Intégrale
Lovecraft – Récits Horrifiques
Ce
volume regroupe les vingt et un récits horrifiques, indépendants des cycles de
Providence, du mythe de Cthulhu ou encore des Contrées du Rêve, que Lovecraft
rédigea entre 1904 et 1933. En explorant de nombreuses facettes de l’horreur et
de l’effroi, souvent avec une pointe d’ironie, l’écrivain engendra parmi ses
textes les plus célèbres comme Par-delà le Mur du Sommeil, Je
suis d’Ailleurs ou encore La Peur qui Rôde et donna à
la littérature contemporaine cette part d’ombre si marquante. Nous y avons
joint les tout premiers écrits d’enfance de Lovecraft ainsi que ses récits
humoristiques et pastiches. Pour la première fois en France, l’intégrale de
l’œuvre de fiction de Lovecraft est publiée dans une traduction unifiée,
réalisée par David Camus, qui a consacré plus de dix ans à ce chantier. Cette
édition en sept tomes est complétée par un large choix d’essais, de
correspondances, de poésies et de textes révisés par l’écrivain, de cartes en
couleur, ainsi que d’études et de très nombreuses notes par les meilleurs
experts de l’œuvre.
Intégrale Lovecraft – Récits Horrifiques
Auteur
: H. P. Lovecraft
Type
d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première
Parution : 1904 – 1933
Edition
Poche : Relié – 25 novembre 2022
Titre en
vo : The
Shadow over Innsmouth
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : David
Camus
Editeur : Les
Éditions Mnémos
Nombre
de pages : 304
Liste
des Nouvelles :
La
Bête dans la Caverne
L’Alchimiste
La
Tombe
Par-delà
le Mur du Sommeil
La
Transition de Juan Romero
L’Arbre
Faits
concernant Feu Arthur Jermyn et sa Famille
Nyarlathotep
Le
Marais de la Lune
Je
Suis d’Ailleurs
La
Musique d’Erich Zann
Le
Molosse
La
Peur qui Rôde
Les
Rats dans les Murs
Horreur
à Red Hook
Lui
Dans
le Caveau
Air
Froid
Le
Peuple très Ancien
Le
Descendant
Le
Prêtre Maudit
Mon
avis : C’est avec cette cinquième
intégrale des Éditions Mnémos que j’achève, a présent, mes
critiques des différentes œuvres du maitre de l’horreur, je veux, bien entendu,
parler de Howard Phillips Lovecraft, écrivain maudit s’il en est et qui, pour
rappel, ne connu le succès qu’après sa mort, succès qui, au demeurant, ne s’est
pas démentit depuis, encore aujourd’hui. Ainsi, après Les
Contrées du Rêve qui, comme son nom l’indique, traitait des récits
écrits par l’auteur et qui se déroulaient dans un univers onirique et qui, pour la petite histoire, tenaient davantage du fantastique, Les
Montagnes Hallucinées qui nous faisait entrer de plein pied dans le
Mythe de Cthulhu pur et dur, ce, avec des récits d’exploration, puis L'Affaire
Charles Dexter Ward qui est le seul roman écrit par le sieur
Lovecraft, sans oublier, pour finir, Le
Cycle de Providence qui est, sans nul doute, le meilleur du lot,
en tous cas, le plus riche en nouvelles de qualité, abordons a présent le cas
de Récits Horrifiques, une intégrale qui nous propose une belle
petite flopée de nouvelles qui s’étalent, grosso modo, entre 1904 et 1933. Bon,
ici, il faut reconnaitre qu’il y a boire et a manger dans ce cinquième volet
des intégrales du sieur Lovecraft et que, qualitativement parlant, s’il y a bel
et bien de bonnes choses, certains récits sont nettement plus discutables, pour
ne pas dire très moyens. Bien entendu, les fans les plus ultras de l’auteur y
trouveront parfaitement leur compte, ne serais-ce que pour découvrir
l’intégralité des œuvres du maitre, y compris les plus obscures, cependant,
selon moi, la qualité n’en reste pas moindre vis-à-vis des ouvrages précédents.
Quoi qu’il en soit, malgré une présence pour le moins importante de nouvelles
moins abouties, il faut tout de même savoir rendre à César ce qui lui
appartient et reconnaitre que des nouvelles comme Par-delà le Mur du
Sommeil, La Musique d’Erich Zann, Les Rats dans les Murs et Air
Froid sont d’indéniables réussites et que, dans le lot, celles-ci ne
sont certes pas très nombreuses, force est de constater que le restant du
contenu n’est pas a jeter, loin de là. Malgré tout, cette cinquième intégrale
marque moins les esprits et est, selon moi, avant tout destinée aux fans
absolus du sieur Lovecraft, mais bon, d’un autre coté, si l’on apprécie cet
auteur, si l’on aime son univers oh combien original, peut-on véritablement se
passer de cet ouvrage ? Poser la question c’est, a mon avis, y répondre…
Points
Positifs :
-
Une compilation de plusieurs récits horrifiques qui ne sont pas tous aussi bons
que les plus belles créations du maitre mais qui n’en restent pas moins, dans
l’absolu, indispensables pour tout amateur digne de ce nom qui souhaiterait
découvrir l’intégralité de la création de l’inimitable Howard Phillips
Lovecraft.
-
Par-delà le Mur du Sommeil, La Musique d’Erich Zann, Les Rats dans les Murs et Air
Froid sont de très bonnes nouvelles qui méritent franchement le
détour, quand au reste du contenu de cet ouvrage, force est de constater que
tout n’est pas a jeter, loin de là !
- Air
Froid pour cet étrange médecin qui a besoin de vivre a de basses
températures et ce final parfaitement réussi !
-
La traduction de David Camus, plutôt bonne et qui rénove de fort belle manière
les écrits du maitre.
Points
Négatifs :
-
Incontestablement, nous avons certes droit à un florilège de nouvelles plutôt conséquent
dans cette cinquième intégrale mais celles-ci sont loin d’être les meilleures
écrites par le reclus de Providence, il faut le reconnaitre.
-
Qualitativement, il y a du bon, du moyen et du franchement bof également.
-
Une intégrale plutôt réservée aux fans les plus ultras de Lovecraft qui
souhaiteraient découvrir l’intégralité des créations du maitre.
- Si Par-delà
le Mur du Sommeil est une réussite absolue, je pense que cette
nouvelle aurait davantage eu sa place dans la première intégrale qui, pour
rappel, était consacrée aux récits se déroulant dans la Contrée du Rêve.
Ma
note : 7/10
Intégrale
Lovecraft – Le Cycle de Providence
Ce
tome regroupe l’ensemble des textes de Lovecraft se déroulant dans des endroits
aussi emblématiques que Dunwich, Innsmouth, Kingsport ou Arkham et son
université́ Miskatonic. Avec ces villes décrépites, ces paysages tourmentés et
leurs habitants reclus, leurs sinistres secrets familiaux, leurs horreurs
innommables, l’écrivain dessine un monde en soi, une Nouvelle-Angleterre
fantasmée, ce fameux Pays de Lovecraft dont le souvenir nous hante à jamais.
Pour la première fois en France, l’intégrale de l’œuvre de fiction de Lovecraft
est publiée dans une traduction unifiée, réalisée par David Camus, qui a
consacré plus de dix ans à ce chantier. Cette édition en sept tomes est
complétée par un large choix d’essais, de correspondances, de poésies et de
textes révisés par l’écrivain, de cartes en couleur, ainsi que d’études et de
très nombreuses notes par les meilleurs experts de l’œuvre.
Intégrale Lovecraft – Le Cycle de Providence
Auteur
: H. P. Lovecraft
Type
d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première
Parution : 1923 – 1935
Edition
Poche : 23 septembre 2022
Titre en
vo : The
Shadow over Innsmouth
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : David
Camus
Editeur : Les
Éditions Mnémos
Nombre
de pages : 468
Liste
des Nouvelles :
La
Rue
Le
Terrible Vieillard
De
l’Au-Delà
L’Image
dans la Maison
Herbert
West – Réanimateur
L’Innommable
Le
Festival
La
Maison Abandonnée
Le
Modèle de Pickman
La
Couleur Tombée du Ciel
L’Abomination
de Dunwich
Celui
qui Chuchotait dans les Ténèbres
Le
Cauchemar d’Innsmouth
La
Maison de la Sorcière
Le
Monstre sur le Seuil
Celui
qui Hantait les Ténèbres
Mon
avis : Pour rappel, Les
Contrées du Rêve, premier volet des intégrales consacrées a
l’inimitable Howard Phillips Lovecraft, était consacré aux différentes
nouvelles écrites par l’auteur qui se déroulaient, comme son nom l’indique,
dans ces fameuses contrées du rêve où onirisme et Fantasy se mêlaient
allègrement. Dans Les
Montagnes Hallucinées, second volet des intégrales, nous entrions enfin
de plein pied dans le Mythe de Cthulhu a proprement parler, et ce, avec des récits
qui mettaient avant toute chose l’accent sur l’exploration pure et dure. Pour finir, dans L'Affaire
Charles Dexter Ward, nous avions eu droit à un roman a part entière où
un jeune homme fasciné par son ancêtre, était tout bonnement remplacé par ce
dernier. Trois intégrales, donc, qui avaient de quoi ravir les amateurs du sieur Lovecraft et je pense ne pas me tromper en affirmant que Le Cycle de
Providence, qui nous préoccupe à présent, est dans la même lignée et nous
propose moult nouvelles dont certaines peuvent être qualifiées sans peine de
chef d’œuvre ! Il faut dire que si le contenu est pour le moins imposant
dans cette quatrième intégrale, si bon nombre de nouvelles proposées ici sont
de qualité, deux d’entre elles sont de véritables merveilles qui font parties,
incontestablement, des toutes meilleurs du sieur Lovecraft : La
Couleur Tombée du Ciel et Celui qui Chuchotait dans les
Ténèbres, deux œuvres plus récentes du maitre, deux œuvres qui marquent
véritablement les esprits, deux œuvres plutôt longues, fort bien écrites et
qui, toutes deux, dans des styles différents, nous entrainent très loin dans
l’horreur et qui nous rappellent que nous autres, pauvres humains, ne sommes
décidément pas grand-chose devant l’immensité de l’univers et ce qui, parfois,
nous rend visite. A ces deux petits bijoux de l’horreur, il y a aussi quelques
réussites incontestables comme Le Modèle de Pickman, L’Abomination de
Dunwich, Le Cauchemar d’Innsmouth, Le Monstre sur le Seuil et La
Maison de la Sorcière ainsi qu’une nouvelle un poil plus longue et qui
sort des sentiers battus, Herbert West – Réanimateur. Bref, vous
l’avez compris, nous avons donc, dans cette quatrième intégrale, un fort beau
florilège de certaines des plus belles réussites de Howard Phillips
Lovecraft, un énième ouvrage indispensable, bien évidement, pour tout fan du
maitre digne de ce nom !
Points
Positifs :
-
Une excellente compilation de moult récits horrifiques parmi les plus réussis
de l’auteur et qui brillent particulièrement par leur variété et leur
originalité. Ici, nous nageons en plein mythe Lovecraftien, ce qui a de quoi
ravir grandement les fans du reclus de Providence !
- La
Couleur Tombée du Ciel, Celui qui Chuchotait dans les Ténèbres, Le
Modèle de Pickman, L’Abomination de Dunwich, Le Cauchemar d’Innsmouth, Le
Monstre sur le Seuil, La Maison de la Sorcière et Herbert
West – Réanimateur sont tout bonnement des incontournables absolus.
-
Deux des meilleures nouvelles de Lovecraft selon moi sont présentes
ici : La Couleur Tombée du Ciel et Celui qui
Chuchotait dans les Ténèbres, deux œuvres plus matures et où l’on retrouve
un Lovecraft à son sommet.
- La
Couleur Tombée du Ciel, justement, est un pur bijou Lovecraftien : un
accident peu banal, une météorite qui tombe près d’une ferme dans un quelconque
trou perdu, des événements singuliers commencent, petit à petit, à survenir,
puis, quand survient l’horreur, il est bien évidement trop tard et les
protagonistes ne peuvent s’en sortir indemnes. Et dire que tout était parti
d’une simple couleur grisâtre…
- La
Maison de la Sorcière, sans nul doute une des nouvelles du maitre qui
m’avait le plus étonné la première fois que je l’avais lu : cette chambre
aux angles singuliers, ces calculs mathématiques qui permettent de voyager dans
l’espace et puis cette fameuse sorcière et son familier, ce rat au visage
humain… Un pur régal !
- Le
Cauchemar d'Innsmouth qui est l’une des nouvelles les plus connues de
Lovecraft, est le point d’orgue de cet ouvrage. Un récit diaboliquement
efficace, captivant et puis, cette ville d’Innsmouth, ses habitants inquiétants
et aux yeux globuleux, sans oublier, bien entendu, ce final inattendu.
-
La traduction de David Camus, plutôt bonne et qui rénove de fort belle manière
les écrits du maitre.
Points
Négatifs :
-
Si L’Abomination de Dunwich est un incontournable absolu de
Lovecraft, j’ai toujours trouvé sa conclusion un peu stupide : Wilbur
Whateley qui est tué par un chien, franchement, ce n’est pas terrible…
-
Comme c’est souvent le cas dans les recueils de nouvelles – et dans le cas de
Lovecraft, il est difficile de faire autrement pour ce qui est des publications
– l’excellent côtoie le moyen, et justement, Celui qui hantait les
Ténèbres, sans être mauvais, fait indéniablement partie de la seconde
catégorie.
Ma
note : 8,5/10
Intégrale
Lovecraft – L'Affaire Charles Dexter Ward
Charles
Ward est un jeune étudiant passionné d’histoire et de généalogie. Au fil de ses
recherches, il découvre qu’il est le descendant du sorcier Joseph Curwen,
disparu depuis cent cinquante ans. Pour Charles et ses proches, cette
découverte marque le début du chemin vers les affres de la folie, quand
sorcellerie, vampirisme et torture émergent des vieilles correspondances
retrouvées. Mais le passé est-il vraiment révolu et les morts trépassés ? Œuvre
phare de Lovecraft, L’Affaire Charles Dexter Ward est son
unique roman. Ce texte intrigant, effrayant, étouffant, nous conte la folie
d’un homme qui perd peu à peu pied face aux révélations troublantes concernant
son ancêtre. Pour la première fois en France, l’intégrale de l’œuvre de fiction
de Lovecraft est publiée dans une traduction unifiée, réalisée par David Camus,
qui a consacré dix ans à ce chantier. Cette édition en sept tomes est complétée
d’un large choix d’essais, de correspondances, de poésies et de textes révisés
par l’écrivain, de cartes en couleur, ainsi que d’études et de très nombreuses
notes par les meilleurs experts de l’œuvre.
Intégrale Lovecraft – L'Affaire Charles Dexter Ward
Auteur
: H. P. Lovecraft
Type
d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première
Parution : 20 mai 1941
Edition
Poche : 20 mai 2022
Titre en
vo : The
Case of Charles Dexter Ward
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : David
Camus
Editeur : Les
Éditions Mnémos
Nombre
de pages : 160
Mon
avis : Après vous avoir proposé les
critiques des deux premiers volets des intégrales consacrées au grand Howard Phillips Lovecraft, c’est-à-dire, Les
Contrées du Rêve qui nous proposaient l’intégralité des nouvelles
oniriques et fantastiques du reclus de Providence puis Les
Montagnes Hallucinées, première incursion dans le Mythe de Cthulhu et
qui nous présentait, principalement, des récits d’explorations qui plaçaient
l’humain face a des entités indicibles venus du fond des âges et des
profondeurs de l’espace, abordons à présent une des œuvres majeures du sieur
Lovecraft, L’Affaire Charles Dexter Ward. Tout d’abord, il faut
savoir que celle-ci est l’une des plus connues de la production du maitre ou,
du moins, en tous cas, sa plus longue, celle-ci pouvant être qualifiée de
longue nouvelle ou de très court roman, c’est selon les avis. Alors certes,
ici, pas de Grands Anciens et autres Dieux Extérieurs ni même de races
extraterrestres comme La Grande Race, cependant, le récit, axé sur les
recherches d’un jeune homme féru d’histoire, n’en reste pas moins en parfaite
adéquation avec le reste de la production du maitre : quelques subtiles
références sont faites a d’autres nouvelles, sorcellerie et nécromancie sont a
l’œuvre et, bien entendu, on a droit a quelques horreurs insondables sans
oublier que le héros – Charles Ward – finit mal, comme tout bon personnage
Lovecraftien. Mais le meilleur, dans cette intrigue, c’est bien évidement cet
inquiétant ancêtre, ce sombre et charismatique Joseph Curwen, une espèce de
pseudo alchimiste nécromancien de son état. Un individu qui va, par delà les siècles,
rapidement fasciner notre jeune héros au point même que celui-ci, obnubilé par
celui-ci et ses recherches va inquiéter de plus en plus ses proches. Bien
évidement, je ne dévoilerai nullement le déroulement de l’intrigue, me
contentant de préciser que celle-ci est composée en trois parties : une
première qui nous éclaire sur la vie de Curwen, une seconde sur celle de
Charles Dexter Ward et, pour finir, une troisième où le médecin de famille
résous l’énigme, aussi indicible soit-elle. L’histoire, en elle-même, est
bonne, excellente même, cependant, Lovecraft, plus habitué à des textes plus
courts, a un peu de mal à maitriser sa narration et se perd un peu par moments
dans une foule de détails par moments inutiles. Ceux-ci nuisent un peu a
l’ensemble mais cela n’empêche pas cette Affaire Charles Dexter Ward d’être
un incontournable du genre : de par son ambiance, son intrigue et pour ces
hommes qui traversent les siècles, trompent la mort et commercent avec des
forces d’un autre monde. Bref, un incontournable de Howard Phillips Lovecraft,
indispensable, bien évidement, pour tout fan du maitre !
Points
Positifs :
-
Une des œuvres les plus connues de Lovecraft, même si ce n’est pas la
meilleure. Il faut dire que le postulat de départ est excellent et que même si
on comprend rapidement que le héros a été remplacé par son ancêtre, c’est un
vrai régal que de suivre tout le cheminement, jusqu’à une conclusion, elle,
proche de la perfection.
-
Charles Dexter Ward, jeune homme obnubilé par un de ses ancêtres, ce qui
causera sa perte, Joseph Curwen, nécromancien et alchimiste charismatique et
inquiétant. Bref, deux personnages qui marquent les esprits !
-
Cette idée que des hommes sont capables de traverser les époques, trompant la
mort s’il le faut et que, qui plus est, usent et abusent de leurs pouvoirs pour
ramener a la vie des décédés afin d’apprendre leurs connaissances et un pur
coup de génie de Lovecraft !
-
Une longue nouvelle ou un court roman ? En tous cas, dans L’Affaire
Charles Dexter Ward Lovecraft développe davantage son récit, s’attarde
sur des détails, donne un peu plus de consistance a ses protagonistes et ce
changement est plutôt appréciable.
-
Le style habituel de l’auteur qui ravira, bien évidement, les amateurs du
reclus de Providence.
-
La traduction de David Camus, plutôt bonne et qui rénove de fort belle manière
les écrits du maitre.
Points
Négatifs :
-
Si l’on peut louer le fait que dans L’Affaire Charles Dexter Ward,
Lovecraft ait souhaité nous offrir un récit qui tenait davantage du roman fait
de cette force une… faiblesse par moments. Ainsi, les deux premières parties
usent et abusent de détails sans grand intérêts, l’auteur n’étant visiblement
pas habituer à des formats aussi longs. Cela est dommage car, du coup, par
moments, la lecture est un peu pénible.
-
Dommage que l’on comprenne rapidement que le héros n’est pas fou mais qu’il a
été remplacé par son ancêtre. Davantage de suspens n’aurait pas été une
mauvaise idée.
Ma
note : 7,5/10
Intégrale
Lovecraft – Les Montagnes Hallucinées
Avec
ce tome, découvrez les racines tentaculaires du Mythe de Cthulhu. En quelques
nouvelles et romans courts plus marquants les uns que les autres, H.P.
Lovecraft dévoile une mythologie horrifique planétaire qui met en jeu, entre
autres, les sombres manigances de Cthulhu, la déité monstrueuse endormie,
rêvant à la destruction de l’humanité. Pour la première fois en France,
l’intégrale de l’œuvre de fiction de Lovecraft est publiée dans une traduction
unifiée, réalisée par David Camus, qui a consacré dix ans à ce chantier. Cette
édition en sept tomes est complétée d’un large choix d’essais, de
correspondances, de poésies et de textes révisés par l’écrivain, de cartes en
couleur, ainsi que d’études et de très nombreuses notes par les meilleurs
experts de l’œuvre.
Intégrale Lovecraft – Les Montagnes Hallucinées
Auteur
: H. P. Lovecraft
Type
d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première
Parution : février, mars et avril 1936
Edition
Poche : 18 mars 2022
Titre en
vo : At
the Mountains of Madness
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : David
Camus
Editeur : Les
Éditions Mnémos
Nombre
de pages : 288
Liste
des Nouvelles :
Dagon
Souvenir
Le
Temple
La
Cité Sans Nom
Prisonnier
des Pharaons
L’Appel
de Cthulhu
Les
Montagnes Hallucinées
Dans
L’Abîme Du Temps
Mon
avis : Après vous avoir parlé, dans ma
critique précédente, de la première intégrale des Éditions Mnémos consacrée
a l’inimitable Howard Phillips Lovecraft, Les
Contrées du Rêve, qui, comme son nom l’indique, était consacré aux
nouvelles du maitre qui tenaient davantage de la Fantasy que de l’Horreur pure
et dure, il est grand temps, à présent, d’aborder le cas du type de nouvelles
qui a permis au reclus de Providence de glaner une place importante dans
l’histoire de la littérature, même si de façon posthume, je veux, bien entendu,
parler des récits qui abordaient, de prêt ou de loin, le célèbre et indicible
Mythe de Cthulhu. Bon, une fois de plus, il faut reconnaitre que, parmi le
contenu proposé par ces intégrales, il y a un peu de tout, c’est-à-dire que
l’on y retrouve des nouvelles sympathiques mais loin d’être indispensables
comme Dagon ou Prisonnier des Pharaons, d’autres
qui marquent les esprits comme L’Appel de Cthulhu mais qui ne
sont pas aussi exceptionnelles qu’on aurait put le penser de prime abord, sans
oublier, surtout, deux chefs d’œuvres absolus que sont Les Montagnes
Hallucinées, qui donne son titre a cet ouvrage et le magnifique et
indicible Dans l’Abîme du Temps. Et c’est justement ces deux
nouvelles qui méritent franchement le détour tant, encore aujourd’hui et
presque neuf décennies plus tard, ces dernières n’ont rien perdu de leur
intensité. Bon, déjà, il faut savoir que ces deux œuvres sont de très
longues nouvelles, presque des romans et que, comme je l’ai souligné, celles-ci
font partie des toutes meilleures du maitre. Il faut dire qu’entre Les
Montagnes Hallucinées – véritable bijou fantastique où des
explorateurs de l’Antarctique découvrent une ancienne cité vieille de plusieurs
milliards d’années et une race extraterrestre qui l’est tout autant – et Dans
l’Abîme du Temps – formidable récit qui aborde la thématique du voyage
dans le temps et, là aussi, d’une civilisation alien antédiluvienne – le
lecteur a affaire a ce que Lovecraft a fait de mieux, ou presque. Ainsi, entre
la Grande Race de Yith, les Anciens, les Shoggoths mais aussi toutes ces
descriptions fabuleuses et inquiétantes de ces cités cyclopéennes d’un autre
âge sans oublier cette histoire de la Terre qui est totalement a refaire, le
lecteur, tels les héros de ces nouvelles, est complètement balloté dans une
mythologie et une horreur qui ne le laissera pas indifférent. Alors, si vous
êtes fans de Lovecraft, ces deux œuvres font partie tout naturellement des
meilleures écrites par l’auteur et vous y prendrez grand plaisir a leur
lecture, et si vous êtes un parfait néophyte, ma foi, pourquoi ne pas commencer
par celles-ci, le jeu en vaudra sans aucun doute la chandelle. Quand au reste
du contenu de cette seconde intégrale des œuvres de Howard Phillips
Lovecraft, reconnaissons que celui-ci est moins somptueux, l’exemple le plus
flagrant étant, en quelque sorte, L’Appel de Cthulhu : eh oui,
cette nouvelle est loin d’être la meilleure du reclus de Providence, bien au
contraire. Quoi qu’il en soit, avec ses forces et ses faiblesses, cette seconde
intégrale de Lovecraft n’en reste pas moins comme étant un indispensable
absolu pour tout fan digne de ce nom de l’auteur : avec cet ouvrage, nous
entrons enfin de plein pied dans le mythe Lovecraftien pur et dur et avec ces
deux chefs d’œuvres que sont Les Montagnes Hallucinées et Dans
l’Abîme du Temps, force est de constater qu’il y a de quoi passer un très
bon, que dis-je, un excellent moment de lecture !
Points
Positifs :
-
Une excellente compilation consacrée, particulièrement, aux récits
d’exploration de l’auteur et qui nous permettent de découvrir d’anciennes
civilisations disparues, moult créatures indicibles ainsi que bon nombre de
divinités extraterrestres venu des profondeurs de l’espace. Bref, dans cette
seconde intégrale, nous entrons de plein pied dans le mythe Lovecraftien pur et
dur !
- Dans
L’Abîme du Temps est peut-être une des toutes meilleures nouvelles de
Lovecraft si ce n’est, a mes yeux, ma préférée : ainsi, cette histoire où
une ancienne race extraterrestre, vivant sur Terre au Carbonifère, aurait le
pouvoir de voyager dans le temps et dans l’espace afin de s’incarner dans les
corps d’autres créatures, tout cela afin de parfaire leur connaissance est tout
simplement fascinant. Et puis, il y a le récit en lui-même avec ce protagoniste
principal qui ne sait jamais si tout cela n’est qu’un rêve ou la réalité…
- Les
Montagnes Hallucinées est également un autre chef d’œuvre de
Lovecraft : l’Antarctique, une expédition scientifique trouve des ruines
antédiluviennes, des corps de créatures totalement inconnues et… c’est le
drame ! Mille fois imitées, jamais égalé, cette nouvelle aura même
fortement inspiré un certain… Prometheus !
-
La Grande Race de Yith, les Anciens, les Shoggoths, les créatures innommables
en forme de Polypes… Les amateurs du mythe auront de quoi faire.
-
Ces magnifiques descriptions de ces citées cyclopéennes et immémoriales.
-
Si L’Appel de Cthulhu n’est pas la meilleure nouvelle de
Lovecraft, force est de constater qu’elle aura accouché de sa créature la plus
emblématique !
-
Si les autres nouvelles qui composent cet ouvrage sont inférieures – et de loin
– elles n’en restent pas moins assez bonnes dans l’ensemble et méritent, elles
aussi, que l’on s’y attarde.
-
La traduction de David Camus, plutôt bonne et qui rénove de fort belle manière
les écrits du maitre.
Points
Négatifs :
-
La première fois que l’on lit L’Appel de Cthulhu on est un peu
déçu si on le compare à d’autres œuvres de Lovecraft, largement supérieures…
-
Il faut reconnaitre que l’intégralité du contenu de cette seconde intégrale ne
se vaut pas et que si Les Montagnes Hallucinées et Dans
l’Abîme du Temps sont de purs chefs d’œuvres, ce n’est pas le cas de
toutes les nouvelles présentes ici.
Ma
note : 8/10
Intégrale
Lovecraft – Les Contrées du Rêve
Parallèlement
à ses textes regroupés par la suite sous l’intitulé du Mythe de Cthulhu, H.P.
Lovecraft a créé tout un univers onirique, une contrée sauvage et magique.
Découvrant ses démons et ses beautés, ses cités aux merveilleuses flèches d’or,
ses falaises d’onyx ou ses mers crépusculaires, Randolph Carter, le double
littéraire de l’auteur, poursuit une quête sans fin, celle de Kadath
l’inconnue. Pour la première fois en France, l’intégrale de l’œuvre de fiction
de Lovecraft est publiée dans une traduction unifiée, réalisée par David Camus,
qui a consacré dix ans à ce chantier. Cette édition en sept tomes est complétée
d’un large choix d’essais, de correspondances, de poésies et de textes révisés
par l’écrivain, de cartes en couleurs, ainsi que d’études et de très nombreuses
notes par les meilleurs experts de l’œuvre.
Intégrale Lovecraft – Les Contrées du Rêve
Auteur
: H. P. Lovecraft
Type
d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première
Parution : 1918 – 1932
Edition
Poche : 21 janvier 2022
Titre en
vo : The
Dreamlands
Pays
d’origine : Etats-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : David
Camus
Editeur : Les
Éditions Mnémos
Nombre
de pages : 288
Liste
des Nouvelles :
La
Quête d’Iranon
Polaris
La
Malédiction qui s’abattit sur Sarnath
Hypnos
L’Étrange
Maison Haute dans la Brume
Le
Bateau Blanc
Celephaïs
Ex
Oblivione
Ce
qu’apporte la Lune
Le
Livre
Les
Chats d’Ulthar
Les
Autres Dieux
Le
Témoignage de Randolph Carter
La
Quête Onirique de Kadath l’Inconnue
La
Clé d’Argent
À
Travers les Portes de la Clé d’Argent
Azathoth
Mon
avis : Il est difficile de ne pas
reconnaitre que Howard Phillips Lovecraft restera a jamais comme étant un des
plus grands auteurs du vingtième siècle, du moins, pour ce qui est du
fantastique et de l’horreur, car bon, comment dire, encore de nos jours, plus
de quatre vingt ans après sa mort, nombreux sont ceux qui ne jurent que par
lui, nombreux sont ceux qui connaissent sous le bout du doigt les œuvres de
l’auteur, et, bien entendu, nombreux sont ceux pour qui des noms comme, bien entendu, Le
Necronomicon, mais aussi le fameux Cthulhu voir Nyarlathotep sont a ranger au panthéon des plus belles
créations du fantastique et je pense ne pas exagérer le moins du monde en affirmant cela. Car Lovecraft, malgré sa mort précoce et le fait
qu’il ne connut pas le succès de son vivant, laissa un héritage monumental qui
inspira bien d’autres auteurs par la suite, sans oublier, bien entendu, toute
une partie de la culture populaire, même si certains n’ont jamais entendu
parler du reclus de Providence. Bref, un auteur majeur auquel, enfin, je
m’attaque sur ce blog et ce, en m’intéressant aux intégrales publiées récemment
par les Éditions Mnémos et qui, par le biais d’une traduction
impeccable du sieur David Camus, reviennent de la plus belle des manières
sur l’œuvre d’un auteur que l’on peut qualifier sans exagération aucune de
grandiose ! Ceci étant dit, certains pourront trouver pour le moins
singulier que la toute première intégrale soit consacrée aux récits oniriques
du reclus de Providence plutôt qu’a ses œuvres horrifiques et qui mettent
particulièrement en scène le mythe de Cthulhu, c’est-à-dire, si l’on doit être
tout à fait franc, les diverses nouvelles qui ont fait connaitre Lovecraft,
même si ce fut d’une manière posthume. Pourtant, cela s’explique
particulièrement en raison du fait que, avant de s’attaquer à des récits où
l’indicible était la marque de fabrique de ces derniers, l’auteur nous avait
proposé moult nouvelles plus oniriques et qui, pour la plupart, se déroulaient
dans les fameuses Contrées du Rêve. Ainsi, dans cette première intégrale, nous
avons droit à dix-sept nouvelles qui nous entrainent, pour la plupart, dans un
univers moins connu de l’auteur mais qui n’en reste pas moins intéressant
surtout que, à bien y regarder, les éléments du mythe sont déjà en places, ici
et là. Naturellement, parmi toutes les nouvelles proposées, il y en a une qui
se démarque, La Quête Onirique de Kadath l'Inconnue qui, dans
sa narration et son contenu, tient bel et bien plus du récit de Fantasy. Déjà,
le contexte de cette très longue nouvelle : le monde du rêve où le héros,
Randolph Carter, rêveur expérimenté, part en quête de cette fameuse Kadath, la
cité où nul mortel n’a jamais mis les pieds, protégée qu’elle est par des dieux
aux pouvoirs indicibles. Du coup, malgré des qualités indéniables (les diverses
citées traversées, certains lieux, les nombreuses créatures qui jalonneront la
route de Carter, alliées ou ennemis), ce récit risque de perturber bon nombre
de lecteurs de Lovecraft. Au point de ne pas apprécier ? Pour certains, sans
nul doute, mais quoi qu’il en soit, il est clair que tout cela est plutôt
déstabilisant. Cependant, cette Contrée du Rêve n’en possède pas moins un
certain charme et oui, a la lecture, on aurait presque envie de la parcourir,
de découvrir ses mystères et faire face a ses dangers mortels. Bref, vous
l’avez compris, malgré son étrangeté et son coté qui tient davantage de la
Fantasy que de l’Horreur pure et dure, cette première intégrale consacrée au
reclus de Providence s’avère être indispensable pour tout amateur de Lovecraft
digne de ce nom : originale, fascinante, emprunte d’un onirisme
particulier, voilà une entrée en matière pour le moins innatendu mais qui
s’avère indispensable pour celles et ceux qui souhaiteraient découvrir
l’ensemble de l’univers littéraire proposé par Howard Phillips Lovecraft…
Points
Positifs :
-
Une excellente compilation consacrée au Cycle du Rêve avec
l’intégralité des nouvelles qui le composent, ce qui ravira les fans les plus
ultras de Lovecraft.
- Incursion
de Lovecraft dans un univers de semi-Fantasy, La Quête Onirique de
Kadath l’Inconnue, point d’orgue incontestable de cet ouvrage, a pour
elle de se démarquer nettement du reste de la nombreuse production de l’auteur.
- La
Quête Onirique de Kadath l'Inconnue, L'Étrange Maison Haute dans la
Brume, Les Chats d'Ulthar, Le Bateau Blanc, Les Autres
Dieux, La Malédiction qui s'abattit sur Sarnath… il y a tout de
même d’excellentes nouvelles dans ce recueil !
-
Citées merveilleuses, paysages dantesques, créatures variées et incroyables, on
va en voir du pays dans cette première intégrale…
-
Ah, les sympathiques Chats d’Ulthar !
-
La traduction de David Camus, plutôt bonne et qui rénove de fort belle manière
les écrits du maitre.
Points
Négatifs :
-
Les fans absolus du Mythe de Cthulhu risquent de tiquer devant
un ouvrage uniquement consacré au Cycle du Rêve – mais bon,
Lovecraft, ce n’était pas uniquement de l’horreur, quoi qu’on en pense…
- Que
l’on veuille ou pas, même si La Quête Onirique de Kadath l'Inconnue est
la nouvelle la plus marquante de cette intégrale, il faut reconnaitre que le
récit est par moments un peu décousu et tout cela manque d’un certain souffle
épique ; dommage, je trouve que Lovecraft s’en sortait bien mieux sur des
nouvelles plus courtes.
-
Même si le contenu est pour le moins conséquent, il faut reconnaitre que toutes
les nouvelles ne se valent pas et que certaines sont même plutôt moyennes.
Ma
note : 7,5/10
La
Couronne des Rois
A
l’issue d’un long périple, vous allez maintenant affronter les redoutables
pièges de la Forteresse de Mampang. Dans les profondeurs de ses labyrinthes est
dissimulée la Couronne des Rois, objectif ultime des aventures de la
série Sorcellerie ! Mais attention ! Si vous n’avez pas réussi
à vaincre les Sept Serpents, une réception particulière a été prévue à votre
intention… Sorcellerie ! Quatre volumes, quatre aventures dont
VOUS êtes le héros, qui peuvent être jouées séparément, ou comme les quatre
épisodes d’une grande épopée. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls
accessoires dont vous aurez besoin pour vivre ces aventures. Quand aux Formules
Magiques, elles vous sont révélées à la fin de ce volume. Bonne chance !
La Couronne des Rois
Série
: Sorcellerie
! n° 4
Auteur : Steve Jackson
Illustration
de la couverture : John Blanche
Illustrations
intérieures : John Blanche
Titre original : The Crown of Kings
Traduction : Camille
Fabien
Année
de l’édition Anglaise : 1984
Sortie
de l'édition Française : septembre 1985
Edition
Française : Editions
Gallimard (Folio Junior)
Nombre
de paragraphes : 800
Mon
avis : Avec La Couronne des Rois,
nous arrivons enfin au point culminant de la saga culte de Steve Jackson et qui
nous avait entrainés, du premier tome, Les
Collines Maléfiques, en passant par La
Cité des Pièges et Les
Sept Serpents, sur les traces de l’Archimage de Mampang afin de
retrouver la dite Couronne, dérobée au royaume d’Analand. Cependant, si les
premiers volets de la série avaient été excellents et avaient déjà placé la
barre très haut, ici, nous atteignons tout bonnement le summum de ce qui a put
se faire dans le genre des livres jeux, car oui, et la chose me parait
indéniable, du moins, c’est mon point de vu, La Couronne des Rois est
le plus grand Livre dont vous êtes le héros de tous les temps.
Déjà, c’est le plus long, 800 paragraphes, un record, et même si environ 200
d’entre eux sont liés aux formules magiques, cela vous pose un peu la durée de
vie de cette aventure qui sera forcément conséquente. Surtout que la durée – se
rendre dans la forteresse de Mampang, y pénétrer puis la traverser jusqu’à
trouver l’Archimage – déjà importante, se voit renforcer par l’extrême
complexité de l’aventure : par certains moments, chaque salle, chaque
couloir, s’avérera être une tache inhumaine et vous vous direz que c’est
impossible, qu’il y a un problème avant de trouver la solution et, tout de
suite après, au détour d’une porte, de buter a nouveau sur une énigme
insurmontable. Diabolique est le mot et il vous faudra suer sang et eau pour
parvenir au but, cependant, contrairement aux œuvres du sieur Ian Livingstone
où il n’y a qu’un chemin imposé mais où la logique est souvent absente,
dans La Couronne des Rois, chaque piège, chaque énigme, chaque
adversaire (dont certains fort originaux comme la Croupiture ou le Bélier qui
ne ferme pas l’œil) est bien pensé, Steve Jackson ayant fourni un formidable
travail d’ensemble qui accouche au final de ce que l’on appeler bel un bien un
chef d’œuvre. Bien entendu, il faut prendre Sorcellerie ! dans
son ensemble et des découvertes faites dans le premier tome auront des
répercussions dans le dernier et, justement, sur ce point, jamais aucune autre série
n’aura fait aussi bien, ni avant, ni depuis. Cependant, parmi ces quatre titres
qui le composent, il apparait nettement que La Couronne des Rois est
largement au-dessus : un challenge comme jamais j’en ai connus dans
les LDVELH, une durée de vie incroyable et des rencontres tout
simplement cultes font de ce titre le maitre étalon d’un genre qui aura connu
son heure de gloire dans les années 80 avant que la démocratisation des jeux
vidéos ne vienne le ringardiser. Mais sincèrement, pour les vieux de la vieille
qui auront connu cet âge d’or, il me semble évidant que La Couronne des
Rois trône fièrement au firmament du genre…
Points
Positifs :
- Le
plus grand Livre dont vous êtes le héros de tous les temps, le
plus long (800 paragraphes), le plus complexe, le plus retors, le plus
captivant aussi ; bref, les superlatifs ne manquent pas pour un titre qui
le mérite bien.
-
Quarante ans plus tard, je me demande encore comme Steve Jackson a put pondre
un livre jeu (une série) aussi bon (bonne) ? Tout est parfait du début à
la fin, terriblement bien pensé et, la chose est importante car ce n’est pas
forcément le cas dans bien d’autres ouvrages, logique pour ce qui est des
énigmes et du synopsis.
-
Je ne compte même pas le nombre important de rencontres, pièges et monstres
devenus cultes qui parsèment La Couronne des Rois ; du Jib-Jib
a l’étonnante rencontre finale, de la Croupiture au Bélier qui ne ferme pas
l’œil, des Guerriers a l’œil de lynx a l’Ogre bourreau, et j’en oublie des tas,
jamais LDVELH ne fut aussi marquant.
-
Vous vous arracher les cheveux et pesterez comme un fou a chaque énigme, piège,
adversaire qui semblera insurmontable, mais quand vous y arriverez, quel
plaisir intense !
-
Quand vous arrivez au paragraphe 800 de ce titre, quand vous en aurez finis
avec cette aventure inoubliable, vous ressentirez un sentiment de jouissance
absolu !
-
Encore et toujours John Blanche au sommet de son art et qui nous livre des
illustrations tout bonnement superbes.
-
Bah oui, encore une couverture magnifique et depuis longtemps rentré dans la
légende : l’Archimage en personne !
Points
Négatifs :
- S’il
fallait trouver un seul défaut, peut-être la fin, un peu étonnante (mais bon,
pourquoi pas) et que l’on aurait souhaité être un peu plus longue, surtout
après quatre bouquins et plus de deux milles paragraphes. Mais bon, je chipote…
Ma
note : 10/10