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mercredi 4 février 2026

L’Histoire Secrète – Lucky Point


L’Histoire Secrète – Lucky Point
 
Juin 1942, Curtis Hawke, capitaine de la Royal Air Force (et affilié à la Maison d’Erlin), survole l’Océan Pacifique à bord d’un bombardier. Le vol se fait à fleur de vagues pour éviter tout risque d’être repéré. L’objectif à atteindre : un atoll sous contrôle des « japs ». Ces derniers sont d’ailleurs mécontents, car leur allié allemand ne leur a pas fourni un jeu complet d’ivoires noirs (comme pour Pearl Harbor) qui protégerait leur flotte de toute attaque ennemie. Le problème pour les forces nazies est en effet de pouvoir concevoir des jeux en quantité. Tous doivent attendre que le site de fabrication T4 tourne à plein régime. Mais tout patient qu’ils soient, ils ne peuvent éviter l’assaut d’Hawk et la destruction de leur base secrète. Au QG, la nouvelle réjouit Erlin, même si le scepticisme de l’amiral, responsable du commandement, devant l’utilisation de sa panoplie de magicien, agace l’Archonte au plus haut point. Il fait pourtant à nouveau preuve de ses talents pour repérer la flotte japonaise et permettre son anéantissement… Au même moment, en Allemagne, dans une usine désaffectée de la Ruhr, deux jeunes résistants découvrent un triste spectacle : des milliers de dents en or, des centaines de scalps de femmes soigneusement alignés… Un peu plus tard, ils approchent un étrange labyrinthe constellé de signes mystérieux. Sans le savoir, ils viennent de découvrir le fameux site T4 où horreur et abomination permettent la création des cartes si recherchées. Cette découverte est bientôt transmise à Reka…
 

L'Histoire Secrète – Lucky Point
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 septembre 2008
Nombre de pages : 48
 
Mon avis : 
S’il y a au moins quelque chose de positif que j’ai pu retenir, au fil du temps, avec L’Histoire Secrète, œuvre des sieurs Jean-Pierre Pécau et Igor Kordey, c’est que, au moins, le rythme de parution étant soutenu, on a jamais eu besoin d’attendre des lustres pour découvrir la suite de la série, ce qui faisait que, entre chaque album, il n’y avait, bien souvent, que quelques mois à attendre. D’ailleurs, c’était une bonne chose qu’il ne faille pas trop patienter entre deux volumes de la série car, il faut le reconnaitre, il pouvait être très facile de s’embrouiller dans le scénario tellement fouillis de Jean-Pierre Pécau, c’est un fait. Et donc, dans ce second cycle, pour le moment supérieur au premier, cette fois-ci, tandis que le second conflit mondial bâtait son plein, les Etats-Unis étaient désormais entrés en guerre, ce qui ajoutait divers théâtres d'opérations où évoluaient les divers protagonistes, parfois juste le temps de quelques pages. Pour ce qui est du dépaysement, comme dans le tome précédant, il n’y avait pas le moindre problème et on prenais plein la vue : Pacifique, Désert du Nevada, Marseille, Beyrouth, Londres, Allemagne, force est de constater que l’on voyait du pays, ce qui fut également le cas pour ce qui était des évènements historiques qui se bousculaient, ainsi que les explications cachées d'un Jean Pierre Pécau parfois en pilotage automatique et qui essayait, comme à son habitude, de caser les Archontes et les Ivoires derrière chaque bataille, attentat, décision ou projet secret. Bien entendu, cela pouvait se comprendre, du moins, si l'on suivait le raisonnement du scénariste, cependant, reconnaissons que cela avait tendance à devenir pour le moins fouillis par moments. Surtout pour ce qui était des protagonistes de l’intrigue : a chaque nouveau volume, Pécau nous présentait de nouvelles tètes, pour la plupart connues – il y a ce brave Jacques Bergier cette fois ci – et celles-ci jouaient un rôle plus ou moins important. Certes, cela n’était pas, a priori, un défaut. Le problème, c'est que, du coup, certains des personnages principaux jouaient un rôle ridicule dans le déroulement de l’intrigue ou étaient complètement oubliés. Un exemple, un seul : depuis combien de temps ne voyait-on pas Dyo ? Mais bon, si vous aviez accroché à cette saga, surtout que celle-ci était bien plus intéressante depuis le début du second cycle, vous passeriez outre ce défaut récurant tout en vous demandant ou tout cela pouvait bien nous mener, et, surtout, si le treizième volume annoncé sera bel et bien le dernier ? Bien évidement, bien des années plus tard, vous connaissez déjà la réponse à cette question mais bon, d’un autre côté, ce n’est pas comme si on ne nous avait pas déjà fait le coup une première fois…
 

Points Positifs
 :
- Pour être tout à fait franc, Lucky Point n’est ni meilleur, ni pire que les tomes précédents, la série semble avoir enfin trouvé son rythme et si, pour diverses raisons, force est de constater que c’est loin d’être génial, cela reste plutôt intéressant a lire.
- Comme d’habitude, Jean-Pierre Pécau se plait à user du moindre événement, de la moindre petite anecdote historique, afin de les lier à sa fameuse histoire parallèle ; c’est bien entendu une façon de faire à double tranchant mais depuis quelques tomes, je trouve que cette façon de faire marche plutôt.
- Changement de coloriste : Len O'Grady succède a Chris Chuckry mais dans l’ensemble, cela n’est pas trop gênant.
- Certes, il y aura toujours l’éternel débat au sujet d’Igor Kordey et son célèbre style tellement particulier, mais bon, sans être génial comme ce fut le cas, par exemple, sur Les Sept Piliers de la Sagesse, il n’en livre pas moins une prestation acceptable.
 
Points Négatifs :
- Depuis le tome précédant, Nadja, je trouve que Jean-Pierre Pécau complexifie pas mal son scénario, multipliant de plus en plus les références historiques ; certes, c’est toujours agréable de voir comment il utilise tel figure historique ou comment il se plait a nous abreuver d’anecdotes, mais bon, parfois, trop c’est trop, et s’il continue sur cette lancée, on risque de frôler l’overdose.
- A force de multiplier les protagonistes, certains sont par moments quasiment oubliés et n’apparaissent plus, ou presque – comme je l’ai dit précédemment, quid de Dyo !?
 
Ma note : 6,5/10

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