bien entendu, renvoyait
au superbe film de David Lynch : a la toute fin des années 70, un certain
David Bowie, alors en pleine période Berlinoise, s’y était essayé a Broadway,
connaissant un beau succès. Mais JoeyStarr !? Bon, à la rigueur, on
pouvait se dire qu’il avait plus le look de l’infortuné John Merrick que Bowie,
mais tout de même… Et puis, un spectacle de trois heures, quelques critiques
peu avenantes lues sur le net avant que j’aille voir la pièce ; mouais, il
y avait de quoi être méfiant… et pourtant… et pourtant, oui, mille fois,
cet Elephant Man du sieur Bernard Pomerance et mis en scène
par David Bobee est un pur régal ! Déjà, justement, par cette mise en
scène, particulière et moderne, qui est pour beaucoup pour la réussite de cette
pièce : sincèrement, que ce soient les décors, la musique, les vidéos ou
les diverses chorégraphies de la danseuse Xio Yi Liu, il n’y a rien à jeter.
Ensuite, les acteurs sont bons, tous et si l’on peut regretter quelques
dialogues et autres monologues un peu longuets par moments, dans l’ensemble, on
ne voit pas le temps passer… Mais au fait, quid, donc, du duo pour lequel se
sont déplacés les spectateurs ? Oui, quid, donc, de Béatrice Dalle et JoeyStarr ?
Franchement, la première est bonne, c’est un fait et même son coté halluciné
fonctionne à merveille, quand au second, que dire… eh ben, disons que JoeyStarr
est John Merrick, que ce rôle lui va a ravir, que son coté écorché crédibilise
encore plus la chose et que, ma foi, par le biais de cette pièce, l’ex-chanteur
de NTM nous a prouver, de fort belle manière, que le théâtre est fait pour
lui ! Bref, oublié les doutes, oublié les mauvaises critiques : Elephant
Man est une pièce superbe, une réussite indéniable et rien que pour
voir ses deux monstres sacrés, le jeu en vaut la chandelle… alors, si
l’occasion se présente, vous savez ce qu’il vous reste à faire !
Points
Positifs :
-
On est venu pour le couple mythique qu’est JoeyStarr et Béatrice Dalle et, ma
foi, force est de constater que l’on n’est nullement déçu par la performance de
ces deux là, surtout pour ce qui est du premier qui, ma foi, est tout sauf un
acteur à la base – alors, le théâtre, vous imaginez – et qui est parfait en
John Merrick.
-
Une mise en scène particulière, résolument moderne, avec quelques passages
dansés mais qui n’en reste pas moins excellente. Sincèrement, ce fut une belle
surprise.
-
Un casting qui brille particulièrement, ce, malgré la présence des deux têtes
d’affiches. Sincèrement, les autres acteurs sont pour beaucoup pour la réussite
de cette pièce.
-
Un petit apparté pour la danseuse, Xio Yi Liu : la danse moderne, ce n’est
pas ma tasse de thé, pourtant, je dois reconnaitre que sa performance dans
cette pièce est superbe.
Points
Négatifs :
-
On ne va pas occulter le fait que certains dialogues, souvent des monologues,
sont un peu longuets. Dommage car ces derniers viennent casser un peu le rythme
de la pièce.
Ma
note : 8/10
Passeport
Issa,
un jeune Érythréen, est laissé pour mort au camp de Calais, dans la jungle.
Survivant miraculeusement à ses blessures et à ses traumatismes, mais ayant
totalement perdu la mémoire, il ne peut se fier qu’à son passeport, seul
vestige de son passé. Aidé de deux compagnons d’infortune, Arun et Ali, il
devra affronter la machine administrative et ouvrir une à une les portes qui le
mèneront vers un titre de séjour. De l’autre côté de la barrière, Lucas, jeune
gendarme d’origine comorienne, adopté par un couple de calaisiens, croise la
route d’une jeune journaliste qui bousculera la personne qu’il croyait être. De
rencontre en rencontre, nos héros entameront un voyage vers leur identité.
Passeport
Scénario : Alexis
Michalik
Mise
en scène : Alexis Michalik, Clotilde Daniault
Décors : Juliette
Azzopardi, Arnaud de Segonzac
Costumes : Marion
Rebmann, Violaine de Maupeou
Musique : Sly
Johnson
Genre : Drame
Titre
en vo : Passeport
Pays
d'origine : France
Langue
d'origine : français
Date
de sortie : 10 janvier 2024
Durée : 90
mn
Casting
:
Christopher
Bayemi, Patrick Blandin, Jean-Louis Garçon, Kevin Razy, Fayçal Safi, Manda
Touré, Ysmahane Yaqini
Mon
avis : Depuis ce
matin, comme vous l’avez peut-être remarquer, j’ai eu l’occasion de vous
présenter un petit nombre de critiques théâtrales et, alors que je vais
aborder, par le biais de celle-ci, la toute dernière du sieur Alexis Michalik,
je me dois de revenir sur un fait qui, de mon point de vu, a une certaine
importance, c’est-à-dire, le constat, pour le moins logique, que la catégorie Spectacles ne
sera pas la plus fournie de ce blog. Cela est dut pour la simple et bonne
raison que, n’habitant pas Paris, je n’ai guère l’occasion d’aller au théâtre
ou assister a des concerts. Bien entendu, si, un jour, j’ai de la chance et que
je doive vivre dans la capitale, il en sera tout autrement et mes sorties
seront sans nul doute plus nombreuses, cependant, malgré le peu de critiques que
je peux vous proposer à ce jour, il faut tout de même souligner que celles-ci
ont toujours été plutôt élogieuses, dans l’ensemble, vis-à-vis des quelques
pièces que j’ai eu l’opportunité de voir. Mais bon, comme il est de coutume de
le dire, il y a toujours un début à tout et oui, mille fois oui, à présent, je
ne vais nullement être élogieux vis-à-vis de la pièce dont je vais vous parler.
A priori, cependant, je ne m’attendais pas le moins du monde a une telle
déception. Il faut dire qu’une pièce d’Alexis Michalik, grand nom du théâtre
français moderne, cela a de quoi mettre l’eau à la bouche. Ainsi, Le
Porteur d’Histoire, Le
Cercle des Illusionnistes,
Edmond et Les
Producteurs avaient été, à mes yeux, de superbes expériences
théâtrales et, grand naïf que j’étais, je ne voyais pas pourquoi il pourrait en
être autrement ?! Cependant, j’aurais dut me méfier, mieux me renseigner
sur le sujet de Passeport, dernière pièce en date du sieur
Michalik, probablement que j’y aurais réfléchis a deux fois avant de tenter l’expérience ?
Mais ce ne fut pas le cas, non, grand dadais que je suis, j’y suis allé, en
totale confiance… Et ce fut la débandade ! Bon, je m’explique : a
priori, je n’ai rien contre la thématique propre de cette pièce, après tout,
nous proposer une histoire sur le sort des migrants, sur ce qui les a pousser a
venir sur le continent européen, sur les grandes difficultés de leurs longs
voyages et sur les déconvenues qu’ils subissent à l’arriver, je n’ai rien
contre. Ce n’est certes pas un sujet qui me passionne – je ne vais pas vous
mentir – mais qui, bien traité, peut-être très intéressant, c’est un fait. Le
problème, hélas, avec Passeport, c’est que, plutôt que de nous
raconter une histoire et d’en rester là, Alexis Michalik tombe dans le
militantisme de gauche pur et dur, nous donnant de grandes leçons de morales sur
la culpabilité occidentale vis-à-vis du reste du monde tout en nous proposant
tout un tas de protagonistes tous plus stéréotypés les uns que les
autres : ainsi, le flic est forcément débile et violent, l’habitant de
Calais, raciste, les provinciaux en général, ma foi, ils ne brillent pas par
leur intelligence, quand à la France, eh bien, elle est coupable de tout,
c’est-à-dire, du colonialisme, du fait que les pays les plus pauvres n’offrent
aucun espoir a leur population, bref, de toute la misère du monde. Du coup, au
bout de dix minutes, j’avais déjà envie de me barrer, me demandant ce que je
faisais à un meeting de la France Insoumise et si je suis rester jusqu’au bout,
c’est parce que je ne souhaitais pas laisser ma femme seule – bon et puis, il
pleuvait et je me demandais ce que j’allais faire tout seul comme un con sous
la pluie – mais bon, vous l’avez compris, ce ne fut pas facile, pas le moins du
monde… Cela est pourtant dommage car, au-delà de ma franche déception et de ce
coté militantiste de gauche oh combien détestable, Passeport n’est
pas une mauvaise pièce : Alexis Michalik reste un excellent metteur en
scène et son savoir faire est indéniable, de même, tout n’est pas a jeter dans
cette histoire et si, effectivement, le personnage de la journaliste est à
gerber, il est difficile de ne pas être toucher par le sort de ce fameux Issa,
de ses difficultés, de son parcours… Ceci m’amène a penser que, comme je
l’avais souligné plus haut, mieux traité, cette pièce aurait put être très
bonne et, selon moi, il y avait matière à cela, hélas, lorsque l’on tombe dans
le militantisme idéologique pur et dur, cela ne fonctionne plus, au contraire,
cela énerve, surtout quand une salle quasiment totalement acquise a la cause,
se lève et applaudit a tout rompre avant de rentrer tranquillement chez eux,
sans le moindre regard pour celles et ceux qui, venus de l’autre bout du monde,
vivent dans la rue et viendront leur livrer leur repas du soir pour un salaire
de misère. Mais bon, se donner bonne conscience, c’est une autre chose,
réfléchir aux véritables problèmes, cela en est une autre…
Points
Positifs :
- Malgré le coté politisé de cette pièce,
franchement énervant, il faut reconnaitre qu’il est difficile de ne pas être
toucher par l’histoire qui nous est proposée ici et par ces migrants qui
viennent du bout du monde, qui ont traversé bien des épreuves pour se retrouver
dans une misère encore plus grande en Europe…
- S’il y a une chose que l’on ne peut enlever à
Alexis Michalik, c’est, bien entendu, son talent pour la mise en scène et son
savoir faire terriblement efficace. Ce n’est plus une surprise mais le bougre
est tout de même doué !
- La révélation finale, prévisible, n’en reste pas
moins excellente, il faut le reconnaitre.
- Les acteurs sont bons et font parfaitement le job,
c’est un constat que l’on ne peut nier.
- Décors minimalistes mais efficaces, usage
intéressant de la vidéo : la touche Michalik fonctionne a plein régime.
Points
Négatifs :
- Traiter de la problématique de l’immigration de
manière intelligente, c’est une chose, le faire avec militantisme de bas étage
et en donnant des leçons, cela devient problématique, or, c’est de cette
manière qu’Alexis Michalik nous propose ce Passeport et,
franchement, si cela convient parfaitement à un certain public totalement
acquis à ce genre d’idées, cela a de quoi énerver les autres…
- Les flics sont forcément idiots et violents, les
habitants de Calais de parfaits racistes quand aux provinciaux, en général,
bah, ils ne sont pas très intelligents, naturellement. N’oublions pas la France
– et l’Occident, en règle générale – coupable de tout et, surtout, de toute la
misère du monde. Ah, le coté donneur de leçons de la gauche bien pensante dans
toute sa gloire !
- Le personnage de la journaliste est détestable au
possible et, au demeurant, lors de sa grande tirade, elle affirme pas mal de
conneries…
- Aucune finesse dans cette histoire qui avait
pourtant un potentiel certain.
- L’impression d’être dans un meeting de la France
Insoumise !
- Le public bobo parisien, fatalement conquis, aura
longuement applaudit cette pièce, ce, avant de rentrer tranquillement chez soi,
sans le moindre regard envers les SDF qui survivent tant bien que mal dans la
rue, et puis, ayant la flemme de se faire a diner, ils commanderont
tranquillement un repas qui leur sera livrer par un migrant, épuiser par de
multiples livraisons pour un salaire de misère…
Ma
note : 5/10